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Yami Aku
Author of 34 Stories

Rated: T - French - Mystery/Romance - Draco M. & Harry P. - Reviews: 76 - Updated: 10-06-06 - Published: 09-29-04 - id:2076056

New world.

Base : HP

Genre : Mystère, romance, slash Yaoi donc les homophobes du vent ! Euh y aura aussi des scènes plus hard dans la suite, donc je vous préviens avant ! Quoi d'autre, voyons voir, ben vous le découvrirez en lisant la suite !

Disclamers : Et ben non, sont pas à nous, hélas, enfin heureusement pour eux ! Lol !

Note : KIOUUUU ! Voilà un nouveau chapitre, très long à venir mais enfin là. Promis le suivant sera moins long. Il faut absolument que nous nous organisions correctement avec nos chapitres sinon ça donne des délais impossibles. Enfin, on s’excuse platement pour ce délai plus que long. Et puis on remercie ceux qui continuent à croire en cette histoire.

Résumé : Draco et Harry se sont fait punir à cause d’une bagarre qu’ils n’avaient même pas déclenchée eux-mêmes. Se retrouvant au nettoyage d’une salle inconnue, Draco va être attiré par la sphère qui se trouve au centre, tentant de l’empêcher de faire une bêtise, Harry l’attrape et ils se retrouvent tous les deux au manoir Malfoy où cette fois-ci ils font une rencontre plus qu’étrange. S’en suit la rencontre avec une autre sphère qui les propulse dans un autre monde sous le regard d’une jeune fille translucide ressemblant étrangement à Narcissa qui a mystérieusement disparu. Dans cet autre monde sans leur magie, ils font la rencontre de personnes bienveillantes qui leur accordent asile, seulement, le village est attaqué. Harry défendra Draco et tuera l’un des assaillants grâce à l’épée d’une mystérieuse personne. Errant ensuite dans une forêt, ils feront une étrange rencontre où Draco devra faire face à l'Ancien. Après une longue lutte, l'accès leur sera montré afin de quitter cet endroit.

Entre mystère tournant autour de Narcissa, rébellion au sein de Naya, recherche de la jeune fille qui pourra engendrer la perte du roi, comment Harry et Draco arriveront-ils à rentrer chez eux?

Résumé du chapitre précédent : Le professeur Carim Wey apprend de la bouche du plasma de Narcissa qu’il n’est pas de ce monde et que son vrai nom est Ciam. Il est en réalité le protecteur de la princesse de Naya, Narcissa qui a dû fuir son royaume avec lui il y a longtemps afin d’éviter de mettre son pouvoir aux mains d’une personne malveillante. C’est ainsi que par la sphère, ils se sont retrouvés chez les Black, et ont été ainsi intégrés au monde sorcier. Recouvrant la mémoire, Ciam part avec Narcissa pour aider Harry et Draco.

De leur côté Harry et Draco ont quitté la forêt en compagnie de Nympha, une petite luciole. Ils retrouvent Ben et toute sa famille accueillis par un autre village. Alors que Harry fait la promesse à Draco de le protéger avec pour témoin la lune, le blond se fait enlever ainsi que la petite Margot par les pillards. L’étrange pirate apparaît alors et propose de nouveau à Harry de devenir membre de son équipage. Le brun accepte. Et accompagné du jeune Timy, ils se rendent à l’aube au navire corsaire.

Bonne lecture

Chapitre 6 : Fierté.

Le navire flottait tranquillement au gré des vagues, beaucoup de monde s’afférait sur le pont afin de maintenir le cap vers le port de Sylphe.

Le capitaine du navire hurlait à ses matelots les tâches à effectuer rapidement, sous un soleil de plomb.

Plus bas, dans la cale, bercée par le tangage du navire, une enfant était assise contre la coque, pleurant silencieusement son malheur. Elle avait repris conscience peu de temps après que l’ancre n’ait été levée, et elle attendait à présent que l’autre captif se réveille, mais il ne le faisait pas. Alors elle avait peur toute seule.

En effet, allongé à même le sol, Draco dormait d’un sommeil difficile. Il n’arrivait pas à ouvrir les yeux tout simplement parce qu’il était enfermé dans son rêve.

Il se revoyait enfant, courant dans le parc du manoir Malfoy, ne faisant attention à rien. Le manoir était grand, son parc encore plus et s’étendait assez loin pour qu’il puisse mettre du temps à le parcourir. Et surtout, possédait une roseraie sublime, sa mère aimait tant les fleurs, elle avait les doigts faits pour les entretenir.

Il la revoyait, là, à genoux dans l’herbe fraîchement coupée, sa robe étalée impeccablement autour d’elle, ses cheveux tombant soigneusement dans son dos. Elle était si belle.

Et pourtant, une ombre venait tacher ce beau tableau, son regard, il était voilé et triste. Il s’en souviendrait toujours. Elle touchait les pétales de la rose blanche en face d’elle avec délicatesse, et mélancolie. Comme si elle se souvenait de quelque chose de par ces fleurs.

Et puis, il y avait ce quelque chose qui l’entourait, cette aura d’apaisement qui la rendait telle qu’elle était. Une femme merveilleuse.

Il cligna des yeux avant de se ruer sur elle, venant se mettre dans ses bras.

- Mère, mère, que faites-vous ?

Narcissa regarda son fils avec un grand sourire avant de lui montrer la fleur.

- Je regardais sa beauté.

Il pencha la tête sur le côté, essayant de voir ce qu’on pouvait trouver de beau dans une fleur, pour venir les contempler des heures et des heures durant.

- Vois-tu Draco, elles sont apaisantes. Lorsque je me trouve ici, j’oublie tout ce qui se passe ailleurs.

- Hum… En tout cas ça sent bon.

- Tu apprendras toi aussi à regarder la nature.

Il avait alors souri, et Narcissa d’un geste souple avait cueilli une rose, retirant une à une les épines, elle lui avait mis dans les cheveux.

- Mère…

- Chut, cette rose te ressemble Draco, elle est aussi pure que ton cœur.

Draco n’eut pas le temps de se remémorer la fin, qu’il se sentait revenir à la réalité. Le bruit des vagues venant heurter la coque commença à le faire sortir de ses songes. Maugréant contre le bruit qui le réveillait, il sentit petit à petit tout son corps lui faire mal.

La douleur qui parcourait ses membres lui fit ouvrir les yeux. La première chose qu’il remarqua, fut l’odeur aigre qui l’entourait, ainsi que celle de la paille moisie et du sel.

Il se releva doucement, essayant d’étirer ses membres pour se dégourdir, il voulut se lever mais heurta le bois.

- Aïe !

Il se massa la tête, c’était bas ici. Il fit rapidement le tour de la cale pour tomber sur le corps de Margot complètement recroquevillé dans un coin. Elle avait apparemment froid et peur. Rapidement sa mémoire lui revint, il s’était fait capturer et ils avaient embarqué la jeune fille avec lui.

Se déplaçant à quatre pattes, il tenta de la rejoindre en évitant de rouler dans l’autre sens à cause du mouvement de l’eau sous la proue. Il y arriva enfin, il n’avait pas vraiment le pied marin et il espérait en plus ne pas avoir le mal de mer, ce qui était parti pour être le cas dans peu de temps si ça continuait à tanguer autant.

Margot releva la tête en sentant la main de Draco sur la sienne, elle avait entendu un bruit, mais n’avait pas voulu croire que c’était lui. Et maintenant elle pouvait voir son doux visage tenter de lui faire un petit sourire pour la rassurer. Elle se calfeutra dans ses bras protecteurs.

- J’ai peur.

- Chut…Je suis là…

Ces mots, il n’aurait vraiment jamais pensé les prononcer un jour. Il n’avait pas l’habitude de prendre soin de quelqu’un d’autre que de lui-même, et encore, il n’était pas capable de le faire correctement vu qu’Harry avait été obligé de le faire pour lui. Soupirant, il passa une main lente dans le dos de la fillette qui se laissa aller dans ses bras.

Il entendit sa respiration se faire de moins en moins forte, signe évident qu’elle avait dû s’endormir. Il soupira en posant sa tête sur le bois humide derrière lui. La cale était vraiment un endroit où personne n’aimerait être enfermé. Il en fit rapidement le tour du regard et remarqua qu’il n’était pas tout seul.

Mis à part des rats, il y avait d’autres captifs, tous recroquevillés dans des coins, attendant ce qui devait arriver. La vente. Il reconnut certaines personnes venant du village de Margot, notamment la femme qui avait laissé son fils se faire enlever par ces immondes bestioles. Après, ça devait être d’autres personnes de villages voisins et pillés.

Il n’eut pas le temps de se rendormir, la trappe s’ouvrit pour laisser passer tout d’abord une grosse ombre, puis la silhouette s’affina pour laisser place à un homme de la quarantaine, une carrure assez forte, des vêtements représentant son statut de capitaine, un pistolet à la hanche. Ses cheveux étaient ébouriffés et sa moustache lui donnait un côté farouche.

- Je vois que tout est calme ici, c’est bien.

Sa voix était rocailleuse, ce qui en fit trembler plus d’un. Il passa sa main sur son menton semblant réfléchir.

- Bien, la traversée est encore longue et j’ai besoin de compagnie.

Ses yeux étincelèrent et un sourire pervers se forma sur ses lèvres. Il continua son avancée alors que beaucoup se tassaient dans un coin sombre pour être oubliés. Draco resserra son étreinte sur Margot, même s’il jugeait que l’homme ne s’attaquerait pas à si jeune, il se devait tout de même de la protéger.

Le regard du capitaine des pilleurs s’arrêta sur lui et son sourire s’effaça.

- Toi, je te tiens à l’œil, ne tente rien ou je me chargerai de ton exécution. Ta tête peut rapporter gros.

Draco soutint le regard de l’homme, ses yeux bruns contre ceux argent, il détourna la tête rapidement pour attraper une jeune femme pas loin. Il ne supportait pas le regard de ce gamin, il était trop bizarre pour lui. Un étranger peut-être même sûrement, seulement, ses yeux étaient bien trop irréels pour lui.

La jeune fille se mit à crier, à implorer qu’on la laisse mais il la tenait fermement. Personne ne bougea pour l’aider. Draco aussi, il se contenta de garder ses mains sur les oreilles de Margot pour que celle-ci n’entende pas le vocabulaire plus que châtié de la demoiselle. La trappe se referma, les replongeant dans un silence de mort.

Draco soupira, ça allait devenir compliqué. Il ne connaissait pas ce pays, il ne connaissait pas leurs mœurs, le pourquoi de ses agissements. S’il y avait bien un roi, il aurait dû depuis longtemps empêcher de telle chose. Mais dans ce cas, pourquoi ne faisait-il rien ? Il avait bien compris que le peuple n’avait plus confiance en lui, il ne l’aimait pas. Alors en tant que roi il se devait de regagner leur confiance. C’était ainsi qu’il devait jouer de son rôle.

Un roi était un protecteur pas un bourreau.

La trappe s’ouvrit de nouveau, mais cette fois ce fut un homme plus jeune et plus fluet qui entra, portant un plateau avec de l’eau et du pain.

- Voilà de quoi vous nourrir, il serait bête que vous mourriez avant que nous ne soyons arrivés.

Il eut un rire avant de disparaître de nouveau. Les captifs s’avancèrent doucement avant de prendre de quoi manger. Draco regarda l’apparence de l’eau, il fit la moue et la donna à Margot. La jeune fille fit moins la fine bouche et avala le contenu. Puis elle se rua sur le morceau de pain que lui tendait Draco.

Il ne comprenait pas comment elle pouvait manger ça, mais il savait bien qu’à un moment ou un autre il serait obligé de manger. Quoique s’il arrivait à se laisser dépérir, il ne vaudrait plus grand-chose. Regardant le plafond de la cale, il laissa le roulis des vagues le bercer et il s’endormit.

Le voyage se passa lentement, bien trop lentement pour les prisonniers. La nourriture n’était pas ce qui leur permettait de tenir vraiment le coup, ensuite l’odeur de la cale en avait déjà fait vomir plus d’un, quand c’était le repas évidemment, mais le plus souvent, c’était de la bile. Les filles passaient les unes après les autres dans le lit du capitaine, la motivation qui les prenait à présent était le fait qu’elles avaient le droit à un repas correct une fois dans la cabine.

Draco quant à lui, laissait une bonne partie de sa ration de nourriture à Margot qui ne s’en rendait pas compte, mais il ne pouvait pas la laisser comme ça. Il sentait la faim lui tirailler le ventre et la soif lui prendre toutes ses forces. Seulement, il jugeait que ce qu’il faisait était utile pour la jeune fille.

Le soir, alors que tout le monde dormait, il se permettait d’avoir une pensée pour Harry. Il se demandait ce qu’il était devenu ? S’il s’était lancé à sa recherche ? Ses paroles en haut du rocher lui revenaient en boucle.

Draco, c’est avec comme témoin la lune que je vais te faire la promesse que quoi qu’il arrive, quoi qu’il se passe, je serai là pour te protéger dans ce monde.

Le protéger, et encore à présent, il prouvait qu’il avait besoin de l’être. La trappe le sortit de ses pensées, on venait apparemment chercher une fille.

- Qui vais-je choisir aujourd’hui ?

Margot se serra dans les bras de Draco, celui-ci n’avait plus vraiment la force de la tenir mais il le faisait tout de même. Le regard de l’homme se posa de nouveau sur lui et une lueur étrange vint y luire.

- Hum, je pense changer de registre ce soir. Toi !

Draco trembla, mais l’homme l’attrapa par le bras. Un homme au loin hurla que c’était un monstre car il n’était qu’un enfant. Oui un enfant.

- Taisez-vous.

Il tira Draco hors de la cale, sous les cris de Margot. Le blond avait du mal à marcher mais avait tout de même encore sa fierté. Jamais il ne se laisserait faire de la sorte. Harry lui avait promis de le protéger, mais lui, lui avait promis de faire de son mieux pour ne pas avoir besoin de cette protection. Il donna un coup de griffe au visage de l’homme qui le lâcha. Il dégringola les marches en gémissant de douleur.

- Décidément, tu es vraiment quelqu’un d’indomptable.

Draco recula le plus rapidement qu’il le put vers le fond de la cale.

- En haut tu pourras avoir de la nourriture, du vin, même un bain. Passer une nuit dans un lit au lieu que cette cale sordide et puante.

- Cette cale sordide et puante vaut certainement mieux que votre cabine de débauche sentant le sexe. Votre nourriture doit être plus infecte que le pain que vous nous donnez, le vin pourri par votre avidité et votre lit sentir encore pire que la paille qui occupe cet endroit.

L’homme tressaillit aux paroles du blond, celui-ci n’avait pas peur de lui, il avait dit ça de sa voix calme et froide. Ce ne pouvait pas être un garçon du peuple, ce n’était pas possible, pas avec cette éducation.

- Petit impertinent.

Il leva sa main pour le gifler mais Draco fut tiré en arrière par un des hommes et plusieurs se placèrent devant lui. Les paroles de Draco avaient apparemment sorti de leur léthargie les prisonniers. Le capitaine ne fut pas heureux de se retournement de situation.

- Vous vous rebellez esclaves !

- Nous ne pouvons peut-être pas vous empêcher de nous vendre, mais nous vous empêcherons de souiller un enfant.

- Parfaitement, nos filles y sont passées, vous les avez amadouées mais ça ne marchera pas avec nous.

- Comment osez-vous ? Vous n’êtes que des esclaves.

- Et avant tout des hommes avec notre fierté, nous ne laisserons pas vos sales pattes toucher un enfant.

Le capitaine regarda l’amas qui se trouvait devant le blond, celui-ci était surpris mais il était en même temps content de ce qu’il avait fait naître dans le cœur de ces hommes si désespérés au départ. Margot vint se jeter dans ses bras pour montrer qu’elle aussi ne laisserait pas l’homme emmener son Draco. Le capitaine fut forcé de rebrousser chemin.

- Si c’est ainsi que vous réagissez, votre ration sera diminuée. Ne vous en prenez qu’à vous.

La trappe claqua et tout le monde se détendit. Les femmes n’étaient pas du tout d’accord avec l’attitude des hommes. Elles qui avaient à loisir le pouvoir d’être correctement traitées, on le leur enlevait, pourquoi ? Pour un jeune puceau.

- Vous êtes contents de vous ?

- On va être sous nourri.

- On va crever de faim encore plus.

- Vous ne réfléchissez donc jamais lorsque vous agissez ?

Draco n’en croyait pas ses oreilles, ses femmes préféraient être souillées plutôt que de se battre pour leur liberté. Un homme, celui qui l’avait tiré pour le sauver des pattes du capitaine répondit à leur plainte.

- Vous auriez donc préféré qu’on laisse cet enfant aux mains de cet homme ?

- Au moins, il aurait été nourri correctement.

- Et violer en contrepartie.

L’homme avait hurlé ces mots de façon à se faire correctement entendre. Et surtout faire taire les murmures du côté des femmes.

- Vous êtes des femmes, pour la plupart vous avez des enfants. Auriez-vous laissez votre fils se faire violer par cet homme pour de la nourriture ?

Il y eut un silence pesant entre les protagonistes.

- Si ça lui permettait d’être sauvé, peut-être. Mais ce n’est pas notre fils. C’est un étranger.

- Et…

Draco avait posé sa main sur l’épaule de l’homme, cela ne servait à rien de le défendre de la sorte. Elles ne voulaient pas le comprendre. Il s’avança pour être dans le peu de lumière que produisait la petite lampe près de la trappe. Ses cheveux blonds étaient collés à son front à cause de la chaleur et de l’humidité du lieu, ses yeux prenaient une étrange teinte avec la lumière mais ils ne cillaient pas.

- Je comprends que vous auriez préféré que je suive cet homme et ainsi vous permettre de continuer la traversée sans de quelconques autres soucis comme ceux que nous avons eus jusqu’à présent. C’est égoïste de votre part et je ne vous en veux absolument pas de l’être. Je le suis aussi vu que j’ai refusé de me laisser entraîner en sachant parfaitement que sa fureur se ferait ressentir ensuite.

- Alors…

Draco ne laissa pas la jeune femme continuer, gardant toujours sa voix froide et calme.

- Seulement, avant tout j’ai ma fierté. En tant qu’Homme, comme vous, comme eux, j’ai ma propre fierté qui fait en sorte que je ne me laisse pas marcher sur les pieds.

- Tu n’es qu’un enfant.

- Et alors, pensez-vous que dans ce contexte on puisse parler d’enfant ? Je suis jeune, je suis étranger, mais j’ai faim, je suis dans cette cale, et je vais être vendu tout comme vous. Ce corps est le mien, c’est à moi de choisir ce que je veux en faire. Et il est hors de question que cet homme ne l’utilise pour son plaisir sexuel.

Un rire hystérique se fit entendre et une voix féminine le suivit.

- Tu vas être vendu, que feras-tu si ton maître souhaite jouer avec toi ?

Draco avança encore d’un pas pour se retrouver totalement dans la lumière.

- Je n’ai pas d’autre maître que moi. Ma mère m’a donné la vie, c’est un cadeau précieux que je garde pour moi. Je me battrai pour moi-même car elle a tout fait pour me protéger lorsqu’elle était auprès de moi. Je ne peux pas parler de la même chose pour vous. Vous qui avez laissé votre enfant se faire enlever par ces êtres immondes. Vous qui n’avez rien tenté pour faire taire les cris de votre enfant. Vous qui n’avez pas essayé de vous rebeller et de vous battre pour celui que vous aimiez. Avant de blâmer les autres, blâmez-vous !

Il tourna les talons et partit prendre Margot dans ses bras qui pleurait doucement. Il la serra avant de lui murmurer quelque chose pour la calmer. La femme n’avait rien répliqué mais les paroles de Draco l’avaient touchée. L’homme regarda la femme puis le blond avant de revenir à la femme.

Il fit un signe de tête et la pression descendit d’un cran. Le temps passa doucement et Draco finit par s’endormir avec Margot. Ce fut à ce moment là que la conversation reprit entre les adultes. Cet homme qui se nommait Feyrs, était d’un aspect imposant, un visage d’homme mûr et courageux. Il avait des yeux bruns et des cheveux coupés courts, ses traits étaient tirés par la fatigue et son visage était couvert de fines cicatrices montrant qu’il ne s’était pas rendu sans se battre.

- Tu n’aurais pas dû aider cet enfant. Fit la femme qui se prénommait Elysa.

- Et pourtant je l’ai fait. Je pensais que ses paroles t’avaient fait prendre conscience des tiennes.

- Pfff, ce n’est qu’un enfant, comment peut-il savoir ce que nous endurons ? Ce n’est qu’un étranger.

- Oui, un étranger, et pourtant, regarde comment il prend soin de cette fillette. Tu ne l’as peut-être pas remarqué, mais il se prive de ses repas pour elle. Et pourtant, ce n’est pas sa sœur. Ce garçon a du courage et ses paroles sont profondes. Il parle avec son cœur. Il a réussi à réveiller en moi cette fierté que j’avais laissée de côté lors de ma capture.

Elysa tourna la tête pour montrer qu’elle n’était pas d’accord même si au fond elle savait qu’il avait raison.

- Tu le sens n’est-ce pas ?

Elle revint vers l’homme qui fixait Draco de son regard.

- Tu le sens, n’est-ce pas, que ce garçon est différent ?

- Je ne vois pas…

- Il parle des démons sans peur, il ne comprend pas pourquoi nous ne faisons rien contre eux. Nous nous laissons faire depuis des années et c’est un enfant qui nous parle de se battre, qui se rebelle contre ce qu’il devient, qui protège une enfant. Ne serait-ce pas plutôt à nous adulte de le faire ?

Elysa regarda le visage endormi de Draco, Feyrs avait raison, elle devait l’avouer. Elle soupira en se roulant en boule.

- De toute manière à présent, nous n’avons plus le choix.

- Si, nous avons toujours le choix Elysa. C’est seulement à nous de prendre la voie que nous pensons la plus juste.

Un silence accompagna la fin de l’échange, les autres captifs n’avaient rien dit et avaient juste écouté. Mais tout le monde avait compris que quoi qu’ils adviennent, il ne fallait pas oublier qu’ils n’étaient pas des animaux. Ils devaient quoi qu’il en coûte garder leur fierté d’homme. Et c’était un enfant qui leur avait fait comprendre.

Nympha, de la chemise de Draco qu’elle n’avait pas quitté et qu’elle ne pouvait pas de peur de se faire repérer, avait tout suivi. Elle comprenait pourquoi l’ancien avait fait confiance à ce jeune homme, il était spécial.

Les jours défilèrent et le capitaine fut surpris du changement qui s’opéra dans la cale. Plus personne ne se laissait emmener par lui, les femmes avaient trouvé refuge derrière les hommes qui tenaient tête au capitaine, quitte à recevoir un coup de fouet. Simplement, ils savaient tous que si le fouet était trop souvent de sortie, plus personne ne les achèterait. Alors le capitaine ne pouvait pas faire trop de mal.

Draco avait eu par contre un franc sourire en voyant Elysa partager son repas avec lui. Un libre échange avait commencé entre tous les esclaves, chacun avait rangé l’égoïsme dans un coin de la pièce pour survivre avec les autres. Les discussions se faisaient amicales, l’ambiance de terreur qui s’était installée au départ avait diminué.

Feyrs était vraiment heureux de voir que tout allait pour le mieux et que chacun s’entraidait et pourtant la fin du voyage arrivait. La complicité que chacun avait acquis avec un membre ou l’autre des prisonniers allait prendre fin avec l’arrivée au port de Sylphe.

Et ça arriva plus rapidement que prévu. Un matin le bateau accosta et la trappe s’ouvrit. Une voix forte leur fit comprendre qu’il fallait qu’ils sortent de là.

Feyrs passa le premier et Elysa ferma la marche. Lorsqu’ils arrivèrent sur le pont, ils durent se cacher les yeux tellement le soleil les leur brûlait. Mais l’air frais leur faisait du bien. Malgré le fait qu’ils avaient du mal à marcher et que la faim et la soif étaient présentes, ils restèrent serrer les uns aux autres. Les plus en forme aidant les plus affaiblis.

Draco soutenait Margot qui avait vraiment du mal à marcher. Il leva la tête vers le ciel et respira à plein poumons. C’était tellement agréable. Une voix les fit avancer et Draco tourna son visage vers celui en colère du capitaine de les voir si soudés. Celui-ci lui envoya un regard noir et Draco lui répondit d’un petit sourire malicieux ce qui le fit encore plus enrager.

Perdre contre un gamin. Mais il lui ferait quitter ce sourire lorsqu’il le vendrait. Oh que oui, il perdrait son assurance.

Draco observait le port qui s’offrait à lui, il ne s’était jamais rendu dans ce genre de lieu mais il se doutait que ce soit ainsi dans son monde. Des oiseaux ressemblant à des mouettes mais d’un plumage saumon voletaient dans le ciel alors que des personnes passaient devant eux, portant des cages avec de drôles d’animaux, des caisses de bois ou encore des esclaves tout comme eux.

Il y avait un monde fou, de nombreux navires étaient accostés et Draco se sentait vraiment perdu. Autant là où ils avaient atterri avec Harry c’était dénudé, là, c’était tout autre chose. Les personnes avaient ce même trait de caractère du fait que la couleur de leurs cheveux était la même que celle de leurs yeux mais il y avait beaucoup plus de gammes différentes de couleurs. Et notamment mauve violacé.

- Avancez, du nerf esclaves.

Ils obéirent, et passèrent les quais du port pour se retrouver dans une allée qui menait apparemment au centre de la ville. Encore une fois Draco se perdit dans la contemplation de ce lieu, il devait s’en imprégner le plus possible pour ne pas sembler perdu. Et heureusement pour lui, le style architectural faisait penser à celui du chemin de Traverse, les mêmes maisons maladroitement construites, les rues étroites.

Et quand ils déboulèrent sur la place du marché, ce fut un choc. Il y avait une foule immense, des cris leur parvenaient vantant les qualités de tel ou tel esclave, de tel ou tel animal, fruit, légume, viande. C’était énorme, des gens richement habillés passaient à cheval alors que d’autres beaucoup moins riches se promenait un panier au bras.

Des plates-formes plus hautes étaient installées pour les ventes d’esclaves afin que tout le monde puisse les admirer, une milice que Draco reconnut par leur épée et une espèce d’écusson sur leurs vêtements scrutait la foule pour essayer de minimiser les vols et autres chapardages.

- Bien, allez tout droit. La plate-forme numéro 8.

L’équipage fit bien attention de ne perdre personne en chemin. Nympha avait glissé une aile dehors pour observer mais Draco l’avait vite fait rentrer.

- Il faut mieux qu’on ne se fasse pas remarquer pour le moment.

- Hum.

Elle était septique, elle qui n’était jamais sortie de sa forêt découvrait ce monde où l’avidité se faisait sentir. Les gens déambulaient dans les rues sans faire attention à eux, ils n’étaient occupés que de leur propre personne. Margot avait peur et s’accrochait désespérément à Draco, elle ne comprenait pas ces gens. Dans son village tout le monde se parlait, tout le monde souriait, et là, c’était comme si rien ne les liait. C’était donc ça les grandes villes.

- Bien, mettez-vous en rang sur les planches. Plus vite que ça.

Ils montèrent et s’installèrent. Draco ne lâchait pas Margot tout comme Elysa et Feyrs gardaient un œil sur les deux enfants. Ils étaient les seuls assez jeunes du groupe, les plus vieux devaient avoir plus de la vingtaine. Ce qui les soulageait d’un poids, ça voulait dire qu’ils avaient pu échapper au massacre des villages.

- Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs. Vous me connaissez tous déjà. Voici donc le dernier arrivage que je vous ramène d’au-delà les mers. Regardez ces beaux esclaves ! Regardez-les et choisissez.

Draco observa l’agglutinement qui commençait à se former, ça lui donnait envie de vomir. Se faire ainsi regarder comme s’ils étaient des morceaux de viande.

- Tes esclaves ont mauvaises mines. Et ils sont dans un état plutôt déplorables.

- La traversée fut plutôt dure pour nous tous mon bon monsieur. Mais je peux vous assurer qu’ils sont en parfaite forme physique.

Il tira l’un des jeunes sur le côté et lui enleva sa chemise en lambeau pour lui montrer son torse musclé dû au travail dans les champs. L’homme jugea de sa bonne foi et continua de regarder la marchandise. Parce que c’est ce qu’ils étaient, des marchandises.

La journée se passa comme ça, les gens passaient, demandaient à voir et repartaient ou en emmenant l’un d’eux ou en faisant un signe négatif de la tête. Il faisait chaud mais les esclaves restaient soudés malgré les pertes qui se faisaient. Ils savaient de toute manière que quoi qu’il allait se passer, il fallait tenir le coup jusqu’au bout.

Tout allait tourner à sa fin et le capitaine tremblait de rage, il y avait eu beaucoup de propositions pour Draco mais celui-ci avait découragé tous les acheteurs en feignant d’être faible et malade ou alors en faisant bien comprendre qu’il ne quitterait pas Margot. Ils étaient un lot, pas l’un sans l’autre et il pouvait se montrer très persuasif.

Un homme à cheval qui avait observé le manège du blond au fur et à mesure que les ventes s’effectuaient, avait tout d’abord été surpris de voir un esclave avec tant de volonté mais en observant les autres il avait compris que c’était de même pour tous sur cette plate-forme.

Il se baissa pour dire quelque chose à l’homme qui se trouvait au sol et s’avança ensuite avec sa monture vers l’estrade. Il regarda les esclaves restants, ses prunelles se posèrent sur Elysa qui remettait en place une de ses mèches bouclées puis sur Feyrs qui la soutenait en lui souriant, et enfin sur Draco et Margot. La plus jeune somnolait sur l’épaule du jeune homme. Il sentait que ces quatre-là ne se sépareraient sûrement pas facilement.

- Dites-moi, pourrais-je voir cette jeune femme et cet homme ?

Le capitaine hocha de la tête et Elysa et Feyrs s’approchèrent. Malgré la crasse et la fatigue il pourrait en faire quelque chose. L’homme avait une carrure qui pouvait être intéressante quand on savait qu’il avait perdu son dernier homme fort récemment, la jeune femme avait un visage plaisant, elle serait parfaite pour le service.

- Et le petit blond là-bas.

Le capitaine fit un geste de la tête et Draco s’approcha doucement.

- Je vous préviens il est plutôt têtu.

L’homme répondit par un sourire. En approchant Draco détailla l’acheteur, il n’était plus tout jeune, avait les cheveux d’un violet grisonnant, mais il semblait d’un rang plus élevé que tous les postulants avant lui. Il avait de la prestance mais en même temps, il se doutait que c’était quelqu’un qui savait ce qu’il voulait.

- Tourne-toi.

Draco fit un tour sur lui-même, oui ce garçon avait quelque chose dans sa manière d’être. Il lui plaisait beaucoup.

- Je le prends aussi.

- Dans ce cas…

- Je ne pars pas sans elle.

L’homme regarda le visage calme et déterminé du blond. Un sourire vint naître sur ses lèvres.

- J’avais en effet cru comprendre que vous étiez un lot.

- En effet, je ne la laisserai pas ici.

- Tu m’as l’air de l’aimer beaucoup.

- C’est mon devoir d’aîné de prendre soin d’elle.

Ils se regardèrent un moment. L’homme fut surpris de voir les yeux du garçon briller de cette flamme étrangère aux habitants de cette ville.

- Il me plaît ce petit. Bien, combien pour les quatre ?

Le capitaine resta surpris, les quatre ! Il avait bien dit les quatre ! Il prenait la fillette aussi. Draco fit un signe de tête à Margot qui vint rapidement se raccrocher à son bras. Elysa et Feyrs regardaient leur acheteur sans vraiment comprendre non plus. Il avait accepté comme ça de prendre sous son aile Margot qui était bien jeune juste pour avoir Draco.

- Yuni, veux-tu bien t’occuper de l’échange et d’eux ? Je vais rentrer.

- Oui maître.

Un jeune homme, les cheveux légèrement plus bleutés que violets, des yeux de la même teinte, une peau un peu hâlée et un sourire sincère aux lèvres arriva avec une bourse pleine. Il parla quelques instants avec le capitaine et conclut le marché.

- Venez avec moi, je vais vous accompagner à la maison du maître.

Il ne semblait pas malheureux et assez enjoué. Alors qu’ils marchaient tous les cinq dans les rues pour se rendre à leur nouveau domicile, Yuni remarqua que la plus jeune avait du mal à marcher. Il s’arrêta et posa ses prunelles sur Draco qui lui tenait la main.

- Elle est fatiguée, je vais la prendre sur mon dos.

Le blond hocha doucement la tête, il ne trouvait rien de méchant chez cet homme qui comme eux devait être un esclave. Margot se laissa donc installer sur le dos du dénommé Yuni alors que Draco suivait, soulagé d’un poids.

- Vous allez voir, vous serez bien chez Maître Alexander, c’est un homme bon qui ne vous maltraitera pas. Il préfère mettre les choses aux clairs dès le début et ensuite, avoir la confiance de son personnel plutôt qu’une haine aveuglante.

- Tu as l’air d’aimer être esclave.

- Esclave non, vous verrez, chez lui, on n’est pas esclave, on est une sorte de grande famille. Mais je vous préviens tout de même, beaucoup de personnes n’aiment pas notre maître, alors soyez vigilants.

Elysa et Feyrs se regardèrent avant de tourner leurs yeux vers Draco qui s’était arrêté et laissait son regard errer sur la mer. Du haut de la petite colline où il se trouvait, il avait une vue imprenable sur cette étendue d’eau. Il tendit la main vers le soleil couchant.

- Je t’attendrai.

Et sur ces mots, il se remit en marche.

A Poudlard

Les cours avaient débuté depuis dix bonnes minutes mais personne n’avait encore vu le professeur Wey. Lui normalement jamais en retard n’était pas présent à son bureau pour donner son cours. Ce n’était pas normal. Alors comme toute préfète qui se respecte, Hermione s’était déléguée pour aller prendre des nouvelles auprès de leur directrice de maison. Peut-être qu’elle saurait où était passé leur professeur et pourquoi il ne venait pas.

S’arrêtant devant la porte de la classe de métamorphose, elle frappa avant d’entrer lorsqu’on le lui permit. Le professeur McGonagal la regarda surprise de la trouver ici.

- Miss Granger ?

- Puis-je vous parler quelques instants, professeur, nous avons un problème en classe de défense.

Elle arqua un sourcil avant de hocher la tête. Elle traversa rapidement le couloir avant de prendre la jeune fille par les épaules et de la mener dehors. Elle repoussa la porte, mais étant avec un groupe de Serpentard, l’un fut rapidement à l’écoute de ce qu’elles se racontaient.

- Je vous écoute ?

- Et bien, cela va bientôt faire un quart d’heure que nous attendons le professeur Wey mais il ne vient pas alors que normalement il est toujours en avance.

- Le professeur Wey n’est pas présent à son cours ? En effet, c’est un fait étrange. Je vais aller voir. Retournez en classe et faites vos devoirs en silence en attendant que je revienne.

Et elle entra dans la classe pour donner ses consignes à ses propres élèves avant de disparaître dans le couloir. Quelques minutes plus tard, le professeur montait des escaliers en colimaçon, pressée de parler au directeur. Elle pénétra dans l’inter-chambre puis frappa à la porte du bureau qui s’ouvrit.

- Minerva ?

- Albus, nous avons un problème, Carim n’est nulle part.

- Comment ça ?

- Et bien Miss Granger est venue me chercher en me disant qu’il était en retard, alors je me suis rendue à ces appartements pour voir s’il ne dormait pas encore ou s’il était malade, mais tout était vide et le lit fait et froid comme si on n’y avait pas passé la nuit.

- C’est ennuyeux.

Il passa ses doigts dans sa longue barbe blanche. C’était très ennuyeux, si Carim disparaissait en plus de Harry et Draco, plus rien n’allait. Il se leva et quitta son bureau suivi par sa sous-directrice. Ils arrivèrent devant une salle qu’elle ne connaissait pas et y rentrèrent. Elle découvrit un endroit magnifique mais quelque chose d’étrange en son centre. En effet, la sphère était lumineuse, comme active de l’intérieur.

- C’est ce que je craignais.

- Que se passe-t-il Albus ?

- Carim a utilisé lui aussi la sphère.

- Comment ça lui aussi ?

- Et bien, Messieurs Potter et Malfoy sont eux aussi portés disparus Minerva.

- Quoi ?

Elle recula en mettant une de ses mains devant sa bouche.

- Disparus ? Mais vous avez dit qu’ils étaient à l’infirmerie.

- Oui, ça c’est ce qui est officiel pour tout le monde, mais ce qui est plus officieux, c’est qu’ils ont disparu de l’école. Que dis-je, de notre monde.

- Ce n’est pas croyable.

- Et pourtant, cette sphère a le pouvoir de faire voyager des personnes d’un monde à un autre mais elle n’a jamais été activée.

Dumbledore posa sa main sur la sphère et rien ne se produisit.

- Comment ont-ils fait alors ?

- Je l’ignore encore. Tout ce que je sais, c’est que Harry, Draco et maintenant Carim sont de l’autre côté.

Le professeur de métamorphose passa une main sur son visage. Tout ça allait devenir compliqué, elle le sentait.

A la bibliothèque alors qu’on venait de leur annoncer que le professeur Wey était souffrant et donc que leur cours de DFCM était annulé pour le moment, Hermione avait trouvé cela étrange. Tout comme le fait que ça allait presque faire une bonne semaine qu’Harry était à l’infirmerie et qu’ils n’avaient pas eu le droit de le voir. Depuis quand interdisait-on l’accès à un lieu et surtout ne leur donnait-on pas de nouvelles ? Elle était inquiète et n’aimait pas rester dans le doute.

Elle tourna une nouvelle fois la page de son livre sans y faire attention et sursauta lorsqu’une mains se posa sur son épaule. Elle releva la tête pour tomber sur des yeux sombres et une peau tout comme.

- Zabini ?

- Il faut que je te parle Granger.

La jeune fille haussa un sourcil mais rangea son livre dans son sac et suivit le Serpentard. Ils trouvèrent une salle libre et s’installèrent dedans. Elle avait l’impression que le jeune homme était tout comme elle, en proie à un doute énorme concernant tout ce qui se tramait dans cette école.

- Toi aussi tu es curieuse de savoir ce qui se passe ?

- Oui.

- Moi aussi. Draco est toujours à l’infirmerie, et le professeur Wey est malade. Je ne crois pas trop à tout ça. Surtout que nous avons bien vu que Potter et Draco ne se tapaient plus sur la figure alors pourquoi l’auraient-ils fait en punition ?

- C’est une très bonne question Zabini. Le seul problème vois-tu, c’est que j’aurais aimé pouvoir te fournir une réponse, mais je n’en ai pas.

- C’est pour cela que je viens te proposer une alliance.

Hermione le regarda suspicieusement. Une alliance avec un Serpentard. C’était louche.

- Ne fais pas cette tête, ce n’est pas comme si j’avais relativement fait du mal à votre maison. Je me contente de suivre Draco. Là, je te propose juste une alliance, une sorte de trêve pour tenter de savoir ce qui est arrivé à Potter et Draco.

- Cela peut être intéressant. Comment comptes-tu t’y prendre ?

- Déjà, savoir si Draco et Potter sont bien à l’infirmerie.

Il lui fit un clin d’œil avant de lui donner son plan. Si bien qu’à minuit, Hermione qui finissait sa ronde était devant l’infirmerie et attendait Blaise. Elle avait la carte des maraudeurs et la cape d’invisibilité du brun. Elle attendait depuis cinq bonnes minutes en se demandant si oui ou non il allait venir quand une main se posa sur son épaule la faisant sursauter.

- Abruti.

- Tout doux Granger.

Il sourit en la voyant remettre une mèche de cheveux en place. Elle lui lança un regard noir avant de les recouvrir avec le tissu. Silencieusement, ils passèrent la porte de l’infirmerie. Ils traversèrent les lieux cherchant deux lits entourés d’un drap blanc. Tous étaient libres, sans exception.

- Ce n’est pas normal.

- Non en effet. On nous a dit qu’ils devaient se trouver ici, Pourquoi n’y sont-ils pas ?

Ils firent encore une fois le tour de l’infirmerie et quittèrent les lieux. Hermione raccompagna Blaise jusqu'aux escaliers menant à sa salle commune.

- On nous ment.

- J’avais cru le remarquer.

- Il va falloir qu’on nous donne des explications.

- Parce que tu crois vraiment qu’ils le feront.

Blaise lui fit un petit sourire qui voulait tout dire et soupira.

- Nous ne pouvons pas chercher tout seul. Nous ne savons rien.

- Oui, c’est sûr.

Elle bailla avant de rajuster le tissu sur sa tête.

- On en reparlera alors, je rentre.

- Bonne nuit Granger.

Elle lui fit un signe de main en la sortant de sous la cape avant de partir en courant vers sa propre salle commune. Ce n’était pas normal, pas normal du tout. Où Harry et Malfoy pouvaient bien se trouver s’il n’était pas comme l’avait dit Dumbledore, à l’infirmerie ? On leur mentait, on leur cachait encore une fois la vérité. Elle voulait savoir où était passé son meilleur ami.

A suivre…

En espérant que ce chapitre vous aura plu. Le suivant portera sur Harry.
Désolée pour le grand retard de cette histoire.

Passez sur le blog pour savoir ce qui se passe au niveau des ffics.
De plus un compte et devianart a été ouvert.
A partir de ce chapitre nous reprenons les réponses aux reviews alors laissez vos adresses mails.

KISU



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