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Répartition
ANCIENNE VERSION
Par Anyssia
12/10/2005
Slash – HPSS –
Base : Harry Potter 1 à 6. Je ne reprendrais peut-être pas exactement les faits comme décrits dans les bouquins, mais il risque au moins d’y avoir des allusions à certaines choses de différents bouquins, donc attention, spoilers !
Disclaimer : Les personnages et le contexte sont la propriété originale de J.K. Rowling. Cette variante du scénario par contre m’appartient entièrement. Je ne reçois pas d’argent sur ce travail.
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Chapitre 1 : Choixpeau
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Harry décida que Poudlard était définitivement un lieu hors du temps et de l’espace. Ou tout du moins, hors du monde sorcier.
Malgré les nouvelles tous les jours aussi déprimantes depuis le retour au monde des vivants de Voldemort, l’ambiance de ce repas était somme toute assez joyeuse. Les élèves discutaient, riaient, se chamaillaient tout en mangeant sous le regards bienveillants (ou pas) des professeurs. En ce milieu d’année, sa septième, tout semblait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Un éclat de voix à ses côtés tira le Gryffondor de sa rêverie et il allait se concentrer à nouveau sur ses amis quand le professeur Dumbledore se redressa inopinément, faisant taire toutes les conversations.
– Mes enfants, avant tout, j’espère que vous avez eu un bon repas. J’aimerais maintenant que vous m’écoutiez un instant, car nous devons procéder à une légère modification dans les registres de vos Maisons. En effet, certains d’entre vous l’ignorent peut-être, n’y ayant jamais assisté, mais tous les ans, les directeurs de maisons intéressés et moi-même nous réunissons, pour décider si une re-répartition est nécessaire pour certaines personnes. Cela arrive assez rarement, je vous l’accorde, mais cela arrive.
Interloqués, les élèves se regardaient les uns les autres, se demandant ce que signifiait réellement toute cette histoire. Bien entendu, des murmures se firent entendre à travers la salle, coupant la parole au vieil homme.
– Allons, allons, restez calme. Bien, je disais que cela arrive rarement, et cela généralement lors de périodes caractérisées par de grands événements qui forgent bien évidemment les caractères des gens de manière différentes. En l’occurrence, je pense que vous voyez ce dont je parle en ce moment.
Les visages se firent tout de suite plus graves, tandis que de sombres souvenirs refoulés le plus profondément possible refaisaient surface.
Dumbledore se dépêcha d’enchaîner, pour ne pas laisser cette atmosphère pesante s’installer totalement.
– Donc, cette année, trois déplacements on été demandés. Deux concernant des élèves de Poufsouffle et un pour Gryffondor.
Le bruit de fond retrouva tout de suite un volume sonore moyen tandis que les étudiants se scrutaient pour tenter de deviner qui pourrait bien être concerné par cette action.
Le directeur attendit quelques instants, puis se raclât la gorge pour attirer l’attention de la population, tandis que le professeur McGonagall se levait à son tour, le Choixpeau en main. Elle contourna tranquillement la table des professeurs, laissant au vieil homme le temps de terminer son explication.
– Je tiens à préciser que ces nouvelles répartitions ont été décidées en commun accord avec vos professeurs et qu’elles ne doivent en aucun cas modifier vos comportements. Ces personnes étaient vos amis, et un simple changement de Maison ne doit pas vous faire briser des liens qui existent depuis plusieurs années déjà. De plus, je ne tolèrerais aucunes railleries ni insultes.
Il avait dis cela sur le même ton enjoué, mais le message était clair pour tout le monde : quiconque se ferait prendre à médire recevrait une punition à la hauteur de ses propos.
Le professeur McGonagall prit alors la parole à son tour, profitant du silence qui avait suivit.
– Bien, je vais donc appeler chacun leur tour les trois élèves concernés et le Choixpeau les redistribuera. Il se peut qu’ils restent dans la même Maison. Tout comme il se peut qu’ils en changent. Si cela s’avère être le cas, le blason de son uniforme sera automatiquement changé en conséquence, et les elfes de maison déplaceront ses affaires dans sa nouvelle chambre. Je demande également au préfet de la maison concernée de faire son possible pour faciliter la reconversion de cet élève, pour lui montrer ses nouveaux appartements et lui expliquer les règles de sa Maison. Avez-vous des questions ?
La sous-directrice jeta un coup d’œil circulaire, mais personne ne souffla mot.
– Si vous êtes prêt, je vais donc appeler les trois élèves. Tout d’abord, Cassandra Williams, de Poufsouffle.
La salle entière se tourna d’un seul mouvement vers la table au blason jaune et noir, tandis qu’une jeune fille brune probablement en dernière année et visiblement assez gênée d’être le centre d’attention se levait pourtant d’un geste vif et se dirigeait vers la directrice des Gryffondors.
Elle s’assit sur le petit tabouret de bois utilisé pour les premières années et fixa les portes droit devant elle pour éviter les regards curieux de ses camarades. La vieille femme ne s’embarrassa pas du protocole solennel de mise pour les premières années et lui posa le chapeau sur la tête sans cérémonie.
À peine deux minutes passèrent avant que le Choixpeau n’énonce son choix haut et fort.
– GRYFFONDOR !
La jeune fille hocha la tête dans un mouvement approbateur et se tourna vers ses anciens camarades pour leur faire un sourire d’excuse. Tandis qu’elle se levait, un léger brouillard doré entoura son insigne, et le blaireau des Poufsouffles laissa la place au lion des Gryffondors.
Il n’y eut pas de ola comme lors du premier jour, mais pourtant les élèves l’accueillirent avec le sourire et lui firent une place parmi eux sans poser de problèmes.
Le professeur Dumbledore montra son approbation d’un mouvement de tête et se tourna vers son assistante pour lui faire signe de continuer. Celle-ci acquiesça silencieusement et fit à nouveau face à la salle.
– Christopher Kendall, de Poufsouffle.
Le jeune homme, manifestement un troisième ou quatrième année se levait à son tour, masquant difficilement le tremblement de ses mains.
Harry ne pu s’empêcher de chercher où il pouvait bien l’avoir déjà vu quand un murmure de Hermione le fit se souvenir. Effectivement, il l’avait déjà vu assez souvent à la bibliothèque avec la jeune fille. Tout de suite, il comprit qu’elle serait la décision du Choixpeau, et se désintéressa du Poufsouffle.
Il préféra reporter son attention sur les professeurs, étudiants leurs réactions.
Manifestement, Dumbledore n’avait pas jugé nécessaire de les prévenir, car ils semblaient tous (hormis les professeurs McGonagall et Chourave bien entendu) aussi impatient que les étudiants.
Harry nota avec un sourire que même Snape, malgré sa moue hautaine, ne pouvait s’empêcher de jeter des coups d’oeils furtifs au directeur. De toute évidence, une telle action extrême n’avait pas été mise en application depuis plusieurs dizaines d’années. En fait, probablement depuis la dernière apparition de Voldemort.
Le grincement de la marche menant à l’estrade de la table des professeurs où se trouvait McGonagall sortit Harry de ses pensées, et il s’aperçut que le jeune homme était déjà en train de s’installer sur le tabouret.
À nouveau, le Choixpeau fut posé depuis à peine quelques secondes, mais il sembla que cela suffisait.
– SERDAIGLE !
Le Survivant esquissa une moue désabusée et dédaigna à nouveau le garçon. Il remarqua immédiatement que le professeur McGonagall ne semblait plus aussi à l’aise que quelques minutes auparavant. Voir la vieille femme jouer avec son parchemin en jetant un coup d’œil interrogatif à Dumbledore était un spectacle tout à fait inattendu. Apparemment, elle hésitait à nommer le dernier candidat.
Harry inspira brusquement, comprenant subitement ce que cela voulait dire. Aussi, quand la directrice des Gryffondors se remit à parler, ne fut-il pas étonné... Après tout, lors de son arrivée, le Choixpeau avait déjà beaucoup hésité.
– Harry Potter, de Gryffondor.
Gagné, il avait raison.
Pendant un moment, personne ne souffla mot, stupéfié, fixant la sous-directrice comme si elle s’était transformée en Mangemort. Même Snape, remarqua Harry du coin de l’œil, même lui s’était retourné brutalement vers McGonagall, une expression ahuri modifiant les traits généralement si maîtrisés de son visage.
Il devait se demander où le grand Harry Potter, Gryffondor jusqu’au bout des ongles, pourrait bien être envoyé, songea le garçon en se levant finalement.
Il s’avança tranquillement vers l’estrade, sans tenir compte des regards devenus anxieux qui pesaient sur lui. Contre toute attente, ni Hermione ni Ron ne tentèrent quoi que ce soit. En fait, ils semblaient plutôt résignés.
Harry s’assit sur le tabouret, toujours observant les réactions des gens. À l’évidence, tous étaient convaincus que rien ne se passerait. Allons, Dumbledore avait bien précisé que cela arrivait que les élèves soient renvoyés dans leur Maison d’origine, que pouvait-il bien arriver à Harry Potter.
Un sourire ironique étira les lèvres du Survivant, tandis qu’il imaginait quelles allaient bien être les réactions de ses camarades d’ici quelques minutes. Car il savait déjà quel serait le résultat de cet entretien.
Oh, il y a quelques années il avait bien réussit à convaincre le Choixpeau, à faire pencher la balance. Mais sept ans passés à se battre contre un sorcier malfaisant ne laisserait personne indifférent.
Il avait subit des pertes, vu des morts, tué des hommes. Pas lui-même bien entendu, mais tout était arrivé par sa faute, parfois devant lui. Il avait prit des décisions qui avaient changées, et le cours des événements, et lui-même.
Il avait rencontré le puissant lord Voldemort. Plusieurs fois. Et encore maintenant, via sa cicatrice, il en ressentait les émotions les plus puissantes, voyait même quelques scènes de sa vie quotidienne, généralement pas les plus joyeuses. Ou du moins, pas de son point de vue.
En effet, il avait changé.
Une légère pression sur sa tête le fit revenir au moment présent, et bientôt la voix rocailleuse et lente du Choixpeau résonnait dans son esprit.
– Tiens tiens, Harry Potter. Cela faisait longtemps jeune homme.
Le Gryffondor se contenta de soupirer et croisa les bras, avant de lui répondre mentalement, son ton las le trahissant.
– Oui, sept ans même. Si vous vouliez bien abréger tout ceci, je vous en serais reconnaissant.
Il y eut un moment de silence, prouvant au garçon que le Choixpeau mesurait seulement l’ampleur du changement.
– Hum. Ton esprit s’est beaucoup assombrit gamin. Fais attention où tu mets les pieds, ils pourraient bien te conduire sur un chemin dangereux.
– Je le sais très bien. Et nous savons tous les deux que cela est inévitable. Vous l’aviez parfaitement compris déjà, lorsque je suis arrivé ici.
Le Choixpeau émit un claquement de langue réprobateur avant de répondre.
– J’avais espéré que ces moments auprès des jeunes personnes de Gryffondors auraient fait pencher la balance de l’autre côté.
– Eh bien manifestement, cela n’a pas été suffisant. Maintenant, si vous le voulez bien...
– ... Si vous le désirez... SERPENTARD !
Un frisson d’effroi se propagea dans la salle tandis que la voix de l’objet magique résonnait sinistrement dans le vide.
Quelques sanglots se firent entendre peu à peu, et le directeur se leva promptement pour reprendre la parole.
– Allons allons, restez calme ! Il n’y a rien de dramatique à cela, Serpentard est une Maison comme les autres. Comme je l’ai dit il y a quelques minutes, un changement de dortoir ne va pas modifier radicalement les comportements de vos amis voyons !
Mais c’était peine perdue. Les élèves gardaient tous un visage atterré, semblant croire que le monde sorcier venait de perdre son plus puissant allier, son idole. Puis des protestations catastrophées éclatèrent par-ci par-là, étouffées dans la masse des chuchotements dont le volume sonore enflait graduellement à une vitesse vertigineuse.
Contre toute attente, ce n’était pas la table des Gryffondors la plus virulente dans ses protestations. Hermione et Ron, et les trois autres camarades de dortoir de Harry se contentaient de s’entre regarder, échangeant un regard entendu et bizarrement un peu... soulagé.
Ignorant le chahut qui secouait la salle, Harry se redressa en silence et ajusta sa robe dont le blason s’ornait maintenant de vert et de gris. Il descendit tranquillement la marche et se dirigea vers sa nouvelle table, en profitant pour en observer les réactions.
Là aussi, la plupart des élèves se contentaient de s’interroger du regard, incrédules et mal à l’aise. Harry Potter chez les Serpentards, c’était comme Voldemort en train de boire une tasse de thé à la table des professeurs. Totalement déplacé.
L’ancien Gryffondor balaya d’un coup d’œil la table et accrocha le regard de sa Némésis, Draco Malfoy. Celui-ci se bornait à le fixer, sans émettre d’opinion de quelques sortes, malgré les questions récurrentes de sa voisine, Pansy. Il se tourna alors vers son directeur de Maison, ignorant totalement la jeune fille.
Harry s’arrêta au bout de la table, levant les yeux à son tour vers son professeur de Potions, guettant sa réaction tout comme la salle entière, élèves et professeurs confondus.
Celui-ci se contenta de lui renvoyer son regard, semblant le jauger.
Le silence enveloppa la salle et le moment parut s’étirer indéfiniment.
Finalement le professeur eut un rictus amusé, et tendit le bras vers la table des Serpentards, en une invitation tout à fait explicite, au vue de son expression moqueuse : ‘Approchez donc, si vous vous en sentez capable...’
Harry ne releva pas la raillerie et reprit sa marche, sous les yeux ébahit de l’assemblée, pour aller s’installer en face de Draco Malfoy.
Le jeune homme se borna à le dévisager pensivement, malgré le couinement horrifié de sa voisine. Apparemment, l’arrivée inopinée du sieur Potter parmi ses pairs honnis était un fait suffisamment extraordinaire pour mériter une trêve, le temps de remettre tout cela au clair.
Le repas se termina dans un silence de mort, les professeurs ayant finalement renoncés à remettre de l’ambiance.
Malgré son apparente décontraction habituelle, il fut rapidement clair que le professeur Dumbledore lui-même n’était pas certain quant à la finalité de cette action, ses regards en coin envers le Survivant le prouvant suffisamment. Manifestement, la réaction du jeune Potter, ou plutôt son manque de réaction, l’avait plutôt déconcerté et interpellé. Et cela, pas forcément de la bonne manière.
En fin de compte, ce fut le préfet des Serpentards, Malfoy, qui se leva le premier, indiquant d’un signe de tête au jeune Potter de le suivre. Lequel ne s’inquiéta pas du manque de politesse et se leva à sa suite, quittant la Grande Salle sous les regards remplit d’appréhension.
A SUIVRE
Vous en faîtes pas, un jour je terminerais toutes les fics que j’ai commencé. Un jour... XD
A part ça, un prologue assez court et banal, mais le comportement du jeune Potter le sera moins dans les pages à venir ;p
(en passant, j’en profite pour dire un grand merci à Sarah pour son fanart pour Protecteur. Je n’ai pas encore eu le temps de te répondre correctement, mais sache que cela m’a fait immensément plaisir !!)