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Harry, ou les Malheurs de la Vertu
Author: Niea-chan PM
[Drôle de mélange entre HP et Justine du Marquis de Sade]Harry, devenu orphelin, doit survivre dans le monde cruel qui l'entoure [Yaoi][Lemon à gogo][en cours] Chap 2...UP !
Rated: Fiction M - French - Humor/Romance - Harry P. - Reviews: 21 - Updated: 12-02-07 - Published: 07-05-05
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Harry, ou les Malheurs de la Vertu.

Auteur : Niea

Source : Harry Potter (JK Rowling), et La Nouvelle Justine, ou les Malheurs de la Vertu (Marquis de Sade)

Genre : Yaoi, OOC, Lemon (voire PWP, fort possible), présence de machins qui peuvent rebuter certaines personnes, merci de lire les commentaires.

Couples : Un peu tout le monde X Harry le Prude

Disclaimer : Gniah gniah gniah, les personnages de Harry Potter, y sont pas à moi, ni au voisin, ni aux canards de la rivière en face (qui a dit que je faisais une fixation sur les canards ?), mais à Mme JK Rowling. Elle se fait des kilos de fric dessus, moi rien sur cette fic (à part peut être des insultes) et je me plains pas (à part pour les insultes, ça fait jamais plaisir)

Commentaires : Bon ... Bonbonbon ... Je touche le fond ... Mais là, le très très très fond ... Tout le monde est d'accord la dessus, moi la première. J'aurais presque honte, si je n' étais pas aussi fatiguée ... Bref, c'est après avoir lu (sur mon ordi, 300 pages de word, je les ai senti passer) le bouquin de Mr de Sade, La Nouvelle Justine, que j'ai eu cette idée ... comment dire ... pitoyable ... Mais, j'aime bien écrire des lemons, c'est rigolo, je trouve ... Car oui, ça risque de pas voler très très haut, je tiens à signaler tout de suite. Bref, Harry le Poissard dans le rôle de cette brave Justine à qui il arrive que des malheurs. Je tiens donc à signaler, que cette fic est totalement HS avec le bouquin HP, personne se connaît, personne va a Poudlard, personne essaie de casser la gueule à Harry parce qu'il a pas voulu crever quand Voldemort le voulait. Voilà. Je ne ferais pas non plus de scène cradingues comme Mr Sade en a fait dans son bouquin (scatophilie, zoologie, et autre machin dans le même genre, c est pas trop trop mon truc). Je pense que c'est tout.

Ce que vous verrez probablement dans cette fic : Inceste (ce sera prévenu, je précise), viol (la pôôvre petite chose qu'est Riry dedans va attirer tout les pervers, faut l'excuser, et moi aussi), des lemons en veux tu en voilà, des bêtises à volonté.

Ce que vous ne verrez pas dans cete fic : Zoophilie, Scatophilie (parce que ça, beurk, Sade en abuse un peu trop je trouve), Chang (ou alors empalée sur un pieu dans un jardin en guise de décoration, comme les nains de jardin), pédophilie étant donné que la plupart des perso vont miraculeusement devenir majeurs ou à la limite évoquée, mais je ne pense pas en mettre quoi, fautes d'orthographe vu que j'ai enfin compris comment installer le correcteur d'orthographe automatique d'OpenOffice, comme quoi, il y a des miracles chaque jours.

Voila, z'êtes prévenus, ça risque de (se) sauter dans tout les coins. Avez vous bien lu les commentaires et tout le reste ? Si oui, alors, décidez de votre chemin : celui de la Luxure, du Vice et des Bêtises de l'auteur, ou celui de la petite flèche "Revenir a la page précédente".

Reviews

Onarluca : Merci pour la review! Pour la question 'avec qui finira Harry' je commence à avoir qq vagues idées, mais encore rien de bien précis pour le moment. Je crois que je ne le saurais que qq chaps avant la fin... Comme toujours!

Zick : Mouhéhéhéhé... Pauvre Riry, se faire tripatouiller par tout le monde (c'est ça qu'est drôle!), merci!

Vif d'Or : Et oui, c'est son destin de rencontrer des pervers à croire... Merci de laisser une review même si tu connais déjà le chap, ça fait plaisir ! (mouarf, quand je tape ton nom sur word, le dico automatique insère ça : Vif d'Orthographe, comme quoi, le monde est petit..)

Griffounette : La valà, la valà! Merci!

Saewin : Et le pire, dans tout ça, ce que j'ai des idées mais la flemme pour les taper... Mais finalement, prenant mon courage à deux mains et mon pc sur les genoux (c'est un portable) voilà la suite! Merci pour la review et d'avoir attendu!

Deuxième Infortune : Péché

Dix jours s'étaient achevés depuis que Harry était entré dans l'église. Dix jours que ses parents étaient morts et qu'il avait quitté le couvent de son enfance. Il ouvrit paresseusement les yeux alors que les carillons matinaux annonçaient le réveil des fidèles, ainsi que l'approche de la messe du matin. D'un coup de pied vif, il repoussa sa couverture de lin et, encore vêtu que d'un simple slip blanc, s'agenouilla face à son lit pour réciter une rapide prière.

Une fois cet acte achevé, il se débarbouilla et s'habilla pour ensuite rejoindre les autres occupants de l'église, qui se rassemblaient peu à peu dans la nef. Une place choisie, il s'y installa rapidement, et salua son voisin, qui n'était autre que le jeune novice qui l'avait accueilli dix jours auparavant. Frère Colin, car tel était son nom, l'accueillit avec un sourire chaleureux et lui tendit une vieille Bible reliée, au cuir usé de par ses nombreuses utilisations.

"Bonjour, Harry, chuchota le garçon blond. Comment vas-tu, ce matin ?

"Très bien, je te remercie. La vie ici me rappelle tellement celle au couvent, bien que l'éducation des moines me manque terriblement.

"Ne t'inquiète pas, une toute autre éducation se fait en ces lieux..."

Harry n'eut pas le temps de lui demander la signification de ce ton énigmatique car un moine débutait la messe, exigeant ainsi le silence. C'est vrai, en certains points, il retrouvait les habitudes qu'il avait prises au monastère. Mais certains manques entachaient tout de même cette nouvelle vie : ses parents, le calme de la campagne, Dudley.

Car oui, malgré ses déceptions, il se bornait à croire que son cher cousin délirait au moment de leur séparation. Le gentil Dudley ne pouvait être tel qu'il s'était montré ce jour là. Son inquiétude grandissait quant à l'avenir de son cousin. Était-il d'ailleurs seulement arrivé à la demeure de ses parents, comme il l'envisageait ? À la fois, Harry le craignait et l'espérait. En effet, s'il y était parvenu, qu'allait-il devenir dans cette antre du démon ? Dans le cas contraire, il pouvait lui arriver les pires malheurs s'il se promenait dans la nature. Le monde était doté d'êtres bien cruels, et Harry l'avait constaté par lui-même lors de sa courte excursion dans les rues malfamées de Paris.

Il soupira bruyamment, s'attirant alors des regards courroucés de la part de vieux ecclésiastiques endormis juste devant lui. La présence rassurante de Dudley à ses côtés manquait à Harry. Perdu dans ses sombres pensées, le jeune homme ne remarqua pas la fin de la messe, ni le départ de la plupart des hommes d'églises qui se rendaient au réfectoire. Ce ne fut que quand le Père Quirell vint s'installer à côté de lui sur le banc qu'il s'échappa de ses réflexions. L'homme lui adressa un sourire tendu, avant de poser une main hésitante sur sa cuisse.

"J-j'esp-père que t-tu t'adaptes b-bien à notre église, mon p-petit Harry..."

Harry lui rendit son sourire en guise de réponse et embrassa l'intérieur du bâtiment du regard. Le Père Quirell s'était montré très attentionné et très gentil envers lui depuis qu'il était arrivé ici, attentif à ses besoins et à ses envies. Bien qu'il ait chargé le jeune Colin de lui faire visiter l'ensemble des bâtiments et de lui expliquer le fonctionnement du système de l'église, il se souciait visiblement de son accoutumance aux gens et aux lieux. La main sur sa jambe n'avait pas bougé d'un pouce alors que son visage se tournait de nouveau vers l'homme.

"Je tenais à vous remercier une nouvelle fois, mon père, de m'accueillir ici, alors que je traverse ces moments difficiles..."

Un rictus vint déformer le sourire déjà peu gracieux du religieux, alors que son regard se promenait lentement sur le corps du jeune garçon.

"T-tout le plaisir est p-pour moi, mon enfant, tout le plaisir est pour moi..."

Après un dernier sourire tout aussi charmant que les précédents, Harry le quitta, rompant le contact chèrement établi par son mentor avec sa chair tendre et chaude. Loin de se douter des pensées très peu chrétiennes qui traversèrent l'esprit de l'homme alors qu'il le regardait s'éloigner, Harry sortit du lieu de culte afin de rejoindre le réfectoire, ainsi que les autres moines qui s'y trouvaient déjà.

Il s'attabla aux côtés de Colin, pour qui il s'était pris d'une affection particulière depuis son arrivée. Loin de chercher un remplaçant à son cousin, Harry appréciait la présence rassurante du novice et avait l'impression de s'être trouvé en sa personne un ami sur qui il pouvait compter.

Bien que d'une beauté plus commune que Harry, Colin était tout de même assez attrayant, avec ses mèches de cheveux fins et blonds lui retombant sur le front. L'innocence même semblait avoir élu domicile dans ses grands yeux verts, bordés de cils longs et délicats. Bien que caché sous sa bure de lin beige, son corps mince à la peau blanche était des plus convoités. À maintes reprises, lors de ses rares sorties hors de l'enceinte de l'église, il avait senti le regard envieux des passants, hommes ou femmes, s'arrêter sur son visage qu'ils prenaient le temps de contempler, se retourner sur son passage pour tenter d'imaginer ce qui se dissimulait sous l'épais vêtement. Parfois même dans l'enceinte du bâtiment sacré, il sentait un regard concupiscent se poser sur son corps et le suivre, sans la moindre honte.

Une fois leur collation achevé, les deux garçons se rendirent dans un jardin paisible et pour le moment déserté, dans le but d'y méditer et de contempler la nature. Harry aimait ces moments de calme qu'ils s'offraient de temps à autre, présents dans leurs journées comme une vieille habitude déjà. Il arrivait qu'ils y passent près d'une demi-heure sans échanger un seul mot, pour ensuite quitter ce havre de paix et rejoindre leurs confrères. Mais Colin se montra plus bavard cette fois-ci.

"Le Père Quirell t'aime beaucoup, tu sais, Harry. Il est sans cesse à me demander des nouvelles de toi, si tu t'acclimate bien à ton nouvel environnement, il s'intéresse beaucoup à tes habitudes et à tes déplacements depuis que tu es entré dans notre église. Je crois qu'il s'inquiète beaucoup pour toi.

"Son attitude complaisante me fait chaud au cœur, après le calvaire que j'ai vécu à ma sortie du couvent. Les êtres humains sont tellement cruels que sa dévotion et sa piété me rappellent la bonté de notre Seigneur, et je me dis alors qu'il y a tout de même des êtres charitables sur cette terre de désolation.

"Tu as raison, mon ami, le Père Quirell est un homme hors du commun, et je suis sûr que tu l'apprécieras encore davantage quand il commencera ton éducation. Car oui, je pense qu'il désire faire de toi un novice de notre paroisse, et je serai enchanté de t'avoir pour compagnon !

"Tes paroles me touchent énormément, Colin, et rien ne me ferait plus plaisir que d'accorder ma vie et mon être tout entier à la cause de notre Père à tous ! Je suis certain que le Père Quirell ferait un excellent professeur !"

Dans un excès de joie, Harry, des larmes de bonheur coulant sur ses joues, se jeta dans les bras de Colin et l'enlaça fougueusement. Il était tellement soulagé de trouver sa place dans ce monde, une place dévouée au culte du Dieu unique à qui il allait faire de sa vie un hommage.

Alors que des pensées joyeuses concernant son avenir se bousculaient dans son esprit, Harry ne remarqua point les mains du novice venues se nouer autour de sa taille, ni ses lèvres pulpeuses embrassant tendrement ses joues baignées de larmes. Il reprit vaguement ses esprits quand les lèvres en question prirent possession des siennes, et que la langue chaude de son ami s'insinua dans sa bouche. Ils échangèrent ainsi un rapide baiser, que Harry mis sur le compte du réconfort et de l'amitié, et ils se séparèrent, avec un certain regret pour le blond.

Harry, dans sa candeur la plus parfaite, et malgré sa mésaventure quelques jours plus tôt avec Fudge, l'ancien associé de son défunt père, n'avait pas compris le caractère bien peu amical de ce baiser. Pour lui, c'était uniquement la démonstration de Colin de son amitié et de son affection pour lui, mais absolument rien de sous-entendu. Comment aurait-il pu concevoir d'ailleurs qu'en ce moment même, Colin s'imaginait l'embrassant à nouveau, goûtant une deuxième fois à sa bouche tendre, le forçant à accepter sa langue entre ses deux lèvres roses et charnues ?

Perdu dans ses pensées, le novice ne tenta pas de retenir le brun quand celui-ci se releva, prêt à retourner auprès des autres moines. Sans faire de commentaire sur ce qui venait de se passer, il le suivit à pas lents, admirant les petites mèches brunes qui tombaient sur sa nuque. Ils se rendirent dans la bibliothèque, dans l'intention d'y étudier quelques prières, mais furent arrêtés devant la lourde porte en bois par le Père Quirell, sorti de nulle part.

D'une main tremblante, il caressa les doux cheveux blonds de Colin, et observa Harry quelques secondes en silence, un sourire crispé étirant ses lèvres minces. En si peu de temps, le garçon semblait déjà être en confiance, rassuré dans un élément et des locaux qu'il connaissait bien, y vivant depuis sa plus tendre enfance. Et la patience de l'homme d'église avait des limites bien peu solides.

"Harry, mon enf-fant, une id-dée me trotte dans la t-tête depuis ton arrivée ici...

"Est-celle de me faire intégrer votre ordre, mon Père ? Si c'est en effet celle-ci, Colin m'en a déjà fait part et c'est une joie et un honneur pour moi d'accepter votre offre."

Le sourire de l'homme s'élargit alors que la caresse de sa main sur la chevelure de Colin se faisait plus lente, et plus lascive.

"Ma-magnifique, Harry, je n'osais espérer un tel enthou-thou-thou, un tel emballement."

Malgré lui, Harry ne put s'empêcher de rougir de bonheur, et baissa les yeux sur ses pieds. Devant une telle pudeur, le moine sentit une vague de chaleur honteuse lui traverser le bas-ventre. Voilà dix jours qu'il suivait secrètement le nouveau venu et l'espionnait dans ses moindres faits et gestes. Quelle beauté, quand il se recueillait, les yeux fermés, ses délicates lèvres murmurant une sainte prière ! Même la scène qui s'était déroulée quelques minutes auparavant dans le jardin ne lui avait pas échappé.

Comme il aurait aimé avoir la détermination, la force et le courage de le saisir par le bras pour l'attirer à lui et partager un baiser tout aussi voluptueux que celui qu'il avait échangé avec Colin. Déjà, il se voyait arrachant ses minces vêtements, mettant son corps à nu et aux vues de tous. Ce corps qu'il imaginait élancé et mince, à la peau douce et de la couleur de l'albâtre.

Inconscient de l'effet qu'il produisait sur le prêtre, le jeune Harry leva ses magnifiques yeux vers lui, et, un sourire très doux aux lèvres, s'approcha.

"Mon Père, il y a pourtant une chose que j'aimerais vous demander, avant toute autre, et qui me tient particulièrement à cœur depuis les tragiques évènements qui se sont déroulés dans mon humble existence. Voilà dix jours que je ..."

Ses joues s'empourprèrent et il fixa de nouveau les dalles au sol.

"J'aimerais me confesser."

Pile ce que le moine espérait. Après cela, Harry serait totalement en son pouvoir, tout comme le jeune Colin l'était actuellement. Il adressa à ce dernier un sourire rapide, chargé de sous-entendus, et le garçon, après les avoir salué, s'effaça rapidement, laissant l'homme seul avec Harry. Une main posée sur son épaule, il l'entraîna vers le confessionnal et d'un geste du bras, l'invita à y entrer. Il prit place à son tour dans l'étroite pièce et le convia à débuter l'entretien.

D'une voix hésitante, Harry commença à se confier, à lui dévoiler ce qu'il avait sur le cœur depuis ces dix jours passés à l'église, depuis la mort de ses parents et depuis son renvoi du couvent de Poudlard. Bien vite, devinant la confiance qui s'emparait du garçon, le moine cessa de l'encourager à parler et se contenta de l'écouter, et ce de moins en moins attentivement.

De telles confessions, il en avait tout les jours, et avait depuis maintes années un petit discours déjà tout prêt au frais dans un coin de son crâne, destiné à rassurer les pécheurs. Inutile donc de se préoccuper davantage de ce que lui racontait le garçon. Son regard sondait le grillage qui les séparait, dans l'espoir d'apercevoir une ombre, de capter un mouvement. Si seulement il pouvait se trouver en ce moment même dans le même isoloir que le jeune homme, le serrer contre son cœur et contre son corps, lui exprimer son amour.

Mais, dans un grand effort, il comprima son désir et resta patiemment assis sur son tabouret. De plus, l'arrivée discrète de Colin dans son compartiment l'avait incité à rester immobile et il leva de nouveau les yeux vers le fin treillis. Il discerna alors au travers l'ombre du corps de Harry, tout aussi contraint qu'il l'était. Au même moment, Colin, qui avait repoussé la légère porte derrière lui, s'agenouilla face à son supérieur pour se retrouver en face de son bassin, et repoussa son vêtement en lin vers le haut, jusque ses hanches. Il découvrit alors le sexe du moine, déjà pris d'une impressionnante érection.

Le Père Quirell, qui n'avait même pas baissé les yeux sur lui, l'attrapa d'une main ferme derrière la nuque et l'approcha de sa verge, l'incitant à le prendre sur le champ dans sa bouche. Colin s'exécuta, à peine dérouté par la grosseur du membre. Dans son dos, le discours de Harry lui parvenait faiblement, ce qui excita son désir tout autant que celui de son mentor et il se mit alors à pomper avec force et détermination le sexe qui s'offrait à lui.

Inconscient de la scène qui se déroulait à moins d'un mètre de lui, Harry poursuivait son récit, allant de malheur en malheur, de plus en plus dépité par la poisse qui semblait le poursuivre. Bien qu'un léger bruit de succion plutôt intrigant lui parvenait de temps à autre, il ne se doutait absolument de rien. Comment aurait-il pu seulement imaginer qu'un tel spectacle puisse se dérouler dans une église, un confessionnal qui plus est, avec pour protagonistes un moine, le Supérieur de l'église en question, et son novice, qui ne dépassait pas les vingt ans. Non, Harry n'aurait jamais pu imaginer une telle horreur.

Et pourtant, presque aux yeux de tous, Colin poursuivait son va-et-vient, de temps à autre encouragé par la pression de la paume chaude de l'homme sur sa nuque. Ce n'était bien sûr pas la première fois que ce genre de scènes se déroulait dans le lieu saint, bien au contraire, le Père Quirell semblait même prendre un malin plaisir à les provoquer en présence des êtres les plus faibles et les plus démunis : enfants de tout âges, parfois même accompagnés de leurs mères, les plus pieux des représentants du troisième âge venus pour la prière quotidienne, entre le marché et la sieste. Sa jouissance s'en trouvait alors redoublée.

Mais avec le jeune Harry. Il n'avait jamais ressenti quelque chose de comparable. Le savoir aussi proche de son corps, tout en étant enfoncé dans la gorge chaude de Colin, le mettait dans un état d'excitation qu'il n'avait jamais connu jusque là. Comme il aurait voulu le posséder en cet instant, laisser courir son souffle et ses doigts sur sa peau fraiche. Au bord de l'extase, il repoussa doucement le garçon à ses pieds et lui fit signe de se lever, et de se positionner dos à lui. Dans l'autre compartiment, Harry poursuivait inlassablement.

Des deux mains, dont il parvenait à peine à contenir les tremblements, le Père Quirell souleva le vêtement, et de ce fait, dévoila les fesses de Colin, qu'il attira vers son bassin. Le jeune homme ne laissa pas échapper un gémissement alors qu'il s'enfonçait lentement en lui, les mains agrippées à ses hanches, les lèvres serrées. Il le pénétra sans effort, Colin, après une première expérience douloureuse dans le confessionnal, ayant appris à se préparer seul et rapidement. Il entama aussitôt un lent mouvement de va-et-vient, de nouveau attentif au son de la voix de Harry.

Celui-ci, étant presque parvenu à la fin de son récit, remuait doucement sur le banc. Même si aucun son ne lui parvenait de la cabine adjacente, le silence prolongé du moine le mettait quelque peu mal à l'aise. Il ne doutait point de l'attention que celui-ci portait à ses paroles, mais il avait déjà eu la mauvaise surprise par le passé de retrouver son confesseur profondément endormi de l'autre côté du grillage à la fin de la séance. Mais il fut rassuré quand un profond soupir parvint à ses oreilles, ne reconnaissant point là le soupir que pourrait pousser un homme endormi. Et il poursuivit.

Le Père Quirell s'était quasiment levé de son banc, et, à la vue de Colin, ses mains recouvrant sa bouche pour éviter qu'un éventuel cri n'en sorte, qui s'empalait de plus en plus profondément sur son sexe, il sentit la jouissance monter en lui, de plus en plus vite, et il sut qu'il n'allait pas tarder à jouir. Il jeta un rapide coup d'œil à l'ombre de Harry, au travers du grillage, et s'enfonça une dernière fois dans le corps du garçon, avant de se décharger en lui en un long cri muet. Les deux amants à bout de souffle s'écroulèrent sur le banc tandis que le moine se retirait du corps sans force de son novice, qu'il allongea à ses côtés, la tête posée sur sa cuisse. Un sourire satisfait aux lèvres, sa main alla se perdre dans les mèches blondes de son jeune amant, tandis que Harry arrivait au terme de sa confession.

"L'absolution vous est accordée, mon enfant. Vous pouvez aller en paix."

Rassuré, Harry sortit de l'étouffante cabine, enfin libéré du poids qu'il avait sur le cœur depuis les dix derniers jours. Ne voyant pas le moine sortir à son tour, Harry s'approcha de la porte et posa la main sur la poignée.

"Mon Père ?

"Tout va bien, mon petit Harry, tu peux retourner à tes activités. Je vais rester méditer ici encore un peu."

Harry acquiesça, et s'éloigna innocemment du couple débauché, encore affalé sur le banc et couvert de sueur et de sperme suite à leurs ébats. Le sourire de Quirell s'était encore élargi suite au départ du jeune homme et sa main reposait paisiblement dans l'épaisse chevelure de Colin, à demi assoupi. Plus que jamais, le Père Quirell était décidé de faire sien le jeune Harry, et ce par tout les moyens.

À SUIVRE.

Bon, je l'avoue, j'ai honte de mon activité quasi-légume sur ces derniers temps, et je ne trouve pas d'excuses assez potables pour me justifier (la fac, les exams, le taff... me suis mise à WoW en plus, pour ne rien arranger...). Bref, mille excuses dans toutes les langues que je connais (oui, ça ne fait pas grand chose au final) pour ce retard, j'espère qu'un soudaine vague créatrice prendra possession de mon petit cerveau chétif et pondra qq chapitres d'avance, mais j'en doute. Mais je peux toujours croire au miracle, ça coûte rien.

En tout cas s'il y a d'autres wowistes dans mes rares lecteurs, signalez-le moi, histoire de venir me foutre des coups de pompes dans le train via le jeu pour me faire avancer! Merci!

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