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Author of 7 Stories |
Dislcaimer Rien ne nous appartient excepté l'intrigue! Tout le reste est à J.K Rowling! Bonne lecture à tous!
Note des auteurs : Eh voilà! La Grande Aventure se termine... Du moins, pour cette deuxième partie, héhéhéhé!
Remerciement : Un GROOOOOOOOOOOOOS! merci à Dod qui corrige désormais nos chapitres! Je te voue une vénération et je t'idolâtre à partir d'aujourd'hui lolll!
RARs(yeurk) :
Oxaline En résumé, d'après ta review, tu as tout aimé de ce chapitre lolll! Bah, c'est pas nous qui vont s'en plaindre ? (Ça se dit ? J'suis un peu fatigué là... Bof... On s'en fooooooooou!)
Merci pour ta reivew! Bonne lecture!
Lee-NC-Kass Ooooooh non! Ils ont pas finis avec les problèmes (et les souffrances) ces deux là, tu peux me croire! Mais il y a un avantage : Il reste encore deux parties loll!
Histoire sans fin ? arrrg! Vous voulez nous tuer ? Déjà qu'on se tue à trouver des idées pour pas se faire trop répétitives loll!
Ouais, Harry s'est plutôt bien débrouillé... Mais bon, dans le feu de l'action... loll! J'suis un peu comme ça, moi aussi!
Merci pour ta review, bonne lecture!
Hermione 1992 : Eh ouais, déjà la fin! Mais faut pas être triste, y'a en effet 2 autres parties, héhéhé!
Construire un panneau « garde chassé » ? Héhéhéhé! Non, pas vraiment! Mais mieux vaut pour Max qu'il n'empiète pas trop sur son territoire! C'est moi qui le dit ça!
Bref... Bonne lecture!
Vif d'or : Ouais, Dray connaît bien Ryry, mais faut bien, non ? )
Eh ouais, aussitôt partit de l'Amérique, on change de fic! En fait, on aura droit à un petit voyage, dans cet épilogue... Mais bon, je ne vais pas en dire plus!
À plus!
JohannaPotterMalefoy Allons, allons! Il y a des tonnes de fics super bien écrite! (Eh ouais, faut bien rester modeste lolll!) Mais merci, c'est gentil! Bonne lecture!
Yami Aku : Bah, c'est pas grave si t'as pas reviewer le chapitre précédent, t'es là au rendez-vous cette fois-ci! Et c'est tout ce qui compte!
Perverses ? Naaaaaaaaaan! Qu'est-ce que tu racontes! Depuis le temps, tu devrais nous connaître! ;) Mais c'est vrai qu'on s'est plutôt marré avec le jeu de cartes, héhéhé!
Merci pour ta review et bonne lecture! On se revoit dans la troisième partie, j'espère bien !
Mily Black : Tu as TOUT imprimé ? La vache! T'es courageuse ? Ça fait combien de page tout cela ? Tu le sais ? Merci pour ta review, et au plaisir de te revoir! À la prochaine!
aLiNoU Si Dray va aller vivre chez Max... ? Jusqu'à maintenant, oui... Mais qui sait ? loll! Tu le sauras très rapidement! Merci pour ta review et bonne lecture! À plus!
Amy Keira : T'as adoré ? Hé héh, tu devrais adoré tout le reste, sans doute, également Merci pour ta review!
Vert emeraude : Comme le dit si bien Blaise... Toi aussi, on t'a bluffé ? Héhéhéhé!
Bah, t'inquiète, j'étais aussi inculte du jeu de carte, avant que Umbre ne fasse surgir des profondeurs des ténèbres cette activité qui je dirais... est passionnante, tordante et... assez explicite dans notre cas loll!
Merci pour ta review! À la prochaine!
Miss Felton/Malfoy : Le discours de Ry, je l'ai fais pendant mon cours de bio. Et non, je n'ai pas honte (je peux... disons me le permettre, côté note ), alors merci.
C'est vrai que la petite partie de carte était plutôt amusante, héhé!
Comment Harry va réagir quand il va voir Max ? Eh bieeeen... C'est à suivre! Bonne lecture! À plus!
Zaika Eh béh, un peu plus, et c'est mon nick avec lequel tu signe ;)
Et JE ne suis pas génial. ON est génial, merci
Bonne lecture.
Sahada Il y aura deux autres parties! Quatre en tout, donc! Et pas une de moins, pas une de plus, héhé!
Et non, je ne peux pas te donner les noms! Par « préservation du mystère » héhéhé!
Bonne lecture!
Sélène : Oui, oui et oui loll! On va voir Max dans cette nouvelle partie (et dans la quatrième aussi), on reverra tout le monde (pfff, malheureusement... maudit Weasley... (juste Ron et Ginny)...
Et en ce qui concerne le nom de la nouvelle partie, je ne la dévoile pas tout de suite, héhéhé
JE vais à Toronto dans 8 jours, pas Umbre! Elle est en Belgique elle! Moi je suis en banlieue de Montréal, dans la province du Québec, au Canada!
Bref... Merci pour ta review et bonne lecture! À plus!
Onarluca Ouais, on s'est bien marré, moi et Umbre, pendant la partie de cartes, avec nos questions complètement tarées! Merci pour ta review! Bonne lecture!
Hanna : T'aime Max, parce que Harry va être plus tendre ? Hin hin hin (ricane)! Ça, c'est toi qui le dit! Bonne lecture!
Meihra T'aimais bien cette partie ? Bah, tu vas dans ce cas adoré la prochaine, et la dernière (personnellement, j'adore la troisième!)
Le jeu des questions existe vraiment! Mais c'est Umbre qui me l'a appris! J'ignorais tout de cela! Donc, dans un party... ça peut être très amusant, héhéhé!
En effet, Pierre aurait dû être un peu plus vigilent concernant Sandra. Mais bon, on s'en tape, on adore Blaise lolll!
Max (je le HAIS!), trop vieux ? Tu sauras que l'âge n'a jamais d'importance! Y'a un couple qui va avoir plus de vingt ans de différence, alors...
Merci pour ta review et à bientôt!
Sefadora Firewood : Ta fête est le 8 Mai ? Hé béh... Bonne fête en retard! À la prochaine! Et merci pour ta review!
Épilogue :
Le temps qui les séparait du départ passa plus vite qu'ils ne s'y attendaient. Les bagages avaient été bouclés en un tour de main et la chambre d'hôtel avait retrouvé son ordre impersonnel. Draco avait dû faire toutes les démarches possibles pour l'embarcation de Flippo et Harry de Shiver. Le samedi matin, ils se retrouvèrent à l'aéroport, Sandra et Blaise validant leurs bagages. Ils manquèrent de rater leur avion, les amis de Draco étant venus lui dire au revoir. Pendant près de dix minutes, le blond était resté serré dans les bras des Valens, tentant de retenir des larmes qui faisaient briller ses yeux. Finalement installé dans l'avion, attendant le décollage, Draco se montrait silencieux, presque mortellement calme. Pendant un long moment, Harry l'avait regardé, assez inquiet, puis l'angoisse de Sandra ayant venu taquiner son esprit, il s'était mis à citer en grandes phrases très détaillées les écrasements d'avions qu'il y avait déjà eu, au cours des années. Draco avait eu un vague sourire en entendant la jeune femme jurer comme un charretier vis-à-vis de Harry, mais il avait finalement regardé par le hublot d'un air triste. Devant la porte menant à son avion, il avait laissé la seule famille qu'il avait possédée. Il avait laissé ceux qui lui avaient ouvert la porte de leur cœur sans crainte, ceux qui l'avaient aidé gratuitement, sans jamais rien demander en retour. Appuyé contre la fenêtre, le jeune homme blond sentit une larme coulée sur sa joue tandis que des souvenirs retraversaient son visage, notamment la dernière phrase de Cassandra :
« Si jamais tu as des problèmes là-bas… Si tu es malheureux et que tu as besoin de ta famille pour te remettre d'appoint, n'hésite pas à me téléphoner ! Quelque soit l'heure ou le moment, je serai là pour toi ! »
Draco poussa un soupir douloureux et ferma les yeux. Il se revit casser une bouteille sous le regard amusé de Cassandra et Franck. Il revit la jeune fille le rassurer avec son sourire ou encore le tenant par le bras pour qu'il ne s'évanouisse pas de terreur en allant s'inscrire à l'université. Il se revit soufflant son gâteau d'anniversaire avec un chapeau ridicule sur la tête, Franck le mitraillant de photos tandis que son père lui tapotait amicalement le dos. Il se revit applaudissant Cassandra tandis que celle-ci gagnait haut la main son concours de Miss New York (il s'était moqué d'elle pendant trois jours après) et son cœur se serra d'avantage, sa main venant essuyer ses larmes qui furent rapidement remplacer par d'autres. Il caressa la vitre doucement, l'avion accélérant. Et quand l'aéroport disparut de sa vue, il ferma très fort les yeux une fois de plus.
– TAIS-TOI !
Harry ricana.
– Allons, allons, Sandy, arrête de paniquer autant. Ce n'est pas parce que, d'après les calculs des scientifique qui affirment qu'il y a soixante pour cent plus de crashs d'avions entre décembre et février qu'on s'écrasera pour autant dans l'Atlantique !
Il sortit cette bonne vieille revue qu'il avait acquis six mois auparavant, un peu avant de partir pour l'Amérique, la feuilletant tranquillement.
– Et puis, dis-toi que si l'avion se met à perdre subitement de l'altitude, le choc contre l'océan te brisera net le cou et que tu ne souffriras pas… À moins que, par vitesse prise subitement, tout s'enflamme, explose et que nous soyons calcinés à petit feu…
– ARRÊTTEEEUUUH ! cria Sandra en se bouchant les oreilles et en se blottissant contre Blaise.
– Allons, ma chérie, calme-toi, lui dit Blaise. Si une telle chose devait arriver, tu sais très bien que je transplanerai avec toi aussitôt !
Sandra lui fit un petit sourire pour ensuite tirer la langue à Harry.
– Et toc ! dit-elle d'un air boudeur.
Harry haussa les épaules, son sourire moqueur ne le quittant pas. Il tourna quelques unes des pages de son magasine, poussant des « Oh ! » et de « Ah ! » parfois. Sandra grogna et se blottit contre Blaise, cachant son visage dans le pull de son amant. Harry reporta soudainement son attention sur Draco et le découvrit fixant les nuages d'un air vide. Il posa une main sur son bras.
– Draco ? demanda-t-il doucement.
Le blond sursauta et se tourna mollement vers Harry, ses yeux encore un peu rougis par ses larmes qu'il avait finies par réussir à tarir.
– Oui ? demanda-t-il d'une voix enrouée.
Harry eut une air compatissant, mais également inquiet.
– Tu les reverras, promit-il à mi-voix. La distance sépare de la vue, mais non du cœur.
Draco se contenta de faire un simple petit sourire et de renifler d'un air piteux avant de se recaler contre sa vitre, l'air pensif et peiné.
– Viens plutôt ici, marmonna Harry, le tirant doucement vers lui.
Draco se blottit contre lui, tremblant légèrement. Souriant, Harry joua distraitement avec quelques-unes de ses mèches blondes, regardant la télévision de la grosseur d'une biscotte. Draco poussa un petit soupir et ferma les yeux, une étrange fatigue le prenant.
– J'espère que Max n'a pas oublié que je revenais demain…, dit-il d'un air somnolant. Je crois que je dormirai en rentrant…
– Tu comptes vraiment aller habiter chez ce… Max ? demanda Harry, essayant de prendre un ton neutre.
Draco nicha un peu mieux sa tête contre son amant.
– Mhmm, dit-il. Où veux-tu que j'aille…
– Chez moi, marmonna Harry. Tu as déjà visité le manoir Black ?
– Non, répondit Draco. Mais je pensais que tu ne voulais pas… Enfin, que tu préférais rester libre…
– Et tu affirmes que je ne serais pas libre, si tu venais également t'installer avec moi ?
– Eh bien… Tu ne me trouvais pas trop collant ? demanda Draco en se détachant par la même occasion d'Harry.
Celui-ci haussa les épaules.
– Pas vraiment non, je me suis mal exprimé l'autre soir. Je ne disais pas que tu étais collant, simplement qu'il me fallait un peu d'air de temps à autre.
– Et bien ? demanda Draco. Tu en auras, ainsi !
– Un peu trop, oui…
Draco eut un sourire narquois.
– Ne seriez-vous pas un peu contradictoire, Mr Potter? dit-il en croisant les bras.
– Peut-être, marmonna celui-ci. Peut-être bien quand il s'agit d'une situation de ce genre.
Draco eut l'air un instant perplexe puis poussa un soupir.
– Si tu ne sais pas ce que tu veux, je préfère rester avec Max…
– Je sais ce que je veux, Draco ! C'est être avec toi ! Je disais simplement que je ne voulais pas être vingt-quatre heures sur vingt-quatre avec toi ! On va finir par s'entre-tuer, à un moment ou à un autre… Ces six derniers mois n'ont rien à voir avec la vie de tous les jours !
– Je m'en doute bien ! dit Draco le plus calmement possible. Non seulement car tu seras sans arrêt en mission à risquer ta peau, mais aussi parce que je serai plongé dans mes études…
– Eh bien où est le problème, alors ? demanda Harry.
Draco resta un instant figé.
– Je n'ai aucun problème avec ça ! dit-il. Seulement, tu auras très rarement des moments de repos et tranquillité et je ne veux pas te déranger !
– Comme si tu pouvais me déranger, répondit Harry, en levant les yeux au ciel.
– N'est-ce pas ce que tu m'as dit lorsque… lorsque nous nous sommes disputés ? demanda le blond d'un air surpris.
– Non, ce n'est pas ce que j'ai dit ! J'avais seulement parlé que tu étais un peu trop possessif, mais jamais que tu me dérangeais…
Draco se contenta de grogner et de regarder par la fenêtre. Harry soupira.
– Mais qu'est-ce qui te dérange tant de venir habiter au manoir ? demanda-t-il. Le fait que je partirai très souvent ?
– Non, dit Draco rapidement. Pas du tout… Ça ne me dérange pas… Mais je ne veux pas avoir l'impression d'être… Enfin, peu importe.
– D'être quoi ? répliqua Harry, gardant une voix basse afin qu'on ne leur prête par trop d'attention.
– Écoute, ça n'a pas d'importance, d'accord, dit simplement Draco, gêné.
– Si ça en a puisque tu ne veux pas finir ce que tu as déjà commencé.
Draco gigota d'un air mal à l'aise.
– Je ne veux pas être un poids pour toi, d'accord ?
– Mais…, commença Harry, surpris, tu n'es pas un poids ! Enlève-toi cette idée de la tête, par Merlin !
Draco détourna la tête, ses cheveux retombant sur son visage.
– C'est une idée stupide ! finit Harry, se détachant finalement pour se rendre aux toilettes.
– Non, c'est la vérité, murmura Draco en s'appuyant contre sa vitre, regardant les nuages à l'extérieur d'un air pensif.
Sandra se pencha par-dessus son banc – elle et Blaise se trouvait dans la rangé derrière eux.
– Ça n'a pas l'air d'aller dis donc…
– Hu ? fit Draco. Non, ça va… Petite dispute d'aménagement…
– Oh ? Tu t'installes donc au Q.G de l'Ordre ?
Draco eut l'air perplexe.
– Heu… Le Q.G ?
– Le Quartier Général de l'Ordre du Phénix… Il se situe au Manoir Black, et Harry a hérité de la maison de son parrain…
Draco soupira.
– C'est là qu'il essaye de me convaincre d'aller… Mais je préférais emménager chez un ami…
– Je te conseille de ne pas provoquer sa jalousie, Dragounet.
– Je n'essaie pas de le rendre jaloux ! dit Draco. Je pense seulement que je ne veux pas le déranger… Et ne m'appelle pas Dragounet !
– Oh, je n'en doute pas, mais… dans ce genre de situation, sa jalousie à tendance à éclater, et dans ces cas-là, je préfère me tenir loin de lui. Son côté Serpentard ressort étrangement.
– Son côté Serpentard , questionna le blond.
Blaise se gratta la nuque.
– Tu n'étais pas au courrant qu'il avait failli être placé chez les Serpentard ?
– Non, répondit Draco, mais disons que j'ai toujours eu un doute, affirma le blond un sourire moqueur venant remplacer sa moue. Mais, pourquoi ? reprit-il. Qu'est-ce qu'il se passe, dans ce genre de cas ?
– Oh, toutes sortes de chose… Il est disons assez… comment dire ? Agressif !
Draco eut l'air perplexe.
– Je ne sais pas, finit-il par dire en soupirant.
– Personnellement, je trouve que Draco a raison d'agir ainsi, intervint Blaise. Il doit montrer à Harry qu'il est indépendant ! S'il accepte toujours tout et le suit comme un petit chien, Harry finira par se croire tout permis !
– Blaisy, tu parles comme si Harry était un Serpentard !
– Il l'est à moitié ! dit Blaise. Mais je parle surtout pour le bien-être de Draco… Tu as l'air perdu, depuis quelque temps… Comme si tu cherchais tes marques. Pour l'instant, la seule que tu as est Harry, et tu t'accroches à lui… Il faut que tu te construises une vie ! Harry ne peut être le centre de ta vie… Et je sais que tu le comprendras avec le temps. C'est pour ça que tu veux aller vivre chez Max…
Draco acquiesça d'un signe de tête.
– Il finira par me jeter dehors, si je suis constamment dans son entourage.
– D'un autre côté, dit Blaise, je ne pense pas que ça soit une bonne idée d'aller chez Max… Je l'ai revu il y a peu de temps et… il a changé…
– Changé ? demanda Draco, curieux.
– Et bien, compare une puce à un apollon et tu sauras ce qu'est devenu Max !
– Tu veux dire que c'est un apollon ?
– Mhmm, oui ! dit Blaise avec feu. Plus qu'un apollon, d'ailleurs ! Si j'étais gay, je l'aurai supplier de me prendre !
Sandra lui donna une claque et Draco rougit.
– Humpppf, fit-il d'un air pensif. Je crois que je vais essayer de me débrouiller pour qu'Harry ne voie pas Max à l'aéroport.
– Humpff, content de voir qu'on me fait confiance, répondit brusquement une voix, se laissant tomber dans son fauteuil.
– Confiance ? demanda Blaise. Qui serait assez fou, à part Draco, pour faire ça ?
– Un certain ancien Serpentard du nom de Blaise Zabini qui m'a fait certaines confidences à la fin de notre septième année et qui a étudié en technique d'Auror en même temps que moi, répondit Harry.
Blaise lui tira puérilement la langue et Sandra le tira par le pan de sa robe pour qu'il se rasseye.
– Ça suffit, les enfants, dit-elle. Cessez de vous disputer et occupez-vous chacun de votre amour respectif. Harry, tu règles ton problème avec Draco, Blaise, tu me rassured, s'il te plait !
– Et elle recommence avec ses conseils ! se marmonna Harry, levant les yeux au ciel.
Un caractéristique et puéril « nia nia nia » vint de derrière et le silence revint pratiquement dans le groupe. Harry jeta un énième regard vers Draco, puis, soupirant, fit basculer le dossier de son siège et ferma les yeux. Draco se contenta de regarder par la fenêtre d'un air pensif, triturant sa chaînette d'argent avec, autour, sa petite clé en argent.
Harry dormit pendant le trois quart du temps du voyage, et presque quatre heures et demie s'étaient écoulées lorsqu'il se réveilla enfin, sorti d'un délicieux songe, tout en raison des nombreuses turbulences dans lesquels l'avion était chambardé. À ses côtés, Draco aussi s'était endormi, son visage appuyé contre la vitre. Les éclairs éblouissaient son visage pâle et cerné, lui donnant une allure fantomatique.
– Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, ici le commandant de bord. Nous traversons présentement une zone de turbulences, veuillez redresser votre siège, boucler votre ceinture et relever votre plateau repas. Merci, fit une voix dans l'interphone de bord où crépitait de façon inquiétante des interférences. Derrière Harry, Sandra poussa un couinement révélateur. Redressant son siège, Harry lui jeta un regard compatissant par la fente que créait le sien et celui voisin au sien. Bouclant finalement sa ceinture, il se pencha vers Draco et lui secoua légèrement l'épaule. Mais Draco n'eut aucune réaction, semblant profondément endormi.
– Dray ? murmura Harry, le secouant un peu plus fort.
Le blond se contenta de gigoter un peu mais ne se réveilla pas. Grognant, Harry lui enfonçant un doigts au niveau des reins. Draco poussa un cri de surprise et balança son poing dans la figure d'Harry. À moitié sonné, la joue meurtrie, Harry s'adossa à son fauteuil, voyant pratiquement double.
– Oh, désolé ! s'exclama Draco, horrifié par ce qu'il avait fait. Je suis vraiment désolé !
Se massant la joue, Harry secoua la tête.
– Non c'est bon… De toute façon je devais te réveiller. Zone de turbulences…
– Vraiment désolé, dit Draco, déposant ses doigts blancs sur la joue de son amant. Attends…
Il redressa son siège, ferma le volet de la fenêtre pour cesser d'être agressé par les éclairs et s'approcha d'Harry, scrutant son visage.
– Tu auras un bleu, dit-il. Mais, je vais arranger ça.
Il déposa ses lèvres sur la joue du brun, un petit rayon de magie traversant leurs deux corps.
– Voilà ! dit-il avec joie.
Se massant encore un moment la joue, alors que la douleur s'estompait, Harry eut un sourire moqueur tandis que Draco bouclait sa ceinture.
– T'as un sacré revers, dis donc !
– À force de me faire poursuivre par tout le monde, dit Draco en haussant les épaules, il a bien fallu que j'apprenne à me défendre… J'avais un punching ball dans ma chambre !
– Ça explique bien des choses…
Il soupira et regarda sa montre.
– Avec ces turbulences, on en a encore pour deux heures. La poisse !
– J'espère que… dit Draco avant de se taire rapidement, regardant simplement le siège en face de lui.
– Que quoi ? reprit Harry, levant un sourcil suspicieux.
– Que tout se passera bien, dit Draco en soupirant.
Harry haussa les épaules.
– Dans le cas contraire, on transplane.
– Mhmmm, fit simplement Draco.
– J'ai mal au cœur, coupa une voix étouffée derrière eux.
– Tu vomis où tu veux, mais pas sur ma tête ! répliqua Draco.
– Prends un sac, Blaisy, lui répondit Harry.
Il y eut un mouvement derrière eux et le bruit d'un sachet qu'on déplie se fit entendre. Un instant plus tard, Blaise régurgita le plateau-repas qu'on lui avait fourni un peu plus tôt.
– Charmant, fit Harry.
– C'est ce qu'on appelle un bâillement en technicolor, dit Draco en riant.
– Hmmm, j'aurais préféré ne pas le savoir. Moi et la médecine on ne s'entend pas très bien.
– Ce n'est pas un terme vraiment médical, dit Draco. C'est quelque chose qu'on append lorsqu'on fait ce qu'on appelle à l'université, un baptême… Y'avait aussi danser le tango avec la cuvette des WC… Gerber… Et quoi, encore… Mpfff, j'ai oublié, mais c'était bien marrant…
– Oh Merlin, et dans quel état tu reviendras après ton admission en médicomagie ? rit Harry. Sans doute dans le même que moi…
Il se contorsionna dans son banc.
– Tu te rappelles la première journée, Sandy ?
– J'ai déjà fait mon baptême ! intervint Draco.
– Comme si c'était hier ! répondit Sandra.
– Je crois que je ne m'étais jamais autant ridiculisé de ma vie… M'enfin, il y a un prix à payer pour tout.
À côté d'Harry, Draco eut un bâillement et ses yeux se fermèrent doucement.
– Bonne sieste, lui souhaita le brun, avec un petit sourire.
– Tu dors beaucoup, je trouve, intervint soudainement Blaise.
Harry fronça les sourcils, et ne put qu'acquiescer.
– Mhmm, dit Draco. Je rattrape mes trois ans de nuits pratiquement blanches…
– Tu as eu six mois pour faire cela, et ça ne date que de quelques semaines à peine, ton état de somnolence, reprit Blaise.
Draco se contenta de grogner.
– Tu exagères, je suis fatigué depuis seulement hier… Et puis qui t'as dit que mes nuits n'étaient pas blanches quand même ?
– Hmmm, Harry peut-être ? fit moqueusement l'ancien Serpentard.
– Blaise ! s'indigna le concerné.
Draco se contenta d'un faible rire et somnola un peu plus.
– Si l'avion s'écrase, réveillez-moi…
– Je transplanerai avant avec toi, et je te réveille par la suite.
Draco eut un petit sourire et bâilla encore, posant sa tête contre Harry.
– Merci, lui dit-il d'un air fatigué.
Harry déposa un léger baiser sur le sommet de son crâne et posa sa tête contre celle de Draco.
– Repose-toi plutôt.
Draco ferma les yeux et s'endormit en moins de temps qu'il n'en fallut pour le dire.
– Moi, je trouve ça bizarre, commenta Sandra, crispée sur le bras de Blaise.
– Qu'il soit si épuisé ? demanda Harry, regardant les traits du blond s'apaiser.
– Oui, répondit la jeune femme.
Harry haussa les épaules.
– Je le garderai à l'œil pendant quelques temps…
– Dur, s'il va vivre chez Max, commenta Blaise, encore vert.
– Blaise, depuis le temps, tu me connais. Tu crois vraiment que je vais le laisser aller chez ce fameux Max ?
– Bah, y'a des abrutis partout, répliqua le jeune homme. Tiens, l'avion se calme.
Harry eut un demi-sourire.
– Tu n'as jamais été subtil pour changer de sujet !
– Je ne change pas de sujet, j'énonce une vérité.
– Ils disent tous la même chose !
Blaise se contenta de tirer la langue.
– C'est sans doute parce que tout le monde a remarqué ta stupidité ! dit-il.
– Blaise, tu radotes.
– Non, j'essaye de te faire comprendre un simple énoncé… Mais je pense que c'est une mission impossible.
Harry leva les yeux au ciel.
– Occupe-toi de Sandra plutôt, tu veux ?
Blaise eut un sourire vainqueur.
– J'ai gagné, dit-il simplement.
– Quelques points en moins de Q.I. oui, félicitation, ironisa le brun, fermant les yeux à son tour pour tenter de rejoindre tout comme Draco les bras de Morphée.
Blaise lui tira encore la langue et se reconcentra sur sa petite amie terrorisée.
Ce fut la voix du pilote qui réveilla Harry, annonçant de se redresser leurs sièges à nouveau, l'atterrissage se faisant dans quelques minutes et remerciant d'avoir voyagé à bord de leur compagnie. Marmonnant, Harry ouvrit les yeux et jeta vaguement un regard autour de lui en bâillant, bouclant sa ceinture. À côté de lui, Draco dormait paisiblement, son visage totalement détendu. Harry se pencha sur lui et déposa un baiser sur sa joue.
– Draco ? souffla-t-il à son oreille.
Une fois de plus, il n'y eut aucune réaction du blond.
– Draco ? répéta Harry, replaçant une mèche de cheveux blonde derrière son oreille.
– Mhmm, fit simplement le blond, remuant sur son siège.
Harry lui souffla doucement aux creux de l'oreille, un petit sourire moqueur aux lèvres. Draco geignit un peu puis ouvrit péniblement les yeux.
– … Ry ? demanda-t-il, la voix un peu cassée.
– Non, c'est mon esprit !
Draco grogna et referma les yeux.
– Non ! Te rendors pas !
– Mhmm, mais je suis fatigué, dit Draco, ronchonnant.
– On arrive à l'aéroport…
Draco poussa un soupir.
– Dommage, dit-il. J'aurai bien dormi deux jours de plus…
Harry fronça les sourcils et posa une main sur son front.
– Tu es certain que tout va bien ?
Draco le regarda avec perplexité.
– Mais oui, bien sûr que je vais bien… Je crois que j'étais plus stressé que je ne le croyais pour le jour de la réunion et le retour… Mais ça va…
Harry acquiesça d'un signe de tête.
– Tu me le dirais n'est ce pas ? Si ça n'allait pas, je veux dire…
Draco lui fit un petit sourire.
– Oui, bien sûr, dit-il en déposant un petit baiser sur les lèvres de son amant.
Harry eut une expression moins tendue et lui sourit.
– Tu me rassures…
Draco sourit et se frotta doucement les yeux.
– Serait temps de vous lever, les tourtereaux !
L'avion avait atterri il y avait quelques instants déjà.
– Oui, oui maman ! se moqua gentiment Harry, à l'intention de Sandra.
Celle-ci se contenta de grogner et sortit pratiquement de l'avion en courant. Harry rit doucement et sortit les bagages des soutes prévues à cet effet, au-dessus de leurs têtes. Draco se leva difficilement, réajustant sa chemise noire légèrement détachée et rentrant le bout qui dépassait dans son pantalon de cuir. Harry lui jeta un regard alléché, un sourire aux lèvres, se changeant de son sac à dos et de celui de Draco. Le blond lui sourit.
– Merci, dit-il en désignant son sac.
Harry lui sourit moqueusement.
– Je n'aurai pas à me préoccuper des plus gros bagages.
Draco leva les yeux au ciel et poussa un soupir.
– Ours ! dit-il.
Et il sortit sans attendre. Harry le suivit sans perdre sa bonne humeur, dévalant l'escalier afin de poser enfin le pied sur la terre ferme. Draco ralentit un peu le pas, la tête lui tournant. Il se sentait encore fatigué et ses jambes lui semblaient lourdes. Il allait s'appuyer contre le mur quand deux bras fort le saisir et le pressèrent contre un torse massif. Levant les yeux pour voir l'agresseur de sa pauvre personne, Draco tomba sur une paire d'yeux d'un bleu outremer à l'expression rieuse, devant lesquels retombaient quelques mèches rebelles tombant d'une tignasse châtaine coupée en dégradé à la hauteur d'une mâchoire net et bien carré, typiquement masculine.
– Max ! s'écria Draco, reculant du torse du jeune homme de vingt-neuf ans, étonner de la carrure musclée qu'il avait pris et dont les vêtements presque aussi provocateurs que Draco faisaient ressortir.
– Hello ! fit Max en lui souriant, le regardant des pieds à la tête. Et bien, Poussin, tu as changé en près de trois ans !
Draco sourit.
– Je te retourne le compliment…
Max sourit et fit mine de se regarder.
– Il faut bien…
Draco secoua la tête d'un air amusé.
– Au moins, tu n'as pas changé mentalement !
– Je n'en dirai pas autant de toi !
Draco sourit mystérieusement.
– Et qu'est donc la raison de cet heureux changement ?
– Blaise ! gronda une voix un peu plus loin, à leur droite.
Draco tourna lentement la tête vers l'homme qui avait crié.
– C'est lui qui m'a fait changer, dit-il simplement.
Max tourna à son tour la tête vers Harry, le regardant de haut en bas.
– C'est Harry Potter, non ?
– Oui, répondit Draco en souriant doucement.
Max eut un sourire.
– La dernière fois que je l'ai aperçu, il se trouvait à Pré-au-lard, en septième année… Disons qu'il a également poussé !
Draco le fixa d'un air hargneux.
– C'est propriété privée ! dit-il d'un air menaçant.
Harry tourna brusquement la tête en entendant Draco élever légèrement le ton, tombant sur la silhouette de Max. Il se figea un bref instant, son regard passant de Draco au nouveau venu. Celui-ci ne s'en aperçut pas et éclata de rire avec son ancien petit ami. Blaise ricana devant l'air indigné de Harry et celui-ci lui écrasa le pied sans ménagement.
– Espèce de rustre !
– Un ours, un rustre ! Ce sera quoi la prochaine fois ? Un Homme des Cavernes ?
Blaise grogna simplement et s'éloigna en claudiquant. Harry lui tourna dos et se dirigea vers Draco et sans doute le dénommé Max. Lui tournant le dos, le blond continuait de parler avec Max, riant de ses plaisanteries. Un sourire étrange aux lèvres, Harry passa ses bras autour de sa taille et appuya son menton sur son épaule.
– Bouh ! souffla-t-il au creux de son oreille, relevant par la suite son regard vers Max. Vous devez être Max, fit-il, aimablement.
Draco, qui avait sursauté, sourit à Harry.
– En effet, répondit Max, souriant également.
Harry se détacha légèrement de Draco et lui tendit la main.
– Harry.
– Enchanté, dit Max en lui serrant la main.
– Moi de même, fit Harry, gardant son sourire.
Il y eut un long et lourd silence entre les trois hommes.
– Ahem… Tu viens m'aider Draco ? Il y a beaucoup trop de bagages pour que je les porte seul ! demanda Harry.
– Oh, je veux bien y aller, si vous voulez, dit Max. Ce pauvre poussin a l'air si fatigué…
Draco sourit.
– C'est gentil, Max, dit-il doucement.
Harry eut un tic à la commissure de la bouche et passa distraitement sa langue sur ses lèvres, croyant préférable de ne rien dire. Pourtant… ce type l'énervait ! Partant d'un même pas avec les deux autres, d'une démarche suintant l'énervement et la jalousie, d'un geste assez possessif il saisit Draco par la taille et jeta un regard noir au couple qui passait à sa droite, tandis que ceux-ci les regardait d'une manière désapprobateur purement homophobe. Draco le regarda d'un air surpris.
– Quelque chose ne va pas ? demanda-t-il.
– Pas du tout, pourquoi ? demanda Harry d'un ton posé.
Draco regarda son bras noué autour de sa taille.
– Ça ne te ressemble pas, dit-il en désignant la main du brun sur son ventre.
Harry haussa les épaules.
– Nous ne sommes plus en Amérique, d'une certaine manière… Je retrouve mon caractère naturel, répondit-il, dissimulant la part de blasphème derrière ce qui était une vérité.
– Ton véritable caractère ? demanda Draco, surpris.
Harry acquiesça d'un signe de tête.
– Là-bas, je devais me faire discret de sorte à ne pas attirer l'attention. Ici, je fais ce dont j'ai envie.
Draco eut l'air peu rassuré.
– Hé béh ! Si j'avais su, je t'aurais fait revenir plus vite !
– Poussin ! appela Max, près du tapis.
– Oui ? demanda Draco.
– À quoi ressemblent tes valises ?
– Sont noires ! répondit le blond.
– Comme par hasard, plaisanta Max.
Harry leva les yeux au ciel.
– Tu comptes que toujours allez habiter chez lui ?
– Hmm ? fit Draco. Pardon, tu disais ?
– Je te demandais, reprit Harry, faisait preuve d'une patience exemplaire qui ne lui ressemblait pas, si tu allais toujours habité chez lu… Max ?
– Et bien, fit Draco d'un air hésitant. Oui, c'est ce qui… ce qui était convenu…
Ruminant de sombres pensées qui n'étaient pas convenables, Harry tenta de prendre un air impassible, ce qui échoua lamentablement.
– Hmm, hmm.
Draco appuya sa tête contre son épaule, lui lançant un petit regard de chien battu.
– Tu es sûr que ça va ? demanda-t-il encore.
– Pas vraiment non, confessa le brun.
Un moment troublé devant le regard de Draco, Harry finit par le regarder dans les yeux.
– Sincèrement, je préférais que tu n'ailles pas habiter là-bas, mais plutôt au square Grimmaurd.
Draco poussa un soupir.
– Je sais ! dit Draco. Mais qu'est-ce que je ferai quand tu seras en mission ? Tu m'imagines, moi, seul parmi les membre du célèbre ordre du Phénix ?
– Oui, très bien même.
– Et bien pas moi ! dit Draco. J'ai déjà du mal à m'imaginer faisant face à la bel… je veux dire à Weasley…
– Draco, nous ne sommes plus des gamins, il a sa propre maison et sa propre vie ! Tout ce qu'il fait, s'est venir me visiter parfois… quand je suis là !
Draco se montra hésitant.
– N'y a-t-il pas des réunions ? demanda-t-il. Qu'est-ce que je ferai une fois face à eux ?
– Tu sembles oublier que j'y serai également !
– C'est le seul élément que je n'oublie pas, mon amour, dit Draco d'un air tendre. Mais je…
– Poussin ? appela Max. Excuses-moi de t'interrompe, mais combien de valises as-tu ?
– Sept ! répondit Draco en pouffant.
– Pourquoi est-ce que ça ne m'étonne même pas ? demanda Max.
Draco pouffa. Harry quant à lui grogna.
– Mais tu quoi ? reprit Harry, sans quitter Max du coin de l'œil.
– Hu ? fit Draco. Ah oui ! Ben… je ne sais plus ce que je voulais dire !
– Dray, tu viens au square, point final ! Qu'est-ce qui t'en empêche de toute façon ?
Draco sembla mal à l'aise.
– Ben… Je l'ai tout de même fait venir ici… dit-il, regardant Max du coin de l'œil. Ce n'est pas très sympa…
Harry resta impassible.
– Et c'est ce qui t'en empêche ?
– De ne pas être sympa ? demanda Draco. Enfin, Harry, c'est un de mes meilleurs amis !
– Je ne te demanderai pas de choisir dans ce cas.
Harry retira son bras.
– Je vais chercher mes bagages.
– Pas si vite, papillon ! s'exclama Draco en l'attrapant par la main. Ne sois pas comme ça, s'il te plait ! Je ne veux pas te quitter, crois-moi !
Harry se retourna vers lui.
– Ce n'est pas l'impression que tu donnes. Et je n'ai pas dit que je voulais te laisser, je t'ai seulement dit que j'allais chercher mes bagages.
– Tu ne vas pas être plus calme en revenant, dit Draco. Écoute, je… je vais parler à Max, d'accord ? Voir si… si ça ne le dérange pas que je ne vienne pas chez lui…
Harry le fixa pendant un moment, d'un regard qui mettait mal à l'aise quiconque qui en faisait l'objet.
– Tu es sûr que c'est toi qui le veux vraiment ? demanda-t-il d'une voix plus calme - ou du moins contrôlée et basse.
– Oui, dit Draco en se serrant contre lui. J'adorais vivre avec toi, vraiment…
Harry eut un sourire.
– Alors si c'est comme cela…
Harry posa un léger baiser sur ses lèvres. Draco sourit.
– Et moi, je vais parler à Max…
Se détournant, il se dirigea vers son ami en l'appelant :
– Hé, beau gosse !
Harry qui se dirigeait dans la direction opposé tourna brusquement la tête, faisant de gros yeux à Max. Celui-ci sursauta face au regard du brun mais s'en désintéressa pour sourire au blond. Harry marmonna dans sa barbe et se dirigea vers le tapis, guettant ses valises bleu nuit au motif discret de lunes argentés. De son côté, Draco expliqua la situation à son ami.
– Sincèrement, Draco… D'une certaine manière, je m'y attendais presque…
– Ça ne te vexe pas d'être venu pour rien ?
– Pour rien ? demanda Max en serrant Draco contre lui. Non, pas pour rien ! J'ai été très heureux de te revoir ! Et puis, reprit Max, en te voyant débarqué avec Harry, je m'en suis un peu douté. Tu ne croyais tout de même pas qu'il allait te laisser partir comme cela ?
– Franchement, non, avoua Draco. Il m'a pratiquement fait une crise…
– Au moins, ça prouve qu'il t'aime et qu'il tient à toi…
Draco sourit.
– Oui, dit-il.
Il se détacha de son ami tout en gardant les bras du châtain autour de lui.
– Je te laisse partir, mais à une seule condition ! Que tu viennes tout de même me voir !
Draco lui sourit.
– J'en avais l'intention, t'inquiète pas ! dit-il. Faudra juste que… hum… je calme la jalousie d'une certaine personne !
– En toute modestie, je suis bien conscient qu'il me considère du type « concourant ».
Draco rit.
– Il y a de quoi, lui dit-il. Après tout, tu es mon premier petit ami !
– Et pas le dernier.
Draco sourit.
– En effet, dit-il. Mais j'espère de tout cœur qu'Harry, lui, le serra…
– Qui sait ? Je ne suis pas devin…
Draco rit.
– Non, ça je le sais très bien !
Ils furent interrompus par Harry qui revenait, traînant derrière lui sa valise montée sur roulette, les deux sas à dos qu'il avait récupérés un peu plus tôt dans la soute à bagages personnels auxquels ils avaient droit dans l'avion et également la cage de Shiver qui regardait à travers le grillage, totalement calme.
– Oh ! s'exclama Draco. Je vais chercher Flippo !
Il partit rapidement, presque en courant. Harry et Max se retrouvèrent face à face et un silence gênant s'installa, chacun faisant mine de s'intéressé à ce qui se passait autour d'eux. Harry finit par aller poser ses bagages sur un banc à sa portée et s'assied à son tour, ouvrant la cage de son chat, le félin venant aussitôt se blottir contre ses genoux. Il le caressa d'un air distrait, regardant Draco qui montrait son attestation d'appartenance au contrôleur. Il se demandait bien si Draco avait parlé à Max de son changement de décision, et si oui, comment cela s'était-il passé…
– Je peux vous demander quelque chose ? dit soudainement Max en regardant Draco, lui aussi.
– Bien sûr, fit Harry, tournant son regard vers lui.
– Je connais Draco, dit-il. J'ai passé deux ans comme étant son petit ami et pourtant, déjà à cette époque, il ne voyait que vous… Savez-vous qu'à chaque fois qu'on disait votre nom ses yeux brillaient tellement que s'en était devenu pour moi des poignards ? Ne le blessez jamais… Car Survivant ou non… Grand ou faible pouvoir…. Je vous tuerai de mes propres mains !
Harry le regarda un moment.
– Ce n'est et ce ne sera jamais dans mes intentions. Je puis vous assurer que je me jetterai d'un pont avant cela…
– Je n'en doute pas, dit Max en regardant Draco qui caressait affectueusement Flippo pour le rassurer. Mais Draco est quelqu'un de complexe… On peut parfois le blesser sans le vouloir.
Harry eut un demi-sourire.
– Ça, j'en ai déjà eu un aperçu.
Max sourit.
– Moi aussi, dit-il d'un air rêveur.
Shiver releva la tête et fixa Flippo, avant de se recaler profondément sur son maître, rassuré de savoir qu'il ne s'agissait que du chien blanc. Harry sourit à son tour à Draco.
– Des misères avec le contrôleur ? Il n'a pas fait tant d'histoire pour mon chat…
Harry sourit.
– Bah, non, c'est juste que j'ai mis Malfoy sur l'étiquette de la cage et Marden sur le papier d'appartenance… Je devais être distrait…
– Sans doute, commenta-t-il, en se levant, Shiver se cramponnant à sa chemise à l'aide de ses griffes et montant jusqu'à son épaules.
– On y va ? intervinrent Sandra et Blaise en arrivant.
– Ce ne serait pas de refus… Le temps de trouver mon manteau dans ma valise.
– Je t'en prie ! se plaignit Sandra. Ça va nous prendre vingt ans !
– Peut-être, mais j'aimerais vivre encore vingt ans, plutôt que de mourir glacé une fois à l'extérieur !
– Il fait moins froid qu'en Amérique, dit Draco. Personnellement, je reste en chemise !
Harry les regarda à tour de rôle et finit par opter pour un simple pull en coton, question de garder un peu de chaleur près du corps. Draco vint passer son bras autour de lui.
– Tu auras plus chaud, comme ça, dit-il en lui faisant un clin d'œil.
Harry lui sourit et l'embrassa légèrement.
– Sandra, tu as une idée de comment on rentre chacun chez soi ? Tarel nous envoyait des voitures ou on doit s'en charger nous même ? lança-t-il par-dessus son épaules.
– Il nous a envoyé des voitures, normalement, dit Sandra.
– Je fais augmenter mon salaire avec le prix du taxi dans le cas contraire !
Blaise leva les yeux au ciel.
– Râleur !
Draco se détacha de Harry et se dirigea vers Max.
– Scuse ! dit-il. J'avais oublié que tu avais tout de même sept valises à porter !
Max lui en laissa trois, repartant en direction de la sortie de l'aéroport avec les quatre autres, suivi des trois Aurors et de Draco. Celui-ci se chargea de tout son paquetage et les suivit difficilement, traînant les pieds et empêchant Flippo de partir à gauche et à droite.
Devant l'aéroport, se trouvait effectivement garée une voiture noire aux vitres tintées. Un homme attendait, dans un costume impeccable, pour leur ouvrir la porte. Harry siffla.
– La classe !
Un autre sortit et s'empressa de prendre les bagages que les jeunes hommes peinaient à porter.
– C'était convenu dans le contrat ça, Sandra ?
– Il me semble, dit la jeune femme.
– J'accepte n'importe quelle mission de Tarel, sans aucune hésitation !
Ils s'approchèrent et on leur ouvrit la porte.
– Oh, si, tu hésiteras, dit Draco en plissant les yeux. S'il t'envoie au Japon, je le tue !
– C'est un petit peu trop loin, Draco ? demanda Harry, s'installant dans un des sièges en cuir.
– Bien trop ! répliqua Draco.
Il se tourna vers Max.
– Merci de t'être déplacé, dit-il en le serrant contre lui.
– Ça a été un plaisir Poussin, répondit Max.
Draco sourit et l'embrassa sur la joue. Max lui ébouriffa les cheveux.
– Prends soin de toi.
Blaise et Sandra entrèrent dans la limousine.
– Toi aussi, dit Draco en souriant.
Il voulut rentrer dans la limousine, mais, profitant qu'Harry était bloqué par Blaise et Sandra, Max l'attira à lui pour déposer un léger baiser sur les lèvres de Draco. Ce fut bien une chance que Harry ne perçut rien, occupé à chercher dans le frigo le champagne. Draco le regarda avec étonnement.
– Désolé, dit Max, rouge pivoine. Juste… Une envie du moment ! Au revoir, Poussin !
– Au… Au revoir, répondit Draco.
Il entra à son tour dans la limousine et on ferma la porte derrière lui tandis que le chauffeur allait prendre place au volant. Harry était occupé à verser la boisson alcoolisée dans des flûtes de cristal, présentant pourtant à Blaise une pareille, remplit elle, de ce qui semblait être du jus de fruit.
– L'alcool ce n'est pas pour les enfants Blaisy.
Blaise jura.
– Si je m'écoutais… Enfin, si je n'avais pas reçu une bonne et solide éducation, je te balancerai ce verre à la figure !
– Tu n'as aucun sens de l'humour ! se plaignit Harry, lui donnant son champagne et donnant le sien à Draco.
Le blond le prit mais ne le but pas, regardant sa flûte avec méfiance.
– Hmm, un problème ? demanda Harry, prenant une gorgé de la sienne.
– Ben… Je ne supporte pas l'alcool, avoua Draco, légèrement gêné.
– Et tu travaillais dans un bar ? reprit Harry, avec un léger sourire.
Draco marmonna quelque chose d'inintelligible et regarda par la fenêtre. La voiture circulait tranquillement dans les rues de Londres, confrontée aux embouteillages de dix-sept heures.
– On vous dépose quelque part ? demanda Harry, à Blaise et Sandra. Ou vous rentrez directement au QG ?
– Personnellement, je rentre chez moi ! déclara Blaise. Déposez-moi au Chemin de Traverse, je transplanerai depuis là-bas.
– Et pour Miss ? demanda le chauffeur, regardant ses passagers depuis le rétroviseur.
– Idem, dit-elle en souriant.
– Parfait.
L'homme appuya sur un bouton situé sur le tableau de bord. La voiture continua d'avancer, se faufilant ici et là avec une rapidité qu'auraient enviée les autres automobilistes s'ils l'avaient vue. Le chauffeur arrêta finalement devant le Chaudron baveur, descendit et vint ouvrir la porte à Blaise et Sandra.
– À la prochaine, les amoureux ! Profitez pas de notre absence pour faire des cochonneries dans la limousine ! dit Sandra en souriant.
– Moi aussi, je t'aime Sandra ! lui lança Harry avec un clin d'œil.
– Draco, faudra qu'on se voie, quand tu pourras, lui dit Blaise.
– Ok, répondit le blond en lui souriant. Quand tu veux !
– Nan, répondit Harry, quand il veut, mais pas la nuit !
Draco leva les yeux au ciel mais son amusement était clairement visible.
– Prends soin de toi, dit Blaise. Tu as une petite mine.
– T'inquiète, dit Draco. Tu me connais…
– Oui, justement !
Le blond lui sourit et Blaise referma la portière. Le chauffeur revint par la suite au volant de sa limousine.
– Je vous dépose où, Mr Potter ? lança-t-il d'une voix pompeuse, mais respectueuse.
– Sur square Grimmaurd, ça suffira.
Le chauffeur hocha de la tête et la voiture repartit, laissant derrière eux le Chaudron baveur, Blaise et Sandra. Harry regarda un moment autour de lui et appuya sur un bouton qui fit remonter la vitre, les séparant de leur chauffeur et de son collègue. On aurait dit qu'il avait été habitué à pareille voiture – et luxe, toute sa vie. Il sortit par la suite de quoi écrire et griffonna à la va-vite une phrase, qu'il tendit par la suite à Draco.
– Imprime bien cela dans ton esprit, je dois le détruire par la suite.
Draco le lut et hocha de la tête après seulement deux secondes.
– Ok, dit-il.
Harry reprit la feuille et sortit sa baguette, faisant se dissoudre le « Le quartier général de l'Ordre du Phénix se situe au 12, square Grimmaurd, Londres ». Il reprit par la suite sa flûte de champagne, regardant la pluie qui se mettait à tomber en fines gouttes à l'extérieur. Draco, lui, buvait son verre d'un air méfiant, presque craintif. Il savait qu'il pouvait être saoul avec très peu d'alcool et bien que le champagne ne soit pas fort, il n'avait aucune envie de se ridiculiser. Un moment passa, empreint d'un silence serein, tandis que tout deux étaient plongés dans leurs pensées.
– Ça te fait… étrange d'être ici ? demanda Harry.
– Assez, dit Draco. Pourtant, ça n'a pas changé… Mais ça fait si longtemps…
– Pratiquement trois années.
– Oui, je sais, répondit Draco, souriant. Mais ça m'a semblé plus long…
– Le temps passe toujours moins vite lorsque nous sommes loin de ce que nous connaissons.
Draco se contenta de hocher la tête, le regard perdu sur les rues qui défilaient à côté d'eux. Harry se leva et vint s'asseoir à côté de lui, posant sa tête sur son épaule. Draco lui fit un petit sourire et posa sa tête sur la sienne, soupirant doucement. Il s'endormit encore, sans s'en apercevoir.
The End
À suivre dans la prochaine partie : Au bout du monde
Aller, on monte jusqu'à 350 reviews, et je vous poste le chapitre 1 de la troisième partie!
Review please!
Laika&Umbre77
11 mai 2005 (plus que 8 jours avant Toronto :D :D :D :D)