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Books » Harry Potter » C'était écrit font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Elehyn
Fiction Rated: M - French - Romance - Harry P. & Severus S. - Reviews: 355 - Published: 08-31-05 - Updated: 05-05-08 - id:2560217

C’ETAIT ECRIT

Auteur : Elehyn

Disclaimer : Les lieux, personnages, etc… appartiennent à J. K. Rowling. Pas à moi.

Warning : Slash de rating M ; relations physiques pas vraiment consenties même ‘il ne s’agit en aucun cas d’un viol ; langage comprenant parfois des insultes.

Cette fiction ne comprend pas le tome 6 donc il n’y a aucun spoiler.

Traduction : Wormtail : Queudver.

NdA : Bonjour à tous. Je sais que ça fait longtemps que je n’ai pas posté quelque chose et je ne sais pas non plus quand je pourrais poster de nouveau un chapitre de cette fic ou d’une autre car je n’ai pas énormément de temps. Je n’ai pas vraiment eu de vacances depuis un an et ai accumulé les ennuis comme la perte de mon ordinateur et l’échec de la sauvegarde que j’avais faite de mes données donc tout ce que j’avais écrit sur mes fics (les débuts de chapitre, mes notes, etc… ont été perdues). Ca n’a pas contribué à ma motivation pour me remettre à écrire mais je vous assure qu’une fic commencée sera terminée.

J’espère que tout va bien pour vous et que vous aimerez ce chapitre. Bisous ;-)


C’ETAIT ECRIT

Chapitre 8 : Naissance d’un doute

L’homme aurait du frissonner. Il faisait si froid dans sa caverne ! Mais il semblait ne plus la percevoir comme, en voyant son serviteur se transformer de nouveau en rat, son sourire – autrefois séduisant – se fait dément.

Il savait maintenant que l’heure de la mort de Harry Potter approchait aussi sûrement que sa victoire sur le monde.

OOOoooOOOoooOOO

Ce n’est que lorsqu’il se réveilla que Harry comprit pourquoi il avait passé une si mauvaise nuit. Il essuya ses joues mouillées de larmes qu’il n’avait pas eu conscience d’avoir versé et commença à haleter sous l’effet de la douleur quand il voulut tendre l’une de ses jambes afin de se lever.

Son genou, qui ne lui laissait jamais beaucoup de répit, lui faisait mal comme rarement cela avait été le cas et il se demandait comment il avait fait pour ne pas se réveiller avant sous l’effet de la souffrance.

Avec difficulté, il attrapa la bouteille de potion calmante qui n’était jamais très loin de lui et en but deux gorgées.

Au bout de dix minutes, comme la douleur ne passait pas, il se mit à gémir sans en avoir conscience et fut totalement déconcerté lorsqu’il vit le visage de Ron se profiler à travers les rideaux de son lit à baldaquin, l’expression inquiète.

« Tu vas bien, Harry ? » demanda-t-il en notant les mains crispées de son ami sur les draps et son visage blafard et tendu.

Harry n’eût pas besoin de répondre tandis que le rouquin ajoutait, plus sous la forme affirmative qu’interrogative « Ton genou ! Tu veux que j’appelle Madame Pomfrey ? »

Habituellement, Harry refusait, sachant que l’infirmière ne pourrait rien faire de plus – préférant ainsi se masser avec ses baumes ou boire des potions – mais à cet instant il agonisait tellement de douleur qu’il ne put que secouer la tête.

« OK ! Je reviens tout de suite avec elle ! Ne bouge pas ! » termina-t-il maladroitement.

« Ca ne risque pas ! » grimaça Harry, intérieurement.

Ron tint promesse et ramena aussi vite qu’il le put une Madame Pomfrey tout aussi inquiète qui s’affaira aussitôt à côté de lui.

Elle le massa avec une pommade qui s’infuserait pendant vingt quatre heures à l’intérieur de son genou, anesthésiant les nerfs et les muscles, paralysant temporairement os et articulations ce qui signifiait que le jeune homme ne pourrait pas bouger pendant deux jours. Ce traitement était contraignant mais salvateur au bout de dix heures après l’application.

« Je ne vais pas pouvoir aller en cours ! » gémit Harry, contrarié. Ce matin, ils avaient un cours de Défense qu’il n’aurait pas voulu raté.

« J’en expliquerai la cause au Directeur, Monsieur Potter » voulut le rassurer la sorcière. « Je vais vous donner une potion de sommeil sans rêve pour que vous puissiez dormir pendant les dix heures que prend la préparation pour agir. Lorsque vous vous réveillerez, il sera 17h et nous parlerons de votre genou. »

Harry ne savait pas de quoi l’infirmière voulait parler avec lui. Ils avaient déjà eu plusieurs conversations à propos de son articulation et cela n’avait rien donné de plus. Sa guérison était compromise, il le savait, car il n’y avait pas de traitement pour son mal. La seule chose qu’il espérait, c’était que Madame Pomfrey n’allait pas le relancer sur le fait qu’elle préférerait qu’il en touche un mot à son maître des potions parce que cela, il en était hors de question.

Le jeune homme était empli de cette détermination lorsqu’il plongea de nouveau dans les bras de Morphée.

OOOoooOOOoooOOO

« Tu as vu comme il n’arrête pas de nous lancer des regards ? » fit Ron, la bouche à moitié pleine de hachis parmentier.

« Oui, j’ai remarqué ! » lui répondit Hermione, « Je pense que ni le Professeur Dumbledore, ni Madame Pomfrey ne lui ont dit ce qui se passait et du coup, il se demande où peut bien être Harry. Ce n’est pas habituel que Harry rate un repas ! »

En effet, Snape ne cessait de jeter des coups d’œil dans la direction des deux Gryffondor et même si son regard était impénétrable, Hermione savait que leur professeur se posait des questions. La jeune femme en conçut une certaine satisfaction : bien que relativement obsessionnel lorsqu’il s’agissait de Harry ; en général, Snape ne se focalisait pas à ce point sur l’absence de son étudiant. Hermione se demandait alors si les sentiments du maître des potions à l’égard de son élève n’étaient pas en train de changer quelque peu. Il faudrait qu’elle y prête plus attention, se dit-elle, songeuse.

OOOoooOOOoooOOO

Lorsque Harry se réveilla, il était entouré de Madame Pomfrey et de ses deux meilleurs amis.

« Alors, comment tu te sens ? » lui demanda Hermione avec un faible sourire.

« Mieux ! » murmura avec soulagement le Gryffondor d’une voix pâteuse en se redressant.

Comme prévu, son genou était paralysé et il traînait plutôt sa jambe qu’il ne la bougeait mais la douleur avait presque intégralement disparue.

« Je suis ravie de l’entendre, Monsieur Potter » lui dit l’infirmière en lui tendant un verre d’eau qu’il accepta. D’un geste vif de sa baguette, elle lui lança un sort silencieux qui lui vida la vessie et les intestins. Cette incantation procurait toujours aux patients une sensation surprenante de prime abord mais elle avait le mérite de soulager rapidement une envie pressante sans avoir à bouger. Un deuxième mouvement de baguette et Harry se sentit aussitôt bien plus frais. Il se sentait aussi propre que lorsqu’il venait de sortir d’une bonne douche. Elle lui tendit ensuite une assiette pleine de petits sandwichs, composés d’aliments divers mais toujours d’une diététique équilibrée, que Ron se mit aussitôt à lorgner. « Je vous laisse vous restaurer et discuter vingt minutes avec vos amis puis reviendrai pour parler avec vous » ajouta-t-elle en se levant puis sortit.

Harry soupira de bien-être en avalant un sandwich au jambon.

« Je peux en prendre un, s’il te plaît Harry ? » demanda Ron.

« Sûr ! » acquiesça l’interpellé en même temps que s’insurgeait Hermione en frappant doucement la main tendue du rouquin vers l’assiette.

« Ils sont pour Harry ces sandwichs ! »

« Mais j’ai faim, ‘Mione ! »

« Ca ne me dérange pas de lui en donner un ou deux… » fit Harry qui n’était pas écouté des deux compères.

« Tu as déjà mangé plus que ta part à midi ! Pas Harry ! Lui n’a pas mangé depuis hier soir ! »

Ron et Hermione se chamaillèrent pendant cinq minutes et Ron dût s’avouer vaincu. Il se promit pourtant de passer par les cuisines après sa visite à l’infirmerie.

Le trio parla des cours que Harry avait manqués et en particulier de la leçon de Défense. Ron parla de ses exploits pendant cette classe, sous l’œil légèrement moqueur mais attendrie de Hermione. Puis, ils en vinrent à parler de Snape.

« Il n’arrêtait pas de nous observer et on l’a même surpris en train d’espionner notre conversation dans la bibliothèque. On pense qu’il devait vouloir savoir où tu étais passé. Il ne nous a rien demandé cependant et je doute que Dumbledore lui ait dit quoi que ce soit. Je crois que le Directeur aime le faire mariner un petit peu ! » expliqua Hermione.

« Mariner ? » répéta Harry, interrogateur et incrédule. « Mariner pour quoi ? A part quand il peut me créer des soucis, il se contrefiche de mes faits et gestes ! »

« Quelque chose me dit que ce n’est plus tellement le cas maintenant ! » fit la sorcière après un instant d’hésitation.

« Qu’est-ce que tu veux dire ? » demandèrent les deux jeunes hommes.

« Et bien… Je pense qu’aucun être humain – et pas même Snape – ne peut rester insensible à son premier amant. » Harry se raidit à ces propos mais Hermione poursuivit tout de même. « Je pense que ses sentiments envers toi vont changer et même si je ne te parle pas automatiquement d’amour, je crois que le Professeur Snape va nourrir des sentiments plus ambiguës pour toi et qu’il ne pourra plus te voir de la même façon qu’avant. »

Les deux autres frissonnèrent. Ron avait une mine écœurée et Harry se demandait comment il devait réagir face à l’avis de son amie mais il n’eut pas le temps d’approfondir sa réflexion comme Madame Pomfrey revenait et comme il l’avait craint quelques heures plus tôt, elle lui suggéra fortement d’aller parler de ses douleurs à son maître des potions qui étaient réputés mondialement pour ses talents. Mais Harry resta sur sa position et refusa, au grand dam de l’infirmière qui, au nom du secret professionnel, ne pouvait aller elle-même en parler au Professeur.

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L’une des premières choses que fit Harry après avoir quitté l’infirmerie fut de voler sur son éclair de feu aussi vite qu’il le pouvait. Pendant deux jours, il avait été immobilisé, obligé de rester au lit. Il avait donc un besoin grandissant de liberté et de se sentir à nouveau maître de son corps et de ses mouvements et c’était sur son balai qu’il se sentait toujours le plus vivant et le plus libre.

Il passa sa journée à suivre ses leçons et rattraper ses cours manqués. Il n’alla donc pas déjeuner dans la Grande Salle, se contentant de déjeuner rapidement dans la salle commune des Gryffondor, écrivant furieusement sur les pages de parchemin les lignes qu’il n’avait pas pu inscrire avant.

Il ne put s’asseoir tranquillement, l’esprit soulagé de tout avoir rattrapé, qu’à l’heure du dîner.

Alors qu’il portait sa première bouchée à ses lèvres, il se sentit étrangement observé et tourna la tête vers la table des professeurs. Là, il vit que Snape le dévisageait avec attention. Leurs yeux s’accrochèrent pendant quelques secondes encore avant que l’enseignant ne détourne son regard, fixant son assiette d’un air absent.

Harry fronça les sourcils. Il ne l’avait pas vu depuis le cours de Défense et de Potions qu’il avait donné avec Tonks aux Serpentard et Gryffondor réunis. Même en cette fin de journée, il s’apercevait qu’il ne l’avait pas croisé dans les couloirs et devinait que Snape n’avait pas dû avoir une réponse à sa question. A savoir, où avait été Harry pendant près de trois jours.

OOOoooOOOoooOOO

A la fin du cours de Potions le lendemain, Harry ne fut pas surpris lorsque Snape lui ordonna sèchement de rester après le cours. En effet, dans plus ou moins vingt quatre heures, ils devraient de nouveau s’accoupler.

Harry s’était efforcé tant bien que mal d’oublier cette affreuse corvée et c’était concentré sur des sujets plus heureux à chaque fois que la pensée de la relation physique obligatoire qu’il partageait avec Snape s’était imposée à son esprit. Mais à présent que l’échéance fatale se rapprochait, il avait de plus en plus de mal à chasser les mauvais souvenirs de son esprit ainsi que l’appréhension qui le tenaillait toujours concernant leur accouplement suivant.

Alors que la salle de cours se vidait, le Gryffondor s’approcha du bureau derrière lequel son enseignant se tenait debout, affairé à ranger les longs parchemins où des mains avaient passé plusieurs heures à les noircir.

Lorsqu’ils furent seuls, le maître des potions releva brusquement la tête et demanda sans préambule : « Où étiez-vous pendant trois jours ? »

L’Elu ne s’attendait tellement pas à cette question qu’il demeura coi un instant avant de se ressaisir.

« Ca ne vous regarde en rien ! » répondit-il, ne voulant certainement pas avouer la faiblesse de son genou à son professeur. Il savait que s’il le faisait, celui-ci irait immédiatement en tirer profit au détriment de Harry. Dumbledore, Madame Pomfrey et bien d’autres pensaient qu’il fallait parler à Snape de ses douleurs et que l’homme l’aiderait mais Harry, lui, n’en était pas du tout persuadé. Il l’était d’autant moins lorsqu’il voyait l’état totalement dégradé de leurs relations passée et actuelle.

« Tout ce qui vous concerne me regarde, Potter ! Je suis votre Professeur ! »

« Je rectifie : toutes les choses qui ont un rapport avec l’école ou les potions vous regarde mais pas le reste ! »

« Donc vous dîtes que ça n’a pas de rapport avec l’école alors que vous étiez censé y être ! » siffla Snape aussitôt d’un ton mordant, ses yeux plissés lançant des éclairs.

« Non, ça n’a pas de rapport avec l’école mais ça ne veut pas dire que je n’étais pas dans l’enceinte du collège ! »

« Mais vous avez manqué des leçons ! J’ai entendu certains professeurs en parler… »

« Mais je n’ai pas raté un seul de vos cours donc je n’ai pas à justifier mon absence devant vous ! »

« Mais vous avez à le faire devant les autres ! » cracha l’homme, furieux de voir que son élève ne voulait rien lui dire lorsqu’il aurait à le faire devant d’autres enseignants. « De toute façon, je saurais le fin mot de l’histoire ! »

« Ca m’étonnerait ! » ricana Harry, en lâchant trop vite sa pensée.

« Ce qui veut dire ? »

« Que le Professeur Dumbledore sait et qu’il a excusé mon absence auprès des autres professeurs. Et eux, respectueux de ma vie privée, ne m’ont rien demandé ! A présent, si vous n’avez rien d’autres à me dire… » avait commencé Harry en se détournant. Il n’eut pourtant pas l’occasion de finir sa phrase comme la main de son maître des potions lui entourant le biceps l’avait arrêté dans son mouvement.

« Votre vie privée ! » répéta Snape, la mâchoire serrée.

Harry ne comprenait pas vraiment pourquoi son professeur se mettait dans des états pareils pour une absence de trois jours dont il ne connaissait pas le motif. Depuis qu’il était entré à onze ans au sein du collège, il avait toujours eu conscience que Snape se comportait avec lui d’une manière excessive, le pourchassant lorsqu’il savait que le garçon était en faute ou le suivant parfois pour des raisons évidentes : satisfaire sa vengeance et son sadisme en le punissant pour des broutilles mais il n’avait jamais insisté autant pour une absence qui pouvait arriver à tout le monde.

« Votre vie privée ! » dit encore l’enseignant, le torse bombé de rage. « C’est moi votre vie privée, Potter ! Au cas où vous l’auriez oublié, à cause d’une farce, je suis votre mari ! » Il énonça ce dernier mot avec ironie. « Il faut peut-être que je replace dans votre petite tête stérile que si nous avons été unis, c’était pour que je puisse sauver encore une fois votre peau ! Alors je pense que je devrais être la première personne à être au courant de vos allés et venus ! Non pas que cela m’intéresse mais croyez bien que je m’acquitterai de ma tâche correctement avant d’être débarrassé une fois pour toute de vous ! »

« Je vois ! » répliqua Harry d’un ton froid. Maintenant, il savait pourquoi Snape tenait tant à connaître les détails de sa disparition. Ce n’était absolument pas par une certaine inquiétude mais bien pour ne pas que lui, Harry, fasse ce que son maître des potions prendrait pour des bêtises et ne l’entraîne dans sa chute. Ce constat plaça Harry dans un tel état de rage froide qu’il sentit son ventre se durcir à l’intérieur, ses poings se serrer et sa voix se faire sèche et implacable lorsqu’il lui lança sans réfléchir, « Après avoir réchauffé votre lit, j’avais une telle envie de chaleur humaine que j’ai décidé d’aller voir quelqu’un d’autre pour compenser votre froideur ! Et depuis, ça fait trois jours que je suis avec cette personne ! L’infidélité n’est pas comprise dans la trahison du couple pendant la première année n’est-il pas ? »

Harry ne vit pas la main de Snape partir mais il la sentit claquer fortement sur sa joue et la sienne partit tout aussi vite. Snape l’attrapa alors par le col, le retourna avec une facilité déconcertante et le poussa avec lui contre un mur. Harry grimaça lorsque son dos heurta le mur mais il fut brièvement soulagé quand il constata que sa tête n’avait rien cogné et que la présence d’un tapis mural à cet endroit avait amorti le choc.

Lorsqu’il rouvrit ses yeux émeraudes, il avisa que le visage de Snape n’était qu’à deux millimètres du sien et que l’homme respirait par saccades, aussi fortement qu’un bœuf.

« Potter, je vous préviens que si vous avez fait ça, je vous tue ! Personne – et encore moi vous – me tournerait en ridicule ! Légilimens ! »

Ses prunelles vertes, écarquillées sous l’effet de l’intense surprise, ne cachèrent rien à celles de jais qui cherchaient, puissantes et tenaces, fouillaient ses pensées les plus intimes afin de connaître la vérité.

Snape le tenait sous l’intensité de son regard, l’avait presque hypnotisé et il se savait impuissant à cacher son mensonge davantage.

« Mmh ! » fit Snape avec dédain en relâchant son emprise. « J’en étais sûr ! Vous êtes vraiment lamentable, Potter, tout autant comme individu que comme sorcier !… Maintenant, déguerpissez ! »

Les lèvres serrées, Harry ne se le fit pas dire deux fois.

OOOoooOOOoooOOO

Harry était encore contrarié lorsqu’il reçu une courte missive de la part de son maître des potions.

Potter,

Vous viendrez demain à 22 heures tapantes dans mes quartiers.

S.

22 heures ? C’était plus tard que les dernières fois où Snape lui avait donné rendez-vous ! Qu’avait-il à faire qui l’oblige à le faire venir si tard ? Ou peut-être voulait-il encore lui ôter des points pour cause de ne pas être dans sa Maison après le couvre-feu !

Harry espérait tout de même que leur accouplement ne finirait pas trop tardivement car le samedi, à 23 h tout juste, il était impératif qu’il prenne la potion qui l’empêchait de devenir fou à cause de la douleur que lui prodiguait son genou. Il ne devait pas la prendre plus tard. Il ne savait pas ce que cela engendrerait si c’était le cas mais les médecins de Ste Mangouste avaient été clairs là-dessus : il devait prendre son médicament une fois par semaine à heure fixe.

Pourtant le jeune homme se rassura : généralement, Snape ne prenait pas tout son temps et il l’envoyait dehors au plus tôt. Il pensait donc être revenu pour 22h30.

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Cher Remus,

J’espère que tout va pour le mieux pour toi. Ici, on peut dire que le temps passe très vite entre nos cours qui deviennent plus difficiles mais également plus intéressants, nos devoirs, les entraînements pour le Quidditch et nos activités extra-scolaires. Comme nous avons désormais accès presque à volonté au village de Pré-au-lard, nous allons souvent voir les jumeaux Weasley qui ont – comme tu dois le savoir – racheté la boutique de farces et attrapes Zonko. Une librairie a également ouvert et Hermione insiste pour la visiter à chaque fois. Le village s’est agrandi depuis la chute de Voldemort et il y a beaucoup plus de commerces qu’auparavant. Ca serait bien si tu venais y faire un tour bientôt. Nous pourrions ainsi nous revoir. Ca ferait plaisir à tout le monde.

Je voulais aussi te remercier pour ta dernière lettre qui m’a beaucoup éclairé sur la personne qui est provisoirement mon mari. Je ne m’attendais pas à ce que tu me dises qu’il devait être encore vierge mais en fin de compte, ça pourrait expliquer pas mal de choses. Grâce à cette information, je sais que je dois mettre de l’eau dans mon vin pour excuser son comportement avec moi lors de ces occasions-là. Pourrais-tu m’éclairer encore sur une toute dernière chose à propos de Snape (si tu le sais bien sûr) : connais-tu sa préférence sexuelle ? Il n’a pas voulu me la dire alors qu’il sait que je suis hétéro mais s’il l’est également, ça pourrait aussi expliquer ses manières.

En attendant de recevoir de tes nouvelles ou de te voir, je t’embrasse.

Harry

OOOoooOOOoooOOO

« Déshabillez-vous et glissez-vous dans mon lit à quatre pattes en silence ! »

Harry se tourna vers son professeur, les yeux plissés, attentifs. Il nota le rouge qui était monté aux joues de Snape et il fit une croix mentale sur un tableau imaginaire qui comportait deux colonnes : Un - Snape était vierge. Deux – Snape était expérimenté.

« J’aurais préféré tenter une autre position ce soir ! » s’entendit dire Harry, intérieurement éberlué. Il avait pensé cette phrase en se demandant comment aurait réagi son maître des potions à cette suggestion, pensant à son tableau mental mais il ne s’était pas rendu compte assez vite que ses lèvres l’avaient trahi.

Et la réaction de l’enseignant ne se fit pas attendre. Pour la première fois de sa vie, Harry vit la bouche de l’homme s’entrouvrir en un choc flagrant, sans voix. Son protagoniste remarqua qu’il était également devenu un peu plus rouge et que son torse se soulevait par petites saccades. Snape baissa brusquement les yeux avant de se détourner de trois quarts.

« Faites ce que je vous dit, Potter et ne discutez pas ! » souffla-t-il. « Ce n’est ni un plaisir pour vous ni pour moi… et encore moins un sujet de moquerie ! »

« Je ne me moquais pas ! » répliqua Harry d’un ton sérieux, épiant toutes les mimiques de son professeur qui était habituellement totalement impassible.

Il n’eut pas de réponse et comme l’homme ne lui faisait pas face, son élève resta bredouille.

Comme le silence s’éternisait et que Snape ne bougeait plus, Harry commença à se déshabiller. Il avait l’étrange impression d’être insouciant, impudique et curieusement, il ressentait quelques sensations agréable dans le cœur de son ventre. Il se sentait léger ce qu’il n’aurait pas dû être le cas.

Il fronça les sourcils en se glissant entre les draps verts émeraudes.

Lorsqu’il fut dessous, il vit Snape se retourner et, sans le regarder, se diriger vers le lit.

Harry savait que son maître des potions allait bientôt tamiser la lumière, d’une telle façon qu’ils ne verraient pratiquement plus rien.

D’un geste machinal et absent, les yeux toujours fixés sur tout sauf son amant, Snape ôta sa robe. Dessous, il portait un tee-shirt noir à manches courtes et un pantalon d’une matière légère qui retombait sur ses bottes brillantes.

S’impatientant devant le manque de réactions de son mari, Harry décida de le provoquer.

Tout d’abord, il s’étira langoureusement dans le lit, gémissant doucement puis, ayant conscience qu’il avait capté l’attention du maître des potions, il se leva d’un bond sur le lit, laissant les draps frôler son corps jusqu’à ses pieds et se maintint nu sur le lit comme il se mouvait en avant pour effacer la distance qui les séparait tous les deux.

‘Et maintenant on va voir si tu étais vraiment vierge !’ se délecta Harry avec un petit sourire en coin, carnassier comme il enroulait les bras autour du cou de Snape qui n’eut d’autre choix que de suivre le mouvement que lui imprimait la pression des bras de son partenaire.

Harry posa sensuellement mais rapidement sa bouche contre celle de son compagnon. Dans sa surprise, l’homme avait entrouvert ses lèvres et le jeune sorcier en profita pour immiscer sa langue dans sa bouche.

Le Survivant savait qu’il embrassait avec excellence. Cette constatation n’était pas faite de pure arrogance. Il avait bien des défauts et un manque de maîtrise pour beaucoup de choses mais connaissait par cœur certains de ses talents et embrasser en était un chez lui. Il remarqua donc tout ce qui n’allait pas dans le baiser de Snape.

Tout d’abord, celui-ci fut choqué, puis, il essaya de le repousser mais n’y arrivant pas, il décida de jouer la statue de marbre et Harry avait su qu’à cet instant-là, son mari serait perdu. De sa bouche, il joua avec les lèvres fines et immobiles, goûta sa langue, mordilla, plia, savoura, tortura et là où il exerça son talent avec virtuose, il ne rencontra que maladresse.

Une maladresse qui aurait pu être touchante. Une maladresse qui était passionnée. Oh oui, Harry ne pouvait nier que Snape éprouvait manifestement du plaisir à être embrassé ainsi mais pour le jeune Gryffondor, cette maladresse était synonyme de pureté et d’une blancheur toute virginale.

A suivre…



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