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Author of 43 Stories |
… Vous voulez me tuer ? Me découper en petits morceaux ? Me faire cuire à feu doux ? Z’avez bien raison les amis lol Non sérieusement, j’ai aucune excuse pour ce retard…ce chapitre est traduit depuis au moins deux semaines, les réponses aux reviews écrites depuis deux semaines aussi…mais je n’ai pas publié…la raison ? J’en sais rien…
Mais voici enfin le chapitre ! Il n’a toujours pas été corrigé, il le sera sûrement dans les jours à venir, après que ma correctrice aura reprit des forces de son petit voyage à Boston (chanceuse va )
Les réponses aux reviews se trouvent sur mon LJ et sinon vous allez les recevoir par mail, comme d’habitude. Rien ne m’appartient, tout est à JK Rowling ainsi que Shichan Goddess, ceci n’étant qu’une traduction.
« Il n'existe rien de tel que la chance ;
Et ce qui à nous semble être le pur hasard
Provient des sources les plus profondes du destin. »
Friedrich von Schiller (1759-1805)
Comme il l’avait dit à James Potter, rien ne vaut le jeu. La vie en elle-même est un jeu. Un jeu où les enjeux et les risques étaient élevés, un jeu où tout et n’importe quoi pouvait être rajouté sur la notice d’emploi. Parce que quel sorte de jeu pouvait faire tressaillir, sans appliquer une certaine dose de péril ?
Il avait permit à un membre de l’Ordre du Phénix d’infiltrer ses quartiers ; il lui avait même tendu une arme – deux décisions très dangereuses qui pourraient facilement se retourner contre lui. L’idée même de la laisser continuer cette charade était absolument hilarante.
Mais il l’avait fait.
Il avait prit certaines précautions, bien entendu. Personne ne pouvait transplaner de et dans cette forteresse. Elle ne pouvait pas utiliser cette baguette contre lui – il avait prit la liberté de bâtir un bouclier très résistant pour se protéger. Et si elle essayait d’employer un ‘Adava Kedavra’, et bien, il y aurait toujours un Mangemort à portée de main pour se placer juste dans la trajectoire...
Il n’avait pas prospéré pendant tellement longtemps pour mourir des mains d’une stupide fille. Il était tout simplement curieux. Peut-être que, si les résultats étaient favorables, il ressentira alors de la pitié et la tuera avant que ses hommes ne s’en occupent.
Mais d’un autre côté...c’était une Sang-de-bourbe. Alors peut-être pas.
Et si les résultats étaient moins favorables, alors il la donnerait simplement à ses hommes pour qu’ils puissent un peu...s’amuser.
Il a alors fait la seule chose qu’il pouvait faire.
Il honora son rôle de soldat. Il n’avait pas peur, et ne prit même pas cette décision consciemment. Il su seulement que c’était son devoir de protéger l’Ordre.
Même à la porte de la mort, il ne trahirait pas l’Ordre.
Il ne trahirait pas Sirius, Remus, ou Peter.
Il ne trahirait pas Dumbledore.
Il ne trahirait pas la lumière.
Et si cela signifiait la mort, et bien il l’accueillerait les bras ouverts.
Remus se tourna vers lui avec un regard désapprobateur. « Qu’est-ce que tu fait Sirius ? Nous sommes en territoire ennemi, tu vas nous faire repérer. »
Sirius grogna profondément, et lança un regard exaspéré au loup-garou. « Je vais nous faire repérer ? Je vais nous faire repérer ? Regarde-nous, Remus ! Nous sommes avec un Mangemort censé nous guider jusqu’aux mains de Voldemort, et tu t’inquiètes que je nous fasse repérer ? »
Remus le regarda de nouveau, ses yeux ambres en colère. « Nous avons déjà parlé de ça, Sirius. Nous n’avons pas d’autre choix. A moins que tu n’ais eu une idée brillante depuis tout à l’heure et que tu ais négligé de la partager avec nous, je ne vois donc aucun autre choix. »
Le regard se Sirius tomba jusqu’à ses pieds. A contrecoeur, il ravala sa colère et hocha imperceptiblement la tête. Remus le vit cependant. Il se retourna et continua de marcher derrière Severus.
Sirius resta immobile, fixant l’arrière de la tête de Remus pendant un moment, avant de lentement traîner les pieds derrière eux. La forêt était silencieuse maintenant, anormalement silencieuse, et les feuilles craquaient fort sous leurs pieds. Le silence était toujours le bienvenu, car il permettait la discrétion pendant l’infiltration.
Pour Sirius, cependant, cela signifiait qu’il serait seul avec ses pensées.
Tant de sorcières et de sorciers avaient été enlevés à cette vie, mais les Maraudeurs avaient déjoué la mort de nombreuse fois. Sirius n’avait jamais eu peur et devant elle, car il n’avait pas compris que la mort puisse être vraie.
Il avait vécu à travers les difficultés, la douleur physique et morale. Mais la mort...
C’était final. Permanant. Il n’y avait aucun sort pour l’annuler. Il n’avait même jamais eu l’expérience de la mort d’un animal de compagnie. Comment pourrait-il faire face à l’expérience de celle de son meilleur ami ?
Comment pourrait-il continuer à faire cette guerre, tout en sachant que son meilleur ami était parti... ?
Cela donnerait à la guerre trop d’importance, son inutilité trop vraie...
« Nous survivrons jusqu’à la fin de cette guerre, pas vrai mec ? »
James resta silencieux pendant un moment. « Nous gagnerons cette guerre. »
« Et merde ! » Mais en dépit de sa réponse pleine d’esprit, Sirius se rendit compte avec difficulté que James n’avait pas répondu à sa question.
Alors comment lui, Sirius, était-il supposé répondre à cette question intérieure qui lui brûlait l’esprit ?
Et pourrait-il, voudrait-il, accepter la mort d’un frère ?
Es-tu aveugle, Sirius ? Penses-tu que je trouve ça facile ?
Honnêtement, Patmol, j’ai autant de doutes que toi. Penses-tu que je me sente en sécurité en confiant nos vies à un Mangemort qui déteste chaque fibres de notre être ? Penses-tu que je sois soulagé face à ce silence complet ? Je ne veux rien qu’autre que faire sauter la forteresse de Tu-Sais-...Voldemort et de délivrer James et Lily sans qu’on ait à s’infiltrer. Qu’ils aillent en enfer ces dangers et précautions. Ce sont nos amis.
Mais ce n’est plus ça que je veux.
Ne comprends-tu pas, Sirius ?
Cela a stoppé à l’instant où James et Lily se sont fait capturer. Par dessus tout, je veux qu’ils soient saufs. Espérer et vouloir – qu’est-ce que ça t’apporte de bon ? Nous devons faire quelque chose. Donc si je peux aider – de la plus petite façon qui soit, je serais heureux. Infiltrer et avoir l’effet de surprise, voilà ce qui est important. Si nous donnons nos vies pour sauver James, alors nous mourons avec honneur et sans regret.
Ainsi n’as-tu jamais, jamais pensé que je faisais ceci pour nos propres vies. C’est la meilleure et la seule option que nous avons.
Pourquoi ne peux-tu pas le voir ?
Emmitouflée dans sa robe de Mangemort, elle se dirigea vers la forme couchée sur le sol. Ses yeux étaient à moitié fermés, brumeux et brillants de douleur. Du sang coulait la long de son visage, contrastant horriblement avec son visage pâle. Ses yeux avaient une fois encore changé de couleur, et étaient verts brillant ; en miroir de ses propres yeux à elle.
(NdT : James peut changer la couleur de ses yeux ? J’aurais pas loupé un truc la ?)
Elle se mit à genoux devant lui, hésitant à le toucher. Elle sentit le poids de ses yeux sur elle, et elle tira d’un coup sec sur sa capuche pour bien couvrir son visage. James ne fit aucun bruit, se contenant de la regarder dans les yeux à travers son masque. Pendant tout ce temps, elle le maudit, sans pour autant se rendre compte de ce qu’elle disait.
Elle le regarda, son visage était vide d’inquiétude et elle compris qu’il savait.
Il savait qui était son bourreau derrière ce foutu masque.
Elle essaya désespérément de lui parler à travers son regard. On avait toujours dit que les yeux étaient le miroir de l’âme, et elle souhaita pouvoir lui dire exactement ce que son âme pensait.
Elle souleva la fiole jusqu’à ses lèvres, et il détourna la tête avec un petit sursaut, les lèvres fermées. Elle le gifla, brisant le silence. La foule commença à rire, la contemplant pour savoir ce qu’elle allait faire.
Je suis désolée, chuchota son âme tandis que son coeur criait d’agonie. Elle le serra fort contre elle de peur que son coeur n’explose hors de sa poitrine lorsque son regard croisa le sien, et qu’un coin de sa bouche remonta pour un de ses sourires habituels.
Pendant un moment, de la lumière se forma dans son regard. Il la reconnu, et lui fit un signe de la tête pour donner son accord. Il savait qu’elle était censée suivre le code, et il acceptait la mort de ses mains.
Ses yeux se fermèrent lentement, un petit sourire paisible honorant ses traits.
« Fais-le. » Dit-il, et soi poigne se serra autour de sa baguette. « Lily. » Chuchota-t-il, ses yeux la fixant d’un air sérieux, sincère, la pénétrant. « S’il te plait, s’il te plait, tues-moi. Je préfère mourir de tes mains que de celles de n’importe qui d’autre. S’il te plait. Si tu as jamais ressenti un tant soit peu de compassion pour moi, fais-le. »
Un grésillement se fit entendre dans ses oreilles et Lily eut dure à comprendre ses mots qui lui brisèrent le coeur.
« S’il te plait. » Il respira. « ...S’il te plait tues-moi. »
Lily ferma les yeux, respira profondément, reprenant des forces. Un éclat de colère se répandit à travers son coeur, et la réchauffa. « Non. »
Les yeux de James s’obscurcirent. « Lily... »
« Non, tu m’entends ? » Dit-elle en se rapprochant encore plus près de lui. « Tu ne vas pas mourir de mes mains. Tu ne vas pas mourir. Tu es ce foutu James Potter, et si quelqu’un saurait sortir de cette situation, c’est bien toi. Nous allons sortir d’ici vivants, ou alors je t’envoi en enfer et je te hanterai pour l’éternité ! Tu saisis, Potter ? »
James sourit, puis serra les lèvres. « Lily, je ne peux aller nul part dans ces conditions, et encore moins créer un plan d’évasion. Pourquoi es-tu aussi têtue ? »
« Pourquoi abandonnes-tu ? » Demanda Lily. « Ferme la et laisse-moi te dire ce que nous allons faire. Laisses-moi faire tout le travail et continues juste de jouer le jeu, d’accord ? »
Ses yeux se fermèrent de désespoir. C’était suicidaire, et il le savait, et elle le savait, et il pourrait mettre en danger l’Ordre...
« S’il te plait ? Fais-moi confiance. »
Ah, les femmes. Il ne pourrait jamais rien lui refuser.
Il avait l’impression d’être des milliers ce soir. Il était seul dans cette pièce, mais les esprits des morts reposaient douloureusement dans sa conscience. L’Ordre avait perdu tant d’âmes lumineuses. C’était la guerre, après tout, mais le souvenir des nombreux décès de ses étudiants les plus proches ne s’amenuisait pas avec le temps.
Il venait à l’instant d’être informé de la disparition de Lily et James. Son coeur se serra devant la perte imminente de deux de ses étudiants les plus brillants. Il en était venu à les considérer comme les enfants qu’il n’avait jamais eus. Et il avait beau être un vieil homme, il n’avait pas manqué le sentiment de plénitude qui régnait une fois qu’ils étaient tout les deux réunis. Il n’avait pas manqué la lumière qui s’illuminait dans leurs yeux durs et sombres.
Et un tel amour allait disparaître...
Dumbledore avait surmonté beaucoup de difficultés dans sa vie, mais celle-la faisait pâlir toute les autres. Alors il s’assit, délaissé et seul devant ses démons et ses morts.
Oui, il avait l’impression d’être des milliers ce soir.
Elle versa lentement, cherchant un conseil, un conseil, face à ce qu’elle était en train de faire, mais elle n’en trouva aucun.
Peut-être que son plan stupide marcherait après tout. Peut-être que Madame la Chance déciderait de lui sourire.
La trahison de Lily, contrairement à ce qu’elle pensait, n’était pas passée inaperçue aux yeux de tous.
Evans, Evans, Evans. Penses-tu vraiment tellement peu à moi ? Oh, tu caches extrêmement bien ce que tu fais. Mais tu oublies ma chère, que je suis Lord Voldemort. Et je vois tout.
Quelle pitié. Imprudente, stupide petite Sang-de-Bourbe essayant de sauver son partenaire. Quelle idiotie. Simplement Gryffondor.
Malefoy fulmina près de lui de colère. « Mon Seigneur. » Dit-il. « Ne devrions-nous pas intervenir ? »
Voldemort approuva d’un signe de la main.
Ils devront faire avec ça...
La seule chose qui posait encore question était ce qu’ils allaient faire d’elle après. Elle n’avait pas encore vraiment élaboré cette partie du plan, mais elle n’avait déjà pas été trop certaine au départ de survivre à la première étape.
Mais ses peurs pour la prochaine étape se révélèrent inutile.
Parce que comme on dit, Madame la Chance est une pute.
Le Veritaserum s’envola habilement de ses doigts.
« Eloignes-toi, Sang-de-Bourbe ! » Cria Malefoy en la poussant sur le côté. En peu de temps, Lily se retrouva dégagée à quelques mètres de distance, observant avec une fascination inquiétante et un désarroi total, Malefoy soulever la mâchoire de James et verser le liquide dans sa bouche ouverte. Le Mangemort força ensuite James a fermé la bouche et lui pinça le nez, l’empêchant de respirer.
« Avale. » Commanda Malefoy d’une voix rauque, une lueur de folie traversant ses cruels yeux bleu.
James se débattit de toutes ses forces, désespérément, mais l’humain à la recherche de l’air gagna. Il haleta, et avala.