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Author of 2 Stories |
Par Zahnegirl
Bonjour à tous ! C'est ma première fanfic, j'espère qu'elle vous plaira. L'histoire se déroule un mois après la fin du dessin animé. Disclaimer : Fruits Basket et ses personnages ne m'appartiennent pas. Mais Emi est un personnage de mon invention.
So...Let's go on with the show !
Chapitre un: La souris, l'onigiri et la fille aux cheveux de citron.
Il était une fois, un splendide dimanche après-midi d'automne... Les dernières senteurs sucrées de l'été se mélangeaient à la promesse d'un hiver de flocons cotonneux. Oiseaux et enfants pépiaient de concert dans les arbres et les parcs. Le monde semblait profiter d'un congé payé bien mérité.
Deux évènements vinrent perturber l'harmonie ambiante.
D'abord, l'arrivée d'un vélo. Un trèèès vieux vélo. Si ce vélo était un humain, ce serait probablement un octogénaire souffrant d'arthrite, de rhumatismes divers, d'asthme et d'un peu de goutte. Toutefois, le fait était que ce même vélo roulait encore, dans un fracas de grincements et de gémissements. Il était clair que l'engin ne fonctionnait pas uniquement par le biais d'un miracle ou de la foi. A dire vrai, c'était plutôt grâce à l'intervention d'une jeune fille blonde et souriante, pédalant joyeusement et en grande conversation avec elle-même (pas d'inquiétudes, ce dernier détail sera bientôt expliqué, la demoiselle n'est pas aussi folle qu'il n'y paraît... enfin... quoique) :
« Quelle journée magnifique, n'est-ce pas ? J'espère que papa et maman auront un temps semblable à celui-là en Patagonie ! Hé, tu m'écoutes ? Ne m'dis pas que tu es encore sous le coup du décalage horaire, après la sieste de vingt heures que tu as faite hier ! »
Le vélo s'arrêta près d'un petit parc paraissant désert, et la blondinette enleva sa besace et l'ouvrit, tout en continuant son sermon.
Le deuxième évènement perturbateur se déroula pratiquement en même temps que le premier, et justement dans un autre recoin de ce même parc : un petit cri étonné retentit, immédiatement suivi d'un étrange bruit étouffé (comme un « pouf ! »), puis une voix affreusement désolée s'éleva :
« Désolée ! Désolée ! Je ne l'ai pas fait exprès, Yuki-kun !... »
Une petite voix aiguë, au niveau du sol, répondit en soupirant :
« Ce n'est pas grave, Honda-san. J'espère seulement que personne ne m'a vu me transformer... »
La propriétaire de la voix affreusement désolée, alias Tohru Honda, scruta d'un air affolé les environs du parc. Et aperçut la blondinette, toujours en grande conversation avec elle-même.
« Etrange... », murmura Tohru.
« Que se passe t'il ? » demanda Yuki. « Quelqu'un m'a vu me transformer ? »
« Non, non ! » répondit-elle, paniquée. « Le parc est désert, à l'exception d'une jeune fille qui semble en grande conversation avec son vélo, mais comme elle a le dos tourné vers nous, je ne crois pas qu'elle ait vu quoi que ce soit... »
« Ouf ! » Yuki soupira d'un air soulagé. « Attendez un peu : elle parle avec son v... »
Il n'eut pas le loisir de terminer sa phrase. Une voix joyeuse retentit brusquement derrière eux :
« BONJOUR ! Ta souris est vraiment trop mignonne ! »
« AAAAAAAAAAaaaaaahh ! » s'écria une Tohru au bord de l'infarctus (gouttes de sueurs sur le front). Elle pressa inconsciemment la pauvre souris dans sa main. « Aucun évènement étrange ne s'est déroulé ici ! Tout est parfaitement normal ! »
La blondinette (car c'était elle), la regarda d'un air amusé :
« Vraiment ? »
« Oui, oui ! » approuva de la tête une Tohru en nage, secouant et étranglant une pauvre souris grise virant au violet.
« Hé ! Tu devrais y aller mollo avec ta souris ou tu risques de l'asphyxier ! »
« AAAAaaaahh ! Désolée ! »
Tohru relâcha sa prise, s'agenouilla et déposa avec précaution la souris évanouie sur ses genoux.
« Ben dis donc, les animaux ne doivent pas faire long feu avec toi ! » fit la blondinette, en riant.
« Désolée ! C'est que...j'avoue que tu m'as fait un peu peur, tout à l'heure... »
« Alors, c'est à moi de m'excuser. Mais j'ai trouvé ta souris tellement mignonne !... J'adore les animaux, en fait, j'ai toujours vécu entourée d'animaux ! »
« Quelle coïncidence ! » s'exclama Tohru. « Moi aussi, je vis entourée d'... »
Elle s'interrompit juste à temps.
« Oui ? Tu vis entourée de quoi ?... » demanda la blondinette.
Tohru se mit à paniquer :
« D'arbres ! Je suis entourée d'arbres ! »
« Heu... effectivement... » (grosse goutte de sueur sur le front de la blondinette). « Au fait, je ne me suis pas présentée : je m'appelle Emily Sakata-Lewis. Et toi ? »
« Je m'appelle Tohru Honda » (elle s'incline) « Heu... ton nom sonne un peu étranger... Est-ce que tu es japonaise ? »
« Heu, c'est un peu compliqué... Mais appelle-moi Emi, mon nom est tellement long que lorsqu'on m'appelle, j'ai largement le temps d'être hors de portée de voix ! »
« Oui, Emi-san ! » (Grand sourire de Tohru)
« Dis, je peux caresser ta souris ? »
« Hein ? heu !... »
Tohru se sentit embarrassée. Yuki pouvait à tout moment se retransformer en humain, et elle n'osait imaginer les terribles conséquences qu'une telle situation pourrait créer... Sans compter le fait qu'il serait entièrement nu, et ... Bon ! Il fallait agir, et vite !
« Ne crains rien, je ne l'étranglerai pas », fit la blondinette, en riant. « Non, attends ! J'ai une meilleure idée ! Je vais la dessiner ! »
Elle se tourna pour empoigner sa besace. Au même instant, la souris ouvrit les yeux et murmura :
« Honda-san... »
« Hé ! On dirait que ta souris est revenue parmis nous ! »
« Aaaaah ! C'est vrai ! Mais ce n'est pas ma souris (Tohru se mit à rougir violemment), c'est juste... heu... une souris que j'ai sauvé des griffes... heu... d'un chat ! Oui, un chat ! Et maintenant, je vais la rendre à sa famille et à ses amis ! »
Et, joignant le geste à la parole, Tohru se leva précipitamment, attrapa la souris et envoya valser la malheureuse créature vers le buisson le plus proche. Heureusement pour elle, la cible atteignit son but (si Tohru avait été une joueuse de base-ball, elle aurait probablement gagné la partie). Malheureusement pour la souris, il y avait un arbre, juste derrière le buisson.
« BAAAM ! »
Les deux jeunes filles firent la grimace, en entendant ce son.
« Heu... Tu n'avais pas besoin de tuer cette pauvre bête, juste parce que je voulais la dessiner... », fit Emi avec un petit sourire gêné.
Tohru lui lança un regard atterré, ses grands yeux remplis de larmes :
« Tu crois que je l'ai tuée ?...
« Je plaisante ! Bien sûr que non ! Enfin... au moins, ça n'était pas intentionnel... »
Tohru éclata en sanglots :
« Je suis une meurtrière ! Qu'est-ce que je vais bien pouvoir dire aux Sohma si... »
« Honda-san ! »
Tohru cessa immédiatement de pleurer et aperçut Yuki sortant du buisson, apparemment indemne, et décemment habillé (dans la confusion, Tohru avait cependant gardé assez de présence d'esprit pour envoyer les vêtements du garçon derrière le buisson).
« Ah ! Yuki-kun ! J'ai vraiment cru vous... heu... cru avoir tué la souris ! »
« Je l'ai vu retourner sagement dans son terrier. »
Puis, il se tourna vers la blondinette, que Tohru lui présenta :
« Yuki-kun, voici Emily... heu... »
« Emily Sakata-Lewis. Appelle-moi Emi », répondit en souriant la blondinette.
« Enchanté, Emi-san. Je suis Yuki Sohma (il s'inclina). Heu... Votre nom sonne un peu étranger... Etes-vous japonaise ? »
La blondinette éclata de rire :
« Ca alors ! C'est exactement la même question que ta petite amie m'a posé il y a une minute à peine ! »
Aussitôt, la sonnette d'alarme se déclencha, et Tohru et Yuki se mirent à nier de manière très confuse et désorganisée ce qui semblait être l'évidence même.
« Nous sommes seulement des amis ! », affirma Tohru, d'un air paniqué.
« Je vois... Et bien, pour en revenir à mes origines, je ne peux pas vraiment vous dire de quelle nationalité je suis, puisque... je n'en ai moi- même aucune idée ! » déclara joyeusement Emi.
(Grosses gouttes de sueur sur le front de Tohru et de Yuki).
« Heu... mais c'est impossible, voyons ! Vous devez au moins connaître la nationalité de vos parents, ou l'endroit où vous êtes née ! » tenta de raisonner Yuki.
« Ah, mais je sais tout ça ! »
Emi leur lança un sourire rayonnant, et débita d'une traite un joyeux discours :
« Mon père est anglais, ma mère est japonaise. Ils se sont rencontré à l'université d'Harvard, aux Etats-Unis, puis se sont mariés à Buenos Aires, j'ai été conçue en Afrique du Sud, et je suis née dans la Cordillère des Andes. Et depuis, j'ai voyagé avec eux dans le monde entier jusqu'à la semaine dernière ! »
Tohru et Yuki regardèrent avec étonnement la blondinette.
« Heu... impressionnant... », commenta Yuki.
« Gééééénial !Emi-san, comme tu as de la chance d'avoir pu voyager autant ! » s'exclama Tohru, les yeux brillants.
« C'est pourquoi je préfère me considérer comme une « Citoyenne du Monde », termina fièrement Emi.
Tohru se sentit tellement impressionnée par ce discours qu'elle applaudit avec chaleur.
Tout à coup, la besace d'Emi fut agitée de brefs soubresauts.
« Qu'est-ce que c'est que ça ? » demanda Yuki, l'air méfiant.
« Quoi donc ? » fit Emi.
« Aaaaaaaaahh ! Emi-san ! Ton...ton sac bouge tout seul! Il est hanté ! » s'écria Tohru.
La blondinette se mit à rire :
« Mais non ! Ne vous inquiétez pas, ce n'est que Manga ! »
Tohru arrêta de paniquer, et Yuki d'être méfiant.
« Manga ? »
« Ouaip ! Bougez pas, je vais vous le présenter ! »
Emi ouvrit sa besace, y farfouilla pendant quelques secondes, puis finit par en extirper la plus petite boule de fourrure que Tohru et Yuki aient jamais vu. Elle devait recouvrir la moitié de la main de sa maîtresse et de ses petites pattes palmées, elle frottait ses yeux mis-clos.
« Il est mignon, n'est-ce pas ? Mes parents et moi l'avons trouvé sur l'île de Madagascar, lors de notre dernier voyage. Sa mère a été tuée par un serpent, alors nous l'avons recueilli et élevé ! »
Yuki su déjà quelle serait la réaction et les mots exacts de Tohru, et il sourit lorsqu'elle dit :
« Kawaiiii ! »
« De quel genre d'animal s'agit-il ? »demanda le garçon.
« Je ne me rappelle pas du nom exact : quelque chose comme « micro- cel »... Je sais qu'il descend d'une branche de la famille des Lémuriens, et qu'il a déjà atteint sa taille définitive ! »
« Heu... mais je ne comprends pas pourquoi tu as choisi de l'appeler Manga... » fit Tohru.
Le mini-Lémurien s'étira et ouvrit grand ses yeux. Et fournit par la même occasion une réponse à cette question. Il semblait avoir avalé une paire de jumelles. Les énormes yeux cuivrés observèrent avec curiosité Tohru et Yuki.
« Je trouvais que ses grands yeux me rappelaient les personnages de manga », expliqua Emi.
Le mini-Lémurien grimpa sur l'épaule d'Emi et fit un clin d'?il à Tohru, qui fondit littéralement de joie :
« Je peux le caresser ? »
« Bien sûr ! »
Emi déposa la petite boule de fourrure dans les mains de Tohru. Il s'enroula sur lui-même et se remit tranquillement à dormir.
« Quel paresseux ! Il n'a pas arrêté de dormir, depuis notre arrivée au Japon ! », grommela Emi.
« Dites-moi, Emi-san, quel genre de travail font vos parents ? » demanda Yuki.
J'espère que ce n'est pas du braconnage..., pensa t'il.
« Ma mère est photographe et mon père est journaliste : ils sont spécialisés dans la vie des animaux sauvages. Ils ont aussi réalisé quelques documentaires pour la télévision. Et j'ai même fait la couverture d'un magazine anglais, en posant avec un panda géant, quand j'avais quatre ans ! »
« Fantastique ! » commenta Tohru, toujours sur son petit nuage avec le mini-Lémurien.
La blondinette sourit joyeusement puis brusquement, elle se frappa le front et s'exclama :
« Quelle heure est-il ? »
Yuki consulta sa montre :
« Il est six heures. »
« Houlà ! Déjà si tard ? »
« Aaaaaah ! Je n'ai pas fini de faire les courses pour le dîner ! » s'écria Tohru.
« Faut que je rentre, c'est à mon tour aussi de cuisiner », fit Emi.
« Tes parents et toi alternez les jours de cuisine ? » demanda Tohru, intriguée.
« Non. Mes parents sont partis en Patagonie, pour faire un documentaire sur les pingouins. Et moi, je dois terminer mes études au Japon. J'habite une pension de famille. »
En y repensant bien, ce doit être la première fois que je vis toute seule depuis le jour de ma naissance, se dit Emi.
Le sourire de la blondinette s'affaissa un peu. Tohru la regarda d'un air concerné. Mais la blondinette se reprit immédiatement et s'exclama :
« Mais les pensionnaires sont tous sympa avec moi, et en plus, je pourrai rendre visite pour les vacances à ma grand-mère, qui habite à Okinawa ! Et puis, j'ai Manga et Omohide avec moi ! »
« Omohide ? »
« Ma grenouille tropicale ! »
« Oooooh, j'ai hâte de la connaître ! » s'exclama Tohru.
« Alors, pourquoi ne viendriez-vous pas me voir dimanche prochain, à la pension ? » proposa joyeusement Emi.
« Excellente idée ! »
« Heu... Je suis désolé, mais je ne pourrais pas me joindre à vous... » fit Yuki.
« Quel dommage ! Pourquoi donc ? », demanda Tohru.
« Je dois voir Hatori. Mais ne vous inquiétez, Honda-san, ce n'est qu'une visite de routine. Mais pourquoi ne pas inviter Emi-san samedi prochain, à la maison ? »
« Super ! »
Les trois adolescents se quittèrent sur cette promesse, Yuki et Tohru souhaitant bonne chance à Emi pour son premier jour de lycée. Ils la regardèrent s'éloigner sur son vieux vélo couinant.
« Je suis sûre que nous allons bien nous entendre », fit Tohru. « J'ai hâte que Hana-chan et Uo-chan la connaissent ! »
Yuki pouvait déjà prévoir le genre d'accueil qu'il lui serait réservé : sûrement une vague d'ondes mentales inquisitrices de la part d'Hanajima, et un questionnaire très serré de la part de la « Yankee ».
« Heu... Yuki-kun... J'espère que sa présence ne gênera pas Shigure-san et Kyo-kun... » hasarda Tohru.
« Ne vous inquiétez pas. Je ne pense pas que ce sera le cas. »
Bien au contraire... Shigure sera sûrement ravi d'avoir une autre lycéenne dans la maison, et quant au baka neko... il ne refusera rien à Tohru, pensa t'il.
« Vous avez remarqué ? Ses cheveux sont encore plus blonds que ceux de Momiji-san ! On aurait dit de l'or liquide ! » fit Tohru.
« Ou du jus de citron... » murmura Yuki.
Ils se mirent en route vers le supermarché. Soudain, Tohru s'arrêta net, manquant de peu de trébucher à nouveau contre Yuki, et s'écria :
« Nous avons oublié de lui donner notre adresse ! Et de demander le nom de son lycée ! »
Emi accéléra. Son vélo protesta avec véhémence, mais la blondinette savait comment le persuader. Elle n'avait pas le choix. Elle était déjà très en retard. Son sourire avait disparut, laissant la place à une expression inquiète.
J'espère pouvoir arriver à temps à la pension, avant que les effets et la douleur ne commencent.
Elle sentait peu à peu sa peau se remettre à brûler, juste autour du nombril. Comme chaque mois depuis bientôt dix ans.
Emi pédala avec une ardeur redoublée.
à suivre...
Alors, ça vous a plu ?...
Le chapitre deux sera un peu plus mouvementé...
Encouragements, conseils et critiques demandées ! envoyez-moi des reviews, surtout, n'hésitez pas ! J'ai besoin de savoir si l'histoire vous plaît ! ^_^
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