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Author of 3 Stories |
Note D'Auteur :
Bon, je crois que je ne cesserais jms de m'excuser pour le retard ou pour le temps que je vous fais attendre. Malheureusement pour vous, je suis un « auteur » (si je peux m'appeler comme ça) qui marche à l'inspiration et quand ça vient pas, c'est comme l'orgasme, ça vient pas ! Même si on voudrait bien que ça vienne !
Heureusement pour vous, je suis dans une période d'inspiration et j'ai réussi, par je ne sais quel miracle, à finir cet OS ! Donc, prenez un siège confortable et du popcorn et bonne lecture !
Pour finir, sachez que le 17ème chapitre de ma Sirius/Hermione est en cours d'écriture et que j'ai également un OS au chaud (très très très épicé et très très très osé, vous serez prévenu ! Ce sera une petite Dramionaise, essayez de deviner ce que c'est ! sourire )
Je finis par m'excuser encore une fois de ne pas répondre aux reviews cette fois. Il est déjà bien tard et j'ai préféré finir cet OS que réviser mon partiel de demain… Je tiens quand même à vous remercier tous et plus particulièrement ceux que je me fais une joie de retrouver (et de lire les reviews) à chaque publication comme sarouchka, Jun Rogue, Marianne Malfoy, ayuluna, Miss Wendy Malfoy, Kira-303, Faithlove43, Lune Lupin, Lila Flow, Madame Boris Jardel, Sely etc…
Je remercie bien évidemment les autres et vos reviews me touchent bien sur tout autant et c'est toujours avec un immense plaisir et une petite danse de la victoire que j'accueille et lis avec amour toutes vos reviews.
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Hermione sentit le doux soleil de fin août réchauffer sa peau. Le soleil filtrait à travers les épais rideaux de velours. Elle ouvrit les yeux et se frotta les paupières pour enlever toute trace de sommeil. Elle tourna la tête et le vit qui dormait encore, des cheveux blonds retombant en pagaille sur son visage. Elle se mit en position assise et regarda autour d'elle, regardant la pièce qui lui était devenue familière bien qu'elle ne fût pas la sienne. Elle était dans sa chambre, dans son lit encore une fois.
Elle regarda la pendule : 10h20. Habituel pour un jour de vacances. Elle mit les pieds par terre et la fraîcheur du parquet la fit frissonner tant la chaleur de la pièce était étouffante.
Elle le sentit remuer à côté d'elle alors qu'il marmonnait une suite de paroles dans un langage connu de lui seul.
Alors qu'elle s'apprêtait à se lever, deux bras chauds l'encerclèrent soudain et dans un petit cri étouffé, elle fut ramenée dans le lit qu'ils partageaient. Leurs jambes s'emmêlèrent alors qu'il la rapprochait de lui et refermait ses mains sur son ventre.
- Rendors toi, Granger, articula t-il dans une voix encore rauque de sommeil.
- Ta mère nous attend en bas pour déjeuner… Et on doit faire des courses après. On ne peut pas être en retard et ce ne serait pas poli de faire attendre ta mère. Elle a déjà eu la gentillesse de m'accueillir tout l'été.
- Ma mère t'adore, Granger ! Severus t'adore ! Tout le monde t'adore alors rendors toi ! grommela Draco qui resserra son étreinte sur le corps d'Hermione.
Elle haussa les sourcils à ce qu'il venait de dire et il du le savoir car elle vit un sourire moqueur se dessiner sur son visage. Elle se libéra avec difficulté de son étreinte et s'allongea sur le flanc s'appuyant sur un coude, admirant le visage de Draco qui dormait et qui prenait des allures faussement angéliques.
- Arrête de me regarder Granger ! Même les yeux fermés je sens ton regard qui me brûle ! Je sais que je suis extrêmement séduisant, mais retiens toi ! continua Malefoy, un sourire toujours narquois planté sur le visage.
Elle se contenta de sourire à Malefoy et à son ego surdimensionné alors qu'elle approchait doucement ses lèvres de sa joue. Celles-ci frôlèrent et taquinèrent pendant un moment la surface rugueuse de sa joue non rasée en d'infimes et doux attouchements labiaux et elle entendit Malefoy pousser un petit soupir de contentement. Elle se fit plus aventureuse et passa cette fois ci, ses lèvres sur celles de Malefoy, puis sa langue chatouilla ses lèvres en un touché aérien si léger qu'il se demanda si elle l'avait vraiment embrassé ou non.
Comme pour se convaincre de la véracité de ce qui se passait, Malefoy passa brutalement une main derrière sa nuque et la colla plus près de lui, écrasant leurs lèvres ensemble, alors qu'il en profitait pour glisser sa langue dans la bouche. Leurs langues jouèrent pendant quelques instants et Hermione se retira du baiser la première, se délectant de Malefoy qui suçotait avec suavité sa lèvre inférieure.
Il passa ses mains sur sa taille et l'enlaça alors qu'elle s'allongeait plus confortablement sur lui.
- Je suis complètement réveillé maintenant, Granger ! Tu es contente ? demanda t-il alors qu'il ouvrait difficilement les yeux et respirait abondamment l'odeur des cheveux d'Hermione.
- Oui, j'ai pu le sentir que tu étais complètement réveillé ! s'amusa Hermione alors qu'elle frottait volontairement son bassin contre l'érection matinale de Draco.
- Si tu commences ce jeu, Granger, sois sûre de le finir ! ajouta t-il dans un petit sourire arrogant.
Elle roula de lui et s'allongea sur le dos, fixant les anciennes moulures du plafond. Il l'imita et s'appuya sur un coude pour la regarder alors qu'il passait son autre main dans ses cheveux savamment décoiffés comme si une main n'avait eu de cesse de courir parmi eux. Il s'approcha d'elle et lui déposa un doux et tendre baiser sur la joue.
- D'habitude, ce n'est pas sur la joue que tu m'embrasses, dit Hermione avec un petit sourire mi-amusé, mi-mélancolique.
- Oui, mais d'habitude, tu ne sors pas avec… avec… lui ! Je suis désolé mais même le nom de ce crétin m'écorche la gorge !
Hermione se contenta de soupirer et roula les yeux au ciel. Décidément la situation était compliquée et elle l'avait compliqué toute seule alors qu'elle aurait pu être si simple ! C'était classique pourtant : une fille, deux garçons. Deux amours. Enfin, vraiment deux amours ?
- Draco, j'ai toujours été amoureuse de lui, tu le sais ! murmura Hermione d'une toute petite voix alors qu'il commençait à s'allonger sur elle.
- Et pourtant ! Ce n'est pas avec lui que tu dors depuis 2 mois. Ce n'est pas lui qui t'a donné ton premier baiser, ni lui qui t'a pris ta virginité, répondit Malefoy d'une voix un peu irritée.
Elle ne répliqua rien et se contenta de le fixer, une lueur pensive dans le regard. Il fit doucement descendre ses lèvres vers celles d'Hermione, assez doucement pour qu'elle puisse l'arrêter. Ce qu'elle ne fit pas. Elle se laissa embrasser avec douceur et délicatesse alors que les mains de Draco caressaient ses joues, son cou. Il se retira du baiser et la regarda intensément alors que ses deux mains se posèrent sur chacun de ses seins. Elle ferma les yeux en un soupir et sa bouche s'entrouvrit légèrement.
Il les caressa avec langueur au travers le fin tissu de son débardeur. Il massa avec attention chacun de ses seins simultanément, passant et repassant son pouce sur chacun de ses mamelons qui commençaient à pointer sous ses caresses habiles.
- Dis moi que tu aimes. Dis moi que tu en as envie, souffla Malefoy dont les lèvres s'étaient rapprochées de celles d'Hermione et qui les frôlait et les taquinait de son souffle chaud.
- Tu sais bien ce que j'aime, Dray, soupira t-elle alors qu'il faisait passer son débardeur par-dessus sa tête en un geste fluide, découvrant les deux globes de chair dans leur nudité la plus totale.
L'air frais sur sa poitrine nue fit frissonner Hermione mais elle trembla de plus belle quand ce fut la bouche et la langue chaude et humide de Draco qui se posèrent sur ses seins. Il suçota et mordilla chacun des tétons alternativement sous les soupirs plus soutenus de sa compagne qui avait maintenant enfoncé ses mains dans sa chevelure, le pressant de continuer.
Il leva les yeux vers elle. Elle était magnifique en cet instant sans être d'une beauté classique. Le plaisir se lisait sur tous ses traits : elle avait les yeux clos et la bouche entrouverte dans un hâle de satisfaction.
- Est-ce que Weasley te fait le même effet ? Est-ce qu'il t'a déjà touchée comme je le fais ? lui demanda t-il brusquement, la faisant redescendre immédiatement de sa félicité.
Elle ne répondit rien et soupira, mais cette fois ci d'un agacement manifestement contenu. Elle le poussa de dessus d'elle et sortit du lit à la recherche de son débardeur.
- Tu ne me réponds pas ? interrogea t-il encore une fois, courroucé.
- Ca fait deux mois que je sors avec lui et j'ai passé ces deux mois chez toi ! grinça Hermione alors qu'elle se penchait pour ramasser son débardeur et le remettre à l'endroit.
- Il ne t'a pas fallu plus de temps pour que je t'aie dans mon lit ! rétorqua Malefoy froidement et avec acidité.
- T'es un connard, Malefoy ! trembla la voix d'Hermione, énervée par ce qu'il venait de lui balancer.
Il la regarda enfiler son débardeur. Il avait poussé le bouchon un peu trop loin. Mais c'était bien de sa faute ! Sortir avec ce Weasley !
Il se leva du lit à son tour, nu comme un ver, et vint l'enlacer par derrière alors qu'il voyait son corps se secouer doucement.
- Lâche moi, Malefoy ! Tu n'es qu'un salaud ! Comment oses tu me balancer ça à la figure ? riposta Hermione, la voix lacée de tristesse et de colère.
- Moi ? Et toi alors ? Sortir avec ce Weasley ? Moi, j'étais quoi ? Une distraction, quelque chose en attendant qu'il veuille bien de toi ? riposta Draco qui se pressa plus fort contre elle.
- Tu sais bien que non ! Mais je ne suis pas amoureuse de toi ! se débattit toujours Hermione qui sentait son érection dans le creux de ses fesses.
- Je ne suis pas amoureux de toi non plus ! Loin de là ! Tu es ma meilleure ennemie Granger et je devrais accepter de te laisser partir comme ça après tout ce qu'on a vécu ?
Elle n'eut rien le temps de rétorquer. Elle était furieuse et elle se débattait toujours de l'étreinte de Malefoy. Elle le sentit qui arrachait sa culotte et qui la pénétrait par derrière d'un brusque coup de rein, la plaquant en même temps, poitrine écrasée contre le mur.
Elle eut un hoquet de surprise alors qu'elle essayait de se retirer de la prise de Draco. Il commença à aller et venir en elle, doucement et langoureusement, lui laissant le temps de s'habituer à lui, n'ayant pas eu de préliminaires. Elle commença à soupirer et elle noua un bras autour de sa nuque par derrière, collant les lèvres de son amant contre la peau moite de son cou.
- Dis moi que tu le voulais. J'avais tellement envie de toi, Granger ! susurra Draco dans le creux de son cou.
- Draco, ne sois pas jaloux. Tu as été le premier et le seul, articula t-elle entre deux gémissements sonores alors qu'il accélérait ses mouvements à l'intérieur de son corps.
Elle noua plus fort son bras autour de son cou, se soutenant à lui alors qu'il passait une main sur le devant de son corps et écartait un peu plus ses cuisses pour avoir un meilleur accès. Il continua à s'enfoncer profondément et sauvagement en elle pendant de longues minutes, le bruit de leurs deux peaux claquant l'une contre l'autre en rythme, caressant simultanément son clitoris de manière circulaire. Il la sentait qui commençait à se contracter autour de lui et sa bouche était ouverte, aucun son n'en sortant. Tout son corps s'était contracté sous l'extase, mais pourtant rien n'arrivait.
- Laisse toi aller. Ne te retiens pas, chuchota t-il en picorant son cou de mille baisers.
- Je voudrais que cet instant dure pour toujours… pantela t-elle entre deux bouffées de plaisir.
- Laisse toi venir à moi…
Elle relâcha tout et son orgasme explosa devant ses yeux en un long gémissement sourd. Ses muscles se contractaient sans qu'elle le contrôle autour de Draco et elle sentait la chaleur pulser au niveau de son intimité. Il fit un va et vient supplémentaire et il se libéra en elle dans un râle rauque.
Aucun d'eux ne savaient comment ils avaient fait pour ne pas glisser au sol. Draco la maintenait toujours collée contre lui, la serrant d'un bras puissant. Ils haletaient et essayaient tout deux de reprendre une respiration normale. Elle le sentit se retirer d'elle, ses cuisses devenant, tout d'un coup, poisseuses et aucun d'eux ne bougea pendant un moment, Draco embrassant son cou de chauds baisers.
Tout était toujours comme ça entre eux deux. On dit que l'amour et la haine sont proches, que la passion est de la passion sous toutes ses formes, même les plus extrêmes. Cette définition leur convenait parfaitement. Tout avait été oublié, tout avait été pardonné en un coup de rein. C'était tout le temps comme ça. Des amis avec avantages, une amitié améliorée. Tellement proches l'un de l'autre que le sexe ne leur semblait que logique et dans la continuité d'une relation « je t'aime, moi non plus » comme la leur.
- Ca ne change rien, Malefoy, tout comme ça n'a jamais rien changé entre nous. Je suis toujours amoureuse de Ron et tu le sais, lui dit-elle d'une voix douce alors qu'elle s'était retournée et embrassait ses lèvres.
- Je sais. Je vais prendre ma douche, tu viens ? Ma mère et Severus doivent nous attendre, demanda t-il, une main tendue vers elle.
Elle hocha la tête et prit la main qui lui était tendue. Arrivés dans la salle de bain, il la prit brusquement par la taille et la souleva du sol, l'asseyant sur le rebord de la baignoire, écartant ses cuisses et y enfouissant son visage. Il lécha, suça, mordilla, embrassa. Elle écarta entre plus les cuisses et glissa une main dans ses cheveux blonde, s'agrippant à lui, le pressant d'être plus près. Et bientôt, l'on entendit plus que le bruit de leurs gémissements étouffés mêlé à l'eau qui fouettait le sol de la douche.
- Où est ce qu'ils sont ? demanda, irritée, la voix de Narcissa Malefoy Rogue. J'espère qu'ils sont réveillés sinon, on être en retard sur tout le planning de la journée.
Son mari, Severus Rogue, allait répondre quand ils virent Draco et Hermione arriver dans la cuisine. Narcissa, à son habitude, ne remarqua rien mais Severus nota parfaitement bien la rougeur sur les joues d'Hermione, ses lèvres gonflées et ses cheveux encore plus en bataille et le suçon dans le cou de son filleul et beau fils.
- Mais où étiez vous donc passés ? interrogea plus gentiment cette fois, Narcissa.
- Voyons, Cissy chérie, ils étaient en train de faire l'amour bien sûr ! coupa Rogue, un ton sardonique dans la voix.
Draco crut qu'Hermione allait s'étouffer avec la gorgée de jus d'orange qu'elle avait avalée. Il s'approcha d'elle et lui massa gentiment le dos alors qu'elle se raclait la gorge.
- Ne raconte pas de sornettes, Severus ! D'ailleurs, je n'ai jamais compris pourquoi ça n'a jamais fait tilt entre vous. Vous feriez un si beau couple et de si beaux petits-enfants, interrompit encore une fois Narcissa.
- Tu n'es pas naïve au point de te douter qu'il se passe rien, quand même ! Si je ne m'abuse, Draco a même été le premier… continua Rogue, amusé.
Narcissa émit un petit soupir irrité alors que Draco et Hermione avaient pris une délicieuse couleur pivoine, se demandant bien comment diable Severus Rogue avait appris leur secret.
Cela faisait déjà deux fois ce matin qu'Hermione entendait parler de la perte de sa virginité à Draco. Alors qu'elle s'asseyait, dans un silence gêné le plus complet et qu'elle entamait son premier toast, elle se laissa aller à ses souvenirs de ce jour.
Ca avait été un jour chaud d'avril qui annonçait la canicule de l'été qui allait suivre. Malefoy et elle s'étaient déjà considérablement rapprochés. Elle passait sa vie dans sa chambre et lui dans la sienne. Elle était assise à sa table de travail et elle pensait aux baisers ardents et aux caresses poussées qu'ils avaient échangées ces deux dernières semaines. Elle ne se souvenait même plus comment tout cela avait commencé. Malefoy l'avait embrassée un soir, elle avait répondu à ce baiser. Ils ne s'étaient pas expliqués, ils étaient meilleurs ennemis, point final.
Ils avaient continué à s'embrasser, se caresser avec plus de ferveur à chaque fois. Le désir et la passion les emportaient à chaque fois et ils y succombaient à chaque fois. L'amour et la haine sont proches, deux passions en même temps semblables et complètement différentes, voire même opposées. Mais l'amour et le désir ? Deux passions semblables mais différenciables… ou deux passions qui s'engendrent l'une l'autre, dans un sens comme dans l'autre ?
Il déboula brusquement dans sa chambre alors qu'elle travaillait. Elle tourna la tête et le détailla des yeux. Il était énervé. Il s'approcha brusquement d'elle et pressa durement ses lèvres contre les siennes, enfonçant sa langue dans sa bouche, agrippant sa main dans son cuir chevelu pour la rapprocher.
- Est-ce que ce jour peut-il devenir encore pire ? demanda t-il son front contre le sien alors qu'il caressait sa joue.
- Je trouve qu'il s'améliore déjà, souffla Hermione, mutine. Qu'est ce qui ne va pas ? continua t-elle.
- Pourquoi faut-il toujours que Potter m'en mette plein la vue avec sa vie post-Voldemort absolument parfaite, hein ? grinça Draco entre ses dents, s'asseyant sur le lit de son interlocutrice.
- Pourquoi faut-il que Ron sorte avec toutes les filles du collège, sauf moi ? questionna t-elle en retour.
- Granger… murmura doucement Draco, approchant une main vers son genou.
- Je sais, je sais, je devrais arrêter d'y penser mais je n'y arrive pas. Depuis que Celui-qui-ne-voulait-pas-crever est mort, il joue les playboys…
- Je croyais que les playboys ne te dérangeaient pas, pourtant, s'amusa t-il alors qu'une lueur indécente naquit dans son regard.
- C'est différent avec toi… se contenta d'elle de répondre alors qu'elle le voyait s'allonger sur son lit avec plus d'aise.
- Allez, viens à côté de moi, Granger. Je vais panser ton cœur blessé, railla t-il.
Il la vit s'exécuter et elle s'allongea auprès de lui, se blottissant contre lui, sa tête sur son torse alors qu'il entourait sa taille d'un bras possessif. Il baissa un peu sa tête et fit atterrir ses lèvres sur les siennes en un doux baiser.
- J'avais envie de faire ça depuis le début de la journée, déclara t-il entre deux baisers.
Elle lui décocha un sourire coquin et l'embrassa à son tour, grimpant sur lui et s'allongeant de tout son long sur son corps. Il passa à nouveau ses bras autour de ses hanches, la serrant fort contre lui. Il l'embrassa avec ardeur, sa langue glissant dans sa bouche et jouant avec la sienne.
Les mains d'Hermione se glissèrent, hésitantes, sous son pull et sa chemise, caressant le ventre de Draco. Se séparant de leur baiser, elle fit passer le pull par-dessus la tête de Malefoy et le baiser repartant, elle se mit à déboutonner sa chemise, la lui enlevant finalement au prix d'un certain nombre de contorsion pour ne pas lâcher la bouche de l'autre.
Une vague de désir la submergea alors qu'elle fixait avec envie le torse imberbe de Malefoy et la vue qu'il lui procurait : allongé, nonchalant, presque impassible si ce n'était le sourire suffisant qui ornait son visage aux allures angéliques, les cheveux en bataille. Elle passa ses mains sur ses pectoraux puis glissa vers son ventre, le caressant paresseusement. Elle eut un hoquet de surprise quand les mains de Malefoy se faufilèrent avec rapidité sous son chemiser et saisirent avec fermeté chacun de ses seins. Son chemisier fut rapidement enlevé ainsi que son soutien gorge, laissant sa poitrine dénudée, ouverte aux doux assauts des mains et de la bouche de Draco.
Elle soupira alors qu'il maniait avec habilité sa poitrine. Elle se baissa et embrassa ses lèvres, se pressant de tout son long contre Draco, sa poitrine écrasée contre son torse en une délicieuse friction. Elle glissa ses mains jusqu'à la ceinture de son pantalon qu'elle déboucla rapidement. Après quelques minutes de tortillements, elle réussit à faire sortir Draco de son pantalon qui se retrouva au sol comme le reste de leurs affaires.
Elle sentait entre ses cuisses, la bosse, qui commençait à se former dans le caleçon de Malefoy. Elle intima un doux et léger mouvement de friction contre son érection naissante, recevant un long soupir de contentement en réaction. Elle le fixa et elle vit une lueur libertine jouer dans ses prunelles d'acier. Avec un sourire suffisant, il l'agrippa par les hanches, et collant son bassin au maximum dans le sien, la retourna pour la mettre sous lui.
Elle eut un petit rire amusé alors qu'il embrassait chacun de ses seins, descendant vers son nombril qu'il titilla de sa langue tout en faisant descendre d'un brusque mouvement sa jupe et sa culotte en même temps. Nue devant son regard, pour une des premières fois, elle ne pu s'empêcher de frissonner alors qu'il écartait doucement ses cuisses et passait sa langue sur son clitoris.
- Tu es bien, ça va ? demanda t-il en relevant la tête d'entre ses jambes.
- Hum, hum, hocha t-elle la tête dans un soupir de béatitude.
Il continua doucement à la caresser de sa langue, puis introduisant avec précaution un, puis deux doigts en elle, les remuant en simultanéité avec sa langue.
- Granger… Je voudrais être ton premier, avoua t-il en relevant la tête encore une fois.
Elle le regarda, les yeux écarquillés de surprise, caressant les cheveux de Draco d'une main. Elle ne répondit rien et il la regarda avec un sourire sincère sur le visage. Il semblait vouloir dire « s'il te plait ». Elle avait l'impression de le voir fragile pour la première fois même si elle savait pertinemment qu'il y avait surtout un fond de possessivité à vouloir être le premier garçon à la pénétrer tout comme il avait été le premier garçon à lui donner un orgasme.
- Viens, dit-elle, l'incitant à remonter vers ses lèvres.
Leurs lèvres s'unirent, leurs souffles ne firent plus qu'un et alors que sa langue pénétrait dans sa bouche, elle sentit pour la première le goût du désir et de l'orgasme sur la bout sa langue. Le goût qu'avait le désir, le goût qu'avait l'orgasme tout comme elle allait connaître l'odeur de l'amour, l'odeur du désir. Tous ces mots se traduisant si bien par tous les sens en une parfaite et harmonieuse synesthésie.
Ils continuèrent à s'embrasser et il fit descendre doucement son caleçon, se retrouvant nu pressé et dur contre son intimité. Le bassin d'Hermione se mit à frotter instinctivement contre le sexe de Draco et celui-ci passa une main entre leurs deux corps, réajustant son érection, mettant le bout au niveau de son clitoris. Il commença un lent mouvement de bassin, son sexe tendu cognant contre son clitoris ultrasensible. Les soupirs d'Hermione se transformèrent en gémissements plus affirmés alors que Malefoy, au dessus d'elle, semblait se concentrer pour ne pas perdre pied dans le plaisir et continuait ses coups de bassin.
Ils se regardèrent pendant un moment et Hermione l'embrassa avec tendresse.
- Va-y… Doucement, souffla t-elle d'une voix si basse qu'il ne crut presque pas l'entendre.
Il la contempla alors qu'il passait encore une fois sa main entre leurs deux corps et positionnait son sexe à l'entrée de son intimité. Il ne lâcha pas du regard alors qu'en un coup de rein doux mais ferme, il ravit sa virginité. Elle hoqueta de surprise et il vit une douleur vive mais brève se lire sur son visage. Il l'embrassa avec ferveur, langue contre langue, imitant le mouvement langoureux qu'il faisait à l'intérieur d'elle.
- Hermione…
- Hermione, Hermione ? Ca va ? demanda Malefoy qui la regardait, un air perplexe sur le visage. Ca fait trois fois que je t'appelle ! Tu étais passée où ? continua t-il dans un sourire.
- Désolée, j'étais dans mes souvenirs, répondit-elle en un sourire.
Tout avait changé ce jour là. Leur désir ne semblait jamais faiblir. Ils avaient toujours aussi envie l'un de l'autre et il ne se passait presque pas une nuit sans qu'ils consomment ce désir avec une passion inégalable.
- Tu es sûre que tu vas bien, Hermione chérie, tu sembles un peu pâle, s'inquiéta Narcissa.
- Oui, oui ne vous en faites pas, répondit Hermione, se servant généreusement d'œufs et de bacon alors que Draco en était déjà à sa troisième assiette.
Il était assis à côté d'elle et il passa gentiment une main sur sa cuisse, une lueur toujours interrogatrice dans le regard. Elle posa sa main sur la sienne et se pencha vers lui, approchant sa bouche de son oreille.
- Je t'aime, tu sais, lui murmura t-elle dans le creux de l'oreille si doucement qu'il crut qu'il avait rêvé, alors que ses lèvres encore gonflées se posèrent sur sa joue rugueuse presque sur ses lèvres.
Il eut un doux sourire, un vrai sourire et entrelaça ses doigts avec les siens sur sa cuisse. Il avait une envie folle de l'embrasser, de presser ses lèvres sur les siennes et de glisser sa langue dans sa bouche pendant que ses mains s'enlaceraient dans le creux de ses reins ou dans sa chevelure indomptée.
Malheureusement pour lui, sa mère et son beau-père étaient encore dans la pièce et lui envoyaient des regards moqueurs. Hermione s'éloigna de lui et commença à manger avec appétit ses œufs et son bacon.
- Dis donc, tu en as un appétit, ce matin Hermione ! fit remarquer Narcissa, amusée. Tu me rappelles le début de ma grossesse avec Draco, je mangeais tout le temps…
- Je vous rassure, il n'y a rien de ce genre ! J'ai juste besoin de reprendre des forces.
Hermione remarqua que Draco avait pâli considérablement au sous-entendu très peu sous-entendu d'une éventuelle grossesse. Cela la fit sourire doucement alors qu'elle vit que son professeur des Potions la regardait d'un air narquois.
- Dure nuit, insinua t-il, un air quasi-diabolique et amusé sur le visage.
- Severus ! Tu arrêtes avec tes insinuations ! Laisse les tranquille un peu ! intervint finalement Narcissa alors que Draco et Hermione avaient baissé la tête dans leurs assiettes. Viens, on part, on devait déjà être à l'hôpital il y a dix minutes.
Elle se leva et son mari prit sa suite, dans un habituel virevoltement de robes.
- On se retrouve dans 15 minutes devant le marchand de glaces, déclara Narcissa avant de disparaître complètement de la pièce et de la maison.
Il y eu un silence troublé pendant quelques instants où ils finirent tranquillement de manger.
- Tu crois qu'ils nous ont entendu hier soir ? demanda Hermione, un peu embarrassée.
- Non, il y a toujours des sorts de silence sur ma chambre. Je pense seulement que Severus doit s'en douter, lui répondit Draco. A quoi tu pensais tout à l'heure ? continua t-il, curieux.
- Oh, à rien. Je me rappelais la première fois qu'on avait fait l'amour… Merci d'avoir été si gentil avec moi, Draco…
- Oh, c'était donc ça la petite déclaration, se moqua t-il alors qu'il débarrassait la table d'un coup de baguette. Tu es simplement reconnaissante parce que je t'ai donné le meilleur orgasme de ta vie.
Hermione lui envoya un regard noir et se leva, traversant le grand salon pour aller chercher sa veste. Draco ne tarda pas à venir la retrouver et encercla sa taille, refermant ses mains sur son ventre.
- Tu as eu peur, hein ? Quand ta mère a parlé de la grossesse ! railla t-elle en un petit sourire. Je t'ai vu devenir aussi pâle qu'un fantôme, j'ai même cru que tu allais t'évanouir, exagéra t-elle, amusée.
Draco ne lui répondit rien et caressa son ventre de ses mains. Il pressa ses lèvres contre la peau de son cou et l'embrassa doucement. Il remonta avec langueur vers le lobe de son oreille qu'il suçota lentement.
- Pas du tout, Granger. Un enfant de toi serait tout ce dont je pourrais rêver. Imagine, ton intelligence et mon charme irrésistible, susurra t-il entre deux coups de langue sur le lobe de son oreille.
- Draco, gémit-elle doucement alors qu'elle était retournée et plaquée contre un mur. Pas ici, pas encore…
Draco enfouit son visage dans le cou d'Hermione et embrassa la douce peau qui s'y trouvait. Il lécha doucement l'endroit où le cou et l'épaule se rejoignaient, qu'il savait très érogène chez elle. Hermione ne pu retenir un long soupir alors que Draco avait empoigné ses fesses et l'avait soulevée du sol. Il continua à lécher, suçoter et mordiller un peu maladroitement son cou alors qu'il la portait dans la pièce et finit par la déposer sur la table en marbre du salon.
Il la fit s'asseoir sur le rebord et continua à embrasser la peau de son cou pendant que ses mains se glissaient sous son fin débardeur, caressant ses seins à travers son soutien-gorge.
Il allait lui demander pourquoi, de toutes façons, elle s'obstinait à porter un soutien-gorge alors que, de un, elle n'en avait pas spécialement besoin étant donné la taille réduite de sa poitrine et que de deux, elle se retrouvait sans à chaque fois qu'ils restaient ensemble un peu trop longtemps. Autant ne pas en mettre directement, cela faciliterait les choses. Mais Draco Malefoy était loin d'être bête et dire une chose pareille à un moment pareil ne risquait que de le gâcher.
Il fit donc passer son débardeur par-dessus sa tête et la débarrassa rapidement du sous-vêtement de dentelle gênant. Il posa cette fois ses lèvres sur les siennes et glissa sa langue dans la bouche de son amante alors que ses mains infligeaient une douce torture à chacun de ses seins.
- Dray, pas ici, pas maintenant, on va être en retard, s'obstina t-elle sans grand succès alors que Malefoy avait presque fini de déboutonner son jean.
- J'ai toujours rêvé de te prendre sur cette table, en plein milieu du salon, lui répondit-il simplement alors qu'il envoya voler son jean dans la pièce, s'attaquant maintenant à sa culotte.
Hermione se demandait toujours comment elle arrivait à se retrouver nue aussi vite en sa présence. Il l'embrassa de plus belle alors qu'elle frissonnait de sentir le marbre froid et dur contre ses fesses nues. Elle le vit enlever son t-shirt et se débattre avec son pantalon avant de l'enlever finalement.
- Tu peux pas imaginer ce que ça m'a fait de t'entendre dire ça, Granger. J'ai envie de te baiser à un point…
Elle aurait sourit si elle n'avait pas été occupée à retenir ses gémissements alors que les doigts de Malefoy se faisaient plus aventuriers avec son intimité en de larges et paresseux mouvements circulaires sur son point le plus sensible.
- Retourne toi, lui souffla t-il doucement.
- Dray…
- J'ai envie de te prendre par là. Ca fait longtemps et je sais que tu adores quand je te prends par derrière.
Elle vira couleur écarlate mais s'exécuta, émoustillée à l'idée d'être sodomisée en plein milieu du salon des Malefoy. Elle frissonna quand le marbre froid se pressa contre sa poitrine. Elle agrippa les côtés de la table alors que Malefoy écartait ses cuisses.
- Pas de bébé aujourd'hui alors, murmura t-elle d'une voix rauque d'excitation.
- Une autre fois je te promets, lui répondit Malefoy alors qu'il enduisait son sexe de la cyprine d'Hermione pour mieux se faufiler à l'intérieur d'elle.
Il devint plus dur à la vision qui se présentait à lui : Granger sur son ventre, les cuisses écartées, le creux de ses reins cambrés, l'arrondi de ses fesses, la vue sur son petit cul. Si ce crétin de Weasley était là pour voir qu'il allait enculer sa copine.
Il caressa son dos et sa chute de rein un moment avant de faire glisser ses doigts à l'avant sur son clitoris, continuant à le frotter gentiment. Il positionna son sexe à l'entrée de son anus et s'y enfonça lentement, lui laissant le temps de s'adapter à cette intrusion. Il éructa un « putain » alors qu'il s'enfonçait plus profondément toujours avec cette même lenteur insoutenable.
Il la regarda : elle haletait et son visage semblait indiquer tout sauf de la douleur. Il resta en elle un moment et lorsqu'il sentit qu'elle bougeait elle-même du bassin contre lui, il commença ses va et vient rapides et brusques. Entrant, sortant, entrant, sortant avec une douce violence, encore et toujours, inlassablement alors qu'il avait toujours deux doigts pressés sur son clitoris pour la faire jouir plus vite. Elle était très étroite par là où il la prenait et il avait l'impression d'être dans un étau brûlant tellement il ressentait la chaleur moite de sa cavité contre la peau sensible de son sexe. On entendait le bruit un peu obscène de leurs deux peaux qui claquaient violemment l'une contre l'eau mêlé au bruit que la table faisait à chaque entrée de Malefoy et à leurs gémissements sonores.
Il agrippa ses fesses et l'amena encore plus proche de lui alors qu'il la pénétra plus profondément que jamais, se libérant en elle avec la force d'un volcan. Il continua à caresser son clitoris pendant quelques secondes et Hermione atteignit, elle aussi, les portes de l'extase.
Il se glissa hors d'elle et elle sentit les fluides visqueux couler pour la deuxième fois de la journée entre ses cuisses. Elle se retourna et allongea Malefoy sur elle, l'embrassant fougueusement et suçotant sa lèvre inférieure.
- Moi aussi je t'aime, Hermione, murmura t-il contre sa bouche alors qu'ils essayaient de reprendre leurs souffles.
Un « je t'aime » peut vouloir dire beaucoup de choses. Je tiens à toi, tu comptes pour moi, j'ai envie de te baiser, mais aussi je suis amoureux, amoureuse de toi. Où est la différence entre l'amour et le désir ? Entre un je t'aime amical et un je t'aime amoureux ? Est-ce que l'amour engendre le désir, le désir l'amour ou est-ce que ce sont deux phénomènes totalement dissociables l'un de l'autre ? Comment peut-on le savoir ? Ces questions restèrent en suspend pour le moment.
Après s'être changés, douchés et rhabillés, ils avaient retrouvé comme prévu la mère de Draco et Severus Rogue. Ils avaient mangé des glaces, bu du café ou du chocolat et s'étaient finalement séparé, laissant les deux jeunes adolescents faire leur propre shopping.
Draco et Hermione déambulaient depuis maintenant une heure au Chemin de Traverse. Ils ne se tenaient pas la main, ils ne pouvaient pas. Ca aurait défini de façon trop claire l'aspect social de leur relation, qui était déjà assez flou comme ça pour eux. L'envie n'en manquait pas et au bout d'un moment, elle sentit le bras de Draco enlacer doucement sa taille. Il baissa le regard vers elle, un peu inquiet de sa réaction, mais elle se contenta de sourire et elle se rapprocha un peu plus de lui.
Il allait commencer une phrase mais il l'entendit soudain pousser un petit cri excité et se détacher de son étreinte. Il regarda là où son regard, à elle, s'attardait toujours.
Et ce qu'il vit lui fit descendre le cœur dans l'estomac : Weasley, Potter et la petite Weasley devant la vitrine de Quidditch. Le cri d'Hermione avait attiré leur attention et ils avaient maintenant tourné leurs visages vers eux.
Hermione était maintenant loin de ses bras, pressée dans ceux de Weasley qui la faisait virevolter dans les airs en l'embrassant. Le cœur de Draco se serra et ses yeux prirent une couleur triste. Potter les regardait, amusé et la joie rayonnant sur son visage. Il passa son regard sur la petite Weasley et croisa le sien. Elle était en train de le regarder et contrairement aux autres, elle lui envoya un regard un peu triste qui semblait dire « désolé ».
Il essaya de reprendre une contenance et alors que Hermione et Weasley avaient fini de s'embrasser, il la vit revenir toute sautillante vers lui. Elle lui prit la main énergiquement et l'amena près de Harry, Ron et Ginny. Elle se mit sur la pointe des pieds et approcha sa bouche de son oreille.
- Sois gentil, s'il te plait, lui murmura t-elle.
Il la regarda, un peu amusé et il lui prit doucement la main avant de l'amener à ses lèvres et d'en embrasser le dos et les jointures avec délicatesse. Il relâcha sa main et il la vit rougir un peu alors que le visage de Weasley devenait aussi flamboyant que ses cheveux.
- Potter, Weasley, Weasley-fille ! se contenta t-il de saluer d'une voix morne et sans émotions.
Les concernés lui répondirent d'un vague hochement de tête alors que Weasley venait de saisir la main d'Hermione et entrelaçait ses doigts avec les siens.
- Tu viens à la maison pour le mois qui reste, Hermione ? demanda Ron, avec assurance. C'était d'ailleurs plus une affirmation qu'une question.
- Ron, je suis désolée, mais je passe l'été chez Malefoy, tu le sais ! C'était prévu bien avant qu'on se mette ensemble, répondit Hermione qui n'avait rien perdu de sa gaîté et ne semblait pas déçue de ne pas venir.
- Mais qu'est ce que tu peux bien faire chez Malefoy pour que tu ne veuilles pas venir à la maison, bougonna Ron.
- Si tu savais Weasley, répondit Malefoy avec un petit sourire suffisant. Tu ne serais même pas capable de rivaliser avec ça, continua t-il, amusé alors que le visage de Ron devenait aussi rouge qu'une tomate.
- Franchement, Malefoy, je ne vois pas ce qu'il y aurait chez toi qui pourrais combler Hermione ! répliqua Ron avec véhémence.
- Tu veux vérifier par toi-même ce qui comble Granger tout les soirs ? Je ne savais pas que tu jouais de ce côté-là, interrompit-il, sardonique alors qu'il voyait les joues d'Hermione virer au pivoine.
- A part une bibliothèque géante peut être, ajouta Ron, plus pour lui-même que pour l'argumentation de la conversation.
- Si tu penses que Granger a seulement besoin de bouquins pour être satisfaite, tu es encore plus minable pour elle que je ne le pensais ! rétorqua t-il, la voix froide et acide.
Il vit une lueur de colère dans les yeux d'Hermione. Il savait que c'était un sujet sensible pour elle. Ses amis, garçons en tout cas, ne l'avait jamais considérée comme une fille et donc jamais comme une personne étant capable de désirs, d'envies et/ou de besoins sexuels. Et même maintenant que Weasley sortait avec Granger, il avait l'impression qu'il ne la considérait toujours pas comme une fille. Et ça, ça énervait profondément Granger et il le savait. Elle n'aimait pas être seulement considérée comme une Mademoiselle je sais tout. Il avait été le seul à la voir différemment et à lui prouver à quel point elle pouvait être désirable et désirée.
- De quoi tu te mêles de toute façon, Malefoy ? C'est pas ta copine, que je sache alors ferme la ! lui envoya Ron à la figure.
- Tiens, marrant que tu dises ça ! s'amusa t-il d'un air insolent de Weasley qui n'avait aucune idée de ce qui se passait entre lui et Granger.
Hermione ne répondit rien et se contenta de regarder leur échange verbal alors que Harry et Ginny faisaient pareil. Elle était perdue dans ses pensées et n'écouta pas les derniers arguments lorsqu'elle se retrouva tout d'un coup pressée contre un corps et embrassée avec maladresse et peu de délicatesse. Elle n'avait pas besoin d'ouvrir les yeux, elle savait que c'était Ron. Il n'y avait rien de comparable entre ses baisers et ceux de Draco. Elle se détacha bien vite de lui et se rapprocha de Malefoy.
- Mais qu'est ce que tu fais, Hermione ? Viens avec nous au Terrier ! insista Ron lourdement.
- Non, Ron, on se verra à la rentrée. Je reste chez Malefoy jusqu'à la fin de l'été, répondit-elle fermement alors que Draco avait enlacé ses doigts avec les siens.
- Mais, Hermione, pourquoi est-ce que tu…
- Parce que Draco ne pense pas que je n'ai besoin que d'une bibliothèque pour être heureuse, assena t-elle, un peu irritée.
Après quelques aux revoirs, elle et Draco firent leur chemin jusqu'à l'endroit où ils allaient transplaner.
Le soir même, alors qu'elle était dans le lit de Malefoy, il la rapprocha de lui d'un bras. Face à face, elle glissa une jambe entre celles de Malefoy et se colla contre lui, nichant sa tête contre son torse.
- Ca va ? demanda t-il avec douceur, Hermione…
- Il faut qu'on arrête Dray, souffla t-elle, la culpabilité est en train de me ronger de l'intérieur. Je ne peux plus lui faire ça…
- Granger ! Tu as vu comment il te traite ! Ce qu'il pense de toi ! Une bibliothèque, non mais franchement !
- Je sais, se contenta t-elle de répondre, un peu triste. Mais je suis amoureuse de lui depuis trop longtemps, je n'y peux rien. Ca me fait souffrir de savoir que je t'aime autant et que tu possèdes même mon corps alors que je ne lui donne rien. Il faut qu'on arrête…
- Hermione… murmura t-il doucement dans ses cheveux.
- S'il te plait, ne rends pas ça plus dur que ça ne l'est déjà. Tu sais aussi bien que moi que c'est la meilleure chose à faire. Je t'aime, Dray, mais je suis beaucoup trop amoureuse de lui…
- On ne va jamais y arriver, Granger… Etre simplement des amis. On a dépassé ce stade le jour où je t'ai embrassée et on a définitivement effacé ce mot le soir où je t'ai prise pour la première fois.
- Je sais, Dray. Mais on va essayer d'y arriver…
Sans un mot échangé de plus, il lui prit les jambes et les écarta. Il les enroula autour de sa taille, la rapprochant encore plus près, les deux amants toujours sur un flanc. Il passa une main entre leurs deux corps et baissa son caleçon. Il prit son sexe entre sa main et le guida vers l'entrée de son intimité avec douceur. Il s'enfonça en elle dans une lente poussée en la rapprochant encore plus de lui.
- Je veux un enfant de toi… Je veux que tu portes mon bébé, Granger. S'il te plait, ne lance pas un sort de contraception après. Laisse le destin décider pour nous… chuchota t-il dans son cou alors qu'il intimait un mouvement lascif de bassin à l'intérieur d'elle, ses hanches cognant langoureusement contre les siennes.
- Draco, ne raconte pas…
- S'il te plait… la coupa t-il. Je veux juste t'avoir… une dernière fois, insista t-il avec douceur alors qu'il pressait tendrement ses lèvres contre les siennes.
Et c'est en ne lâchant pas ses lèvres, en l'embrassant avec tendresse et amour qu'il lui fit doucement et lentement l'amour pour la dernière fois. Car ce fut bien la dernière fois de l'été. Malefoy essaya de tenir la promesse qu'Hermione s'était faite et ils n'avaient plus recommencé depuis ce soir. Le lendemain matin, Hermione n'avait pas lancé de sort de contraception et même s'il avait été heureux qu'elle ne l'ai pas fait, il s'était senti un peu stupide de lui avoir fait part de son envie d'enfants avec elle.
Le jour de la rentrée était enfin arrivé. Malefoy avait escorté Hermione jusqu'à son wagon, il l'avait enlacée et ils s'étaient séparés là. Elle était entrée dans le wagon et s'était assise à côté de Ron. Durant toute la durée du trajet, ils s'étaient embrassés et Hermione n'avait pas arrêté de penser aux derniers mots que Draco lui avait chuchotés dans l'intimité de son lit.
A peine la première semaine de cours était-elle terminée qu'elle passait déjà tout son temps à la bibliothèque. Rien ne changeait jamais. Elle et Malefoy se voyaient moins souvent mais c'était toujours aussi agréable d'être en sa présence, même s'ils ne faisaient que parler ou parfois rester ensemble dans le silence le plus complet.
Cela faisait un peu plus de trois mois qu'elle et Ron sortaient ensemble même si en temps réel passé ensemble, cela faisait beaucoup moins. Elle avait appris par Ginny, qui semblait avoir tout compris de sa relation avec Malefoy, que Ron lui avait préparé ce soir une soirée d'anniversaire avec les plats préférés d'Hermione, vin et chandelles. Ginny avait clairement mais subtilement insisté sur le fait que Ron comptait concrétiser leur relation ce soir.
Elle n'avait jamais eu de problème à le faire avec Malefoy, même sa première fois ne l'avait pas angoissée mais là… Elle ne s'imaginait pas faire l'amour avec Ron. Rien que le fait qu'il attende ça d'elle ce soir l'écœurait presque. Et pourtant, elle l'aimait… Elle était follement amoureuse de lui, alors pourquoi cela ne marchait même pas dans sa tête. Pourquoi alors qu'il l'embrassait, elle ne pensait qu'à la future vie qui s'était peut être créée dans son ventre. Il y avait également le problème que Ron pensait qu'elle était encore vierge et qu'il allait bien se rendre compte que ce n'était pas le cas… Tout ça était beaucoup trop stressant…
- Hey, Granger ! Je peux m'asseoir ? l'interrompit une voix dans le train de ses pensées.
- Je t'en prie, sourit Hermione alors qu'elle observait Malefoy qui venait de s'asseoir et d'étaler toutes ses affaires sur la table.
Elle le vit dénouer sa cravate, ouvrir les deux premiers boutons de sa chemise et en remonter les manches en cette fin de journée. Son regard se posa sur lui. Cela faisait longtemps qu'elle ne l'avait pas observé, qu'elle n'avait pas osé plutôt. Il était toujours aussi beau. Elle se demandait toujours comment quelqu'un aussi parfait que lui avait pu vouloir d'une fille aussi imparfaite qu'elle. Il ressemblait à un ange tombé du ciel avec ses cheveux blonds qui avaient poussé depuis cet été et ses yeux bleu acier. Un ange seulement en apparences, c'était certain, mais un ange quand même. Une gueule d'ange, le diable au corps, telle était la parfaite, mais paradoxale, définition de Draco Malefoy.
- Tu ne m'avais pas autant fixé depuis la première fois où on a fait l'amour ! Tu semblais mémoriser chaque centimètre carré de ma peau, se rappela t-il un peu mélancolique.
Hermione sourit d'un sourire un peu forcé. Elle ne se souvenait presque plus de la sensation de la peau de Draco contre la sienne et elle était presque sûre d'avoir oublié tous les emplacements de ses grains de beauté sur son corps alors qu'elles les connaissaient par cœur avant.
- Granger ! Je t'ai posé une question ! la ramena t-il sur terre.
- Oui excuse-moi. Tu me disais ?
- Je te demandais si tu voulais vérifier mon tableau de chartes en Arithmancie. Je ne suis pas sûr pour le 9 dans cette colonne, lui indiqua t-il en lui montrant la colonne et le chiffre sur le bout de parchemin qu'il avait placé devant elle.
- Arithmancie ? demanda Hermione, confuse.
- Oui, l'Arithmancie. Tu sais cette classe que l'on prend tout les deux chaque mardi et vendredi après déjeuner, expliqua lentement Draco avec sarcasme.
- Oui, oui, désolée… J'ai un peu de mal aujourd'hui…
- Tu es sûre que ça va ? s'inquiéta t-il. Tu n'as pas l'air dans ton assiette.
- Oui oui, ne t'inquiète pas ! Montre moi ta charte, dit-elle alors qu'elle commençait à examiner celle-ci.
- Je pense que le 7 irait mieux à la place du 9, mais je ne suis pas sûr, déclara t-il, semblant peu assuré de son hypothèse.
- Oui, oui, tu as raison. Le 7 est le nombre qui va, certifia t-elle après avoir fait des rapides calculs dans sa tête.
Elle barra soigneusement le 9 de sa colonne et y inscrit un 7 avec autant d'application que possible. Elle le regarda encore. Il avait l'air tracassé. Elle avait l'impression qu'il savait depuis le début que 7 était le bon nombre…
- Dray… Depuis quand tu as besoin d'un prétexte pour venir me parler ? demanda t-elle un peu attristée qu'ils en soient arrivés là.
Il allait nier mais elle lui envoya un regard un peu noir mais triste en même temps et il n'osa pas ouvrir la bouche.
- Qu'est ce que tu voulais me dire ? demanda Hermione, gentiment.
- C'est à propos du bébé… Enfin… Ca fait plus d'un mois et je me demandais si tu étais enceinte ou pas, avoua t-il un peu dépité. Je ne savais pas si tu allais me le dire si tu l'étais…
- Je ne sais pas… Je n'ai pas fait de test encore, lui confessa t-elle.
- Tu sais, ce que je t'ai dit cette nuit là, tout tient encore. Je veux vraiment un enfant de toi, Granger, lui dit-il alors qu'il rassemblait ses affaires. Tiens moi au courant…
Elle le regarda alors qu'il était planté en face d'elle et elle passa inconsciemment sa main sur son ventre. Elle ne savait pas pourquoi elle avait fait ce que Draco lui avait demandé, ni pourquoi elle n'avait pas lancé un sort de contraception. Si elle était bien enceinte, tout serait plus simple… Elle retournerait avec lui. Elle ne pouvait pas s'empêcher d'être touchée par ce qu'il lui avait dit. Il voulait qu'elle soit la mère de ses enfants. Ils avaient à peine 17 ans, mais c'était la plus belle des confessions…
- Tu m'accompagnes dehors ? J'ai envie de faire une balade, demanda t-elle soudainement.
- Oui, répondit-il, un peu surpris. Cela faisait longtemps qu'ils n'avaient pas passé de temps ensemble.
Ils descendirent tout les deux près du lac et instinctivement, Hermione se rapprocha de Malefoy pour sentir sa chaleur alors que le vent soufflait de plus en plus fort.
- Tu n'as pas ton écharpe ? interrogea t-il doucement
- Non, je l'ai laissée dans ma chambre…
- Tiens, mets la mienne, dit-il en détachant son écharpe de son cou et en la passant autour de celui d'Hermione.
- Non, répondit-elle, en commençant à enlever son écharpe. Je ne peux pas.
- Pourquoi ? coupa Draco, irrité. Parce qu'elle est aux couleurs de Serpentard ou parce que c'est la mienne ? continua t-il, plus agacé.
- Non, parce que tu vas prendre froid, répondit-elle simplement alors qu'elle caressait sa joue gauche d'une main.
- Oh…, baissa t-il la tête, un peu gêné de s'être emporté pour si peu. Garde la. Je ne voudrais pas que tu tombes malade.
Elle allait répondre quelque chose mais il était déjà en train de s'en aller. Elle ne comprenait pas pourquoi il abandonnait ! Il n'avait jamais été ce genre de personne. Mais en même temps… c'était elle qui était avec Ron… Elle qui avait quelqu'un… Mais pourquoi tout avait tant changé en si peu de temps.
Elle remonta avec lenteur dans sa chambre, songeant à se préparer pour sa soirée avec Ron. Alors qu'elle montait les marches une par une, elle porta une main à son cou et caressa l'écharpe de Malefoy. Elle dénoua un peu les bords de l'écharpe autour de son cou et plaqua le tissu contre son visage, inspirant à grandes bouffées, respirant et s'imprégnant du mélange de l'odeur masculine de Draco et de son parfum au prix exorbitant.
Elle continua à monter les marches jusqu'à sa chambre et alors qu'elle se tenait devant son armoire pour choisir sa tenue, elle jeta violemment au sol les habits qu'elle tenait dans les mains et alla vers sa bibliothèque à la recherche d'un livre.
Elle s'installa sur son lit et déboutonna son chemisier jusqu'à son ventre. Elle pointa sa baguette, murmura un sort vers son ventre et attendit la lumière qui allait bientôt flotter au dessus de son abdomen. Ce n'était pas différent des tests moldus : une couleur pour chaque réponse. Il fallait juste attendre. Et alors qu'elle patientait, ses pensées convergèrent vers Malefoy… A quoi pouvait-il bien penser en ce moment ?
- Hermione, soupira t-il doucement alors qu'il reposait le livre qu'il était en train de lire.
Il n'aurait pas du la planter là, toute seule… Il fallait qu'ils s'expliquent. Ou qu'ils s'embrassent. Il n'y aurait pas besoin d'autre chose. Aucune parole, aucun mot. Ils se comprendraient et tout serait clair. Ce qui serait clair c'est qu'ils ne pouvaient pas se passer l'un de l'autre… Amitié, amour… Tout ça était beaucoup trop proche pour être vraiment dissocié entre eux deux. Il l'aimait et c'était aussi simple que ça. Elle l'aimait mais était amoureuse d'un autre, pourquoi tout se complique t-il à un moment donné ?
Hermione se tenait devant la porte de la Chambre sur Demande. Il était 20h et Ron lui avait donné rendez vous à 20h30. Pourquoi était-elle si mal ? Elle se sentait nauséeuse, elle avait des vertiges et elle sentait une sueur froide couler le long de sa colonne vertébrale… Pourquoi, pourquoi, pourquoi… Pourquoi semblait être la question à un million de Galions… Alors pourquoi ne trouvait-elle pas la réponse. Elle était amoureuse de Ron, à la folie, depuis des années, elle avait attendu qu'il passe par toutes ses phases et qu'il la remarque enfin alors pourquoi…
« Dis moi, Draco, pourquoi est-ce que réaliser son rêve et être heureuse sont deux choses si différentes ? Je ne comprends toujours pas… »
Cela faisait des heures qu'il ruminait tout seul dans sa chambre. Il n'aurait vraiment pas du la laisser là toute seule. Il aurait mieux fait de l'envoyer direct dans les bras de Weasley, ça aurait été plus rapide… Pourquoi, pourquoi, pourquoi était-il aussi con ? Ces sentiments, qu'il éprouvait pour Granger, ce n'était pas normal. Il ne devrait pas avoir envie de lui faire un enfant à seulement 17 ans, il ne devrait pas ne pas arriver à dormir si elle n'était pas à côté de lui, il ne devrait pas avoir envie de lui crier qu'il l'aimait à chaque fois qu'il la voyait et surtout il ne devrait pas sentir son cœur se serrer à chaque fois qu'elle était avec Weasley. Parce que, ces sentiments, étaient tout sauf rien qu'amicaux…
Il voulait se lever, aller la voir, l'embrasser, lui faire l'amour, n'importe quoi… Pour la faire réagir au moins. Pour lui faire comprendre qu'elle ne devrait être avec personne d'autre que lui.
Alors que ces pensées tournaient sans fin dans sa tête sans trouver une solution, il entendit la porte de sa chambre s'ouvrir à la volée.
Il vit y débouler Granger, à sa plus grande surprise. Les cheveux en une montagne de boucles emmêlées, grelottante, les lèvres bleues et les bras serrés autour de son corps secoué de vifs tremblements.
- J'ai pas pu, j'ai pas pu… répéta t-elle alors qu'elle se précipita dans les bras de Malefoy, se pressant contre son torse.
- Granger, souffla t-il alors qu'il laçait ses bras autour de sa taille et refermait ses mains dans le creux de ses reins. Qu'est ce qui se passe ? Pourquoi tu trembles comme ça ? interrogea t-il, ne la lâchant pas de son étreinte une seconde.
- Je…Ron… Il avait préparé un dîner et il voulait qu'on… mais j'ai pas pu, j'ai pas pu… frémit sa voix avec émotion alors qu'elle se pelotonnait plus contre lui.
Il lui caressa les cheveux un moment et il la fit asseoir sur son lit, lui tendant une couette dans laquelle elle s'enroula avant de venir se blottir contre lui à nouveau.
- J'ai pas pu parce qu'il n'y a que toi… Que toi qui puisses me toucher… Je me suis enfuie… dehors et il pleuvait. Je suis venue te voir parce que je veux qu'on…
- Granger… Qu'est ce que tu racontes ? Tu es amoureuse de Weasley, non ? Depuis trop d'années… C'est bien ce que tu m'as dit…, dit-il avec douceur alors que les mots lui brûlait la gorge et lui arrachait la langue tellement il ne voulait pas s'entendre dire des conneries pareilles.
- Dray… Je suis tombée amoureuse de toi en chemin. Alors que je cherchais à lui plaire, à le rendre amoureux de moi, c'est moi qui me suis laissée séduire. C'est moi qui suis tombée amoureuse. Amoureuse de toi…
Il ne répondit rien. Il la fixa. Elle tremblait toujours comme une feuille dans le vent d'automne.
- Il faut que tu enlèves tes vêtements… Ils sont mouillés, tu vas tomber malade.
- Malefoy, écoute moi ! Je n'ai pas cherché ça. Je ne l'ai pas souhaité. Je pensais que mon rêve s'était réalisé quand je suis enfin sortie avec Ron, mais ce n'était pas ça que je voulais vraiment. Ce rêve n'était que ça ! Un rêve ! Je veux être avec toi, pas avec lui. Parce que… parce que tu me rends heureuse et durant ces dernières semaines, je n'ai jamais été aussi malheureuse que lorsque j'étais sans toi…
Il continua à la regarder faire son monologue. Un sourire se glissa sur son visage. Il se détacha de leur étreinte. Il écarta les pans de la couette et approcha ses mains du chemisier d'Hermione. Il en détacha chaque bouton avec délicatesse et lenteur, sentant son souffle s'accélérer nettement. Il le lui enleva et l'envoya au sol. Il approcha ses mains de sa poitrine et la caressa avec fermeté. Il s'approcha un peu plus d'elle et l'allongea sur le lit, se positionnant au dessus d'elle. Il descendit ses mains vers sa jupe et la lui enleva à son tour, atterrissant à côté du chemisier.
- Draco, s'il te plait, dis quelque chose. Dis moi que tu veux être avec moi, murmura t-elle d'une voix basse alors qu'il venait de dégrafer son soutien-gorge et qu'il travaillait à lui enlever sa culotte.
Il ne répondit rien à nouveau et se déshabilla à son tour. Il se retrouva vite nu, dur et allongé sur elle, soutenu uniquement par son coude. Il pressa ses lèvres contre les siennes et l'embrassa tendrement. Elle ne perdit pas de temps et glissa avec lascivité sa langue dans sa bouche. Il frotta sa langue contre la sienne et la suçota entre ses lèvres. Alors qu'il l'embrassait encore et que leurs deux langues et leurs souffles se retrouvaient à nouveau unis, il fit descendre ses mains vers sa poitrine. Il massa chacun de ses seins avec ardeur, taquina leurs pointes durcies de ses doigts et fit descendre ses mains, doucement, lentement vers son intimité. Il la caressa de deux doigts, la faisant soupirer langoureusement. Il pressa ses lèvres plus fort contre les siennes et prit son visage dans sa main libre, lui caressant les cheveux.
- Dis moi, est-ce que tu es enceinte ? interrogea t-il avec douceur, son front collé contre le sien, ses lèvres à des millimètres des siennes, sentant son souffle chaud se répercuter contre sa propre bouche.
Elle se contenta de secouer la tête négativement alors qu'il frottait son intimité avec plus de vigueur. Ses lèvres s'étirèrent en un mince sourire, un peu déçu.
- J'ai l'impression qu'on va devoir réessayer jusqu'à ce que ça marche alors, susurra t-il dans le creux de l'oreille alors qu'il se glissait en elle d'un coup de rein un peu soudain.
Il bougea son bassin lascivement en elle et enlaça ses mains autour de son visage et dans sa chevelure. Elle enlaça ses jambes autour de ses fesses et un mince film de sueur les couvrirent bientôt rapidement sous leurs va et vient exaltés. Hermione passa ses mains dans son dos alors qu'il allait plus fort en elle et agrippa ses fesses à pleines mains, l'incitant à aller plus profondément encore.
- Draco, je…haleta t-elle entre deux gémissements de plaisir.
- Chuuut… Moi aussi je t'aime, Granger, soupira à son tour Draco alors qu'il embrassa ses lèvres et que, dans un dernier coup de rein, il les amena à l'extase suprême, harmonie sublime de leur amour et de leur désir.
FIN
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