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Author of 10 Stories |
Disclaimer : Tout ceci appartient à l'origine à la merveilleuse auteur qu'est J.
Si vous n'aimez pas les fic Severus/Hermione, alors je vous conseille tout de suite d'aller voir ailleurs! SVP, restez respectueux.
Sinon, bonne lecture!
.: L'ange qui naîtra de nous deux :.
La pièce était sombre. Seule une petite lampe éclairait le coin de la chambre, là où une jeune fille, qui était sensé dormir, était installé pour lire. Hermione Granger allait sur la fin de ses 15 ans. Elle venait de terminer sa cinquième année à la prestigieuse école de Sorcellerie qu'est Poudlard et était maintenant en vacances scolaires. Mais cette situation n'enjouait guère la jeune sorcière. En fait, la situation du monde sorcier était critique. Voldemort était de retour !
Hermione soupira et reposa son énorme bouquin. Elle regarda sa chambre si… moldue. La pièce ressemblait encore énormément à une chambre d'enfant, mais c'était normale, considérant le fait qu'elle n'y vivait plus réellement depuis ses onze ans. Le plancher était fait de planche de bois, mais un tapis bleu et blanc en recouvrait le centre. La moitié des murs, la partie du bas, était également fait de planche de bois, et la partie supérieur était peinturer d'un doux bleu. Son lit double paraissait gigantesque. Il était haut sur pattes et recouvert d'une grosse couette blanche épaisse. Plusieurs coussins bleu étaient éparpillés à la tête et lui donnaient un air des plus confortable. Près du lit, il y avait une commode en bois qui semblait dater de plusieurs générations, mais qui était encore en état.
Une immense fenêtre occupait l'espace du mur du fond. Elle possédait un rebord assez large où l'on avait placé une rembourrure afin d'y créer un banc. Encore une fois il y avait plusieurs coussins et quelques toutous. Le rideau était blanc et léger et c'était facile de s'y cacher derrière. C'était l'endroit préférer d'Hermione pour se relaxer. Enfin, son deuxième. Sont premier étant son coin de lecture.
Sa chambre, étant dans le semi-grenier de la maison de ses parents, avait un palier un peu plus haut, où le plafond descendait en pente. Juste avant la marche, sur le mur opposé de la fenêtre, il y avait une bibliothèque et un bureau de travail. Plusieurs livres moldues y résidaient, tout comme ses affaires scolaires du monde magiques ; bouquins, plumes, encre, parchemins… Sur le palier, il y avait un gros pouf mou qui prenait la forme du corps dès qu'on s'y assoyait. Il y avait aussi un coffre qui contenait plusieurs jouets et souvenir d'enfance de la Griffondor.
Hermione y était confortablement installer, une couverture rouge et or sur ses genoux, Pattenrond près d'elle et un livre de magie blanche pour les intermédiaires entre les mains. Elle paraissait calme et sereine, mais c'était seulement un masque. Hermione était inquiète… très inquiète. Le futur lui paraissait incertain et beaucoup trop lourd pour leur âge. Toutes ses pensées étaient dirigés vers ses amis. Harry… Le pauvre ! Hermione laissa couler une larme en repensant à la mort de Sirius et à la peine qui rongeait le cœur de son meilleur ami. Elle souhaitait plus que tout qu'il ait pu rejoindre les Weasley le plus rapidement possible. Ceux-ci aussi étaient très présent dans son esprit. C'était comme sa deuxième famille et les savoir en danger la rendait anxieuse et malheureuse. Elle avait hâte de revoir son deuxième meilleur ami, Ron. Lui, il saurait lui remonter le moral.
Hermione ne s'en était pas rendu compte, mais plusieurs larmes coulaient désormais sur ses joues. Tout cela était si injuste ! Pourquoi est-ce que tout devait reposer sur les épaules d'un seul adolescent ! Hermione ne savait pas ce que le professeur Dumbledore avait dit à Harry après l'épisode du Ministère, mais celui-ci semblait plus abattu que jamais. Elle était sur qu'il avait une tâche particulière a faire dans cette histoire, mais, ne sachant pas réellement en quoi cela consistait, elle se promit de tout faire pour le découvrir et ainsi pouvoir aider son ami.
Elle avait déjà essayé de l'aider au mois de juin dernier. Après qu'elle soit sortie de l'infirmerie, une rage inconsciente c'était prise d'elle et elle était aller hurler sur le professeur Rogue concernant les cours d'occlumentie interrompis. Elle l'accusait d'être la cause de tout les malheurs d'Harry et d'avoir arrêter les cours expressément.
Pathétique.
Rogue n'avait point apprécié sa petite intervention. Fou de rage, il lui avait enlevé 50 points et lui avait donné une retenue pour le lendemain. Trop honteuse, Hermione n'en avait glissé mot à personne. Ni même à Ron et Harry. 50 points enlevés était suffisamment humiliant ! Quant à ce qui est de la retenue, personne, autre qu'elle-même et son professeur, n'était au courant qu'elle avait eu lieu. Et personne ne savait ce qu'il s'y était passé… et il devait en demeurer ainsi !
Bref, Hermione ne profitait aucunement de ses vacances cet été là, ses pensées étant sans cesse tournées vers le monde magique et la guerre qui s'y déroulait sans aucun doute.
Plusieurs semaines passèrent. L'été tirait à sa fin et Hermione trépignait d'impatience. Plus que trois jours et elle pourrait enfin revoir ses amis et avoir de leurs nouvelles.
Les trois amis n'avaient pas pu communiquer entre eux durant tout l'été. Pour des raisons de sécurité et aussi à la demande de ses parents, Hermione n'avait pas rejoins l'Ordre pendant les vacances. Au moins, elle savait Harry avec les Weasley, en sécurité dans le QG de L'Ordre du Phénix. Celui-ci les avaient rejoins à peine 5 jours après la début des vacances. Son oncle et sa tante ne pouvaient supporter tous les sorciers qui venaient prendre des nouvelles de leur « bon à rien de neveu ». Dumbledore avait alors accepter d'entendre raison et Harry était aller vivre dans la maison familiale de son défunt parrain…
Trop impatiente d'être rendu à dimanche, Hermione avait déjà commencé à faire ses bagages. Pattenrond était installé sur son lit et ronronnait sagement. Alors que la jeune fille finissait d'entasser ses habits scolaires, des coups sur sa porte se firent entendre. Hermione se retourna et vit sa mère accotée sur le cadre de la porte.
-Salut maman !
Jane Granger était une femme très belle. Elle était de taille moyenne et assez élancée. Ses cheveux brun frisés était coupé court et encadrait parfaitement bien son visage qui reflétait toute sa douceur.
-Salut ma chérie ! répondit sa mère avec un sourire. Tu fais déjà ta valise ?
-Oui. Je veux être sur de ne rien oublier !
Mrs. Granger sourit à sa fille et continua.
-Je dois me rendre à la clinique dentaire, j'ai oublié un dossier important, l'informa-t-elle. As-tu besoin de quelques choses ?
Hermione réfléchit. Non, elle n'avait besoin de rien de particulier, ses bagages étaient presque finis et elle était certaine de ne rien oublier. Elle en fit part à sa mère.
-Tu es sure ? Dentifrice, shampooing, tampon !
-Euh non… confirma Hermione. Merci de demander !
-Très bien ! Je reviens d'ici quelques minutes… Pourrais-tu rappeler à ton père de sortir le poulet du four dans 10 minutes !
-Bien sur ! Rit Hermione.
Dès que sa mère partit, un doute glaça le sang d'Hermione… Des tampons ! En avait-elle utilisé ne serait-ce qu'une seule fois cet été ! Hermione courut chercher un calendrier. Elle avait du retard… beaucoup trop de retard ! Comment avait-elle pu ne pas le remarquer plus tôt ! Bon d'accord, l'été avait été plus ou moins troublant pour la jeune Griffondor et loin de se soucier de ses règles, son esprit était davantage tourné vers son monde et ses amis. Mais quand même ! Elle qui était si régulière d'habitude !
Hermione recompta de nouveau, portant plus attention à ses périodes d'ovulation cette fois… Oh non ! Pas ça !
-Mione !
Son père, Richard Granger, l'appelait du bas de l'escalier.
-Quoi ?
Sa voix sonnait bizarre. Elle se rendit compte aussi que ses mains tremblaient. Elle lâcha le calendrier, qui tomba au sol, et prit de grande respiration.
-Combien de temps encore pour le poulet !
Un peu calmé, Hermione sortit de sa chambre et descendit les escaliers qui menait dans le salon, là où son père l'attendait.
-Reste encore 4 minutes, lui dit-elle.
Mr. Granger regarda sa fille. Comme elle avait grandit ! Elle était désormais une belle jeune femme, mais dans ses yeux, on pouvait voir tout le tracas qui était beaucoup trop lourd pour une personne de son âge. Ce regard, il l'avait vu tout l'été et il se sentait tellement impuissant devant la détresse de sa fille unique. Et aujourd'hui, à cet instant, elle semblait pire que d'habitude !
-Ça va mon ange !
La voix de son père sortit Hermione de ses pensées.
-Euh oui ! Est-ce que maman va revenir bientôt!
-Oui ! Elle devrait être bientôt là !
Il regarda encore une fois sa fille et lui caressa les cheveux avant de repartir vers la cuisine. Hermione regarda son père. Elle adorait tant cet homme. Il était grand, les cheveux châtain et les yeux couleur or. Il commençait à avoir une ou deux mèches grises et quelques rides apparaissaient aux coins de ses yeux lorsqu'il riait. Mr. Granger avait toujours été le héros secret de sa fille !
Hermione soupira à nouveau. Il devait sans doute avoir une explication logique à son retard… Une explication logique autre que celle-là !
Elle alla s'asseoir sur l'un des divans du salon, releva ses jambes et les entoura de ses bras. La pièce était de couleur bourgogne et elle était très chaleureuse. Au fond, il y avait un cinéma maison, sur le mur d'à coté on pouvait voir une impressionnante bibliothèque. Tout près, il y avait une grosse plante verte et l'autre mur était rempli de photos de famille. La plupart montraient Hermione enfant ! Sur le quatrième mur de la pièce, il y avait une immense fenêtre qui montrait tout le voisinage. Le soleil commençait à disparaître à l'horizon et quelques nuages s'installaient.
Quelques minutes passèrent. Mr. Granger préparait la table dans l'autre pièce lorsqu'une voiture arriva enfin. Après quelques instants, la mère d'Hermione entra dans la maison.
-C'est moi !
Mrs. Granger fit quelques pas dans le couloir et jeta un coup d'œil dans le salon. Hermione s'était assoupit. Alors qu'elle s'approchait de sa fille, son mari arriva dans la pièce par l'autre porte, celle de la cuisine.
-Salut !
Jane releva la tête et sourit. Elle revint à sa fille et lui caressa les cheveux.
-Mione !
Hermione ouvrit les yeux et sourit à sa mère.
-Tu t'étais endormie, ma chérie !
-Mmm !
Hermione s'étira. Son père lui fit un clin d'œil et retourna à la cuisine. Jane entama un mouvement pour le suivre, mais Hermione la retint.
-Maman !
-Oui mon cœur !
-Je peux te parler ?
Hermione s'était redressé et regardait sa mère avec une lueur d'inquiétude grandissant dans son regard. Comment sa mère allait-elle prendre la nouvelle ?
Jane accorda toute son attention à son enfant.
-Voilà… commença Hermione, peu sur de la façon de s'y prendre pour aborder le sujet. Je crois… Enfin je… J'ai du retard…
-Du retard !
Hermione qui avait baissé les yeux, tenta un regard vers sa mère. Celle-ci avait sincèrement l'air de n'y rien comprendre.
-Dans mes règles, je veux dire…
-Oh !
-Qu'est-ce qui se passe ?
Mr. Granger venait de faire irruption dans le salon. Les deux femmes de sa vie étaient debout l'une face à l'autre, sa fille semblant mal à l'aise et son épouse semblant troublé.
-Ta fille à des problèmes avec ses règles, expliqua Jane à son mari, à la grande honte d'Hermione.
-Comment ça ? Interrogea Mr. Granger.
Hermione, plus mal à l'aise que jamais, mordit sa lèvre inférieure et se rassit sur le divan. Sa mère vint se placer à coté d'elle et pris ses mains dans les siennes alors que son père prenait place dans le fauteuil juste en face.
-Je… commença Hermione, mais sa mère la coupa.
-Tu sais ma chérie, même si, jusqu'ici, tu as toujours été très régulière, ça arrivent parfois que tu ne le sois plus pour quelques temps… attend encore un jour ou deux…
-Ça fait deux mois maman !
Jane resta passablement bouche bée alors que son mari, Richard, sembla inquiet.
-Ça t'es déjà arrivé ? demanda-t-il.
-Non…
Hermione baissa la tête et ne dit plus un mot alors qu'elle écoutait ses parents parler.
-Il faudrait aller voir un médecin, dit Mr. Granger. Elle est peut-être malade… Ou peut-être qu'elle a attrapé quelque chose…
-On ne réussira pas a avoir un rendez-vous d'ici dimanche…
-On ne peut pas la laisser retourner à l'école comme ça ! Hermione chérie, es-tu souffrante ?
Surprise, Hermione leva les yeux. Ses parents la croyaient malade. À aucun moment ils ne soupçonnèrent ce que elle, elle avait tout de suite déduit.
-Je… tenta-t-elle, mais elle bloqua une fois de plus.
-Oui ! L'encouragea sa mère…
-J'ai peur d'être enceinte. Lâcha-t-elle d'un coup.
Le temps dans la pièce sembla s'arrêter. Mrs. Granger regarda sa fille, l'information ne semblant pas se rendre jusqu'à son cerveau. Richard avait plus ou moins la même expression.
-Enceinte, répéta-t-il pour lui-même.
Hermione ferma les yeux et une larme coula sur sa joue.
-Je suis désolé, dit-elle dans un sanglot avant de s'enfuir dans sa chambre.
Hermione était étendu sur le dos, directement à même le sol. Ses larmes ne cessaient pas de couler et elle avait fréquemment de gros sanglot. Ce qui lui avait fait le plus mal, c'était l'expression de son père. Celui-ci semblait déçu… déçu de sa si parfaite petite fille chérie. Hermione avait toujours tout fait pour que son père soit fier d'elle, mais cette fois, elle avait réellement tout gâchée. Enceinte à 15 ans… bon d'accord, bientôt 16. Cela n'en restait pas moins inadmissible pour la famille Granger.
Sa cousine Malicia était tombée enceinte avant le mariage. Ça avait été un vrai scandale. Elle n'avait eu que deux choix : Le mariage ou l'avortement. Le choix avait été facile, elle avait 23 ans et était avec son copain depuis deux ans. Le mariage c'était fait avec empressement, mais elle était désormais mère d'une charmante fillette de 16 mois nommée Karianne. Pour Hermione, toutes ces valeurs faisaient « vieux jeu », mais il n'en restait pas moins qu'elles étaient celles de toute sa famille.
Mais sa situation à elle était très loin de ressembler à celles de sa cousine Malicia ! Plusieurs facteurs étaient présents, à commencer par le fait qu'elle était une sorcière…
Toc toc toc…
-Mione ? Chérie c'est moi, je peux entrer ?
Jane ne savait pas comment prendre la nouvelle… Sa fille… son bébé ne pouvait pas être enceinte… c'était impossible… et pourtant ! La pauvre maman ne savait plus comment réagir. Sa fille avait vieillit tellement vite… beaucoup trop vite ! Elle ne s'était même pas rendu compte que son enfant avait perdue son innocence et qu'elle était devenue femme.
-Hermione, s'il te plait, débarre cette porte !
Un déclique se fit entendre et Jane entra dans la chambre de sa fille. Celle-ci venait de se rasseoir sur le sol et elle caressait son chat. De nombreuses larmes roulaient sur ses belles joues rosies. Car oui, Hermione était belle ! Ses cheveux étaient désormais magnifiquement bouclé, son sourire était plus que charmeur avec toutes ses belles dents droites et elle avait, il ne fallait pas se le cacher, de très belle courbures qui n'avait plus rien avoir avec son corps de fillette de onze ans. D'ailleurs, elle avait quelque peu changer sur se point durant les vacances… était-ce du à sa grossesse ?
-Oh Hermione, mon amour !
Jane s'approcha de sa fille et l'enlaça tendrement ! Hermione s'accrocha à sa mère et pleura dans son cou.
-Chut !
Jane essaya de consoler sa fille du mieux qu'elle put. Hermione fini par se calmer et sa mère lui parla doucement tout en lui caressant le dos.
-Mione, ma puce, commença-t-elle, je suis ressortie tantôt, et… je suis aller acheter un test de grossesse…
À ces mots, Hermione releva la tête et fixa sa mère.
-Hé bien… expliqua celle-ci. Je crois qu'avant toute chose, nous devons être sur, non !
-Si !
Hermione remercia sa mère du regard. Celle-ci lui tendit la petite boite et se leva. Elle tendit une main à Hermione et l'aida à se relever.
-Je vais t'attendre dans la cuisine, dit-elle, se voulant encourageante.
-Ok…
Alors qu'elle regarda sa mère descendre en bas, Hermione se dirigea vers la salle d'eau. Elle ferma la porte et fit le test. Ses mains tremblaient affreusement alors qu'elle lisait les instructions.
Richard et Jane étaient tout les deux assis à la table, mais il ne mangeait rien, le poulet refroidissant sur le comptoir. Ils ne parlaient pas non plus. Leur seule réaction fut de relever les yeux lorsque leur fille unique pénétra dans la pièce.
-Alors ? demanda son père.
Hermione regarda la petite plaquette de plastique entre ses mains et déglutit.
-Faut attendre.
Elle s'assit à la table et posa la plaquette devant elle. Plusieurs minutes passèrent dans le silence. Soudain, la partie révélatrice prit une teinte mauve… puis bleu.
-Bleu, c'est bleu. Dit doucement Jane, troublé.
-Ça veut dire quoi, bleu ? demanda son mari.
-Je n'sais pas, avoua-t-elle. Il n'y a jamais deux tests pareils… Hermione ?
-…
Hermione avait marmonné quelque chose et avait baissé sa tête, presque honteusement.
-Quoi ?
-C'est positif…
Respire un bon coup
Ne reste pas debout
Ferme tes yeux
J'te promet que tu iras mieux
T'as reçu un grand coup
Un coup de vie d'ans l'ventre
Un coup de vent dans ta vie
Mais reste calme, je t'en supplie
Un silence de mort régna dans la pièce. Enceinte… elle était réellement enceinte ! Elle allait avoir un enfant avec…
Juste au mauvais moment
Une poussière d'ange t'es tombée dedans
Tu ferais une super maman
Mais pas maintenant, non pas maintenant
-Qui est le père ? demanda soudain Mr. Granger.
-Richard ! S'exclama Jane, indigné du ton sec de son époux.
-Quoi ! J'ai quand même le droit de savoir qui est le type qui a engrossé ma fille ! Répliqua-t-il, colérique.
Hermione se sentait invisible malgré le fait que toute la conversation la concernait. Elle n'écoutait même plus ce qu'ils se disaient, elle était trop plongée dans ses propres pensées… Elle ne pouvait pas leur dire qui était le père… Elle ne pouvait pas… Ils n'allaient jamais comprendre ! Ses parents s'étaient toujours montrés très compréhensifs et ouvert au monde magique de leur fille, mais il y avait toujours certaines limites. Elle ne pourrait pas leur expliquer ! Ils pourraient l'empêcher de retourner à Poudlard, et ça, c'était ce qu'elle voulait éviter le plus au monde !
-J'attends toujours une réponse jeune fille !
Ses parents étaient désormais debout face à elle. Sont père semblait plus furieux que jamais, il lui faisait presque peur. Sa mère, d'un autre coté, sembla être plus compréhensive, mais les quelques larmes qui inondaient ses yeux firent comprendre à Hermione qu'elle ne lui viendrait pas en aide.
-Je… Je ne peux pas vous le dire… dit-elle d'une toute petite voix.
-Quoi ? Mr Granger abattit son poing sur la table, faisant sursauter sa fille. Comment ça tu ne peux pas nous le dire… n'essaie pas de te défiler Hermione et répond à ma question !
-Je ne peux pas ! Sanglota-t-elle.
Alors que Richard allait replonger dans une de ses colères, la douce main de sa femme se déposa sur son bras.
-Allons ma chérie, on veut juste savoir son nom ! Expliqua Jane. Comprend-nous, nous ignorions que tu avais un petit ami et là, tu nous arrive avec une grossesse…
Hermione enfoui son visage dans ses mains.
-Je te parie que c'est l'un de ses 2 soit disant meilleurs amis ! Ajouta Mr. Granger. Ou peut-être même les deux ! Si elle ne veut pas nous le dire, c'est sûrement parce quelle ignore elle-même qui est le père…
-Richard…
Jane essaya de calmer la folie de son mari avant qu'il ne blesse trop leur fille, mais il était trop tard. Celle-ci avait bondit de sa chaise et était maintenant dans une colère noir.
-Je ne suis pas une Marie-couche-toi-là, si c'est ce que tu insinue ! Hurla-t-elle. Ron et Harry n'ont absolument rien à voir la-dedans ! Et je sais parfaitement qui est le père !
Plusieurs objets volaient désormais dans la pièce. Hermione ne contrôlait plus du tout ses pouvoirs. Le lustre au-dessus de la table s'éteignait et se rallumait tout seul et plusieurs cadres contenant des photos tombaient au sol et se brisaient.
-Hermione, calme-toi !
-NON !
Jane semblait totalement dépassé par les évènements. Elle savait de quoi était capable sa fille… mais cette fois, ça n'avait plus rien a voir avec les petites crises de fillette qu'elle avait quand elle était plus jeune et où ses pouvoirs se manifestaient. Cette fois, elle paraissait vraiment en colère. Son mari aussi d'ailleurs. S'il avait été un sorcier, probablement que la maison se serait écroulé avec ses deux-là se disputant ainsi.
-On a le droit de savoir Hermione Jane Annabelle Granger ! Nous sommes tes parents, bordel !
-Peut-être, mais vous ne comprendriez pas ! Vous n'êtes pas sorciers !
Le calme revint un peu, en particulier du à l'expression bouche bée de Mr. Granger.
-Tu peux me dire quel est le rapport ! Demanda-t-il d'une voix froide. Ce bébé n'est quand même pas arrivé là par magie !
Hermione ne répondit pas… Il n'y avait rien à répondre de toute façon !
-Tu ne retourneras pas à Poudlard, Hermione !
-Quoi !
Hermione n'en revenait pas ! C'était justement ce qu'elle voulait éviter… Manifestement, il n'y avait aucune issue. Son père voulait la couper de son monde ! Il ne pouvait pas faire ça ! Est-ce qu'il pouvait ? Non ! … Bien sûr qu'il pouvait, et il allait le faire !
Après plusieurs minutes de disputes, Richard Granger avait soudainement été pétrifié. Alors qu'il tombait lourdement sur le sol, Mrs, Granger étouffa un cri.
-Il est mort !
-Non, répondit Hermione… Il est juste pétrifié.
Elle tourna les talons, sortit de la cuisine et monta les escaliers quatre à quatre !
-Hermione Granger ! Rend-lui son état normal !
Hermione ignora les cris de sa mère et ferma sa valise. Elle prit Pattenrond d'un bras et tira sa lourde valise de l'autre. Dehors, il faisait nuit noire et une légère pluie commençait. Mais Hermione s'en foutait ! Elle partirait de cette maison ce soir même !
Entendre son père lui hurler dessus était une chose, l'entendre insulter son monde, ses amis, son école, ça passe encore… ça passe difficilement, mais ça passe… Mais l'entendre parler d'avortement et de passionnât pour les jeunes filles délinquantes, il n'en était pas question !
Dès qu'il avait amené l'idée de tué la vie qu'elle portait dans son ventre, Hermione s'était sentie trahis. Ça ne faisait pas plus de 3 heures qu'elle ruminait l'idée qu'elle allait peut-être devenir mère, et à peine près d'une heure qu'elle en avait la certitude, et pourtant, Hermione se sentait déjà prête à tout pour défendre son enfant.
Elle descendit l'escalier et se dirigea vers la porte de sortit.
-Hermione, rend-lui…
Sa mère s'interrompit en voyant sa fille et en comprenant ses intentions.
-Où vas-tu ? Sa voix tremblait.
-Ailleurs !
-Mais…
-Au revoir maman !
Et sans un mot de plus, elle sortit et s'éloigna dans la nuit.
Hermione marchait sous la pluie depuis plus d'une demie-heure. Elle ignorait complètement où allez, comme ça, sans argent et avec un chat. Sa mère n'avait même pas essayé de la suivre et Hermione en avait le coeur gros. Comment ses parents avaient-ils pu la rejeter aussi facilement de leur vie ? Épuisée et affamée, Hermione s'arrêta un instant et regarda autour d'elle.
Ah bravo ! Avec tout ça, tu as réussit à te perdre, se dit-elle. Ses pleures redoublèrent. Comment allait-elle faire maintenant. Elle devait trouver un moyen de retourner à Poudlard ! Elle était désespérée et complètement anéantit lorsqu'elle entendit un « pop » familier devant elle.
Un sorcier ! Un sorcier venait de transplaner devant elle ! Retrouvant espoir, elle leva son regard vers l'homme.
-Bonsoir Miss Granger !
-Professeur Lupin !
Hermione se jeta aussitôt dans ses bras, pleurant contre son épaule. Pleurant de joie ou de peine, elle ne savait plus… de toute façon, elle avait passé son été à pleurer…
Remus ne savait pas trop comment agir. Pattenrond était écrasé entre eux deux et le loup-garou eu pitié de lui ! Il repoussa un peu Hermione.
-Miss Granger, dit-il. Je vais vous amenez au QG de l'Ordre ! Vous pouvez être en grand danger si vous restez ici !
Hermione acquiesça en reniflant. Ne pouvant transplané avec la jeune sorcière, Remus appela le Magicobus.
Alors qu'ils prenaient place sur l'un des lits et qu'Hermione sécha son chat, elle lui demanda :
-Professeur Lupin, comment m'avez-vous retrouvée ?
-Vous avez fait de la magie Hermione ! Sourit-il tristement. Certains membres du ministère sont aller chez vous et on libéré votre père…
-Oh…
-Vos parents n'ont pas voulu expliquer pourquoi tu es parti…
-Est-ce que je vais être renvoyée ? demanda-t-elle, un élan de terreur traversant son esprit.
-Non, dit-il simplement. Vous êtes la meilleure amie d'Harry, on doit vous protégez !
Hermione remercia intérieurement Harry pour cela ! Même si elle savait que sa situation était dangereuse, elle lui voyait plusieurs avantages !
Ils arrivèrent enfin dans la rue en face du 12 Square Grimmaurd. Ayant déjà eu le mot de passe du Gardien des secrets, ils virent la maison et y entrèrent.
-Qui est-ce ? demanda une voix venant de la cuisine.
-C'est moi ! répondit Remus.
-Ah, te voilà ! Eh bien vient manger !
Lorsqu'ils arrivèrent dans la cuisine, Hermione eut la bonne surprise d'y retrouver la famille Weasley, ainsi qu'Harry, Tonks et plusieurs autres membres de l'ordre. Ils ne manquaient que les professeurs de Poudlard, qui devaient sans doute tous déjà être au château afin d'y préparer la rentrée.
Seul Remus, qui était en lien avec le ministère sous les ordres de Dumbledore, avait été informé qu'Hermione avait utilisé de la magie et était désormais dans la rue, ce qui expliqua la réaction de toute la tablé lorsqu'il l'aperçut dans cet état lamentable.
-Hermione ! S'exclama Ron, surpris.
Harry, qui était de dos, se retourna aussitôt vers elle.
-Oh ma chérie ! S'exclama Mrs. Weasley en allant prendre Hermione dans ses bras. Mais que t'est-il arrivé !
Hermione, se remémorant tout les souvenirs de la soirée, trembla et pleura dans les bras de Molly. Ron et Harry s'étaient levés et ils s'étaient approchés de leur amie. Ils se sentaient tellement impuissants.
-Hermione… Qu'est-ce qui se passe, tenta Ron d'une voix douce.
Hermione tourna la tête et regarda son ami. Il semblait très inquiet pour elle, mais elle avait peur désormais. Comment allait-il réagir. Lui qui était de nature impulsif, allait-il la renier comme son propre père l'avait fait. Elle refusa de répondre.
Harry, caressant d'une main le dos d'Hermione, qui était toujours dans les bras de Molly, demanda à Remus ce qu'il savait. Celui-ci ne put que répondre que le ministère l'avait envoyé chercher la jeune Griffondor car elle pouvait être en danger, ayant fui le domaine familial. Mais il ignorait pourquoi…
Après plusieurs interrogations sans réponse, Molly jugea préférable pour Hermione qu'elle se change, qu'elle mange un peu et qu'elle file au lit !
-On l'accompagne ! Dirent aussitôt Harry et Ron d'une même voix !
Molly acquiesça et les deux jeunes hommes partirent en haut avec leur amie, Ron traînant la valise. Ils ne montèrent pas un étage de plus, installant la jeune fille dans leur propre chambre.
-Merci, leur dit Hermione.
-Mais de rien voyons ! Sourit Harry. Des amis, c'est là pour ça !
Harry semblait vraiment aller mieux. Son été lui avait sans doute fait énormément de bien ! Eh puis, pour le moment, il était beaucoup trop préoccupé par elle pour être triste…
-Enfile ça ! lui dit Ron en lui tendant des vêtements chauds qu'il avait trouvé dans sa valise.
Les deux garçons sortirent quelques minutes, laissant l'intimité à Hermione. Elle enleva avec presse ses vêtements mouillés et enfila le pyjama que Ron lui avait trouvé. Lorsqu'elle leur dit qu'ils pouvaient revenir, Harry tenait un plateau de nourriture dans les mains.
Hermione mangea comme une affamée ! Ron et Harry lui posèrent quelques questions, mais Hermione préféra ne pas en parler. Ils se contentèrent d'accepter la décision de leur amie et de la réconforter du mieux qu'ils purent.
Avec Ron d'un coté et Harry de l'autre, Hermione s'endormi dans la chaleur de ses meilleurs amis. Harry sourit tristement en regardant la jeune fille. Ron caressait gentiment ses longs cheveux bouclés. Tout deux tracassait énormément, mais la fatigue eu raison d'eux et ils s'endormirent.
Lorsque, plus tard cette nuit là, Molly passa dire bonne nuit à son plus jeune fils et à Harry, elle remarqua le trio qui dormait paisiblement dans le lit de Ron. Ils étaient tellement beaux à voir, là, comme ça, calme et serein. La vie était tellement injuste. Pourquoi ces enfants devait-ils vieillir plus vite que tout le monde. Pourquoi le destin s'acharnait-il sur eux !
Son instinct maternel guida ses gestes et elle alla border les deux garçons qui étaient couché par-dessus la couverture. Elle retira les lunettes d'Harry, ferma la lumière et sortit de la chambre en fredonnant une douce berceuse.
Laissez-nous la chance
De tout rebâtir
Laissez-nous nos rêves
Nos éclats de rire
Je veux réapprendre
À perdre mon temps
Il faudrait donner
Le pouvoir aux enfants
Chansons :
Poussière d'Ange d'Ariane Moffat
Laissez-nous la chance de Luce Dufault