Help
Home Just In Communities Forums Beta Readers Search
B s . A A A   full 3/4 1/2   E E   Light Dark
Books » Harry Potter » Eclipse
angel's heaven
Author of 38 Stories
Rated: M - French - Drama/Angst - Remus L. - Reviews: 4 - Updated: 12-18-05 - Published: 07-02-05 - id:2465446

Eclipse.

Disclaimer: les personnages ne m'appartiennent pas. Cette histoire contient des allusions à un slash. Si vous n'êtes pas d'accord, ne continuez pas à lire. Sinon, merci beaucoup.

NdT: j'ai volontairement laissé le surnom de Remus en anglais dans la traduction. C'est plus joli.

3-Encouragement.

Trois semaines avaient passé, et Remus ignorait toujours le véritable but de Voldemort. Après sa première rencontre en tant que Mangemort, et après qu'il ait été justement récompensé pour avoir révélé Severus et Draco Malefoy pour ce qu'ils étaient, Remus s'était retrouvé livré à lui-même. Il restait dans sa chambre la plupart du temps. Il travaillait sur un nouveau tableau. Pendant un moment, il avait envisagé de restaurer et de repeindre « Loup solitaire », mais ça lui faisait trop mal. Puis il commença un nouveau tableau qu'il intitula « Abandonné ». Il reflétait beaucoup des sentiments qu'il avait essayé d'annihiler depuis sa désertion.

Il venait juste de mettre la touche finale au sombre portrait quand un craquement net se fit entendre et qu'il fut rejoint dans la chambre par Peter. Son minable petit visage pleurnicheur s'arrêtait de frémir quand il se trouvait en présence de Remus ; c'est comme si il se sentait supérieur à lui. Remus était enclin à penser qu'il l'était.

- Le Seigneur des Ténèbres veut te voir, Moony, dit Peter en insistant particulièrement sur le surnom.

- Appelle-moi encore moi comme ça, et je t'envoie dans l'oubli.

- Je ne p-p-pense pas que tu sois en p-po-position de discuter, dit-il, son bégaiement trahissant un courage affecté.

Il retourna à la porte, mais Remus éclata d'un rire sans joie et le repoussa dans le vestibule.

Remus marchait rapidement, essayant de réprimer la peur qu'il ressentait. Peter lui courait après pour regagner sa fragile position dominante et parvint finalement à conduire Remus dans le bureau de la demeure des Jedusor. Jetant un regard pesant à Remus tandis qu'il entrait dans la pièce, Lord Voldemort était assis dans un fauteuil à côté de la cheminée.

- Vous vouliez me voir, my Lord ? demanda Lupin.

Il se maudit intérieurement pour avoir parlé en premier. Il avait encore beaucoup à apprendre sur la fonction de Mangemort. Voldemort sembla ne prêter aucune attention à cet écart et regarda Remus.

Un long moment passa dans un silence gênant. Remus se sentait à nu. Puis Voldemort parla.

- Tu as attendu patiemment. Tu dois en être récompensé.

- Merci, Maître, répondit-il doucement.

- Mais tu as attendu suffisamment longtemps. Je crois que la nouvelle de ta trahison a dû parvenir à Dumbledore et son Ordre à l'heure qu'il est. Maintenant il est temps pour moi de te montrer ce que j'ai en magasin pour toi.

Remus acquiesça, et quand Voldemort lui désigna une chaise de l'autre côté de la cheminée, il s'avança et vint s'asseoir.

La bouche du Seigneur des Ténèbres s'étira en un sourire quand il remarqua la façon dont Remus s'était assis sur le bord de la chaise comme sur la pointe d'un couteau.

- Ne sois pas effrayé, Remus.

- Je ne suis pas effrayé, répondit-il en regrettant immédiatement.

Le Seigneur des Ténèbres sentait très bien quand les gens mentaient.

- Je crois que je n'ai pas besoin de te rappeler que le mensonge me déplaît plus que tout ?

- Je suis désolé. Je suis effrayé dit-il doucement.

Il baissa la tête en signe de déférence.

- Je ne souhaite pas revenir sur ce sujet. Il y a une raison bien précise pour laquelle je te voulais, Lupin. Je veux que tu complètes mon armée de créatures.

Remus sembla se rendre compte de ce que le mage noir attendait de lui, mais il préféra attendre la fin de son explication. Le Seigneur des Ténèbres ne pouvait certainement pas vouloir dire…

- Oui, Remus. Je veux que tu me donnes une armée de loups-garous. Je veux que tu exploites ton pouvoir de lycanthropie. Je veux que tu sois capable de transformer à volonté, et que ceux que tu créés soient en mesure d'en faire autant.

- Non ! s'exclama Remus sans pouvoir s'en empêcher.

Les yeux de Voldemort se durcirent, et quand il ouvrit la bouche, sa voix était dangereusement calme.

- Non ? Tu refuses ?

- Non, my Lord, c'est juste que… Mes plus profondes excuses.

Lord Voldemort se contenta de regarder Remus qui était aussi penaud qu'il était effrayé. Mais il voulait lui faire faire la seule chose qu'il avait tenté d'éviter durant sa vie -contaminer des innocents avec sa maladie.

Depuis qu'il avait failli tuer Severus à l'école, il avait été particulièrement attentif à propos de la pleine lune. Quand il n'avait pas accès à la potion Tue-Loup, il se barricadait dans une pièce hermétique. Il en ressortait toujours douloureux et couvert de sang, mais au moins les autres avaient été épargnés par sa colère animale. Même après que Severus ait commencé à lui faire de la potion, il s'enfermait toujours dans sa chambre, se dissimulant au regard du monde.

- Tu as l'air de ne pas tenir compte de la nuit où Malefoy t'a trouvé, pensa-t-il misérablement.

- Si je me souviens bien, jeune Lupin, Malefoy t'a trouvé après la pleine lune, dit Voldemort d'une voix forte et froide.

- C'est le cas, Maître.

- Et tu n'avais pas l'air particulièrement reluisant, mon garçon, continua-t-il.

- Je ne l'étais pas, Maître.

- J'imagine que tu sais que nous sommes au courant de tes activités de cette nuit-là.

- Oui, Maître, admit Remus doucement.

- Alors quel est le problème ?

La rage parcourut le corps de Remus. Même si il était passé maître dans le contrôle de ses émotions, elles finissaient toujours par transparaître. Il était à la fois effrayé, déprimé, jubilant, mais le sentiment dominant était une rage aveugle.

- Le problème est que je préfèrerais MOURIR plutôt que d'infecter des êtres humains innocents ! Je refuse de soumettre qui que ce soit d'autre à la douleur et à l'humiliation de cette malédiction ! Faites de moi ce que vous voulez, je m'en moque. Je refuse !

Le monologue de Remus fut interrompu par un Doloris. Il se tordit sous le pouvoir du Seigneur des Ténèbres, hurlant des obscénités et des cris sans nom. C'était sans fin, éternel. La douleur ne cesserait jamais, jamais, jamais…

Elle s'arrêta aussi vite qu'elle avait commencé. Remus tomba sur le sol, attrapant ses genoux alors qu'il se roulait en boule. Il essaya de ne pas pleurer, mais c'était impossible. Des sanglots gutturaux s'échappèrent de sa gorge. Mais ils poussèrent Voldemort à lui jeter un nouveau Doloris. L'immense douleur le traversa à nouveau jusqu'à ce que son esprit se ferme. Le loup en lui s'accrochait à la survie.

Remus cria, et le cri se transforma en un hurlement de loup. La douleur se dissipa et une sensation euphorique tomba sur Remus. Il était guéri.

- Je suis très sérieux, comme tu peux le voir.

- Oui, répondit Lupin d'une voix enrouée.

Il se força à se relever et retourna s'asseoir sur la chaise.

- Je comprends, my Lord.

Voldemort se leva rapidement, passa derrière la chaise de Remus et pointa sa baguette sur la mâchoire de ce dernier.

- Je ne souhaite pas te tuer, mon fils. Tu m'as bien servi ces dernières semaines. Tu as levé le voile sur les deux traîtres qui se trouvaient parmi nous. Je récompense toujours ceux qui me servent bien.

La baguette descendit le long de sa gorge et frôla sa poitrine. Remus ferma les yeux en priant que sa terreur n'apparaisse pas.

- Je sais aussi que ce que je t'ai promis est la seule raison qui fait que tu es à mon service, Remus. Et pour te prouver que je suis vraiment généreux, je vais te faire un cadeau.

La pièce brilla d'une lumière blanche éblouissante. Un souffle tiède la traversa et remit Remus sur pieds. Il était seul à présent, seul dans cette pièce blanche et venteuse, et il était en paix. Dans son esprit, il entendit vaguement une porte s'ouvrir, mais tout était bien trop beau pour ne pas l'ignorer.

La fumée commença à tourbillonner dans la pièce et Remus se sentit attiré au travers d'une porte. Il arriva dans un vestibule qui ressemblait à celui qu'il avait traversé le premier jour et fut tiré par les poignets. Une sensation de félicité traversa son corps et son esprit, le plongeant dans l'euphorie.

- Où est-ce que je vais ? demanda-t-il en se forçant.

- Tu verras, répondit une voix, et ils se mirent à marcher plus vite.

Ils arrivèrent dans une autre pièce, avec des nuances de roses et un parfum de lilas cette fois-ci. Remus sentit la présence s'en aller et il ferma les yeux, l'accablement l'écrasant à nouveau.

- Remus ?

Remus ouvrit les yeux. Là, devant lui, ce n'était pas…était-ce possible ?

- Sirius, souffla-t-il en tombant à genoux.

Sirius Black se tenait devant lui. Il était comme avant, jeune et insouciant. Ses cheveux étaient longs et ses yeux brillaient de gaîté.

- Tu m'as manqué, Moony.

Remus se mit à pleurer silencieusement. Sirius se pencha et le remit debout. Il enveloppa l'homme de ses bras longs et robustes et le serra contre lui. Sirius, plus grand que Remus d'une bonne tête, enfouit son visage dans les cheveux poivre et sel de son ami. Il leva le visage de Remus et déposa un chaste baiser sur ses lèvres.

- Ne pleure pas, Moony, ne pleure pas.

- Sirius », répéta Remus. C'était apparemment le seul mot qu'il était capable de prononcer. » Sirius.

- Oui, Moony, c'est moi. Je suis là, répondit-il en l'embrassant pour faire cesser ses larmes.

- Je pensais que tu étais parti pour toujours.

La voix de Remus avait pris des accents enfantins, pleine d'interrogation et de totale confiance.

- Je suis là, je suis là, répondit Sirius calmement. Je suis là, je suis là.

Des centaines de questions traversèrent l'esprit de Remus. Il y avait tant de choses qu'il voulait lui dire et lui demander, mais une question lui brûlait les lèvres plus que les autres.

- Est-ce que je fais le bon choix, Sirius ?

Sirius recula en tenant toujours Remus, mais suffisamment pour pouvoir le regarder droit dans les yeux.

- J'ai besoin que tu me ramènes, Remus. Toi seul peux faire ça pour moi. Toi seul, dit-il.

Les larmes séchèrent rapidement et une lueur passionnée apparut dans les yeux de Remus.

- Je le ferai ! Je le ferai pour toi, Sirius ! Je le ferai !

- Bien, Moony, bien. Fais-le pour moi, et nous n'aurons plus d'ennuis. Nous pourrons être à nouveau tous les deux, pour toujours, toi et moi ensemble, juste nous deux et personne pour nous causer des problèmes…

Les mots venaient rapidement et maladroitement tandis que Sirius commençait à disparaître. Remus se cramponna désespérément à lui, mais il s'esquiva lentement, laissant Remus seul dans la pièce. Elle avait perdu ses couleurs rosées, et était en fait froide et humide.

L'esprit de Remus était clair à présent.

- Est-ce que…est-ce que je l'ai rêvé ? se demanda-t-il en regardant la pièce.

Voldemort sortit des ténèbres et passa un bras autour de sa taille.

- Pense, mon fils, pense à toutes les possibilités qui t'attendent si tu fais ce que je t'ai demandé.

Remus, qui s'était d'abord tendu au contact de Voldemort, se relaxa un peu.

- Qu'il en soit selon votre volonté, my Lord.

Review this Chapter
Share

Return to Top