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Chapitre huit enfin posté… Je passerai sur les excuses (qui commencent à devenir récurrentes) vis-à-vis de mon retard… Considérable... La faute est à attribuer à tout un nombre d’évènement auquel je ne suis malheureusement pas exclue (j’ai l’impression de toujours dire la même chose).
Pour continuer sur une note plus gaie, voici donc la suite des malheurs de Kyô qui j’espère vous plaira (entendez par là que j’essaie de m’excuser en postant un chapitre qui risque de décourager plus d’un lecteur au vu de sa longueur…). J’ai eu la main un peu trop leste… Enfin… (A votre avis combien de pages Word ce… truc… fait-il ?)
L’histoire doit vous paraître bien longue, traînant inutilement en longueur mais j’aime prendre mon temps :p.
Disclaimer : Il sont autant à moi qu’au chapitre précédent : en gros, j’ai même pas de droit de regard dessus étant la propriété de Natsuki Takaya.
Warning : Aucun (ça m’étonne moi-même…)
Couple : On prend les mêmes et on recommence…
Il ne m’est malheureusement plus possible de répondre aux reviews anonymes, donc si vous avez des questions préciser moi votre adresse mail.
Enjoy and review !
Kyô émergea de sa somnolence, et d’un geste vif, entreprit de désactiver l’alarme qu’il avait modifiée pour 4 heures du matin. Un bâillement intempestif lui piqua la mâchoire, bâillement qu’il refoula avec rage en se souvenant du pourquoi de ce réveil matinal…
Il ne devait pas être vu. Il devait sortir d’ici.
Beaucoup de gens le prenaient pour un imbécile colérique sans aucun sou de jugeote… La perspicacité n’était certes pas son point fort mais malgré sa tendance à démarrer au quart de tour, il n’en restait pas moins intelligent. Et il y avait un seuil au delà duquel même un simple d’esprit se douterait d’une supercherie programmée.
Seuil qui par ailleurs venait d’être franchit.
Cet acharnement obstiné d’Hatori à lui faire garder le lit sans aucune raison valable était bien trop inhabituel pour être tout à fait sans arrières pensées. Quelque chose devait se produire, on avait donné un ordre à Hatori ou celui-ci avait trouvé préférable que son patient reste bien en vu plutôt qu’il n’aille se balader on ne sait où sans une surveillance particulière…
Le mystère plané encore et toujours mais une chose était sur, ce n’était pas bon pour lui.
Pas bon, car touchant certainement Akito de près ou de loin.
Pour parfaire le tout, Hatori était bien loin d’être un idiot en plus de sa clairvoyance. Après la scène que lui avait fait le chat hier après midi, il y avait peu de chance que Kyô consente à rester bien sagement dans sa chambre…
A moins bien sûr que quelqu’un ne l’y oblige.
Ce crétin de Shigure devait certainement l’attendre de pied ferme à l’entrée de la maison… Son cousin ne pouvait jamais s’empêcher d’interférer dans la vie des autres, et était toujours le premier lorsqu’il fallait se mêler de ce qu’il ne le regardait pas. Une fâcheuse facette de sa personnalité dont tout le monde se serait bien passée.
Néanmoins, on pouvait estimer que ses heures de repos passablement dérangées –généralement, il se réveiller sur les alentours de 11 heures (matin comme soir)-, et par dessus tout, son sommeil tellement profond -il n’avait pas bronché le soir où le mur de son bureau s’était pratiquement effondré sur lui- ne faisait pas à vrai dire de lui le personnage rêvé pour ce genre de mission ardue qu’était la séquestration de quelqu’un…
Dans ces conditions, il devait y avoir alors bien peu de chance qu’il est pu entendre l’alarme du réveil alors qu’elle avait sonné moins d’une demie seconde. Tout du moins il espérait.
Engourdi par la froideur matinale qui régnait dans sa chambre, il entreprit de s’habiller le plus lentement et silencieusement possible, enfilant successivement ses sous vêtements et son uniforme. D’un geste précautionneux, il noua les lacets de ces chaussures qu’ils avaient prit grand soin de monter dans sa chambre la veille au soir (1). Des larmes de fatigue lui picotèrent la commissure des yeux, larmes qui furent chassées sans plus de cérémonie par un mouvement brusque alors qu’il tentait de démêler la masse compacte et enchevêtrée qu’était devenue ses cheveux.
Kyô secoua vivement sa tête –autant pour se morigéner intérieurement que pour se réveiller : ah bas sa fatigue… Si le temps lui était compté en ce moment, ce n’était pas le cas pour tout à l’heure. Il pourrait marcher à reculons, revenir sur ses pas, faire une dizaine de détour s’il cela l’enchantait, et peut être même passer au Dojo.
Dans la rue, il n’aurait plus besoin de se dépêcher.
Il s’étira légèrement, faisant craquer ses os –ces derniers jours de cloître n’avaient pas été d’un bien fou pour sa santé physique. Le bout de ses doigts chercha à tâtons son sac à dos, près depuis des jours d’attente.
Besace calée sur son épaule, il entreprit de faire coulisser le plus doucement possible la porte de sa chambre, craignant de la faire malencontreusement couiner. Mais son aventure stoppa net alors que son champ de vision fut suffisamment élargi pour distinguer les contours du couloir.
Un ronronnement. Il venait d’entendre un ronronnement.
Or, ce bruit intempestif ne pouvait pas être produit par la porte –il n’avait ressentit une résistance ni à son niveau, ni même venant de lui-même ; et sauf cas de maison hantée, une porte ou tout objet similaire n’était pas dans un état lui permettant de produire un chuintement non commandé…
Celui-ci était plutôt à chercher au niveau de l’espèce de chose noir informe qui semblait être avachit sur le sol…
…
Shigure s’investissait étonnamment dans sa mission. A tel point que ça en devenait presque contre nature.
Lui si feignant et flegmatique… Il n’osait imaginer l’inconfort d’une telle nuit, surtout pour le chien peu habitué à ce genre d’austérité. Sa santé semblait vraiment lui tenir à cœur…
… Ou alors cela paraissait à ses yeux comme un des plus délicieux divertissements : un jeu d’espionnage avec un prisonnier à garder… Jeu qui avait le double avantage de lui permettre de mettre son gros nez dans les affaires des autres ainsi que d’exceller dans une des ses catégories préférées, à savoir celle du chieur.
…
Honnêtement il espérait que ce fut le cas… Il aurait sinon à se faire pardonner une vie entière passée dans l’erreur d’avoir cru qu’il n’était qu’un gigolo égocentrique et manipulateur.
Mais voilà, bon gré mal gré cela lui posait un problème. Tout être humain, maudit comprit, à une phase de sommeil beaucoup plus légère pendant la nuit qu’on appelle sommeil paradoxal : une trop forte émotion durant le rêve, un petit bruit, voir même un simple déplacement d’air provoque le réveil immédiat de la personne… Ainsi qu’un ronchonnement certain.
N’ayant de son existence jamais comprit le mode de vie de son lointain cousin, il était dans la totale incapacité à savoir si oui ou non une grue pouvait s’effondrer sans le réveiller, passer en le réanimant ou même si à cet instant, il faisait semblant de dormir…
Tel qui le connaissait, il aurait même était capable de disposer des chips ou tout autre aliment fragile sur la route menant à l’entrée salvatrice, piochant l’idée dans un téléfilm d’action pour préado débile ou bien même des mangas de Momiji…
Si son intuition se révélait bonne, la seule chose qu’il lui traversait l’esprit étaient que les références cinématiques de Shigure laissaient vraiment à désirer : on ne voyait ce genre de bouffonnerie et de gags éculés que dans les Looney Toons ainsi que les mauvais scénarios d’histoire…
A tel point que ça en devenait quelque peu navrant.
Mais de toute façon, ça ne servait à rien de philosopher une demi heure sur le sujet, le problème restait le même : il ne pouvait plus passer et n’aller certainement pas tenter la chance.
Avec un petit soupir, il refit coulisser les deux panneaux de bois, faisant disparaître à ses yeux la masse difforme ressemblant vaguement à l’adulte de la maison.
S’il ne pouvait pas passer par la porte qu’à cela ne tienne… il passerait par la fenêtre !
Tohru se réveilla en retard, provoquant ainsi celui simultané des deux autres compères. Yuki armé de l’extincteur se précipita vers la source du cri… Mais n’étant pas du matin -comme tout le monde l’a compris- se trompa au dernier moment de direction et obliqua dans la salle de bain, attenante à la chambre de la jeune fille.
Il en était encore à arroser généreusement un pauvre rouleau de papier toilette qui ne lui avait rien fait lorsque passa devant lui Tohru, la jupe de travers, qui tel le lapin blanc d’Alice au pays des Merveilles, répétait d’une voix hystérique « Je suis en retard ! Je suis en retard ! … »
Prenant soudainement conscience de l’heure indécente qu’il était, la souris, miraculeusement réveillée, se propulsa en dehors de la salle de bain pour aller se changer en laissant sur place du désordre, l’extincteur, élan chevaleresque et bobine en tout genre.
Deux minutes après, Yuki déboula dans la cuisine où Tohru s’excitait devant l’auto cuiseur de riz, oubliant que pour que cela chauffe il fallait brancher le fil sur le côté –qui n’avait pas été placé là par la volonté du Saint Esprit- à une prise.
Ni une ni deux il agrippa la jeune fille d’une main -qui tentait maintenant vainement de remplir le récipient de plus de féculent qu’il ne pourrait jamais en contenir- de l’autre un paquet de biscuit, et poussa la porte d’un coup de pied avant de s’engager dehors en traînant Tohru par le bras…
Et Shigure me direz-vous ?
Suite à ce que Yuki avait prit pour l’alerte incendie et qui n’était qu’en fait qu’un hurlement de terreur de la jeune fille de la maison, il avait fallu une minute au chien pour que sa paupière gauche daigne se lever, provoquant laborieusement l’ouverture de l’œil, l’étirement de la peau sus orbitaire ainsi qu’une humidification laborieuse de la rétine. Une minute après, ce fut au tour de la droite d’entamer sa gymnastique quotidienne et de s’éveiller péniblement.
Une autre minute lui fut encore nécessaire pour que, suite au lonnnnng bâillement qui suivit la difficile tentative de réveil, Shigure se rende compte qu’il était la seule âme qui vive de la maisonnée.
Et il lui fallu encore une minute pour comprendre que son malade était devenu fuyard.
Le dénommé entra soudainement en contact visuelle avec deux grand yeux marrons qui l’interrogeaient silencieusement. Ils ne pouvaient qu’évidemment appartenir à la seule personne de tout le lycée qui pouvait le surprendre de cette façon sans en recevoir par réflexe un coup de pied arrêté.
-Qu’est ce qu’il y a Tohru ? questionna-t-il d’un ton un peu fatigué, retenant avec difficulté de repartir dans les limbes de l’inconscience.
-Tu ne devais pas rester à la maison aujourd’hui ?
Aie !
-Kyô… ?
La galèreeeeee… Mais quel idiot ! Il ne s’était même pas demandé si son idiot de cousin leur avait fait part de la décision d’Hatori concernant son enfermement forcé…
Quel idiot, mais quel idiot !
-Pourquoi tu me demandes ça ? demanda-t-il prudemment.
Là, ça passe ou ça casse…
-Tu n’avais pas l’air très content hier soir… Je me disais que tu n’avais peut être pas eu l’autorisation de venir en cour aujourd’hui.
-Alors ça, ça m’étonnerait beaucoup, déclara une voix assurée dans le fond.
Kyô grogna, cet imbécile pourrait en une parole malheureuse détruire son précieux alibi. Il n’osait même pas imaginer la réaction de la jeune fille si elle savait qu’il n’avait absolument pas le droit d’être ici et que, en phénomène aggravant, il s’était enfuit à l’aube dans une température avoisinant les –8 degrés le tout en devant jeûner par dessus le marché. Ca aurait pu être, au choix :
- version calme : « KYOOOOOOOOOOOOOOOOOO-KUUUUUUUUUUUUUN ! COMMENT A TU PU DESOBEIR A UN ORDRE DU MEDECIN ! SI CA SE TROUVE TA GRIPPE VA EMPIRER ! CA VA DEGENERER EN LEUCEMIE ! VOIR MEME EN CANCER ! TU VAS FINIR ALITE A L’HOPITAL ENRUBANNER DE BANDAGE TELLEMENT LES BOUTONS QUI SERONT SUR TA PEAU SUPPURERONT DUN PRODUIT EXTREMEMENT MORTEL ! ET PUIS CA SERA MA FAUTE ! ET PUIS…ET PUIS… »
- version hard : « ……………………… - arrêt cardiaque »
Dans les deux cas, il n’avait absolument aucune envie d’être confronter à la jeune fille : de un, si elle se mettait à paniquer comme ça il ne pourrait pas tenir très longtemps devant son autodestruction version rapide et serait obligé pour la calmer de rentrer (de toute façon, il ne doutait pas que Yuki, Saki ou la yankee viendrait l’aider à sortir de la classe à coups de grandes taloches dans le derrière.) ; de deux, il ne pourrait jamais supporter un deuxième enterrement.
-Voyons Tohru, cela fait beaucoup de jour maintenant que Kyô est absent… A mon avis, le dernier endroit où il souhaiterait être c’est bien celui-ci… Vu le travail qu’il va devoir encore abattre pour se remettre à niveau. Comme le week-end est encore loin, je suppose qu’il aurait bien aimé pouvoir passer quelques jours tranquilles…
Je rêve ou… Yuki essaye de m’aider ?
-Ah oui peut être ! C’est bien ça Kyô... Yuki a raison n’est ce pas ?
-Ah… euh…
-En plus, continua-t-il s’en se soucier de l’interruption, j’imagine que tes admiratrices seront enchantées de te revoir revenir vivant après une si longue absence… Tellement heureuse qu’elles voudront t’enlacer…
-Kuso, qu’est ce que t’es en train de dire comme conne…
-Alors Kyô je te prierais d’être prudent… Ca m’ennuierait profondément que notre secret soit révéler et tout ça à cause de ta popularité mal placée.
-EST CE QUE JE T’EN POSE MOI DES QUESTIONS !
Non, ce crétin restera toujours aussi saoulant … et crétin.
-Voyons les garçons… tenta de calmer pacifiquement Tohru –et sans grands effets- les dits garçons qui commencèrent à se chiffonner un peu plus bruyamment...
Et ce jusqu’à ce que Mayuko intervienne, saluant le retour de Kyô par une interrogation surprise.
Ainsi, mis à part Yuki qui ne s’était jamais préoccupé de ses notes plus de deux minutes ; Kyô qui préférait largement ce genre de petit désagrément quotidien à la perspective de ce sentir épier en permanence ; Saki, qui dans son état actuelle, pouvait tout aussi bien sortir d’une fête foraine que de sa chambre…
… tous les autres paraissaient à des stades divers de stress post interro : Arisa faisait percevoir assez agressivement aux autres à quel point elle avait trouvé cette situation injuste (ajouté au fait que son estomac commencé à gronder sourdement, preuve que certaines tables n’allaient pas finir la journée), on n’avait toujours pas réussi à faire réagir Tohru qui s’était brusquement solidifiée à peine avait-elle posé un pied en dehors de la classe…
Plus habituel, d’autres élèves mirent à profit la pause (qui ne leur avait paru aussi salutaire qu’en temps normale) pour s’installer dans un coin, tournant le plus vite possible les –bientôt ex- pages que contenaient leur livre de Japonais ancien. Si certain manifestèrent leur ravissement par de grand sourire et des propos hystériques tels que « Je me suis pas trompée ! J’ai bien mit ce Kyūjitai (2), je le l’ai bien mis, je me suis pas trompée ! T’as vu ça Hiroki, je me SUIS PAS TROMPEE ! »…
D’autres semblaient bien moins joyeux et expansifs, n’ayant plus qu’une envie… Que tous les autres se taisent, parce qu’eux justement ne s’en étaient plus souvenus, et que par dessus le marché ils avaient inversé les temps de conjugaison sur lesquels portés l’interrogation…
Hana et Uo, dans une idée de génie commune, transportèrent leur si émotive amie à l’infirmerie au grand soulagement de Yuki qui ne voyait pas comment le leur demander sans que lui même y prenne part, évitant ainsi une transformation probable mais très peu voulue.
Rassuré pour l’état de son ami, la souris en profita pour émettre un regard circulaire autour de lui.
A sa grande surprise il ne vit aucune silhouette qui ressemblait à la personne qu’il voulait voir.
-Tu étais là finalement ?
Couché sur le dos, Kyô se tordit le cou pour entre apercevoir le nouveau venu… Yuki.
-Qu’est ce que ça peut faire que je sois là ?
La souris ne releva pas, et s’assit près de lui. Le regard fixé droit devant, il laissa ses yeux se perdre dans les méandres des rues qui constituées le paysage.
Kyô suivit la trajectoire de ses yeux. Ils restèrent ainsi un long moment sans parler, silencieux, jusqu’à ce que Kyô consente à faire le premier pas…
-Tu voulais me parler ?
Un visage étonné se tourna vers lui, bien vite remplacé par un petit sourire.
-Oui, fini par dire Yuki.
-…
Le chat s’en doutait, même s’il trouvé inhabituel que son si illustre cousin daigne se bouger pour lui parler –il excluait bien sûr les si nombreux moments où son cousin lui avait porté un tant soit peu d’attention en lui assénant ses quatre vérités et lui faisant savoir à quel point il était idiot. Enfin…
-Tu as toujours bien aimé être sur le toit… Je ne voyais pas d’autre endroit où tu puisses aller pour échapper à tes admiratrices si heureuses de te revoir.
-Kuso.
Un long silence accueillit ses propos, Kyô ne savait même pas pourquoi il avait espéré avoir une conversation pour une fois normale avec son cousin. Il semblerait que tout deux soient destinés à se harceler jusqu’à la fin de leur vie sans jamais réussir à faire autre chose ensemble… Fichue malédiction.
-Tu n’avais pas le droit de sortir hein ?
Là pour le coup, ce fut Kyô qui s'étonna… Etait-il tellement transparent ou Shigure avait-il tout cafté ?
-Ca se voyait… Je veux dire hier au dîner, tu semblait porter tout l’injustice du monde sur tes épaules… répondit Yuki à sa question muette.
-… Et maintenant… lui demanda Kyô, choisissant prudemment ses mots… Tu vas me dénoncer ? Ou…
La souris ouvrit grand les yeux. D’incompréhension.
-Tu penses que je pourrais m’abaisser à ça ?
Le silence de son interlocuteur parla pour lui même. Les yeux de Yuki s’agrandirent un peu plus devant le manque de confiance et l’image que son cousin se faisait de lui… En lieu et place d’une riposte cinglante, il préféra sauter sur ses pieds tout en observant le ciel bleu et blanc.
-Tu sais, Honda-san… Elle a été très inquiète quand tu es tombé malade… On l’était tous d’ailleurs…
-…
Kyô ne répondit rien, il préférait encore l’hypocrisie éhontée à la vérité balancée par méchanceté gratuite.
-Alors quand elle t’a vu aujourd’hui reprendre les cours, c’est comme si tout était revenu comme d’habitude… Ca l’a beaucoup soulagée.
Kyô se remit d’aplomb, époussetant légèrement son uniforme sans cesser d’écouter son cousin. Ses manches étaient d’un sale…
-Je crois qu’elle a fait en parallèle entre ta situation est celle de son père. C’est pour ça qu’elle a été si perturbée…Mais en même temps ça l’a soulagé de voir que ton comportement étrange devait être lié à ta grippe.
-…
Il s’approcha de la sortie, les mains crispées dans ses poches, avant de se retourner vers Yuki. Le vent soulevait désagréablement le haut de son uniforme…
-C’est pour ça que même si tu n’as pas le droit d‘être ici, je te couvrirais… Alors tâche de ne pas prendre de risques inconsidérés qui pourraient rendre Honda-san inquiète…
-…
Ses pas s’arrêtèrent et il fixa son cousin. Les ongles de ses mains lui rentraient dans la paume et le sang carmin qui en résultait se mariait avec celui des lèvres qu’il se mordait. Finalement, brûlant de lui asséner toutes les méchancetés qu’ils avaient apprises durant sa vie, tout ce qu’il avait sur le cœur, il tourna seulement les talons avant de murmurer…
-Oui, excuse moi…
…Et de laisser là Yuki seul sur le toit, abasourdit par son ton plein de résignation.
Seul, Yuki marchait sans but précis dans les couloirs du lycée, inattentifs aux bruits des alentours et aux jeunes filles qui se retournaient sur lui.
Honda-san avait raison. Quelque chose n’allait pas chez Kyô. Et ça n’avait certainement aucun rapport avec une quelconque fièvre… Mais ça il ne lui avouerait jamais.
Pour son bien à elle.
Kyô avait accepté tous les reproches et les conseils qu’il lui avait donnés. Sans essayer de les comprendre plus que ça, sans les contredire, sans se défendre et surtout sans crier. Il avait tout accepté comme ça, fatalement.
Ce qui était en soi même assez affolant dans son cas.
Ce n’était plus seulement une question de dégoût ou de mépris envers la personne tant haït de la souris. C’était beaucoup plus profond que ça. Et lui, pauvre ignorant qu’il était des relations humaines et tous ce qui pouvait toucher aux autres, ne voyait vraiment pas de quoi il pourrait s’agir.
Il fallait qu’il parle à quelqu’un, quelqu’un qui n’était pas Honda-san mais qui comprenait les peines de gens aussi bien qu’elle. Aussi bien pour aider Kyô que lui-même…
Puisqu’il ne fallait pas se leurrer, la souris savait très bien qu’en bon égoïste qu’il était, parler à quelqu’un de ce qu’il avait découvert serait plus dans son intérêt d’alléger le poids du secret qu’il portait, histoire d’en déverser un peu sur quelqu’un d’autre... Et en conséquence, la responsabilité qui lui incombait en serait aussi amoindrie… Si une mauvaise solution en venait à être prise il y aurait alors deux responsables et non plus un, permettant de préserver l’image du gentil garçon ne faisant de mal à personne qu’il avait besoin de préserver pour sa survie, pour son propre bien…
Pour éviter qu’il n’y retombe.
Ses réflexions s’arrêtèrent là lorsqu’il entra en contact un peu brusque avec quelqu’un devant lui. Manifestement aucun des deux ne semblaient prendre bien garde aux autres, l’un, parce que son esprit lui semblait totalement anesthésié par ses pensées, l’autre parce qu’il avait quelque chose d’important à faire.
A la grande surprise de Yuki, il se retrouva devant un Kakeru très pressé et qu’il entendit à peine, ce qui était à ce stade assez miraculeux en lui même.
Il ne réussi à comprendre que quelque bribe de son long discours hystérique à savoir « appel », « comité des étudiants », « salles des profs ».
Néanmoins malgré sa grande inattention, il n’était pas sur que la longue tirade de Kakeru soit véritablement correcte grammaticalement… Et donc que son incompréhension ne lui imputait pas exclusivement.
La souris se releva difficilement et à peine avait-il fait trois pas, tournant dans l’angle, qu’un deuxième choc se produisit, le faisant une seconde fois tâtait du sol.
Il poussa un juron. Il n’avait pas pu s’en empêcher.
-Eh bien Yuki, qu’est ce que c’est que ce langage ?
-Hatsuharu !
-Mais oui, mais oui… Ne t’en fait pas Arisa, je suis encore capable de marcher seule.
La mine dubitative de son amie ne rassura guère Tohru : une fois de plus elle ne réussissait qu’à rendre les autres inquiets.
Devant les grilles du lycée, son sac en main, elle salua ses deux amies venues l’accompagner jusque devant l’entrée. Il n’était pourtant que quinze heures mais sa journée de cours venait de prendre fin.
L’infirmière de l’établissement avait littéralement hallucinée et certifiée qu’elle n’avait jamais vu des articulations aussi bloquées et raides… Mais d’un autre côté, elle connaissait les réactions un peu excessives que pouvait avoir la jeune fille. Coupant la poire un deux, elle lui avait permis de partir un petit peu plus tôt que d’habitude.
Elle salua une dernière fois d’un geste de la main ses deux amies, et les regarda s’éloigner peu à peu.
Alors que Saki et Arisa pénétraient dans le hall d’entrée elle entr’aperçut une silhouette familière parcourant en grandes enjambées la distance qui l’a séparée de la salle des professeurs.
La curiosité la piqua une demi seconde… avant de se morigéner intérieurement. Non, non. Elle n’avait vraiment pas du temps à predre avec ça…
N’empêche qu’elle était curieuse de savoir pourquoi Mayuko-sensei avait l’air si pressé.
Etait ce le fait que le vice président de l’association des élèves se souviennent de son nom ? Ou bien l’air empressé de son professeur principal ?
Kyô avait tout d’abord cru à une blague lorsque ce mec là, Tobuabé, Tonunubé ou je en sais pas quoi l’avait arraché de son vagabondage à grand renfort de « Kyô Soma, tu as une mission à accomplir ! Pour cela, il faut que tu me suives ! ».
Ce crétin de Yuki ne pouvait donc pas surveiller ses allumés de sous fifres ? Voilà le genre de choses qui lui étaient passées par l’esprit.
Mais lorsque, récalcitrant, il avait été traîné par celui qui représentait si mal le corps lycéen, et subit ainsi un long monologue, une phrase, une seule phrase lui avait provoqué un sentiment qu’il n’avait que trop enduré récemment.
« J’ai mit du temps à te trouver ! »
Il y avait mis un peu trop de bonne volonté pour une simple farce, surtout de la part du si paresseux étudiant.
Le malaise avait reprit, doublant d’intensité lorsque le visage étonné de son professeur été apparu devant lui.
Il ne comprenait toujours pas. Qu’est ce que c’était que cette histoire ? Pourquoi lui rendait-on son sac déjà préparé ?
On ne lui expliqua rien, ni le pourquoi, ni le comment.
Ils le tirèrent juste hors de la salle des enseignants, feignant de ne pas s’apercevoir de son malaise, ignorant ses questions certes muettes mais évidentes. Ils se contentèrent de l’encadrer de part et d’autre ; tant et si bien qu’il se surprit à se comparer à un prisonnier condamner à la potence.
Peut être est-ce pour cela que Kyô se surprit à espérer de croiser un visage connu. Quelqu’un, n’importe qui.
Une personne qui viendrait l’arracher miraculeusement à l’enfer vers lequel il avait l’impression de se diriger. Une personne pour le sauver. Il n’y eu rien. Il n’eut même pas l’impression qu’une seule personne dans la masse plutôt compacte des lycéens l’ait remarqué.
Des bruits se firent entendre, probablement venant de l’attroupement qui encadrer le début de bagarre entre deux troisièmes années fougueux, amenant son homologue masculin à s’échapper pour aller régler le problème. Kyô observa les adolescents regroupés, certains acclamés bruyamment l’un ou l’autre des combattants alors que d'autres réclamés à haute voix un adulte pour stopper la rixe.
Tous les lycéens avaient le regard rivé sur les deux compères : ils n’étaient pas spécialement beau, ils ne semblaient pas spécialement en colère et aucun d’eux n’arboraient d’ecchymoses pourtant personne ne les lâchaient des yeux ; et tous semblaient avoir oublié son existence.
L’appréhension, la terreur, l’angoisse qu’il ressentait ne transfigurait-elle pas sur son visage… ?
-Ne fais pas cette tête…
Kyô releva la tête et son face anxieuse se retourna vers la jeune femme, son regard happant celui de son professeur. Il voulait qu’on le réconforte, il voulait de l’aide… Pas de plates explications.
-Ca n’avait pas l’air d’être bien grave… Une personne se disant de ta famille nous a demandé à ce que tu sortes plus tôt –vers 15h- et de veiller à ce qu’elle te récupère bien…
-…
-Ils vont certainement venir te chercher à l’entrée principale...
Le débit de Mayuko ne faiblit pas alors même que son élève ne suivait plus le cours de ses explications. La crainte avait laissé place à une semi curiosité, peut-être mal venue, peut être incongrue, mais néanmoins présente.
Il n’y avait pas beaucoup de gens qui acceptaient qu’on l’assimile à leur famille et plus particulièrement à lui. Le nombre potentiel de gens qui avait pu ainsi appelé son lycée et exigeait une sortie prématurée était par voie de conséquence fortement réduit.
Mais une image lui était venu en tête chassant toute les autres, une idée s’imposant directement, prenant de plus en plus d’ampleur tandis que l’horreur de la situation le saisissait, s’accroissant de seconde en seconde comme une tumeur incurable. La boule qui se formait dans son estomac avait doublement augmentée…
Kuminutsu. Son maître, il était arrivé quelque chose à Kazuma Soma ?
Le souvenir de sa précédente discussion avec lui revint à la surface en l’espace d’un seconde et il se remémora le mal être apparent de celui qui se considérer comme son père. Détresse ? Peur ?
Kuminutsu allait-il apparaître devant lui en lui rapportant que son maître était blessé, mourant ou bien décédé ?
Cette dernière idée le révulsa, tant et si bien qu’il ne se rendit même plus compte qu’ils avaient arrêté de marcher, étant arrivé à destination. La présence d’une autre personne se fit bientôt sentir mais son esprit obnubilé par des images de Kazuma Soma en costume mortuaire n’en tient cure.
Ce ne fut que lorsqu’il eut passé en revu contre son gré toute l’hypothétique cérémonie d’enterrement de son père, que sa conscience consentit à cesser de le tirailler, permettant à son cerveau de sortir des limbes de son inconscient.
Sa première réaction fut de s’étonner que le seul paysage qui s’offrit à ses yeux fût celui de ses pieds.
Sa deuxième fut de reprendre constance, permettant ainsi à son ouie de se remettre à fonctionner, juste à temps pour entendre Mayuko finir de déclarer…
« … vous le laisse. »
La déclaration de sortie dûment signé sous le bras, son professeur prit congé en lançant un « au revoir » à la cantonade, insensible aux appels muets de son élève à rester avec lui. Ce ne fut que lorsque la jeune femme eut totalement disparu que Kyô se rendit compte de l’affreuse vérité.
Il était seul, tout seul. La seule personne qui aurait pu encore lui venir en aide l’avait misérablement abandonné sans même avoir conscience de la gravité de son geste.
Il n’avait plus de choix, il n’en avait jamais eu. Et tandis que, lentement, très lentement, Kyô hissa son regard à la hauteur de son interlocuteur, il sentit qu’il regretterait amèrement son geste.
Ce n’était pas un homme.
Il n’eut le temps que d’apercevoir le visage ridé d’une vieille femme en kimono avant d’entendre le fatidique…
-Monsieur Akito voudrait vous voir.
Ce ne fut pas le cas.
Il fallait qu’elle se rende à l’évidence, elle c’était à nouveau perdu. Compréhensible de part le fait qu’elle ne s’était pas souvent aventurée dans cette partie de la ville. Lassée, elle dut refaire une sixième fois demi-tours, repartant ainsi vers la rue adjacente.
A force de tourner dans tous les sens possibles, les riverains allaitent finir par croire qu’elle était un satyre déguisé ou quelque chose comme ça.
Elle s’approcha lentement d’une jeune femme pour lui demander son chemin. A sa mine étonnée et un peu navrée, Tohru en déduisit qu’elle devait être aussi perdu qu’elle.
-Moi je peux vous y emmener.
La jeune fille aurait eut exactement la même réaction que si on venait de lui apprendre qu’elle était reçut à Todai. (3)
-C’est sur votre chemin ? " S'enquit Tohru, après avoir bifurqué une nième fois.
-Non, pas vraiment, lui répondit l’aimable jeune homme.
Au vu de la réaction de la jeune fille, il se garda bien ensuite de ne dire que la vérité de peur qu’elle ne finisse vraiment par ne plus respirer.
-En fait, je vous ai vu trois fois… Vous avez tellement fait le tour que…
-Oui, gomen nasai… Je n’ai vraiment pas le sens de l’orientation…
-C’est pas grave… Tiens, on y est !
-Merci beaucoup… Sans vous je ne sais pas comment j’y serait arriver, ajouta-t-elle piteusement.
-Mais de rien, je viens ici tous les samedis depuis quatre ans donc…
Tohru s’inclina une dernière fois avant de se décider à toquer à la porte.
Décider fut un bien grand mot. Sa main ne réussit qu’à s’approcher de la porte sans jamais entrer en collision avec celle-ci. Sa volonté ne semblait pas aussi forte que ce qu’elle avait prédit.
Durant une demi seconde elle se demanda s’il ne valait mieux pas tout laisser tomber et rentrer… Idée qu’elle balaya la seconde suivante : hors de question. Elle avait inquiété ses amies, profitée de l’infirmière, séchée quelques cours, tout ça dans le but de venir ici à une heure où elle était sûre que personne de sa connaissance ne s'y trouverait.
Elle devait entrer… Ne serais ce que par égard au gentil jeune homme qui l’avait si aimablement aidé.
Alors elle finit par sonner, les yeux fermés, l’estomac noué d’appréhension, espérant presque que personne ne viendrait lui ouvrir.
Son dernier vœu ne fut pas exaucé.
Des bruits de pas se firent entendre –autant de claquements qui semblèrent se synchroniser à ceux de son cœur, alors que le panneau de bois coulissant laissa apparaître un visage jeune et semi enjoué, ponctué d’une petite ride d’étonnement.
-Tiens, Tohru-chan ! Quel bon vent t’amène ?
-Veuillez excuser mon apparition soudaine, est-ce qu’il serait possible de m’entretenir un moment avec vous Kunimitsu-san ?
Sa dévotion à Akito était sans borne. Fanatique.
Kyô pensait même qu’elle accordait plus d’importance à cette malédiction que Dieu lui-même… Alors qu’elle n’en faisait même pas partie… Ou peut-être justement à cause de ça.
Il aurait pu fuir, tempêter, ou tenter n’importe quoi pour échapper à la torture qui l’attendait au bout du chemin. Néanmoins la seule conséquence que cela apporterait était une tâche de plus dans l’image déjà bien sale qu’elle devait avoir de lui.
Ridicule. Il se souciait encore du quand dira-t-on.
Elle ne l’avait pas touché, elle ne s’était pas rapprochée pendant que le chat tentait encore de se persuader que la fuite ne lui serait pas profitable. Elle avait simplement ouvert la porte, convaincu de sa victoire.
Le chat ne peut pas refuser un ordre. Le chat est en dessous de tout.
Un tremblement convulsif fit s’agiter ses doigts pendant que le sourire condescendant de cette femme augmenta. Il ne pouvait pas dire qu’il haïssait se regard… Oh non.
Il l’exécrait.
Et avec une telle force qu’il aurait pu lui sauter dessus sur l’instant ; ce qu’il ne fit pas.
Parce qu’il en avait l’habitude.
Parce que ce n’était certainement pas le dernier.
Parce qu’il voulait garder un tant soit peu de fierté.
Pauvre petit chat qui ne peut rien faire. Pauvre monstre condamnait à obéir.
Elle le poursuivrait, quoiqu’il fasse, quoiqu’il essaie. Et avec un plaisir morbide. C’est ce qui le convainquit.
Les dents serrées et les yeux à moitié clos, il s’engouffra dans la voiture par la portière ouverte, se tassant vers l’extrémité de la banquette, ignorant son cœur qui battait la chamade, ses jambes en coton et son esprit qui lui hurlait de s’enfuir –preuve d’heures difficiles en perspective. Elle le suivit, ombre d’une femme sans nom, et le véhicule s’ébranla.
Le visage collé à la vitre, recroquevillé sur son siège, Kyô n’espérait plus qu’une chose : que son apparente résolution à le voir sans faire d’histoire mette son chef de bonne humeur.
-Vo… Volontiers.
Tandis que Kunimitsu partait à la recherche d’un sachet de thé et d’une bouilloire, ce qui chez Kazuma Soma est une relique rare souvent poussiéreuse, la tension de Tohru s’intensifia. Sa visite impromptue lui avait plus ou moins parue une bonne idée au départ…
Plus maintenant.
En plus de la gène qu’elle occasionnait envers le jeune homme, elle se montrait très impolie en débarquant sans prévenir ni même en apportant quelque chose. D’autant plus que sa visite avait pour thème la vie de quelqu’un n’appartenant pas à sa propre famille.
Un soupir de lassitude la saisit : elle se l’était dit un million de fois que sa démarche se passerait ainsi.
Elle se morigéna intérieurement, secouant la tête pour chasser ses pensées confuses. Dans le mouvement, ses cheveux voletèrent autour de sa tête. D’habitude, lorsqu’elle était en plein débat avec soi-même elle n’y prenait pas garde, mais ils lui firent douloureusement rappeler leur existence lorsqu’ils finirent par entrer en contact avec ses yeux qui se rétractèrent et s’humidifièrent sous le contact.
-Eh bien Tohru, à quoi joues-tu ?
L’air suprêmement honteuse d’avoir été aperçue dans une telle posture, elle prit en murmurant un merci la tasse bouillante que le jeune homme lui tendait.
Les seuls bruits qu’on entendit dès lors furent les goulées de thé brûlant qui s’infiltrèrent dans leurs gorges. La boisson était chaude, trop chaude même ; à tel point que la jeune fille s’en brûla le gosier. Mais elle préférait encore avoir la bouche occupée, cela lui évitait à devoir parlait.
Pas encore.
Juste encore un peu de temps. Et tant pis si elle sentait la peau de sa gorge s’enflammait.
Elle bu la moitié de sa tasse, s’arrêta, puis continua… seulement plus lentement.
Ce silence relatif perdura, encore et encore, obligeant la jeune fille à simuler ses déglutitions. Et plus le temps passé, moins Tohru était encline à aborder le sujet qui l’avait amener ici.
Ses doigts tremblèrent un peu... Il était toujours tant de reculer, elle avait encore le temps.
Une goulée de plus. Un silence en moins.
Elle pouvait encore y réfléchir… Voulait-elle vraiment savoir ?
Le cycle recommença, lui permettant de grappiller les secondes qui lui faisaient défaut. Elle pouvait encore renoncer…
-Et donc Tohru, pourquoi souhaitais-tu me voir ?
… Plus maintenant.
-Si c’est à propos de Kyô, tu ferais mieux d’attendre le retour de maître Kazuma… Je ne connais pas très bien son f…
-Non, c’est avec vous que je voudrais m’entretenir…
Elle rougit légèrement. En plus d’avoir couper brutalement la parole au jeune homme, elle l’avait apostrophé. Un manque de civilité semblait prendre possession de son corps et la honte qu’elle commençait à ressentir lui donner presque envie de partir en courant. Non, elle devait se calmer…
Une respiration, lente, profonde : un appel au courage. Ses yeux accrochèrent ceux de son interlocuteur, essayant d’y puiser la détermination qui lui faisait pénurie.
Sa bouche se tordit avant de se rétracter aussitôt. Elle serra ses lèvres, sa couardise lui faisait peur. Elle avait pourtant dit qu’elle ferait tout pour l’aider. Elle manquait à sa parole.
La vilaine menteuse.
-En fait…
Les mots se perdirent dans sa gorge, comme si elle les avait tus intentionnellement. La suite ne fut pas plus audible ; à tel point que Kunimitsu du se rapprocher pour les entendre… Il n’était pas sûr d’avoir totalement saisit le contenue totale de sa demande mais été certains d’avoir bien accroché sur…
-Je voudrais vous parlez au sujet de maître Kazuma.
Le vent suintait de toute part, envahissant les moindres recoins, investissant les trous les plus infimes et faisant gémir le moindre bout de bois.
Pour ceux de dehors, cette maison ressemblait au château d’une princesse. Pour une majorité de ceux qui y vivaient, c’était une prison doublée d’un manoir hanté.
Mais la froideur des lieux et atmosphérique n’étaient en aucun cas les raisons qui le faisaient frissonner d’une telle manière. Il ne pensait pas non plus que ce soit lié d’une quelconque façon à sa malédiction. Non, c’était son instinct qui le lui disait –aussi cliché et irrationnel que cela pouvait être.
Hatori se considérait comme quelqu’un de logique et raisonnable –autant que pouvait l’être quelqu’un dans sa condition, pourtant il n’arrivait pas à mieux expliquer les soudaines oppressions dont il était victime… Oppressions qui pouvaient apparaître au contact d’Akito aussi bien que lors des dîners passés avec Momiji ainsi que dans son bain. Ou alors en ce moment même.
Un malaise, un indescriptible malaise s’était abattu sur lui. Ce vertige l’avait prit hier, augmentant au fur et à mesure de manière exponentielle.
Petit à petit, il avait colonisé l’ensemble de son cerveau, rendant totalement impossible une quelconque activité autre que ce sentiment de peur et d’appréhension envers le futur. Hatori n’aimait pas jouer aux devinettes, pourtant il lui semblait n’avoir fait que ça depuis hier… Que va-t-il se passer… ? Comment… ? Où… ? Et bien d’autres questions qui lui rendaient impossible la tâche de se concentrer sur son travail voir même de savoir la raison de sa présence en cet endroit…
-Que faites vous là ?
L’étonnement apparu sur le visage d’Hatori Soma et se lia instinctivement aux traits de son visage lorsqu’il avisa le faciès revêche qu’arborait la vieille femme devant lui. Le port distingué et méprisant, elle ne semblait pas spécialement énervée ou en colère… Et pour cause ! Elle l’était en permanence.
-Je réitère ma question : que faites vous là ? Il n’y a rien qui justifie votre présence ici pour l’instant.
Un instant, un très court instant, l’homme cru que ses oreilles l’avait mystifié…
Non pas à cause du ton moralisateur et suffisant -bien que les maudits se situent en haut de la hiérarchie des Soma, elle ne leurs avait jamais montré un respect visible : seul Akito comptait à ces yeux…
Non, c’était plutôt le caractère insolite voir tout à fait chimérique de ces paroles... Elle qui le forçait pratiquement à vivre reclus dans le pavillon d’Akito dans l’idée d’être présent pour la prochaine crise de leur estimé chef, venait de lui demander pourquoi diable se trouvait-il dans l’endroit qu’il avait du le plus côtoyer dans sa vie ?
Risible. Peut-être même un canular…
Mais au vu des traits anormalement crispés de la femme, plus tendus que d’habitude, il devait bien se rendre compte que cette proposition s’avérait impossible. Mais à vrai dire, il s’en était douté un peu, ne comprenant que maintenant l’irréalité de son idée… Le sens de l’humour n’étant pas la qualité que l’on attribuait volontiers à cette femme... Sous entendu qu’elle n’en avait pas, et que rien ne pouvait plus la répugnait.
Hatori ne bougea pas. Son interlocutrice réitéra sa demande, l’enjoignant à s’en aller dans les plus brefs délais. Il n'agréa pas.
Campant toujours sur sa position, il esquiva même un mouvement pour avancer. Timide, pratiquement invisible, teintait par l’indécision de son auteur, il n’en resta pas moins la preuve aux yeux de la vielle femme que l’homme ne lui obéirait pas.
Ce qui la mettait dans une rage folle. Il devait céder. Akito-sama en avait décidé ainsi.
Le pied gauche posée sur l’entrée de la maison de son chef, le dragon regarda abasourdi la vielle femme se jeter à son encontre, essoufflée, fatiguée, les pupilles injectées de sang et de colère.
Elle se posta devant l’homme, faisant barrage de son corps, la répréhension dans le regard.
-Maintenant, je vous –kof- prierais de bien vouloir –kof- vous en aller…
Ce n’était pas bon, vraiment pas bon. Mais bon dieu, qu’est ce que leur chef de famille faisait ?
Quelque chose qui nécessitait qu’aucune oreille indiscrète ne puisse éventuellement l’importuner… Et c’était en ça que ça n’allait pas.
Les brimades de Yuki, les coups de Kisa, l’étrange défenestration de Rin…
Tous ces évènements s’étaient toujours produits dans le plus strict anonymat… Et même lorsque le scandale éclatait –d’ailleurs celui de l’accident d’Isuzu tardait à arriver- il avait toujours était formellement interdit d’en parler… De par ceux fait, même une grande partie des gens de l’Intérieur ignorée bon nombre des sévices que certains maudits avaient endurés.
Qu’allait-il se passer alors ? Qu’est ce qu’il était en train de faire et nécessitait de telles précautions ? Le mauvais pressentiment réapparut… Et beaucoup plus vite qu’il ne l’aurait voulu.
D’un geste impatient et réprimant son envie de vomir, Hatori repoussa la femme, tentant de forcer le passage de la battisse. L’abnégation de celle-ci à protéger les secrets et volontés d’Akito le mettait en horreur…
Elle n’était pas maudite, pourtant tout comme eux elle semblait ne rien pouvoir refuser à Akito. Et c’était en ça qu’il la détestait.
Les membres du y étaient obligés de part leur sang. Une éternelle dévotion, un immortel esclavage… Si cela avit été en leur pouvoir, ils se seraient rebellés, auraient refusés bon nombre de ces caprices.
Mais elle y agréée.
Cette dévotion était consternante… même s’il la comprenait car la vivait tous les jours.
Néanmoins elle n’était par leur chef… Il n’aurait aucun scrupule à lui désobéir.
Il le ferait même avec un joie malsaine.
Plus fort physiquement, il l’écarta de son passage à bout de bras, l’éloignant le plus possible de lui. A vrai dire, il avait beau être plus massif que la frêle dame, il n’était pas certain d’avoir l’avantage si d’avance ils en venaient aux mains… Une contiguïté prolongée reviendrait à être désavantageuse pour lui.
La victoire lui semblait d’ailleurs pratiquement acquise –il pouvait sentir l’étoffe de coton du kimono de son assaillante sous ses doigts, et s’apprêtait même à s’engager dans le couloir si une pression au niveau de sa blouse blanche ne l’avait pas retenu.
Elle s’accrochait à ces vêtements.
Son opiniâtreté et son dévouement pouvaient faire sourire en temps normal. Mais pas maintenant, pas alors qu’il ne savait pas ce qu’Akito réalisait en cet instant. Son chef pouvait même être en train de tuer quelqu’un à l’heure qu’il est et cela n’aurait absolument aucune différence pour elle !
Akito est dieu. Akito a toujours raison.
Poussant un peu plus fort qu’il l’aurait voulu, Hatori se défit de l’emprise de la femme. Il ne prit même pas la peine de la regarder tomber rudement sur l’entrée en pierre, et couru sans perdre un instant vers la chambre de son supérieur -les sons de ses pas frottant le parquet semblèrent couvrirent les protestations colériques de celle qu’il avait laissé derrière lui.
Il fallait absolument qu’il arrive à temps ! Quoique que soit en train de faire son « supérieur », c’était mauvais.
Dans son élan, il confondit hâte et précipitation… Ce à quoi le sol lui fit payer. Alors qu’il pouvait presque deviner les contours de la chambre d’Akito, il glissa ne se rattrapant que d’extrême justesse au panneau de bois adjacent.
Derrière, essoufflée et bouillante de rage, se profilait sa poursuivante, ne se retenant d’hurler que difficilement pour éviter un esclandre non approprié pour la situation.
Hatori n’eut même pas le temps de reprendre son souffle… A vrai dire il n’en aurait pas eut besoin.
Et pour une simple raison, la porte de la chambre d’Akito s’ouvrit à la volée laissant Kyô en émergeait. Le chat ne remarqua même pas sa présence… A vrai dire il ne semblait ne plus faire attention un rien. Persuadé d'être seul dans son monde.
Comme l'attesta la commode qu'il renversa.
Le pot de fleur qui se brisa.
Le coup d'épaule qu'Hatori reçut.
Les larmes sur ses joues.
Tohru acquiesça d’un mouvement de tête. Une étape avait été franchie… Néanmoins restait le plus dur : si entrer dans le vif du sujet ne mettait en jeu que son courage et sa timidité personnelle, forcer Kuminitsu-san à répondre à sa question serait autrement plus ardu… Notamment parce que la réussite ou non de cette deuxième étape ne lui imputait pas directement.
-Eh bien… Je vais essayer de répondre à tes questions. Que veux-tu savoir exactement ?
A l’écoute des ces mots, la boule d'inquiétude qui s’était niché dans la gorge de la jeune fille s’atténua un peu. Maintenant qu’elle y pensait, elle trouvait ça un peu idiot, mais elle avait cru un instant qu’il y avait la possibilité que son interlocuteur refuse net sa demande et l’enjoigne à disparaître sans délai. Elle s’était faite des idées… Comme d’habitude.
Inspirant un grand coup elle se décida à parler… Tout du moins à éluder sa question.
-En fait… C’est une question un peu… personnelle… Enfin non ! Pas dans ce sens là rectifia-t-elle rapidement comprenant le double sens de ces propos. C’est que…
-Tu sais… Si c’est sur un plan strictement personnel, Kyô serait plus à même à te répondre.
La jeune fille secoua la tête précipitamment en signe de dénégation. Non, Kyô ne le savait sûrement pas… Ou tout du moins refuserait de lui dire. Mais il n’empêchait que Kunimitsu disait vrai : il ne faisait pas partie des Soma, il ne savait rien d’eux. Lui et maître Kazuma étaient avant tout lié par une relation de patron et employé ; leur vie privé n’interférant sûrement jamais entre eux.
Elle embêtait le jeune homme avec ses élucubrations, mais elle devait savoir… Elle voulait l’aider.
Même si elle se montrait impolie, même si cela ne s’apparentait qu’à de la curiosité mal placée.
-To… ?
-Je voudrais savoir le rôle du voyage de maître Kazuma.
A ce moment là, plus rien n’importait à Kyô à part lui-même. Sa souffrance, sa peur, son dégoût.
Il ne s’était même pas rendu compte qu’il était, dans sa fuite de la maison principale, revenu chez celle de Shigure. Il n’en n’avait prit conscience que lorsque son regard avait accroché la vision si familière de sa chambre mal rangée. Ce ne fut qu’à ce moment précis qu’il remarqua –plus que ressentit- son essoufflement et les élancements provenant de ses jambes. De là il lui avait fallu quelques secondes pour véritablement comprendre qu’il n’était plus chez Akito, soit qu’il venait de courir jusqu’ici sans en avoir absolument aucun souvenir.
Le choc qu’il avait perçut sembler plus important apparemment que celui qu’il avait cru sentir aux premiers abords… Pour avoir fait de lui une sorte de somnambule incapable de savoir comment diable il s’était retrouver dans cet endroit, son subconscient avait du se révolter encore plus que d’habitude –ce qui n’était pas peu dire.
Alors que la douleur lancinante qui parcourait ses muscles s’atténua, le dégoût, la haine le submergea. Dans un même temps tout lui revint en mémoire ; Akito, la vieille femme, ses paroles, Akito, l’Intérieur, le regard, l’enfermement, Akito, la méchanceté, les pleurs, la Maison… Mais surtout ce déni total des sentiments d’autrui.
Cet égoïsme vis-à-vis de ce que pouvait ressentir ses pairs envers ce qu’il faisait, ce qu’il disait, qui le poussa à prendre un sac et à y fourrer compulsivement tous les habits qui se trouvèrent à portée de sa main.
Cette attitude qui lui vint à faire la promesse que si jamais sa torture continuait, il s’en irait.
Mal à l’aise, la jeune fille gigota de honte. S’immiscer à ce point dans des affaires qui ne la regardait absolument pas lui était tellement contre nature qu’elle réprimait à toute instant une envie de vomir tenace… Mais sa volonté serait désormais inébranlable.
Du moins elle l’espérait.
-Eh bien… Ta… demande… est pour le moins… inhabituel… Venant de toi j’entends.
Elle ne pu percevoir si Kunimitsu tentait, comme elle il y a quelques minutes, de gagner du temps ou bien s’il espérait qu’en lui faisant des reproches voilés elle finisse par renoncer et reparte sans plus de cérémonie.
Elle ne le savait pas. Mais elle souhaitait de loin que sa première supposition soit la bonne : elle ne se sentait pas le courage de tergiverser des heures.
-Eh bien… Eh bien… A vrai dire je ne…
-S’il vous plait Kunimitsu-san…
Tohru n’avait pas pu s’en empêcher. Ayant vu la dénégation futur que son interlocuteur allait prononcer, elle s’était sentit obligé d’insister… Pour rien certainement : le jeune homme pouvait très bien en pas le savoir… Mais dans le cas contraire il fallait le persuader à tout prix.
-Je vous parais certainement indiscrète et je m’en excuse… Mais j’ai besoin de savoir. J’en ai besoin pour aider Kyô…
Kunimitsu fronça légèrement les sourcils, et Tohru su qu’elle avait tapé juste. Bien que les rapports entre les deux jeunes hommes fussent distants de part l’introspection de Kyô, Kunimitsu l’aimait beaucoup… Portant à l’instar de maitre Kazuma une sorte d’amour paternel –fraternel ?- envers le chat.
Le jeune homme accrocha le regard de la jeune fille et le scruta attentivement. Pensait-il y trouver la preuve comme quoi elle mentait sur ses attentions ?
Toujours est-il que son manège dura quelques minutes, quelques minutes qui apparurent des heures pour Tohru. On ne lui avait jamais montré à ce point là à quel point on se méfiait d’elle… Sous entendu à quel point on la prenait pour une menteuse.
Et ça lui faisait mal.
-S’il vous plaît…
Plus aucune bonne humeur ou assurance ne transfigurait dans la voix de la jeune fille ; seulement un courage amer qu’on ceux qui s’apprêtent à fondre en larmes. C’est ce qui le convainquit de sa bonne foi.
-Il s’avère effectivement que je connais la raison de ce voyage… J’aimerai seulement savoir pourquoi tu tient tant à le savoir…
-Je vous le direz… Soyez en certain. Mais uniquement si vous répondez à ma question… Sans vouloir me montrait impolie.
Son interlocuteur soupira : une telle intransigeance ne seyez pas à quelqu’un comme Tohru, d’autant plus lorsqu’on la connaissait. Mais qu’elle se mette en plus à faire du chantage…
-Kazuma –san est partit suite à une… affaire… dont il a été avertit. Une affaire qui le touche de près… Une affaire familiale.
Il se tu en espérant une demi seconde que la jeune fille se contenterais de ça. Mais en apercevant les yeux figés, limites hagards de son interlocutrice, il du se rendre à l’évidence qu’une simple réponse vague ne lui suffirait pas.
En fait, il ne répugnait pas à devoir lui répondre par égards à son maître –enfin un peu- mais plutôt à cause du caractère d’extrême émotivité de la jeune fille. La dernière chose qu’il espérait était bien que celle ci ne reçoive un choc en plein milieu du dojo, choc qui la ferait immédiatement explosé en sanglot convulsif... Néanmoins, si tel serait le cas, personne ne pourrait la blâmer, lui même s’étant sentit totalement scandaliser à ce moment là, et la rage ainsi que la tristesse de Kazuma lui avait fait peine à voir. Il n’osait même pas imaginer la réaction de Kyô si jamais il la voyait rentrer chez elle dans l’état qu’il l’imaginait.
Mais apparemment, quoi qu’il puisse dire et faire, il semblait que rien ne pourrait la faire changer d’avis. Il fallait mieux pourtant parfois restait dans l’ignorance… Tant pis
-En fait…
-...
-Il s’est passé quelque chose…
-…
-Sur un plan personnel j’entends.
-...
-Et à cause de ça… Au vu de la situation… Il valait mieux qu’il aille vérifier… Les dégâts.
-Les… Dégâts ?
-Oui…
-…
-Quelqu’un a incendié volontairement la tombe de son grand père.
(2) Natsuki Takaya avait une fois émit l’hypothèse que Mayuko serait un professeur de Japonais ancienau tome 10, page 68… Les « Kyūjitai » sont une ancienne forme que les « Kanji » ont remplacée, ces derniers représentant les caractères avec lesquels les japonais parlent et écrivent. Il est à noter qu’il existe une autre série, les « Kana » qui leur servent aussi à communiquer. Voilà, c’est un résumé de ce que j’ai trouvé et comprit sur Wikipédia… (Désolé si mon interprétation est erronée… et si les « Kyūjitai » ne sont en aucunement enseignés par un prof de japonais ancien : je n’ai rien trouvé sur ce sujet… )
(3) université située à Tokyo, réputée, dont le concours pour y entrer est l’un des plus difficiles du japon (en théorie)… En gros c’est l’élite de l’élite.