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Entretiens d’embauche et débauche
Par Anagrammes et Artoung.
DISCLAIMER : Les personnages appartiennent à JK Rowling, nous ne possédons aucun droit et ne retirons aucun bénéfice de la publication de cette fiction.
PAIRING : Potter et Malfoy
RATING : M comme « miaou » , anciennement R, comme « ron ron » (ok, elle va se racheter un demi neurone).
Note d’Anagrammes : De petites explications s’imposent : Anagrammes a récemment proposé à Artoung, d’écrire une petite histoire en sa compagnie, et elle est ravie que cette dernière ait accepté sans lui créer trop de problèmes. En effet, sortir la batte de base-ball aurait pu être compliqué avec la distance les séparant. Elles ont donc imaginé un petit scénario, né de leurs imaginations prolixes, et ont rédigé chacune plusieurs parties de leur côté. A vous de deviner lesquelles, lol
Ce petit one-shot est écrit pour mesdemoiselles BlackNemesis et Lemoncurd, deux auteures de talent (non, je ne parle pas de biftons !), afin de leur offrir un sourire digne de ce nom, même si cette histoire est complètement loufoque et qu’elle se ficheront (pour éviter de parler vulgairement) sûrement de la tête des deux auteures à la première occasion (ben tien !)
Note de Artoung : Oui, oui, j’ai été happyend contrainte et forcée de faire ce OS avec Anagrammes, or, comme vous pouvez vous en douter, on ne force pas Monica Bellucci (c’est moi pour ceux et celles qui ne suivent pas), alors en réalité, j’ai accepté happyend de bon cœur, je suis ravie, ravie et encore ravie d’avoir fait cet OS avec Anagrammes, et vraiment enchantée et fière qu’elle ait pensé à moi. Alors happyend, j’espère que ce OS amènera un petit sourire (s’il est grand, je prend aussi) sur les lèvres de Lemoncurd et de BlackNemesis dont je suis une fan inconditionnelle. (Ps : il n’y a aucun message subliminal happyend dans ma note, si vous en voyez se serait fortuit et le fruit du hasard).
-Bnlcbnlcbnlcbnlcbnlcbnlc-
Il se réveilla en sursaut, ses veines pulsant dans tout son corps, le cœur battant la chamade. Il déglutit avec difficulté en se passant lentement la main sur le ventre (1) et il se redressa sur son séant afin de mieux reprendre son souffle. En tournant sa tête vers la gauche, il aperçu le bleu turquoise des chiffres de son réveil. Il aimait cette couleur froide et apaisante. Heureusement qu’il avait choisit une autre couleur que le rouge, parce qu’on plus d’avoir les yeux flingués naturellement, une overdose de rouge lui aurait valu une migraine d’enfer à s’en avaler du Doliprane 1OOO. Aujourd’hui même, il avait rendez-vous avec Guizmo Parzival, le responsable de la gestion « Direction des Ressources Sorcières » à neuf heures trente précises au quartier général des Aurors de Prè-au-Lard. Et comme à chaque fois qu’il devait se présenter à un oral ou à un entretien, il « flippait grave de chez grave », autrement dire, qu’angoisser était un euphémisme à côté de cela. A son dernier entretien, Hermione lui avait été d’un profond soutien. En effet, elle lui avait suggéré d’apprendre sa présentation par cœur dans le but d’éviter un stress inutile. Harry avait trouvé l’idée excellente pour pallier son manque de confiance en soi. Le problème avait été le suivant : son examinateur avait sûrement décidé de faire du zèle en face du grand Harry Potter, et lui avait posé des questions de culture générale. Sûrement pour se faire mousser auprès de la direction de s’être entretenu avec le Sauveur du monde sorcier. Le fait est que Harry étant d’une nullité incroyable en géographie, lorsque son examinateur lui avait posé la question suivante : « Savez-vous où se trouve Paris ? », la seule chose à laquelle ce brave Harry Potter n’avait su que penser fut : Qu’est-ce qu’on s’en fiche du trou du cul du monde ?
En gémissant de détresse à se souvenir désagréable et maîtrisant à peine les battements incontrôlés de son cœur, il se saisit rapidement de ses lunettes qui étaient posées sur le bord de sa table de chevet. Il se leva de son lit en essayant de ne pas s’enfoncer la branche dans l’œil et poussa un grognement rageur en se rendant compte qu’il avait posé le pied dans une crotte de lapin. Ce (censured) de lapin allait mourir avant lui, c’était sûr ! En plus de sentir mauvais, il le réveillait en plein milieu de la nuit, en faisant exprès de faire tomber sa pipette à eau. Il en était certain. Ce lapin voulait le tuer. C’était confirmé.
« Chocapic ! Lapin de mes deux va ! Un lapin moldu incapable de nettoyer ses déjections, je t’en foutrai moi. La prochaine fois, c’est Hermione que je prend comme lapin, je suis sûr, qu’elle, elle saura se servir de ses pattes ! Noudoudiou »
Relativisant le pourquoi de sa colère, et ne souhaitant pas faire stupidement mourir sa bestiole (oui, c’est cardiaque comme animal), Harry se dirigea vers la cuisine pour prendre son petit bout de bonheur matinal : un café noir accompagné d’un toast grillé, délicieusement recouvert d’une onctueuse lemoncurd. Il en salivait d’avance.
Il s’installa donc sur son tabouret de bar pour déguster SON toast magiquement préparé. Harry pensait qu’il n’avait jamais vu un toast aussi sexy : doré à point, sur les deux faces, à la fois moelleux à l’intérieur, mais croustillant à l’extérieur. Sans oublier cette lemoncurd qu’il tartinait avec un plaisir non dissimulé sur TOUTE l’étendue de son toast (quitte à en avoir un peu sur les doigts, tant pis, il y en a encore plus, et la nourriture, avec les mains, est encore meilleure), avant de le déguster. Il trouvait que cette crème était assez érotique, disons qu’il en aurait bien étalé une couche sur l’orteil d’un certain blond au collège. Tout compte fait, la lemoncurd sur un toast était délicieuse, mais il était sûr que tartinée sur une partie du corps de Draco Malfoy, elle en serait à son avantage. Cela faisait des années qu’il pensait à Malfoy, et il se demandait souvent ce qu’était devenu son fantasme numéro un après la guerre. S’était-il réfugié dans un autre pays après avoir été poursuivit par les sbires de Voldemort ?
Après avoir prit une douche rapide, et passé son costume Prada, il prit le temps de relire une toute dernière fois ses notes de culture générales. Il s’assura bien que Paris était la capitale de la Belgique avant de se préparer à partir à son rendez-vous tout en essayant de ne pas penser au paquet de cigarettes auquel il fantasmait depuis qu‘il avait arrêté de fumer deux semaines plus tôt. Il repensait à ses notes et parfois, il doutait sérieusement de la véracité des informations offertes par Ron Weasley, son ami d’enfance. Il songeait même à prendre Hermione comme principale informatrice pour son prochain entretien. Parce qu’il allait rater celui là, c’était certain. La dernière fois, Hermione l’avait accompagné à son entretien d’embauche et, avant qu’il n’entre dans la salle, Harry, totalement pétrifié, avait sentit la jeune femme prendre son visage entre ses deux mains. Elle lui avait parlé doucement et, en articulant lentement, lui avait fait comprendre qu’il était tout à fait capable de s’en sortir devant un examinateur-frustré-d’avoir-un-tel-poste-dans-un-endroit-aussi-respectable, et qu’il lui suffisait de l’imaginer nu afin de mieux s’en sortir. Mais voilà, en plus d’un con qui ne pose pas les questions prévues par Hermione (quand même !), Harry Potter avait eu la malchance de tomber sur Dolorès Ombrage, son ancien professeur de Défense Contre les Forces de Mal reconvertie dans le recrutement d‘Aurors, et il dû avouer que l’imaginer nue comme un vers et de faire son sempiternel : « Hum hum » lui avait plutôt donné l’envie de fuir en courant. Il était sûr qu’il aurait atteint la même vitesse que son Eclair-de-Feu nouvelle génération.
Et c’est dans sa nouvelle acquisition, une magnifique BMW M3 d’un noir de jais qu’il se rendit à son entretien d’embauche. Tout au long du trajet, il écouta avec plaisir le dernier album de U2 en se trémoussant mentalement l’arrière train sur son siège aux sons de « Vertigo », pour l’heure sa chanson favorite.
Il arriva avec un bon quart d’heure d’avance et trouva facilement à se garer, ayant déjà repéré l’endroit deux jours plus tôt pour ne pas avoir de contretemps gênant. Il laissa donc sa BMW M3 (!) sur un parking tout proche du bâtiment des Aurors, puis respira encore par de longues bouffées d’air et s’exhorta au calme. Enfin, il se décida à pousser la grande porte en chêne avec une nonchalance qu’il était loin de ressentir.
Harry entra dans le vestibule, il avisa directement une jeune femme qui se trouvait derrière un grand bureau blanc, elle le détailla de haut en bas avec un sourire appréciateur. Ce sourire lui fit plaisir, au moins son apparence générale ne laissait pas trop à désirer.
Il lui sourit à son tour et lui expliqua brièvement qu’il était là pour l’entretien d’embauche.
La jeune femme rougit un peu, et commença à parler avec entrain, son patron avait du retard dans ses rendez-vous et il devait patienter au moins une heure avant de pouvoir le rencontrer. Harry se retint de souffler de frustration, il détestait attendre, d’une nature assez angoissée. La jeune standardiste lui indiqua la salle d’attente.
« -Oh, j’allais oublier, dit-elle, il y a un autre candidat avant vous, il attend aussi. »
Harry fut surpris par l’air rêveur qu’affichait la jeune femme, son regard semblait un peu perdu, comme si elle pensait à quelque chose d’agréable. Il haussa les épaules et se dirigea vers la salle d’attente.
Il ouvrit la porte et resta paralysé à l’entrée de la salle…assis dans un des fauteuils et lisant tranquillement des papiers quelconques, se trouvait…Draco Malfoy.
Draco relisait encore une fois ses notes. Il devait être parfait. Il ne pensait pas que cette histoire de boulot le stresserait autant. En fait, il avait toujours cru qu’il n’aurait pas à chercher un emploi. Le jeune homme devait avouer qu’il n’avait compris que très tard qu’il était en fait comme le commun des mortels et que non, on ne lui proposerait pas d’être le Premier ministre de la magie parce qu’il était un Malfoy, que non, on ne le supplierait pas d’être attrapeur dans l’équipe d’Angleterre de quidditch parce qu’il était le prince des Serpentards, enfin, l’ex-prince, il n’était plus à Poudlard depuis 3 ans et il avait appris que le nouveau leader des Vert et Argent n’était autre que le petit frère de Vincent Crabbe. Les temps devaient être durs à Poudlard pour que les Serpentards se rabattent sur quelqu’un comme Michael Crabbe, le portrait craché de son frère.
Bref, Draco devait comme tout le monde chercher du travail, il n’avait même pas de quoi vivre de son héritage, il avait de l’argent bien sûr, mais la fortune des Malfoy avait été en grande partie saisie par le ministère en guise de compensation pour le mal qu’avait fait son père durant la guerre. Il lui restait l’héritage de sa mère, suffisant pour vivre 10 ans en toute quiétude, mais après…. Et puis Draco devait avouer qu’il s’ennuyait dans son grand manoir, travailler aurait au moins le mérite de l’occuper. Et ce poste d’Auror lui plaisait beaucoup.
Il avait demandé son l’aide à Blaise Zabini pour la lettre de motivation et le CV mais maintenant c’était à lui de jouer, et Draco savait qu’à l’oral il était excellent, il avait l’art de manier les mots. Ce poste était bientôt à lui, c’était une évidence !
Draco avait bien sûr entendu la porte s’ouvrir mais il n’avait même pas prit la peine de relever la tête de ses notes, cela devait encore être Cindy, la standardiste hystérique qui voulait savoir s’il était sûr de ne pas vouloir de café. Il n’avait pas vraiment envie de répondre « non merci » pour la onzième fois, cette fille était collante. Pansy, paix à son âme, avait du se réincarner dans cette créature…
Mais la créature ne disait rien, et cela l’étonna, il se décida donc à lever la tête, curieux de savoir pourquoi son-distributeur-de-café-à-lui-tout-seul se taisait, au fur et à mesure que son regard glissait sur le corps de la personne qui se trouvait devant la porte, Draco sentit les battements de son cœur s’accélérer.
C’était étrange, ses yeux n’avaient pas encore vu son visage mais il savait que c’était « lui », il savait parce qu’il réagissait de la même manière à chaque fois. Il était sur ses gardes à chaque fois, il montait toutes ses barrières, pour ne pas le laisser le blesser. Son visage devenait impénétrable ne laissant passer que de l’arrogance et du dédain. Draco savait que lorsque son visage serait levé pour voir celui de Harry il aurait déjà sur ses lèvres un sourire moqueur et il savait aussi que Harry détesterait ça. Il savait aussi que ses yeux gris seraient froids alors que ceux de Potter se mettraient à briller de défi.
C’était tout le temps comme cela, Potter le défiait avec cette espèce de passion sauvage, il se jetait dans leurs disputes avec un entrain haineux, alors que lui le défiait froidement, réfléchissant pour plus le blesser, pour plus le …toucher. Draco devait avouer que Potter n’avait pas beaucoup changé depuis la dernière fois qu’il l’avait vu. Draco dut donc, à son grand désespoir se rendre à l’évidence : Harry Potter était toujours aussi sexy qu’avant. Il avait toujours pensé que si dans son adolescence il bavait littéralement sur le Gryffondor c’était pour la simple et bonne raison que Poudlard ne regorgeait pas de bombe sexuelle et donc que Potter était à peu près le seul type valable du collège, mais il s’était aperçu que son attraction envers le Gryffondor n’avait en rien diminué. Il pensait souvent à lui, un peu trop souvent à son goût d’ailleurs. Il avait pourtant découvert le plaisir de la chair dans les bras des plus beaux garçons, des plus doués, cela avait été bon bien sûr mais à sa grande honte, le plaisir solitaire qu’il se donnait en pensant au héro du monde sorcier était plus intense que les moments de sexe torride que lui offrait ses amants d’une nuit. Harry Potter par son seul souvenir lui faisait plus d’effet que tout le reste. Alors le voir, devant lui, cela avait fait un choc à Draco, même si son visage était resté impassible. Il le détaillait encore, le dévorant des yeux, il avait quand même un peu changé, il avait l’air plus mure, plus sur de lui, c’était un homme qui se trouvait devant lui et à sa grande honte Draco s’aperçu qu’il avait envie de cet homme et qu’il en avait envie … maintenant.
Il en voulait à Potter de lui faire cet effet juste en restant là, planté devant la porte, et Draco ramena ses papiers sur ses genoux, pour cacher l’érection qui déformait son pantalon. Il ne manquerait plus que Potter s’en rende compte. Il devait absolument se calmer, il ne pouvait pas passer son entretien dans cet état. Grrrr, il était sûr que Potter l’avait fait exprès, cela devait être une de ses techniques pour obtenir un job : rendre les autres candidats fous de désir pour lui. Sale Potty !
Le regard noir de Draco fit revenir Harry sur terre. Il entra dans la salle et la porte se referma derrière lui dans un bruit inquiétant, lui rappelant qu’il était piégé. La seule chose à laquelle Harry pouvait penser c’était que Draco Malfoy était devant lui, que son cœur battait beaucoup trop vite et qu’il faisait vraiment chaud tout à coup…
Est-ce que ce type était obligé d’être plus sexy encore que dans ses souvenirs ?
Ils restèrent silencieux pendant quelques minutes encore, et Harry, assis en face de Draco le dévisageait, attendant la confrontation, attendant que Draco parle…
Il attendait toujours que Draco attaque, il espérait toujours qu’un jour Draco ne commence pas ses phrases par une insulte…il l’avait toujours espéré…
« -Alors Potty, on vient chercher un boulot ! »
Et il avait toujours été déçu. C’était étrange, après 3 ans sans se voir de débuter une conversation comme s’ils venaient de se voir la veille, comme au temps de Poudlard.
Ils avaient pourtant été dans le même camp pendant la guerre, mais leur animosité était restée la même, toujours à s’insulter, à se mesurer, à se défier.
« -Je peux te retourner la remarque, je dois dire que je suis étonné de voir le grand Draco Malfoy chercher un emploi comme le commun des mortels. »
Harry vit avec plaisir Draco serrer les dents. Le blond tenait fermement son cahier sur ses genoux, comme s’il avait peur de le perdre. Harry sourit en pensant que Draco avait peut être peur qu’il lui pique son cahier et qu’il lui prenne sa technique à l’oral. En fait, il n’imaginait pas du tout Draco en train de stresser au point de relire ses notes à la dernière minute, mais qui sait c’était peut être le cas. Et puis Harry devait s’avouer qu’à l’oral, Draco Malfoy était vraiment doué, il était naturellement excellent avec la parole, il pouvait vous blesser, vous traîner plus bas que terre en quelques mots ou au contraire vous faire sentir comme quelqu’un d’unique en une phrase.
Draco avait souvent blessé Harry par ses mots, il y a juste une fois où les paroles de Draco l’avaient fait se sentir bien. En fait, cette fois-ci, il devait avouer que c’était les mots de Draco qui lui avait permis de battre Voldemort, ces mots résonnaient dans sa tête alors qu’il combattait contre le seigneur des ténèbres. Et parfois lorsqu’il faisait encore des cauchemars, il entendait cette voix aux accents traînants, murmurant encore ses mots et ses mauvais rêves disparaissaient. Juste avant la bataille Draco lui avait dit « J’ai confiance en toi Potter, je sais que tu le battras. Tu es fort Harry, ne l’oublies pas. » Harry n’avait pas oublié, il n’avait pas oublié non plus que c’était la seule fois où Draco l’avait appelé par son prénom et qu’il avait aimé sa façon de le prononcer. Malfoy était parti de son côté sans un mot de plus et Harry était trop choqué pour lui répondre quoique ce soit, alors il avait juste murmuré un « sois prudent » que le Serpentard n’avais jamais entendu étant déjà bien loin de lui.
Draco Malfoy ne répondait toujours rien et Harry commençait à être mal à l’aise sous les yeux gris qui ne cessaient de le fixer. Il avait de plus en plus chaud, et il ne put s’empêcher de dévisager à son tour Draco Malfoy. Son cœur battait toujours aussi vite et il se rendit compte qu’il ne voulait pas se disputer avec lui, il voulait savoir ce qu’il était devenu. Lui demander s’il allait bien, si il était heureux, si il avait quelqu’un dans sa vie.
Harry cessa de respirer un instant…Draco ? Avec quelqu’un ? Cela lui faisait mal mais Harry n’en fut pas étonné. Alors il s’obligea à respirer calmement, Draco avait sûrement quelqu’un dans sa vie, peut être même qu’il était marié ? Non, c’était impossible, si le Serpentard aurait été marié, Harry l’aurait su par la presse. Harry chercher toujours dans la presse le nom de Draco, juste par curiosité, mais il ne l’avait pas aperçu depuis la fin de la guerre ce nom, et cela avait encore plus attisé sa curiosité quant à savoir ce que devenait son ancien camarade de classe. Donc Draco n’était sûrement pas marié mais il devait avoir une petite amie, il imaginait mal Draco célibataire.
Harry ne savait pas que Draco de son côté se posait les mêmes questions, la vie sentimentale de Potter l’avait toujours intéressé, que ce soit à l’époque de la petite Weasley, de Chang ou plus récemment de Fleur Delacour, Harry avait une foule de petites copines d’après la Gazette des Sorciers. Et chaque fois que Draco voyait le nom de Potter en compagnie de celui d’un top model ou d’une chanteuse ou de n’importe qu’elle autre pimbêche plus ou moins connue, il entrait dans une rage noire sans savoir pourquoi. D’après le numéro qui était paru deux jours auparavant, Potter serait actuellement en pleine romance avec Virginie Kelly, une joueuse de quidditch professionnelle.
Le silence devenait pesant lorsque Draco se décida à parler.
« -Alors, avec Kelly, ça marche ? »
Draco était au moins aussi choqué que Potter, il n’avait pas du tout prévu de dire cela. Potter, lui, le regardait les yeux ronds, et Draco s’obligea à garder contenance. Ses paroles lui avaient échappé, lui qui maîtrisait les mots comme personne. Il n’y avait que Potter pour lui faire dire n’importe quoi, pour lui faire perdre ses moyens. Mais maintenant que la question était posée, Draco voulait la réponse, bon sang, il en crevait de jalousie sous les yeux du survivant, mais il voulait sa putain de réponse.
« -Kelly ? »
Ok, Malfoy même s’il était toujours aussi torride, semblait sans contexte être devenu fou. Pourquoi lui parlait-il de Kelly ? Qui c’était Kelly ? Il vit de plus en plus stupéfait, les yeux de Malfoy flamboyer de colère.
« -Virginie Kelly, ta petite amie, cracha-t-il, tu as déjà oublié ? »
Harry faillit en tomber de sa chaise, Draco réagissait comme quelqu’un de furieusement jaloux. Il se souvint alors de la rumeur (encore une) dans la Gazette du Sorcier : il était marqué que sa nouvelle petite amie était Virginie Kelly, l’attrapeuse des Chaudrons Volants. Il ne pensait pas que Malfoy s’abaisserait à lire de tels potins, surtout que si on lisait la Gazette, il avait une nouvelle petite amie toutes les semaines. Cela le faisait sourire à chaque fois, il se disait parfois qu’il avouerait bien à la presse son homosexualité, juste pour voir la tête que feraient les journalistes. Draco attendait visiblement une réponse et Harry comprit alors qu’il était effectivement jaloux. Encore une fois il s’obligea à respirer calmement. Draco avait l’air vraiment amoureux de cette joueuse de quidditch pour être aussi jaloux.
« -Ca va très bien, nous pensons nous marier ! »
D’accord, c’était petit ce qu’il venait de faire, surtout que Draco avait pâlit, mais ce con était vraiment con de tomber amoureux de cette sportive sans importance alors qu’en face de lui se trouvait Harry Potter, il ne pouvait pas être amoureux de lui, c’était si difficile ?
Harry sentait la colère monter en lui, il avait oublié l’entretien d’embauche, il avait oublié son trac, seul Draco Malfoy comptait. Draco qui aimait quelqu’un qui n’était pas lui. Oui Harry voulait que Draco l’aime, oui, c’était ce qu’il avait toujours voulu, et même s’il s’en rendait compte de cela que maintenant, il ne pouvait s’empêcher dans vouloir au blond. Draco était à lui !
Potter allait se marier…
Il avait l’impression d’avoir reçu un cognar en plein estomac, mais en plus douloureux, en beaucoup plus douloureux. Putain, il était amoureux !
Potter allait se marier…
Il en avait les larmes aux yeux, des larmes de rage, des larmes de souffrance…il était en train de perdre Potter. Il allait se marier…Il allait le laisser seul…Qu’est ce qu’elle avait cette fille de plus que lui ? Il était beau, riche, intelligent, il était un bon parti…
« -Je suis un bon parti… »
Et il parlait encore à haute voix…quelle déchéance. Il était lamentable, il venait de dire à Potter qu’il était un bon parti, comme si cela allait suffire à le faire changer d’avis… « Oh, c’est vrai Draco, où avais-je la tête, je veux bien t’épouser »…lamentable…
« -Et alors, c’est MOI qu’elle épouse, tu dois faire une croix dessus ! »
Harry sentait la fureur monter, la jalousie le rongeait, en plus Draco avait des arguments pitoyables, comme si être un bon parti suffisait pour épouser sa sale petite (censured). Mais sa colère retomba lorsque Draco leva les yeux vers lui. Le blond avait les larmes aux yeux et Harry comprit ce qui se passait dans cette salle d’attente n’avait rien d’un jeu. Draco était vraiment amoureux, et à cause de lui, il souffrait. Lui aussi était amoureux, il le savait maintenant, sinon, il ne serait pas en train de s’approcher de Draco, il ne serait pas en train de lui caresser la joue.
« -Ce n’est pas vrai, ce n’est qu’une rumeur, je ne la connais même pas cette Virginie. »
Au lieu du soulagement auquel il s’attendait, Harry eut la surprise de voir Draco se lever, les yeux emplis de rage, en face de lui, son visage à quelques centimètres du sien.
« -Je ne veux pas de ta pitié Potter ! Arrête de mentir ! »
Putain, mais il ne captait rien, il pensait les Serpentards plus vifs d’esprit si on exceptait Crabbe et Goyle.
« -Je ne mens pas !», siffla Harry à son tour.
C’était déjà dur pour lui de laisser Draco partir vivre ses amours loin de lui sans qu’il soit obligé en plus se justifier !
« -Alors pourquoi as-tu inventé cette histoire ! »
Draco semblait toujours aussi énervé et avoir Harry si proche de lui ne l’aidait pas dans la voie de la maîtrise de soi.
« -Cela ne te regarde pas Malfoy !
Tu ne vas pas te marier !
Non, lâche-moi avec cette histoire ! Je ne l’aime pas ta Virginie, putain, je suis gay, tu comprends ça ! »
Gay ? Potter est gay ? Draco ne remarqua même pas qu’il respirait beaucoup mieux, mais cela n’expliquait en rien pourquoi Potter avait inventé cette histoire de mariage.
« -Alors pourquoi as-tu inventé cette putain d’histoire ! »
Draco commençait à perdre patience. Il ne comprenait plus rien à Potter.
« -Parce que tu étais jaloux ! Et j’ai eu mal ! Parce qu’il est évident que tu aimes cette fille, au point de pleurer devant moi ! Parce que je ne voulais pas que tu l’aime elle ! Parce que je suis amoureux de toi ! »
Harry, choqué, plaça ses mains devant sa bouche, mais c’était trop tard, le mal était fait. Mais Draco ne poussa pas de hurlements scandalisés, même pas un petit cri outré, ni une petite grimace de rien du tout. A la place il y avait une drôle de flamme dans ses yeux gris, et les mains de Harry tombèrent de long de son corps, libérant par la même occasion sa bouche.
Draco le regardait comme s’il était son prochain repas et qu’il n’avait pas mangé depuis des jours. Et sa bouche eut tôt fait de se retrouver captive par celle de son blondinet.
Harry était amoureux de lui ! Il était en train d’embrasser Harry ! Il était le maître du monde ! Harry était en train de lui enlever sa chemise ! Sa langue se battait avec celle de Harry ! Et c’était bon…C’était divin…Il en voulait encore, il en voulait plus…
Draco l’embrassait comme un naufragé et Harry avait l’impression de flotter quelque part. Il avait ses lèvres sur celles de Draco, il avait sa langue dans la bouche de Draco et ses mains touchaient son torse, son dos, il avait envie de lui, il le voulait maintenant.
Harry pensait qu’il devait être en plein rêve et que demain il se réveillerait et qu’il devrait aller à son entretien d’embauche où aucun Draco Malfoy ne se trouverait présent. Il mordit la lèvre inférieure de son Serpentard et le petit cri qu’il lui arracha le ramena dans la réalité. Il ne rêvait pas alors ? Draco plaqua son corps contre le sien et Harry ne put que gémir.
« -Je te veux, dit Draco d’une voix rauque, je te veux depuis si longtemps… »
Harry aussi le voulait, il en avait mal de cette attente, il avait besoin de lui, il souffrait de ne pouvoir sentir ce corps contre le sien. Cela faisait trop longtemps qu’il pensait à lui pour pouvoir encore attendre. Il avisa une porte qui devait être celle des toilettes et y entraîna Draco qui l’embrassait toujours.
C’était heureusement pour eux, bel et bien les toilettes et Harry eu juste le temps de lancer un sort d’insonorisation et de fermeture qu’il était déjà plaqué contre un mur par Draco.
« -Tu es à moi », chuchota l’ancien Serpentard à son oreille.
Et Harry ne put que haleter bruyamment, laissant Draco le déshabiller.
Mais son désir était trop urgent, il pleurait presque de frustration de ne pas sentir Draco en lui. Alors il avait toujours sa chemise sur lui lorsqu’il baissa le pantalon et le boxer de Draco. Il poussa un gémissement à la vue du sexe tendu et pâle qui s’offrait à sa vue.
Draco était aussi déchaîné que Harry, il avait besoin de le prendre ou il allait perdre la raison, il lui semblait que toutes ses années de frustration à ne pouvoir que « penser » à Harry venaient de remonter à la surface. Il ne pouvait trouver l’apaisement qu’en prenant Harry
Et le brun était là, contre le mur, avec sa chemise à moitié ouverte et sa respiration haletante. Ses yeux si vert habituellement étaient presque noirs de désir, ses lèvres rougies et entrouvertes ne semblaient attendre que ses lèvres à lui, que sa langue à lui, il était magnifique, beaucoup plus beau que dans ses rêves les plus réalistes. Si beau que pendant quelques secondes il ne put rien faire d’autre que le contempler. Il entendit vaguement Harry lui ordonner de le prendre mais c’est surtout la voix rauque plutôt que les mots en eux même qui acheva de lui faire perdre la raison.
Il souleva l’ancien Gryffondor par les fesses et Harry s’empressa de nouer ses jambes autour de ses hanches tout en capturant ses lèvres. Le Gryffondor hoqueta lorsqu’il sentit le sexe de Draco entrer en lui, et il en pleura de soulagement. Enfin…Enfin Draco était en lui.
Draco poussa un râle qui n’avait rien d’humain mais ce n’était pas humain de toute façon de ressentir autant de plaisir, Harry était étroit, chaud et doux. Harry allait le faire mourir de plaisir. Il commença un lent mouvement de va et vient lorsqu’il sentit des larmes contre son cou. Draco se figea. Il était une brute, il avait fait mal à Harry, il sentit encore une fois un cognar le frapper en pleine poitrine, il était mortifié. Il voulut se retirer mais Harry s’agrippa à lui, l’empêchant de faire tout mouvement.
« -Harry, je suis désolé. S’il te plait Harry, pardonne-moi… »
Mais Harry pleurait toujours, bougeant furieusement les hanches pour faire l’amour à Draco. Et Draco suivit le mouvement, incapable de résister, gémissant à chaque coup de rein son amour pour Harry.
Oui, il l’aimait ce Gryffondor qui était en train de l’emmener au septième ciel, il l’aimait et il n’avait plus peur de le lui avouer, plus peur de se l’avouer. Et il accéléra le rythme de ses hanches, entrant et sortant de l’antre de Harry ; de plus en plus vite, de plus en plus fort. Et il sentait le sexe de Harry se frotter désespéramment entre leurs deux ventres, cherchant le même soulagement que le sien. Et Harry s’agrippait à ses épaules, son dos toujours contre le mur mais qui se cambrait à chaque fois un peu plus. Et Harry criait à chaque fois son prénom et Draco le sentit se répandre entre eux alors qu’il se approchait de la libération. Dans un dernier râle plus long que les autres, il jouit à son tour au creux de son Gryffondor.
Draco venait de se retirer et Harry avait les jambes encore tremblantes, il dut s’accrocher à la chemise de Draco pour ne pas tomber. Ils essayaient tous les deux de récupérer une respiration normale. Harry plongea ses yeux dans ceux, encore voilés par l’orgasme, de l’ancien Serpentard. Mais les yeux gris ne tardèrent pas à luire d’inquiétude.
« -ça va ? Murmura-t-il d’une voix cassée. »
Harry lui sourit, et expliqua bien qu’un peu gêné à Draco que s’il avait pleuré ce n’était pas à cause de la douleur mais que c’était plutôt des larmes de joie. Il ne regretta pas son aveu puisque Draco s’empressa de l’embrasser comme s’il allait s’envoler à tout moment.
C’est à ce moment que Harry se souvint de l’entretien…Il regarda, affolé, sa montre : l’heure était passée, il avait loupé son rendez-vous !
« -Draco, s’écria-t-il affolé, on a loupé l’entretien ! »
Draco se contenta de se rhabiller sans s’alarmer…
« -Mais, tu te rends compte, continua Harry tout en se rhabillant à son tour prestement, avec tout ça, nous avons loupées nos chances pour le poste !
Harry, soupira Draco, je suis autant désolé que toi pour ce poste, que j’aurais eu soit dit en passant, mais je ne regrette rien…et toi ? »
Harry regarda Draco qui se mordillait nerveusement la lèvre, lui non plus ne regrettait rien, il venait de gagner beaucoup plus qu’un boulot.
« -Je ne regrette rien, lui dit-il en prenant son visage en coupe, je t’aime Draco… »
Draco laissa Harry l’embrasser alors qu’une multitude de papillons semblaient faire une surboum dans son ventre. Il fondait comme neige au soleil entre ses bras.
« -Je t’aime aussi, murmura-t-il, et tu sais quoi ? »
« -Quoi ? » Demanda Harry tout en lui mordillant l’oreille et en le faisant frémir par la même occasion.
« -Je suis un bon parti », répondit-il d’un air grave.
Harry se contenta de le dévisager, les yeux rieurs, avant de ravir une nouvelle fois ses lèvres et de murmurer entre deux baisers que dans ce cas, il allait devoir l’épouser un jour.
Ils regagnèrent rapidement la salle d’attente, chacun rhabillant l’autre avec des gestes tendres, Harry lissait les plis de la chemise de son ange, alors que Draco remettait correctement le col de son amant. Ils retournèrent s’asseoir, se dévorant mutuellement des yeux, émus par cette nouvelle complicité qu’ils venaient d’acquérir.
Harry n’en revenait pas, cela faisait si longtemps qu’il pensait à Draco, son amour…nuit et jour, le blond avait occupé ses pensées pendant trois ans.
A cet instant, il ne pouvait cesser de penser à ce moment unique qu’ils venaient de vivre tous les deux dans les toilettes. Ok, le lieux, bien qu’en tous points charmant, était loin de l’image romantique que l’on pouvait se faire des premières fois. Il ne cessait de sourire bêtement, Draco faisant de même lorsque la porte du bureau principal s’ouvrit.
Des éclats de voix et un rire féminin leur parvinrent aux oreilles.
Ils se redressèrent sur leur séant, s’apprêtant à aller passer leurs entretiens. Draco ne pu alors s’empêcher de regarder victorieusement Harry, comme si ce poste lui était déjà acquit.
« Je suis désolé, chéri, mais tu vas te faire laminer. Je suis une bête à l’oral »
« -Ah oui, visiblement, tu en es resté au stade oral de l’interprétation freudienne », rétorqua Harry, se doutant bien que le blond ne connaissait pas Freud. Dire qu’il fut surprit par la réponse du blond fut un euphémisme, Draco lui susurrant de sa voix traînante qu’il préférait le stade anal de la chose finit de l’achever. Bien, si Draco voulait visiter tous les cabinets de l’établissement avec lui, pas de problème, mais alors là, vraiment pas de problème. Il lui fallait juste le formuler clairement, avec la bouche. Magnifique bouche d’ailleurs…
Cependant, à force de massacrer les questions de psychanalyse freudienne et de fantasmer à son récurage de toilettes façon Malfoy, Harry mit un temps conséquent à s’apercevoir que les yeux de son amant n’étaient non pas fixés sur lui, mais bien sur les trois personnes qui se disaient au revoir sur le pas de la porte. Guizmo Parzival qui bafouillait légèrement en serrant la main aux deux jeunes femmes.
« Mesdemoiselles, je vous dit donc à lundi matin ».
Oh my God fut la seule chose à laquelle Harry fut capable de penser.
Ces deux femmes venaient de leur rafler les postes d’Aurors ! Il jeta un coup d’œil inquiet en direction de Draco. Celui-ci serait convulsivement les mâchoires, signe de son énervement.
Harry se dit qu’il allait chérir ses mâchoires, les caresser pour en connaître les moindres contours, les embrasser, les lécher…ok, il perdait le fil de sa propre conversation.
Draco toussa d’une manière fort peu élégante, mais qui eu l’avantage d’attirer l’attention du petit groupe. Guizmo Parzival les interpella :
« Messieurs, que faites vous ici ? »
« -Enchanté monsieur, enchaîna immédiatement Draco en s’avançant pour saisir la main tendue de son interlocuteur, nous venons en effet nous présenter pour les postes d’Aurors à pourvoir »
«- Ah, messieurs… ?
«- Potter »
«- Et Malfoy », répondirent les deux intéressés.
« -Je suis sincèrement désolé de vous annoncer que vous arriver trop tard messieurs Potter et Malfoy, je viens à l’instant de confier les deux postes à ces jeunes perles. Sur ce, bonne journée à tous. A lundi mesdames. »
« -Au revoir », répondirent-elles en chœur.
«- Enchantée, moi c’est Elizabeth, commença la petite brune aux longs cheveux en s’adressant à Harry et Draco. Désolée pour les postes, c’est la loi du marché qui veut ça. »
Draco lui offrit un sourire hypocrite en croisant ses bras contre son torse.
J’adore quand il fait la bête, ne pu s’empêcher de penser le brun.
« Draco, je t’en prie, pas d’esclandre. Nous n’avons pas eu les postes, ça n’est pas grave, je crois que nous avons eu beaucoup plus que cela aujourd’hui… » Suggéra-t-il sans terminer sa phrase.
« Plaît-il ? » Surenchérit la blonde en haussant un sourcil. Cette boutade implicite fit rougir Harry qui s’empressa d’attraper Draco par le bras pour lui éviter de trop faire la bête avec les deux femmes. La jeune blonde se présenta, elle se prénommait Virginie et Harry, afin d’éviter que son amant ne lui saute dessus pour cause de « mauvais-choix-de-prénom », tira Draco par le bras jusqu’à la sortie du bâtiment. Maintenant, il pouvait le ramener chez lui, il allait bien voir qui allait gagner le duel des fortes têtes en opposant son Dragon à Chocapic.
ooooOooooOooooOooooO
Deux jours plus tard, Harry émergea lentement d’un long sommeil réparateur. Il savoura avec délice l’étreinte de son ange blond qui le maintenait lové contre son corps chaud. Il profitait pleinement de ces instants de félicité car il savait que lorsque Draco aurait découvert la technique du roulé viré de Ross Geller, il ne passerait plus autant de temps blotti contre lui. Il passa doucement sa main sur le ventre et la taille de son amant, savourant sa douceur. Harry le senti bouger sous lui, signe de son réveil. Il posa un instant ses lèvres sur sa clavicule, laissant son souffle caresser le grain de sa peau.
Puis il se leva au bout de quelques minutes, bien décidé à préparer à son amour un petit-déjeuner pantagruélique. Il revint un moment plus tard, les bras chargés d’un lourd plateau contenant de quoi ne pas mourir de faim pendant dix jours ainsi que le dernier exemplaire de la « Gazette du Sorcier ».
Il poussa un soupir défaitiste lorsqu’il se figea un instant sur le pas de la porte. Un silence pesant était installé dans la chambre. Apparemment, Draco venait de se réveiller et avait entamé un de ses jeux favoris : le duel de regard avec Chocapic. Les deux énergumènes se fixaient sans ciller.
Ok, ne manquent que les colts…se dit Harry en souriant.
Il faudra qu’un jour il explique à son ange que son lapin souffrait d’un léger strabisme qui lui faisait fixer des choses, parfois pendant des heures, et qu’il ne gagnerait jamais contre lui à ce jeu là.
Harry haussa les épaules, oui, peut être qu’un jour il le lui dirait. Finalement en l’entendant entrer Draco détourna le regard du lapin, perdant à contre cœur ce combat visuel. Mais c’était pour la bonne cause, regarder Harry était beaucoup plus intéressant.
« Bien dormi ? » Demanda Harry d’une voix douce.
Draco leva un sourcil narquois.
« -Le peu que tu m’ais laissé dormir était pas mal en effet. »
Harry fit semblant d’être vexé mais lorsque Draco rajouta que sa partie préférée de la nuit était dans conteste celle où Harry ne l’avait pas laissé dormir, il ne put s’empêcher de sourire aussi. Et pour cause, c’était aussi sa partie préférée. Il approcha le plateau repas, le tendit à Draco et se faufila de nouveau entre les draps. Il s’empressa d’embrasser Draco qui répondit à son baiser matinal avec douceur et tendresse. Harry s’éloigna en poussant un petit soupir rêveur. La vie était belle. Draco lui tendit un croissant qu’il s’empressa d’avaler, parce que mine de rien, l’exercice ça creuse ! Mais il avala un morceau de croissant de travers et dû tousser de manière peu gracieuse.
Son regard venait de tomber sur la première page du journal.
« Deux Aurors d’exceptions » titrait le journal, avec, ci-jointe, la photo magique des deux Aurors qui leur avaient piqués leur job, la blonde et la brune, en seulement deux jours, avaient fait un travail exceptionnel en capturant un des anciens Mangemorts le plus recherché encore en vie. D’après le journal, les deux jeunes femmes étaient des génies, des héroïnes, les sorcières exceptionnelles.
Harry hésitait franchement à se laisser aller à la mauvaise foi, elles devaient vraiment douées pour avoir réussi une telle prise, il avait du mal à encore leur en vouloir pour le job. Draco avait lui aussi lu ce qui avait semble-t-il tant captivé son amant. Sa mâchoire se serra, ce job aurait du être à lui.
Harry sentit son amant se crisper à ses côtés et s’empressa de tourner les pages du journal. Draco mettrait sans aucun doute du temps à se faire à l’idée qu’il avait été surpassé par des illustres inconnues.
Ce ne fut que lorsqu’il sentit les lèvres de son amour contre sa nuque, qu’il regarda la page sous ses yeux…il gémit un peu, se hâta de poser le plateau et je journal au pied du lit, et laissa Draco déguster son cou. Pour une fois le journal ne disait pas de mensonge. Harry sentit la main de Draco caresser son ventre, alors que ses baisers se faisaient plus voraces. La main de Draco descendit encore et Harry ne put que râler de plaisir…Et après, que Draco aille encore dire que c’était lui qui s’était jeté sur son corps…
En vérité cela n’avait pas d’importance, ce qui comptait c’était juste le plaisir qui montait en lui…
Et c’était aussi, cette phrase en gros titre sur le journal : « Harry Potter fiancé à Draco Malfoy ».
Bye bye