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: B s . A A A    : full 3/4 1/2   : E E   : Light Dark Anime/Manga » GTO » Destin tragique

Talentyre
Author of 13 Stories

Rated: T - French - Tragedy - Reviews: 5 - Updated: 01-24-06 - Published: 05-11-05 - Complete - id:2389815

En écrivant cette fic, j'essaie de voir ce que peut devenir quelqu'un qui perd le contrôle, quelqu'un qui tourne mal. Mon idée est de faire évoluer de perso et de faire passer sa folie au cours des chapitres, au cours de ses actions. L'idée de base était de faire une fic Battle Royale. Hélas, y'a pas la catégorie ici! Dans BR, l'idée des mecs qui deviennent fou n'a aucun malà se mettre en place, au contraire. Mais alors, je me suis dit, "Et si murai tournait mal ?". Je tiens à dire que je n'ai pas terminé la lecture des GTO (j'en suis actuellement au 6e tome), et je ne connais absolument rien en base-ball, d'où le zapp du match. J'espère que cette fic pleine de violence et de mort vous plaira.

Talentyre.


Chapitre 1

"- Kunio Murai!"

L’entraîneur arriva dans les vestiaires à toute allure.

"- Qu’est-ce que tu fous? Dépêche toi, t’es le dernier à être pas prêt!

Bien M. Sazaki."

Murai se leva. Il saisit sa batte posée sur le banc et se dirigea rapidement vers la sortie. Il atteignit le couloir rapidement, où il retrouva les autres membres de l’équipe.

"- Qu’est ce que tu foutais? T’as failli être en retard je te signale!

T’occupe."

Shinji Kasuo. La seule personne qui connaissait le passé difficile de Murai. Il était également son seul ami. Grand, mince et élancé, il était l’un des piliers de l’équipe, grâce à son endurance hors du commun. En effet, Shinji était capable de courir pendant des heures, et à une vitesse phénoménale. Avec les talents de batteur de Murai, ils formaient le grand duo de l’équipe.

Dans le stade, le haut parleur annonçait l’arrivée des joueurs tandis que Sazaki les rejoignait. Il s’approcha des deux jeunes hommes:

"- Je compte sur vous, comme toujours.

Vous pouvez Monsieur."

Sazaki avait été un bon joueur. Trop vieux pour pouvoir jouer, il avait décidé de continuer dans sa passion jusqu’au bout et s’était reconvertit en tant qu’entraîneur.

Les joueurs avançaient sur le terrain. Lorsque le commentateur eut terminé de les présenter, chacun alla à son post. La finale du tournoi national de base-ball allait pouvoir commencer.

Le soir s’annonçait. Les rues devenaient désertes, les lampadaires s’allumaient pour percer les ténèbres de la nuit. Dans une ruelle, une porte s’ouvrit.

"- Au revoir Madame.

Au revoir Sakura. Continue à travailler, et tu auras beaucoup de chance de gagner le concours. C’est dans deux mois, n’oublie pas.

Oui. Je reviens demain."

La porte se referma sur la jeune fille. Sakura Nuo. A treize ans, elle avait commencé la danse. Gagnant son premier concours l’année d’après, elle s’apprêtait à en passer un second. Elle avait alors seize ans. Les progrès qu’elle avait fait et les capacités qu’elle possédait étonnaient ses professeurs. Ce soir, comme beaucoup d’autres, elle rentrait chez elle, fatiguée, n’ayant pour seule idée que plonger dans un bain chaud. Elle retrouverait chez elle sa petite soeur, qui l’attendait encore sûrement pour dîner, et sa mère, qui s’occupait de préparer le repas. Son père arrivait souvent après elle, et ils dînaient tous ensemble. On aurait pu dire qu’il s’agissait d’une famille presque parfaite, sans problème, sans dispute, sans désaccords.

"- PUTAIN!"

Murai saisit sa batte et frappa violemment sur le sol avec, comme pour essayer d’évacuer sa rage. Sous le choc, un carreau du carrelage des vestiaires éclata.

"- Oh oh Murai tu te crois où là?"

L’entraîneur.

"- On a perdu le match à cause de tes conneries! Tu veux peut être encore foutre le bordel ailleurs!

A cause… A CAUSE DE MOI!"

C’en était trop. Murai sentit la rage bouillonner en lui et remonter d’un coup. Il se mit alors à vomir ses insultes.

"- ALORS C’EST A CAUSE DE MOI! HEIN? C’EST MOI, MOI LE FAUTIF? ET LES AUTRES? LES AUTRES, QUI SONT RESTES SANS RIEN FAIRE! COMME TOUJOURS D’AILLEURS!"

Il se tourna vers les autres joueurs.

"- TOUJOURS A ATTENDRE QUE JE FASSE QUELQUE CHOSE! TOUJOURS A COMPTER SUR SHINJI ET MOI POUR LES MOMENTS DIFFICILES! MERDE! ACTIVEZ VOUS AUSSI! J’EN AI RAZ LE CUL DE VOS CONNERIES, C’EST MOI QU’ON ACCUSE MAINTENANT!"

Un long silence s’installa dans l’atmosphère brisée par la rage et le désespoir.

"- Murai, si tu avais pas raté les derniers coups, on serait remontés! Il nous manquait presque rien!

Toi… Toi, la merde que tu es, à peine capable de tenir une batte, tu oses me faire la morale!"

Sazaki tenta de s’interposer, mais il était trop tard: Murai avait attrapé le joueur de son équipe par le col, et d’un coup violent, l’avait frappé sur le mur. La force qu’il avait mis dans le coup avait provoqué un choc tel que le carrelage du mur se fissura, tout comme s’était brisé celui du sol.

"- Espèce de fou! Tu l’as tué!"

Les joueurs s’écartèrent par réflexe du corps qui glissait lentement pour atteindre le sol, laissant sur le mur une longue traînée de sang. L’entraîneur s’en approcha, redressa la tête de la victime avant de s’éloigner d’un bond.

"- Enfoiré… Tu te rend compte de ce que t’as fait? TU LUI A DEFONCE LE CRANE! TU LUI A DEFONCE LE CRANE CONNARD!"

Tout le monde regardait avec dégoût la tête du jeune homme aux yeux révulsés, recouverte de sang, et s’attardaient sur le crâne pour découvrir avec horreur les morceaux de cervelle broyés par le choc qui en coulaient. Le plus jeune des joueurs s’étala sur le sol avant de vomir une bile acide.

"- J’EN AI RIEN A FOUTRE! QU’ILS CREVENT TOUS!

DEGAGE D’ICI! DEGAGE! TU N’AS PLUS RIEN A FAIRE ICI! TU ES VIRE DE L’EQUIPE! NE CROIS PAS POUVOIR REMETTRE LES PIEDS DANS L’EQUIPE! LES FLICS VONT TE TRAQUER! TU N’ES QU’UN DECHET! DISPARAIT!"

Murai saisit sa batte ainsi que ses affaires personnelles sous le regard tétanisés des autres. Il claqua la porte des vestiaires.

"- Déchet… murmura Shinji. Déchet? Vous ne valez pas mieux entraîneur! Murai a tout fait pour l’équipe, et c’est comme ça que vous le remerciez!"

Il s’en alla à son tour, son sac sur l’épaule, et suivi dans la rue son compagnon.

Il y avait dans la rue un vieux clochard. Il avait depuis longtemps oublié son nom, et passait ses journées noyé dans l’alcool et la crasse. Il mendiait, remerciant avec un grand rire ceux qui, par pitié, lui offraient une pièce ou deux. Jamais il n’avait demandé au ciel de l’épargner, ayant cessé de croire en la vie depuis qu’il avait été abandonné. La nuit, il dormait dans la rue, une couverture râpée sur le dos, puant la crasse tout comme lui. Le miséreux dormait. Depuis longtemps, il avait cessé de grelotter sous son tissu usé, son vieux corps immunisé aux assauts du froid. Une vieille barbe crasseuse terminait son visage creusé par la faim, une faim qu’il oubliait dans l’alcool, ainsi qu’il noyait ses soucis, comme tous les clochards. Dans ce quartier de la ville, ils étaient peu. Ainsi, il n’avait pas de compagnie et remerciait de toute son âme les charitables qui lui adressaient quelques mots.

Cette nuit là, il entendit un bruit. Des hurlements qui résonnaient dans la rue déserte et sombre. Il leva ses yeux gris, scrutant comme il le pouvait l’obscurité ambiante. Les cris cessèrent, il voulut se rendormir. Le bruit résonna de plus belle. Il resta éveillé jusqu’à apercevoir deux silhouettes à la lumière d’un lampadaire. Elles approchaient. Deux garçons, qu’il distingua un peu mieux à chaque pas que ceux-ci faisaient. Ils se retournèrent vers lui, ils l’avaient vu.

"- Shinji, regarde.

Quoi?"

Il tourna la tête, cherchant du regard dans les ténèbres ce que son compagnons lui indiquait.

"- La bas."

Sinji le vit alors. Un homme, allongé près d’un banc, qui semblait les avoir vu.

"- Un clodo, c’est tout.

Ah…"

Le vieil homme sembla les voir, puis il leur demanda, d’une voix pâteuse:

"- Ca va les jeunes? Vous avez un problème?"

Murai ne comprit pas tout de suite. Il fallut du temps à son cerveau encore choqué pour analyser.

"- Il nous parle?

C’est rien Murai, viens on continue."

Mais le vieux continuait.

"- Oh! Répondez moi!"

Et il s’approcha. Ce fut son erreur. Lorsqu’il fut assez prêt, il recommença.

"- Vous avez un problème?

Ce n’est rien, commença Shinji.

Non!

Murai…

Toi le vieux…

Quoi? Mais… qu’y a-t-il?

Monsieur, nous partons, excusez nous…

Non Shinji! Ce vieux… Ce vieux me cherche? Hein? Tu me cherches connard?

Comment…"

Murai envoya au sol le vieux d’une poussée. Posant ensuite son pied sur le corps essoufflé, il écrasa la poitrine du clochard qui émit un faible râle de douleur. La batte s’écrasa alors sur son visage. Le premier coup l’assomma. Le second, un peu plus fort, sembla lui faire cracher quelques dents. Le troisième coup, porté sur le crâne, fissura celui-ci comme avait été fissuré celui du joueur de base-ball, puis Murai continua ses attaques, jusqu’à ce que l’homme meurt dans un flot de sang, jusqu’à ce que le pavé devienne écarlate, et même après, il continuait de s’acharner sur le cadavre du vieux clochard.

Sakura traversa la rue. Encore une fois, elle était partie bien tard, et devait se livrer à l’obscurité de la nuit, seulement parée par les lampadaires qui n’offraient qu’une pâle atmosphères aux chaussées désertes. Au loin, elle avait vu du monde bouger. Elle ne comprenait pas ce qu’il se passait, mais ne voulait pas chercher à comprendre. Tout ce qu’elle voulait, c’était rentrer chez elle, où elle dînerait peut être seule, compte tenu de l’heure tardive à laquelle elle allait arriver. La jeune fille marcha sur le trottoir le plus éloigné des silhouettes qui se dessinaient devant elle. Non pas qu’elle ait eu peur, mais elle préférait éviter tout contact avec des inconnus, surtout à cette heure.

Shinji avait finalement cédé à la colère. Il avait accompagné Murai, d’abord à contre cœur, puis prenant plaisir à massacrer un clochard innocent. De toute façon, il était déjà trop tard. La folie s’emparait de lui comme elle s’emparait de Murai, et ce fut lui qui remarqua qu’une jeune fille marchait sur le trottoir, en face d’eux.



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