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Lullabies
Par Anyssia
22/03/2008
Slash – HPSS -
Base : Harry Potter 1 à 6. Je ne reprendrais peut-être pas exactement les faits comme décrits dans les bouquins, mais il risque au moins d’y avoir des allusions à certaines choses de différents bouquins, donc attention, spoilers !
Disclaimer : Les personnages et le contexte sont la propriété originale de J.K. Rowling. Cette variante du scénario par contre m’appartient entièrement. Je ne reçois pas d’argent sur ce travail.
Autres : ce chapitre est dédié à Antha, ainsi qu'à Juklee, respectivement les première et centième inscrites sur Wizard's Quill !!
------Chapitre 07 : Phantasm
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Harry était indécis. Durant le repas, la tempête s'était en fait transformée en orage. Un orage violent et bruyant.
Malgré son appréhension, il voyait bien que le spectacle était magnifique. Le ciel, d'un bleu tellement foncé qu'il en paraissait presque noir, était illuminé régulièrement par de puissants éclairs. Les flashs de lumières semblaient déchirer le ciel, les uns après les autres, comme si deux puissants sorciers se battaient en duel.
Harry mourrait d'envie d'aller contempler le spectacle depuis sa chambre.
Snape avait ensorcelé sa fenêtre dès qu'Hedwige était rentrée, s'assurant ainsi que rien ne pourrait plus rentrer dans la pièce. Il pouvait donc s'asseoir sur le rebord de la fenêtre, et assister au combat de géants qui se déroulait à l'extérieur, en toute sécurité. Et au sec, surtout !
Il pourrait sentir les quelques courants d'air qui échapperaient à l'emprise du sort, sentir le parfum d'ozone. Il pourrait s'amuser à faire se dresser ses cheveux à cause de l'électricité chargeant l'air et à faire ruisseler l'eau de pluie s'écrasant sur la fenêtre magique, créant de petites cascades artificielles. Un vrai spectacle de son et lumière, une occasion magnifique pour les cinq sens.
Harry Potter pourrait s'amuser comme n'importe quel gosse l'aurait fait durant une soirée d'orage. N'importe quel gosse de dix ans. Il était grand temps qu'il expérimente ces joies enfantines, comme tout le monde.
D'un autre côté, les cauchemars.
Avec un temps pareil et, comme il l'avait remarqué plus tôt, l'impression que deux sorciers se jetaient des sorts, Harry avait la quasi certitude de faire des cauchemars plus vrais que nature. Ses nuits n'étaient déjà pas très reposantes, sans qu'il n'en rajoute par-dessus les idées déformées de combats à l'échelle de la Nature.
Ce qui expliquait pourquoi le jeune homme se trouvait toujours dans la salle à manger, le nez collé aux baies vitrées. Snape avait quitté la pièce un bonne demi-heure auparavant, dès qu'ils avaient eu terminé de débarrasser la table. L'homme n'avait pas dit un mot, et Harry supposait qu'il était partit lire dans le salon, comme la veille au soir.
Et lui-même en était toujours là à tergiverser.
Un énième grondement résonna dans l'air, et Harry gloussa légèrement : le bruit ressemblait étrangement aux ronflements de Touffu !
Mis à l'aise par son moment d'amusement, Harry décida qu'il était temps qu'il cesse d'agir comme un bébé. Tournant les talons, il grimpa rapidement les escaliers et s'installa confortablement à sa fenêtre de chambre pour observer le spectacle.
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Deux bonnes heures plus tard, l'orage se calma enfin. Respirant à pleins poumons une dernière fois, Harry se redressa et entreprit de décoller ses vêtements humides de sur son corps.
Une visite rapide dans la salle de bain lui permit de s'occuper de sa vessie qui se faisait insistante, et de débarrasser ses vêtements sales dans le bac prévu pour.
Harry augmenta d'un sort la température de la pièce puis se glissa entre les draps. Malgré l'heure avancée, il ne se sentait pas fatigué, mais se résolu à compter les vifs d'or. Il avait eu un aperçu de l'heure matinale à laquelle Snape se levait, le lundi précédent autant que ce mardi matin. Si l'homme venait le réveiller le lendemain à la même heure, il avait intérêt à dormir au moins sept ou huit heures pour conserver sa forme durant la journée.
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Un rapide coup d'œil au réveil lui révéla qu'il ne lui restait déjà plus que vingt minutes avant que la grande pendule du salon de lecture ne sonne les douze coups de minuit. Sa propre horloge devait être ensorcelée car elle était silencieuse depuis que la nuit était tombée. Le souvenir du gong majestueux de l'horloge ancestrale arracha un sourire à Harry, et il se remémora la sensation de puissance qui accompagnait chaque coup, résonnant faiblement à travers les murs épais du manoir.
En attendant, il ne dormait toujours pas.
Agacé, le jeune homme se tourna une ultime fois dans le lit. Il avait tenté de compter les vifs d'or, les plumiers et même les Doxys, mais il ne parvenait toujours pas à s'endormir. Il avait aussi essayé les exercices de respiration qu'Hermione lui avaient enseigné pour l'aider à concentrer sa puissance, mais rien n'y faisait.
Harry ne voyait plus qu'une seule chose qui pourrait lui permettre de se relaxer suffisamment.
Et l'idée même de se masturber dans la même maison que Snape... Etait un peu trop attirante pour sa tranquillité d'esprit !
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Minuit moins dix.
S'il ne faisait pas quelque chose, il allait finir par s'arracher les cheveux !
Harry se retourna une nouvelle fois.
Puis encore une fois, avec tellement de force, qu'il faillit s'éjecter du lit.
Soupirant profondément, le jeune homme se résigna à employer les grands moyens.
D'un geste rapide – non sans un coup d'œil furtif autour de lui –, Harry ôta son caleçon, et le cacha sous son oreiller. Il se pencha du lit pour rapprocher la chemise de nuit dont il s'était débarrassé plus tôt, irrité par le coton humide et froissé.
Les jambes relevées et écartées, il plaça soigneusement la couverture sur lui, s'assurant de ne pas la salir, et posa la chemise à portée de main, tout contre lui. Il était absolument hors de question qu'il se masturbe dans une chambre dont la porte n'avait pas de clé, avec les draps au fond du lit ! Avec sa chance, Snape profiterait de se moment pour faire la tournée des dortoirs !
Une fois ses préparations terminées, Harry inspira profondément et relaxant ses muscles crispés. Les yeux fermés, il posa sa main sur son torse, frôlant des doigts ses tétons durcis par l'anticipation. Bien vite, il décida de ne pas rester jouer, et glissa sa main lentement vers son sexe commençant à durcir.
Il se prit en main tranquillement, alternant caresses et pressions, jusqu'à ce que son sexe soit pressé contre son ventre.
Pour autant, s'était plus une réaction physique qu'une véritable excitation.
Harry fronça les sourcils, et tenta de trouver une image sensuelle qui lui plaisait. Il se remémora les jeunes sorcières pulpeuses qui décoraient les magasines érotiques de Seamus.
Avec un soupir serein, le jeune homme se fit plaisir, pompant son érection désormais vibrante. Il imagina les mains de la belle brune qui ornait l'édition du mois dernier, caressant et frôlant la peau sensible de ses testicules. Elle aurait les mains assez fines et des doigts longs et agiles, qui sauraient faire résonner son corps avec des frissons de délice.
Des mains aux doigts un peu calleux, juste ce qu'il fallait pour exciter son gland hyper sensible. Des mains qui sauraient alterner mouvements rapides et appuyés, et pression plus légères. Des mains de virtuose, comme celles de Snape, lorsqu'il manipule ses ingrédients avec tant de délicatesse, mais toujours fermement.
L'homme saurait comment le faire gémir de plaisir, comment le faire frissonner d'anticipation. Il saurait quand l'attraper fermement, et quand pomper énergiquement son sexe, l'amenant infailliblement à l'extase, à un orgasme étourdissant...
Avec un soupir repus, Harry essuyant sommairement son ventre et ses mains, et jeta le chiffon à terre. Il attrapa la couverture ayant glissé à ses pieds, et se roula en boule dans le lit, l'oreiller confortablement installé sous sa tête.
Il était endormit avant que les douze coups de minuit ne résonnent à travers le manoir.
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Le bruit sourd de quelqu'un frappant à sa porte de chambre réveilla Harry en sursaut. Il leva la tête, un peu désorienté.
Il lui fallut quelques instants pour se souvenir de sa chambre, du manoir et de Snape. Lequel Snape commençait visiblement à s'impatienter. Alors que l'homme frappait pour la troisième fois – depuis son réveil en tout cas – à la porte, Harry émergea finalement du brouillard.
"C'est bon, je suis réveillé !"
"Il est neuf heures. Lavez-vous et habillez-vous, je vous attends au petit-déjeuner dans moins d'une demi-heure !"
"Oui, monsieur," acquiesça Harry avec un long bâillement.
Le jeune homme prit quelques instants supplémentaire pour s'étirer puis retourna énergiquement les couvertures. Il avait si bien dormi, cela faisait longtemps qu'il n'avait pas eu une nuit de sommeil non entrecoupée de...
Oh misère.
Le visage rougit par la gêne, Harry se dépêcha de ramasser son caleçon et sa chemise souillée qui traînaient à terre. Le souvenir de sa petite session de la veille le frappa de plein fouet, et il trébucha sur ses chaussures pourtant nettement rangées au pied du lit.
Pour l'amour de Merlin, il s'était masturbé dans le lit d'invité de Snape !
Harry se demanda si l'on pouvait mourir de honte. Au moins, cela épargnerait bien des soucis à Voldemort !
Okay, inspiration, expiration. Aucune raison pour que Snape ne se doute de quelque chose. Après tout, les draps étaient propres...
Prit d'un doute, Harry s'empressa de vérifier méticuleusement l'état du lit.
Un soupir de soulagement lui échappa, malgré son état à moitié endormi la veille, il avait tout de même été assez méticuleux.
Donc, pas de draps à laver, uniquement des sous-vêtements et chemise sale. Rien qui ne pourrait porter à confusion.
Rassuré, Harry enfila sa chemise sale et attrapa des vêtements pour la journée. Son caleçon dans une main, ses vêtements propres dans l'autre, le jeune homme tourna – difficilement – la poignée de la porte. Il n'entrouvrit qu'un peu et jeta un coup d'œil rapide dans le couloir. Personne, et la salle de bain ne semblait pas occupée.
Avec la concentration d'un détective en mission, Harry se faufila à travers le couloir, rasant les murs et gardant le pas léger. Il frappa tout de même à la porte de la salle d'eau. Le souvenir de la "surprise" du mardi matin était toujours frais à son esprit, et il n'avait certainement pas envie de répéter ce fâcheux épisode.
Harry s'engouffra dans la salle avec un frisson dégoûté. Il enfourna immédiatement ses vêtements dans son panier à linge et évita autant que possible de se remémorer l'entrée de Snape dans la pièce alors qu'il se tenait nu comme un vers devant lui.
Avec un autre frisson, le jeune homme se glissa sous le jet d'eau puissant et prit le flacon de savon. Il frotta vigoureusement son corps, passant légèrement sur son sexe semi-érigé. Décidément, l'idée de Snape le surprenant à nouveau le révoltait vraiment, si l'on pouvait en croire tous ces frissons.
Il effectua quelques massages vivifiants sur son membre dressé. Définitivement pas de Snape ! Avec ses mains fermes et rendues rugueuses par les potions corrosives, avec ses longs doigts de pianistes et...
"Oh Merlin !"
Avec un cri de pucelle, Harry lâcha son pénis d'un mouvement brusque qui faillit le faire déraper sur le carrelage traître de la douche.
"Oh Merlin ! Je pense à Snape ! Je me masturbe en pensant à Snape ! Je me suis masturbé en pensant à Snape !"
Le jeune homme se laissa glisser le long de la paroi, prit de vertige. Choqué par ses pensées, il ne prit pas attention à l'eau qui s'écoulait sur lui, le faisant avaler le savon dégouttant de ses cheveux.
Et son érection ne faiblissait toujours pas.
"Non mais qu'est-ce qui va pas chez moi ?! Je dois être malade, c'est pas possible. Ou alors c'est Snape !" marmonna-t-il, paniqué.
"C'est lui, c'est obligatoirement lui ! Ce sale pervers, je suis sûr qu'il m'a empoisonné avec une sorte d'aphrodisiaque, ou quelque chose."
L'adrénaline retombant, Harry s'avachit complètement au sol, la tête entre les jambes. Il sentait venir des vertiges traîtres, et savait qu'il devait être prudent.
Pour autant, il ne parvenait pas à se calmer.
Il n'y avait absolument aucune autre justification vraisemblable à ses actes, Snape en était forcément responsable. Sinon, pourquoi aurait-il été là, ce matin, ce masturbant consciencieusement comme tous les jo...
"Et j'ai aussi fantasmé sur Snape – hier soir –..." Balbutia Harry.
Cette fois, c'était le coup de grâce. Qu'il pense rapidement à Snape dans la douche était une chose. Qu'il fantasme jusqu'à l'orgasme, bien au chaud dans son lit... C'était tout à fait différent.
Il ne pourrait plus jamais regarder Snape dans les yeux !
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Préférant s'assurer que le morveux s'était bien levé, Severus décida de laisser sa porte de chambre entrouverte. Une rapide inspection des tiroirs de sa commode lui dévoila qu'il était temps de faire la lessive.
Avec un soupir ennuyé, il attrapa les premiers vêtements sur le dessus, et se dévêtit méthodiquement.
Il était en train d'enfiler une chemine propre, lorsque le grincement du parquet lui apprit que le jeune homme se dirigeait vers la salle de bain. Machinalement, Severus jeta un coup d'œil par la fente de la porte.
Il fut gratifié d'une vision pas aussi désagréable qu'il aurait pu l'imaginer. Alors que le jeune homme traversait le couloir avec la légèreté d'un elfe, Severus surprit son regard à vagabonder sur deux longues jambes blanches. La chemise, trop courte et trop ample, ne cachait pas grand-chose, dévoilant sensuellement un peu plus de peau, toujours plus haut, à chaque mouvement.
Le jeune homme atteint enfin la salle de bain, et Severus se vit offrir un rapide aperçu des fesses fermes et attirantes de Potter.
Médusé, Severus se pencha vivement pour fermer sa porte.
Son geste mit en évidence l'intérêt que son corps avait prit au fugace spectacle et Severus fixa d'un œil mauvais son érection. Il encouragea son excitation malvenue à disparaître, mais rien n'y fit. Pas même l'image de Dumbledore en caleçon.
Malgré sa contrariété, Severus se résigna à s'occuper du problème. Une érection matinale, c'était un cas tout à fait ordinaire ! Et la vision érotique que lui avait accordé à son insu le jeune homme n'y était absolument pour rien. Il allait peut-être atteindre la quarantaine d'ici quelques années, mais ça ne voulait pas dire qu'il était frigide !
Rassuré, Severus disposa à nouveau de ses vêtements avec un léger sourire satisfait. Il s'installa voluptueusement sur les draps rafraîchis d'un sort, et débuta de lents mouvements du poignet.
Avec une moue, il rouvrit les yeux. Il manquait quelque chose : une ambiance et du lubrifiant. Un nouveau coup de baguette régla rapidement le problème des rideaux, et il alluma également deux ou trois bougies. L'homme se tourna ensuite, et fouilla quelques instants dans le tiroir de sa table de nuit, avant de parvenir à trouver son lubrifiant personnel. Fait maison bien entendu. Comme s'il allait risquer l'incompétence d'imbéciles à cet endroit de sa personne.
Severus réchauffa méticuleusement quelques gouttes du produit entre ses mains, puis attrapa fermement son érection. Il n'avait pas le temps de se toucher durant des heures, il avait rendez-vous pour un petit-déjeuner.
Ce qui ne signifiait pas qu'il devait bâcler le meilleur moment de la journée.
L'homme entama de longs et fermes mouvements de poignet, faisant monter son excitation d'un coup de main habitué. Il caressa délicatement ses bourses et frôla d'un doigt le périnée. Tandis que son autre main se mouvait méthodiquement sur sa verge, son esprit s'égara doucement, amenant à sa conscience des images érotiques et excitantes.
Il se remémora une paire de jambes interminables, surmontées d'un fessier tout à fait désirable. Il imagina ces jambes s'enrouler autour de sa taille, et ses mains étreindrent ces fesses blanches. Il évoqua la douceur de cette peau d'éphèbe, se lovant tout contre son corps, pressant contre son sexe enflammé.
Ses gestes se firent plus urgent, alors qu'il sentait le désir monter en lui. Severus cajola sa verge avec une énergie renouvelée, brûlant de la pousser tout contre une autre érection avide. Il voulait les presser toutes les deux, et les caresser ensemble, pour amener son partenaire à une jouissance extrême.
Il se représenta une main blanche et douce empoigna son sexe et l'étreignant avec plus d'enthousiasme que d'expérience, l'amenant lentement mais sûrement vers son propre orgasme.
Plus vite, et plus fort, oui, comme ça et...
Les muscles tendus et le corps rigide, Severus accueillit un orgasme qui dévasta son corps et le laissa pantelant, allongé sur son lit à la lumière tremblotante des bougies.
Il se relaxa doucement, inspirant profondément le parfum discret de la cire fondue, mélangé à l'odeur musquée de son lubrifiant.
Regrettant de ne pouvoir se délasser sur les draps délicieusement froissés, Severus partit à la recherche de ses vêtements abandonnés sans soin sur une chaise. Il humidifia une chemise prévue pour la prochaine lessive d'un sort, et s'essuya avec délicatesse, son corps sensible n'appréciant que peu l'attention.
Un dernier coup d'œil dans le miroir pour vérifier qu'il n'allait pas se couvrir de honte, et il rejoignit rapidement la cuisine, le petit déjeuner n'étant déjà pas en avance.
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Harry ne parvenait pas à organiser ses pensées. Elles tourbillonnaient sans relâche dans son esprit, le gratifiant régulièrement d'une image érotique, puis du souvenir de l'orgasme exquis qu'il avait ressenti la veille, pour revenir au fantasme inconvenant des mains de virtuose de Snape jouant avec son corps.
Son érection n'avait toujours pas faiblie, et il n'avait toujours pas de réponse à ses questions plus ou moins incohérentes.
Il avait bien finit par s'accorder sur le fait que Snape n'était certainement pas responsable des réactions de son corps – qu'aurait-il à y gagner ? – mais cela ne l'aidait pas le moins du monde. Oh, bien sûr, ayant dix-sept ans, il avait toujours l'excuse des hormones, mais tout de même !
Les hormones n'étaient pas responsables de tout ! Notamment pas du fait qu'il avait fantasmé deux fois déjà sur un homme. Sur Snape !
Lequel Snape allait l'étriper s'il était en retard pour le repas.
Harry se redressa en sursaut. Il n'avait aucune idée du temps qu'il venait de passer sous la douche, mais il n'était probablement pas en avance.
Il attrapa à nouveau le savon, et se savonna à la hâte, hésitant à la vue de son érection. Si le temps passé lui donnait une estimation, il pouvait imaginer qu'elle n'allait pas disparaître d'elle-même.
Après un coup d'œil suspicieux, Harry empoigna son sexe indiscipliné. Il se masturba rapidement, repoussant toutes images non désirées de mains habiles et de cheveux noirs. Son orgasme fut rapide et plus automatique qu'agréable, mais il ne se laissa pas regretter quoi que ce soit.
Le jeune homme se rinça une dernière fois et se sécha brièvement, enfilant ses vêtements tout aussi vite. Il se contenta de passer ses doigts dans ses cheveux, puis s'enfuit rapidement vers la salle à manger.
Après tout, Snape n'avait aucune idée de la tournure qu'avait pris ses pensées, et il n'avait qu'à faire comme si de rien n'était.
La journée allait être longue...
A SUIVRE