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Books » Harry Potter » Pornographie Rouge
Ithilwyn
Author of 3 Stories
Rated: M - French - Romance/Drama - Draco M. & Hermione G. - Reviews: 689 - Updated: 02-17-07 - Published: 12-20-04 - id:2180752

Note D'Auteur :

Bonjour à vous, chers lecteurs ! Et oui, enfin de retour ! Je sais bien ce que vous pensez ! Je suis horrible avec les délais de mise à jour. Je ne m'en excuserais jamais assez. Alors un petit truc nouveau aujourd'hui, ce sera un one-shot en deux parties ! Je sais que les termes sont contradictoires mais je n'ai pas pu faire autrement. Cette partie fait 25 pages et celle que je compte écrire fera sûrement pareil. 50 pages d'un coup, c'est bcp alors j'ai coupé !

Un petit OS, une Dramionaise, très très épicé, le cacao est sur le feu, le lemon est pressé… Appréciez et savourez ! Si vous êtes aisément choqués, ne lisez pas, si vous n'aimez pas les relations homosexuelles, ne lisez pas non plus. C'est la première fois que je me colle à écrire du slash, j'espère que ce n'est pas trop raté et assez réaliste !

Pornographie Rouge

Jamais Deux Sans Trois – Le Désir Et Le Plaisir

Alors, c'était ça ! Seulement ça ! Tout ce tapage, cet étalage dans les magazines féminins sorciers et moldus, dans les films, à la télé, dans les pubs, à la radio, dans les livres à l'eau de rose…

Tout ça pour ça, juste ça. Il n'y avait vraiment rien de quoi en faire tout un plat ! Honnêtement !

Le sexe ! Tout le monde en parlait. Toutes les filles dans son dortoir, tout les garçons dans les couloirs. Tout le monde le faisait. Et tout le monde le savait ! Bienvenue dans le monde impénétrable des relations amoureuses (et sexuelles) à Poudlard. Prenez un siège confortable et du pop-corn. Regardez, écoutez, lisez et surtout… apprenez… qu'il faut toujours se méfier de l'eau qui dort.

Hermione Granger n'arrivait pas à trouver le sommeil en cette chaude nuit d'octobre dans le lit de son petit ami en titre. Elle venait de faire l'amour pour la vingt et unième fois avec Ron Weasley. Vingt et une fois… Et rien, toujours rien plutôt… Un sursaut de plaisir il est vrai mais bien vite effacé, bien vite oublié. Pas d'orgasme fulgurant comme la foudre, pas de plaisir à en perdre la tête, pas de perte de contrôle, pas de gémissements qui franchissent les lèvres sans même le vouloir.

En tout cas, pas de vrais. Hermione Granger avait appris la chose qui lui serait sûrement la plus utile pour le reste de sa vie (amoureuse et sexuelle tout du moins) : simuler. Le secret respectable de toute femme qui l'a, forcément, utilisé un jour et qui reste totalement insoupçonné par la gente masculine.

Le problème majeur de sa relation avec Ron était sexuel. La première fois, elle s'était dit que c'était sûrement à cause de la douleur, la deuxième fois, du manque d'expérience. Ainsi de suite jusqu'à la dixième fois. Mais là… Elle se posait des questions : est ce que le sexe était vraiment si nul que ça ? Est-ce n'était qu'une fable à la mode ? Ou bien, est ce qu'elle était tout simplement frigide et incapable de tout plaisir sexuel ?

Il était très fâcheux qu'Hermione Granger n'ait jamais entendu l'expression : « Il n'y a pas de femmes frigides, il n'y a que de mauvais amants ». Cela l'aurait sûrement bien éclairé sur le véritable problème !

Rien, absolument rien ! Voilà ce qu'elle ressentait quand Ron lui faisait l'amour et la frustration sexuelle commençait à s'accumuler en elle, la laissant plus agréable que jamais… Cela se ressentait partout : en cours, dans ses devoirs, dans ses occupations, dans son travail de Préfète en Chef, dans ses relations avec Ginny, avec Harry, avec tout ses amis en général. L'autre majeur problème étant bien sur que Ron, lui, adorait le sexe et voulait tout le temps le faire. C'était la seule chose qu'il avait à la bouche (et malheureusement pour Hermione, la seule…), la seule chose dont il lui parlait, la seule chose qu'il lui demandait…

Le sexe, le sexe, le sexe ! Un si petit mot dont Hermione ne connaissait même pas les sensations divines mais qui envahissaient déjà tous les aspects de sa vie comme la gangrène. Quelque chose qui en arrivait à la tenir éveillée la nuit. C'était ahurissant de voir à quel point le sexe avait tout chamboulé dans la vie d'Hermione Granger alors qu'elle n'en goûtait même pas les plaisirs.

C'est donc dans un état de nerf aggravé par la haute consommation de caféine qu'elle arriva dans la salle de tutorat de l'aile ouest du château, où son élève l'attendait, le matin suivant. Elle franchit la porte, remettant d'une main tremblante ses cheveux derrière ses oreilles, serrant ses livres plus près d'elle. Elle leva la tête et rencontra une paire d'yeux bleus acier qui semblait se moquer d'elle d'un air hautain et arrogant.

Malefoy. Comme si ses journées n'étaient pas déjà assez pénibles comme ça, il fallait en plus qu'elle se coltine Malefoy comme élève.

- Tu es en retard, Granger ! lança Malefoy alors qu'Hermione s'affalait sur la chaise à côté de lui et posait bruyamment ses affaires sur la table, le faisant presque sursauter.

- Vas te faire foutre, Malefoy ! Je suis pas d'humeur ! rétorqua Hermione avec acidité.

- Tu n'es jamais d'humeur, Granger, se contenta de répondre Malefoy, simulant une moue un peu triste.

Hermione se contenta de lui lancer un regard noir version « ne te fous pas de moi » alors qu'elle ouvrait son livre d'Arithmancie.

- Bon, on en était à quel chapitre déjà ? L'impact mathématique des sorts les uns sur les autres, non ?

- Tu es toujours tellement sérieuse, Granger, que ça devient ennuyeux ! Comment font Weasley et Potter pour te supporter à longueur de journées ?

- Tu sais ce qui est ennuyeux Malefoy ? C'est de voir ta tête de connard toutes les semaines et de te voir essayer de me séduire à chaque fois avec tes petits sourires l'air de rien et tes sous entendus licencieux ! C'est pathétique ! Alors, lâche moi et qu'on en finisse vite !

- J'adore quand tu te mets en colère, Granger ! Tu es tellement sexy quand tu es passionnée, dit Malefoy, le regard taquin alors qu'il posait une main sur la cuisse d'Hermione.

- En quelle langue il faut que je te le dise, Malefoy ! Fous moi la paix ! grinça Hermione, les dents serrées alors qu'elle retirait la main de Malefoy de sa cuisse pour la mettre sur la table.

- Quelqu'un ne s'est pas envoyée en l'air hier soir… Fais toi sauter une bonne fois pour toute, Granger, ça te mettrait de bonne humeur pour l'année ! asséna Malefoy, un sourire mauvais au visage.

- Mets toi au travail Malefoy ! Le fait que je me fasse sauter ou non ne regarde que moi et n'a rien à voir avec les problèmes d'Arithmancie qui t'attendent ! lui dit Hermione en lui tendant une plume.

- Ou alors, peut être que Weasley a des petits problèmes à te faire grimper aux rideaux ! Ca ne m'étonnerait pas ! Il faut savoir s'y prendre avec une fille comme toi ! continua Malefoy alors qu'il lui prenait la plume, effleurant sa main en un geste sensuel calculé.

- Chapitre 10, Malefoy, se contenta de répondre Hermione, retirant sa main aussi vite qu'il l'avait effleuré.

- Comme tu veux, Granger. Mais qu'une chose soit claire entre nous : si je décidais de te séduire, je ne chercherais pas à le faire, je l'aurais déjà fait ! rétorqua Malefoy, un sourcil haussé et un sourire ravageur sur le visage.

Les heures passaient dans la salle de tutorat et Malefoy planchait toujours sur ses problèmes d'Arithmancie alors qu'Hermione était plongée dans ses bouquins.

- Montre moi, je vais t'aider, je suis là pour ça après tout, demanda Hermione d'une voix douce alors que Malefoy levait les yeux de ses notes.

Malefoy lui tendit les feuilles qu'il avait noircies. Elle jeta un coup d'œil et au bout d'un moment de lecture, elle releva la tête et haussa un sourcil interrogateur à lui.

- Il y a quelque chose qui cloche, tes réponses sont toutes bonnes ! Le raisonnement, le calcul, le développement, le résultat et même le diagramme ! J'ai mis des semaines à comprendre comment ça marchait avec toutes les variables et les facteurs, ajouta t-elle à son intention alors qu'il lui envoyait un sourire amusé.

- Je ne suis peut être pas aussi nul en Arithmancie que tu le pensais, Granger. Ou alors peut être que je voulais simplement être en ta compagnie dans une salle, éloigné de tout, déclara t-il, alors que sa main se glissait à nouveau sur sa cuisse et commençait à tracer des motifs imaginaires.

- Non, tu n'aurais pas fait ça, Malefoy. Parce que tu n'es pas stupide, répliqua t-elle, un sourire aux lèvres.

- Et bien merci, Granger ! sourit Malefoy qui semblait de plus en plus content de lui-même alors qu'il faisait remonter sa main un peu plus haut.

- Egocentrique, arrogant, sournois et malveillant oui ! Mais stupide, non ! asséna t-elle alors qu'elle retira une fois de plus la main qui s'approchait de sa culotte.

- Va y, dis moi, demanda t-il comme si elle n'avait rien dit.

- Te dire quoi ? interrogea t-elle, un peu surprise.

- Ce qui va pas. Je vois bien que quelque chose te tracasse. Je sais que tu adores nos petites joutes verbales mais je vois bien que là, le cœur n'y est pas.

Il y eut un moment de silence gêné et Hermione baissa la tête longuement dans ses parchemins avant d'oser la relever et de poser la question qui lui brûlait les lèvres.

- C'est vrai ce qu'on raconte. Sur toi, je veux dire, commença Hermione avec hésitation.

- On raconte beaucoup de choses sur moi, Granger, il va falloir que tu sois un peu plus précise, indiqua t-il, amusé par sa gêne.

- A propos de toi et de Blaise Zabini. Sur le fait que vous soyez… ensemble. Enfin… que vous… bégaya t-elle.

- Si tu as entendu qu'on se livrait à la nécrophilie ou à la zoophilie, je te rassure, ces rumeurs sont fausses. Mais si tu as entendu qu'on couchait ensemble, alors oui, c'est vrai, expliqua t-il.

- Tu es… gay ?

- Pourquoi, tu es déçue, Granger ? Parce que si c'est le cas, je te répondrais que je joue sur les deux tableaux.

Elle ne répondit rien et se contenta de le regarder. Elle imaginait mal Malefoy et Blaise Zabini ensemble. Malefoy était réputé pour être un dieu du sexe. Réputé pour aimer le sexe, savoir donner du plaisir et aimer en recevoir. Malefoy était un charmeur, un séducteur. Il draguait, baisait et larguait.

- C'était ça qui te tracassait ? Savoir si je me faisais Zabini ? interrogea t-il, pas convaincu pour un Galion. Parce que si c'est à propos du cul, tu sais bien que j'aimerais bien te baiser aussi.

- Malefoy, on est amis, nan ? interrogea t-elle de but en blanc

- Je n'irais peut être pas jusqu'à dire amis, Granger, répondit il avec un sourire amusé. Mais on parle sans s'entretuer, sans s'insulter, enfin pas trop et on ne se lance pas des sorts non plus alors oui je suppose que tu es mon ennemie la plus proche.

- Alors, qu'est ce ça me ferait si je t'embrassais, là, maintenant, tout de suite ? demanda Hermione, sous le coup d'une impulsivité passagère.

- Et bien, je ne peux pas te répondre précisément. Je ne me suis jamais embrassé moi-même mais ce que je peux t'affirmer c'est que personne ne s'est jamais plaint jusque là, répondit Malefoy, un sourire plus séducteur que jamais et un regard empli de désir se lisant sur son visage aux aspects angéliques.

Hermione se rapprocha de lui et posa sa main sur sa cuisse. Elle la caressa avec langueur en d'amples mouvements alors que Malefoy et elle ne se quittaient pas des yeux. Leurs souffles s'accélérèrent et Hermione se déplaça sur lui. Elle monta sur les genoux de Malefoy, son bas ventre entre ses cuisses, ses jambes repliées dans le dos de la chaise.

- Granger, qu'est ce que tu fais ? demanda Malefoy, surpris, mais dont le pantalon commençait à se faire serré alors que le bassin d'Hermione se frottait contre le sien.

- Je veux juste savoir ce que ça fait, ce que je ressentirais, répondit simplement Hermione alors qu'elle caressait sa joue doucement, descendant vers sa mâchoire.

Ils se fixèrent pendant quelques secondes, pouvant sentir le souffle chaud de l'autre sur leur bouche. Hermione noua ses bras dans sa nuque et pressa ses lèvres contre les siennes. La bouche de Malefoy s'ouvrit instinctivement sous la pression et il fit pénétrer sa langue dans sa bouche tout en capturant la taille de Hermione de ses bras, la rapprochant plus près.

Elle sentit son ventre se contracter de désir alors que les mains de Malefoy la serraient de plus en fort alors que leur baiser s'intensifiait. C'était la première fois qu'elle et Malefoy s'embrassaient. Il n'avait de cesse de la taquiner, de l'allumer avec son regard séducteur et son sourire de playboy mais elle savait que ce n'était qu'un jeu parmi tant d'autres entre eux. Leurs langues se laçaient et s'entrelaçaient dans une explosion de nouvelles saveurs et sensations. Un mélange explosif. Les mains de Malefoy enlevèrent les pans de son chemisier rentrés dans sa jupe et il glissa ses mains sous celui-ci à la recherche du contact de la peau d'Hermione alors qu'il se détachait du baiser.

Ils se fixèrent à nouveau pendant un moment, la main de Malefoy caressant doucement sa joue. Il allait dire quelque chose, elle l'avait vue ouvrir sa bouche, mais elle ne voulait pas de questions, pas d'interrogations, pas d'explications… Elle voulait seulement des sensations. Hermione voulait sentir et ressentir qu'elle pouvait avoir ce nœud de désir et de plaisir à la limite de la douleur dans le creux de son ventre. Elle voulait se persuader que le problème ne venait pas d'elle…

Elle re-captura les lèvres de Malefoy en un baiser brûlant et elle sentit que les mains de celui-ci s'étaient faufilées entre leurs deux corps et sous sa jupe. Ses doigts se glissèrent lentement de chaque côté de l'élastique de sa culotte. Elle sentit qu'il tirait avec fermeté sur les deux bouts de tissu pour le lui enlever. Il glissa sa langue dans sa bouche et sans qu'elle sache comment, il l'empoigna par les fesses et l'étala sur la table, débarrassant la table d'un grand coup de main. Il suçota sa lèvre inférieure et elle eut le temps de voir un petit sourire canaille se glisser sur ses lèvres fines avant de le voir s'abaisser lentement, embrassant dans une chaude et humide traînée, son cou, la naissance de sa poitrine et son ventre avant de stationner son visage à la hauteur de sa culotte.

Il avait relevé sa jupe jusqu'à ses hanches et un air mutin sur le visage, il commença à faire descendre son sous-vêtement de coton dans avec une lenteur presque insupportable. Il souleva gentiment ses jambes et fit glisser sa culotte jusqu'à ses chevilles avant de l'envoyer sur le sol de leur salle de classe. Il lui écarta doucement les cuisses et fit descendre sa tête entre elles, un sourire de prédateur sur le visage.

Elle sentit son souffle chaud contre son intimité. Hermione s'efforça de respirer un grand coup pour ne pas s'évanouir d'un plaisir gêné, mais son souffle se bloqua dans sa gorge quand elle sentit, cette fois, la langue de Malefoy qui passa sur son clitoris. Son corps trembla et son bassin s'arqua presque sans qu'elle le veuille contre la langue de Malefoy qui continuait à passer et à repasser sur son point le plus sensible.

Ron ne lui avait jamais fait ça. Il ne lui serait jamais venu à l'idée d'aller poser sa bouche à cet endroit précis. Elle se demandait même s'il connaissait l'existence de cette pratique. En tout cas, cela ne semblait pas gêner Malefoy qui mettait toute son ardeur à lui faire plaisir. Alors que la langue de Draco se pressait plus fermement sur un point plus sensible, elle le sentit pour la première fois. Le plaisir. Ou en tout cas, une onde de plaisir qui commençait à s'insinuer en elle doucement et dans tout son corps, répandant une douce et agréable chaleur qui s'ancrait précisément au niveau où la langue de Malefoy faisait des merveilles.

Pour la première fois, elle le sentait : le plaisir se diffuser dans tout son être. Elle soupira de béatitude alors que le plaisir devenait plus fort et qu'elle agrippa ses mains dans le cuir chevelu de Malefoy. Et alors qu'elle le regardait cette tête entre ses cuisses, elle réalisa que les cheveux étaient blond platine et non pas roux tels qu'ils auraient du être. La panique la submergea d'un coup, de paire avec la culpabilité et elle repoussa tant bien que mal la tête de Malefoy. Le plaisir, pour la première fois… Et ce n'était pas avec la personne qu'elle aimait, ni même la personne avec qui elle était.

Une vague de dégoût et de nausée la submergea alors qu'elle repoussait Malefoy plus fortement. Il releva la tête avec un grognement rauque et leurs regards se rencontrèrent.

- Qu'est ce qui se passe ? Tu n'as jamais été aussi proche, Granger ! souffla t-il alors qu'il faisait un mouvement pour abaisser sa tête une nouvelle fois.

- Non ! Malefoy, urgea t-elle en lui prenant la tête entre ses mains. On ne peut pas ! J'ai Ron, tu as Zabini… On ne peut pas…

- Zabini s'en contrefout, je peux te l'assurer ! D'ailleurs ce serait même l'inverse, il serait plutôt partant avec toi aussi, assura t-il dans un sourire amusé.

Ses lèvres étaient brillantes et son visage était remonté au niveau du sien. Il approcha doucement ses lèvres des siennes et la rapprocha d'un ardent baiser. Leurs langues se rencontrèrent et à nouveau, un tourbillon de nouvelles saveurs assaillit les papilles d'Hermione.

- Laisse toi faire… murmura t-il contre ses lèvres alors qu'il se retirait du baiser.

- Non, Malefoy, s'il te plait… dit t-elle d'une voix basse.

Malefoy releva la tête et la fixa, un air d'incompréhension sur son visage. Il la vit secouer la tête doucement, un peu par dépit, un peu par excuse. Il se releva d'elle et s'assit sur la chaise. Il retira une cigarette du paquet qu'il avait sortit de la poche de son jean. Il l'alluma et alors qu'il en tirait une bouffée, il la vit reboutonner son chemisier et lisser les plis de sa jupe. Il la regarda ranger ses affaires, dans le silence, fumant sa cigarette avec lenteur. Au moment de partir, il la vit qui se retournait vers lui. Elle ouvrit la bouche pour parler, mais se ravisa au dernier moment.

Il la vit sortir de la pièce, impuissant. Quand Zabini allait savoir ça…

L'entraînement de Quidditch venait de se terminer et en cette chaude journée d'octobre, la douche allait être appréciée et savourée par tous les joueurs de l'équipe de Serpentards qui se précipitèrent dans les cabines et sous les jets d'eau glacée.

Draco enleva avec application ses protections en cuir sur ses jambes, ses coudes, et finalement ses gants. Il enleva pull, t-shirt et pantalon qu'il plia soigneusement et les posa dans le casier de linge sale qui lui était réservé.

- T'es une vraie nana, Malefoy ! Tu vas les plier en combien tes affaires ? railla l'un de ses coéquipiers, qui avait, comme tout les autres, balancé leurs affaires par terre et foncé vers les douches.

- Ta gueule, Hart ! grinça Malefoy, je prends soin de ce qui est à moi, ajouta t-il avec un petit sourire suffisant.

- Prends soin de la queue de Zabini alors ! On dit que tu aimes bien te faire enculer, Malefoy ! lança Hart sous les quolibets des autres joueurs.

Le sang pur de Malefoy ne fit qu'un tour et en un mouvement agile et rapide, il se retrouva dans la cabine de douche où était Hart. Il l'avait plaqué contre un mur carrelé de la douche, une main autour de la gorge alors que l'autre lui retenait le bras.

- Ose me répéter ce que tu viens de me dire, Hart ! asséna Malefoy d'une voix calme qui contrastait avec son comportement impulsif.

- Suce-moi, connard ! Bien profond Malefoy ! Je suis sur que tu fais ça très bien, ricana Hart.

- Pardon ? demanda Malefoy comme s'il n'avait pas bien entendu alors que son bras se glissa contre la gorge de Hart et qu'il accentuait la pression. Répète, Hart, j'ai pas bien compris.

Hart ne pu rien lui répondre, le bras de Malefoy trop pressé contre sa gorge.

- Je sais que tu veux mon poste, Hart ! Mais malheureusement pour toi, je suis encore capitaine et tu me dois le respect, vociféra Malefoy alors qu'il appuyait un peu plus fort. Et ceci vaut pour vous tous ! continua t-il sur la même lancée.

Le vestiaire était devenu silencieux. Seuls la voix de Malefoy et les bruits d'étouffement de Hart étaient audibles. Tous les joueurs n'en pensaient pas moins, mais ils respectaient Malefoy et surtout ils en avaient peur. Tout le monde savait que Malefoy se faisait enculer par Zabini… et… et bien, l'ouverture d'esprit n'était pas une qualité qui existait beaucoup dans la maison des Serpentards.

- Quant à toi mon petit Hart…, commença Malefoy qui avait relâché sa prise sur Hart et s'apprêtait à lui asséner un coup de poing en plein visage.

- Draco, non, interrompit Zabini, qui avait surgi dans la cabine à son tour. Il bloqua le bras de Malefoy dans son élan. Laisse tomber, laisse le dire ses conneries s'il veut, dit le Serpentard d'une voix calme et posée comme à son habitude.

- Zabini, tu as entendu aussi bien que moi ! éructa Malefoy. Il faut lui donner une correction sinon il va croire que tout est permis dans cette maison !

- Draco, s'il te plait. Tu sais ce que je pense de ton impulsivité… se contenta de répondre Zabini d'une voix douce.

Ils se regardèrent pendant quelques instants : le regard dur et froid de Malefoy contre celui flegmatique de Zabini. Blaise vit le regard de son amant se radoucir autant qu'un Malefoy pouvait le faire et se retirer de la prise qu'il avait sur Hart. Il le vit faire un pas de retrait vers lui comme s'il disait « D'accord, je peux faire ça pour toi ».

- Au moins on sait qui joue la fille chez vous ! Tapette ! Tu te fais mener par le bout de la bite par Zabini ! balança Hart dans un cri étranglé.

Malefoy se retourna vivement et ne faisant qu'écouter le bourdonnement de sang dans ses tempes, il fit un pas en avant et lui planta son poing avec violence dans la figure, lui cassant le nez. Le sang gicla à profusion, se répandant sur le sol de la douche, l'eau prenant des couleurs pourpres alors qu'elle s'en allait dans le siphon. Hart porta immédiatement la main à son nez ensanglanté et qui commençait à le faire souffrir. Il n'eut le temps de rien faire qu'il se retrouva plaqué contre un mur, le poing de Malefoy atterrissant, cette fois, avec férocité, sur son œil gauche, le cocard apparaissant presque instantanément.

- Tu es suspendu Hart ! Comme c'est dommage que tu te sois pris deux Cognards en pleine figure ! Pour un batteur en plus, quelle ironie ! dit Malefoy, méprisant et supérieur alors que Hart était à sa merci, à ses pieds, ensanglanté.

Hart sorti comme il pu de la douche et des vestiaires, se dirigeant probablement vers l'infirmerie. Malefoy toisa du regard les autres joueurs de son équipe et pénétra à son tour dans la cabine de douche qui lui était réservée en tant que capitaine.

Il détendit plusieurs fois son poing dont les jointures étaient devenues rouges tant il avait frappé fort. Il laissa l'eau chaude couler le long de son corps. Il lui sembla qu'il resta là pendant des heures. Il avait entendu tous ses coéquipiers partir des douches en silence. Ils allaient probablement tous jaser dans la Salle Commune lorsqu'il serait absent.

Alors qu'il avait fini de se rincer les cheveux, ses pensées convergèrent toutes vers la même personne et sur ce qu'ils avaient fait la veille dans la salle de tutorat. Granger… Granger qui n'était pas parfaite, Granger qui n'était pas un top-model, Granger qui n'avait pas une forte poitrine, Granger qui était tout le contraire des filles avec lesquelles il avait l'habitude de coucher mais qui pourtant enflammait ses sens et faisait travailler sans relâche son imagination.

Il se souvenait de tout : de la chaleur de sa peau contre la sienne, de sa douceur mais aussi de son odeur féminine ; un mélange des senteurs de son parfum discret et de son shampoing. Il avait encore en bouche la sensation de sa langue contre la sienne mais également de son goût plus intime alors qu'il avait passé sa langue sur sa féminité. Cette saveur unique et propre à chaque femme un peu amère et salée comme de la sueur.

Il émit un soupir alors que sa main descendait doucement mais sûrement vers son sexe qui se durcissait. Il enroula sa main autour de son membre et commença des va et viens paresseux alors que ses gémissements se coinçaient dans sa gorge, étouffés doucement, alors qu'il appuyait sa tête contre le carrelage froid en face de lui.

Alors que ses mouvements s'accéléraient légèrement, il entendit des pas derrière lui. Il ne se retourna même pas. Il n'y avait que Blaise qui aurait pu rester dans les vestiaires à l'attendre… ou alors c'était une des petites Serpentards qui s'était introduite dans les douches pour le supplier de la sauter, mais c'était moins probable.

- Ne m'emmerde pas avec mon impulsivité, Blaise, se contenta de dire Malefoy qui continua ses mouvements sur son sexe tendu.

Il avait fait bien plus que se masturber avec Blaise durant ces dernières années, il n'hésita donc pas à continuer de se toucher intimement. Pourquoi s'arrêter en si bon chemin alors qu'il avait en tête une image particulièrement sexy de Granger retournée sur une table de classe, les jambes écartées, son sexe la pénétrant encore et encore…

- Je n'ai rien dit, Draco… répondit Blaise avec douceur. Qu'est ce que tu as ? Je vois bien que y'a quelque chose qui ne va pas, bien avant ce connard de Hart.

Il ne répondit rien et il sentit alors les doigts de Blaise se refermer sur son érection et son corps se plaquer contre le sien par derrière.

- Qu'est ce que tu fais ? demanda t-il doucement alors qu'il se retournait vers Blaise, sa main cherchant, elle aussi le sexe de son amant.

- J'ai pensais que tu avais besoin d'un…coup de main, murmura t-il charmeur alors qu'il accéléra le rythme sur la peau du sexe de Malefoy qui glissait avec les mouvements.

Malefoy se saisit lui aussi fermement du sexe de Blaise qui durcit rapidement. Il le caressa de la main doucement alors de l'enrouler autour de la longueur et de commencer les mêmes mouvements frénétiques de haut en bas que Zabini infligeait à son érection. Blaise s'arrêta de masturber Draco pendant un moment. Malefoy en profita et fit descendre son autre main plus bas, vers les testicules de son amant. Il les caressa et les prit fermement en main alors qu'il continuait un mouvement frénétique de la main sur le sexe de Blaise. Au bout de quelques minutes, il sentit le corps de Blaise se contracter sous le plaisir et il jouit, sa semence se répandant sur la main de Draco et sur son bas ventre.

Alors que Blaise redescendait lentement sur terre, il recommença ses mouvements sur le sexe de Draco. Il le colla contre le mur de la douche et se fit descendre doucement à genou. Il prit le sexe dressé de Malefoy dans sa bouche. Celui-ci émit un long gémissement de plaisir alors qu'il se retrouvait enfermé dans une caverne chaude et humide et que la langue de Blaise commençait à faire de sensuels mouvements sur son sexe.

Blaise titilla le bout de son membre de sa langue et la fit tourner doucement en mouvements circulaires sous les gémissements plus prononcés de Malefoy. Il lécha plusieurs fois toute la longueur avant de le reprendre en bouche. Il suça l'érection de Draco pendant encore quelques instants et retira sa bouche du sexe juste à temps avant de Draco n'éjacule. Il remonta doucement alors que son amant éjaculait et embrassa ses lèvres avec lenteur. Draco glissa sa langue dans la bouche de Blaise et elles dansèrent ensemble pendant un long moment, se goûtant, s'enlaçant, se caressant avec langueur.

Blaise se retira du baiser le premier et poussa leurs deux corps sous le jet de la douche pour les nettoyer. Il mit ses mains de chaque côté du visage de Draco et recommença à l'embrasser avec ardeur alors qu'ils sentaient leurs deux sexes se tendrent à nouveau contre le corps de l'autre.

- Alors, dis moi… demanda Blaise doucement, se détachant des lèvres de Draco, leurs deux corps frottant sensuellement l'un contre l'autre pour assouvir leur désir une nouvelle fois.

- C'est Granger… répondit Malefoy, haletant doucement, alors qu'il commençait à expliquer toute l'histoire à Blaise.

Hermione n'arrivait pas à trouver le sommeil cette nuit là. Une nuit de plus d'insomnie. Cela commençait à devenir récurrent ces derniers temps. Elle et Malefoy s'étaient toujours taquinés d'une certaine façon, devenant un peu plus « amical » depuis l'année dernière. Mais, là, ce qu'ils avaient fait, ce qu'il lui avait fait dépassait de beaucoup la simple amitié…

Les paroles de Malefoy ne cessaient de résonner dans sa tête. Il avait voulu lui faire l'amour, vraiment lui faire l'amour. En dehors de Krum et de Ron, aucun garçon ne s'était intéressé à elle. Et encore, avec Ron, elle n'était même pas sur que ce soit vraiment de l'intérêt. Ron et Hermione étaient « destinés » à être ensemble, mais pas par la force divine de l'amour, mais plutôt par la pression ambiante de leurs amis, de leurs familles, de toute l'école qui s'attendaient à les voir finir ensemble… forcément.

« Et bien non, pas forcément, bordel ! », Hermione sentit la colère monter en elle. Voilà qu'elle s'énervait toute seule maintenant… Cette histoire allait la rendre folle, littéralement… Pourquoi Malefoy s'intéresserait-il à elle ? Elle n'était pas une fille d'une beauté exceptionnelle, sans être moche, elle n'était pas magnifique, elle était normale ! Rien à avoir avec les beautés plantureuses… Et pourtant, Malefoy l'avait étalée sur une table et lui avait fait un cunnilingus… La perfection n'était pas attirante, parait-il… Apparemment, la plupart des garçons ne semblaient pas être au courant de cette rumeur.

Avant, elle n'arrivait pas à dormir parce que le sexe ou plutôt son absence la frustrait et maintenant, elle ne trouvait pas le sommeil parce qu'elle n'arrivait pas à se sortir de la tête et du corps cette décharge de plaisir qu'elle avait ressentie quand Malefoy avait posé sa langue sur elle. Comment Malefoy pouvait arriver à lui faire ressentir autant de plaisir alors que Ron n'y arrivait pas ? Ron qu'elle aimait. Le sexe et les sentiments ont du mal à être dissociés chez les filles en général, il faut les deux pour être comblée alors pourquoi c'était justement la personne qu'elle avait détestée pendant autant d'années qui arrivait à lui donner autant de jouissance ?

Cela ne faisait aucun sens. Son côté rationnel lui soufflait que c'était sûrement une question de technique. Mais ce n'était pas possible que ce soit aussi extrême ! Le néant avec Ron, mais l'électrisante sensation d'orgasme avec Malefoy ? En un rien de temps ? En une fois ? Et elle n'était même pas amoureuse de Malefoy. Il y avait juste la passion. Mais la passion ne dure pas, elle est éphémère, c'est ce qui fait son charme séducteur, c'est ce qui fait sa valeur : sa brièveté dans le temps, sa fugacité à nous échapper aussi vite qu'elle est venue.

Elle ne pouvait pas aspirer à la passion, la passion ne construit pas une vie, ne forge pas une carrière… La passion ne la conduirait nulle part. Nulle part avec Malefoy, nulle part avec Ron… Malefoy était une tentation à laquelle elle devait résister… La tentation de ressentir quelque chose, la tentation d'enfin connaître les plaisirs charnels. Vu sous cet angle, elle se sentait plus enclin à céder à Malefoy… Elle ne devait pas. Envoyer tout balader : une relation stable et sûre, un petit ami gentil et attentionné, pour un brin de passion dans sa vie ?

Hermione se tourna et se retourna dans son lit encore une fois. Et puis, il y avait Blaise. Blaise, l'amant attitré de Malefoy. Blaise, son collègue Préfet en Chef avec qui elle partageait une Salle Commune. Blaise qui était en train de dormir juste à la porte d'à côté. Blaise qu'elle entendait faire l'amour avec Malefoy quand ils oubliaient le sort de silence… Blaise qui avait l'air d'aimer s'envoyer en l'air avec Malefoy. Blaise qui était « gentil » avec elle et poli. Elle l'avait trompé lui aussi, en même temps que Ron lorsqu'elle avait laissé Malefoy la caresser de sa langue. La culpabilité commençait à faire son chemin sinueux dans son être. Il fallait qu'elle lui en parle, qu'elle s'excuse de lui avoir « pris » Draco. Il était le seul à qui elle pouvait se confier, il le prendrait sûrement mieux que personne d'autre. Malefoy et lui devaient être un de ces couples un peu libres…

Hermione se leva brusquement de son lit et rentra dans ses chaussons. Elle passa devant le miroir et attacha ses cheveux dans un chignon un peu lâche histoire de pas faire trop négligée.

Elle frappa doucement à la porte son collègue. Quand elle vit qu'il ne répondait pas, elle frappa un peu plus fort. Ne voyant qu'il ne répondait toujours pas, elle se décida à entrer, tournant avec douceur la poignée de la porte.

- Blaise ? Blaise, c'est moi, j'ai besoin de te parler, dit Hermione à voix basse.

Elle s'approcha du lit et vit une forme sous les couvertures amassée sur le côté gauche du lit, ce qui surpris un peu Hermione, Blaise dormant habituellement du côté droit du lit.

- Blaise, réveille toi ! Je suis désolée de te déranger si tard…, dit-elle d'une voix un peu plus forte pour le réveiller.

Elle s'assit du côté droit du lit et posa sa main sur l'épaule de Blaise. Elle l'entendit grogner quelque chose, prouvant qu'il était bien réveillé, bien qu'encore dans les brumes du sommeil.

- Blaise, je suis désolée, mais il faut que je te dise un truc à propos de Malefoy et moi…, continua Hermione.

- Granger ? émit une voix encore endormie avec surprise.

- Oui, Blaise, lève toi… Il faut que je te parle de Malefoy et moi…

- Granger, grogna la voix qui se levait et s'adossait contre la structure en bois du lit.

Mais Hermione retint un hoquet de surprise quand elle vit que le garçon a qui elle était en train de réveiller depuis cinq minute avait une chevelure blonde au lieu des habituels cheveux ébènes de Blaise.

- Malefoy ? Mais qu'est ce que tu fais là ? interrogea t-elle au delà de la surprise.

- Qu'est ce que je fais là ? Ce serait plutôt à moi de te poser la question, Granger ! Tu as souvent pour habitude de te glisser dans la chambre de Zabini en plein milieu de la nuit ? questionna t-il d'une voix un peu rauque alors qu'il émergeait complètement des limbes du sommeil.

- Je ne savais pas que tu serais là ! Où est Blaise ? Il faut que je lui parle… poursuivit–elle sans même répondre à la question de Malefoy.

- Il n'est pas là ! Tu n'es pas au courant ? Il s'est fait amoché par Hart après le dîner… expliqua Malefoy avec une lueur de fureur dans ses prunelles de glace.

- Amoché ? Comment ça amoché ? Qu'est ce qu'il s'est passé ? s'inquiéta Hermione.

- Disons que lui et moi avons eu un petit…différent et qu'il l'a fait payé à Zabini, continua t-il de la même voix.

- Un différent ? Malefoy, Hart s'est montré avec un cocard et le nez cassé ! Qu'est ce que tu as fait ? s'enquit-elle. Elle connaissait le tempérament violent et impulsif de Draco…

- Exactement ce que tu viens de dire ! Je lui pété le nez et fait un cocard ! Et ne commence pas à me faire la morale, si tu avais entendu ce que ce connard a dit !

- J'aurais enlevé des points et je lui aurais donné une retenue !

- Comme si ça allait changer la face du monde, Granger ! Il s'est fait expulsé pendant une semaine et Zabini est à l'hôpital en attendant…

- Ce n'est pas trop grave ? demanda t-elle, inquiète.

- Pas trop, un nez cassé, une légère commotion. Il s'est évanouit et Pomfresh a préféré le garder une nuit en observation.

- Mais ça répond pas à ma question, qu'est ce que tu fais là ? Tu as une chambre, Malefoy ! Pourquoi tu es dans le lit de Zabini s'il n'est pas là ! interrogea t-elle, suspicieuse.

- Pour rien, son lit est plus confortable, répondit-il, une gêne soudaine apparaissant sur son visage alors qu'il baissait la tête.

- Tu deviens sentimental, Malefoy ? Ce serait une première ! s'amusa Hermione alors qu'un éclair de compréhension lui était tombé dessus. Elle se retrouva soudain attendrie par Malefoy qui était venu dormir dans le lit de son amant.

- Ferme la, Granger ! Qu'est ce que tu fais là toi ? Qu'est ce que tu veux à Zabini en plein milieu de la nuit ?

- Je voulais lui raconter ce qui s'était passé entre nous hier ! annonça Hermione, sincère sur ses intentions.

- Ne te donne pas cette peine, Granger, il le sait déjà, je lui ai dit tout à l'heure, coupa Draco, un sourire en coin se glissant sur ses lèvres.

Hermione ne chercha pas à cacher sa surprise et ne répondit rien. Elle regarda Malefoy, les cheveux décoiffés par le sommeil et un regard séducteur sur le visage, elle sentit un nœud de plaisir se former dans son estomac.

- Dis donc, ce n'est pas très gentil de tout aller cafter, ma belle Granger, susurra Malefoy qui avait placé sa main sur la hanche de Hermione.

- Tu lui avais déjà tout dit de toute façon… Je…je… bégaya t-elle avec inconfort.

- Tu culpabilises ? finit-il pour elle, un sourire encore plus séducteur sur le visage.

- Pas toi ? interrogea t-elle, effarée.

- Non, répondit-il simplement. Zabini et moi, on a le droit de coucher avec des filles mais il reste le seul garçon. Ca a toujours été comme ça, continua t-il.

Hermione se contenta de hocher la tête avec un « Ah, d'accord ». Malefoy continuait à la fixer et elle se sentait mise à nue sous son regard.

- Viens par là, intima t-il d'un geste, voulant la rapprocher de lui.

Hermione se laissa faire et il entoura sa taille de ses mains, la rapprochant de lui. Il la fit monter sur lui, les jambes de chaque côté de son torse, ses mains reposant sur ses fesses. Il nicha sons visage dans son cou, respirant son odeur et picorant sa peau de chauds baisers, qui accélérèrent son rythme cardiaque.

- Pourquoi tu me séduis ? demanda t-elle, la respiration saccadée par ses baisers qui avait parcouru ses lobes d'oreille, sa joue et qui se dirigeaient maintenant vers le coin de ses lèvres.

- Parce que tu me laisses le faire. Tu me rends fou… J'ai envie de toi depuis trop longtemps, Granger, murmura t-il en retour contre sa peau.

Leurs bouches se touchèrent enfin et Hermione eut l'impression que son estomac allait remonter dans sa gorge tellement il se serra de désir. Il entrouvrit les lèvres d'Hermione avec sa langue et elle le laissa se glisser dans sa bouche. Leurs langues se touchèrent et s'enlacèrent. Alors que Draco suçotait suavement la langue d'Hermione avec ses lèvres, il la pressa plus près de lui, collant leurs deux bassins ensemble.

Il fit glisser une main habile vers son haut de pyjama et se détacha d'elle pour le lui enlever. Son souffle se bloqua et ses yeux s'assombrirent de désir lorsqu'il remarqua qu'elle ne portait pas de soutien-gorge. Il la caressa des yeux et pris en note chaque détail de ses petits seins avant de les prendre en main, unissant à nouveau leurs lèvres.

Un gémissement étouffé par les lèvres de Draco franchit la bouche d'Hermione alors que les mains de Draco soupesaient et massaient sa poitrine avec indolence. Il se retira du baiser et retira son t-shirt. Hermione passa ses mains sur son torse et sur son ventre, se délectant de la peau douce de Malefoy. Il était blond, il fallait se douter qu'il était imberbe…

La peau était chaude et quand elle passa sa main sur son pectoral gauche, elle sentit son cœur exploser dans sa poitrine. Elle se colla contre lui, aimant la sensation de sa poitrine pressée contre son torse, de la peau nue contre de la peau nue. Elle se pencha pour l'embrasser mais il l'arrêta dans son élan et colla son front contre le sien, la respiration haletante.

- Pourquoi tu m'as embrassé ? Dans la salle de tutorat ? interrogea t-il, sentant son souffle chaud contre ses lèvres.

- Parce que je voulais savoir ce que ça fait de ressentir du plaisir… avoua Hermione d'une toute petite voix.

- Toi et Weasley vous n'avez jamais… ? demanda Malefoy avec stupéfaction alors qu'il retenait un grognement : Hermione avait initié un mouvement de bassin imitant l'acte sexuel contre son érection.

- Si, mais je n'ai jamais… tu vois… Ca ne marche pas, confessa t-elle alors que le rouge commençait à prendre sur ses joues.

Elle sentit Malefoy qui se secouait d'éclats de rire contenus. Il détourna la tête d'elle et la colla dans son cou et elle le sentit glousser contre la peau qui se trouvait là.

- Arrête de rire, Malefoy ! fit Hermione, agacée, et qui faisait un mouvement pour se sortir de la prise de fer que Malefoy avait sur elle.

Il ne la laissa pas filer et resserra son étreinte autour d'elle. Il caressa sa colonne vertébrale doucement alors qu'il était toujours secoué par le rire.

- Finalement, j'avais visé juste quand j'avais dit que Weasley ne savait pas te faire grimper aux rideaux, s'amusa t-il alors qu'Hermione devenait de plus en plus agacée.

Il se retira de son cou et posa ses lèvres doucement contre les siennes en un léger baiser, à peine un effleurement. Il reposa son front contre le sien et continua ses caresses dans son dos.

- Et tu n'as jamais jouit ? Pas d'orgasmes ? Rien depuis 1 an que vous êtes ensemble ? continua t-il à poser des questions.

- Rien… Ca marche pas, répondit-elle un peu dépitée. Je ne sais pas pourquoi…

- Parce que Weasley est nul, voilà pourquoi ! Et toute seule ? Il vit le regard presque vexé qu'elle lui renvoya. Tu ne t'es jamais masturbée ?

- Si, mais ça ne marche pas non plus… Je suis sûrement frigide… dit-elle d'une petite voix.

- Ma pauvre Granger, frustrée sexuellement… Pas étonnant que tu sois venue vers moi ! Et Weasley, il ne s'est jamais rendu compte de rien ? poursuivit-il, toujours aussi amusé par ces révélations. Il n'est quand même pas si con ?

- Je cambre le dos, je gémis « Rooooooooooon », je contracte mes muscles périnéaux et il n'y voit que du feu, expliqua Hermione naturellement.

Malefoy se contenta de rire un peu plus et il observa Hermione qui semblait un peu dépitée. En un mouvement rapide, il la balança sous lui et il se retrouva sur elle à califourchon.

- Promet moi une chose, Granger, demanda t-il avant de l'embrasser à nouveau. Il la vit acquiescer et il poursuivit, ne simule jamais avec moi, finit-il d'une voix amusée.

Elle eut un léger sourire et elle hocha la tête en signe d'acceptation. Il embrassa ses lèvres un long moment et ses mains glissèrent le long de ses côtes, puis de ses hanches pour s'arrêter au début du bas de son pyjama. Il fit descendre son visage et sa bouche le long de son cou, puis sur son décolleté. Il baigna du regard sa poitrine et avança lentement sa tête vers elle.

Il referma sa bouche lentement sur son mamelon et elle émit un petit « oh » de surprise, arqua son dos vers lui. Il donna un petit coup de langue à son mamelon et le fit tournoyer entre sa langue et ses dents. Il sentit qu'elle se cambrait plus contre lui et qu'elle étouffait ses gémissements. Il gratifia l'autre sein du même traitement et sa bouche descendit ensuite dans une lente torture vers son ventre et son nombril qu'il picora de baisers humides.

Il fit glisser le bas de son pyjama le long de ses jambes et Hermione gigota un peu pour l'aider à s'en défaire. Draco l'envoya voler quelque part dans la chambre. Il s'arrêta, le visage au niveau de sa culotte et il pouvait presque sentir l'excitation d'Hermione qui trempait sa culotte. Il inspira une longue bouffée et vit le visage d'Hermione qui prit une teinte rosée sous ce geste intime.

Il eut un sourire gourmand et il fit descendre le dernier sous-vêtement d'Hermione avec son aide. Elle se retrouva, cette fois, entièrement nue pour la première fois devant lui. Il la sentit frémir un peu et il vit qu'elle avait croisé les mains devant sa poitrine en attendant que Draco ne commence à la caresser de sa langue. Il remonta à la hauteur de son visage et lui décroisa les bras avec douceur.

- Tu n'as pas à être gênée, tu es très bien, Granger, lui souffla t-il avant de lui donner un profond baiser.

Il caressa ses seins de ses mains avant de replacer sa tête près du triangle de boucles brunes. Il lui écarta doucement les cuisses et positionna sa tête entre elles. Il lui prit les jambes et les noua autour de son cou. Elle le sentit qui passait sa langue en un ample mouvement sur toute son intimité et qui soufflait sur la zone qu'il venait d'humecter. Cette sensation de brûlure froide fit trembler tout le corps d'Hermione et Malefoy du plaquer ses hanches sur le matelas pour ne pas qu'elle se s'échappe de son emprise.

Il lécha son clitoris avec langueur et nonchalance, dans d'amples et souples mouvements circulaires tellement lents qu'ils rendirent Hermione presque folle de ce plaisir qu'elle sentait montait un peu plus à chaque coup de langue mais qui ne venait jamais jusqu'au bout. Il fit pénétrer un, puis deux doigts en elle, tout en continuant à sucer son clitoris dans une parfaite simultanéité. Qui a dit que les garçons ne savaient pas faire deux choses en même temps ?

Il faisait entrer et sortir ses doigts d'elle dans une lente torture. Il lui préparait un lent et puissant orgasme qui allait durer pendant plusieurs vagues. Un peu gênée, Hermione souleva un peu son bassin pour qu'il cogne contre la bouche de Malefoy, plus près, plus fort. Elle aurait aimé lui dire d'aller plus fort, plus vite, de la faire jouir, de lui donner la libération qu'elle attendait depuis tant de temps, mais le plaisir qui montait était tellement fort qu'elle n'arriva qu'à ouvrir la bouche et aucun son n'arriva à en sortir.

Ce plaisir qui commençait à se construire avec langueur en elle, lui était totalement inconnu. Cette décharge de plaisir qui s'agrippait à ses tripes, faisait pulser un deuxième cœur au niveau de son intimité et qui baignait les lèvres de Malefoy dans sa cyprine. C'était la première fois qu'elle ressentait quelque chose d'aussi fort. Malefoy continua pendant un moment la lécher paresseusement, suivant le mouvement indolent de ses hanches et tout bascula en un quart de seconde.

Elle ferma les yeux de béatitude et sa bouche s'entrouvrit en forme de o . Pendant une minute, elle s'en ficha de savoir qu'elle était avec Ron, que Voldemort était dehors, elle s'en ficha de savoir quel était son prénom. La seule chose qui comptait était de se libérer et de « finir » ce plaisir par un feu d'artifice. Elle cogna son bassin contre la bouche de Malefoy et tout son corps se contracta sous l'orgasme qui la traversa dans un gémissement sourd. Elle continua à onduler du bassin pendant un moment et à soupirer sous la langue de Malefoy avant que celui-ci ne s'arrête et remonte son visage à sa hauteur.

- Draco… murmura t-elle doucement alors qu'elle enfouissait ses mains dans les cheveux de Malefoy, qui laissa reposer sa tête contre sa poitrine.

Il resta un moment comme ça, un sourire satisfait et fier sur ses lèvres qui avaient fait des merveilles. Il remonta à sa hauteur et embrassa ses lèvres en un baiser aérien. Elle poussa un long gémissement contre sa bouche. Il continua à embrasser ses lèvres pendant un moment et elle ouvrit les siennes sous la pression de la langue de Malefoy. Le baiser devint plus profond et leurs langues se caressèrent voluptueusement.

Essoufflée, Hermione se retira en premier du baiser et Draco s'appuya sur un coude et la regarda : les yeux fermés, la bouche entrouverte, elle essayait de se remettre de l'orgasme qu'elle venait d'avoir.

- Alors, ton premier orgasme ? demanda Malefoy avec un sourire aux lèvres.

Hermione ne répondit rien alors que Draco la fixait toujours. Elle venait de tromper Ron. Vraiment le tromper. Là, il ne s'agissait plus d'un baiser mais bien de sexe. Elle ne se serait jamais crue le type de fille à tromper son petit copain avec autant de facilité. Elle n'était tout simplement pas ce genre de fille : intelligente, posée, calme, réfléchie, logique, sage… Le pire était qu'elle ne se sentait même pas coupable de l'avoir fait. Elle ne culpabilisait même pas du fait qu'elle ait laissé un autre homme poser sa bouche sur son sexe mais elle culpabilisait du fait qu'elle ne culpabilisait pas. Ce n'était pas normal de se sentir aussi bien dans les bras d'un autre.

- Exactement, à combien de filles tu as fait ce que tu viens de me faire ? demanda Hermione après un petit moment de silence.

- Trop pour compter, répondit-il alors qu'il roulait sur le côté et sortait un paquet de cigarette du premier tiroir de la commode avant d'en sortir une et de l'allumer, tirant une longue bouffée. Pourquoi tu demandes ? continua t-il.

- Pour savoir, répondit-elle simplement alors que l'odeur de la cigarette atteignait son nez. Sérieusement, Malefoy, la cigarette après l'amour, tu n'as pas plus cliché ?

- J'adore le goût du tabac mêlé au tien sur ma langue, lui dit Draco avec un large sourire, sachant pertinemment qu'elle allait rougir.

Hermione ne répondit rien et le regarda fumer sa cigarette. Ses yeux se fixèrent sur les siens et il écrasa finalement sa cigarette à moitié fumée dans un cendrier sur la table de chevet.

- Weasley ne t'avait jamais fait ça avant ? questionna Malefoy.

- Je préférerais ne pas parler de Ron pour le moment, répondit Hermione d'une voix un peu sèche.

- Ca veut dire non. Je ne comprends pas pourquoi tu restes avec lui, Granger. Tu n'es pas quelqu'un comme les autres. Malgré tout ce qu'ils disent, tu as besoin de passion dans ta vie. Tu as envie de sexe torride et de liaisons décadentes, pas d'une petite vie bien sage et rangée auprès d'un mec qui ne te fait même pas jouir.

- Et je suppose que tu te proposes par esprit de sacrifice ! Tu n'as aucune idée de ce que je veux Malefoy. C'est juste un problème de sexe, ça n'a aucune importance, ce qui existe entre Ron et moi est bien plus profond qu'une histoire de cul. Le sexe n'a aucune importance…

- En attendant, c'est lui jouit égoïstement et pas toi, asséna Malefoy.

Hermione se leva du lit et enfila la robe de chambre de Blaise et commença à ouvrir la porte pour partir, ne voulant pas continuer plus loin cette conversation avec Malefoy. Mais celui-ci sortit du lit à toute vitesse et agrippa son bras pour l'empêcher de s'en aller.

- Redis moi que le sexe n'a pas d'importance alors que tu viens d'avoir ton premier orgasme. Le sexe a de l'importance et tu le sais aussi bien que moi. Alors fais toi et fais moi ce plaisir, largue le !

- Je ne suis pas ce genre de fille Malefoy ! Je ne suis pas le genre de fille qui largue son copain juste parce que côté sexe, ça ne va pas !

- Tu préfères être le genre de fille qui le trompe pour prendre son pied ?

Hermione se détacha de sa prise de fer et le gifla avec violence, sa main laissant une trace rouge sur la joue pâle de Malefoy. Il ne poussa pas un cri et porta sa main à sa joue.

- Il n'y a aucun mal à être cette fille, Granger. Il n'y a aucun mal à être une fille qui apprécie le sexe, reprit-il d'une voix plus douce alors qu'elle sortait de la chambre de Blaise pour retourner dans la sienne.

L'insomnie avait toujours un de ses problèmes. Ou une de ses bénédictions, ça dépendait des moments. Cela lui avait toujours permis d'étudier encore plus. Mais là… c'était plutôt une malédiction… Le moment qu'elle avait passé avec Malefoy n'arrêtait pas de passer et de re-passer dans sa tête. Elle se souvenait des sensations, des odeurs, de la douceur plutôt inhabituelle de Malefoy, mais de son empressement aussi.

Finalement, c'était peut-être pire qu'à l'époque où elle était privée des plaisirs du sexe. Autant, avant, cela la frustrait et cela envahissait chaque partie de sa vie, autant maintenant c'était dix fois pire… Elle ne s'était pas doutée que le sexe serait à ce point addictif, surtout quand on avait eu un partenaire comme Malefoy. Elle ne parlerait même pas des petits regards lourds de sous-entendus qu'il lui envoyait à chaque occasion qu'il avait et qui ne faisait qu'empirer la situation.

Cela faisait une semaine bientôt. Une semaine qui n'avait jamais semblée aussi longue. Une semaine habituelle : manger, essayer de dormir, faire ses devoirs, simuler avec Ron, manger, essayer de dormir… Elle arriva bientôt dans la Salle Commune qu'elle partageait avec Blaise. Elle soupira de soulagement à l'idée que Blaise n'y serait pas, Madame Pomfresh le gardant toujours (contre son gré) à l'infirmerie. Elle murmura le mot de passe et entra dans la pièce et sans même se retourner, enleva cape, robes et chaussures en moins de temps qu'il aurait fallu pour dire « Abracadabra ». Elle se retourna enfin et sursauta, réprimant un petit cri.

- Blaise, qu'est ce que tu fais là ? Tu m'as fait peur ! dit-elle après une ou deux minutes de silence gêné.

- Disons que j'ai gentiment forcé Pomfresh à me laisser partir, répondit-il de sa voix nonchalante usuelle. Surprise ?

- Oui, je pensais que tu ne serais pas là pour encore une semaine, mais je suis contente que tu ailles mieux, Malefoy m'a raconté ce que Hart t'avait fait.

- Malefoy m'a raconté beaucoup de choses aussi, dit-il en laissant en suspends sa phrase, lourde de sous entendus, alors qu'il lui lançait un regard séducteur et qu'elle rougissait.

- Ce n'est pas ce que tu croies…, commença t-elle à se justifier en rougissant de plus en plus.

- C'est exactement ce que je croie, Granger et ça ne me dérange pas du tout, dit-il d'une voix flegmatique alors qu'il s'asseyait avec, il est vrai, un peu de difficulté sur le canapé.

- Je sais que Malefoy m'a dit que vous étiez un « couple libre » mais je ne peux pas m'empêcher de culpabiliser, répondit Hermione d'une petite voix.

- A cause de moi ou parce que tu as trompé Weasley ? interrogea Zabini, un demi sourire aux lèvres.

Blaise vit Granger lui jeter un regard noir, mais elle ne répondit pas à la question. Il n'était pas difficile d'imaginer qu'elle devait se sentir plus mal vis-à-vis de lui que par rapport à Weasley, et ça, ça devait lui faire atteindre le plus haut degré de culpabilisation.

- Ca ne me gêne pas que tu couches avec Draco, Granger, au contraire même, je trouve ça plutôt excitant de t'imaginer avec lui, continua Blaise, son sourire toujours en place.

- Je ne couche pas avec Malefoy, rétorqua vivement Hermione.

- Pas encore tu veux dire ! s'amusa Blaise. Dis toi bien une chose, si Malefoy veut quelque chose, il l'obtient toujours, pas d'exception à la règle.

- Je ne suis pas une chose à obtenir ! s'exclama Hermione, de plus en plus agacée.

- Si tu le dis Granger ! Souviens toi juste de ce que je t'ai dit, continua le Préfet en Chef. Malefoy n'est pas habitué à ce qu'on lui dise non, c'est pour ça que tu l'attires autant. Tu le challenges, tu ne recules pas d'un défi, tu n'as pas peur de lui et surtout tu le remets à sa place !

- Tu es en train de me dire que Malefoy a envie de coucher avec moi parce qu'on se dispute tout le temps ? interrogea t-elle, perplexe.

- Les bagarres, les joutes verbales, les disputes, la tension sexuelle qui émane de vous deux. La passion ! Rien de plus simple !

Hermione secoua la tête, peu convaincue mais un peu amusée quand même.

- Qu'est ce que Malefoy t'a raconté ? demanda alors Hermione.

- Tout, répondit simplement Zabini, plongeant ses yeux sombres dans les siens.

- C'est-à-dire, tout ? continua t-elle à l'interroger, devenant de plus en plus inquiète que Malefoy lui en ai trop dit.

- Tout, de la couleur de tes sous-vêtements à la façon dont tu embrasses, en passant par le volume de tes soupirs et ton goût le plus intime, répondit-il l'air de rien mais l'excitation sexuelle se faisant de plus en plus ressentir alors qu'il revivait ce que Draco lui avait dit. Sans parler que vous avez fait ça dans mon lit, terriblement appétissant si tu veux mon avis.

Il jeta un regard vers elle et la vit qui s'empourprait de plus en plus et qui prit sa tête entre ses mains.

- J'ai trompé Ron, Blaise, je ne peux pas effacer ça ! Et le pire dans tout ça, c'est que ça a été facile, j'ai été facile…

- Chérie, personne n'est difficile quand on a Draco en face de soi, fit remarquer Blaise avec un grand sourire alors qu'Hermione se laissa enfin aller et s'affala dans le canapé à côté de lui.

- Mais je ne suis pas comme ça ! Je ne suis pas ce genre de fille, je crois à tout ça ! Je crois à l'amour pour toujours, à « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants », je crois au romantisme ! Je crois à la monogamie, à la fidélité ! Je ne suis pas comme ça !

- La monogamie n'est juste qu'un mot parmi tant d'autre dans le dictionnaire. Et la fidélité n'a rien à voir avec la monogamie, Granger. Tout est une question de point de vue.

- Bien sur que la monogamie a à voir avec la fidélité ! répliqua Hermione avec véhémence. Comment veux tu être fidèle si tu couches à droite et à gauche !

- Je suis fidèle à Draco et Draco m'est fidèle. Le fait qu'il couche avec des filles ne remet rien en question. La fidélité implique la constante des sentiments, la constance de l'attachement. Le fait que Draco couche avec la moitié des filles de l'école ne change rien à la constance de ses sentiments pour moi et vice versa. La fidélité sous-entend seulement la monogamie quand on l'oppose à l'infidélité. L'infidélité renvoie, elle, directement à la rupture des engagements du mariage.

- Depuis quand es-tu devenu si philosophique ? s'amusa Hermione alors que ce que venait de dire Blaise résonnait. Ce qui la terrifiait le plus, c'était que son esprit logique trouvait que cela avait un sens.

- Tout est toujours une question de point de vue, Granger, répondit simplement Blaise, éludant la question rhétorique d'Hermione.

- Mais tu trouves ça juste que Malefoy s'envoie en l'air avec tout ce qui porte une jupe et que toi, tu n'aies que lui ?

- Qui te dit que c'est le cas, Granger ? demanda Blaise avec un sourire narquois sur les lèvres. Draco aime se vanter de ses conquêtes, il veut que tout le monde sache quel Dieu du sexe il est ! C'est sa nature ! Je préfère rester discret, ça n'enlève rien à mes qualités d'amant ! rajouta t-il spécialement à son intention.

- Malefoy m'a dit que tu étais le seul garçon, continua Hermione.

- C'est vrai et il est le seul pour moi. Je ne vois pas l'intérêt d'aller voir ailleurs en ce qui concerne mon attirance pour les garçons, Draco me suffit amplement, mais j'aime bien sortir avec des filles de temps en temps aussi.

- Par sortir, tu veux dire coucher ? interrogea t-elle, même si elle connaissait déjà la réponse.

- Oui. J'ai déjà une relation avec Draco, je ne cherche pas de relation avec une fille, trop de complications ! Les nanas sont timbrées !

- Comment ça a commencé ? Toi et Malefoy ? J'avoue que j'ai du mal à vous imaginer ! J'avais déjà du mal à penser que Malefoy puisse coucher avec un garçon alors que ce soit avec toi en plus… Vous ne rentrez pas vraiment dans les clichés…

- Malefoy et moi, on a quasiment été élevé ensemble. On a toujours tout fait ensemble. Toutes nos premières fois. Ca a commencé en cinquième année. Malefoy s'en ai rendu compte en premier, il m'a raconté qu'il se sentait de plus en plus attiré par moi et qu'il fantasmait souvent à l'idée qu'on couche ensemble.

Hermione s'était subrepticement rapproché de Blaise sur le canapé alors qu'il partageait avec elle ses souvenirs les plus intimes.

- Et puis, tu connais Malefoy, il obtient toujours ce qu'il veut et il était déterminé. Je dois avouer que je n'étais pas indifférent non plus, cela faisait un moment que je me posais des questions. Draco, lui, il a été sur, tout de suite. C'est comme ça qu'il fonctionne, il ne pose pas de questions, il agit en fonctions de ses envies. Il est très impulsif. Il s'est faufilé un soir dans mon lit, il a jeté un sort de silence et il m'a embrassé.

Elle commençait soudain à avoir très chaud, sentant bien que l'histoire de Blaise allait devenir plus graphique, elle savait que Blaise n'allait pas se priver du plaisir de la faire rougir.

- Il a fait glissé ses mains sur mon sexe et il a commencé à me caresser, sans jamais lâcher mon regard, continua Blaise. C'était comme si il me défiait de dire quoi que ce soit, comme si il me défiait de l'arrêter, de lui dire que je n'en crevais pas d'envie depuis des mois. Je l'ai déshabillé et on a couché ensemble, pour la première fois. Enfin, ce n'était pas vraiment « coucher ensemble », on était jeune, c'était plutôt une initiation. Et depuis ce jour, c'est lui et moi…

Blaise ne put s'empêcher de remarquer que la respiration de Granger s'était accélérée pendant son histoire. Elle était particulièrement jolie ce soir, malgré le manque évident de sommeil qui marquait ses yeux. Son histoire l'avait excitée, il en était convaincu. Draco et lui avait toujours partagé tous les fantasmes et leur fantasme le plus intense était celui de Granger, la belle et distante Granger. Ils s'étaient mis d'accord que si l'occasion arrivait pour que l'un d'eux deux couche avec elle, il ne fallait pas la laisser passer. Apparemment, Granger n'avait pas envie de dire non, ni à Malefoy, ni à lui.

- Malefoy est amoureux de toi, tu sais, se contenta de lui dire Hermione. La nuit où Hart t'a envoyé à l'hôpital, il est venu dormir dans ton lit. Je ne m'attendais à ce qu'il soit si sentimental.

- Draco est très attiré par toi, Granger, il l'a toujours été, même s'il ne se l'était pas avoué. Tu le rends dingue et il n'est pas le seul… lui souffla t-il doucement alors qu'il approchait lentement son visage du sien.

- Blaise, qu'est-ce que tu…

Le reste de la phrase ne franchirent pas sa bouche, ils furent avalés par celle de Blaise se posant avec langueur sur la sienne. Le cerveau d'Hermione cessa de fonctionner alors qu'elle répondait au baiser et qu'elle nouait ses bras autour du cou de Blaise. Elle ne put s'empêcher de remarquer les différences qui existaient entre lui et Malefoy. Malefoy était impulsif, impatient et presque brutal dans ses baisers et dans le reste, c'était ce qu'elle aimait le plus chez lui, Ron la traitait toujours comme une poupée de porcelaine alors que parfois elle n'avait qu'une envie, c'était qu'il y aille plus fort. Blaise, lui, était doux, langoureux, à son image, tout en nonchalance, flegme et lenteur. Chaque mouvement était réfléchi, pensé et alors que sa langue s'introduisait dans sa bouche, elle ne put s'empêcher d'avoir une vision d'elle-même, de Blaise et de Malefoy, tout les trois, ensemble…

Les mains de Blaise empoignèrent ses hanches et la fit glisser doucement sur lui. Ses jambes se nouèrent instinctivement dans son dos alors qu'Hermione répondait plus ardemment au baiser. Blaise se détacha du baiser et planta son regard dans celui de la jeune fille. Elle sentit des frissons la parcourir. Elle se recula un peu et sans penser à rien, commença à déboutonner son chemisier avant de l'envoyer tomber sur le sol. Blaise la regarda, un peu surpris, mais un sourire aux lèvres. Il enleva à son tour son t-shirt et il se pressa contre elle, peau contre peau, il sentait sa chaleur et il sentait sa poitrine encore vêtue se presser de façon très agréable contre lui.

Alors que Blaise la regardait toujours aussi intensément et qu'il cherchait une nouvelle position un peu plus confortable, Hermione se souleva un peu et fébrilement, passa ses mains sous sa jupe et fit descendre sa culotte qui en quelques secondes se retrouva par terre au-dessus de son chemisier et du t-shirt de Blaise. Décidément Granger était pleine de surprises, pensa Blaise, alors qu'il la regardait se presser encore plus contre lui.

Sans trop savoir comment, Hermione allongea Blaise sur le canapé et se retrouva sur lui. Elle sentait l'érection de Blaise à travers son pantalon et se presser contre elle. Elle passa ses mains entre leurs deux corps et ses mains commencèrent fébrilement à jouer avec la boucle de la ceinture de Blaise. Blaise lui empoigna un peu brutalement les épaules et l'embrassa de nouveau avec ferveur alors que ses mains rejoignirent les siennes et l'aidèrent à déboucler sa ceinture et à faire glisser son pantalon et son caleçon juste assez pour qu'ils puissent faire l'amour.

Hermione initia un mouvement de bassin, toujours en train d'embrasser Blaise. Il se retira du baiser et colla son front contre le sien.

- J'ai tellement envie de toi, Granger, pantela t-il, sa voix rauqua, lacée de désir.

- Alors, prends moi, lui répondit simplement Hermione alors qu'elle bougeait toujours son intimité contre le sexe durci de Blaise.

Blaise allait justement le faire quand soudain la porte s'ouvrit à volée. Les deux jeunes gens se stoppèrent immédiatement dans leur action et virent Malefoy pénétrer dans la Salle Commune. Celui-ci se figea quelques instants devant la scène qui se déroulait devant ses yeux avant qu'un grand sourire n'apparaisse sur son visage.

- Je vous dérange, peut-être ? demanda t-il, sardonique.

Lui et Blaise échangèrent un regard amusé alors qu'Hermione commençait à rougir. Elle était tellement embarrassée ! Elle venait de se faire surprendre en train de tromper Ron par le garçon avec lequel elle l'avait déjà trompé ! Cela devenait décidément de plus en plus compliqué !

- Peu importe, gardez les détails intéressants pour plus tard ! continua t-il, ne leur laissant pas le temps de répondre. Granger, ton petit ami, ton vrai petit ami est dehors et veut te voir ! Je te conseille de te rhabiller sauf si tu veux qu'il te voie dans cet état de décadence parfaite ?

Hermione fit non de la tête frénétiquement avant de s'en aller de Blaise. Elle ramassa hâtivement ses affaires et se rhabilla prestement devant le regard lascif des deux jeunes hommes. Il allait falloir qu'elle réfléchisse à ce qu'elle venait de faire, mais d'abord il fallait affronter Ron…

A Suivre…

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