Help
Home Just In Communities Forums Beta Readers Dictionary Search
: B s . A A A    : full 3/4 1/2   : E E   : Light Dark Books » Harry Potter » Lullabies

Anyssia
Author of 21 Stories

Rated: T - French - Romance/General - Severus S. & Harry P. - Reviews: 103 - Updated: 03-22-08 - Published: 11-26-04 - id:2146765

Réponses aux Reviews sur . !!!

------

Lullabies 01
Par Anyssia
anissia at netcourrier . com


YAOI / Slash – HPSS
Base : Harry Potter 1 à 5, mais il se peut que je modifie honteusement l’ordre chronologique : de toute façon, je suis une fanfiqueuse alors je fais ce que je veux avec les bouquins, na ! En clair, il est possible que j’utilise des infos du bouquin 5, alors que je garde Sirius Black en vie.
Disclaimer : Les personnages et le contexte sont la propriété originale de J.K. Rowling. Cette variante du scénario par contre m’appartient entièrement. Je ne reçois pas d’argent sur ce travail.

------

≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈ : changement de lieu et/ou de temps

Chapitre 01 : Confused

- Quoi ?!
Harry se figea, tentant vainement de faire redémarrer son cerveau buggé.
- Je quoi ?!
Dumbledore le regarda calmement de ses grands yeux bienveillants avant de lui répondre avec douceur.
- Étant donné ton antipathie récurrente envers les Dursley, j’ai pensé qu’il serait bien pour toi de passer tes prochaines vacances ailleurs. Et comme Severus est seul durant les deux semaines de Noël et que son manoir a désormais autant de protection que ta maison à cause de la destruction de sa couverture d’espion...
Le directeur releva alors les yeux vers le Survivant, son sourire heureux menaçant de déchirer ses joues. Il était visiblement très content de sa suggestion, comme cela était prévisible.
- Je ne vois pas la différence entre les Dursley et Snape ! s’écria Harry, horrifié.
- Voyons, voyons, je sais bien que tu ne le penses pas...
- Si je le pense, très fort !!!
- Je vous remercie pour vos marques de tendresse, monsieur Potter...
La voix froide et traînante d’une personne trop connue fit faire un saut de carpe à Harry. Il se retourna vivement, faisant face à son professeur, la main sur son cœur battant encore à toute vitesse.
- Je vous rassure tout de suite monsieur Potter, cette idée ne m’enchante pas plus que vous...
- Mais... MAIS !
Harry se tourna à nouveau vers le directeur, en quête d’un soutien quelconque, oubliant que c’était lui qui avait tout manigancé.
- Je ne veux pas ! Pourquoi je ne resterais pas à Poudlard ? Hein ! Où est-ce que je serais plus protégé ?!
- Cela est malheureusement impossible, car les dortoirs vont être rénovés. Même les professeurs vont devoir déménager pendant un temps.
Le sourire de Dumbledore s’agrandit encore plus, si du moins cela était physiquement possible.
Harry sentit une vague de désespoir s’abattre sur lui tandis qu’un soupir exaspéré se faisait entendre derrière lui, lui prouvant que le professeur Snape était aussi enthousiaste que lui. Cette dernière observation fit un peu sourire Harry, avant qu’il ne se rende compte que son professeur en profiterait sûrement pour rejeter sa frustration sur lui.
Complètement démoralisé, Harry s’en fut.

- Tu vas quoi ?!
Se retenant de sauter à la gorge de son ami, le jeune Gryffondor entreprit de répéter lentement, détachant bien chaque mot, histoire que le roux comprenne bien.
- Je – vais – devoir – passer – les – deux – semaines – entières – de – vacances – de – Noël – avec – Snape.
- Ne me prends pas pour un c, j’ai très bien compris Harry ! Mais bon sang, Dumbledore ne peut pas te faire ça !!!
- Il le peut, et en plus il en est heureux ! Dixit lui : « Cela vous permettra de régler vos différends et de mieux vous connaître... »
Alors que l’autre jeune homme s’apprêtait à répliquer vertement, Hermione intervint.
- Ron ! Calme-toi. Je trouve que Dumbledore à tout à fait raison : il est vraiment temps que tu cesses tes enfantillages. Toi aussi Ron, d’ailleurs.
- Mais ‘Mione...
- Non ! De toute façon, nous n’avons pas notre mot à dire. La semaine prochaine, Harry partira avec le professeur Snape et j’espère que vous saurez vous tenir convenablement d’ici là et arrivé là-bas ! N’est-ce pas Harry ?
Mais avant qu’il n’ait pu répondre, la jeune fille se détourna d’un geste. Un peu perdu, Harry se contenta de hocher la tête en la regardant partir avec de grands yeux.

De retour dans le calme de sa chambre, le jeune homme s’allongea pensivement sur son lit, scrutant le plafond dans l’espoir d’y trouver des réponses à ses interrogations.
La courte colère de son amie lui avait fait prendre conscience que, à maintenant 17 ans (18 en juillet prochain), en tant qu’élève de septième année et en tant que Survivant, il devrait peut-être adopter une autre attitude.
En même temps, il serait beaucoup plus facile de changer si son professeur faisait également un effort. D’autant plus maintenant qu’il n’était plus obligé de donner le changer pour les élèves liés à Voldemort.
Peut-être devrait-il mettre à profit ces quelques jours en sa compagnie pour évoquer ce fait...

Eh bien, voilà, il y était. Les trois semaines précédant les vacances étaient passées à une vitesse affolante. Pourtant, Harry avait quand même eut le temps de réfléchir. Il avait tourné dans tous les sens les mots prévus pour cette future conversation...
Toutes les solutions possibles aboutissaient au même résultat : « Avada Kedavra, Potter ».
Pas très glorieux...

Inspirant à fond, le jeune homme posa sa valise devant la porte des appartements de son professeur, libérant sa main pour frapper.
- Entrez !
Il s’efforça de ne pas paniquer au ton sec employé. De ne pas imaginer qu’il devrait passer deux semaines avec cet homme. Deux longues semaines...
- Bien, pour une fois vous êtes à l’heure, Potter. Se pourrait-il que vos antécédents Serpentard se manifestent en ce jour faste ?
L’ironie dégoulinante qui se dessinait dans ces mots lui hérissa les poils mais il tenta de rester stoïque face à l’attaque.
- Comment partons-nous ?
- ... Par Cheminette jusqu’à Pré-au-lard puis nous transplanerons.
- Cela ne posera-t-il pas de problèmes si quelqu’un nous voit ensemble ?
- Pourquoi, monsieur Potter, vous avez peur pour votre petite réputation ? Il est vrai que vous voir en compagnie de votre graisseux et abhorré professeur pourrait porter atteinte à votre image !
Harry se sentit rougir sous l’accusation à peine voilée et ravala tant bien que mal son exaspération.
- Non professeur, au contraire, je voulais savoir si pour vous le fait d’être vu avec moi ne vous causerait pas préjudice...
Le jeune homme contint le sourire victorieux qui voulait étirer ses lèvres, fier de sa répartie. Néanmoins, son avantage ne sembla pas être remarqué par l’autre homme, celui-ci lui répondant sans même une hésitation.
- Si, mais être professeur est une vocation, j’ai le sens du sacrifice.
Stupéfait, Harry ne sut que répondre et resta silencieux fourrant la cage de sa chouette Hedwige dans les mains de l’homme, tandis que ce dernier dissimulait difficilement son sourire narquois. Le Gryffondor attrapa une poignée de Poudre de Cheminette quand soudain un détail le fit se retourner.
- Et vous, vous n’avez pas de valises ?
- Potter, nous allons dans mon manoir. Croyez-vous que dans ma propre demeure je n’ai pas d’affaires personnelles ?
Et comme toutes les fois où il subissait une répartie cinglante de son professeur, Harry se sentit brusquement très idiot. Le jeune homme se contenta d’un haussement de sourcil voulant tout dire et s’engouffra dans la cheminée pour ne pas lui laisser le temps de répliquer.

Il le haïssait. Harry maudit une nouvelle fois dans sa vie ce moyen de transport horripilant et tenta de sauvegarder un minimum sa réputation qui venait de prendre un coup alors qu’il s’était étalé à la sortie de la cheminée, en plein Chaudron Baveur, à l’heure de l’apéritif du soir. Pour ne pas s’humilier davantage devant Snape cette fois, il se redressa le plus vite qu’il put.

Trop tard. Un ricanement à peine étouffé lui fit vite comprendre que son vœu n’avait pas été exaucé.
Il s’apprêta à répondre vertement, mais Snape ne l’attendit pas et passa devant lui dans un majestueux mouvement de cape. Sans même se retourner, il lui tendit la main.

Harry bloqua un moment, son cerveau s’évertuant à trouver une autre explication à ce geste que : « aller se promener main dans la main dans le Chemin de Traverse ».
Snape émit un soupir exaspéré, probablement à cause de son air horrifié.
- Potter, si vous voulez transplaner, il faudrait peut-être que vous me touchiez.
Harry eut la nette impression, à cet instant, d’être un imbécile complet. Le souvenir de sa première pensée le fit ricaner à son tour et il eut la vision d’un Snape version sado-maso et pervers, entouré de ses chères potions et autres tubes à essais...
Alors qu’il s’efforçait tant bien que mal de contenir son rire, Snape le chopa par l’épaule avec un grognement. Il n’eut que le temps d’apercevoir les regards effarés des clients du bar avant de se sentir emporté. Sa dernière réflexion fut une prière pour son honneur perdu. Il voyait déjà les gros titres dans les journaux du lendemain : « Harry Potter, le Survivant, prit en flagrant délit de rire en public avec Severus Snape, ex-Mangemort. ».
Connaissant les journalistes, tout cela finirait bien par se transformer en : ils se roulaient par terre tous les deux en riant aux éclats...

Sans transition, il apparut dans un salon. Avec un peu d’appréhension, il observa autour de lui, sur ses gardes. Cependant, le décor le surprit totalement. Il s’attendait assurément à quelque chose de plus lugubre et imposant, probablement avec d’immenses tableaux représentant les ancêtres de Snape, dans le même style que le manoir de son parrain Sirius Black.
Bon, cela n’était pas non plus une maison de Barbie, mais cela lui plaisait assez.
Le salon était spacieux, avec de grandes baies vitrées donnant sur un jardin luxuriant et encerclé par une forêt. La lumière du jour se substituait avantageusement au manque de luminosité de la pièce. En effet, les meubles et les murs combinaient harmonieusement un mélange de teintes noires et beiges qui leurs donnaient une élégance certaine à l’ensemble. Quelques touches d’un très beau vert d’eau agrémentaient la salle, remplaçant d’hypothétiques dorures.
De la classe sans excès.
Une légère secousse dans son épaule réveilla Harry et il se décala, libérant le passage à son hôte. Celui-ci sorti du séjour dans plus s’intéresser à lui et se dirigea vers ce qui semblait être la cuisine.
Un peu perdu, le jeune homme déposa sa valise dans le couloir, près de la cage d’Hedwige que son professeur avait abandonné là. Il hésita une seconde puis s’avança à sa suite.
La scène qu’il y surprit lui laissa une étrange impression d’irréalité. Pourtant, il aurait put s’y attendre un peu, la fabrication de Potions n’étant, au final, que de la cuisine (bien qu’il ne se serait jamais risqué à le dire à son professeur : il n’avait certainement pas envie de se faire retirer trois trillions de points).
Il s’écarta légèrement, s’asseyant silencieusement sur une chaise. Une atmosphère paisible s’installa entre eux, Snape préparant leur prochain repas avec attention et minutie, sans prêter attention à son étudiant qui le contemplait avec curiosité.

Au bout de quelques minutes, Severus se rinça les mains et se retourna vers le jeune homme, après avoir mit une casserole à mijoter.
- Potter ! Suivez-moi, je vais vous montrer votre chambre.
Harry hocha simplement la tête et retourna prendre sa valise et sa chouette avant de monter les escaliers à sa suite.
La nouvelle salle qu’il découvrit était tout aussi sobre et élégante que les précédentes. Le genre de pièce qui s’adapte très rapidement à la personnalité de son occupant et dans laquelle on a finalement l’impression de vivre depuis des années.
- J’espère que cela conviendra à monsieur Potter.

Le garçon s’avança dans la pièce, sans plus s’occuper de l’intonation sèche et ironique utilisée une fois de plus par son professeur.
À vrai dire, c’était à peine s’il l’entendait. Le souvenir de son ancien placard et de la chambre d’appoint qu’il avait obtenu il y a quelques années des Dursley se superposait difficilement à cette grande pièce lumineuse qui l’accueillait pour les deux prochaines semaines.
Une vague de gratitude l’emplit brutalement et il sentit les larmes lui monter aux yeux. Il les retint à grand-peine et se tourna vers Snape.
- C’est... Parfait. Je... Merci.
L’émotion lui serrait la gorge et il était sûr que Snape n’allait se priver de railler sa voix tremblante.
Pourtant, il n’en fit rien, se contentant de le fixer pensivement.
Quand il reprit la parole, son ton était plus amène.
- Installez-vous, je vous appellerai lorsque le repas sera prêt.
Harry acquiesça d’un mouvement de tête et se retourna vers sa nouvelle chambre. Trop perdu dans ses pensées, il n’entendit pas son hôte fermer doucement la porte, respectant son trouble.

Le silence était à nouveau présent entre eux tandis qu’ils appréciaient leur dîner. Et Harry cherchait désespérément un sujet de conversation qu’ils pourraient aborder sans s’étriper au bout de quelques paroles.
- Votre famille a choisit une très belle décoration lors de la construction du manoir...
- J’ai entièrement refait la décoration après la mort de mes parents.
- Ah...
Un peu embarrassé, Harry laissa le silence se réinstaller quelques minutes, avant de se décider à se jeter à l’eau.
- Dans ce cas... Je trouve que vous avez de très bons goûts. Et vous cuisinez très bien aussi, d’ailleurs.
Severus ne put réprimer un haussement de sourcils surpris avant de le remercier silencieusement, presque à contrecœur.
- ... Vous cuisinez toujours de façon moldue ?
- Oui Potter, il se trouve que j’apprécie manipuler les ingrédients autant que les potions. Maintenant, j’aimerais savoir quel est le but de cet interrogatoire ?
L’adolescent se mit à rougir furieusement, partagé entre la gêne et la colère face à tant d’agressivité.
- Il se trouve, monsieur, que nous allons devoir cohabiter pendant deux semaines. C’est pourquoi j’ai pensé qu’il serait préférable de rester, sinon en bons termes, du moins courtois.
À peine avait-il prononcé ces mots qu’il les regrettait, observant avec une légère crainte le visage de l’homme hésiter entre irritation et indifférence.
Finalement l’indifférence sembla l’emporter.
- Puis-je savoir depuis quand vous vous souciez d’être civil envers moi ?
Une vague de culpabilité envahie Harry et il resta un moment sans rien dire, tandis que le souvenir des insultes qu’il avait proférées lui revenait en mémoire. Puis il se remémora également les attaques verbales de son professeur et releva la tête avec une expression de défi.
- Il me semble, monsieur, que vous non plus n’avez pas fait d’efforts particuliers pour être en bons termes avec moi. Dois-je d’ailleurs vous rappeler que c’est vous qui m’avez catalogué dès mon arrivée, sans même chercher à me connaître, comme un insupportable morveux qui ne valait pas plus que son père.
Sans prendre en compte l’expression coléreuse de son vis-à-vis, Harry décida de tenter le tout pour le tout et poursuivit rapidement.
- J’ai longtemps cru, après avoir découvert que vous étiez un espion de Dumbledore, que vous faisiez ça par rapport à Voldemort, pour rendre plus crédible votre rôle... Pourtant, vous êtes délivré de ce personnage depuis que le Lord Noir vous a découvert... Mais vous avez continué à me rabaisser à chaque cours, malgré tous mes efforts.
Le jeune homme baissa la tête, abattu. Comme Severus ne disait rien, il reprit la parole, d’une voix plus douce, plus triste.
- Je ne comprends plus vos motivations... Je n’ai jamais eu de geste ou de mot déplacé envers vous lors de notre première rencontre, je ne vous connaissais même pas. Vous m’avez accusé d’utiliser ma célébrité. Pourtant, je m’en passerais bien de cette célébrité !
Harry se laissait emporter par ses émotions, les poings serrés.
- Est-ce que vous savez ce que c’est que de voir tous les gens autour de vous essayer par tous les moyens de rentrer dans vos bonnes grâces, uniquement parce que vous êtes connu. Est-ce que vous savez ce que c’est ? Non, bien sûr que non. Pour vous, je ne suis qu’un Potter, le fils de James Potter qui vous a harcelé durant votre scolarité. Mais bon sang, JE NE SUIS PAS LUI !!! VOUS ËTES TOUS PAREILS ! ... Quand ce ne sont pas Sirius ou Remus qui voient leur ami James en moi, ce sont les autres qui n’y voient qu’une cicatrice... Où vous qui n’y voyez qu’un Potter...
Une nouvelle fois, les larmes coulèrent le long de ses joues, mais cette fois c’était des larmes amères et douloureuses. Sans plus regarder son professeur, Harry se leva brutalement et s’enfuit en courant vers sa chambre où il s’enfouit dans les couvertures pour pleurer tout son soûl.

A SUIVRE

Version du 08/12/2004
Copyright © 2004 Anyssia
Tous droits réservés.



Return to Top