 calimera aka lilou black 2005-08-29 . chapter 1 Chose promise, chose due, ô mon amie, tu as posté son texte sur je te mets une belle review, en espérant que le routeur de mon voisin voudra bien la mettre en ligne, encore que, si je le menace avec mon rouleau à pâtisserie aérodynamique, ça devrait marcher, héhé.
Comme hier soir, quand j'ai lu ton histoire pour la première fois, j'ai un sourire très niais sur la figure. C'est tellement doux, simple et adorable… J'aime vraiment la façon dont tu traites les personnages, avec tellement d'amour que tes mots glissent sur eux comme des câlins. Athos m'amuse. Au début de ton texte, j'ai l'impression qu'il se la joue un peu. Entre l'homme sérieux qui écrit une lettre sérieuse à un vieil ami, et l'adulte qui joue au jeune homme, hé, regardez les gens, je suis encore debout à trois heures du matin, on se la pète grave! Alors qu'en fait, je le vois comme… en fait, un peu comme un gamin. Comme un gamin qui suce sa plume d'un air appliqué (d'ailleurs, ta comparaison le montre très bien), et comme le gamin qui a un secret, qui voudrait en parler, mais sans en dire trop, parce que ce secret est à la fois lourd à porter et difficile à aborder. Ah, que la vie est dure…
Et puis la réalité reprend le dessus, boudiou, il est trois heures du mat', je suis pas encore couché, mais c'est pas sérieux, ça, à ton âge, tu n'as pas honte! Et ce cher Athos de partir dans des constatations philosophiques, on a pas tous les jours vingt ans, M'sieu-dames, le temps passe et la fesse ne se remuscle jamais… (oui, je sais, je suis timbrée. Pardon.)
Athos se déshabillant, ô ma Dro, je t'ai imaginée fantasmant toute seule devant ton clavier, mais je te promets que je ne me moquerai pas, parce que quand j'écris des passages de ce genre sur Sirius, je fais pareil. Je suis gloussante et rougissante devant le Mac, mais y a que lui qui me voie, le Mac, et il a le mérite de savoir garder un secret. Dans le même ordre d'idée, j'ai pas pu m'empêcher de rire un peu en voyant l'étonnement de ton mousquetaire chéri, entendant un bruit suspect dans sa chambre. Sa chambre, son antre, où personne n'a le droit de mettre le pied sans son autorisation… Dis, ma belle, il te l'a donnée, à toi, son autorisation? Hé hé hé… Je plaisante, promis, je ne le ferai plus, alors pas taper.
Et puis ce p'tit gamin, boudiou… Qu'il est mignon… Un comportement propre à tous les enfants, d'aller chercher du réconfort auprès d'un adulte après un cauchemar… Et un adulte mâle, qui plus est, parce que si les femmes consolent et font des câlins, les hommes, eux, peuvent parfois sembler plus efficaces, ils chassent les monstres des cauchemars à coups de pieds aux fesses, non mais sans blague… On sent qu'Athos aimerait bien botter le cul du monstre qui a terrorisé le marmot, mais hélas, c'est contraire à la ligne de conduite qu'il s'est imposée, ainsi qu'aux mœurs de l'époque… Les hommes ne consolent pas les enfants, c'est le boulot des femmes! Mais on sent qu'il aimerait rassurer cet enfant, parce que c'est le sien, parce qu'il l'aime, et l'amour, ça va au-delà de toutes ces conneries…
Mais il l'ignore, ce pauvre gamin… Il ignore que derrière la façade un peu froide de l'homme chez qui, inconsciemment, il est aller chercher du réconfort, il y a autant d'amour… Alors il est gêné, il s'excuse, il s'empêtre…
Quant au coup des moutons, c'est une jolie trouvaille… Un truc auquel on ne pense plus, du moins auquel moi, je ne pense plus, peut-être qu'à un moment ça m'aurait évité de prendre autant de somnifères… Et puis cadrer cette vieille méthode pour s'endormir dans un souvenir, c'est une chouette leçon de pédagogie… Il ne devrait pas douter autant de lui que ça, Athos… Mais bon… Il faut qu'il doute, c'est comme ça. Il paraît que tous les pères doutent… Et tu décris ce doute avec une délicatesse que j'admire. Tu sais, tu peux dire ce que tu veux sur mes fics, mais je ne peux pas parler de sentiments sans être brutale. Ceci dit, il faut bien avouer que M. Grende-épée s'est mis dans une posture compliquée en n'avouant pas à son fils sa véritable origine…
Et puis la fin… Boudiou, je te l'ai pas dit hier, mais j'étais quasiment en train de chialer. Mais je suis pas encore guérie, alors pardonne-moi d'être un individu profondément niaiseux. Tant d'amour ici-dedans… et en même temps, une réalité tellement simple… Boudiou de nom d'un poisson pourri, c'est beau et émouvant.
Franchement, bravo, ma Dro, pour ce petit chef-d'œuvre. Et énormes bisous.
Lilou. |