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Books » Harry Potter » Antje
lilou black
Author of 36 Stories
Rated: T - French - Romance - Sirius B. & OC - Reviews: 583 - Updated: 03-12-05 - Published: 06-03-04 - Complete - id:1892491

Réponses aux reviews :

Senvisage : J'ose espérer que ton sourire s'est effacé de ta figure depuis l'autre fois… C'est vrai que ça donne l'air un peu crétin de se balader dans la rue avec la bouche fendue en deux jusqu'aux oreilles, lol. En tout cas, je suis bien contente que l'intégralité de ma fic t'ait plu, et le début de la suite aussi, et je te fais de gros bisous.

Cassie Black : Merci beaucoup, grande… J'ai vraiment été touchée par ton message. C'est vrai qu'en écrivant cette fic, j'ai eu pas mal de doutes, sur ce contenu, sur ce dont j'ai parlé… Et il est vrai que certaines reviews m'ont un peu déstabilisée, même si leur contenu n'était pas méchant… (en fait, je n'ai reçu qu'une seule review négative sur l'ensemble de ma fic). Mais ta sincérité m'a émue. Je t'embrasse bien fort.

Djeiyanna Mae : Merci beaucoup ma belle… Ça me fait toujours un peu bizarre quand les gens me disent qu'ils sont scotchés devant ma fic au lieu de faire leurs devoir/le ménage/leurs courses, etc. Je ne mérite pas tant que ça, si ? En tout cas, tout au long de la publication de cette histoire, ton opinion a beaucoup compté pour moi. Je te renvoie tes remerciements, pour tous les messages que tu as laissés au fur et à mesure, et en sus depuis. Plein de bisous.

Lily Petite Etoile : La phrase de Saint-Exupéry m'a heurtée de plein fouet alors que je cherchais une bonne citation à mettre à la fin de ma fic. Même si de tout temps, la lecture du Petit Prince m'a toujours fait pleurer comme un veau. Merci beaucoup à toi pour ton message, et gros bisous.

Lacarpette : Merci beaucoup. Je suis contente que mes élans d'authenticité t'aient plu. Bisous !

Harmonia Stone : Je ne me souviens pas en effet d'avoir jamais reçu une review de toi… Mais ça n'a pas d'importance. Ce qui compte pour moi, c'est que tu aies aimé mon histoire. Bises.

Namyothis : Merci tout plein ! Bises.

Andromède : Oh la la… Tu dis que tu as pleuré en lisant mon épilogue, eh ben moi, en lisant ta review, je me suis illico transformée en fontaine couverte de chiures d'oiseau, lol. (excuse, quand je suis vraiment touchée, je peux pas m'empêcher de raconter des conneries.) C'était peut-être parce que quand j'ai lu ton message, il se passait un truc très grave chez moi, et que j'avais un immense besoin de considération et de gentillesse parce que j'étais pétée de trouille. Alors je te remercie du fond du cœur. J'ai cherché ton adresse MSN sur ton LJ, mais comme je suis vraiment pas douée, comme belette, je l'ai pas trouvée… Tu pourrais me l'envoyer par mail s'il te plaît ? Sinon, un petit mot sur le terme de marchande de rêve, pastiche de notre Pennac préféré si je ne m'abuse ;o). Dans mon genre, je n'ai pas beaucoup de fierté, sauf pour une chose. Si j'arrive vraiment à faire rêver les gens, je peux considérer remplir une mission envers cette société dégueulasse et ce monde méchant plein de pangolins en maillot de bain qui nous bombardent de slips kangourou. Parce que le rêve trouve difficilement sa place ici-bas. Plein plein plein de bisous, ma grande. Et merci.

Lyanne : Eh voui, le premier chapitre de la suite est même paru, lol. En tout cas, merci de ton passage et de tes encouragements.

Ccilia7 : Merci pour tes compliments, et gros bisous.

Alixe : Cette histoire de "bilan positif", comme tu dis, m'a paru comme étant la meilleure idée pour cet épilogue. D'abord, je n'avais pas grand-chose de plus à raconter. Et en plus, comme tu me l'as fait remarquer à plusieurs reprises, à quoi bon avoir pondu cette fic si ce n'est pour indiquer une forme de changement ? Comme quoi, là encore, j'ai pondu un putain d'automate fini, avec son état initial et son état final, j'arrête de raconter n'importe quoi avec mes cours d'info, lol. Sinon, quant à croire à ce que j'écris ou pas, compte tenu des circonstances actuelles, je ne crois pas à grand chose vu que ma capacité de réflexion couvre à peine l'espace d'un ticket de métro. Mais ceci dit, j'ai presque envie d'y croire, un peu. Sinon, y a plus q'à commettre un suicide collectif géant. Bisous à toi et aux tiens.

Jean-Jacques : Merci de ton message, ô Mort-vivant. La tristesse contenue est une transposition de mes propres émotions. Quand je suis heureuse, je ne peux pas empêcher une petite peur contenue de grignoter mon bonheur. Parce que le bonheur est éphémère. Même quand on est jeune et qu'on a la vie devant soi. Je ne te remercierai jamais assez d'avoir lu mes fics et de les avoir aimées. Tes commentaires m'ont toujours beaucoup apporté. Bisous et fleurs pour toi.

Zagan : Merci beaucoup !

KaKa la Zen : C'est vrai que je suis ton auteuze préférée ? (rougissements de l'auteur) Mais ceci dit, pourquoi tu dis que c'est pas juste de finir comme ça ? (hum…) Allez, gros bisous à toi, ô ma Gaspésienne préférée ;).

Severia Dousbrune : Merci tout plein, grande… Je me devais de faire un happy-end, d'abord parce que tu n'es pas la seule à aimer ça, lol, et puis en plus, je voulais donner un peu d'espoir à tous ceux qui se sont retrouvés dans mes personnages, à savoir bien plus de gens que je n'aurais osé l'espérer. La suite sera certes sinistre, mais peut-être pas autant que je le pensais (putain, je deviens optimiste, moi ? Que fait la police ?), et je pourrai laisser libre cours à ma propension à écrire des trucs tristes. Bisous à toi.

Mystick : Tout plein de merci à toi !

Magaliocha : Merci beaucoup. Mais ne m'encourage pas trop, des fois que j'attrape la grosse tête… bisous !

Aresse : Comme je disais, la fin est triste à cause de mon pessimisme naturel, quand je me dis que si tout va bien, ça ne va pas durer… Voilà, c'est moi. Je suis coupable sur ce coup-là. En tout cas, je suis contente que ça t'ait plu.

Kaorubabelle : Merci à toi ! Bisous !

Jamesie-cass : Merci beaucoup d'avoir reviewé tous mes chapitres ! J'étais très contente, et je suis heureuse de voir que cette histoire d'a plu. J'ai certes mis neuf mois à l'écrire, mais en fait, ça aurait dû me prendre nettement moins de temps si je ne m'étais pas arrêtée d'écrire à quelques reprises. En tout cas, merci à toi, et bisous.

Crackos : Merci d'avoir lu toutes mes fics. Ta review m'a semblée très pertinente. Tu ne manques en aucun cas de sensibilité concernant le personnage de Britta Hopkins. Je suis d'accord avec toi quand tu dis qu'il est un peu caricatural. Mais au début, je n'avais certainement pas pensé l'exploiter autant au long de ma fic, et c'est vrai que j'aurais pu lui donner davantage de profondeur. C'est aussi peut-être parce que ce personnage est un mélange de certaines personnes que j'ai connues quand j'étais plus jeune, qui m'ont fait beaucoup de mal, et en mettant toute ma rancœur à leur endroit en mettant en scène Britta, j'y suis peut-être allée un peu fort. En tout cas, tu as parfaitement eu raison de me faire cette remarque. Concernant les autres élèves de Poudlard, qui laissent faire ceux qui embêtent Antje, je me suis là encore référée à mon expérience personnelle. En effet, quand j'étais au collège, que j'étais le souffre-douleur d'un certain nombre de personnes, on m'a rarement prêté main forte. Là encore, peut-être que j'exagère un peu parce que je n'ai pas réglé tous mes comptes avec mon passé. Mais ceci dit, comme je n'ai pas eu de véritable ami avant l'âge de quinze ans (sauf quand j'étais toute gamine), ça m'a peut-être rendue un peu parano. En tout cas, je serais contente d'aborder à nouveau le sujet avec toi, et de confronter nos point de vue, histoire d'élargir un peu mon esprit.

Libellule : Mes remerciements et tes compliments m'ont beaucoup touchée. Ceci dit, je me suis fait un devoir de terminer cette fic, parce que moi non plus, je n'aime pas les histoires qui restent en plan. Bisous à toi.


Notes de l'auteur neuneu :

Merci à tous pour vos messages, qui m'ont tous énormément touchée. J'étais toute rougissante devant mon Mac. Vous m'avez prouvé, par vos compliments et vos remerciements que j'avais eu raison de tenir le coup et de terminer cette fic.

Pour vous remercier, voici en petit cadeau un chapitre que j'ai écrit il y a plusieurs mois de ça, et qui aurait dû être l'épilogue. Au moment où j'ai écrit ce texte, je ne comptais certainement pas écrire la suite.

Ce petit texte neuneu pour vous remercier de votre gentillesse à tous.


Main de Noël:

25 décembre 1979. Tôt le matin.

Il faisait encore nuit. J'étais étendu sur le dos, les yeux grands ouverts fixés au plafond. Antje dormait, tournée sur le côté. J'avais le trac à l'idée qu'elle se réveille. Parce que le moment que je m'étais fixé serait venu.

Tout avait commencé un mois auparavant. Antje venait de débuter son emploi à Sainte-Mangouste. Elle préparait les potions destinées aux malades. Ce soir-là, elle était rentrée chez nous avec un air bizarre, et j'avais dû lui tirer des explications quasiment de force. Appuyée contre la cheminée, elle m'avait regardé avant de dire:

— Ce matin, j'ai préparé une potion anti-cancéreuse.

J'avais soupiré, croyant que même quatre ans et demi après, elle ne s'était toujours pas remise de la maladie qui avait tué sa mère. J'avais amorcé un geste pour la prendre dans mes bras, mais les mots qu'elle prononça m'en avaient empêché:

— Sirius, cette potion était destinée à ta mère. C'est bien elle, Lavinia Black, n'est-ce pas? Ce nom était écrit sur le flacon dans lequel j'ai versé la potion.

Je n'avais pas répondu. On aurait pu croire que cette nouvelle ne me faisait ni chaud, ni froid, mais ce n'était pas le cas. En fait, je n'avais pas su trop quoi penser.

Le lendemain, j'étais allé me renseigner à Sainte-Mangouste. Et j'avais appris qu'effectivement, ma mère avait un cancer. Une tumeur à la colonne vertébrale. Elle ne guérirait pas. Il lui restait, au plus, quatre ou cinq ans à vivre.

J'étais donc potentiellement orphelin. Ça m'était égal, j'avais vingt ans. Mon père avait quitté la maison un jour, personne ne savait vraiment pourquoi, et il avait totalement disparu dans la nature. Et en juillet, mon frère était mort. Il avait rejoint un temps les partisans de Voldemort, mais il avait fini par se dégonfler, comme toujours. Sauf que cette fois, ça lui avait coûté la vie.

J'avais repensé à tout ça en allant travailler, et, en entrant dans le ministère, j'avais pris ma décision. Ça faisait un an que j'en avais envie, mais j'avais toujours eu un peu peur des conséquences. J'avais craint que, bien qu'ayant été banni de ma famille et privé de mon héritage quatre ans auparavant, ma mère ne se mêle de ça pour essayer de m'atteindre et de se venger de moi. Mais cette fois, c'était fini. Elle était malade, et elle ne pourrait pas m'empêcher de régler cette formalité qui me tenait à cœur: épouser Antje.

J'avais commencé par en parler avec James et Lily. Ils se montrèrent tous les deux enthousiastes. Mais j'avais décidé d'attendre avant de faire ma demande à la principale intéressée. D'attendre le jour de Noël. Parce que ce jour-là, ça ferait cinq ans que notre histoire avait vu le jour.

Une histoire avec ses hauts et ses bas. Nous avions même failli rompre, juste avant que je ne quitte Poudlard. Je devais suivre une formation pour devenir Auror juste après l'école, et Antje ne voyait pas ça d'un très bon œil. Elle avait peur. Les disputes étaient fréquentes. Et finalement, alors que nous étions à un cheveu de nous séparer, elle comprit que je ne changerais pas d'avis sur ma carrière, et elle décida de respecter mes choix. La réconciliation avait été intense et tendre, et j'avais, de mon côté, réalisé que j'aurais fait une grosse bêtise en la laissant partir. Que ç'aurait été comme si je m'étais coupé un bras à moi-même. J'aimais tellement cette fille qu'elle était comme une partie de moi.

J'y avais longuement repensé, à notre histoire. À tout ce que nous avions vécu. J'avais repensé à James et Lily, qui ne s'étaient mariés que deux ans après avoir commencé à sortir ensemble. Epouser Antje me semblait la plus belle façon de prolonger notre histoire. Certes, nous avions eu, surtout au début de notre relation, un peu trop de problèmes pour que ce soit honnête. Mais à présent, nous étions adultes, et rien, pas même la guerre et les horreurs qui se multipliaient dans la communauté sorcière, ne pourrait nous empêcher de nous marier, d'avoir des enfants. Comme les gens normaux.

Quelques jours avant les vacances, j'étais allé avec James acheter une bague de fiançailles à Antje. Mon meilleur ami s'était foutu de ma poire comme jamais, et j'avais dû dégotter des trésors de patience pour ne pas lui flanquer un ramponneau. Lily n'aurait certainement pas apprécié de le voir rentrer avec un cocard. J'avais choisi un anneau d'argent décoré d'étoiles et de croissants de lune. Quelque chose de simple et joli. La bague me fut vendue dans une petite boîte de velours noir. Celle-là même que je glissai ce matin-là sous l'oreiller d'Antje, tandis qu'elle dormait encore.

Je n'osais pas la réveiller. Je préférais rester là, étendu sur le dos, à réfléchir au passé, à l'avenir. À Lily, qui était enceinte, déjà. James était fier comme un pou, mais qui avait aussi un peu peur, parfois. Nous vivions vraiment dans une époque pourrie.

Je ne savais pas comment j'allais formuler ma demande. Peut-être devrais-je exprimer les choses simplement. James en avait fait des tonnes quand il avait demandé Lily en mariage. Mais que voulez-vous, c'est James. En faire des tonnes, ça fait partie de sa personnalité.

Les minutes s'égrainaient, mon trac augmentait, et Antje dormait toujours. Etendue sur le côté, elle me tournait le dos. Je n'aimais pas quand elle le faisais. J'aimais qu'elle soit dans mes bras. Mais si je tendais la main pour la toucher, elle se réveillerait. Et je ne pourrais plus reculer.

Je me tournai dans le lit, me roulai en boule au creux des draps comme je le faisais étant gamin, et essayai de gagner du temps en dormant un peu. Mais le sommeil ne venait pas. Je ne sais pas combien de temps s'était ainsi écoulé quand je sentis un mouvement près de moi, et une voix, toujours cette voix de gamine un peu rauque, qui me murmurait dans le creux de l'oreille:

— Joyeux Noël, Sirius.

Je la serrai contre moi, et l'embrassai doucement. Puis les choses se passèrent le plus naturellement du monde. Je lui pris la main, et la glissai sous l'oreiller, là où se trouvait la petite boîte. Elle fronça les sourcils en sentant l'écrin de velours sous ses doigts. Elle le prit dans sa main, et le regarda d'un air circonspect:

— Joyeux Noël, lui dis-je.

— Qu'est-ce que c'est, demanda-t-elle.

— Tu n'as qu'à regarder.

Elle ouvrit la boîte, et la vue de la bague amena un air abasourdi sur son visage. Je repris doucement la main de ma petite sauvageonne dans la mienne:

— Anna, lui demandai-je. Veux-tu m'épouser?

Elle ne répondit pas tout de suite. Ses yeux papillonèrent un moment, puis une larme roula sur sa joue. Je l'essuyai du bout des doigts:

— S'il te plaît, dis-je.

— Sirius, bafouilla-t-elle. Tu viens de me demander — à moi — de me marier avec toi?

— Ben oui, fis-je, me sentant soudainement un peu crétin.

Antje ravala ses larmes. Elle regarda un moment d'un air rêveur la bague qu'elle tenait toujours entre ses doigts. Puis elle dit lentement:

— Je ne m'y attendais pas du tout, Sirius. Je croyais que tu n'y pensais même pas, alors je n'y pensais pas non plus. Je trouve qu'en ce moment, ce n'est pas une bonne période pour se marier. Il se passe trop de choses horribles. J'aimerais qu'on attende un peu avant de le faire. Mais c'est oui. J'accepte avec plaisir de me marier avec toi.

Sa voix se brisa en prononçant les derniers mots. Je pris l'anneau, et le glissai à son doigt. Puis je la serrai dans mes bras, très fort. Ma sauvageonne, mon amante, ma douce. Ma presque épouse. Elle me rendit mon étreinte, et je lui murmurai de douces bêtises à l'oreille. Puis elle fit quelque chose dont elle n'avait pas l'habitude: elle mit des mots sur ses désirs. Nouant ses jambes autour de mes hanches, elle souffla:

— Je te veux, Sirius. J'ai envie de toi.

Ainsi donc, en ce matin de Noël, j'offris à ma future épouse un avant-goût de notre nuit de noces. Et quand, épuisé, je m'endormis tout contre elle, la tête dans le creux de ses seins, l'avenir me parut lumineux.

Digne des rêves.

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