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Introduction
Mû se laissa glisser dans l’eau chaude et savonnée de son bain. Il en avait bien besoin, d’un bon bain ! Tous ses muscles se détendirent une fois dans l’eau.
Depuis que Zeus avait permis aux chevaliers d’Athéna de revenir à la vie après la bataille contre Hadès, les choses au sanctuaire étaient très calme. Quatre ans avaient passé. Saori était partie au Japon vivre une vie de jeune fille comme tout les autres (quoique toutes les jeunes filles n’étaient pas aussi aisées qu’elle question financier). Seiya, Shun, Shiryu, Hyoga et Ikki étaient restés au sanctuaire. Tout les chevaliers d’or mis a part Aiolos avaient retrouvé la vie. Un temps de paix encourageait une meilleure entende au sein des dix chevaliers d’or.. Dhokko étant resté au cinq pics, Kanon des Gémeaux était lui aussi resté avec les chevaliers d’or. La dernière volonté de Saori par rapport à ses chevaliers était qu’ils devaient oublier les erreurs du passé. Malheureusement, certains chevaliers d’argent ne l’entendaient pas de cette oreille. Ils attaquaient verbalement Kanon, l’accusant de tous les maux et de la mort de l’ancien pope (Sion). Il ne s’en préoccupait pas pour la plupart du temps. Dans les autres cas, il levait le ton mais son jumeau arrivait toujours à calmer le jeu. Kanon était un tant (temps ?)soit peu jaloux de son frère jumeau. Ils étaient pareils et si diffèrent. Kanon était sûr que même sans cosmos énergie, on arriverait encore à bien les différencier. A cause de la tristesse qui émanait des yeux de Saga ? A cause de cette fureur qui animait le visage de Kanon ? Parce qu’un était sage et l’autre rebelle ? Ombre et lumières.. Malgré leur différence, ils étaient inséparables. Ce qui amusait Aldébaran ou même Mû, était que lors des disputes de ces jumeaux, on aurait dit un monologue. La voix des jumeaux était presque pareil. Celle de Saga semblait être un chouïa plus grave que celle de son frère. DeathMask ( ou Masque de Mort) s’était un peu calmé. Son asociabilité était toujours présente mais il essayait – quand il en avait envie – de passer du temps avec ses collègues. Il ne supportait pas la fausse douceur du Bélier. Fausse car contre les spectres d’Hadès, il avait montré sa colère. Mû était respecté par DM. Il lui en voulait toujours d’avoir révélé l’existence du septième sens lors de la bataille du sanctuaire aux chevaliers rebelles. Pour ce qui était d’Aldébaran, ils ne se connaissaient pas vraiment. A part un « salut – au revoir » pas un mot de plus. Les jumeaux par contre... Il avait envie de les assommer quand ceux-ci commençaient a s’engueuler. Le masque de mort du cancer était sur et certain que cette baudruche des poissons – mot non affectif de DM pour Aphrodite – les entendait. Heureusement ce n’était que des disputes anodines. Cela n’arrivait jamais aux poings. Son voisin d’en haut, le lion.. Depuis quelques temps, le Cancer sentait une mélancolie envahir le cosmos d’Aiola. Pourquoi ? Ce n’était pas son problème. Les autres chevaliers d’or ressentaient la même chose pour le Lion. Milo était venu le voir un jour. Il l’avait trouvé assis contre un pilier de son temple, les genoux repliés contre lui, les bras les entouraient, la tête posée sur les genoux et le regard ailleurs. Le contraste des rayons du soleil avec son armure d’or donnait la dernière touche de tristesse au tableau. Milo avait agité sa main devant le visage d’Aiola. Il n’avait même pas bougé. Ils ‘était dit alors qu’il était déprimé ou qu’il s’était salement disputé avec Marine ou les deux carrément. Il ne parlait que très rarement, n’avait plus sa joie de vivre, son enthousiasme et son sens de l’humour. Il mangeait presque rien. Oui, c’était tout d’une dépression nerveuse. Ou avait il seulement de câlin ? Pour ce qui était du chevalier de la Vierge, peu de choses avaient changé. Il méditait toujours autant. Il était rare qu’il sorte de son temple pour aller voir ses collègues. Sa cosmos énergie enrobait les douze maisons faisant planer une sérénité presque irréelle. Certains disaient qu’il devait faire un concours d’asociabilité avec DeathMask ou de froideur avec Camus. Malgré ses défauts, il était apprécié des autres chevaliers. Mû adorait ses connaissances, sa philosophie un peu mélancolique. Un seul chevalier avait réussi à faire rire aux larmes Shakka : Shura. En effet, en voyant l’aire d’enterrement qu’arborait le chevalier de la Vierge, Shura s’était lancé le défi de le faire rire. Aidé au début par Milo mais celui-ci avait abandonné au bout de trois heures, Shura avait fait le pitre. Il avait fait un jeu de mot subtile et même pas fait exprès en plus, Shakka avait éclaté de rire aux larmes. Un fou rire aussi rare qu’improbable. Ç avait réchauffé le cœur du Capricorne, qui au début - il fallait le dire - ne s’était pas rendu compte de l’hilarité de son jeu de mot.. ce rire avait prouvé que Shakka était une personne comme les autres malgré qu’il fût l’homme le plus proche de Dieu. Il avait fallu plus d’une bonne heure au chevalier de la Vierge pour se calmer surtout que Shura, euphorique de sa victoire, rajoutait une couche. Il avait imité – au plutôt parodié - un combat entre un chevalier d’argent et d’or ; puis un discours d’Athéna – ce qui n’avait pas plu à Saori mais elle n’était pas intervenue. Shura n’avait pas encore réussi à faire rire son voisin d’en haut. Camus restait froid et impassible. Son savoir était apprécié des autres chevaliers mais sa grande austérité et son insensibilité jetaient – sans faire de mauvais jeu de mots idiots (NDLA : si si XD) – des froids. Il était normal pour le seigneur des Glaces d’être froid avec tout le monde pourtant son disciple – si on pouvait toujours considérer Hyoga comme un disciple – était très chaleureux. On pensait surtout que Camus ne voulait pas s’attacher aux gens de peur que quelqu’un leur fasse du mal pour le toucher indirectement ou même d’être incapable de les protéger.. Ou alors, le Verseau cachait très bien ses sentiments ou les maîtrisait à la perfection. Son ami, Milo bien évidemment, cherchait à briser l’image de l’Iceberg à pattes qu’était Camus. Il essayait de le faire rire – ce qui était assez difficile. Il n’était pas chatouilleux, n’avait pas vraiment d’humour et gardait le visage austère. Milo arrivait à le faire sourire mais sans plus. Ce qui était en somme un bon début. Camus n’avait jamais avoué à qui que ce soit d’avoir versé des larmes alors qu’il enfermait Hyoga dans un cercueil de Glace dans la maison de la Balance lors de la bataille du sanctuaire. Il en avait assez d’avoir cette image d’insensibilité mais préférait tout de même rester derrière ce masque. C’était son droit de cacher au monde ce que ressentait son cœur. Son voisin d’au dessus, Aphrodite des Poissons, était considéré comme un chevalier assez superficiel et horriblement féminin. Il n’était pas rare de le trouver derrière un miroir, du maquillage en main et un peigne dans l’autre. Il était conscient que ce genre d’agissement pouvait choquer mais il s’en fichait royalement. Il aimait se faire beau, en dérapant un peu vers une féminisation (NDLA : juste un peu... ?) Il donnait même des conseils de beauté aux femmes chevaliers. Malgré leur masque, elles souhaitaient avoir un joli visage. Aphrodite n’était pas facile à vivre car il piquait quelque fois des crises pour rien les sept huitième du temps ou était très hypocrite. S’il n’était pas dans ses jardins, derrière un miroir ou dans un lit avec quelqu’un, il essayait de sympathiser avec les autres chevaliers d’or. La froideur de Camus, le cynisme de Milo, l’humour un peu puérile et la générosité de Shura, l’arrogance de Shakka et son je-sais-touïsme aiguë, la dépression d’Aiola, l’humour noir de DeathMask, les disputes des jumeaux, la solitude d’Aldébaran et le calme insolent de Mû... toutes ces choses qui le désespéraient de continuer d’essayer de connaître les autres chevaliers d’or. Quant à Mû, lui qui était resté assez éloigné du sanctuaire, avait eu du mal à se faire accepté. Il était très facile à vivre : doux, calme, sociable et serviable. Il aimait parler avec Aldébaran avec qui il échangeait des pensées et de bons moments. Saga était toujours très agréable avec Mû. Kanon beaucoup moins. Avait il peur que Mû lui vole son frère ? Avec Deathmask c’était tout autre chose. L’humour noir du cancer et la décoration macabre de la maison mettaient mal a l’aise le bélier. Celui-ci savait au plus profond de lui-même que sous sa cruauté dormait quelqu’un de respectable et d’adorable. La tête de DM quand Mû lui avait dit cela ! DM était assis à une table et avait abaissé son poing violemment sur celui-ci. Lui ? Doux et adorable ??? Si l’armure du Cancer était sur son dos c’était qu’elle aussi savait que Masque de Mort cachait un bon fond. Agirait il comme camus ? Paraître tout le contraire de ce qu’il était en réalité ? Cela n’impliquait pas du tout qu’il était adorable !! Etrangement les colères de DM amusaient Mû. Il ne savait pas pourquoi. A croire que DM était désopilant en colère. Certes le cancer n’avait jamais levé la main sur le bélier depuis qu’ils avaient ressuscité. Ça le démangeait quelque fois une bonne vague d’hadès. Mais il avait « promis » d’être « sage ». Il se contentait d’un regard assassin mais cela redoublait à chaque fois le fou rire du bélier. Très vexant n’est il pas ? Mû était très inquiet pour Aiola. A chaque fois qu’il montait vers la demeure du Lion, il le trouvait sur le seuil de la maison, la tête dans les mains ou assis contre une colonne de son temple. Le cœur serré par ce spectacle, Mû avait appelé Marine, chevalier d’argent de l’aigle. Il était de notoriété publique qu’ils étaient très proches. Aiola la collait presque. Marine avait répondu assez sèchement au téléphone. Elle avait dit qu’il ne fallait pas l’accuser des maux du lion, que non et re non ils n’étaient pas ensemble et ne l’avaient jamais été et qu’elle n’était pas au courant de la dépression nerveuse du chevalier du Lion et qu’elle allait venir le voir pour faire plaisir au chevalier du bélier. Elle avait dit cela d’une traite et Mû n’avait pas pu en placer une. Il connaissait Marine que de vue et de réputation. Seiya lui avait parlé d’elle, de l’amitié et du respect qu’elle avait pour Aiola. Mû était sûr - et peut être à tord – que Marine avait quelque chose a voir avec cette situation. Elle était donc venue. Elle avait traversé les quatre premières maisons sans mot dire aux gardiens. Mû les avait prévenus de sa visite. Donc ceux-ci n’avaient pas vraiment cherché un dialogue avec la femme chevalier. Curieux de nature (un peu trop ?) Mu s’était caché derrière un pilier de la demeure du Lion, avait étouffer sa cosmos énergie pour observait ce qu’il se passait entre le lion et l’aigle. Dés que Marine avait mis un pied dans son temple, Aiola avait relevé la tête vers celle-ci. Le voile de tristesse sur son cosmos était toujours là. Il était assis contre un pilier ( Mû s’était caché derrière un au fond), les jambes repliées contre lui.. comme une enfant. Marine s’était assise sur les genoux devant lui, à un mètre à peine. Mû avait esquissé un sourire.
« Alors, chevalier... avait dit Marine. Les autres chevaliers d’or se font du souci pour toi... »
Mû avait eu envie de répliquer : « et toi peut être pas ?... ». Aiola n’avait pas répondu. Il avait reposé la tête sur ses genoux et avait recommencer à fixer un point devant lui. Marine avait essayé de dialoguer avec lui pendant di a quinze minutes sans succès. Le silence du Lion était bel et bien là.
« Tu es triste que ton frère ne fût pas ressuscité par Zeus ? »
Aiola avait fait doucement non de la tête. C’aurait été trop étrange pour lui d’avoir son frère a ses cotés maintenant alors qu’il avait appris a vivre sans lui pendant treize ans. Il se pardonnera jamais de l’avoir traité de traître. Marine s’était alors relevée, visiblement exaspérée. Elle était repartie sans ajouter un mot ou dit au revoir. Mû avait alors compris que si Marine n’y était pas arrivée, personne le pourra. Quand Marine fût sortie du temple, Mû avait aperçu une larme s’échapper des yeux d’Aiola avant que celui-ci n’enfouisse son visage dans les bras. Mû s’était senti encore plus peiné. Il voulait tellement savoir ce qui tourmentait le Lion. Malheureusement c’était au dessus de ses capacités. Résigné, il était redescendu chez lui pour prendre un bon bain..