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alana chantelune
Author of 56 Stories

Rated: K - French - General - Reviews: 40 - Updated: 11-07-08 - Published: 02-27-03 - id:1251903

Et voici un nouvel article, un ! Ca faisait longtemps !

Attention, il est un peu particulier… Très décalé, mais merveilleusement imaginé ! Je remercie vivement Vert ! Allez sur sa page, car elle écrit vraiment bien, une championne dans le genre délire !

Vos pouvez lui écrire à : .fr

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Le (non)meurtre des époux Potter élucidé !

Ou les extrémités auxquelles sont poussés les auteurs en manque de vocabulaire.

C’est lors du transfert à la BMN (bibliothèque magique nationale), la semaine dernière, des précieux brouillons et autres notes diverses de la biographe d’Harry Potter, JK Rowling, que nous avons découvert la vérité. Rappelez-vous, suite à un cambriolage raté au musée de la Deuxième Guerre, par un paparazzi pensant trouver des révélations sur le passé d’Harry Potter, le gouvernement décida le transfert de tous les papiers se rapportant à Harry Potter à la bibliothèque nationale, dans l’un des coffres-forts du troisième sous-sol, et classés top-secret - les révélations pouvant provoquer de véritables vagues de panique.

A cette occasion exceptionnelle, quelques historiens furent autorisés à consulter les brouillons de l’auteur, et non ses notes d’interview et ses recherches, à condition de ne révéler aucune indication pouvant justement avoir de graves conséquences. Et c’est là que cette terrible vérité nous est apparue.

Ah combien de sorciers croient à cette belle histoire tragique digne des plus grands drames ? Combien s’imaginent-ils que sans cela l’histoire ne serait pas écrite avec un grand H ? Mais il faut que la vérité éclate au grand jour ! Non les Potter ne sont pas morts pour sauver leur fils ! En fait ils ne sont pas morts du tout ! Ou plutôt, ils sont morts dans le texte, victimes d’un manque flagrant de vocabulaire de l’auteur.

Même si à ce jour nous n’avons retrouvé aucune preuve du fait qu’ils soient restés en vie – mais la destruction des archives du ministère en 1998 par Celui-dont-on-ne-devait-pas-prononcer-le-nom limite considérablement les recherches-, certains indices dans les brouillons nous permettent d’expliquer la raison première de ce mensonge.

Comment cette biographe en est donc arrivée là ? La réponse se lit au travers des lignes de son brouillon. Prenons un exemple : Dans un début de texte inscrit dans un petit carnet lignés à couverture jaune (Inventaire HP-JKR-003), une scène présente l’arrivée de Celui-dont-on-ne-devait-pas-prononcer-le-nom au domicile de la famille Potter à Godric Hollow, et ce qui en suivit, à savoir lorsqu’il marqua Harry Potter, alors âgé d’un an et demi, comme son égal. Tout le monde connaît la suite de cette histoire, mais dans ce carnet c’est une toute autre histoire qui est racontée. On y lit, entre ratures et taches d’encre :

« James Potter se changea en cerf et plaça avec agilité l’enfant Harry entre ses bois. Celui-ci, très satisfait de sa position en hauteur, se mis à gazouiller gaiement, comme insensible aux évènements venant de se dérouler. James, ou plutôt Cornedrue, s’éloigna de sa maison en flammes le cœur lourd, vers les bois. Une fois à une distance respectable, alors qu’on aurait pu prendre l’incendie pour la simple lueur d’une cabane au fond des bois, il de désespoir. ».

Les ont été rajoutés par mes soins. Il s’agit d’un passage où se succède sur plusieurs lignes ratures, mots barrés, gribouillis et autres biffages divers. Au pris d’une observation minutieuse, nous avons pu néanmoins établir la démarche de l’auteur. Arrivée à ce point de la phrase, elle se demande quel cri peut bien produire un cerf. Et comme, avant de devenir la biographe spécialisée du Survivant, JK Rowling était surtout connue comme étant la championne nationale de mots fléchés, elle ne peut que penser au verbe « réer » (forme rare de « raire »).

C’est alors que les malheurs commencent pour Harry Potter. Car comme toute biographie qui se respecte, la sienne est rédigée au passé, et l’on se retrouve avec « il réa », expression ô combien peu mélodieuse, qui de plus aurait pu passé pour de la publicité pour du jus d’orange moldu. Bien décidée à ne pas se laisser abattre, Mrs Rowling suppose qu’il s’agit d’un verbe archi-irrégulier et se saisit de son dictionnaire, mais rien à faire. Elle se résout donc à employer la forme courante « raire », ce qui donne Cornedrue raya, forme vraiment peu harmonieuse qui aurait pu faire penser que le père de Harry Potter était occuper à rayer quelque chose. Intuition ô combien bonne, puis que raire faire partie d’un groupe de verbes d’ayant tout simplement pas de passé simple.

Mais trêve de linguistique. Ne sachant que faire, JK Rowling prend une grave décision. Elle ne peut écrire l’enfance d’Harry si elle est dans l’incapacité de décrire son père sous la forme de cerf correctement. Elle prend donc une nouvelle feuille, et réécrit une première fois l’enfance d’Harry, où cette fois-ci James meurt mais Lily survit.

La suite est facile à imaginer. Harry grandit, élevé uniquement par sa mère, et commence une scolarité exemplaire et brillante à Poudlard sous l’influence de sa mère, et donc, choisit parmi ses options de troisième année l’Arithmancie évidemment, matière dans laquelle il est forcément promis à un brillant avenir.

Et là, deuxième hic. Savez-vous, à part si vous avez fait parti des 0,1 des élèves encore en vie ayant suivi ce cours à Poudlard, ce que recouvre cet enseignement ? La réponse est non bien évidemment. En fait, même ceux qui ont fait de l’arithmancie sont souvent bien en peine de vous expliquer la matière. De plus, cette option a disparu du programme avec l’arrivée des ordimagiques, il y a une centaine d’années.

L’auteur donc, aussi au courant que nous, cherche dans les dictionnaires, et ne trouve rien. Bien sûr, en faisant un peu d’étymologie, et par le biais de bonnes intuitions, elle devine que cette matière est liée à la divination et aux mathématiques. Une note dans une marge d’une feuille volante format A4, grands carreaux (Inventaire HP-JKR-310) laisse à penser qu’elle aurait pris rendez-vous avec un médium pour trouver une réponse. Faute d’en savoir plus, elle ne peut donc se livrer à une description précise de ses cours, et doit donc faire comme ci Harry Potter n’avait jamais étudié cette matière.

Six heures plus tard, sa décision est prise, Lily Potter ne vivra pas. Elle entame donc un nouveau brouillon, cette fois-ci sur ordinateur, l’unique sauvegarde étant conservée sur un CD (Inventaire HP-JKR-6743). Et c’est ainsi qu’Harry Potter, passa dans les textes du moins, son enfance chez les Dursleys.

C’est donc principalement à cause d’un manque flagrant de vocabulaire que JK Rowling envoya par six pieds sous terre les époux Potter. Même si l’on ne peut renier l’apport dramatique de ces morts, qui met de plus en valeur l’humilité de notre héros, il est grand temps de se poser des questions. Tout d’abord les parents du Survivant, ont-ils vécu ou non ? Notre enquête en cours nous donnera peut-être quelques éléments de réponse.

Mais surtout, il est temps de se demander combien de sacrifices ont été faits au nom de la beauté du texte, ou de l’ignorance crasse de celui qui le rédigea ? Quelles autres parties de notre histoire ont été ainsi transformées ? Toute cette guerre contre Celui-dont-on-ne-devait-pas-prononcer-le-nom n’est-elle qu’une façade derrière laquelle se cache une tout autre histoire ? Il serait grand temps de veiller sur ceux qui rédigent notre histoire, car il aurait visiblement suffit à Mrs Rowling de connaître le verbe « bramer » et d’interroger le professeur Aricie Granger, dernier professeur d’Arithmancie à Poudlard alors âgée de 124 ans à l’époque où l’on fit rédiger l’histoire du Survivant, pour que le destin d’Harry Potter en fut changer.

Par Calenwen Arcamenel, journaliste spécialisée dans l’histoire de la deuxième guerre contre Celui-dont-on-ne-devait-pas-prononcer-le-nom

16 juillet 2286



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