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Matteic
Author of 39 Stories

Rated: K+ - French - Friendship/Adventure - Remus L. - Reviews: 28 - Updated: 05-27-08 - Published: 04-08-03 - Complete - id:1297582
Remus
Ça y est, je me lance... Ou plutôt, je n'ai pas résisté à la tentation (j'ai
pas fait beaucoup d'efforts contre, non plus, faut reconnaître) : la vie de
Remus Lupin. J'avais dit d'abord " depuis la fin de ses études à Poudlard "
mais j'ai changé d'avis depuis, entre autres parce qu'il y a plein de trucs
que je ne peux pas raconter dans Procès (qui se passe presque exclusivement
du point de vue de Harry) et que ça me manquait.
Cette histoire est dédiée à Mymye-Potter, qui m'a encouragée à m'y mettre.
Le petit bla-bla rituel : les personnages de Harry Potter ne sont pas à
moi, les lieux non plus, en fait tout ce que vous reconnaîtrez appartient
soit à Procès, soit à Tuer l'Innocent, soit à la femme qui nous fait vivre
sur des charbons ardents toute l'année, dont la presse anglaise suit les
moindres faits et gestes, j'ai nommé la grandissime J.K. Rowling (mais non,
c'est pas du léchage de bottes).
En ce qui me concerne, ce que je vous demande est toujours identique : mes
histoires (enfin, ce qui reste) m'appartiennent et je vous saurai gré de ne
pas les diffuser, entièrement ou partiellement, sans me demander mon
accord. Draco dormiens nunquam titillandus. (Je sais que je l'ai déjà dit
une fois mais ça illustre bien ce que je pense).

C'est parti mon kiki !
Chapitre 1 - Premières armes

Même quand il était enfant, Remus ne se souvenait presque pas des quelques
années avant sa malédiction. Ce n'était peut-être pas un mal.
" Tu es comme ça, mon garçon. " disait son père, ses yeux bleu gris fixés
sur son fils trop maigre, trop inquiet. " Tu sais, nous sommes bien plus
heureux de t'avoir, même loup-garou, que si tu avais été tué. Tu es notre
fils et ça ne changera jamais. " renchérissait sa mère.
Ses parents ne lui avaient jamais caché sa condition, jamais reculé à dire
" loup-garou. " Il était loup comme d'autres étaient blonds ou chinois ;
c'était un bout de lui. Ils lui avaient aussi appris que les gens se
méfiaient des loups-garous, croyant qu'ils étaient tout le temps dangereux,
et qu'il valait donc mieux ne rien dire.
Mais toutes les particularités de son état, Remus les connaissait. Ils les
avait vues très tôt. Les médecins que ses parents avaient vus, les potions
qu'il avait bues, les talismans, les sorts qui avaient tous échoué. La vie
en moldus pour se cacher des sorciers devins et éviter les mornilles qui le
brûlaient... et puis cette pièce dans la maison, où il devait aller tous les
mois. La douleur incroyable - quand il avait découvert la table d'Al
Jardoun, il avait coté ses transformations à 12 - et le sang, le matin.
Il avait sept ans...
Il y avait quand même des bons côtés, en tout cas pour un enfant. Il
entendait mieux, voyait à une grande distance, même la nuit, et pouvait
sentir une odeur très légère. Il avait une intuition puissante, et repérait
la présence d'animaux même cachés. Dans le jardin de ses parents, il
s'amusait souvent à pister des oiseaux jusqu'à leur nid - mais ne les
attaquait jamais. Ça, ça ne l'amusait pas...

Souvent, le soir, en s'endormant, Remus entendait ses parents discuter à
voix basse. Les années passant, il comprit ce qui les inquiétait. A cause
de sa malédiction, il ne pourrait pas intégrer Poudlard - ni aucune autre
école de sorcellerie. Toutes fonctionnaient en internat.
Remus avait détesté cette période. Il allait à l'école moldue du village où
ils habitaient mais ne pouvait s'empêcher de penser à la grande école de
sorcellerie écossaise dont ses parents lui avaient un peu parlé. Il ne
pouvait pas en parler à ses camarades - il avait quelques amis parmi les
enfants de sa classe, il était même quelques fois allé jouer ou dormir chez
eux - et se sentait plus seul que jamais.
Et puis, en 1970, le professeur Dippet, qui dirigeait Poudlard depuis plus
de cinquante ans, prit sa retraite. Il fut remplacé par l'ancien professeur
de Métamorphose, Albus Dumbledore. Ce jour là, les parents de Remus
semblèrent fous de joie.
" Qui c'est, Dumbledore ? "
" Un grand sorcier. Nous le connaissons, il est très gentil. "

Quelques jours plus tard, le nommé Dumbledore était venu à la maison.
C'était un homme très grand, avec une longue barbe presque blanche. Quand
Remus lui dit bonjour, il le regarda droit dans les yeux - il avait appris
à lire le regard des adultes - et fut rassuré par le regard franc,
pétillant d'humour mais aussi, il le sentait, empli de puissance.
Ils s'installèrent dans le salon. C'était rare que Remus participe à une
assemblée d'adultes et il était très fier.
Dumbledore prit la parole.
" J'ai beaucoup discuté avec Mme Pomfresh, le professeur Anton et le
professeur Brûlopot. Tous pensent la même chose. Il n'y a rien qui
interdise à Remus d'étudier à Poudlard, si on l'isole pendant les pleines
lunes. "
" Mais comment ? "
Sa mère semblait toujours inquiète. Ça allait marcher ou pas ?
" Il y a à Pré au Lard une maison qu'on appelle la Cabane Hurlante. C'est
une très vieille maison qui a été longtemps habitée par les fantômes de ses
propriétaires, qui avaient une grande prédilection pour les fêtes et la
musique. Ils sont partis depuis longtemps mais les habitants de Pré au Lard
considère toujours la maison comme hantée. Si nous y installons Remus, il
passera littéralement inaperçu. "
Les visages de ses parents s'étaient attristés mais ils aveint une légère
lueur d'espoir dans les yeux. Son père demanda :
" Et pour la rejoindre ? "
" Des Niffleurs vont creuser un tunnel qui relie la maison au parc de
Poudlard et nous allons planter à l'entrée un Saule Cogneur. "
En voyant ses parents sourire, Remus demanda :
" C'est quoi, un Saule Cogneur ? "
" Un arbre magique. Si quelqu'un s'approche, il se débat et le frappe avec
ses branches. Pour l'immobiliser, il faut appuyer sur un nœud à la base du
tronc. "
Remus, même s'il avait un peu de mal à imaginer un arbre qui remue tout
seul, hocha la tête.
" Et les autres professeurs ? "
" Je leur ai parlé. Ils sont tous d'accord pour prendre Remus. Je vous le
dis, il n'y a plus aucune obstacle quand à la venue de votre fils à
Poudlard. Il y fera ses études comme tous les autres. "
Des bouteilles de Bièraubeurre étaient apparues sur la table et ils avaient
trinqué à Remus, à Poudlard, à Dumbledore et au Saule Cogneur. Puis
Dumbledore avait transplané.

Un an plus tard, le 1er Septembre, Remus alla avec son père à la gare de
Londres. Ils traversèrent un mur en prenant garde que personne ne les voie
et se retrouvèrent sur un quai, à côté d'une locomotive rouge fumante.
" Le Poudlard Express. " dit son père. " Je t'avais dit que tu ne serais
pas déçu. "
Remus ne savait trop que regarder, entre le train et la foule. Beaucoup
d'élèves étaient accompagnés de leurs parents, mais parmi les plus âgés
plusieurs étaient seuls. Remus vit passer deux grands bruns presque
identiques - des jumeaux - que seuls différentiaient la longueur de leurs
cheveux. Chacun portait sur l'épaule un hibou à l'air maussade.
Des chats multicolores - dont un rouge poursuivi par un garçon furieux et
une fille hilare - couraient en tous sens en se glissant entre les
voyageurs.
Remus sentit soudain une présence bizarre. Il regarda dans la foule et vit
un garçon et une fille, sans doute frère et sœur. Le garçon devait avoir à
peu près son âge. La fille avait au moins quinze ans.
" Remus, tu m'entends ? "
Remus se secoua soudain et regarda son père qui lui sourit.
" Il va falloir que j'y aille. Je peux te laisser ? "
Remus regarda autour de lui - la foule, le train, la foule - et acquiesça
vigoureusement. Son père ébouriffa ses cheveux.
" Je suis très fier de toi, tu sais. "
Remus sourit. Il sentait les larmes qui menaçaient de poindre et luttait
pour les retenir.
" Tu peux faire confiance à Dumbledore et à Mme Pomfresh. Ecris-nous s'il y
a quoi que ce soit, d'accord ? On t'écrira, nous. "
Remus hocha bravement la tête.
" Je t'aime, mon fils. "
Il se blottit dans les bras de son père. C'était si difficile tout à
coup... "
" Ça va aller, Remus. Accroche-toi. "
Il se détacha et le regarda. Son père lui donna une petite tape amicale sur
le nez puis partit. Remus agrippa son chariot et le poussa vers le garçon
et la fille qu'il avait remarqués.
" Salut ! "
" Salut ! "
" Tu entres à Poudlard ? "
" Oui. "
" Moi aussi. " Le garçon tendit la main. " Je m'appelle Sirius, et toi ? "
" Remus. "
" Moi, c'est Véga. Je suis la sœur de Sirius. "
Remus lui serra la main et feignit de remarquer son pendentif, une médaille
représentant une tête de licorne bleutée.
" Vous êtes des Llewellyn ? "
" Oui. Enfin, notre nom, c'est Black. "
" Et toi ? "
" Lupin. "
" SIRIUS ! " cria une voix près d'eux.
Ils se tournèrent. Un garçon arrivait vers eux, poussant un chariot chargé
de paquets et d'une cage avec un hibou. Il avait des lunettes et des
cheveux ébouriffés aussi noirs que ceux de Sirius et Véga.
" Salut Jamesie ! "
Le garçon les rejoignit.
" James, je te présente Remus Lupin. Remus, je te présente James Potter. On
était à l'école ensemble. "
Les deux garçons se serrèrent la main. Véga regarda sa montre.
" Bon, les mioches, il faut y aller. "
Les trois garçons grognèrent mais obéirent. Ils montèrent dans le train et
cherchèrent des places. Ils finirent par s'installer, toujours accompagnés
de Véga - " Je refuse de vous laisser seuls, tous les deux. " avait-elle
dit à James et Sirius " Papa m'a chargée de m'assurer que vous ne mettiez
pas le feu au train " - dans un compartiment où Véga retrouva des camarades
de classe. Elle entrait en cinquième année.
" Elle a passé l'été à nous casser les oreilles avec ses BUSE. " soupira
Sirius. " J'en avais ras le bol. En plus, j'ai toujours pas le droit de
sortir seul. "
" Si tu continues tes bêtises, ce n'est pas près d'arriver. " dit sa sœur.
Il la regarda d'un air noir puis haussa les épaules.
" C'est à cause de Tu Sais Qui ? "
" Ouaip. "
" Si ça peut te consoler, moi non plus j'avais pas le droit de sortir. "
" C'est pas ça... " il eut un geste du bras. " Laisse tomber. "
James se tourna vers Remus.
" Tu viens d'où ? "
" St Samuel, pas très loin de Norwich. Et vous ? "
" Newport. Mais mon père travaille à Londres. "
Ils discutèrent pendant tout le trajet. Le soir, Remus connaissait les deux
garçons presque autant que s'ils avaient grandi ensemble. Eux aussi avaient
appris le principal, sauf le plus important. Remus savait depuis longtemps
éviter le sujet.



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