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Books » Harry Potter » C'était pas son jour!
Nyctalope
Author of 15 Stories
Rated: T - French - Humor/Romance - Sirius B. & Severus S. - Reviews: 235 - Updated: 01-04-09 - Published: 08-31-04 - id:2037853

Hello!

Voici la suite de "C'était pas son jour"! Elle a tardé, et j'en suis désolée, mais j'ai eu du mal à écrire ce chapitre... J'espère qu'il vous plaira! La fin est très très proche. Je pense, comme je vous l'avais dit, faire une fin heureuse et une plus "réaliste" un peu tristoune. J'attends vos avis sur la question!

En attendant, bonne lecture! (ce chapitre est déconseillé aux moins de 18 ans :D)


Chapitre 19 - La peinture, c'est sexy!

Une fois n'est pas coutume, Sirius émergea de son sommeil avant que le réveil ne sonne. Il grogna, referma les yeux et se colla à Severus. Qu'il ne trouva pas. Ce manque de chaleur humaine et la vacuité du lit finirent de le réveiller totalement. Il se redressa et scruta la chambre. Aucune trace de Severus. Il souffla comme il savait si bien le faire et se leva. Il allait partir à la recherche de Severus lorsqu'il remarqua le papier posé sur le bureau. Il fut rassuré de reconnaître l'écriture de son compagnon :

« Je n'arrive pas à dormir et je ne veux pas te réveiller. Tu me retrouveras à la maison, quitte à ne pas trouver le sommeil autant avancer la peinture.

A tout à l'heure.

Severus »

Rassuré, Sirius décida de commencer sa journée par une bonne douche. Puis, afin de gagner du temps, il prépara la cantine pour le petit-déjeuner. Il eut le temps de lire un peu avant le réveil des enfants. Tout se passa sans encombre, excepté la petite Mary qui vit son croissant disparaître dans la bouche de John, ce qui fut le départ d'une mini bataille à table. La routine quoi... Une fois les bols débarrassés il salua Mathias, lui rappela que c'était LE grand jour (comme si le petit garçon ne se souvenait pas qu'il allait découvrir le monde sorcier dans l'après-midi !) et prit la direction de la maison.

Arrivé devant la porte, il fut assailli par l'odeur de la peinture fraîche. Il ne prit pas la peine de sonner avant de pénétrer dans le hall d'entrée.

Severus, tout à sa peinture, ne l'entendit pas entrer. Sirius décida de profiter un peu de la vue. En effet, malgré l'heure matinale il faisait déjà chaud et Severus avait retiré son tee-shirt, chose qu'il n'avait pas fait la veille. Par pudeur sûrement, pensa Sirius. Quelques gouttes de peinture tachetaient ses épaules tandis que la sueur perlait le long de sa colonne vertébrale. Sirius trouvait ça terriblement viril et avait peur de ne pas pouvoir se contrôler s'il continuait d'espionner son compagnon de la sorte. Il s'approcha de lui en douce et le fit sursauter lorsque ses mains se posèrent sur ses hanches.

- Hé Sev, n'aie pas peur comme ça, ce n'est que moi !

Sirius ponctua sa phrase d'un tendre baiser sur la joue de Severus. Ce dernier, soulagé se blottit dans les bras de Sirius, à sa grande surprise.

- Tu n'as pas l'air dans ton assiette, qu'est-ce qui t'arrive ?

Devant l'air hésitant de Severus, Sirius continua :

- Je vois bien que quelque chose te tracasse, tu ne devrais pas…

Il fut arrêté en plein milieu de sa phrase par un fougueux baiser de Severus auquel il se fit un plaisir de répondre.

- Sirius, je préfère en parler plus tard d'accord ? Pour le moment…

Severus ponctua ses dires d'un baiser on ne peut plus explicite. Les premiers assauts étaient sauvages. C'est comme si Severus avait autant besoin des baisers de Sirius pour vivre que d'oxygène. Comme si sa vie en dépendait. Comme si c'était la dernière chose qu'il faisait. Ses mains passèrent sous le tee-shirt de Sirius tandis que sa respiration se faisait saccadée. Sirius pencha la tête en arrière, les yeux fermés. Severus en profita pour explorer son cou. Sentir le souffle chaud de Severus contre son cou, puis derrière son oreille, tandis que des mains maladroites tentaient de lui retirer son tee-shirt le firent gémir. Il recula d'un pas. Severus étouffa un grognement de protestation tandis que Sirius ôtait lui-même le vêtement. L'animagus se colla de nouveau à Severus et ne put s'empêcher de lui murmurer :

- Je… J'ai tellement envie de toi… Tu comptes beaucoup pour moi.

Severus préféra ignorer la dernière affirmation, continuant son exploration. Ses mains cherchaient avidement un moyen de retirer son jean à son compagnon, tandis que ses jambes les entraînaient tous deux vers le canapé du salon.

La tournure que prenaient les évènements se révéla tout à fait du goût de Sirius qui décida d'aider Severus, de peur que la moindre difficulté ne le fasse changer d'avis. Lorsque son jean se retrouva à ses chevilles, Sirius trébucha et tomba sur le divan. Severus l'aida à se dépêtrer de son pantalon puis le rejoignit sur le canapé. Sirius, sur le dos, était dominé par un Severus haletant. Ce dernier le fixait tout en calmant sa respiration, et Sirius en fut un peu mal à l'aise. Il avait l'impression que les yeux sombres du Maître de potions essayaient de voir à travers lui. Il se sentait… transparent. Pas invisible aux yeux de son compagnon mais plutôt sans aucun secret pour lui. Pourtant, il ne savait pas tout de lui, ils évitaient en général de parler de leur passé, souvent douloureux. C'était la première fois qu'il se sentait aussi nu devant quelqu'un, c'était une sensation assez déplaisante.

Severus sourit et Sirius soupira, rassuré. Il se redressa sur les coudes afin de frôler la bouche tant désirée. La main de Severus se perdit dans les cheveux de Sirius tandis que leur baiser s'éternisait. D'un coup de hanches, Sirius inversa les rôles et ne manqua pas de les faire dégringoler du canapé au passage, mais aucun des deux ne s'en offusqua. Tous deux étaient bien trop occupés avec leurs deux mains et leur bouche. Afin de ne pas brusquer son compagnon, Sirius débuta une légère descente de ses mains le long du torse glabre de Severus tout en continuant de picorer son torse de baisers. Lorsqu'il arriva enfin à la boucle du jean de Severus, Sirius jeta un regard à Severus, comme pour demander son approbation. Les yeux fermés de ce dernier ainsi que ses légers soupirs répondirent à sa place. Sirius s'enhardit. Tandis que ses mains s'acharnaient sur le jean de Severus, sa langue jouait à tracer de fines arabesques sur le bas-ventre de son compagnon. Il parvint enfin à retirer son pantalon. La vue de la bosse qui déformait le caleçon de son compagnon excita Sirius. Cependant, il ne put prendre le temps de regarder le résultat de ses jeux de langue car Severus rouvrit les yeux, comme pour montrer son impatience. Sirius ne se fit pas prier. De nouveau il laissa courir ses lèvres le long de fines lignes imaginaires, ses mains glissaient le long des épaules de Severus, puis de ses flancs. Il s'arrêta sur le caleçon de Severus et allait le retirer quand ce dernier l'arrêta :

- Ecoute, je… je préfèrerais qu'on aille dans la chambre…

Soulagé de ne pas entendre une énième fois les excuses de Severus associées à un refus, Sirius se leva prestement et aida Severus à en faire de même. Ce dernier en profita pour reprendre le dessus. Il poussa Sirius devant lui non sans en profiter pour admirer son dos. Il ne savait pas pourquoi mais il adorait le dos de Sirius. Ce dernier se retourna afin de voler un baiser à son compagnon puis se laissa pousser jusqu'à la chambre. Il s'allongea sur le lit et essaya de se calmer. Visiblement, Severus voulait prendre les choses en main, il fallait qu'il arrive à le laisser faire, à se laisser dominer. Ce n'était pas son rôle favori mais il était prêt à tout pour Severus. Il regarda ce dernier et poussa un soupir mêlant désir et douleur lorsque Severus s'assit sur ses cuisses, effleurant son érection confinée dans son caleçon. Les mains de Severus s'attaquèrent au morceau de tissu et libérèrent le sexe dressé de Sirius. Il sembla un peu perdu à sa vue puis reprit vite le dessus. Il embrassa sauvagement Sirius tandis qu'une de ses mains entama un lent va-et-vient autour du sexe dressé de son amant. Ce dernier gémit et tenta de coordonner ses mouvements pour retirer à son tour le sous-vêtement de Severus, qui l'aida de bonne grâce. Une fois nu, Severus eu un moment de doute qu'il chassa d'un léger signe de tête. Il s'allongea contre Sirius, prenant bien soin d'éviter son sexe, et le regarda intensément. Puis il se colla à lui d'un mouvement rapide. Sirius retint un faible gémissement lorsqu'il sentit le sexe dressé de Severus se frotter au sien. Son souffle s'accéléra lorsque la bouche de Severus se perdit du côté de son nombril. Le souffle chaud de Severus au-dessus de son sexe fit se cambrer Sirius. Il voulait qu'il prenne son sexe en bouche, qu'il joue avec, qu'il entre en lui… Il était fou de désir. Mais Severus semblait s'en amuser. Il soufflait légèrement sur le sexe gonflé de son amant tout en caressant son aine. D'un coup de rein involontaire, Sirius effleura la bouche de Severus de son sexe. Ce dernier, voyant que son compagnon en mourait d'envie, n'hésita plus. Il prit le sexe de son amant à pleine bouche tout en caressant ses testicules, envoyant une décharge de pure extase dans le corps de Sirius. Il le relâcha et se contenta de frôler le gland de Sirius avec sa langue. Il voulait jouer ? Il allait être servi ! Il alternait frôlements et caresses avant de reprendre le sexe gonflé dans sa bouche. Sirius ne tenait plus, il avait peur de ne pas pouvoir se retenir mais à chaque fois Severus arrivait à faire durer le plaisir.

- Sev, murmura Sirius entre deux gémissements… Laisse-moi faire… Pour toi.

Severus refusa d'un hochement de tête. Il ne se sentait pas encore capable d'être aussi vulnérable.

- Alors prends-moi.

Le Maître de potions se redressa, et farfouilla dans le tiroir de la table basse. D'une voix rauque il demande :

- Tourne-toi s'il-te-plait… J'aimerais voir ton dos.

Sirius ne chercha pas à comprendre et s'exécuta. Pendant ce temps, Severus s'enduisit les mains de vaseline tout en observant le dos musclé de Sirius. Sirius sursauta lorsqu'un doigt se fraya un passage dans son intimité, se mouvant délicatement afin de ne pas le blesser. Il sourit lorsqu'il se rendit compte que son amant avait pensé à tout. C'était typiquement lui. Il arrêta de sourire quand un deuxième doigt le pénétra. Il gémit en se mordant la lèvre lorsqu'un troisième doigt rejoignit les deux précédents. La main gauche de Severus caressait en douceur les omoplates de son amant, tandis que sa main droite faisait de longs va-et-vient. Sirius grogna lorsque tout ce petit monde disparut de son corps. Il allait protester quand il sentit le sexe de Severus contre son anus. Ce dernier le pénétra tout doucement, un peu timide. Il savait que Sirius avait, comme lui, un long passif de célibataire. Il ne voulut pas le brusquer. Mais Sirius lui fit comprendre d'un mouvement de bassin qu'il n'attendait qu'une chose : qu'il soit en lui. Severus n'hésita plus. Sirius ne put retenir un cri lorsqu'il sentit que Severus était entièrement en lui. Severus s'enhardit en gémissant. Il avait tellement envie de Sirius, et ça y était, il le possédait complètement. Personne ne pourrait jamais leur enlever cela.

Le bassin de Severus commençait à avoir des mouvements désordonnés, tandis que ses mains occupées avec le sexe de Sirius semblaient avoir une vie propre. Sirius jouit. Severus ne tarda pas à le rejoindre sur les chemins de l'extase. Tous deux s'effondrèrent sur le lit, exténués par tant de plaisir.

A la grande surprise de Sirius, Severus se blottit contre son torse. Sirius resserra son bras libre sur lui, d'un geste protecteur.

Severus fut le premier à rompre le silence :

- Je… Je tiens beaucoup à toi. murmura-t-il, un peu honteux devant tant de faiblesse.

- Moi aussi… Je te remercie pour ces dernières semaines, un peu de bonheur ne fait jamais de mal.

Sirius ponctua sa phrase d'un baiser.

Ils restèrent ainsi quelques minutes. Alors que Sirius allait de nouveau parler, Severus se leva sans crier gare et remit son caleçon en expliquant à Sirius :

- Il faut qu'on finisse la peinture du hall d'entrée, et qu'on se dépêche, sinon on va être en retard à l'orphelinat.

Sirius soupira devant la façon triviale dont son compagnon évitait toute conversation un peu sérieuse mais s'exécuta. Il voulut peindre complètement nu mais le regard désapprobateur de Severus le fit se rhabiller. Ils finirent rapidement de passer un coup de pinceau dans le hall d'entrée et rejoignirent l'orphelinat. Sirius ne cessait de fixer Severus, qui regardait dans le vague d'un air inquiet.

Ils devaient s'occuper du repas de midi après quoi ils se déguiseraient, laissant à Eléonore le soin de maquiller Sirius, puis ils prendraient la route du chemin de traverse. Sirius savait que c'était ce dernier point qui inquiétait son amant. Après réflexion, lui non plus n'était pas rassuré…


A suivre...

N'oubliez pas de me donner votre avis!

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