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A/N : Réponses aux reviews :
Akeri la malicieuse : "super, J'ai hate a la suite"
Réponse : La voilà !
angelitax : "3 ème tentative pour mettre une review ! OK, je ne vais pas insulter l'ordi comme je l'ai fait pour la seconde tentative ( il a dû se venger, sale tyran !). Je vais me calmer, respirer un bon coup et me relancer (pour la 3ème fois ) dans l'écriture d'une review qui j'espère te plaira ! (tu es tellemnt exigente...)
L'expression est bien entendu ironique...
Par contre, c'est très gentil (là aussi c'est ironique) de te plaindre de mes reviews... D'accord, à cette époque, elles étaient bien courtes mais comme on dit " c'est l'intention qui compte", non ? ( uestion purement rhétorique, bien entendu) Faut pas pousser mémé dans les orties, vu ! Il ne faut jamais, JAMAIS me donner des occasions de me venger...
Commençons ton chapitre : donc Wanda accouche.
- tu n'es pas très gentille avec elle (bon d'accord, elle le mérite vu sa réaction face à sa fille mais quand même !). Je crois qu'elle n'était pas trop écoeurée par Kurt au moment de la conception de T.J. (ce sont des initiales alors je mets des points.).
- Kurt en colère : ouah !
- pour le choix des prénoms, je ne dirai rien mais je le note quand même.
- sympa la nurse (elle me fait penser à Margali (par rapport aux cornes) des X-Men intégrale (je sais plus quelles année, c'est juste après la mort du phénix noir et le départ de Scott...)
A part ça, je ne vois pas quoi dire. Voilà, j'espère que c'était assez long, de toute façon, je commence à avoir une crampe aux mains. Il faudra donc te contenter de cette longueur. Bientôt la fin des vacances...
A+
Angelitax"
Réponse (essuie des larmes de rire) : Ça va mieux, la main ? Tu manques d'entraînement, hein... Bon, ces examens, tu les as ou pas ? C'est la deuxième review à laquelle je réponds, en plus du message sur ton portable et des e-mails, et je ne sais toujours rien. Tu es où ? Bon, répondons... Je ne m'apesentirai pas sur tes problèmes d'ordi, sache juste que je trouve ça un peu mesquin d'en profiter lâchement pour rajouter tes reviews...
(éclate de rire, comme à chaque fois qu'elle lit cette phrase) Oui, Wanda accouche. Je n'aurais pas pu mieux résumer la situation. Merci beaucoup. Pas gentille ? Oui, je sais. Je ne sais pas si j'ai marqué quelque part le nom exact du rôle (six lettres, commençant par un s) qu'elle occupe dans cette histoire, mais bon... (éclate de rire à nouveau) Je n'avais pas pensé à ça ! Oui, effectivement... Disons qu'elle a eu le temps de réaliser ensuite à quel point c'était une (euh, censuré. Grosse bêtise). Kurt en colère : oui, hein ? Quel fun d'écrire ça... Je voudrais pouvoir illustrer la scène, mais je ne sais pas dessiner ça. Dans le genre chat sauvage ! La nounou te fait penser à Margali ? (au fait, c'est le 1980). Ah, bon... Ben c'est pas ça en fait... C'est un personnage qui me semble être Marrow et qu'on aperçoit dans un Ultimate X-Men, parmi les victimes de Sinistre... Salut !
Chapitre 6
Voir Kurt était devenu moins douloureux avec le temps ; le voir avec sa fille l'était un peu plus, et puis elle s'habitua. Elle avait intérêt, d'ailleurs : TJ avait 6 mois révolus et Kurt s'était remis à travailler. Il était professeur d'allemand et de gymnastique. Ils se voyaient tous les jours, devaient se parler un minimum. Kurt était encore assez réservé avec elle, mais elle sentait que sa colère originelle s'était évanouie. (A/N : dois-je préciser que ce chapitre est un POV d'Ororo ?)
C'était un immense soulagement. Elle ne se sentait pas capable de le haïr. Sa réaction lorsqu'elle avait appris la grossesse de Wanda avait été guidée par la colère, mais cette colère n'avait pas enflé au point d'une rancune continuelle. Quand Wanda lui avait avoué qu'elle avait utilisé ses pouvoirs sur Kurt, que c'était elle qu'il avait dans sa tête, elle ne lui en voulait déjà presque plus. Comme si elle avait deviné. Est-ce qu'elle l'aimait toujours ? Dans un coin de son cerveau, elle était persuadée que oui, mais sans se poser trop la question. Il aurait été facile de demander à Logan, ou à la jeune Stacy, une peste qui contrôlait les phéromones, ce qu'ils sentaient lorsque Kurt était près d'elle, ou même qu'elle pensait à lui, mais elle ne voulait pas savoir. Elle voulait être seule pour ça. Enfin seule. Cela ne concernait qu'eux, ils avaient trop souffert de l'intrusion d'autres.
Elle occupait ses journées avec les étudiants. Chaque professeur était responsable de plusieurs élèves ; c'était Charles qui décidait de la formation des paires. Ororo avait hérité de Kintalé, évidemment, ainsi que d'Ihram ; c'était Jean qui s'occupait de Dmitri. Kintalé s'était bien adapté à cette école américaine. Il suivait, pour cette année, un programme scolaire spécial, afin de rattraper son retard, puis rejoindrait les élèves de son âge. Sa facilité à se glisser dans de nouvelles situations laissait les professeur béats d'admiration.
En plus des deux garçons, il y avait Bobby, qui n'était plus étudiant, et pas vraiment un pupille, mais qui aimait bien partager ses expériences à propos de glace ; Jubilation, normalement sous la responsabilité de Logan, mais qui profitait des connaissances d'Ororo en matière de foudre et d'éclairs pour maîtriser les petites projections colorées, petits feux d'artifice, qu'elle créait avec ses doigts ; et une bonne part des plus jeunes étudiants, lorsqu'ils étaient en manque de présence maternelle. Jean faisait ce qu'elle pouvait, mais maintenant qu'elle était enceinte, elle n'avait plus autant de temps pour materner d'autres protégés que les siens.
Il y avait encore Marianne, à la peau en miroir, et qui pouvait voir au travers des murs. Hank avait dû fabriquer des lunettes spéciales pour bloquer cette particularité de son regard, car la jeune française ne maîtrisait pas encore son pouvoir et sa peau ne supportait pas les colliers, bracelets ou pendentifs inhibiteurs. Et Silvio, italien, qui pouvait communiquer avec les plantes. Enfin, Maggie, qui était arrivée à la fin de l'année.
Elle avait 16 ans, était mutante depuis l'âge de 14 ans. Cela faisait un moment que le professeur la surveillait, mais elle n'avait pas voulu venir jusque là ; et puis sa grand-mère, chez qui elle habitait, avait dû partir en maison de retraite. Maggie était une jeune fille très agréable, serviable, gentille, qui semblait à la fois trop mûre pour son âge, et pas tout à fait sortie de l'enfance. Son apparence physique et ses pouvoirs étaient plus amusants que déroutants, et sa gentillesse l'avait faite se fondre aisément dans l'école, malgré sa timidité. Les plus jeunes des élèves ne se lassaient pas de regarder ses cheveux qui remuaient tous seuls à longueur de journée, se coiffant, se défaisant, recommençant aussitôt. Elle était, après Ororo, comme une seconde mère de substitution pour les plus jeunes, leur racontant des histoires ou jouant à se faire des coiffures invraisemblables. Mais elle n'avait pas d'amis de son âge. Ororo la surveillait attentivement. Maggie ne se plaignait de rien, mais sa tutrice savait qu'elle traversait parfois des moments difficiles. Ses pouvoirs, bien qu'amusants et originaux, ne servaient à rien. La seule chose qu'elle pouvait faire, avec les trois roues qui s'attachaient à chacun de ses pieds (une à l'avant, deux à l'arrière, des roues osseuses, recouvertes de peau épaisse) c'était se déplacer plus vite que les autres, jusqu'à 10 km/h sans effort particulier. Ororo craignait qu'avec cette particularité et sa gentillesse, les étudiants n'en profitent pour transformer Maggie en livreuse multi usages. Elle craignait également les moqueries, les remarques, et même sans cela des coups de cafard de Maggie ; elle était un peu ronde, sans que ce soit lié à ses pouvoirs, et elle était la seule de l'école à l'être. Il y avait un garçon réellement gros, mais lui, c'était lié à ses pouvoirs : il fabriquait de l'oxygène. De plus, tout le corps professoral, les modèles, étaient des combattants : musclés, la plupart minces, ceux qui ne l'étaient pas étant doublement ou triplement musclés. Même Logan, à la carrure de taureau, ne devait pas avoir beaucoup de graisse.
Ororo consacrait tout son temps libre à ses protégés. Mais la nuit, elle rêvait de Kurt. Aux repas, elle le regardait manger, discuter avec ses amis et les élèves dont il était responsable, ou, le matin, donner le biberon à sa fille tout en mangeant lui-même (avoir une queue se révélait très pratique quand on avait un bébé). Pendant les entraînements, elle devait se forcer à se concentrer (A/N pour Alex : fais-moi penser à te compléter la phrase !). C'était presque comme les tous premiers temps de leur relation, lorsque aucun des deux n'osait faire le premier pas, et qu'ils se dévoraient du regard.
Il lui manquait.
" C'est gentil de préparer la maison pour moi. Tu étais aussi précoce qu'elle ? "
" Je me suis assis plus tard, à cause de ma queue, mais j'ai marché à quatre pattes au même âge qu'elle. "
" Et avec ta queue, tu devais pouvoir attraper ce que tu voulais... Je plains ta mère. "
" Il paraît que mon charme naturel faisait oublier toutes mes bêtises. "
Jean gloussa de rire.
" Tu t'en servais déjà à cet âge-là ? "
" Bien sûr. " dit Kurt en lui faisant une démonstration. " Et je te promets que TJ fait de même. Tu l'as déjà vue quand je l'emmène se coucher ? "
" Oh, oui, j'ai même gardé l'image dans ma tête. "
Ororo était heureuse de voir Kurt sourire, et de rester détendu en sa présence. C'était samedi matin, Jean et elle étaient de tour de vaisselle après le petit-déjeuner, TJ était venue rôder dans la cuisine et Kurt était venu s'adosser à un placard pour discuter avec Jean. Jean observait elle aussi la scène, et elle s'adressa directement à Ororo à propos de Logan et de comment il gâtifiait sur sa filleule. Ororo répondit le plus naturellement possible.
" Il ne lui manque que le tablier bleu clair et la toque sur la tête... "
Kurt éclata de rire.
" Nounou Logan. Je me demande si je ne vais pas lui confier TJ la nuit... "
Ils discutèrent tranquillement, sans se regarder, un peu timidement, mais sans gêne ni reproche. La conversation s'acheva quand TJ mit les voiles vers la salle à manger. En partant sur une dernière réplique, Kurt tourna la tête vers Ororo, sourire rieur, yeux étincelants, sa queue s'inclinant pour faire au revoir. Y avait-il une quelconque différence avec avant ?
" Tu n'as pas cours non plus ? "
" Non. Je profite de mon temps libre. " dit Kurt en regardant sa fille. Il leva la tête vers elle. " Et toi ? "
" Terminé aussi. " Elle détailla mentalement sa posture. " Rude journée ? "
" Mmm. " dit-il en frottant ses yeux entre son pouce et son doigt. " J'ai été plutôt occupé. " ajouta-t-il avec un regard rageur vers sa fille, totalement absorbée dans son livre. " Heiko était malade aujourd'hui et Ruth n'a pas pu la garder. "
" Tut ? " dit TJ d'un ton inquisiteur, en levant la tête vers son père.
" Elle parle ? " demanda Ororo, les yeux écarquillés.
" C'est son premier mot. "
Ororo entendit une note un peu étrange dans la voix de Kurt et observa son visage. Elle le connaissait si bien qu'elle pouvait le lire à livre ouvert, même quand il tentait de se dissimuler. Il était triste. Fatigué et triste. Ororo sentit son cœur son fendre. Aussitôt, elle chercha ce qui avait pu le blesser ainsi. Elle n'eut pas à chercher très loin ; le regard de Kurt sur sa fille parlait de lui-même, il aurait pu tout aussi bien avouer la vérité (ce qu'il ne ferait jamais). Il regrettait de ne pas pouvoir passer plus de temps avec sa fille. Il ne la voyait pas assez ; la preuve, son premier mot était le nom de sa nounou, et pas 'papa'. Il habitait sous le même toit qu'elle, mais il travaillait, il ne pouvait pas beaucoup la voir. Seulement le week-end... Comme un père divorcé, songea Ororo, en se réprimandant aussitôt pour cette image. Regardant le visage de Kurt, qui commentait le livre pour sa fille, mais sans bouger de son fauteuil, elle se repassa les images de ces dernières semaines, depuis que TJ se déplaçait. Kurt était fatigué, tant physiquement que psychologiquement. Il se levait tôt pour pouvoir faire manger sa fille, l'habiller et jouer un peu avec elle avant de la confier à Ruth ; toute la journée, il travaillait d'arrache-pied, comme il le faisait toujours quand il voulait oublier un souci ; le soir, il s'occupait encore de sa fille, la baignait, la faisait manger, jouait avec elle, la couchait, puis travaillait pour préparer ses cours, et se couchait rarement avec onze heures ; elle savait cela car avait entendu une discussion animée entre lui et Logan. Un tel emploi du temps ne l'aurait pas excessivement fatigué en temps normal, il était très solide sous son apparence légère, et il n'avait besoin que de quelques heures de sommeil, mais avec tout le stress que mettait sur lui le fait d'élever seul un bébé issu d'une relation plus que brutale, il était à bout de forces.
Il avait besoin de quelqu'un, songea Ororo. Prenant son courage à deux mains, faisant appel à toutes les fois, ces dernières semaines, où ils avaient travaillé ensemble, s'étaient trouvés dans la même pièce sans gêne, elle prononça : " Tu as l'air crevé. Pourquoi tu ne te reposerais pas un peu pendant que je m'occupe d'elle ? "
Quand il leva les yeux, elle dut forcer son visage à rester impassible devant son expression d'espoir.
" Tu ferais ça ? "
" C'est moi, la seconde maman ici. "
Il rit, un vrai rire, avant de se laisser glisser au sol pour regarder sa fille. Ororo vint à côté de lui.
" Ma puce, je vais aller me reposer un peu. Ororo va s'occuper de toi. Elle est très gentille. Je reviendrai te donner ton bain. " il se tourna vers Ororo. " Tu peux me réveiller dans une heure ? "
Ororo hocha la tête. Kurt se dirigea vers la porte en faisant au revoir de la main, ce à quoi répondit sa fille. A la porte, il se téléporta, ce qui ne parut pas émouvoir TJ le moins du monde.
La petite fille se tourna ensuite vers Ororo, la considéra un instant, ramassa son livre en tissu et le tendit à sa baby-sitter avec un grand sourire où étincelaient six incisives. Ororo lui sourit tout aussi largement, conquise.
Pendant une heure, Ororo lut des histoires, construisit des tours de cubes que TJ détruisait d'une tape en riant, chanta des chansons, fit des marionnettes avec ses doigts. TJ s'amusait de tout, cherchait à imiter ses gestes. Leurs rires attirèrent Logan, qui passa la tête dans l'entrebâillement de la porte, haussa un sourcil curieux en voyant Ororo, mais s'en fut sans faire de commentaire. Ororo ne s'était pas autant amusée depuis un moment. Quand elle prit TJ dans ses bras pour l'amener à son père, la petite fille se colla vers elle. Ororo caressa ses cheveux et sa petite main. Sa fourrure était plus courte et plus fine que celle de Kurt, plus douce ; elle ressemblait à la fourrure que Kurt avait sous les bras, ou derrière les genoux.
Ororo ouvrit doucement la porte de Kurt. Il avait tiré les rideaux et était allongé sur son lit, profondément endormi. Elle s'assit sur le bord du lit, TJ sur ses genoux, et le regarda avec tendresse avant de l'appeler doucement. Il remua les yeux, puis s'étira, bailla et souleva les paupières.
" Hé. "
" Hé. "
" Bien dormi ? "
Il hocha la tête, avec un peu de surprise. Il avait l'air plus alerte. TJ tendit les bras vers lui et il s'assit avant de la prendre contre lui.
" Ça s'est bien passé ? "
" A merveille. Elle adore les chansons et les marionnettes. "
" Je sais. " dit-il en souriant. " Ruth lui en fait tout le temps. Je ne peux pas, je n'ai pas vraiment le bon nombre de doigts. " ajouta-t-il du ton d'excuses qu'il prenait à chaque fois qu'il évoquait ses particularités physiques.
" Ce n'est pas grave, je suis toujours là. " dit Ororo avec un haussement d'épaules qu'elle espérait léger.
Kurt l'observa un moment, le visage légèrement penché. " Tu rempilerais ? "
" Toujours. " Ils se regardèrent un moment en silence. TJ, perplexe, finit par lever la tête vers leurs visages. Ne pouvant décoder l'expression de deux ex-amoureux se dévorant du regard, elle opta pour un petit vagissement. Kurt revint à la vie, la serra dans ses bras pour la rassurer, et se leva avec grâce. Ororo l'imita. Kurt la regarda quelques secondes de plus avant de se jeter à l'eau.
" Tu veux m'aider à lui donner son bain ? "
Depuis le jour où il avait trouvé Ororo en train de jouer avec TJ, les choses étaient allées vite. Kurt et Ororo étaient apparus ensemble au dîner, l'air de rien, mais Logan avait saisi un changement. Leurs odeurs n'étaient pas mélangées, il ne s'était rien passé de sérieux, mais ils n'étaient pas innocents. Ils le furent de moins en moins les semaines suivantes, roucoulant comme avant, mais très discrètement. Comme s'ils avaient peur de briser ce qui se passait, ils ne se dévoraient des yeux (ou se déshabillaient du regard) que seuls, probablement même pas conscients que Logan pouvait les sentir, en tout cas absolument indifférents à ses regards. Au bout de deux mois, enfin, ils s'affichèrent, et eurent la joie de constater que, si tout le monde se réjouissait de la détente de leurs relations, aucun (sauf Logan et Charles, qui étaient hors concours) n'avait réalisé que cette nouvelle aise était allée jusque là. Leur relation avait fait encore un pas en avant quand Jean avait accouché.
Parce que Jean avait accouché. Depuis un mois, elle était le centre d'intérêt de tout l'Institut (sauf deux colombes en goguette), comme elle semblait prendre cinq centimètres de tour de taille par jour. Logan s'était inquiété du moral de Kurt, mais les événements lui avaient donné tort : Kurt ne s'en souciait pas du tout. Jean avait accouché le 17 août d'une petite fille, Rachel, jolie petite rouquine au teint de porcelaine.
TJ avait un peu plus d'un an maintenant, elle marchait tout juste, d'une drôle de démarche en équilibre très précaire, à cause de son troisième orteil. Quand elle était pressée, elle marchait à quatre pattes, les membres à demi pliés, comme le faisait parfois Kurt lorsqu'il était arrivé.
L'esprit de Logan avait un peu vagabondé et il enfonça derechef son oreiller sur sa tête lorsqu'un nouveau gémissement traversa le mur. Non, il ne pouvait pas vraiment leur en vouloir. Oui, il était ravi que Kurt ait retrouvé le bonheur, il le méritait. Il en était aussi ravi pour sa filleule, avoir deux parents heureux, même si un peu distraits pour l'instant, était mieux qu'avoir un père seul et dépressif. Non, il ne pouvait aucunement aller frapper à la porte de Kurt pour se plaindre. Non, ce n'était pas une question de frustration. Uniquement, pitié, est-ce qu'ils pouvaient faire un peu moins de bruit ? Il voulait dormir ! Depuis le temps qu'il était voisin de Kurt... Ils ne l'avaient jamais réveillé avant, et même les pleurs de TJ toute petite n'avaient pu atteindre ses tympans ultrasensibles.
Est-ce qu'il allait oser, demain, leur demander de se montrer un peu plus discrets ? Non. Il ne voulait mieux pas imaginer ce que Kurt aurait à répondre. Il ne ronflait sûrement pas si fort que ça, mais il ne voulait pas prendre le risque de devenir une fois de plus sujet de fou rire, de chuchotement et d'imitations de toute l'école jusqu'à ce qu'une nouvelle rumeur apparaisse. (A/N : qui a imaginé quelque chose d'autre ?)
Un autre gémissement – deux, en réalité – annoncèrent à Logan qu'il allait enfin pouvoir se rendormir. Sachant que les voisins d'à côté le feraient avant lui, pour se réveiller frais comme des gardons. Logan soupira en se remémorant toutes les raisons pour lesquelles il se félicitait de la situation.
Au revoir !