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Author of 24 Stories |
Disclaimer et rating : c'est pas au dernier chapitre que ça va changer…
Nelja : merci ! Suite et fin de la fic !
Bunny: Rogue est bel et bien guéri !
Master of mad : merci ! Et oui, fin de l'histoire !
Lady Volderine : maintenant que Rogue est guéri, il pourra tranquillement finir la potion.
Youpala: je suis contente que ce chapitre t'ait plu !
Neyarchess: Fumseck était la seule solution qui me venait à l'esprit. Je ne vois pas comment la fic aurait pu se terminer bien autrement.
Ayako: moi, sadique ? Mais non, voyons…
Chapitre 17
La fin du voyage
Pour la deuxième fois d'affilée depuis bien longtemps, Neville se réveilla dans un bon lit moelleux, un rayon de soleil réchauffant son visage et lui faisant cligner des yeux. Il était dans le dortoir des Gryffondors, seul. La rentrée était dans quinze jours. Quinze jours seul dans Poudlard, si ce n'était Mme Pomfresh, Rogue, Rusard, Hagrid, Dumbledore et McGonagall, les trois derniers ne cessant de faire des allez et venues entre l'école et le monde extérieur.
Neville se souvint alors de son entrevue de la veille, dans le bureau de Dumbldore.
…
Ils avaient parlé longuement en dégustant des sorbets au citron, sous l'œil tranquille de Fumseck.
Neville avait raconté le voyage dans les moindres détails. Il avait un instant hésité à livrer certaines péripéties où son rôle avait été peu reluisant, comme son enlèvement par les hommes de Pandémont, mais avait décidé d'être entièrement honnête. Dumbledore se rendrait compte s'il cachait quelque chose, de toute façon.
Le directeur l'écouta avec attention, et leva un sourcil lorsque Neville, vers la fin de son récit, lui parla des travaux de Rogue sur la potion de régénération mentale.
« Il a donc presque fini ? Voilà une nouvelle particulièrement réjouissante, n'est-ce pas ? Il ne m'avait bien sûr jamais parlé de ce projet, de peur d'un échec, j'imagine, mais il y a des choses qui ne m'échappent pas ! » fit Dumbledore, le regard pétillant.
Neville, de son côté, ne savait que penser. Ses parents allaient peut-être guérir, mais si c'était un faux espoir ?
« Vous êtes sur que la potion marchera ? »
Dumbledore leva une main apaisante.
« Il est bien tôt pour le dire, puisqu'elle n'est pas encore achevée. Mais si Severus vous a dit qu'elle pouvait être finie par n'importe quel guérisseur de Ste-Mangouste, c'est qu'il était déjà sûr du résultat. Et pour ce qui est des potions, il n'a jamais commis la moindre erreur. »
Neville, réconforté, écouta alors Dumbledore lui raconter ce qui s'était passé en son absence.
Sa grand-mère avait été mise à l'abri au quartier général de l'Ordre, qui n'était pas loin de chez Mrs Marchblanck, où elle avait été dîner lorsque les Mangemorts avaient attaqué la maison des Londubat. Celle-ci avait été entièrement brûlée, et rien n'en été resté sauf Trevor le crapaud, qui s'était égaré à la cave à ce moment là. Neville s'aperçut à sa grande honte qu'il avait à peine pensé à son fidèle compagnon pendant le mois écoulé.
Dumbledore lui annonça que le Ministère avait repris le contrôle du réseau de cheminette et des porte-au-loins, mais les autres nouvelles étaient moins réjouissantes : les détraqueurs avaient rallié Voldemort, comme c'était à prévoir, et les Mangemorts faits prisonniers au Département des Mystères étaient à nouveau dans la nature. Hestia Jones, une des rares membres de l'Ordre à avoir connu l'existence de l'Autre Côté, avait été torturée et tuée par les Mangemorts, non sans avoir eu le temps d'avouer à leur Maître ce qu'elle savait de l'autre monde. Mais Neville connaissait déjà cette partie de l'histoire…
Il interrogea alors Dumbledore sur Fumseck. Le directeur lui expliqua les propriétés des larmes de phénix (Neville se souvint qu'Harry en avait parlé un jour) et du fait que Fumseck avait semblé voir l'arrivée des sorciers depuis la fenêtre du bureau. Il s'était alors précipité à leur secours.
Neville demanda alors pourquoi Fumseck n'avait pas guéri Rogue plus tôt. Il avait dû le rencontrer auparavant. N'avait-il pas senti qu'il était gravement malade? La réponse de Dumbledore fut très évasive.
« Malheureusement, je n'en sais guère plus que toi sur les phénix. Pourquoi sauver celui-ci et non celui-là ? Pourquoi agir à tel moment et non à tel autre ? C'est une question dont je ne connaîtrais sûrement jamais la réponse…"
…
Neville se leva et s'étira, se demandant quel effet cela ferait de passer les prochains jours à Poudlard. Sa grand-mère passerait dans l'après-midi lui apporter Trevor et ses nouvelles affaires. Il irait sous bonne escorte chez Ollivander choisir une nouvelle baguette…
Mais tout d'abord, décida le garçon en allant dans la salle-de-bain, il passerait à l'infirmerie prendre des nouvelles de Rogue.
En se regardanr dans le miroir de la salle d'eau, Neville se reconnut à peine. Bronzé, le visage aminci, dévoré par une barbe de trois jours, il faisait beaucoup plus mûr qu'au début des vacances. Il se demanda ce qu'en diraient les autres élèves quand ils arriveraient par le Poudlard express.
Après un bon petit déjeuner, Neville prit le chemin de l'infirmerie. Il arriva en plein milieu d'un échange verbal assez violent entre Pompom et Rogue.
« Puisque je vous dit que je me sens très bien ! rugissait Rogue, ses joues pâles marquées de deux taches écarlates. Je suis guéri, non ? C'est bien l'effet qu'ont les larmes de ce maudit piaf ? »
Mrs Pomfresh leva les bras au ciel.
« Cessez donc de vous agiter ! Vous passerez la matinée ici, et vos cris bestiaux n'y changeront rien !
- Mes cris bestiaux ? Quels cris bestiaux ?
- Euh, bonjour, » fit timidement Neville.
Les deux adultes se tournèrent vers lui.
« Bon, je vous laisse discuter. » déclara l'infirmière d'un ton sec, en tournant les talons.
Alors qu'elle croisait Neville, ce dernier l'entendit clairement articuler « cette vieille chauve-souris a juré de me rendre folle ».
Se retenant de rire, Neville s'assit au chevet de Rogue.
« Comment allez-vous ? » demanda-t-il
Rogue eut un reniflement offensé.
« Parfaitement bien. En bonne santé pour la première fois de ma vie, et cette vieille toupie voudrait que je reste alité. On croit rêver. »
Neville sourit. Rogue détourna un instant les yeux, puis sembla prendre son courage à deux mains et le regarda en face.
« Je suis… content que vous ne m'ayez pas laissé quand je vous avais ordonné de le faire. Merci. »
C'était étrange d'entendre Rogue le remercier.
« C'était la moindre des choses, répondit le Gryffondor. Vous m'avez sauvé un bon nombre de fois. »
Rogue se redressa dans son lit.
« En effet. Il semblerait aussi que mon rôle d'espion touche à sa fin. Je ne sais pas comment je me rendrais utile à Dumbledore désormais, mais l'avantage est que je n'aurais plus à faire des ronds de jambes devant Drago Malefoy pour maintenir ma couverture… »
Ces paroles rendirent Neville rêveur. Il avait hâte de voir la réaction de Malefoy à la rentrée.
« Mais n'attendez pas de ma part un régime de faveur, Londubat, ajouta Rogue auquel la réaction de son élève n'avait pas échappé. Pour moi, les Gryffondors ne seront jamais que des petits crétins trop sûrs d'eux. Et j'ai bien l'intention de faire remporter la coupe à Serpentard, cette année ! »
Neville haussa les épaules.
« On verra bien, mais je vous averti : cette année, j'ai l'intention de faire gagner pas mal de points à Gryffondor ! »
Rogue ricana.
« Me voilà terrifié ! Mon pauvre Londubat, vous êtes bien gentil, mais même avec la meilleure volonté du monde vous serez toujours…
- … désespérément lent ! » acheva Neville, avant d'éclater de rire.
FIN