|
|
| Home Just In Communities Forums Beta Readers Dictionary Search | Login Register Extras |
Matin Raté
Un réveil qui n'sonne pas
Un rêve qui s'en va déjà
Accoudé au comptoir de bois, une tasse fumante de café calée au creux de ses mains, l'homme rêvassait, le visage dénudé d'expression et le regard raccroché au vide. Cela faisait bientôt une semaine qu'ils étaient arrivés à Ôto, le Pays dit et voulu Parfait. Cela faisait quelques mois, qu'ils voyageaient ainsi de mondes en mondes pour réaliser leurs Souhaits respectifs.
" Onegai desu ! Sakura o tasukete kudasai ! "
" Je souhaite retourner d'où je viens… "
" Je souhaite ne jamais retourner d'où je viens. "
Il était encore très tôt ; les premières heures du jour s'étaient à peine écoulées. L'homme jeta un coup d'œil désintéressé, comme par réflexe, à l'unique horloge du lieu, qui faisait son travail avec le plus grand des sérieux.
3h57.
Il retourna à sa rêverie. Il était d'ailleurs bien trop tôt à son goût. En général, c'est vrai, il dormait déjà très peu, cela datait de son enfance. Seulement, dans le cas présent, cela ressemblait plus à de l'insomnie qu'à une mauvaise habitude, et il savait qu'il ne dormirait plus de toute cette nuit. Mais il se dit que, bah, ça arrivait. Le Sommeil avait purement et simplement décidé de le bannir de sa liste d'invités.
Il était seul dans cette pièce qu'il observait sans grande attention. Il songea, envieux, à ses compagnons qui étaient profondément endormis, à peine un étage plus haut. Il aurait aimé ne serait-ce que ressentir la fatigue.
Pas d'bisou à mon front
Pas d' "Bonjour", ce doux son
Il prit une gorgée, brisant un bref instant sa concentration sur le rien du tout. Il se demandait combien de temps s'était écoulé dans son monde. Si Ashura-Ô était encore scellé dans son sommeil, et si c'était le cas, il ignorait définitivement sa chance. Comment Chii allait.
Un café trop fort
Le froid mord mon corps
Même vêtu légèrement, il ne sentait pas les froids embrassements d'un courant d'air joueur qui s'était infiltré dans la maison, dansant, léger, avec ses cheveux : Les années vécues dans le froid déchirant de Seresu ne s'effaçaient pas, et ce souvenir le conditionnait pour lui faire ignorer tout bonnement les légers frissons qui parcouraient sa nuque sous les caresses furtives du vent.
Seresu.
Le nom de son pays s'encra dans son esprit et son regard baissa de quelques crans vers le sol. Il se disait que, quelque part, au final, ne pas avoir d'ami ou de parent cher à son cœur dans son monde lui allait, et surtout l'arrangeait. Car c'était indéniablement ce détail qui l'avait aidé à se faire à l'idée de quitter tout ce qu'il avait, et à le faire aussi rapidement.
Menteur.
C'est vrai. Il mentait. Il y avait quelqu'un de cher à son cœur. Il y avait Chii. Il se redressa, chassant ses pensées. Pas la peine d'en rajouter, il avait assez fait et donné dans les remords, la désolation ou les regrets. Il n'avait pas tué Chii, ni abandonnée sans aucun recours. Simplement, il lui avait confié une mission, et qui plus est Chii avait les moyens de le contacter ainsi que de se défendre. Enfin, quoi qu'il en dise, la petite voix dans sa tête ne se tairait pas. Pas vrai ?
Les mouvements dans la rue
L'envie de rien qui prend le dessus
Il apposa ses bras sur le comptoir, et fixa son regard sur sa tasse, observant le mouvement léger et incertain du liquide qui s'y trouvait. Il n'aimait pas ce genre de matins. Ceux où il restait, durant de longues minutes, avec le silence pour seul compagnon, le vide pour seul reflet, affrontant sans armes efficace ses pensées, et attendant calmement le réveil d'un de ses compagnons.
L'absence, le vide
D'un être cher, d'une caresse furtive
A la réflexion, il n'aimait pas les matinées, tout simplement. Il ne les avait jamais aimées. A Seresu, la vie prenait son cours et ses affluences toujours très tôt, et ne s'arrêtait que très tard, voire pas du tout, selon les périodes. Jeune, il n'avait pas échappé à ce concept de vie. A présent, le souvenir des longues et interminables matinées d'entraînement au combat ou à la magie avortait son peu d'attirance restant pour cette partie de la journée.
Dans la tête, les croissants
Dans le bide, le néant
Un bruit attira soudain son attention, lui faisant tourner la tête. Il regarda dans la direction d'où le son avait été émit, cherchant du regard ce qui pouvait en être la cause, reposant doucement sa tasse. Il aperçut une ombre furtive. Entendit un miaulement surpris. Un simple chat. Il sourit à cette constatation, et se redressa, contourna le comptoir, s'accroupit près du mur puis tendit la main vers la petite boule de poil, qu'il distinguait plus ou moins bien dans la pénombre. Il prit un ton rassurant, lui souriant doucement.
- Konnichi wa !...
S'approchant lentement, la démarche hésitante et incertaine, l'animal vint renifler la main qui lui était présenté. Fye eut un sourire léger, attendri. L'animal avait une jolie fourrure pâle, et d'immenses moustaches blanches qui touchaient presque le sol. D'immenses yeux inquiets et surpris.
- T'es mignon, le neko.
La boule de poil releva alors sur le magicien un regard qu'il crut percevoir comme…amusé ?
Il n'eut pas le temps de remarquer les nuances rouge sang qui brillaient, malsaines, dans l'iris de l'animal que celui-ci bondit sur ses pattes et lui sauta au visage, lui lacérant la joue. Fermant un œil sous la douleur, le magicien recula vivement, et, se remettant de sa surprise, repoussa le démon d'un revers de bras. Grognant sauvagement, la créature planta ses crocs dans la main de l'homme, se débattant.
L'être avait, pour sa taille, une grand force, doublée d'une violence digne de Kurogane. Il devait être de niveau E…E3, ou 4, à priori.
L'animal émit un grognement sourd lorsque le magicien l'envoya d'un coup de bras contre le mur voisin. Le démon se hérissa de manière voulue effrayante, feula, et tout son corps de tordit dans une lente mutation, griffes et crocs se déployant à même titre que sa taille. Le magicien observa la scène, un sourire naissant bien vite avorté par la blessure fraîche à son visage. Ca lui apprendra à baisser sa garde…Et à juger sur l'apparence. Il s'agissait d'un démon de niveau B3. De plus, il aurait du s'en douter : Les démons de niveaux inférieurs à B ne peuvent pas entrer dans les demeures. Néanmoins, la bête ne put atteindre sa cible, tranchée en plein bond par un coup de lame expert. Lame qui se brisa en rencontrant la texture dure et rugueuse du corps pour la seconde fois, ressortant de celui-ci. Le bout de lame ricocha et alla se planter dans le sol avec un " tchac " sonore.
Bref, un matin raté
Un matin sans toi à mes côtés
Le magicien releva les yeux vers la source du coup, et resta sans bouger, trop surpris par la vitesse d'enchaînement de ces sept dernières minutes pour réagir.
- Bordel, je le savais qu'elle valait rien ta foutue lame !
Le ninja se retourna vers le magicien, l'air énervé.
- Hoi, teme ! Prochaine fois que tu gères les armes pour nous, j'te…
Le magicien cligna des yeux, franchement étonné, tandis que le ninja remarquait les traînées de sang qui se frayaient un chemin vers le cou ou la main du magicien.
- Mais qu'est-ce que t'as foutu, imbécile ? Tu peux même pas éviter une attaque minable d'un démon tout pourri ?
- Baah…C'était un neko…
Le ninja fronça les sourcils, exaspéré par la béatitude apparente du magicien, et l'explication bidon qu'il lui sortait.
- J'comprends rien ! C'est quoi ton histoire de chat ?
Le magicien eut un sourire gêné, avorté à nouveau par la plaie. Il regarda l'homme, l'air mi-étonné, mi-désolé.
- Kurogane…Qu'est-ce que tu fais là ?
- J'suis rentré trop tard de ma ronde, j'ai préféré ne pas dormir du t…
Le ninja se coupa dans sa phrase, fronçant les sourcils d'un air suspicieux.
- " Kurogane " ?
- Oui, ça c'est ton nom…
- Je sais, te fous pas de moi !
Pas Kurorin ? Pas Kuro-wan ? Kuro-wouf, Kuro-pan, Kuropyon, Kukunene, Kuro-puu ou encore Ku-ku-chan ? Wow. Le magicien était-il si choqué qu'il en oubliait ses vannes pourries ?... Mieux valait ne pas nourrir trop d'espoirs. Ils s'avéreraient à coup sûr vains et stupides.
- Tu t'es pris un coup à la tête, ou bien...?
Le magicien secoua doucement la tête, retenant un sourire, puis s'affaissa à ramasser les chaises tombées et autres débris.
- Hoi, teme ! Qu'est-ce que tu fous ?
- …On dirait bien qu'on ne va pas pouvoir ouvrir, aujourd'hui. Sakura-chan va être déçue.
Hoi, teme. Tu fous quoi, là ? Ca te viendrais pas à l'idée de te soigner ? C'est plus important, le ménage ? Idiot !
…Tu recommences, Fye. Tu prends de nouveau tes masques, tu joues une attitude. Tu feins, et tu le fais très mal. Limite, je me demande si tu ne fais pas exprès. C'est quoi, ton baratin ? Un appel à l'aide ? Si c'est le cas, fait-le bien, au moins ! Pas à moitié. Comment veux-tu qu'on sache la part de vrai et celle de déconne dans ton jeu ? Comment veux-tu qu'on ne s'inquiète pas pour toi, après ? Comment veux-tu qu'on sache comment réagir ? Je te comprends pas.
…Bordel. Ce que ça peut m'énerver.
Enervé, le ninja saisit l'homme par le bras et l'entraîna jusqu'à la cuisine. Le magicien se laissa faire, amusé par la découverte de ce nouveau moyen de transport fort inhabituel.
- Baah, Kurorin, qu'est-ce que tu ?...
- Urusei, baka ! Tu te poses là et tu bouges pas, pigé ?
Le magicien retint avec difficulté un large sourire et répondit d'un ton joyeux, s'asseyant sur une chaise :
- D'accord, Kuro-wan !
Le ninja revient, une trousse à la main qu'il jeta à moitié sur la table où s'il appuya. Il attrapa un morceau de coton et la bouteille de désinfectant, que de colère il renversa à moitié en l'appliquant sur la matière ouatée. Il saisit de manière peu délicate la main du magicien sur laquelle il appuya le coton, soignant la plaie.
- Kuro-puu, ça…
- Si ça fait mal, tu te tais et tu subis en silence, pauvre idiot !
Le magicien eut l'air embêté et, assez étrangement pour le ninja, obéit à cet ordre. Le silence suivant permit au ninja de se calmer, tant son humeur que dans ses gestes. Moins brute, il était de suite plus sympathique, remarqua le magicien. Enfin, ça il l'avait compris il y avait longtemps déjà. Il le savait, et d'une certaine manière, le découvrait, à cet instant, profondément gentil et dévoué.
- Neeeh, Kuro-waaan…
- Recommences pas.
Le magicien eut l'air étonné, se demandant comment il devait interpréter cela. Mais déjà, le ninja reprenait, répondant à sa question silencieuse :
- Prends pas tes faux sourires et ton air enjoué avec moi, ça me gave ! J'supporte pas ta voix. Fais l'idiot devant les gamins si ça te chante mais pas avec moi, compris ?
- …Wakatta.
Le ninja eut un grognement énervé et marmonna un " j'espère bien " exaspéré. Comme si ça allait durer…
- Ano ne, Kurogane.
Le ninja releva la tête. Pas de mimiques stupides. Pas de sourire énervant de fausseté. Pas d'air triomphant de celui qui allait sortir sa meilleure des plus pourries des blagues. Juste un regard franc, et quelque part, curieux. Juste une voix sincère, qu'il découvrait, ou plutôt, redécouvrait. Bah…Pour la peine, il l'écouterait. Il baissa les yeux sur la plaie qu'il soignait, comme une réponse positive à l'interrogation du magicien. " Oui, quoi ? "
- Merci d'être intervenu.
Le ninja fronça les sourcils dans une expression énervée. Eh, merde. Qu'il ne parte pas dans ce genre de discours, parce que…
1. Ca le gavait.
2. Ca serait, pour le ninja, un trop grand risque de se vendre.
Il émit un grognement sourd, et répondit d'une voix un peu malhabile, qu'il voulu menaçante.
- Rêves pas, idiot ! J'ai juste entendu du grabuge et j'me suis uniquement ramené pour le démon ! Que parce que je m'emmerdais, c'est compris ?
Le magicien eut un bref instant de silence, puis eut un large sourire franc qu'il ne put retenir, même malgré la douleur. Kurogane était maladroit.
- Oui, c'est compris !...
Fronçant les sourcils, le ninja retira le coton et banda la main du magicien, se maudissant lui-même. Ilvenait de fairepile l'inverse de ce qu'il voulait (c'est à dire, ne surtout pas se trahir). Laissant de côté son agacement, il eut un sourire amusé et quelque peu ironique en remarquant que pour une fois, le ton enjoué du magicien ne lui vrillait pas les tympans. Il attrapa ce qu'il restait de coton et l'imbiba de désinfectant, puis saisit le visage du magicien dans sa main, regardant l'état de sa joue.
- Bon sang, mais quel idiot tu fais…
Fye eut l'air désolé. Vrai qu'il n'avait pas été très malin sur ce coup-là.
Le ninja appuya le désinfectant contre la plaie, le plus doucement qu'il pouvait. C'est à dire d'un coup, frottant la plaie pour enlever les saletés incrustées dedans. Le magicien ferma un œil sur le coup, fronçant les sourcils.
- Kurogane, tu me fais mal…
- Fais le toi-même si ça te plais pas !
Le ninja fronça les sourcils, énervé. Oui, il n'était pas doué, et alors ?
- Baah…Je ne préfère pas : je suis encore moins doué que toi, tu sais.
Le ninja observa le magicien, plantant son regard dans le sien. Il fallait qu'il arrête de lire dans ses pensées. Fallait vraiment qu'il arrête, sinon il aurait à reconnaître qu'il avait des points communs avec l'autre ahuri. Et ça, plutôt crever.
- Hoi, teme.
Le magicien prit un air sincèrement désolé et leva rapidement les mains devant lui.
- J'ai rien dis ! Continue, t'es très doué !
- C'est pas de ça que je voulais te parler, baka !
Le magicien resta silencieux, attendant la suite. L'homme en face de lui baissa les yeux vers la plaie qu'il nettoya avec soudain plus de "douceur", et fronça les sourcils.
- Faut pas croire que je t'engueule à chaque fois que je râle…Mais t'as le don pour m'énerver…
- C'est très encourageant.
- Laisse-moi terminer, teme !
Kurogane prit un nouveau morceau de coton et continua sa tâche, reprenant :
- T'as le droit d'avoir des mauvais moments, comme le gamin ou Sakura. C'est pas parce que j'en râle que c'est une généralité. Alors quand t'abordes tes sourires à la con et tes faux airs, que tu te la joues bonne humeur et blagues vaseuses…Ca m'énerve plus que tout…Râle ou chiale si t'en as besoin mais me saoule plus avec tes faux semblants !
Ne me montre pas tes différents masques, n'en use pas pour me faire face, car c'est toi que je veux connaître, voir et observer. C'est à toi que je veux parler. C'est toi que je veux découvrir. Toi, le magicien qui a du fuir son monde et qui ne parle jamais de lui ni de son passé, toi qui offre ton aide sans hésiter et peu importe les risques encourus, toi qui positive même lorsque tu es confronté à ta propre mort. Toi qui nous mens même en sachant qu'on voit plus que clairement à travers ton jeu, juste pour préserver ce semblant de normalité. D'égalité. D'humanité. Fye. Pas Fye-chan. Pas l'ahuri. Pas l'idiot. Pas le blondinet, pas l'autre enfoiré. Juste toi. Juste Fye.
Oui. C'était lui, qu'il voulait connaître.
Fye resta silencieux à ce court monologue si soudain et tellement franc, et ce même malgré la maladresse de son propriétaire à le mettre en mot. Alors, lorsque le ninja releva la tête, ce fut sur un regard doux qu'il soutint, un visage souriant et l'air franchement reconnaissant du magicien, sur lequel il s'attarda quelques instants.
- Merci, Kurogane. Maintenant, je suis vraiment content.
- …Me souris pas comme ça, abruti…
Terminant sa tâche, le ninja appliqua un pansement contre la plaie soignée, y concentrant son regard, ignorant la voix dans sa tête qui s'étonnait comme quoi Fye avait finalement été capable de prononcer son nom correctement, et ce pour la seconde fois en moins de dix minutes.
- Voilà…Maintenant, quand on t'attaques, sois gentil et répliques, id…
Le ninja avorta sa phrase de lui-même alors que le magicien enserrait ses épaules de ses bras. Comme ça, sans un mot. Sans prévenir. Sans s'expliquer. Remarque, était-ce nécessaire ?
- …N'en fais pas trop, Fye.
Le magicien eut un sourire amusé alors que, contrastant avec ses paroles, le ninja appuya sa main contre sa hanche. Pas une étreinte. Pas non plus un rejet. Un effort. L'acceptation. Les étreintes et les regards, les mots s'il en fallait, viendraient plus tard. Par la suite, petit à petit. Lentement. Progressivement.
- C'est pire que de feindre ?
- Définitivement.
Le ninja eut un soupir exaspéré, et appuya son front contre l'épaule face à son regard, fermant les yeux.
- Mais c'est mieux, malgré tout. Parce que c'est vraiment toi.
Fye sourit. Oui, c'était mieux ainsi.
Plusieurs minutes défilèrent. Lorsque finalement Mokona entra comme un ouragan dans la pièce, Kurogane rangeait déjà la boîte de soins et Fye débarrassait le sol des derniers débris qui sévissaient encore là.
La boule de poil oublia son " Ohayuuuun " et observa. Les débris. L'état de Fye. Kurogane. Et puis, il tilta.
- Waaaaaaah ! Kurorin est violent ! Kurorin a frappé Fye ! Shaolan, Sakura ! Vite !
- Tu vas la fermer, teme ? J'ai rien fais à l'autre ahuri !
- Menteur ! Kurorin frappe et mens ! Fye ! Fye, ça va ? Puuuuun !
Le magicien, amusé, prit un air tragique et serra la boule de poil dans ses bras.
- Kurorin est très violent ! J'ai beaucoup souffert ! Kuro-wan-wan m'a mordu !
C'est sur des éclats de rire, cris, insultes et autres "BAM", "PAF" et "Aiiie, Kurorin est violent ! " que la journée poursuivit son chemin.
Un réveil qui n'sonne pas
Un rêve qui s'en va déjà
Pas d'bisou à mon front
Pas d' "Bonjour", ce doux son
Un café trop fort
Le froid mord mon corps
Les mouvements dans la rue
L'envie de rien qui prend le dessus
L'absence, le vide
D'un être cher, d'une caresse furtive
Dans la tête, les croissants
Dans le bide, le néant
Bref, un matin raté
Un matin sans toi à mes côtés
Mais il nous reste toute la journée
Mais il nous reste toute la journée…