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L’Empire d’émeraude
Résumé : Harry et Draco, suite à un incident en cours de Sortilèges, se retrouvent débarqués dans un univers inconnu, nommé Rokugan. Outre le fait qu’ils vont devoir trouver un moyen de rentrer chez eux, ils auront également à faire face à une terriiiiiible menace (que même Voldemort à côté c’est du pipi de belette).
Couple : HPDM
Rating : R (comme c’est étonnant !)
Disclaimer : Harry et ses petits copains ne m’appartiennent évidemment pas, ce qui est bien dommage, parce que j’aimerais bien avoir le compte en banque de JKR. L’univers de Rokugan et ses habitants sont tirés du jeu de rôle Legend of the Five Rings, à l’exception de Isawa Shizuka (qui m’appartient), de Kakita Kagayaki Aoï (qui appartient à Eric), de Iuchi Vlad (qui appartient à Jérôme), et de quelques autres (qui appartiennent à Stan).
Avertissement : Vous surprendrai-je si je vous dis que cette histoire est un slash, qui plus est de rating R ? Non, hein…Donc, comme d’habitude, si ce genre d’histoire vous gêne, le petit bouton « Back » en haut à gauche de votre navigateur est là pour vous tirer de ce mauvais pas. Allez en paix.
Note de l’auteuze : C’est une idée qui me trotte dans la tête depuis quelques temps. J’ai déjà en cours d’écriture un cross-over avec le jeu de rôle Vampire, je continue sur ma lancée. On est rôliste ou on l’est pas, hein…Je précise tout de même que les personnages qui apparaîtront dans cette fic sont réellement des personnages secondaires, et que le pairing est bien un HPDM (pas de Mary-Sue dans cette histoire, c’est promis) ! Bonne lecture !
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Prologue :
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« Messieurs ! Veuillez cesser immédiatement de vous battre dans mon cours ! »
La voix aiguë du minuscule Professeur Flitwick fut étouffée par les hurlements et les huées des élèves de septième année de la prestigieuse Ecole de Sorcellerie de Poudlard. Cours commun Griffondor/Serpentard, la promotion déjà célèbre du non moins célèbre Harry Potter, dit le Survivant. Le cours le plus redouté de tous les enseignants de la vénérable école, car il ne se passait pas une journée sans qu’un incident n’éclate entre les deux Maisons ennemies. Ce jour-ci ne faisait pas exception à la règle, et le pauvre Professeur de Sortilèges et Enchantements en faisait les frais pour la douzième fois depuis le début de l’année. Nous étions fin octobre.
Le Seigneur des Ténèbres avait été vaincu à la fin de l’année précédente, à la suite d’un combat titanesque d’où Harry Potter était sorti gravement blessé. Plus précisément, entre la vie et la mort, dans un profond coma dont il n’émergea qu’au bout d’un mois. Il en était ressorti plus puissant, plus admiré encore qu’il ne l’était auparavant, mais également plus sombre, moins impulsif. A son réveil il avait refusé tous les honneurs qui lui furent offerts, et avait simplement exigé qu’on le laissât tranquille. Cette demande avait été scrupuleusement respectée par le Ministère, qui ne souhaitait pas s’attirer les foudres du jeune sorcier le plus puissant de sa génération, héros de tout un peuple.
Harry avait également demandé, à la surprise générale, que le rôle des espions durant la guerre fût reconnu publiquement, réglant ainsi sa dette envers Severus Snape, qui autrement eût sans doute croupi dans l’une des crasseuses cellules d’Azkaban à cause de la marque qu’il avait sur le bras. Et permettant aussi à Draco Malfoy de ne pas voir l’intégralité de la fortune familiale dilapidée entre les mains avides du Ministère. Le jeune homme avait finalement choisi son camp, et ses parents ne s’y étaient pas opposés, à la stupéfaction générale. Les raisons qui motivèrent cette surprenante tolérance vis-à-vis du jeune héritier ne furent jamais connues, Lucius et Narcissa ayant péri bien avant la bataille finale. Le jeune homme lui-même affirmait ne rien connaître des volontés de ses défunts parents, et s’il ne disait pas la vérité, personne ne chercha à le savoir.
Curieusement, la guerre, et moins encore la fin de celle-ci, ne virent pas d’amélioration dans les relations entre les deux garçons, qui continuèrent à se vouer une haine féroce. Et sans doute le désœuvrement, ou peut-être le fait que Voldemort ne se tenait plus entre eux désormais, avait, si cela était possible, encore plus accentué leur aversion l’un envers l’autre. Ce qui n’était pas peu dire car Poudlard, depuis la rentrée en septembre, était devenue un véritable champ de bataille, témoin de la lutte acharnée que se livraient les deux jeunes hommes, entraînant derrière eux leurs Maisons respectives.
Aujourd’hui donc, ne faisait pas exception à la règle, et le Professeur Flitwick s’époumonait en vain, pestant, fulminant, menaçant de semaines entières d’heures de colle les deux garçons qui, entourés de leurs camarades, se lançaient sorts sur sorts et s’abreuvaient d’insultes, indifférents du monde autour d’eux, uniquement concentrés sur l’autre en face d’eux, le rival, l’ennemi à abattre. Lorsque le minuscule enseignant, en désespoir de cause, se résolut à leur lancer un Stupefix, l’air de la salle de classe crépitait littéralement de magie.
Peut-être était-ce ces étincelles qui fusaient de toutes parts sur les murs de la pièce, peut-être était-ce une combinaison de sorts lancés à l’aveuglette sans souci des conséquences, ou peut-être était-ce le Destin qui, lassé de voir ces deux ennemis foutre le bordel dans le fil de l’existence qu’il tissait patiemment depuis des millénaires. Ou peut-être était-ce tout à fait autre chose.
Toujours est-il qu’au moment où le Professeur Flitwick lança un Stupefix sur les deux garçons, l’effet produit ne fut pas tout à fait celui escompté au départ. Et lorsque l’aveuglante lumière qui avait envahi la salle de classe se fut enfin estompée, un silence horrifié s’abattit sur ses occupants. Là où se tenaient quelques secondes plus tôt les deux garçons les plus populaires et les plus respectés de Poudlard, ne gisaient sur le sol que deux plumes rouges et brillantes. Des plumes de Phénix, avait plus tard affirmé Hermione Granger, qui s’était renseignée à la bibliothèque.
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Harry ouvrit péniblement un œil hagard pour apercevoir un plafond en bois qui lui parût étrangement haut, avant de se rendre compte qu’il était étendu sur le dos, sur un plancher en bois qui ne ressemblait en rien, de près ou de loin, au sol de pierre de la salle de classe du Professeur Flitwick. Il grimaça de douleur. Ce petit enfoiré de Draco Malfoy avait réussi à l’atteindre plusieurs fois, et il avait l’impression que tous ses muscles étaient endoloris et courbaturés comme après une très longue partie de Quidditch particulièrement pénible. Se redressant sur ses coudes, il observa rapidement l’endroit où il avait atterri, tout en se félicitant d’avoir fait soigner sa vue en début d’année, car où qu’il fût, il n’eût certainement pas retrouvé ses lunettes ici.
« Qu’est-ce c’est que cet endroit ?On dirait le Japon. » fut la première pensée cohérente de son cerveau encore embrumé par le choc.
La pièce était en réalité une sorte de petit pavillon ouvert sur l’extérieur et Harry en jetant un regard par-delà les panneaux de bois et de papier tirés pour laisser entrer la lumière du jour, put apercevoir un petit jardin de chrysanthèmes. Plus loin, vers le fond, quelques carpes s’ébattaient dans une petite mare où de rares nénuphars affleuraient à la surface de l’eau. L’ensemble dégageait une impression de sérénité qui le calma aussitôt, et il se surprit à admirer durant quelques instants la beauté du paysage qu’il avait sous les yeux. Cette sensation de calme ne dura hélas pas longtemps, car au bout d’un moment, il finit par se rendre compte d’une autre présence dans la petite pièce. Et la jeune femme aux longs cheveux blancs, qui se tenait en face de lui, agenouillée dans un ample et luxueux kimono de couleur émeraude, n’était très certainement pas Draco Malfoy.
« Es-tu un kami du Vide ? » énonça la voix claire de l’inconnue.
« Pardon ? » bredouilla le jeune homme brun, qui n’avait jamais entendu parler de ce qu’était un kami, encore moins du Vide.
Ce ne devait pas être la bonne réponse. Car Harry eut à peine le temps de s’étonner du fait qu’il semblait parfaitement comprendre la langue de la jeune femme que celle-ci se leva brusquement, une expression effrayante à présent peinte sur son visage aux traits délicats, et sortit des replis de son kimono un parchemin, sur lequel le Survivant put lire avec effroi les mots soigneusement calligraphiés :
« Tombe de Jade ».
« Merlin », pensa-t-il avec désespoir tout en cherchant sa baguette dans la poche de sa robe, « dans quelle galère me suis-je encore fourré ? »
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Voilà, le prologue de ma nouvelle fic ! Comme je donne la priorité à « Cher journal » et à la fic que j’écris pour le Troisième Œil (achetez-le !), celle-ci sera updatée moins souvent, probablement un chapitre tous les 15 jours, mais la régularité n’est pas assurée. Dans le prochain chapitre, nous verrons comment Harry se dépatouille de la drôle de situation dans laquelle il s’est mis tout seul :D En attendant, vous connaissez la chanson maintenant, si vous avez aimé, détesté, si vous avez des remarques ou des questions, une seule solution : le petit bouton en bas à gauche. Je vous aime !