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Books » Harry Potter » secrètes cicatrices
Ripper de la Blackstaff
Author of 17 Stories
Rated: K - French - Horror/Romance - Hermione G. & Severus S. - Reviews: 49 - Updated: 04-23-03 - Published: 03-29-03 - id:1287296

CHAPITRE 6

Severus passa ses doigts sur la cicatrice qui courait le long du côté gauche de son cou, au dessus de la clavicule. Celle-ci passait cet os et s'arrêtait à la première côte. C'était sa première cicatrice et il pouvait la suivre des doigts les yeux fermés. Elle devrait être la plus difficile à tracer dur aux multiples autres cicatrices postérieures qui croisaient son chemin, mais c'était la plus facile plus lui. Ses doigts l'avaient touché tant de fois depuis le jour où il l'avait reçu. Il avait été…

Un mangemort depuis trois semaines. Il avait appris toutes les règles, les astuces à savoir et connaissait les limites à ne pas dépasser. Il le pensait, en tout cas, et ce fut ce qui le décida. Il était pour lui qu'il ait une promotion.

Et donc, il avait essayé de faire ce qui plairait, selon lui, au Maître il avait tué un mangemort rebelle, un espion du ministère. Il s'était assuré que sa mort avait été longue et douloureuse pour le punir de sa trahison. Il avait fait ça tout seul il était jeune et avide, il réclamait que la connaissance de cette réussite lui soit pleinement et entièrement attribuée. Il n'avait parlé à personne de ses plans ou de ses actions. Personne ne savait jusqu'à ce que le Maître voit le corps pendu et en décomposition devant ses sujets. Ceux-ci étaient impressionnés par l'état horrible et insensé du corps.

Le Maître demanda qui avait fait ça.

Ses serviteurs se figèrent, ils savaient ce qui allait arriver.

Severus non. Il fit un pas en avant. Tout le monde fit immédiatement un pas en arrière, loin de lui. Ce fut comme si une sphère imaginaire l'entourait, sphère emplie de gaz toxiques que les autres avaient peur de respirer. Il sut immédiatement que quelque chose n'allait pas.

- Jeune Severus, ronronna la Maître, Jeune et bête Severus.

Severus s'agenouilla dans un salut futile.

- T'ai je dit de faire cela pour moi, jeune et bête Severus ?

- Non, mon Seigneur.

Ses mains ne tremblaient pas, pas plus que sa voix. Il n'avait pas encore été puni par le maître. Tous ceux qui l'avaient été, tremblaient. Tous ceux qui l'avaient été, avaient peur.

- Est-ce qu'un de mes lieutenants t'a dit de la faire ?

- Non, mon Seigneur.

- Pourquoi as-tu fait cela, jeune et bête Severus ?

- Parce qu'il était un rebelle, c'était un traître, un espion du ministère.

- N'était il pas un de mes serviteurs ?

- Si, mon Seigneur.

- Alors c'était à moi de le tuer. Ce n'est pas ce que je t'ai dit de faire, jeune et bête Severus, enfant ignorant. Oses tu supposer que tu sais ce que je veux faire à mes serviteurs ?

- Non, mon Seigneur.

Le Seigneur Sombre soupira. Il devenait impatient à la vue de ce jeune homme arrogant, confiant et de son manque de peur repoussant.

- On dirait que tu as trop de temps à... tuer, et rien pour t'occuper.

Deux hommes de main masqués et sans nom s'avancèrent, comme si cette réplique était un signal.

- Mes enfants, veillez à ce que le jeune et bête Severus apprenne à se contrôler.

Ils y veillèrent

Ses hurlements faisaient écho à ceux de l'espion. Son sang qui goûtait par terre était de la même couleur. Sa douleur était la même.

- Ah, Severus, apprends à faire ton travail. Seulement ton travail.

Et sur ce le Maître sortit.

Le Seigneur Sombre n'a jamais su distinguer les intentions, pensa amèrement Severus. Il reprit une gorgée de son Bloody Mary, en remerciant les Elfes de maison qui savaient obéir sans poser de questions.

Sa main rencontra une autre cicatrice, un autre souvenir émergea, toujours aussi frais et aussi douloureux, comme si…

- Les cicatrices ont des souvenirs, Severus.

Il avait quelques années de plus, maintenant. Il connaissait vraiment toutes les règles les écrites, les sous-entendues, et les non dites que tous les autres mangemorts suivaient.

Il avait atteint le sommet de son rang. Il devait passer un test avant de pouvoir accéder au niveau suivant.

Mais le test n'était pas une dissertation. Un mangemort s'améliore avec l'expérience, avec de nouvelles capacités. Les mots ne pouvaient pas le sauver. Rien ne pouvait le sauver maintenant.

- Nous utilisons nos cicatrices comme album photos. On peut toutes les suivre et sentir nos vies bouger et s'enfuir sous nos doigts.

Elle toucha du bout des doigts quelques cicatrices sur sa poitrine, geste très intime. Elle était un vampire, et adorait faire les leçons qu'elle donnait à la fois douloureuses et sexuelles. Il était déjà nu aujourd'hui. Il pouvait dire que ce moment allait être rapide et douloureux.

- Tu peux les sentir, Severus ?

Elle prononçait son nom comme s'il était un péché : à la fois simplement et doucement, tirant en longueur.

- Tu peux sentir ma vie sous tes doigts ?

Elle mit la main du jeune homme sur son sein à l'endroit où aurait dû battre son cœur, si elle était vivante et s'il n'avait pas été arraché. Il y avait la marque d'un pieu à cet endroit. Un chasseur y avait un trou et lui avait extrait le cœur. Elle le gardait dans une boîte en fer dans sa chambre avec le scalp de ce chasseur. Elle lui avait raconté l'histoire de nombreuses fois.

- Je peux la sentir.

Elle rie d'un rire si profond et grondant qu'il pouvait le sentir courir de ses doigts jusque dans son corps. Un rire lascif. Tous ses rires étaient lascifs.

- Dans la cicatrice ou dans mes histoires ?

- Dans tes histoires, admit-il.

- C'est ce que nous sommes obligés d'apprendre aujourd'hui, Severus.

Elle mordit sa lèvre avec un air joueur et entra dans la chambre. Cette chambre contenait les cobayes pour chaque leçon. Il y en avait un nouveau chaque jour ils ne pouvaient généralement pas durer très longtemps. La vampire attira une vague silhouette enchaînée. Celle-ci se tapit le plus loin possible de Severus, à l'autre bout de la chaîne.

- Voila ton enfant.

Ils désignaient toujours leurs cobayes sous le nom d'enfant. Mais aujourd'hui, elle ne s'adressait pas à Severus. La prisonnière était couchée en chien de fusil, position protectrice, comme si se rendre la plus petite possible la rendrait invisible.

- Mère ?

Il laissa de côté ce souvenir aussi vite que possible. Cette cicatrice particulière était comme un dessin sur son torse. Lui et sa mère étaient connectés, ils pouvaient sentir la douleur que ressentait l'autre. Il avait senti sa cage thoracique se déchirer et s'ouvrir et chaque côte se briser et se séparer, bien qu'aucun mal ne lui avait été fait. Il avait cicatrisé.

Sa mère non. On lui avait fait oublier et on lui avait soigné ses blessures, et on lui permit de rentrer chez elle. Elle en avait toujours des cauchemars, cependant.

Il fit courir ses mains sur ses reins. Il y avait quelques unes des pires. Il y avait celles qui faisaient hurler les gens. Ce n'étaient pas des cicatrices. C'était pire. Pire. Il refusait de se rappeler de celles-là. De les reconnaître.

Une nouvelle série de cicatrices attira son attention. Elles étaient une distraction bienvenue.

Cette série dansait sur son poignet, qui ressemblait de façon moqueuse aux coupures qu'on se fait pour attirer l'attention ou pour prendre sa propre vie. Elle étaient connectées, entremêlées comme un bracelet ou un tatouage. Ces cicatrices avaient des jumelles, une autre série sur un autre poignet un poignet qui appartenait à…

Narcissa Malefoy. Lucius s'était amusé à les enfermer dans un petit placard pour essayer de les faire – comment avait il dit cela ? – ''de créer un meilleur fils qu'elle n'en a été capable !'' Drago était né deux semaines en avance, un kilo cinq en dessous du poids normal et aussi pâle de peau et de cheveux (ou aussi beau, comme le pensait l'infirmière) qu'un nuage. Lucius avait supposé que comme Severus et sa femme avaient l'air pareil, tout les deux solides et terre à terre, minces mais forts, ils pouvaient faire un enfant qui serait plus que de la brume.

Il les avait enfermés là pendant un mois, sans eau et sans nourriture. Ce n'était pas un problème, tous deux savaient manier leurs baguettes. Ils ne souffraient pas ensemble, car ils avaient été des amis paisibles pendant leur scolarité à Poudlard et ils trouvaient la conversation de l'autre facile et agréable.

Severus avait gardé le compte des jours d'enfermement en faisant une petite entaille sur son poignet chaque jour passé là-dedans. Narcissa, qui ne voulait pas le voir souffrir seul, avait fait le même.

Severus sourit en voyant la dernière marque un grand cœur fait dans l'espace entre les premières entailles et les dernières. Narcissa avait fait cela le jour où ils avaient été relâchés.

Severus dessina sur son poignet une rose toute simple. Elle l'embrassa fraternellement sur la joue quand elle la vit. Lucius était invisible mais observait probablement. Severus l'avait fusillé du regard quand il avait vu ce qui était maintenant gravé dans sa peau. Ses contours se remplissaient de sang, ce qui lui donnait l'apparence d'être dessiné au feutre, et pas au couteau. Il ne l'avait pas regardé méchamment longtemps, et l'embrassa sur le front. Il savait que c'était juste une autre cicatrice à couvrir.

L'enfant conçu ce mois là fut mort-né. Severus avait gravé un éclair au centre du cœur, sur son poignet. La pointe du couteau n'était presque pas aussi douloureuse que le fait qu'il avait eu une fille, et qu'elle était morte avant qu'il ait pu voir ses yeux.

Les cicatrices ont des souvenirs, Severus. On peut toutes les suivre et sentir la vie bouger et s'enfuir sous nos doigts.

Voila ! C'est fini pour aujourd'hui ! Prochain chapitre après demain !

Bien, après tous ces chapitres, vous savez quoi faire ? Toujours pas ? *soupir* Bin il faut reviewer ! C'est tout simple !

MERCI !

Bisous, à la prochaine,

Ripper…

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