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Books » Harry Potter » le livre des propheties
U-Chronos
Author of 5 Stories
Rated: T - French - Adventure/Romance - Harry P. & Ginny W. - Reviews: 386 - Updated: 12-23-07 - Published: 03-18-05 - id:2310303

Salut tout le monde, ça faisait un petit moment que je n'avais rien posté et les fêtes approchant, je me suis dit qu'il serait temps de mettre d'ajouter un nouveau chapitre. Tout d'abord, je dois avouer une chose que j'ai évoqué dans mon autre histoire. J'ai été victime de deux tentatives de plagiat, une sur Le Livre des Prophéties avec juste une modification du titre et une autre sur un de mes OS, rien de tel pour ne plus avoir envie d'écrire ou de poster dans de tel condition. Cependant après en avoir discuter avec mon entourage, j'ai décidé de poursuivre l'aventure... Ensuite, je remercie toutes les personnes qui ont laissé un mot sur le chapitre précédent, ça m'a fait extremement plaisir, j'attends d'ailleurs toutes vos remarques sur ce chapitre ou même l'histoire en général.

A Bient tot U-Chronos


Chapitre 58

Pendant plusieurs secondes, Harry resta sans réaction. Il avait Helga Poufsouffle sous les yeux, certes il voyait au travers mais la fondatrice paraissait pourtant plus vivante et présente que ne pouvaient l'être les fantômes de Poudlard, seul Peeves arrivait à avoir une quelconque action sur la matière. La femme avança une main vers lui avec une expression apaisante mais il frissonna par réflexe quand la main le traversa.

-Harry, ça va, ce n'est que moi, Helga Poufsouffle…

Harry ne comprenait rien, il se savait éveillé mais il ne comprenait pas comment la Fondatrice pouvait lui apparaître ainsi… à moins qu'elle ne vienne le hanter pour avoir détruit son livre.

-Je ne voulais pas pulvériser votre livre, bredouilla-t-il en guise d'excuse. Ne me hantez pas !

-Quel livre ? Parut s'étonner la fondatrice de Poudlard.

Harry indiqua d'un doigt tremblant le tas de cendres.

-Ce n'est rien, Harry. S'il n'était pas, lui et ses frères, dans cet état là, je ne serais pas ici, le rassura-t-elle.

-Comment ça ?

-Nous sommes à l'instant fatidique Harry… Au moment où tout va se décider…

-Vous me l'avez déjà dit, s'exclama-t-il involontairement.

-Quand ? Non, ne me dis rien, ajouta-t-elle précipitamment avant qu'il ne puisse dire un mot Dans le même temps, cela ne servirait à rien, je suis totalement déconnectée de mon époque d'origine… Je suis un morceau d'âme que la vrai Helga Poufsouffle a greffé sur ses différents ouvrages. La Destruction de l'un entre eux entraîne celle des autres et provoque mon apparition.

-Le livre de Ron a lui aussi brûlé ? Réalisa brusquement Harry.

Si c'était le cas, cela signifiait que la famille Weasley avait perdu l'un de leurs biens les plus précieux, leur lien avec leurs ancêtres et voilà qu'il venait de le détruire par rage. Le jour où ils venaient de perdre Ginny. S'il n'était pas devenu ami avec Ron, s'il ne s'était pas autant attaché à eux, s'il n'était pas tombé amoureux de Ginny, en un mot, s'il n'en avait pas fait sa famille, non seulement ils possèderaient ce livre de prophéties mais Percy et Mme Weasley seraient certainement encore vivants. Il était dangereux pour eux et ne leur attirait que des ennuis. Ses pensées durent transparaître sur son visage ou alors Helga Poufsouffle savait ce qui allait se produire car elle tenta de le réconforter.

-T'éloigner d'eux ne changeraient rien. Mes livres étaient prévus pour s'auto consumer le 14 mai et nous sommes le ?

Pendant un cours laps de temps, Harry ne sut plus quels jours il était, à part être celui où Voldemort avait enlevé Ginny.

-Le 13, il me semble, fit-il peu de sûr de lui après un effort de mémoire.

-Tu as avancé ma venue d'un jour sur ce que j'espérais, ce n'est pas dramatique et puis si je ne me trompe, tu as toutes les raisons d'être en colère contre mon livre et moi. Je ne t'ai nullement averti du danger imminent qu'encourrait Ginevra. Cependant tu aurais dû être plus attentif aux signes qui t'entouraient…

Harry eut l'impression qu'on lui enserrait la trachée tellement les propos de la fondatrice lui coupait le souffle. Comment pouvait-il faire attention à des signaux d'avertissement si on ne l'avertissait pas qu'il y en avait ? Il avait certes remarqué certains évènements troublants comme le fait que Voldemort et ses Mangemorts aient diminué le nombre de leur attaques pour se consacrer à de l'intimidation, ils se contentaient d'apparaître aux abords des maisons en lançant quelques sorts plus spectaculaires qu'autres choses puis ils disparaissaient en laissant planer la Marque au-dessus des maisons. Cela suffisait pourtant à semer le trouble dans la communauté. C'est à ça qu'il devait comprendre que Ginny était en danger ?

-Si vous aviez été plus clair, je …

-Je ne pouvais être plus clair. Je ne savais pas plus que toi ce qui se tramait, tenta de se défendre Helga Poufsouffle.

Harry sentit une boule de rage montée en lui. Il prit la première chose qui lui tomba sous la main, qui se révéla être son oreiller et le lui lança mais il traversa la forme fantomatique de la fondatrice pour aller s'écraser avec un son étouffé contre un des piliers du baldaquin du lit de Ron.

-Si vous ne saviez rien, pourquoi avez-vous écrit ces fichus livres ? Pourquoi êtes vous là ? Que me voulez-vous ? Hurla-t-il sans plus pouvoir contenir sa colère. A cause de vos fichues prophéties sans aucun sens, j'ai perdu Ginny ! Elle est certainement déjà morte ! Comment vais-je faire pour vivre sans elle ? Elle était déjà en danger parce que je l'aimais ! Je n'ai rien pu faire pour la sauver…

-Tu le peux encore. Tu peux encore la sauver, l'interrompit Helga Poufsouffle avec un murmure.

Il la fixa sans vraiment réaliser ce qu'elle venait de dire.

-Quoi ? S'exclama-t-il en tentant de la prendre par les épaules mais à cause de son état quasi-fantomatique, il la traversa et tomba de son lit. Qu'est ce que vous venez de dire ? Cria-t-il presque en se relevant et en essuyant d'un revers de manche le sang qui perlait de sa lèvre écorchée.

-Tu as encore une occasion de soustraire ton amie Ginevra à son tortionnaire mais il faut que tu te presses, le temps t'est compté.

-Comment ? Je ne sais même pas où elle a été emmenée. Si vous le savez, vous devez me le dire ! Il en va de la fille de votre descendante ! Celle qui doit libérer les fils de vos fils de la malédiction que pèsent sur eux !

-Je l'ignore, je perçois juste qu'il te reste encre une possibilité de la sauver et d'affranchir mes descendants ainsi que de permettre à Ginevra d'accomplir sa destinée. Sache cependant qu'elle ne sera pas facile mais pour pourtant primordiale pour les sorciers…

Helga Poufsouffle se tut et un silence pesant s'installa entre Harry et elle. Il essayait d'imaginer quel pouvait être cet avenir si important pour Ginny.

Un cri dans l'escalier détourna son attention avant qu'il ne revienne vers Helga Poufsouffle.

-Qu'est ce que je dois faire ? Lui demanda-t-il alors que les cris se rapprochaient de plus en plus.

-Je n'ai plus guère le temps, dit la fondatrice dont la forme s'estompait peu à peu. Agis et pense avec ton cœur.

-Comment ? Cria-t-il.

-Aime-le et tout ira bien… Adieu !

Helga Poufsouffle s'évanouit en fumée qui se dispersa lorsque la porte du dortoir s'ouvrit en manquant de sauter de ses gonds et laissa place à Ron et Hermione.

-Harry, viens ! Il y a du nouveau, s'exclama la brunette.

-Aimer qui ? Répéta le brun, le regard dans le vague.

-Grouille Harry ! Malfoy a révélé à Dumbledore où il a envoyé Ginny, renchérit Ron en tentant de reprendre son souffle. Il faut que tu viennes tout de suite…

Sortant de sa torpeur, Harry réalisa ce que venaient de dire ses deux amis, il sortit alors de son dortoir en les bousculant. Dans la salle commune, ses condisciples tentèrent bien de le stopper pour essayer d'en savoir plus mais Ron et Hermione, sur ses basques ainsi que leurs camarades de septième année réussirent à lui faire traverser rapidement la salle. Lorsque le tableau de la Grosse Dame se referma sur le passage, Harry voulut partir en courant vers le bureau de Dumbledore, il sentit une main le retenir.

-Quoi ? Cria-t-il à celui que l'empêchait d'avancer avant qu'il ne reconnaisse Arthur Weasley.

-Retrouve Ginny et sauve-la, Harry. Sauve ma petite fille, murmura ce dernier en prenant le brun par les épaules. Je n'y survivrai pas, je ne veux pas perdre un autre de mes enfants, ramène là moi…

Ses mains se crispaient autour des bras d'Harry à lui en faire mal.

-Je vous promets que je vais sauver Ginny.

-Merci Harry, je sais à quel point vous tenez l'un à l'autre et à quel point aussi, cela doit être dur pour toi. J'espère de tout mon cœur que vous formerez une famille heureuse…

-Papa ? S'exclama Ron en sortant avec Hermione de la salle commune. Qu'est ce que tu fais là ?

-Ron ! Tu vas bien ? S'écria son père en se jetant sur lui.

-Oui, Papa, je vais bien, répondit le roux en rougissant encore plus que lorsque c'était sa mère qui l'étreignait de cette manière.

Il est vrai qu'il était rare de voir Arthur Weasley se montrer aussi proche de ses enfants. Harry était gêné pour eux, comme Hermione. Cependant il préférait que soit son ami qui subisse l'assaut de son père plutôt que lui. Se faire cajoler par le père de sa petite amie était bien après le fait de la sauver dans sa liste de priorité.

-Nous allons voir le professeur Dumbledore, fit Hermione en s'excusant à moitié auprès de Ron de le laisser dans pareille situation. Vous nous rejoindrez plus tard…

Harry et Hermione s'éloignèrent avant que Ron ne puisse répondre mais Harry vit dans le regard de son amie que malgré la gravité de la situation générale dans laquelle il se trouvait, elle ne manquait pas de s'amuser de son petit ami.

-Harry, te voilà enfin ! S'exclama Dumbledore en le voyant pénétrer dans son bureau et en interrompant sa discussion avec les professeurs Rogue, McGonagall, Chourave et Flitwick.

-Que vous a dit Malfoy ? Demanda Harry avec une impatience qui offusqua Rogue et Hermione.

Le premier grogna une remarque inaudible mais dont le sens était plus qu'évident et la seconde étouffa un soupir d'exaspération. Les autres professeurs ne s'en formalisèrent pas outre mesure, le professeur Dumbledore esquissant même un sourire compatissant.

-Après une longue série de protestations où M. Malfoy a prétendu être innocent…

-Foutaise, marmonna Harry sans se soucier ni t'interrompre son directeur, ni de le dire à voix basse.

-Taisez-vous donc Potter ! Aboya Rogue. Vos commentaires ne vous permettront pas de retrouver votre petite amie.

Il sembla à Harry que Rogue avait appuyé avec dégoût sur ses derniers mots, l'idée que la lignée Potter puisse se perpétuer paraissant le révulser grandement.

-Pas plus que les vôtres, Severus, glissa fielleusement le professeur McGonagall avec un discret sourire à l'adresse d'Harry. Il ne faisait qu'émettre son opinion que, ma foi, je partage aussi.

-Tout comme moi, s'exclama de sa voix flutté le professeur Flitwick.

-Et moi aussi, toussota le professeur Chourave.

-Cela ne m'étonne guère, grogna le professeur de Potion. Drago est l'un des meilleurs élèves de Poudlard depuis bien longtemps et parce qu'il a le malheur d'être à Serpentard et que son père porte la Marque des Ténèbres, vous pensez que lui aussi la porte. Pour ma part, je tendrais à croire que comme il l'a dit, le Seigneur des Ténèbres, sa tante Bellatrix Lestrange et son père ont fait pression sur lui pour qu'il…

Rogue s'interrompit quelques secondes, son visage s'éclairant d'un rictus mauvais et il parut choisir avec minutie ses mots mais qui à l'oreille de tous sonnèrent faux.

-…commette cet acte ignoble.

-C'est votre choix que de le croire, Severus, fit Dumbledore en s'épongeant le front. Pour ma part, je ne sais plus trop quoi penser de M. Malfoy…

-Vous dites cela, Albus, uniquement parce que Drago a la malchance de déplaire au « Survivant », le coupa Rogue dont le dernier mot semblait être pour lui la pire et la plus inqualifiable des insultes. Pour tout autre élève, vous feriez preuve de plus d'objectivité et d'indulgence.

-Taisez-vous donc Severus ! Tonna le professeur Dumbledore en frappant du poing sur son bureau. J'ai fait montre à l'égard de M. Malfoy de bien plus d'indulgence que je n'en ai accordé à quiconque… Bien plus que je n'ai pu en donner à James Potter et Sirius Black ! Leurs blagues étaient somme tout bien innocentes par rapport aux divers actes de malveillance qu'a pu perpétrer M. Malfoy, si vous le désirez, je peux vous en donner la liste complète et détaillée. Et je me permets de vous rappeler que c'est sur vos conseils que j'ai été aussi laxiste avec lui !

-Non, rétorqua sèchement le professeur de Potion en fusillant du regard Dumbledore.

Puis il se déplaça pour aller s'accouder à rebord de la fenêtre et de sourire mesquinement aux personnes dans le bureau. Harry détourna les yeux de l'ancien camarade de classe de son père pour se reporter sur le professeur Dumbledore qui s'était affaissé sur son fauteuil. Il paraissait encore plus pale qu'auparavant, il avait les traits tirés et semblait avoir perdu plusieurs kilos depuis la dernière occasion où Harry avait pu s'entretenir en privée avec lui. Lors de cette rencontre, il avait appris que Lord Voldemort, sous son ancien alias, avait tenté d'être élu au poste de ministre de la Magie en professant des idées proches de celle du mage noir Grindenwald et de sa créature allemande. Bien des familles de Sang Pur y furent sensibles. Cependant les affres de la guerre étaient encore présentes dans les esprits mais sans que les sorciers en souffrent aussi durement que les moldus, ils avaient connu bon nombre de morts, principalement lorsqu'ils se regroupaient dans les grandes villes moldus. Voyant que la voie légale ne marchait pas et surtout prenait trop de temps, Voldemort avait alors rassemblé autour de lui quelques fidèles et il avait commencé son règne de terreur dont Harry semblait être la seule chance d'y mettre fin…

-Professeur, demanda Harry d'une voix inquiète. Malfoy vous a-t-il dit où le portoloin à envoyé Ginny ?

Le directeur de Poudlard tenta de mieux de se rassoire mais les professeurs Chourave et McGonagall durent faire le tour de sa table pour l'y aider alors que Ron et son père entraient dans la pièce.

-Après un très long et éreintant interrogatoire, Drago a consenti à nous avouer où il avait ordre d'envoyer Ginevra…

Le professeur Dumbledore fut alors pris d'une quinte de toux et malgré le fait qu'il tente de le dissimuler, cependant tout le monde vit que ses glaires étaient désormais sanguinolentes. Certains comme Hermione, Ron ou son père parurent le découvrirent et s'inquiétèrent immédiatement de son état de santé tandis que les professeurs Chourave, Flitwick et McGonagall qui bien qu'au courant ne purent que s'en alarmer encore un peu plus. Le professeur de Sortilèges fut chargé d'aller le docteur Strange. Le seul qui restait impassible était Rogue, rien ne transparaissait sur son visage, pas le plus petit signe d'émotion, d'inquiétude ou d'allégresse.

-Drago a envoyé Ginevra au dernier endroit où nous penserions aller la chercher… Le portoloin était réglé pour arriver à Godric's Hollow. Voldemort a dut trouver amusant d'utiliser ce lieu comme point de récupération avant certainement de l'emmener ailleurs.

Harry serra le poing et se retint avec difficulté de faire valser tout ce qu'il y avait sur le bureau comme il l'avait fait après la mort de Sirius. Il était dans la même situation qu'à l'époque… Il venait de perdre un être cher à son cœur parce qu'il avait absolument tenu à ce qu'il soit près de lui… S'il n'avait pas voulu parler à Sirius et qu'il avait à son miroir à double sens ou au fait que Rogue était membre de l'Ordre, son parrain serait encore en vie… Même chose pour Ginny, il aurait du la tenir éloigner de lui.

-J'ai d'ores et déjà averti le ministère pour qu'il envoie une équipe d'aurors afin qu'ils recueillent les indices sur le lieu éventuel où Lord Voldemort aurait pu emmener Miss Weasley…

-Ils ne trouveront rien, murmura Rogue en se départissant enfin de son mutisme. Vous le savez tout aussi bien que moi, Albus, les Mangemorts ne laissent que les indices qu'ils veulent laisser et qui mènent la plupart du temps à des guet-apens.

-Normal que vous sachiez cela, marmotta Harry. Quand on est un Mangemort un jour, on l'est pour toujours sinon on meurt.

-Taisez-vous donc Potter ! Vous ignorez de quoi vous parlez ! Rétorqua Rogue, s'empourprant légèrement.

Harry eut pour la première fois l'impression que son professeur de Défense Contre les Forces du Mal était un être humain et non pas une chose rongée par la haine et l'amertume.

-J'étais là quand Voldemort a expliqué à ses Mangemorts ce qui arrivaient à ceux qui le trahissent ! Vous étiez un Mangemort, vous n'êtes pas retournés auprès de votre maître et pourtant vous êtes encore vivants ! Pourquoi ? Demanda-t-il néanmoins.

-Ceci est une information confidentielle, Harry, souffla le professeur Dumbledore alors que le reste de l'assistance avait les yeux rivés sur Rogue qui arborait un sourire narquois.

-Albus, qu'est ce que nous pouvons faire en attendant que le ministère en sache plus ? Intervient le professeur McGonagall pour dissiper le silence tendu.

-Rien, si ce n'est espérer et attendre. Tentez de rassurer les élèves et dès lundi, les cours reprendront normalement…

En entendant ceci, Harry sentit une nouvelle fois la colère monter en lui mais plutôt que d'éclater dans le bureau du directeur, ce qui ne lui apporterai rien de plus que des commentaires désobligeants de la part de Rogue, il préféra sortir.

A peine avait-il passé la gargouille qu'il entendit Ron et Hermione courir après lui.

-Harry, attend nous !

Il continua cependant à mettre le plus de distance possible entre eux et lui.

-Harry ! S'époumona Ron.

-Laissez-moi tranquille! Hurla Harry en se mettant presque à courir.

-Mais… s'étonna Hermione. Nous voulons te parler.

-Laissez moi ! Allez donc faire ce que Dumbledore vous a ordonné et faites comme si Ginny n'avait pas été enlevé ! Cria-t-il en s'arrêtant et se retournant vers ses deux amis.

Trente secondes plus tard, il se retrouva au sol avec un œil douloureux.

-Tu crois que je peux faire comme si Ginny n'était pas entre les mains de ce connard de Voldemort et ses fils de putes de Mangemorts ! Mais non, tu ne penses toujours qu'à toi !

-Ron, s'interposa Hermione.

-Non, Hermione, laisse le finir. J'aimerai bien savoir ce que pense de moi «mon meilleur ami ».

Ron lentement sa teinte rougeâtre sans pour autant prononcer un mot.

-Tiens, c'est étrange, tu n'as plus rien à me dire, lança Harry avec une hargne qu'il regretta instantanément.

Il se sentait honteux de s'en prendre ainsi à Ron mais il devait se vider de sa colère sinon il ne ferait rien de bon. Il se promit de s'excuser auprès de lui si jamais il en avait l'occasion.

-Arrête Harry, le supplia Hermione.

-Non, je tiens à ce que Ron dise ce qu'il pense de moi.

-Tu veux vraiment le savoir ? Très bien ! Tu l'auras voulu ! Tu ne penses qu'à toi ! Jamais tu ne te demandes ce que peuvent ressentir les autres ! C'est toujours toi, toi, toi ! Moi aussi, je suis en colère ! Moi aussi, j'ai peur ! Et je suis certain qu'Hermione ressent la même chose… Nous sommes tes amis depuis le premier jour, nous avons toujours été là pour toi, nous ne nous sommes jamais plaints !

-Tu oses me dire ça. Gronda Harry. Je n'étais pas là pour toi lorsque Hermione s'est fait pétrifié par le basilic ?

-Bien sur que si ! Bégaya la jeune fille en tentant de s'interposer. Mais…

-Je ne me suis pas évertué à sauver Ron lorsque nous avons cru que Sirius voulait le tuer ?

-Oh si ! Fit le rouquin d'un ton neutre.

-Alors ose dire que je ne m'inquiète pas pour vous ?

Harry vit Hermione intimé à Ron de se taire et ne pas aggraver encore plus la situation. Au fond de lui, Harry espérait que son ami écouterait la brunette et que leur dispute s'arrêterait là mais si, au grand jamais, elle se poursuivait et que cela permette à ce qu'ils ne le suivent pas dans son ultime quête, lui survivant ainsi, la perte de leur amitié serait une moindre perte.

-J'ose le dire alors ! Grogna Ron en fuyant son regard. Tu n'as fait ça que pour éviter d'être seul.

-Ron, tais-toi ! Hurla Hermione les joues ruisselantes de larmes.

-C'est lui, Hermione ! C'est Harry qui m'a obligé à dire ça ! Se défendit Ron, lui aussi en larme.

Il tenta de la prendre dans ses bras mais elle le repoussa avant de partir en courant. Ron regarda Harry d'un air colérique avant de partir à la suite de sa petite-amie. Harry attendait qu'ils aient tous les deux disparus avant de soupirer de soulagement. Il avait perdu trop de gens pour les perdre eux aussi. Valait mieux qu'il les éloigne dès à présent de lui, moins il y aurait de monde à tenir à lui, plus simple il lui serait de partir. S'il ne mettait pas fin à ses jours dès à présent, c'est parce qu'il tenait d'abord à envoyer en enfer celui qui lui avait pris tous ceux qu'il aimait. Il y passerait peut être sa vie entière, il devrait certainement tuer pour arriver à son but mais Voldemort succomberait de sa main.

Tout en ruminant ses sombres pensées, Harry se rendit dans le couloir où se trouvait la statue de la sorcière borgne. Il n'avait aucune intention de partir dès à présent, il devait d'abord prendre quelques affaires, sa cape d'invisibilité ainsi qu'un peu de nourriture et surtout il voulait savoir si le passage était surveillé ou pas. Si il ne l'était pas, il s'en servirait d'abord comme local pour y entreposer ce dont il avait besoin.

-Dissendium, murmura-t-il dans un souffle.

La Sorcière Borgne glissa sans bruit et personne ne parut le remarquer, Harry se glissa donc dans le passage et s'avança lentement. Il ne s'éclaira pas à l'aide de sa baguette pour réduire ainsi le risque d'être repérer et il resta aux aguets du moindre bruit mais mis à part le sol qui crissait sous ses pieds, l'eau qui ruisselait lentement le long des murs et de la caillasse qui dégringolait des dit-murs quand il les frôlait d'un peu trop près, rien ne lui laissait croire qu'il pouvait être suivit. A un instant cependant, il crut entendre un toussotement mais il se trouvait juste en dessous de Honeydukes, il en conclut que c'était un des propriétaires qui était venu dans la réserve pour chercher de la marchandise. D'ailleurs, il entendait clairement que l'on bougeait des cartons avant qu'on ne remonte les marches de la cave. Harry attendit plusieurs minutes sans bouger pour être certain qu'il n'y avait plus personne, il fit alors glisser lentement la dalle qui cachait l'entré du passage secret et pénétra dans les réserves de la boutique de confiseries. Beaucoup d'élèves de Poudlard auraient donné n'importe quoi pour être à sa place et à une époque, il aurait longuement hésité à ce qu'il aurait demandé en échange mais aujourd'hui, il ne réclamerait qu'une chose : qu'on lui rende Ginny en vie…

Harry repartit en sens inverse après un dernier regard aux cartons de confiseries, les odeurs entêtantes et sucrées commençaient à lui donner mal au cœur. Dans le sens du retour, il s'autorisa à éclairer ses pas à l'aide de baguette. Il avança plus rapidement, courant presque. Au détour d'un virage assez étroit, il se retrouva nez à nez avec l'un des êtres qu'il haïssait le plus après Voldemort.

-Queudver ! Grogna Harry en brandissant sa baguette.

-Harry Potter ! Couina l'être rabougri. Ne faites pas de mal à Queudver… Queudver n'y est pour rien, il n'a fait qu'obéir aux ordres du Seigneur des Ténèbres… Queudver est innocent !

Harry fut dans un premier temps surpris de voir Peter Pettigrow parler de lui ainsi puis il remarque qu'il ne ressemblait plus tout à fait à la personne qu'il avait croisé en troisième et quatrième année… Il avait le regard encore bien fuyant qu'avant, son corps considérablement amaigri était perclus de tics et autres tremblements. Harry supposa qu'il était devenu le souffre douleur de Voldemort et ses sbires. Cela diminua légèrement la rancune qu'il pouvait porter à celui qui avait trahi ses parents et laissé porter la culpabilité à son parrain…

-Qu'est ce que tu fais là ? Gronda Harry en lui plantant sa baguette dans la jugulaire.

-Queudver doit transmettre un message au fils de James et Lily Potter de la part de son maître, le Seigneur des Ténèbres, piailla Queudver en clignant rapidement des yeux et en tentant de repousser maladroitement la baguette d'Harry.

Harry hésita une seconde à écouter le message puis à le tuer sur place mais si il le faisait, il perdrait toute occasion de pouvoir faire réhabiliter un jour le nom de Sirius Black.

-Tu vas me dire ça dans le bureau de Dumbledore, dit-il alors.

-Non ! Pas Dumbledore ! Se mit à geindre l'animagus. Il va faire du mal à Queudver !

-Si tu ne viens pas, c'est moi qui vais t'en faire et tu regretteras de ne pas avoir parler devant Dumbledore.

Sur ces mots menaçants, le laquais de Voldemort se calma instantanément mais ses yeux ne cessèrent pas de chercher une cachette ou un moyen de s'enfuir. Harry poussa Queudver devant lui et celui ci devenait de plus en plus nerveux et réticent à mesure qu'ils s'approchaient du bureau du chef de l'Ordre du Phénix. Harry voyait du coin de l'œil les personnages des tableaux quitter leurs encadrements pour se rendre dans celui de leurs voisins et suivre ainsi leur progression. De ce fait, il était aussi pratiquement certain que Dumbledore savait qu'il arrivait, avec qui et qu'ainsi il avait d'ores et déjà pris des dispositions pour que Queudver ne s'échappe pas.

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