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Espérer pour rien.
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Disclaimer: je possède très peu.
NdA: c'est ma tentative de douceur dans cette fic (baisse la tête). Je sais, je sais…
NdT: en attendant que Eleonora1 ait updaté sa fic, je dois suspendre sa traduction ici. Désolée... Mais ce n'est que provisoire, rassurez-vous.
Espérer pour rien.
L'aimer.
3 mois, 1 semaine.
Le temps était passé, comme ça arrivait souvent. Tout juste quelques jours plus tôt, une fille de sixième année de Serdaigle avait finalement remarqué que le renflement sur la taille de Remus n'était pas la conséquence d'un quelconque grossissement de sa part. Après que la fille, timide mais certaine de son constat, ait ouvertement félicité un Remus très surpris dans le couloir, la rumeur s'était répandue comme une traînée de poudre. C'est pourquoi au dîner du soir suivant Dumbledore annonça que oui, le professeur Rogue et monsieur Lupin attendaient en effet un enfant, et depuis lors tout le monde n'avait eu de cesse de les féliciter. Ou plutôt de féliciter Remus et lancer à Severus des regards étranges, mais c'était le geste qui comptait.
Quoi qu'il en soit, trois mois et une semaine après la nuit horrifiante qui avait changé leurs vies une bonne fois pour toutes, Remus et Severus se trouvaient dans une pièce bien particulière de leurs quartiers partagés. Elle se trouvait entre leurs chambres et pour le moment, il n'y avait pas du tout de meubles dans la pièce, seulement les murs de pierre nue.
- Je ne comprends toujours pas pourquoi tu voulais déjà commencer à décorer la nursery », dit sèchement Severus. »Je veux dire, il reste encore presque six mois avant que le bébé ne naisse ! Quelle raison avons-nous de nous dépêcher ? Tu as simplement le temps de changer une dizaine de fois d'avis avant la naissance.
Remus le fixa du regard.
- C'est évident que tu ne comprends rien », se fâcha-t-il. » Bien sûr que je veux que la nursery soit prête en avance ! C'est là que va vivre notre enfant ! C'est vraiment important, Severus, ça l'est au moins pour moi. J'aime notre enfant, et je veux seulement le meilleur pour notre bébé ». Posant ses mains sur son ventre légèrement arrondi, il regarda Severus avec des yeux voilés par les larmes. » Tu n'aimes pas notre enfant aussi ? »gémit-il. » Ou ne m'aimes-tu simplement pas ?
Severus résista héroïquement à l'envie de lever les yeux au plafond. Non seulement ça aurait été incroyablement impoli, mais il doutait de sortir vainqueur si il commençait à se battre avec son amant déséquilibré hormonalement. Remus était dangereux durant ses changements d'humeur, comme il l'avait souvent et douloureusement pu le remarquer.
Alors au lieu de rouler des yeux, il se contenta de prendre le loup-garou dans ses bras.
- Bien sûr que j'aime notre enfant », dit-il, » et bien sûr que je t'aime aussi. Mais essaie de me comprendre, Remus. Le bébé n'est pas en moi ; donc je ne peux pas avoir le même lien avec lui ou elle que celui que tu partages avec lui. Pour toi, c'est une réalité quotidienne que, dans quelque temps, il y aura une troisième personne ici. Pourtant, moi j'ai à peine plus que de simples promesses et des allusions à ça. Je n'ai pas vraiment de preuves. C'est pour ça que ça m'est un peu difficile de voir la nécessité de décorer la nursery.
Remus renifla et le regarda à nouveau.
- Ça doit être la pire excuse que j'aie jamais entendue », murmura-t-il. Ensuite, il étreignit simplement Severus et retourna son attention à ce qu'elle était, à savoir la nursery vide. » Je crois que jaune très clair sera la meilleure couleur pour les murs », dit-il. » Qu'en penses-tu ?
Severus haussa les épaules.
- J'aurais dit simplement blanc, mais je te laisserai décider », fit-il. « Du moment que ce n'est pas rose, tu peux choisir ce que tu veux. Pourtant », ajouta-t-il fermement quand il remarqua une lueur un peu espiègle dans les yeux de Remus, « je ne supporterai pas la moindre licorne, le moindre canard, nounours, ou n'importe quelle autre créature sur les papiers peints. Pas le moindre, ou je peins entièrement la chambre en noir et je la laisse comme ça. Tu me comprends ?
- Bien entendu », fit Remus d'un air penaud. « Je n'y ai même jamais pensé.
Le loup-garou avait cédé trop facilement, et Severus le savait. Il devrait payer ça plus tard, mais il s'y était déjà préparé. Rien n'était gratuit, spécialement si vous étiez en relation avec Remus Lupin. Severus ne savait pas si c'était les hormones ou un trait naturel, mais le loup-garou pouvait se montrer encore plus sournois que n'importe quel Serpentard si il le voulait. Le Maître des Potions s'était toujours cru le maître dans l'art de jouer sur la culpabilité et le sens du devoir des gens, mais il avait été forcé de revenir sur sa décision. Quelques larmes et des paroles accusatrices, et Remus pouvait lui faire faire n'importe quoi par culpabilité. Lui, le directeur de Serpentard, l'invincible !
Et bien sûr, Albus l'avait remarqué. Le vieux chauve ne lui laissait pas un moment de répit, le taquinant tout le temps à ce propos, au contraire. Enfin…tous les autres avaient gardé le silence jusque ici. Severus pouvait seulement se demander combien de temps ça durerait. Bientôt même les élèves perdraient tout le respect qu'ils avaient pour lui, et commenceraient à le taquiner là-dessus aussi !
…en fait, c'était vraiment très peu probable. Ils avaient bien trop peur de lui pour faire une chose pareille. Mais une fois encore, il ne pouvait pas le savoir, n'est-ce pas ?
Il laissa donc Remus jouer avec ses plans et se rendit à son bureau. Il avait une pile de copies à noter ainsi que quelques cours à préparer. D'un autre côté, il avait le sentiment que Remus préférerait gérer toute cette organisation et y penser en paix. Il ne serait qu'un intrus.
C'est pourquoi l'heure suivante trouva Severus dans son bureau, la pile de copies notées s'élevant progressivement. Il était si concentré sur son travail qu'il ne remarqua même pas des pas silencieux s'approcher. Puis quelqu'un enroula ses bras autour de ses épaules, le faisant sursauter. Quand il se retourna, il vit qu'il était accueilli par un loup-garou enceint et très joyeux.
- Mon cher, cher Severus », dit Remus dans un sourire. » N'es-tu pas supposé être sur tes gardes tout le temps ?
- Pas dans mes propres quartiers », répondit Severus. »Ici je m'attends à être vraiment en sécurité ». Levant un sourcil, il ajouta. » Bien entendu, je ne m'attendais pas à être attaqué par un loup-garou ici.
Remus se mit simplement à rire.
- Je t'aime comme ça », fit-il doucement. »Humain, je veux dire. Libre. En public, tu es toujours si maître de toi. Je crois que si ton visage était paralysé, personne ne verrait la différence à moins que tu n'aies à parler.
- Je dois être comme ça », répondit le Maître de Potions.
Remus n'avait toujours pas retiré ses bras de ses épaules, et Severus trouva qu'il aimait cette sensation. C'était plutôt agréable, en fait.
- Oui, à cause de ton espionnage et tout ça », fit Remus, s'agenouillant à présent à côté de la chaise. « Je crois pourtant que tout le travail et aucun jeu font de Severus un garçon ennuyeux.
Le Serpentard leva une nouvelle fois un sourcil.
- As-tu des suggestions pour corriger ça ?
Au même moment, Remus se pencha, l'embrassant sur la joue.
- Attrape-moi ! » s'exclama le loup-garou avant de se ruer hors de la pièce.
Secouant la tête, Severus le suivit.
Comme il pouvait s'y attendre étant donné leurs quartiers relativement petits, il trouva bientôt Remus. Ce n'était pas comme si il avait dû chercher, de toute façon. Le loup-garou se tenait au milieu du salon, souriant. S'approchant de lui, Severus marmonna « Attrapé », puis il l'embrassa.
Remus gémit un peu et commença à répondre à son baiser, drapant ses bras autour de la taille mince de l'autre sorcier, la bosse causée par le bébé entre eux. Severus aussi passa ses bras autour de l'autre homme, bien qu'une de ses mains se mît bientôt à errer jusqu'aux cheveux sable et gris. Son autre main descendit un peu, se posant en bas du dos de Remus.
Remus ne fit pourtant aucun de ces gestes. Il agrippa le poignet de Severus d'un air déterminé et le fit glisser autour de sa cuisse jusqu'à l'avant. Là, sous le renflement du ventre de l'homme enceint, Severus trouva un autre renflement. C'était agréable, oui, mais surprenant. Il rompit le baiser et éloigna sa main de la prise de Remus, essayant de rassembler ses pensées.
- Tu ne me désires pas ? »demanda doucement le loup-garou.
Les yeux ambrés avaient l'air surpris.
- Es-tu sûr de ça ? » demanda gentiment Severus. « Ne te méprends pas. Je te désire. Le fait que tu sois enceint te rend seulement encore plus magnifique à mes yeux. Malgré tout, je ne veux te mettre la pression en rien. Si tu n'es ne serait-ce qu'un peu incertain pour continuer, je m'arrêterai.
Pourtant Remus lui lança un regard rempli d'amour.
- Non, Severus », dit-il ,» ne t'arrête pas. Mon loup te fait totalement confiance, et je pourrais à peine faire autrement. De quelqu'un d'autre, je ne le supporterais pas, mais je n'aurais pas peur de toi. Jamais.
Là-dessus, Severus se pencha et déposa un autre baiser sur les lèvres de Remus. Bientôt la chaleur augmenta, et ils commencèrent à s'arracher mutuellement leurs vêtements. Severus ouvrant le chemin, ils atterrirent finalement dans la chambre du Maître de Potions, où ils s'effondrèrent sur le lit.
…Et à partir de là, les choses progressèrent plutôt rapidement.
Prochain chapitre:
Les choses ne se passent jamais aussi régulièrement que Severus le souhaiterait.
Note de la traductrice: l'auteur ayant perdu les chapitres écrits, cette fic est suspendue pour une durée indéterminée.