Help
Home Just In Communities Forums Beta Readers Dictionary Search
: B s . A A A    : full 3/4 1/2   : E E   : Light Dark Books » Harry Potter » TEMPUS FUGIT

Dopamine
Author of 1 Story

Rated: M - French - Romance - Draco M. & Harry P. - Reviews: 107 - Updated: 07-24-05 - Published: 01-13-05 - id:2217785

Auteur : Stylophile

Traductrice : Dopamine

Disclamer : kyaaaa, c'est la première fois que j'en fais un!!!!! lol ben, et bien, rien n'est à moi, et même pas l'histoire! soupir ma bonne humeur est passée... lol

Note : Cette histoire est une traduction, de Stylophile. J’aime énormément cette fic, c’est pourquoi, j’ai demandé à la traduire, pour la partager avec vous. Je voudrais juste dire un grand MERCI à l’auteur !! Je ferais de mon mieux pour la traduire ! voilààà !!

bises

Dopamine

Re-note : Je suis toute nouvelle et trooop angoissée! J'espère que vous aimerez !! C'est la première fois que j'ose poster une traduction! Pour une raison technologique, - Hell Boy, pourquoi plantes-tu????? (c mon ordi) - je ne peut pas vous poster le chapitre 1 en entier! Mais bon ne vous inquieter pas les 2 premiers chapitres sont bien au chaud sur une disquette!

Importante note !!!!!!!! : bon, je vous rassure, c'est la dernière ! en fait j'ai un peu de mal avec , et je sais pas comment faire ma bio.... (et pourtant je traduis une fic en anglais... '''''')

Donc, si une bonne âme voudrait bien se dévouer, je lui en serait vraiment troooop reconnaissante!

Merci!

bonne lecture!!!!

Chapitre 1 : Recette pour une catastrophe

Je pense que Dieu, en créant l’homme, a d’une certaine façon, surestimé ses capacités.

Double, double toil and trouble ;

Fire burn and cauldron bubble.

Fillet of a fenny snake,

In the cauldron boil and bake.

Macbeth – Shakespeare

La classe de Potions du Collège Poudlard, école de Sorcellerie, était unique pour plusieurs raisons. La plus marquante d’entre elles était ce truc étrange dans l’organisation de l’espace de la classe, qui était à l’origine d’une atmosphère lourde et emprisonnante, et qui semblait bloquer l’écoulement du temps.

Harry fixait l’horloge décorée à outrance qui était suspendue au-dessus du bureau du Professeur Snape ; chacune des complexes aiguilles se déplaçaient avec une vitesse horriblement tranquille et posée, le tic-tac et le carillon tous aussi douloureusement lents. Il n’était pas le seul élève dont les yeux étaient inexorablement posés sur l’horloge avant de soupirer de déception, en se rendant compte que seulement quelques misérables secondes étaient passées. Les minutes dans le cachot paraissaient être des heures, et même ses amis semblaient alanguis, voire abrutis.

Snape leur parlait avec son habituelle vois acerbe, accompagnant ses paroles de critiques aux dépens des Gryffondors. Ils étaient réprimandés pour avoir posé leur chaudron trop bruyamment, avoir parlé en classe, laissé tomber exprès leur plume, et pour tous les méfaits imaginables. Après que Gryffondor ait perdu son trentième point, Ron protesta.

“Mais Monsieur,”s’écria-t-il“cette déduction de point est injuste-je ne parlais pas !” Snape, qui semblait être particulièrement de mauvaise humeur, se tourna vers Ron d’une lenteur calculée, rendant son attitude plus froide encore.

“Retenue, Weasley”grogna-t-il“pour avoir interrompu mon cours et contesté ma façon d’enseigner. Je vous aie clairement entendu parler avec Potter, et suis obligé, en conséquence, de vous séparer. Weasley, à côté de Bulstrode. Potter, mettez vous…” Harry aurait pu jurer avoir déceler un soupçon de joie malsaine dans les yeux de Snape lorsqu’il choisit sa nouvelle place. Ron, en se plaignant, se leva, et se laissa lourdement tomber à côté de Millicent Bulstrode, une énorme Serpentard qui avait une hallucinante ressemblance avec un élan.

“…à côté de Malfoy.”conclut Snape, ses yeux brillants de malveillance. Harry sentit son estomac tomber d’au moins trois étages.

“Mais Monsieur-” commença-t-il.

“Maintenant !”Rugit Snape alors que Hermione lui lançait un regard compatissant. Il rassembla ses affaires et les envoya près de ceux de Malfoy. Le Serpentard le toisa comme s’il était une bouse de dragon malodorante, clairement irrité par sa venue.

“Essaie juste de ne pas foirer la potion comme à ton habitude, Potter” siffla-t-il du coin des lèvres. Snape s’en aperçut mais ne dit rien, et Harry fut une fois de plus révolté par l’évidente injustice ; lui-même étant sans cesse critiqué, et Malfoy, que Snape semblait apprécier. Malfoy était normalement associé avec ces lourdauds dont l’intelligence est mise en doute de Crabbe et Goyle, mais ils étaient actuellement à Ste Mangouste, pour avoir mangé chacun seize gâteaux, souffrant donc d’une belle indigestion.

Ron était naturellement dépité d’être forcé de faire équipe avec Millicent Bulstrode, qui avait la taille et le poids d’un jeune rhinocéros.

Snape, se souriant lui-même comme pour se féliciter de ses changements de paires, se retourna vers le tableau et y frappa quelques coups avec sa baguette. Sur le tableau se griffonna alors une écriture ronde et blanche, détaillant la liste d’ingrédients et la méthode pour réaliser une nouvelle potion.

“ Maintenant que nous avons fini la série de potions sur les Potions de Rêves, nous allons pouvoir commencer un nouveau sujet.”dit-il.

Il n’y eut aucun frisson d’excitation qui parcourut les élèves, et Snape eu l’air un peu décontenancé.

“J’ai aujourd’hui le malheur d’avoir à vous apprendre la très complexe Potion de Pertho. Y a-t-il quelqu’un qui peut me donner l’origine de ce nom ?” La main d’Hermione se leva aussitôt –comme d’habitude- et Snape roulla des yeux, “Oui, Mademoiselle Granger ?”demanda-t-il, blasé.

“On donna ce nom à cette potion à l’aube du XI ème siècle, suite à sa découverte. Ce nom est également dû aux méthodes – uniques - qui ont été utilisées afin de la réaliser, à savoir l’amalgame de deux formes ancestrales de la magie.”

“Et quelles sont-elles ?”lui demanda-t-il, comme s’il n’espérait qu’un seul faux pas de sa part.

“La magie des Runes et celle des Herbes” répondit-elle sans manquer un seule battement de cœur,“il n’y a pas d’ingrédients à base d’animaux dans cette potion, et la puissance dépend des caractéristiques des herbes et runes complémentaires.”

Les Gryffondors sourièrent, mais Snape fit simplement la moue.

“Correct,”dit-il, comme si cela lui avait coûté énormément.“Cette potion comprend plusieurs propriétés, qui dépendent de la façon dont elle a été réalisée et des éléments que l’on a utilisés. Nous allons aujourd’hui commencer par la fabrication la plus simple contenant le romarin, les graines de grenade, d’oignon, de menthe, de houx et de pétales de roses. Quels sont les effets causés par ces ingrédients lorsqu’ils sont combinés avec les runes Kenaz, Dagas, Raido, Pertho et Jera ?”Cette question était rigoureusement trop avancée pour être posée à un groupe de sixième année. Cela prendrait au moins une année d’étude pour répondre à cette question, une année à lire les différentes propriétés des différentes herbes et runes, et pour enfin essayer une théorie sur leurs effets. Même Hermione semblait ne pas savoir. Puis, Draco Malfoy leva la main.

“Mr Malfoy ?”

“Sans connaître les différentes parties des plantes que nous allons étudier, je peux seulement déduire,”répondit-il de sa voix traînante.

“Et que diriez-vous ?”demanda Snape, et une expression proche de l’affection traversa son visage.

“Bien,”Malfoy fronça légèrement les sourcils,“une des propriétés du romarin est sa capacité à augmenter les pouvoirs mentaux ainsi que la force de la volonté.”

“Correct.”l’encouragea Snape.

“Les graines de grenade sont connues pour être utilisées en divination, mais elle peuvent également permettre l’accomplissement des vœux et de porter chance,” Malfoy s’arrêta un moment se montrant pensif. Harry était plus que surpris, les connaissances de Malfoy en potions étaient clairement plus étendues que ce qu’il pensait.“L’oignon est utilisé pour les rêves prophétiques,”Malfoy y allait lentement,“La menthe pour les voyages, le houx pour les rêves magiques, et les pétales de roses pour la divination et les pouvoirs psychiques.

“Très bien” approuva Snape,“et toutes ses propriétés combinées ?”

“Elles donneraient plus de puissance, puis un état de transe qui permettrait d’avoir un don de prévoyance, donnant ainsi au buveur la possibilité de voir temporairement dans le futur.

“Et les runes ?”demanda Snape.

“Peut-être pour des buts précis,”répondit Malfoy, “Raido donnerait la faculté de contrôler ce que nous verrons, mais nous aiderait aussi à voyager à travers le temps. Kenaz apporterait la facilité d’apprendre et encouragerait la connaissance. Jera promouvra le changement et accélèrera le cycle du temps, et Dagas rendrait le buveur invisible, lui permettant ainsi d’agir comme un catalyseur entre le monde du présent et celui du futur. Et enfin, Pertho permettrait la découverte de l’inconnu et les mystères de la connaissance.”

Lorsque Malfoy eut finit, les Serpentard applaudirent avec force. Snape était carrément extasié.

“Excellent !”s’exclama-t-il,“trente points pour Serpentard !” Harry fronça un peu les sourcils, Mais, en son for intérieur, il devait admettre que Malfoy avait amplement mérité la récompense. Malfoy, quant à lui , se montrait plus détendu, et acceptait avec joie les compliments de ses camarades sur la profondeur de ses connaissances. Harry se consolait en rêvant de sa prochaine victoire au futur match de quidditch Gryffondors vs Serpentard, dans lequel il était sûr de pouvoir montrer à Malfoy dans quel domaine il pourrait le battre.

Malfoy choisit ce moment pour envoyer son sourire le plus arrogant dans la direction de Harry, puis, lui tourna le dos, un air d’autosatisfaction plaqué sur le visage. Harry aperçut Hermione, qui fixait le serpentard, ses lèvres pincées d’irritation.

“Cette potion, si bien analysée par Mr. Malfoy, est l’une de la série de potion qui donne au buveur un aperçu de son propre futur, en lui permettant d’échanger son esprit ou son corps avec celui du futur. A l’aide de quelques unes de ses potions, quand celui qui réalise la potion possède suffisamment de puissance pour commander le sort, il peut réellement se transporter dans son propre futur, laissant son propre corps plongé dans un profond sommeil dans le présent. A partir d’une potion plus faible, comme celle que nous allons réaliser aujourd’hui, vous pourrez seulement voir votre futur à travers les yeux de votre corps d’adulte, indétectable, pendant un e durée d’environ une demi heure. Cette potion ne vous donne aucun contrôle sur votre futur corps ; si vous la fabriquez correctement, vous pourrez vous voir dans le futur comme si vous étiez dans la tête de quelqu’un d’autre. Cette potion est certes compliquée, mais elle n’est pas difficile à faire et dépend de le force de votre volonté et de votre pourvoir afin de la réussir avec succès,”Snape fit un sourire tordu, presque dément,“J’attends de vous de passer une heure à la réalisation de votre potion, et la demi-heure restante à la tester. Je ne doute pas qu’à la fin une malheureuse personne dormira dans son futur, et quittera cette classe déçu(e).” Il lança un regard circulaire, surtout du côté Gryffondor, comme s’il pariait que s’en sera un.

“Monsieur ?” Blaise Zabini leva sa main.

“Oui, Zabini ?” demanda Snape.

“Comment contrôlons nous le temps auquel nous voulons arriver ?”

“Ceci est détaillé dans votre manuel,”répondit Snape,“mais, lorsque vous buvez cette potion, vous devez vous concentrer très fort sur le nombre d’années que vous souhaiter passer. Vous devrez faire cette potion en binôme, et il est plus prudent que chacun ne boive qu’une gorgée de potion pour vous transporter dans le futur, et ceci, dans la même période de temps. Ce que je veux dire, c’est que votre partenaire et vous devez vous accordez sur une même date, au lieu de boire avec des intentions différentes. Maintenant,” Il retourna un sablier qui commença à s’écouler,“vous avez une heure, tous les ingrédients sont à votre disposition dans l’armoire réservée aux étudiants, les instructions sont dans votre manuel, vous pouvez commencer !”

Il y eut un tourbillon d’activités lorsque les élèves sortirent leurs ustensiles, leur plateau de cuivre, pilon et mortiers, et leur chaudron en étain de taille. Harry, résigné au fait qu’il ait à supporter Malfoy toute l’heure durant, soupira lourdement.

“Oh relax, Potter,”cracha Malfoy en l’entendant,“finalement, cela veut dire que tu aura une chance de réussir cette leçon ; je ne vais sûrement pas te laisser foirer ma potion.” Harry serra les dents,“Je vais chercher les ingrédients, d’accord ?”se força-t-il à dire. Malfoy, qui était en train de noter quelques consignes supplémentaires du tableau de son élégante écriture, acquiesça avec impatience. Harry se dirigea vers l’armoire. L’intérieur était large et doublé de rayons surplombés de multiples bocaux. Ces bocaux étaient remplis de liquides visqueux, de trucs fins et plein de tentacules, avec de petits yeux, d’algues et d’herbes en poudre. Harry détestait s’y rendre – à l’armoire-, il se sentait toujours mal à l’aise, comme si les yeux l’observaient.

Essayant d’ignorer les douze autres personnes qui voulaient eux aussi prendre leurs ingrédients, Harry pris les bocaux de pétales de rose, de romarin, d’oignon, de grenade, de menthe, et de houx. Il en était arrivé à comprendre que les charmes les plus vieux dépendaient beaucoup plus de l’utilisation d’ingrédients anciens. Ce n’était que depuis les années 1 500 que les bezoars devinrent autorisés à la manipulation, ou encore, que les foies de Boomslang furent plus souvent utilisés. Il était également soulagé que cette potion n’exigeait pas d’ingrédients révoltants, et il remerciait les anciennes sorcières pour leur ignorance des propriétés des intestins de manticore.

Lorsqu’il retourna vers leur table, Harry vit Malfoy relire ses notes, fronçant les sourcils (c’est une habitude !!)

“Ca ne devrait pas être trop difficile,”dit-il tranquillement, puis se tourna vers Harry avec sa si familière expression hautaine.“Coupe l’oignon en lamelles de pas plus de un centimètre.”

“Arrête de me commander,”Harry répliqua sèchement alors qu’il laissait tomber les bocaux sur la table. Le fait QUE Malfoy n’ait juste à s’asseoir et tout superviser pendant que, lui, allait faire tout le travail lui était tout bonnement intolérable, “tu feras le sale boulot pour une fois.”

Malfoy lui lança un regard furieux, “et ruiner ma manucure ?”répondit-il sarcastiquement,“pas question.”

“Un vrai maquereau,”répliqua Harry, mais il prit quand même son couteau noir, et commença à couper l’oignon avec plus de force que nécessaire.

“Ouais, et toi t’es un plébéien,”répliqua Malfoy du tac au tac,“alors fais-le, les Malfoy ne font pas les travaux domestiques.”

“C’est toujours la même excuse,”dit Harry durement, puis imitant une voix haut perchée et narquoise, “Les Malfoy ne font pas de travaux domestiques, les Malfoy ne gâchent pas leur manucure, les Malfoy ne font rien d’autre que s’asseoir et mépriser les autres.” Il leva les yeux vers Malfoy et lui sourit avec dédain, le regard noir, une expression de profonde aversion collée au visage.

“Seigneur, Potter, pourrais-tu être un peu plus qu’un cul ?” demanda-t-il réthoriquement, prenant les lambeaux d’oignon qu’Harry avait coupés, les pesant sur une mignonne balance en argent.

“C’est mieux que d’être un sang pur,” murmura Harry, mais Malfoy l’entendit.

“Plus d’oignon,” dit-il sèchement, en regardant la balance, “Il en manque huit grammes.” Harry coupa un autre oignon avec rythme et propreté, y trouvant dans ce geste une étrange satisfaction en imaginant à la place de l’oignon, la tête de Malfoy. Ils travaillèrent en silence pendant cinq à dix minutes alors qu’il y avait un bruit d’enfer autour d’eux.

Le choix de Snape sur les binômes n’avaient pas été très bien pris par les élèves. On pouvait entendre Hermione échanger des insultes piquantes avec son partenaire, Zabini, et Ron et Millicent se disputaient bruyamment à propos de quelque chose. Il y eut le bruit de verre cassé, et Harry vit Snape ordonner à Ron de nettoyer le bocal qu’il avait fait tomber par inadvertance. Le visage de Ron était plus rouge que ses cheveux, et Harry lui envoya un regard compatissant.

“Quand tu auras fini de lorgner Weasley,”La voix froide de Malfoy le sortit de sa rêverie. Draco le regardait avec des yeux impassibles. Il lui fit signe de s’occuper des oignons, et Harry les rassembla dans ses mains, puis les jeta dans la balance.

“Tu n’as aucune finesse,”commenta Malfoy,“c’est pour ça que tu es si nul en potions.” Harry jugea bon de ne pas répondre, car Snape, qui arpentait les tables, les regardait tel un faucon.

“Les graines de grenades doivent être mélangées à l’oignon avant d’être introduites dans le chaudron,”dit-il, pointant sa baguette vers le chaudron, et murmurant un “Incendio”. Un feu magique bleu apparut alors sous le chaudron, faisant bouillir l’eau. Harry tendit la grenade à Malfoy, “ça, tu peux le faire.”

Malfoy l’inspecta avec répugnance, “Urgh, c’est dégoûtant.”dit-il, alors que les graines charnues coloraient ses doigts de rose.

“Tu manipules des intestins de salamandre tous les jours, et tu ne peux pas supporter les graines de grenade ?”

Malfoy lui jeta un autre regard noir. “Les intestins de salamandre, contrairement aux croyances populaires, ne sont pas visqueuses,”un rictus apparut sur son visage,“mais tu ne devais pas le savoir Potter, n’est-ce pas ?

La dernière fois que nous avons élaboré la Cure de Salamandre contre le mal de mer, tu n’as même pas utilisé de salamandre, n’est-ce pas ?”

Harry rougit légèrement. Il pouvait parfaitement et clairement se rappeler de l’humiliation de Snape lorsqu’il avait suspendu sa potion dans les airs devant toute la classe. La potion était supposée être argentée, alors que la sienne était marron – très – foncé. Harry eut un mouvement de recul à ce souvenir.

“Malheureusement pour toi Malfoy, ta supériorité se limite à cette salle de classe. C’est dommage qu’elle ne s’étende pas jusqu’au quidditch, mais, je suppose que tu ne peux pas être bon partout,” Harry sourit encore voyant les joues de Malfoy se colorer de rouge pendant qu’il arrachait chaque graine de grenade et les jetait dans la balance. Harry adorait savoir qu’il était la seule personne à pouvoir toucher le serpentard de cette manière. Les insultes de Ron coulaient sur le visage du Serpentard, sans toutefois réussir à la tacher, mais quelque chose chez Harry le touchait et à chaque fois plus profondément.

Quelques élèves les fixèrent et tournèrent leur tête dans leur direction, observant avec intérêt. Malheureusement, Snape était l’un d’entre eux.

“Potter !”cracha-t-il, “Surveillez votre langage !” Harry se renfrogne et reprit son parchemin de notes.

“C’est fait.”Dit- Malfoy d’un air suffisant. Il prit les ingrédients dans la balance et les transféra dans le chaudron, où le liquide vira au jaune et bouilla furieusement.

“C’est supposé avoir cette couleur ?”demanda Harry.

“Bien sûr,”répondit Malfoy comme si Harry doutait de ses capacités en potions. Puis, il ajouta, avec une pointe d’humour, “Pourquoi ? Tu n’as pas confiance en moi ?” Harry souria presque, mais se reprit à temps.

“Ca devrait être non”répondit-il calmement, “ il nous reste combien de temps ?” Malfoy regarda l’horloge.

“Environ 35 minutes,”répondit Malfoy, et rajouta l’ingrédient suivant qui était le romarin.

Harry détestait travailler avec cette herbe qui lui rappelait la sauce que l’Oncle Vernon mettait dans son petit-déjeuner. Harry, avec sa toute petite ration de fruit était forcé de supporter cette scène matinale comme le symbole de tout ce qui le rejetait.

“Je m’occupe de broyer le romarin,”annonça Malfoy,“coupe les feuilles de menthe et met-les dans le chaudron. Elles doivent être rajoutées six minutes après les graines de grenades, alors dépêche toi.”

“Oui, monsieur.”soupira Harry en faisant le salut militaire. Il vit que Malfoy le regardait soudainement avec une pointe d’amusement qui le faisait presque sourire. “Quoi ?” demanda Harry avec méfiance.

“Rien,”Malfoy regarda ailleurs, mais son expression amusée ne le quittait pas, “ Je savais que tu étais du genre soumis Potter, vraiment.” Harry rougit profondément et regarda ailleurs avec embarras, sans savoir pourquoi.

Ils travaillèrent encore un peu plus longtemps, en silence par manque d’insultes, leurs doigts travaillants lentement les ingrédients. Harry se trouva plongé dans un rêve éveillé, contemplant les doigts de Malfoy travailler le romarin. Ses doigts minces cueillaient chaque feuille de la tige avec une délicate attention que Harry n’avait jamais remarquée avant. L’ivoire de sa peau devenait la couleur de la dextérité, et la façon dont ses ongles, trop longs pour être autre chose qu’efféminés, coupaient l’herbe avait en quelque sorte attiré son attention. Cela contrastait de façon frappante avec la force avec laquelle il effeuillait le romarin, et c’était un paradoxe qui fascinait Harry.

“Ouch !” Le couteau avait coupé la peau de son doigt, et de petites gouttes de sangs perlèrent. Malfoy leva les yeux.

“Qu’est-ce qu’il y a ?”demanda-t-il.

“Je t’ai demandé si tu voulais bien être mon partenaire pour le Ball de Noël,”cracha Harry acidement. “Franchement, de quoi ça a l’air ?” Malfoy roula des yeux.

“Bien, Potter,”dit-il,“ça démontre bien ce que je t’ai dit sur le fait que tu n’avais aucune finesse.”

“Oh, la ferme,”Harry suça son doigt, fronçant les sourcils. Il vira son regard vers l’horloge et réussit à mettre la menthe juste à temps dans le chaudron pour voir la potion devenir de couleur or.

“C’est mieux comme ça,”dit Malfoy, satisfait, et il ajouta le romarin, “on a presque fini.”

“Qu’est-ce qu’on fait maintenant ?”Harry jeta un coup d’œil à Malfoy qui écrivait, “Malfoy, tu écris comme une fille.” Malfoy murmura quelque chose d’inaudible pour Harry, mais qui s’approchait de quelque chose du genre, “rien de mal à être raffiné.”

“Maintenant on s’occupe des runes”dit-il, prenant un bouquin usagé, copie de ‘Potions divinatoires : le favori des joueurs’, par Seamus Lechanceux et l’ouvrant jusqu'à la bonne page. “Quand la potion est de couleur or, il faut dessiner les runes au-dessus du chaudron, et ensuite se concentrer totalement sur notre objectif, et enfin, jeter les pétales de roses. Merde, il manque un bout de page à la fin.”

“On empruntera un autre bouquin dans une minute” murmura Harry, en sortant sa baguette, “viens, il ne nous reste plus beaucoup de temps.”

Malfoy prit lui aussi sa baguette, mit le chaudron à feu doux, et lui et Harry dessinèrent les runes au-dessus du liquide fumant. Le bout de leur baguette laissait une marque dorée dans l’air, rendant les runes visibles, brillant comme de précieux joyaux émanant de la magie. Les runes étaient des formes pointues, qui formaient plusieurs lignes qui s’entrelaçaient les unes avec les autres, chacune unique et inimitable, puissantes. Malfoy les observait, pensif.

“Quelle date allons nous choisir ?” demanda Harry.

“Pas trop loin dans le futur,”répondit Malfoy,“Je suis terrifié à l’idée de me voir à l’âge de cinquante ans.” Harry souria.

“Te connaissant, tu serais aussi vaniteux que jamais.”dit-il.

“Contrairement à toi, Potter, qui ne t’est jamais regardé dans un miroir de ta vie,” Malfoy tendis le bras et tira d’un coup sec sans gentillesse une mèche de cheveux qui pendait devant ses yeux.

“Ouch,”Harry recula, se renfrognant, “tu ressembles vraiment à une fille quand il est question de tes cheveux,”rajouta-t-il après un moment de réflexion.

“Une fille ?!”siffla Malfoy,“ Il n’y a rien de féminin à être concerné par le beauté.

“Ah oui ?”demanda Harry avec un sourire narquois. “donc, qu’est-ce que tu ferais si je te disais que je peux voir un épis ?” Malfoy parut frappé d’horreur.

“Où ?”demanda-t-il précipitamment, ramenant quelques brins de cheveux platine vers ses yeux. Harry ria sous cape, et reçu un prompt coup sur le front.

“Est-ce que tu as l’intention de m’agresser pendant toute la leçon ?”demanda Harry, “alors dis-le moi maintenant que je puisse t’empoisonner.”

“Je serais vraiment très surpris, Potter, si tu pouvais reconnaître un poison dans cette armoire.”dit Malfoy avec un agaçant regard supérieur.

“Je suis sûr que je pourrais au moins trouver quelque chose suffisamment toxique pour t’assommer.”répliqua Harry avec un ton cinglant. Il y eut un silence tendu alors qu’ils se fixaient sans ciller. “ Ecoute,”reprit Harry, se massant les temps, alors que Malfoy lui lança un regard noir. “Pourquoi pas aujourd’hui, huit ans à partir de maintenant ? Nous aurons vingt-cinq ans, et avec optimisme dans la fleur de l’âge.

“Ok,” Malfoy regarda ailleurs et Harry fit de même, son esprit psalmodiant la date encore et encore, se répercutant dans sa tête telle une litanie sacrée, jusqu’à ce qu’elle s’y implante d’elle-même. Il concentra chaque fibre de son esprit, forçant sa propre magie de sortir et de se mêler aux runes, sachant que celle de Malfoy faisait la meme chose, et que le Serpentard se concentrait avec la même ferveur. Quand Harry se sentit épuisé physiquement par la perte d’énergie et incapable de continuer la litanie dans son esprit, il ouvrit les yeux. Malfoy avait l’air pâle, presque blême, mais ses yeux dansaient, et Harry pouvait sentir leur magie nager parmi les runes, ajoutant de la puissance à leur potion, la rendant plus forte.

“Tu crois que ça a marché ?”demanda Harry. Ils étaient les deux seuls ayant atteint ce niveau, et le reste de la classe était encore absorbé par la préparation de la potion.

“Je suppose que oui,”répondit Malfoy. “Comment le saurais-je, Potter ? Je ne suis pas psychique.”

“Oui,oui”Dit Harry rapidement, savant par son expérience passée qu’à chaque fois qu’il entendait ce ton grinçant dans la voix de Malfoy, un sort de Jambencotton n’était jamais loin. Sans prévenir, les runes qui planaient au-dessus du chaudron tombèrent à l’intérieur, et la potion approfondit sa couleur jusqu’à avoir celle de l’or en fusion.

Malfoy prit le bocal de pétales de roses, et en jeta quelques unes dans le chaudron. Il furent chacun enveloppés de la couleur mauve le plus profonde et la plus veloutée que Harry ait jamais vu. Ils s’assirent tous deux devant l’épaisse mixture avant de tomber dedans et la potion émit quelques brillantes étincelles dorées.

Le professeur Snape, qui était de l’autre côté de la classe, dit d’un air absent, “Dès que la potion devient épaisse et émet des étincelles, prélevez-en un échantillon. Vous allez bientôt tomber en transe et, si vous avez bien fait, vous aurez un avant-goût de votre futur.”

Harry était sur le point d’avoir l’attention de Snape, lorsque ce dernier se pressa vers Millicent Bulstrode, dont le chaudron semblait fondre en une toxique et métallique flaque qui émettait des fumées nauséabondes. Ron les dissipaient, désinvolte, avec son manuel, et souriait alors que Snape essayait de contrôler le désastre.

“Pas grave,”dit Draco, “voyons juste si la potion a marché et nous n’aurons plus à passer plus de temps ensemble.” Il versa à lui et Harry un goblet plein de ce qui ressemblait à un métal liquide.

“Je boirais pour cette raison,”dit Harry, et ils levèrent leur verre avec ironie. Avec un mouvement brusque, ils burent. La potion avait un goût aigre-doux avec un soupçon de fruit aigre qu’il ne pouvait identifier. Ce n’était pas un goût agréable, et il laissait une sensation de picotement qui lui brûlait la bouche. Malfoy paraissait également révolté, son visage marqué par le dégoût.

“Génial,” dit Harry, posant son verre, “ça ne devrait plus être très long maintenant.” Draco, ayant bu tout son verre, lisait le manuel de potion de la table voisine.

“Merde,”s’exclama-t-il soudainement. Son habituelle assurance avait disparue, et le verre qu’il tenait tomba au sol et se brisa en mille morceaux.

“Quoi ?” Le ton de Harry était alarmé.

“De quelle couleur étaient les pétales de rose que nous avons utilisé, Potter ?” demanda Malfoy les dents serrées, avec l’air de quelqu’un qui était sur le point de recevoir d’horribles nouvelles.

“Mauve,”répondit lentement Harry et Malfoy ferma les yeux.

“La rose était supposée être noire. On a fait la mauvaise potion, on a … ” il ne finit jamais sa phrase. Harry regarda avec horreur Malfoy chavirer en arrière et s’effondrer au sol. Harry ne pu se lever, car, une froide, mauvaise, sensation coulait dans ses veines, les glaçant, et fut violemment tiré de son corps par d’éthérées mains d’acier, son corps se figea, ses yeux se fermèrent.

Malgré toutes les aveuglantes couleurs qui perçaient son cerveau de flèches empoisonnées, Harry pouvait vaguement entendre les cris de ses camarades. Ils se fondirent en un assourdissant tunnel de bruit qui lui perçait les tympans et se répercutait bruyamment.

Et puis, tout devint noir.

C’était comme une secousse due à un Portoloin mais infiniment plus douloureux. Harry pouvait sentir son esprit tiré sèchement de son corps et pouvait se sentir résister avec terreur, et crier de douleur. Tout tournoya autour de lui, et il perdit conscience. Quand il se réveilla, il pu être conscient de trois choses, et même avant d’ouvrir les yeux.

Un : Il avait un mal de tête atroce.

Deux : Il ne portait pratiquement rien.

Trois : Il n’était pas seul

TBC...

Alors?????? Qu'en pensez-vous??? Ma petite soeur chiwi que j'adore a adoréééé! lol

J'espère que ce début vous a plu !

Mais dites moi si elle ne plait pas, je l'arrêterais sur le champs!

Dopamine


Return to Top