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Author of 8 Stories |
Titre : PossessionS
Auteur : Tiya
Genre : --;;; je ne sais même pas a quel genre appartient cette idée saugrenue... Romance ? Peut-être un peu d'angst aussi...
Disclaimer : Les chevaliers ne m'appartiennent pas, mais à Masami Kurumada, je n'écris pas cette histoire dans un but lucratif (alléluia ). Lilith est le nom de la Reine des Succubes dans les légendes hébraïques, quant à Idrajin et Mezrieth, ces deux là sont a moi . Je modifie un peu l’histoire de Lilith, mais en même temps, personne n’y était, et est encore vivant aujourd’hui pour me dire « Non ma cocotte, ça s’est pas passé comme ça » :PPP
Warning : Number one : les demons de la luxure et de la seduction ne sont pas des enfants de coeur. Number two : yaoi powaaaaaaaa ! ceux qu'aiment pas, houste !
Chapitre 1 : L'ennui des Démons.
La Nuit tombait sur l'Egypte, enveloppant dans son voile de velours noir les plages bordant les rives de la Mer Rouge. Les hautes falaises surplombaient fièrement les quelques vagues qui venaient s'échouer doucement a leurs pieds, tandis que la brise chaude rependait l'odeur entêtante des quelques pins plantés ça et là aux sommets de ces imposants monuments de roche.
Le sable blanc et fin, encore chaud des derniers rayons que le soleil lui a offert avant de mourir à l'horizon, se vit remué par l'apparition de trois silhouettes au port altier et l'allure féline.
La première laissa sa robe de soie vermeille voler dans le vent, avant de s'asseoir gracieusement sur un rocher, poli par les vagues et les années. Chacun de ses gestes, chaque mouvement, chaque partie de son corps, tout en elle semblait créé pour engendrer la passion et le désir. Entre ses longs cheveux de miel brillaient deux perles noires au milieu d'un visage fin. Ferme et autoritaire, malgré un sourire joyeux ornant ses lèvres carmines, Lilith, Reine des Succubes, regardait ses deux compagnons la rejoindre nonchalamment.
Le premier d'entre eux était l'homologue masculin de Lilith, le Seigneur des Incubes: Idrajin. Tout comme la Reine des Succubes, ses mouvements étaient dictés par la grâce et la séduction. Son corps était pareil à celui des éphèbes, fin et androgyne, tout comme son visage, couronné d’une cascade de rivières argentées. Sa peau claire comme l'ivoire était une offense aux sens, et n'appelait qu'à être touchée. Il s'assit à la droite de Lilith, là où les vagues salines venaient lécher sa main, un sourire moqueur aux lèvres.
Vint enfin le doyen de ce groupe. Mais malgré ce statut de d'aîné, Mezrieth, démon de la Séduction, n'avait absolument rien à envier aux deux autres. Sa stature était plus étoffée que celle d'Idrajin, malgré des hanches et une taille très fines, pareilles à celles d’une femme, et sa peau halée saillait sous les muscles puissants de tout son corps. Ses cheveux rouges, un peu plus longs que ceux de son cadet, étaient rabattus en arrière, laissant dégagés les traits harmonieux d'un visage qui mêlait la virilité à la finesse, l'autorité à la douceur, l'innocence à la perversion.
Ces trois formules décrivaient d'ailleurs parfaitement l'ensemble des trois démons réunis ce soir là sur une plage de la Mer Rouge, celle là même où ils s’étaient rencontrés pour la première fois.
A l’époque, Lilith avait fui l’Eden grâce à la paire d’ailes que lui offrit l’Ineffable, parce qu’Adam lui avait refusé l’égalité que le Créateur leur avait promis.. Elle s’était enfuie sur les bords de la Mer Rouge, où elle avait rencontré toutes sortes de démons, dont Mezrieth, qui se fit alors une joie de l’initier aux plaisirs de la chair et de la débauche. Puis elle rencontra Samaël, Maître des anges déchus, qui la prit sous son aile, et devint son « tuteur ».. Malgré les menaces des trois anges dépêchés par le Créateur pour ramener Lilith dans l’Eden, elle engendra de nombreux démons, dont les Succubes, qui avaient les mêmes envies qu’elle, et devint pour ces créatures de luxure, de charme, et autres joyeusetés du même genre, une Reine.
Sa réputation devint alors catastrophique…
Vous allez répéter cette histoire à chaque fois que nous nous réunissons ?
Lilith, voyons, c’est ce qui t’a rendue célèbre, répondit Mezrieth en souriant.
Quelle popularité ! Tout le monde disait que j’égorgeais les nouveau-nés, et séduisais les enfants !
Ah oui, c’était vraiment une drôle d’époque ! Tu te souviens Mezrieth ? Ca a commencé au troisième siècle si ma mémoire est bonne…
Elle l’est, dit Lilith l’air maussade.
Chaque pièce de chaque maison était orné d’une amulette pour les protéger de Lilith, ce démon de la nuit si terrifiant !
Très amusant Idrajin. Comme si je n’avais que ça à faire de tuer des nourrissons. J’avais déjà bien assez à faire avec les miens !
Et de quel instinct maternel tu faisais preuve, ma douce…
Je ne suis pas sûre qu’assumer une quelconque paternité t’ai préoccupé jusqu'à maintenant, Mezrieth. Pourtant il y avait de quoi faire…
Lilith, ma chère, te voilà contrariée, répondit le démon de la Séduction, pas le moins du monde offensé par la remarque de Lilith.
Oui, de fort méchante humeur, il faut l’admettre.
Mais enfin que t’arrive t-il ? questionna Idrajin.
...Regarde nous ! Que sommes-nous aujourd’hui ? demanda enfin Lilith, une sorte d'impuissance brillant au fond de ses prunelles.
Elle accompagna sa question d’un geste ample et fatigué, les englobant tous les trois.
Faut-il que j’énumère les titres complets, ou nos noms seuls suffiront ?
Lilith soupira d’exaspération, mais aussi de lassitude.
Nous n’avons plus rien à faire… Pourquoi aller séduire des hommes à nouveau ? Nous n’avions besoin que de leur semence pour nos propres progénitures…
Et sans leur faire payer de pension alimentaire ! ajouta Idrajin. Nous étions vraiment trop bons.
C’est sûr, ricana Mezrieth, vous étiez de vrais saints…
Mais aujourd’hui, Nous avons une descendance bien suffisante pour ne plus nous en occuper. Et depuis un certain temps… Je ne sais plus quoi faire. Je m’ennuie. Voilà.
Les deux démons la regardèrent incrédules avant de se jeter quelques coups d'oeil furtifs et désemparés. Lilith ? La Reine des Succubes ? S’ennuyer ? Après tout… Ils devaient admettre que leurs vies n’étaient plus très palpitantes depuis un certain temps…Mais tout de même !
Ce n’est pas banal ça… remarqua Idrajin après un moment de silence.
Pourquoi ? Comment en sommes-nous arrivés… à ne plus savoir quoi faire de notre Eternité ?
Si tu t’ennuies tant que ça, ma chère et tendre, je peux t’organiser un petit divertissement… à ma façon…
Une lueur malicieuse apparut dans les yeux de braise de Mezrieth. Lilith le regarda plus attentivement, apparemment intéressée, tandis qu’Idrajin lui jeta un regard curieux. Peut-être même légèrement chargé de reproches…
Tu sais, tu n’es pas la seule a t’ennuyer. Je pense qu’Idrajin aussi se morfond de temps en temps.
Ben voyons… soupira l’intéressé en levant les yeux au ciel.
Ne le nie pas, moi-même j’ai des moments d’extrême lassitude
Et tu vas me trouver un divertissement comme ça ? En claquant des doigts ?
Lilith croisa les bras, méfiante.
Il faut quelque chose de spécial… quelque chose qui te corresponde…
Mezrieth s’était mis en mouvement sur la plage, semblant réfléchir intensément.
Il regarda le ciel, puis Idrajin et Lilith, le sable fin, et enfin la mer et l'horizon. Un sourire calculateur se dessina sur ses lèvres, qu'il chassa aussitôt.
Il se tourna soudainement vers ses deux amis, le visage lumineux.
J’ai trouvé. Ca va être merveilleux.
Et vas tu enfin nous faire partager ton idée merveilleuse ? Ou préfères-tu encore attendre le passage des douze lunes ?
Une pointe d’agacement flottait dans le ton qu’employait le Seigneur des Incubes.
Bien entendu, répondit Mezrieth, toujours souriant. Lilith, ma chère, rappelle nous l’étymologie de ton prénom.
Lilith le regarda avec un mélange d’exaspération et d’incrédulité. Mais devant l'assurance de Mezrieth en face d'elle, elle se résigna et récita ce que Samaël lui avait répété de nombreuses fois.
« Le nom même de Lilith représente les ténèbres, l’obscurité : Leila ou Lavlah c’est la nuit, en conséquence le noir… »
Magnifique ! A toi Idrajin : à quoi réfère le noir en alchimie.
Idrajin leva un sourcil interrogateur en se demandant dans quoi Mezrieth allait les embarquer. Voyant le regard chargé d’espoir de Mezrieth, et surtout le sourire de Lilith, Idrajin récita
« Le noir est la couleur du Grand Œuvre alchimique. L’œuvre au noir représente la phase de séparation et de dissolution de la matière. Pour les alchimistes, ceci constitue la partie la plus délicate du Grand Œuvre « Elle symbolise les épreuves de l’esprit se libérant des préjugés ». »
Mezrieth sauta de joie avec un cri de victoire. Lilith, amusée, le rejoignit dans sa danse.
Mais enfin, où veux-tu en venir ?
Un pari, ma chère Lilith. Nous allons faire un pari. « Les épreuves de l’esprit se libérant des préjugés ». Ce sera l’enjeu du pari, notre mot d’ordre.
Idrajin se leva, et posa sensuellement ses mains sur ses hanches.
Et que devrons-nous faire ?
Ce que nous faisons de mieux : séduire. Sans états d'âme aucun.
Lilith prit une moue boudeuse.
Ca, Mezrieth, c’est ce que nous faisons tout le temps tout les trois !
Justement ! Mettons nos talents à l’épreuve.
Toi et tes idées saugrenues…
Allons Idrajin, qu’une séduction soit l’enjeu d’un pari ne la rend que plus excitante…
Tout en disant cela, il s’était glissé derrière Idrajin en soufflant ces mots dans son cou, caressant sensuellement sa taille si fine. Le Seigneur des Incubes soupira, mi-exaspéré, mi séduit.
Très bien. Quel sera le déroulement du programme ?
Nous allons tout d’abord chacun prendre possession du corps d’un mortel…
La routine…
Oui Idrajin, sauf que pour corser la chose, nous resterons dans ce corps pendant un mois.
UN MOIS ? firent de concert Lilith et Idrajin.
Tu n’y penses pas, reprit le Seigneur des Incubes, pourquoi un mois ?
Parce que pendant ce mois, nous allons devoir séduire quelqu’un, mais pas n’importe qui. Quelqu’un d’inaccessible pour le mortel que nous possèderons.
Je comprend mieux… fit Lilith pensive. C'est là qu'intervient "Les épreuves de l'esprit se libérant des préjugés"... En possédant un mortel tout ce temps, on risque d'être exposé à ses remords, c’est cela ?
Nous sommes tout de même des démons supérieurs dans notre catégorie, je te le rappelle ma douce. Tu ne vas pas te laisser faire par un ou deux remords, tu as plus de caractère que ça. Ou en tout cas, c'est ce que nous allons devoir chacun prouver...
Mais si jamais nous sommes dispersés sur le continent, voire dans le monde, comment saurons nous si…
Ne t’inquiète pas mon cher Idrajin. J’y ai pensé. Et nous allons faire d’une pierre deux coups. Non seulement nous serons réunis, mais en plus dans un endroit spécial, ce qui emmerdera bien les dieux de l’Olympe !
Les dieux de l’Olympe ? répéta Lilith, un sourire malicieux naissant sur ses lèvres.
Idrajin sourit. Leur passe temps préféré : contrarier les dieux de l’Olympe. Pas directement bien sûr, ils étaient quand même des dieux… mais les agacer était si facile…
Et quel est ce moyen que tu as trouvé pour les irriter une nouvelle fois ?
Mezrieth arborait une expression mêlant ravissement et conspiration, un sourire indescriptible ornant son visage.
Mes amis… Avez vous déjà entendu parler du Sanctuaire Sacré ?