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Titre : Infime Espérance
Auteur :Ruines
Source :Gundam Wing
Genre :AU , Yaoï , OOC de Quatre…
Rating : G en général.
Résumé : Quatre est un bellâtre d'une beauté dangereuse. La plupart des personnes le côtoyant le croient inoffensif du fait de son visage d'ange, néanmoins il s'avère être plus lubrique qu'il n'y paraît, incapable d'aimer, jusqu'au jour de la signature du contrat de fusion de son entreprise avec celle d'un autre…
Note:
Voilà, le tout dernier chapitre de cette fic, j'espère que personne n'en sera déçu ou autre, merci encore énormément d'avoir pris la peine de lire ces quatre chapitres, et de m'avoir si gentiment encouragée.
Aussi, je m'excuse pour la semaine d'attende supplémentaire…pardon…
-Infime Espérance- chapitre IV
Heero baissa ses deux prunelles ne supportant plus le regard inquisiteur de Quatre. Il remua sur la table, signe de son malaise, puis, il sentit les doigts de Quatre s'emmêler aux siens, il releva instantanément la tête et tomba nez a nez avec un Quatre inquiet, un sourire, un vrai sourire aux lèvres.
Il pris son courage à deux mains, et commença son récit :
-Il y a trois ans…j'étais…
Prenant une grande bouffée d'air, il étrécit ses deux prunelles et se mis en devoir de reprendre ses explications. Il ne pouvait, ne voulait pas perdre la mince chance d'être heureux parce qu'il n'avait pas trouvé le courage de s'exprimer, de ressasser de vieux souvenirs, certes dures, mais seulement des souvenirs, sont avenir était en jeu, Quatre était en jeu…et tout ceci, avait malheureusement dépassé le stade du jeu.
-J'étais…s'il te plait Quatre, c'est assez dur, alors je t'en pris, ne m'interromps pas, pas même une fois, parce que si je m'arrête, je suis pas sur de pouvoir reprendre. Alors je vais tout te dire d'une traite.
Quatre resserra encore plus sa prise sur sa main, essayant de lui faire comprendre par la même qu'il était tout ouï, et qu'il ne l'interromprait pas.
-Bon…alors voilà. Je crois qu'il vaut mieux que je commence carrément du début. Il y a cinq ans…je…mon père a appris que j'étais gay. Comme tu t'en doute, il n'a pas vraiment apprécié la nouvelle, surtout la façon dont il l'a apprise…« Heero souri en se remémorant ce souvenir, il releva la tête vers Quatre qui élevait un sourcil suspicieusement, et décida de l'éclaircir »
-Il m'a retrouvé au lit avec mon copain, mon soi-disant « meilleur ami » avec qui j'étais en faite depuis trois ans. Zech Merquise, mon père ne s'opposait pas a notre « amitié » puisque Zech faisait parti d'une grande famille aristocratique, seulement, quand il nous a surpris en… pleine action…il a revu son jugement sur mes relations avec Zech, et m'a ordonné de ne plus le revoir. Et pour être sur, que…enfin…que plus jamais Zech et moi, ne faisions…ce que nous avions à faire… « il rougit sous ses paroles en lançant des coups d'œils entendu à Quatre »
-Il avait donc résolu de faire évoluer les choses plus…rapidement. J'étais fiancé à une fille, Réléna Peasecraft. Zech, ne l'a pas accepté, et m'a quitté. Je l'aimais vraiment, plus que ma propre vie « le silence se fit »
-L'année de mes vingt ans, je me retrouvais donc avec la corde au coup. Réléna était gentille, juste fragile…psychologiquement. Elle savait que j'étais gay, mais ne perdait pas espoir de me faire oublier Zech, et de le remplacer… Dans le courant de l'année, j'ai revu Zech, je lui ai dit que je l'aimais, que j'avais besoin de lui, que ma vie était extrêmement compliquée avec Réléna, mais que je ferais tout ce qui était en mon pouvoir pour qu'il me pardonne et qu'il reste à mes coté. Et c'est ce qu'il s'est passé. Mes liens avec Réléna, n'avait rien de « maritaux », on ne vivait même pas dans la même maison, elle avait deux ans de moins que moi, ces parents étaient très protecteur et ne voulaient pas qu'on vive ensemble…je sais…c'est complètement incohérent…mais c'est ainsi « Il esquissa un vague sourire»
-Les années ont donc passé ainsi. Zech et moi, partagions un appartement, bien entendu personne ne savait que nous vivions ensemble. Réléna, elle, m'aimait, et voulait me faire une surprise, elle avait convint ces parents, et voulait m'annoncer qu'elle pourrait enfin venir vivre avec moi « sa voix baissait de plus en plus et ses mains tremblaient imperceptiblement»
-Enfin…un jour, je devais aller en cours, Zech s'est retrouvé seul à la maison, et…Rél…Réléna…avait choisi ce jour pour m'annoncer…la…bonne nouvelle. Mais quand la porte c'est ouverte sur…sur Zech…elle…elle est…elle a… « sa voix se brisa, il releva ses deux prunelles embuées, et comprima la main de Quatre »
-Réléna…était atteinte d'une psychose…elle était…atteinte de psychopathie…les relations de ses parents lui permettait de ne pas être enfermée…enfin…elle…elle m'aimait beaucoup, beaucoup trop, et moi…moi j'aimais Zech, et Zech m'aimait aussi…seulement Réléna…elle ne l'a pas acceptée…son traitement était très puissant, seulement…dans un état de rage trop prononcé, elle…ne savait plus ce qu'elle faisait…et perdait tout ce qu'elle avait de sang froid, et de culpabilité… « son visage laissait couler quelques larmes, ses yeux profondément encrés dans ceux de Quatre »
-Quand, je suis rentrée à la maison, le midi…j'ai tout de suite sus qu'il s'était passé quelque chose…tout…tout était trop calme, et Zech n'aimait pas le silence, mais surtout l'odeur…l'odeur qui flottait dans la pièce, qui la tamisait, enveloppant l'appartement, c'était quelque chose de fort, et de nauséabond…une odeur macabre, une odeur de mort « il repris sous souffle, pour retrouver la force de continuer son récit, d'entamer la partie la plus difficile »
-Je…je n'ai pas eu longtemps à chercher Zech…il…était à terre…dans…en plein milieu du salon…il baignait dans son sang…il en avait partout, sur son beau visage…qui était couvert de marques de coups, de luttes, de griffes, son crane était explosé, des bouts de peaux et de chairs étaient arrachés…il…il avait…ses mains par-dessus son visage…pour se protéger…mais…il…il ne…respirait plus…plus du tout…alors j'ai…vomis…beaucoup, beaucoup, j'avais besoin de me vider…complètement…tout me répugnait…en me rendant dans la salle de bain, j'ai…j'ai trouvé Réléna, elle était dans la baignoire, nu, et elle baignait elle aussi dans le sang, le sien, mais aussi celui de Zech, des gouttes…des gouttes de sang parsemaient son visage, comme des taches de rousseur…son poignet gauche…on ne voyait même plus son poignet gauche, il n'y avait plus que du sang, partout…partout, autour de moi, dans ma maison, mon havre de paix, sur mon amour, sur moi…et je me suis évanouis, sur le sol dur de la salle de bain, ma tête s'est fracassée par terre… « les larmes coulaient maintenant à flot sur son doux visage, qui n'exprimait que dégoût, sa voix n'était plus qu'un souffle »
-Je me suis réveillé…trois jours plus tard, dans une chambre d'hôpital, je ne me souvenais plus… ou je ne voulais plus me souvenir, mon père m'a alors tout raconté, le salop… et m'a tendu une lettre, de Réléna, où elle expliquait, qu'elle…qu'elle était heureuse, qu'on allait bientôt vivre ensemble…mais qu'il fallait que je la rejoigne maintenant, qu'elle avait fait tout ça pour moi, qu'elle m'aimait, elle n'aimait que moi, et que je ne devais aimer qu'elle… « quelques minutes passèrent dans un silence apaisant »
-Après « l'incident » comme l'appelait mon père…je suis resté amorphe, pendant des mois je ne faisais strictement rien, j'étais même devenu incapable de pleurer…je passais mes journées dans un lit. Une infirmière s'occupait de moi vingt-quatre heures sur vingt-quatre, et puis Duo est venu, pour moi, il a laissé son copain pour une période indéterminé, et est venu pour s'occuper de moi. Il passait ses journées à me servir, à essayer désespérément de me faire re-vivre. Et il a réussi, après presque un an entier dans une « situation précaire », j'ai repris petit à petit goût à la vie…« il essuya rageusement ses larmes et regarda Quatre dans le fond des yeux, qui n'avait pas dit un mot depuis qu'il avait commencé son récit, et il fut surpris »
Quatre avait les yeux dans le vague, quelque part, fixés sur un point invisible entre l'épaule droite de Heero et le mur qui lui faisait face. Les révélations qu'Heero avait fait sur son passé, l'avait vraiment remuées, cette… Réléna, avait en une journée saccagée des années de bonheur. Comment, une seule personne, aussi infime soit elle, pouvait-elle briser des vies à jamais?
Il fallait qu'il fume…
Après quelques minutes supplémentaires de silence, Heero n'en pouvait plus, il observa une nouvelle fois son amant, mais avant même d'avoir pu émettre le moindre son Quatre l'avait déjà devancé, d'une voix mal assurée, il lui demanda, ses yeux scotchés au sien :
-Passe-moi mon paquet s'il te plait.
Heero n'avait put refuser, alors il lui avait tendu son paquet ouvert pour qu'il puise en prendre une, il l'avait même allumée, la cigarette était un bon remontant, et il savait très bien que Quatre avait besoin d'un remontant, alors faute d'alcool, le tabac ferait parfaitement l'affaire.
Quatre porta fébrilement le bâton de tabac à sa bouche, ferma les yeux et s'installa plus confortablement sur le sofa. Puis lentement, il tira une longue bouffée, en poussant un léger soupir sous le contentement que la nicotine lui procurait. Il rouvrit finalement les yeux pour trouver un Heero, assez proche de lui, qui lui caressait gentiment la main de la sienne, son regard inquiet l'enveloppait et lui prodiguait de multiples sensations, en passant de la gêne, à la tendresse, à…l'amour.
-Maintenant, toi…tu…tu vas mieux ? Je veux dire…tu…
-Oui, je vais même très bien. J'ai des amis, dont un que j'adore littéralement. J'ai un travail qui me plait, et me comble, et j'ai rencontré un mec génial qui travail avec moi, il a un sale caractère, mais qu'est ce qu'il embrasse bien.
Heero souri malicieusement à Quatre qui resserra inconsciemment sa main autour de la sienne. Puis, ce dernier repris, d'une voix morne :
-Est-ce que…tu…tu l'aimes encore ?
-Zech ? Oui et non…ce que je veux dire, c'est que…j'ai passé les plus belles années de ma vie avec lui, qu'il est…mort…à cause de moi…mais…Zech m'aimait, et je sais très bien, qu'il n'aurait jamais accepté que je me morfonde, de plus, je pense l'avoir déjà fais assez… Je…j'ai passé assez de temps renfermé sur moi-même, je n'ai pas eu de relation, aussi bien amoureuse que sexuelle depuis « l'incident » il y a trois ans.
-Et…hier…pourquoi m'as-tu repoussé si tu en avais envie ?
-Alors…enfin… quand, hier…j'ai…enfin…on…a commencé à…enfin tu vois ? Et bien j'ai paniqué, je me suis dit que j'allais tromper Zech, que se n'étais pas bien, qu'il méritait mieux que sa…et puis…quand je suis rentrée chez moi, je me suis bourré la gueule, un vrai trou, et …j'ai discuté avec Duo, parce qu'il me connaît mieux que personne, et, il m'a remis les idées en place, en me disant qu'il fallait que je vive, pour montrer à Zech qu'il n'était pas mort pour rien, que j'était fort, et que je devrais être suffisamment heureux pour que Zech soit aussi heureux là où il est…
-Je vois…je comprends maintenant…
Quatre s'approcha lentement de Heero et posa ses lèvres sur le coin enflé des siennes.
-Pardon « susurra t-il ses lèvres toujours acculées à celle d'Heero »
-Bah…je suppose que je l'avais bien cherché ?
-J'étais tellement furieux contre toi, parce que tu m'avais repoussé, que tu ne voulais pas de moi, et puis quand j'ai vu dans quel état j'étais, je me suis encore plus énervé, mais cette fois si…sur moi-même. Je m'en voulais de ne pas comprendre, pourquoi. Pourquoi est ce que j'avais tellement mal rien qu'a te savoir loin de moi ? Pourquoi mon cœur se compressait à l'unique pensée que tu ne reviendrais peut être pas ? Pourquoi j'avais tellement froid une fois que tu étais parti ? Je m'étais mis en tête que peut-être c'était parce que je n'avais pas pu t'avoir, que je n'avais pas pu me vider en toi…et finalement, je me suis dégoûté de moi-même en pensant ça, je ne veux pas me vider en toi. Pas comme avec les autres, parce que toi tu es différent. Toi, je te veux, tout le temps, et pour toujours. Je veux te prendre encore et toujours, mais surtout, je veux que tu reste à mes cotés après, que tu viennes te blottir près de moi, que tu me chatouille du bout des doigts, et que nous aillons des conversations débiles de bonnes femmes…je veux…tout, absolument tout ce que tu es en mesure de me donner, parce que moi…je te donne tout Heero Nell's Mac-Gowan Cost Yuy, je te donne mon corps, mon cœur, mon âme, mes sentiments…mon amour.
Quatre était étroitement collé à Heero, sa bouche murmurait paisiblement ces quelque mot contre le cou de celui-ci. Le faisant frémire au contact qui opposait la froideur de ses lèvres à la chaleur de son souffle.
-Je t'aime.
-Je t'aime aussi Quatre.
-Heero…
-Hum ?
-Tu pense qu'il y a ne serait-ce qu'une infime espérance pour que nous soyons heureux tous les deux ?
-…
-…
-Je suis déjà heureux Quatre.
Owari
Merci encore énormément de m'avoir fait l'honneur de lire cette fic.
Poutous 3
Ruines qui a pleuré comme une madeleine à cause de la fin