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Anime/Manga » Gundam Wing/AC » A night to remember ex 'sans titre pour l'instant'
Calamithy
Author of 254 Stories
Rated: T - French - Romance/Humor - Heero Y. & Duo M. - Reviews: 98 - Updated: 05-01-07 - Published: 10-26-05 - Complete - id:2634597

Disclaimers bis : « a night to remember » appartient à Shalamar.

Genre : UA, Yaoi, en cinq parties + épilogue.

Rating : T + (ça existe ?), vocabulaire pas super et Hélène Ségara « bashing » (mais c'est juste pour les besoins de la fic, de l'humour quoi xd)

Couple : parce qu'il y a un couple ? Moi j'ai vu de la lose XD.

Résumé : non !

Câlins tous particuliers : à quelqu'un qui se reconnaîtra ! Parce qu'une partie de cette histoire est vraie, même si « romancée » et je dis bien « romancée » XDD

Mici reviews à tous ! Je vous ai répondu depuis le temps XDXDXD.

Important : boire comme un trou c'est pas top top mais bon. Boire au volant peut tuer. Ne déconnez pas avec vos vies ni avec celle des autres.

Vocabulaire aux francophones : la murge/se murger/démurger : argot pr se prendre une cuite/dessaouler (avec ou sans full force – vomir quoi lol -)

Le plus : voilà la fin de sans titre, alias « a night to remember ». J'espère que ça vous plaira, ça fait un bail que vous l'attendez :p

Un dernier mot ? Un câlin en passant à Ruines à qui j'avais promis de poster quand je pourrais (ouais j'ai dit Août mais bon j'ai pas pu avant :p)

Ergotonic et Flo Prestige existent :p


A night to remember (ex sans titre pour l'instant XD)

Epilogue : t'es un loser de la vie ? On s'en fout !

Moteur n' Co, 12h30, le 15 mai 2006

Une journée paisible dans une boutique de pièces détachées.

Un comptoir, un blaireau qui ne lit pas une revue automobile mais qui révise son informatique.

Derrière lui et sur les murs latéraux, du matériel neuf ou d'occasion.

Bientôt l'heure du déjeuner, très peu de chats un mercredi. Il n'allait pas tarder à manger.

- Bonjour…

Et merde…

- Bonjour monsieur, que puis-je faire pour vous ?

Il ne levait pas le nez de son livre, pourquoi foutre ?

Comment ça y avait un client ?

- J'ai commandé hier à 11h57 un alternateur 300 Tdi + sa courroie. On m'a dit de passer aujourd'hui à 12h30. Dont acte.

- Un instant je regarde. Alors il faut que j'appuie euh…là et puis là puis « entrée ». Putain ça rame…

- Il est plus de midi, votre anti-virus a dû être programmé.

- Ouais, ouais ptet. Voilà. Ah oui. Un alternateur 300 Tdi + la courroie de distribution au nom de monsieur Héro.

- Monsieur Héro ?

Duo quitta à regret sa lecture - que d'un oeil -, prenant soin de marquer la page.

- Vous n'êtes pas monsieur Héro ?

- Non. Heero H 2E R O. C'est mon prénom.

- Evidemment, l'analphabète qui a pris la commande juste avant son déjeuner a zappé ce petit détail. La faim atrophie le cerveau. Désolé.

- Ce n'est pas vous, l'analphabète ?

Un sourire.

- Non msieur, je suis en congé les lundis et mardis. C'est le boss himself.

- Privilégié ?

- C'est ça oui.

- ?

Il ne le regardait toujours pas, cette fois ses yeux étaient rivés sur l'écran de son PC.

Mais il souriait encore, le type était marrant.

- Je bosse le samedi moitié ici, moitié à l'atelier où je trime le dimanche. Et oui, les gens amènent souvent leurs caisses le week-end vu que la semaine ils bossent avec quand elles roulent.

- Vous êtes aussi mécanicien auto.

- Je suis surtout mécanicien auto.

- Un contentieux avec la vente ?

Ouais.

- Franchement ? Je préfère avoir les mains dans le cambouis et être en tête à tête avec une bagnole qu'ici avec des clients pas toujours sympa comme vous.

- Et qu'est-ce qui vous fait dire que je suis sympa comme vous dîtes ?

Duo daigna lui jeter un petit coup d'œil.

- Déjà vous me parlez, j'ai pas l'impression d'être un distributeur automatique. Ensuite vous n'avez pas demandé de pose ce qui ne me donne pas de taf en plus, des trucs comme ça.

- Je préfère les monter moi-même, ce n'est pas excessivement difficile.

Dis tout de suite que je suis un blaireau, connard.

- Il faut juste un peu d'adresse, de patience et de doigté ?

Hm… si ce n'était pas un schnock il aurait dit qu'il le draguait peut-être.

Mais ça aurait été trop gros.

Et ce type-là n'était pas du genre à draguer comme ça à la truelle.

Et tous les mecs n'étaient pas gays et heureusement, il fallait laisser les plus moches pour les autres.

Oui, oui il n'y avait pas que la beauté, tout ça.

Oui, oui il avait Hélène Ségara pour conscience mais bon, fallait pas déconner non plus.

- Je vous aime. Allez, vous avez fait votre BA avec le pauvre petit monsieur à la caisse. Je vais vous donner votre matériel avant de vous libérer.

- C'est également l'heure du déjeuner.

- Oh… mais c'est qu'il est futé en plus ? Alter 300 et courroie… ça vous fera 190 €. Vous réglez comment ?

- Chèque.

- Très bien, je vous demanderai une pièce d'identité en même temps que votre chèque signé. Ne le remplissez pas, la machine le fera.

- Tenez.

Tiens, ses mains étaient assez douces.

- Merci monsieur… Yuy ? Comme Heero Yuy ?

- Je suis Heero Yuy.

Nan, sans blagues.

- Ça je sais, je le vois, heureusement que vous avez changé de lunettes et vos dents et il faudra refaire votre carte, c'est le dernier mois de validité.

- C'est en cours.

- Ça alors, le parfait homonyme de Heero Yuy. Voilà votre commande et votre carte d'identité. Regardez le chèque et si vous y voyez une erreur dîtes-le moi.

- Merci et il n'y a pas d'erreur. Et je suis Heero Yuy.

Encore un mytho.

Décidément…

- Ça je le sais (patate), je le vois, mais je ne suis pas fan de vous, mais de lui.

- Lui, qui ?

Le pauvre, les lunettes ne rendaient pas intelligent apparemment.

- Heero Yuy, celui qui m'a réconcilié avec les ordinateurs et qui m'a empêché de me faire virer. Je l'aime ce type, il a rendu l'informatique accessible pour les billes interstellaires comme moi. Tous les soirs je dors avec lui…

- Vous dormez avec lui ? Enfin, avec moi ?

Putain le relou de la vie…

Mais rentre chez toi !

- Oui ? Enfin non, son bouquin, quoi et quand je suis au boulot je potasse d'ailleurs c'était ce que j'étais en train de lire avant votre arrivée.

- Je sais, c'est l'avant-dernier livre.

- Ah, vous êtes fan aussi ?

- …

Le silence pouvait être pesant, gêné.

Celui-là était bizarre, comme empreint d'un fou-rire contenu et d'exaspération.

- Le prochain livre devrait sortir en juin 2007 et je suis en liste d'attente pour les précommandes. A croire que c'est un Harry Potter.

- Si vous voulez je peux vous le dédicacer ?

Perte de patience.

- A quoi ça servirait puisque vous n'êtes pas Heero Yuy ? Enfin vous l'êtes mais vous n'êtes pas celui qui écrit.

- Et pourquoi je ne le serais pas ?

- Parce que vous êtes trop jeune et que les homonymes ça existe. Y a plein de gens qui s'appellent Alexandre Dujardin ou Marc Levy et qui ne sont pas écrivains.

- …

-Voyez comme ces gens qui veulent aller s'incruster à des soirées VIP alors qu'ils sont pas VIP.

Ouais, les clodos qui prétendaient être Napoléon ou les sosies qui se prenaient pour des stars…

- C'est vrai. Seulement tous mes homonymes ne se déplacent pas avec un exemplaire d'un livre qui n'est pas encore sorti. Alors cette dédicace ?

Oh-Oh…

Ça sentait…

Ça sentait….

- Vous êtes Heero Yuy ?

- Je suis Heero Yuy.

Lumière.

- Vous êtes vraiment Heero Yuy ?

- Je suis vraiment Heero Yuy.

Son.

- …

Ça sentait la lose.

La putain de honte de sa mère.

Sa race de mort que ça pue.

Argh.

- Et je vous ai dit que je dormais avec vous tous les soirs ?

- Je le crains.

Duo fit la seule chose à faire à part mourir de honte et s'évanouir.

Hurler à la mort avec les coyotes.

- !

D'une, il ne pouvait pas mourir dans la magasin, il se ferait tuer si on le cambriolait.

De deux il ne pouvait pas s'évanouir, il n'était pas une femme, même si Hélène Ségara, sa conscience, s'évertuait à le faire réagir comme tel.

Il se prit à observer son interlocuteur attentivement.

- Putain cte lose, comment que j'ai trop honte…

- A votre place j'aurais honte aussi.

Mais oui c'est ça rajoute-en une couche, connard.

Plutôt grand, des baskets noires, un jeans blanc très bien taillé, il avait des cuisses qui faisaient du sport.

Un t-shirt blanc sous une veste en cuir marron glacé.

Une petite bouche aux lèvres pleines, un nez droit et une paire de lunettes rectangulaires aux montures fines assorties à la veste, qui lui donnaient un air sérieux.

Des cheveux courts et bruns avec des mèches asymétriques plutôt cool.

Non, Duo n'imaginait pas du tout Heero Yuy comme ça.

Dommage qu'il n'ait pas eu les yeux verts et qu'il soit très brun parce qu'il aurait pu être son type, pourvu qu'il soit homo.

Mais bon, il avait été à proprement parler ridicule et il allait devoir s'excuser devant son idole, partagé entre la déception de l'avoir rencontré – il devenait désacralisé donc plus un mythe de vieux sage à la Panoramix – et le bonheur absolu de l'approcher enfin pour lui dire…

- Enfin bref, quitte à vous avoir en face autant dire un truc qui ne soit pas une connerie. Merci, merci beaucoup. Grâce à vous je ne me suis pas fait virer.

- De rien.

Comment rattraper une bourde ?

- Si vous voulez, je peux vous monter votre alternateur et votre courroie gratuitement ? Pour vous remercier ?

- Non ça ira. En fait…

- Oui ?

- Il y a bien une chose que vous pouvez faire pour moi…

Ah ?

Ah ouais ?

Il pouvait aider le grand Heero Yuy ?

Oh mon dieu, ça allait être quoi ?

- Tout ce que vous voulez.

- Eh bien voyez-vous, j'ai faim. Et j'ai oublié mon porte-monnaie et ma carte bancaire chez moi.

- Ah, c'est moche, ici ils n'acceptent que les tickets-restaurants, les chèques c'est pas possible.

- Je n'ai pas de tickets-restaurants.

- Aouch j'ai fini les miens… si ça ne vous dérange pas de manger sur le pouce avec moi, je peux nous commander un truc chez Flo Prestige.

- J'ai rendez-vous avec mon éditrice en fin d'après-midi. Entre-temps je n'ai rien de prévu.

- Alors on fait comme ça ?

Un petit sourire.

Oh, tout petit, petit.

- On fait comme ça.

- Qu'est-ce que je vous prends ?

- Hm. Ce que vous voulez. Je suis.

- Vous aimez le poisson ? Et le vin blanc ?

- Oh. Je suis gâté.

- On ne refuse rien à Heero Yuy.

- Vous en êtes sûr ?

Euh…

- Ben oui, c'est sympa de partager son repas. Flo Prestige c'est cool, en plus ils donnent du dentifrice et l'éditrice appréciera le reste.

- Merci.

- C'est rien, ça me fait plaisir. Et puis j'ai eu ma dédicace. Au futur génie en informatique.

- Ce n'est pas gagné.

- On s'en fout, on n'a jamais dit que c'était crédible.

Quitte à lui offrir un repas, autant lui offrir un qui allait faire mal : 36 euros avec le vin blanc.

Il l'avait choisi à cause du riz parce que ça l'avait fait sourire.

Après il allait bouffer des sandwichs faits maison pendant une semaine. Mais grâce à Heero il serait mieux payé car plus qualifié, dès qu'il aurait passé son équivalence.

- Je bouffe avec Heero Yuy, quand je dirais ça à Cat' !


Même heure, ailleurs.

Une chaise de cuir noir ergonomique et stylisée, suivant l'inclinaison naturelle de la colonne vertébrale tout en maintenant le haut du dos dans une posture parfaite.

Non il n'était pas assis dans une chaise de vieux parce qu'il s'était détruit le dos en jouant au squash l'hiver dernier.

Une chemise noire sous un costume blanc comme les murs récemment repeints, dont la veste était accrochée au portemanteau près de la porte, où se trouvait une jeune femme blonde aux cheveux noués en chignon, impeccable dans son tailleur-jupe et escarpins beiges.

- Quelle élégance. Ce costume fait ressortir votre bronzage.

Un bronzage « réunion d'affaire aux Bahamas » faisant ressortir des yeux turquoise et ayant éclairci certaines mèches de ses cheveux, leur donnant un balayage naturel.

Trois piles de dossiers – une urgente, une très urgente, une désespérée - sur un bureau aussi noir que son humeur se disputant un espace libre avec un palm, le dernier Samsung (mobile), un téléphone filaire transparent, un ipod blanc – où il n'y avait aucun morceau d'Hélène Ségara - et un ibook noir.

- Merci, Réléna, si seulement j'étais parti en vacances.

- Vous n'étiez pas en vacance ? Mais votre bronzage…

Sur un petit meuble assorti au bureau, à sa droite, près de la fenêtre où on voyait qu'il faisait beau même si on ne pouvait pas en profiter, il y avait son fax personnel, aussi transparent que le téléphone fixe.

- J'ai une peau attrape-soleil. J'ai dû le prendre en sortant de l'aéroport ou en y retournant. J'ai vu la mer de la fenêtre de l'hôtel réservé pour le séminaire.

- Vous avez besoin de vraies vacances.

- Peut-être quand j'aurais fini ce que j'ai à faire.

- Vous dîtes tout le temps ça et vous ne partez jamais.

- Parce que je n'ai pas fini.

- …

- Pourquoi, vous en avez marre de moi ?

Et ce fax n'arrêtait pas de biper et de biper et de biper et Tarkan attrapait les feuilles sortant machinalement, sans cesser de fixer son ordinateur portable comme si sa vie en dépendait, tout en tapotant rapidement de la main gauche.

Oui, Tarkan Raberba Winner était extrêmement occupé.

Et en plus ce soir il devait dîner chez Iria et il savait que Dorothy serait là.

Et il savait qu'Iria n'admettrait pas qu'il ne rende pas visite à sa nièce, la petite Tara, deux mois, qui curieusement hurlait à plein poumons dès que sa mère mettait « notre Dame de Paris » pour la bercer.

Apparemment il y avait encore de l'espoir pour la famille Peacecraft-Winner. Ce qui n'allait pas l'empêcher d'être saoulé.

- Non, mais je m'inquiète pour vous, vous n'avez même pas le temps d'acheter vous-même un doudou pour votre nièce.

- Non mais vous, si. Merci.

Sa seule consolation était d'y aller avec Duo – qui n'avait pas eu le choix puisqu'il avait été invité et qu'on ne refusait strictement rien à Iria.

Après ils se feraient sûrement une boîte malgré les protestations et les « plus jamais » mais alors « plus jamais » de Duo depuis la fameuse murge d'octobre.

Ni lui ni son ami ne se rappelait vraiment ce qui s'était passé, ni des visages, juste des sensations. Et comme ils n'étaient pas restés ensemble, l'un ne pouvait nourrir les souvenirs de l'autre que jusqu'à un certain point.

Ça avait été phénoménal, chaud… très chaud – ses hormones s'en souvenaient encore – et catastrophique puisqu'il était rentré lamentablement avec Duo.

Après, le trou noir.

La prochaine fois ils iraient un peu plus mollo…

Ça faisait tellement longtemps qu'il n'était pas sorti que son piercing au sourcil avait eu le temps de se reboucher, fort heureusement il s'était fait percé à nouveau dernièrement.

Envie de se détendre et de boire un verre et de faire la fiesta et y avait qu'avec Duo que ça le faisait. Juste le détendre sans aller à la murge, il ne voulait pas perdre son amitié.

Juste qu'il boive un petit peu pour être moins peigne-cul. En attendant…

En attendant il avait du boulot et elle était encore là.

Pas qu'il l'aimait pas mais quand elle jouait au pot de fleur il y avait anguille sous roche.

Réunion surprise avec les actionnaires, clients mécontents, ce genre de choses…

- Autre chose, Réléna ?

- Oui, votre rendez-vous a confirmé qu'il sera bien là à 13h00.

- Un rendez-vous ? Quel rendez-vous. Je n'ai pas de rendez-vous ? Pourquoi ne m'avez-vous pas dit que j'avais un rendez-vous ?

Panique.

- Je vous le répète depuis hier. Vous avez un reminder sur votre portable, sur votre palm, sur vos mobiles professionnels et personnels ainsi que sur votre Filofax…

Il cessa de prendre les feuilles s'échappant du fax pour vérifier ses divers agendas et vit.

Il fronça les sourcils.

- Ergotonic ? Toute l'après-midi ? Qui a pris ce rendez-vous ? Où est le dossier que vous me préparez quand de nouveaux clients sont concernés ?

- Vous-même, monsieur. Et le dossier est sur la pile, seulement vous ne l'avez pas classé dans la pile « désespérée ».

Réléna sortit avec expertise le dossier qu'elle avait préparé et le tendit à son supérieur hiérarchique.

Elle ne s'autorisa qu'un petit sourire dans le regard, son visage restant parfaitement neutre.

Ce n'était pas tous les jours que l'on surprenait Tarkan Winner.

- J'avais dû fumer mais là ça dépasse l'entendement. Je ne me rappelle pas…

- C'est la Treize Inc qui vous les préconise.

Il haussa un sourcil.

Le narguilé avait été beaucoup trop coupé apparemment.

- Nos meilleurs clients ?

- Oui. Apparemment les conseils que vous lui avez prodigués leur ont permis de faire de sacrés bénéfices.

Tarkan feuilleta le dossier distraitement sans comprendre, sans réussir à ce que les données cliquent entre elles.

Quelque chose ne collait pas.

Il répondit distraitement, espérant avoir raison.

- Oui et ils me remercient en me recommandant, c'est ça, je vois.

Mais Réléna brisa son espoir.

- Non. Ils vous remercient en vous offrant leur service.

- Hein ?

- Ce sont des masseurs en entreprise.

- C'est ce que j'avais cru comprendre… et c'est une blague… pas étonnant que mes reminders n'aient pas fonctionné.

- Non, c'est en page deux. Là vous êtes sur la page C A, marché et partenaires commerciaux.

- Vous croyez que j'ai le temps pour ça ? Vous croyez que le reste va avancer tout seul ?

Non il n'avait pas le temps.

Non ce n'était pas la question.

Mais Réléna ne se laissait pas démonter.

- Vous avez pris rendez-vous vous-même le seul moment où vous étiez libre à l'époque, soit huit mois après votre dernier entretien avec monsieur Kushrénada.

- …

- Vous aviez été sceptique et avez répondu, je vous cite.

Réléna sortit son palm de sa poche, il ne la quittait jamais.

Elle sortit l'entrée du 17 septembre 2005 et lut.

Et oui. Ce n'était pas pour rien qu'elle était la meilleure secrétaire même si elle était en contrat de qualification.

Tarkan se décomposait sur son siège. Il n'avait pas le temps de perdre du temps.

Et il allait devoir travailler le samedi soir au lieu d'aller en boîte pour rattraper cette demi-journée offerte par le milliardaire du textile, celui qui s'adjugeait les services de l'entreprise familiale –économique et juridique - à 6000 € par mois.

Il ne pouvait pas se permettre de refuser la chose.

Il le savait.

- « Je suis honoré, merci. Je n'aurais pas une demi-journée de libre avant le 15 mai 2006 ».

Ça lui revenait.

Putain ça lui revenait.

Il avait pensé l'endormir avec cette date farfelue, mais noon…

Et Réléna qui continuait, imperturbable.

- Il vous a répondu que ce n'était pas grave, que « le 15 mai 2006 serait une journée détente » et que « vous ne le regretteriez pas ». Que…

- « la seule chose que l'on puisse offrir à un homme aussi occupé que moi était du temps à lui » et que c'était…

- « un luxe que vous ne pouviez pas vous offrir ».

- Et pour cause, je n'ai pas une demi-journée !

- Si vous l'avez et vous savez que vous n'avez pas le choix.

- Je peux toujours décommander ?

- Monsieur Kushrénada peut toujours nous retirer le budget s'il se sent floué ? Vous savez comme les milliardaires peuvent être excentriques.

Il savait, oui.

Putain de bordel de merde.

Cte lose.

Il n'avait que ça à foutre à se faire masser là, ça n'allait pas être possible.

Et pourtant...

- …

- Vous ne voudriez pas froisser monsieur Kushrénada ?

- Je ne voudrais surtout pas froisser mon enveloppe budgétaire…

Such a lèche-cul... mais c'était pas grave, hein ?

T.T...

Un léger bip bip se fit entendre.

Un sourire plus grand naquit sur les lèvres de Réléna.

- Je dois vous laisser, mon masseur est arrivé.

- Parce que toute l'entreprise va cesser son travail la demi-journée ? Mais on est tous en rtt, c'est ça ?

- Monsieur Kushrénada a demandé que tous vos collaborateurs bénéficient d'un massage Shiatsu d'une demi-heure. Rassurez-vous, l'entreprise fonctionnera sans vous ce laps de temps.

- …

- Oh et monsieur Winner ?

Tarkan qui était retourné à ses dossiers, ramassant au préalable les fax qui n'avaient jamais cessé d'arriver – et oui, la Terre n'arrêtait pas de tourner pendant une conversation - releva la tête.

Putain de merde.

- Quoi ?

- Tarkan Raberba Winner me saoule, cette fin d'année a été particulièrement pénible et lui aussi.

- Pardon ?

Elle sourit encore.

- Quatre, « Cat' » le dragueur invétéré qui m'appelle « Lenny » et qui est accessoirement mon beau-frère me manque, je ne vois plus aucun intérimaire mignon avec le sourire ou tenter de porter plainte, ça manque d'action tout ça. « Vous » avez besoin de vacances.

- Réléna…

- Vous avez besoin de sexe. Et comme vous n'avez ni l'un, ni l'autre sinon ça serait vu, vous avez un massage. Profitez-en.

Et sur un clin d'œil elle s'éclipsa sur un Tarkan absolument désespéré.

Il allait devoir faire en un quart d'heure l'équivalent de deux heures de travail, juste pour avoir un petit week-end sympa et pour sortir un peu ce soir.

Le téléphone bipa et il décrocha quelques minutes plus tard.

Réléna lui annonçait que son rendez-vous était arrivé.

- Merci Rel… Lenny.

Rendez-vous à l'heure soit dit en passant.

Deux coups frappés à la porte suivis d'un « entrez ».

Une porte qui s'ouvre doucement.

- Monsieur Winner ?

Une voix grave, onctueuse, appétissante.

Les yeux de Tarkan quittèrent son palm pour se poser sur son vis-à-vis.

Ses yeux s'attardèrent d'abord sur un ensemble pantalon-haut sans manche noir et blanc, qui ressemblait à s'y méprendre à une tenue traditionnelle de kung-fu.

Puis sur des bras plus bronzés et puissants que les siens, le droit avait sur le biceps le tatouage d'une salamandre, sur environ 8 centimètres.

Puis ses yeux arrivèrent sur une fossette au menton, avant de remonter vers une bouche fine mais gourmande, un nez fin et des yeux très verts, peut-être les plus verts qu'il n'avait jamais vus.

En général les yeux étaient bleu-vert, gris-vert, noisette-vert.

Mais là ils étaient vraiment verts. Enfn il était vraiment vert, l'œil gauche était recouvert d'une mèche de cheveux auburn qui mettait en valeur son visage fin mais indéniablement masculin.

L'oreille droite avait un petit diamant, mis en valeur par une coupe de cheveux courte si on exceptait la mèche stylisée un peu plus longue.

Une seule pensée à ce moment précis.

- Putain, j'ai l'homme idéal de Duo en face de moi… faîtes qu'il soit gay que je puisse lui filer le numéro, comme ça il voudra retourner en boîte avec moi sans que je le traîne !

Une seconde pensée.

Merde ! Je ne l'ai même pas invité à entrer.

Il sourit encore.

- Oui ? Vous êtes de l'agence Ergotonic ?

- Oui.

- Il semblerait que nous ayons rendez-vous.

- C'est exact.

- Entrez, je vous prie.

Le type d'Ergotonic referma la porte derrière lui et Tarkan ne put s'empêcher de mâter son arrière-train.

Des fesses rondes, musclées, absolument démentielles.

Il avait à l'épaule un sac de sport où il devait avoir ses ustensiles. Il semblait bien lourd, ce sac.

Il espérait très fort que sa toute nouvelle moquette grise ne serait pas tâchée.

- Mais qu'est-ce que vous faîtes ?

Il le regarda comme s'il était un peu demeuré.

Ce n'était pas comme s'il ne sortait pas une table en kit de son sac à dos pour la monter devant lui.

- Je monte la table sur laquelle vous allez être massé.

- Je n'allais pas avoir droit à un Shiatsu ?

- Non, vous avez droit au massage spécial. On ne m'a pas réservé une demi-journée pour un massage de quinze minutes.

Un léger rictus.

- Ah…

- Et rassurez-vous, aucune huile ne tombera sur la moquette.

- Pardon ?

- Toutes les personnes que j'ai massé dans leurs bureaux m'ont fait la remarque ou alors regardaient le sol comme vous.

- Oh…

Ah merde, il s'était cru discret.

- Vous avez déjà fait des massages ?

- Oui, très souvent, mais jamais au bureau.

- Le fonctionnement est sensiblement le même. Vous devez vous déshabiller.

Hein ?

Il en avait de bonnes ?

- Je dois me mettre entièrement nu dans mon bureau ?

- Vous pouvez garder votre slip mais il risque d'être tâché…

- …

- ... d'huile essentielle…

- ...

Le masseur finit d'installer la table – heureusement que le bureau de Tarkan était immense –

Et commença à sortir quelques un de ses ustensiles – fioles transparentes aux liquides lavande, or, verts… des huiles essentielles assurément.

Voyant que le futur massé ne se déshabillait pas, il lança.

- Quoi, vous êtes timide ?

- Non, je ne voudrais juste pas que mes collaborateurs me trouvent à poil dans mon bureau ça ne fait pas sérieux.

- Alors il vaudrait mieux verrouiller la porte.

- Oui.

Le bruit du loquet le fit sursauter.

- Maintenant, déshabillez-vous. A moins que vous n'ayez besoin d'un coup de main.

Un clin d'œil qui fit le jeune économiste éclater de rire, ça faisait du bien, ça détendait l'atmosphère à défaut de son corps.

- Non ça ira, Dom Juan, je vais me débrouiller. Je vais finir par croire que vous tenez à me voir nu.

Le blond lui fit un clin d'œil.

Le « Dom Juan » était amical, taquin, destiné à faire rougir gentiment un hétéro, faire sourire un homo.

Commercial. Le juste milieu pour être sympathique et montrer que l'on était maître en la demeure quand même.

C'était son bureau.

Ce n'était pas parce qu'il serait nu qu'il ne serait pas à son avantage. Au contraire.

Dom Juan haussa les épaules avant de rétorquer.

- J'aime voir sur quoi je pose mes mains.

Et de se rapprocher.

Et de glisser pour se positionner juste derrière Tarkan.

Tarkan qui redevint Cat au toucher sur son épaule recouverte.

Tarkan qui redevint Cat en suivant des yeux cette main sur son corps, alors que ses propres doigts détachaient le col de sa chemise.

C'était surréaliste mais il connaissait ces doigts ?

Il connaissait ce toucher.

Un murmure.

- Qu'est-ce que vous faîtes ?

Une réponse.

- Je frôle vos trapèzes et votre nuque car j'y détecte une tension.

- Ne devriez-vous pas attendre que je sois nu pour me toucher ?

Oui c'était une question !

Non ce n'était pas une provocation même s'il avait fait bien pire dans son bureau !

Non sa voix ne s'était pas faîte plus rauque !

Mais ces doigts… ils donnaient la chair de poule…

- C'est vous qui tardez à vous déshabiller… en attendant je vous ferais un mini Shiatsu.

Cat cessa tout mouvement.

C'était professionnel, sensuel mais professionnel.

C'était bon sans pour autant le faire gémir.

Jusqu'à ce qu'il appuie… là à cinq centimètres de sa clavicule.

Ses cheveux se dressèrent sur sa nuque.

Il se mordit la lèvre inférieure.

- Mais continuez je vous prie, ne vous gênez surtout pas pour moi. ¤ Tout bas ¤ Déshabillez-vous.

- Ne devrais-je pas m'asseoir pour cela ? Pour ce massage ?

Cat, le félin, continua alors à déboutonner sa chemise, attisé malgré lui.

Ce masseur était-il en train de le draguer ou était-ce un simple élan sensuel ?

- Si vous vous asseyez maintenant… vous aurez envie de vous allonger…

Il avait déjà envie…

Pourtant ce type n'était pas son type.

Il n'était pas repoussant, mais il n'était pas son type.

Ils étaient au bureau…

Et ce serait excitant… ce ne serait pas la première fois qu'il le ferait…

Et…

- … et vu que vous serez dans l'incapacité de le faire…

- …

- c'est moi qui devrais vous ôter vos derniers vêtements.

Le masseur lui massait à présent pleinement les trapèzes, risquant par la-même de froisser sa chemise et il n'en avait aucune de rechange.

Et puis…

Treize Kushrénada n'avait pas envoyé ce type pour coucher avec lui, même s'il ne semblait pas vouloir dire non à l'heure actuelle.

Treize Kushrénada était quelqu'un de sérieux et il ne fallait pas jouer au con avec lui.

Cat tourna la tête sur le côté droit avant de dire.

- Dans ce cas…

- Hm ?

- Mieux vaut que je le fasse moi-même.

Cat le lui avait chuchoté à l'oreille avant de faire quelques pas et ôter ses chaussures et chaussettes.

Puis il finit de se déshabiller, sentant le souffle du masseur s'entrecouper à mesure que se révélait ses cuisses athlétiques, ses fesses musclées et sur la partie droite de son dos, allongée sur le flanc, la longue panthère noire tatouée au creux de ses reins.

Quand il se retourna, le masseur avait déjà allumé des petites bougies neutres qu'il avait disposées ça et là et il avait baissé les stores.

Il était en train de préparer son matériel, concentré, indifférent à son client.

Chaud-froid ?

Une crème brûlée ?

Chaud dessus, froid dessous…

Chaud devant…

- Vous montez ?

- J'arrive.


Moteur n' Co, 13h30

Au même moment, à la boutique Moteur n' Co, Duo et monsieur Yuy déjeunaient tranquillement à l'entrée du magasin, le petit coin quincaillerie sur le côté – simple grosse planche de bois fixée nettoyée préalablement – transformé en table pour deux d'appoint.

L'Américain avait donné sa chaise de cantine à son invité et avait pris celle du coin quincaillerie, bancale.

- Monsieur est servi ! Alors nous avons des petits bouchons de courgettes à la fêta – si vous n'aimez pas le fromton vous pouvez me les filer.

- J'aime la féta.

- Pas de bol pour moi. Du saumon grillé, sauce à l'estragon, si vous voulez pas de sauce, vous pouvez la filer, je sauce avec le petit pain super bon.

- J'aime la sauce à l'estragon.

Ils devisaient gaiment, tout en déjeunant, Duo se servant de son humour pour ne pas se laisser intimider.

Parce que même si Heero Yuy était comme tout le monde, était un poil plus âgé que lui, il y avait quelque chose de déstabilisant chez lui.

Il ne savait pas mettre le doigt dessus.

Il ne savait pas si c'était son attitude corporelle.

Ce type respirait la louchitude pourtant il était on ne peut plus banal.

- You're no fun. Ensuite viennent les tagliatelles de légumes croquants, dans ma grande bonté je vais vous filer les miennes.

- Non, sans façons.

- Et moi qui voulais être généreux. Le duo de riz basmati et sauvage est fait pour moi.

- Pourquoi ?

- Parce que je m'appelle Duo ! C'est écrit sur mon badge !

Ou sa manière de le regarder.

Intense.

Avec un tout petit sourire dans son air si sérieux et la fossette à la joue gauche qui se creusait.

Intense alors qu'il lui volait une bouchée de riz et qu'il la mangeait en le regardant dans les yeux, tout du moins en essayant, la chaleur faisant de la buée sur ses verres.

- J'ai faim, je ne vous laisserai pas ma part.

Intense alors qu'il les ôtait ses carreaux que PVC il le battait pas.

Il avait des yeux… oui deux.

Oui bleus… il n'était pas très « bleu » mais là ils étaient profonds, presque noirs.

- Sauvage.

- Quand je veux ¤ petit sourire ¤.

C'était lui où il commençait à faire chaud dans sa tenue de mécano toute propre et toute bleue ? Il la salirait assez ce week-end.

Il fallait que Duo évite le vin aussi sur le lieu de travail.

L'Américain baissa légèrement la fermeture éclair, oubliant qu'avec cette chaleur il n'avait pas mis de t-shirt en dessous.

- C'est pas mal Flo Prestige, vous trouvez pas ? Un peu cher pour ce que c'est mais plus sympa que Class'Croute.

- ça me plait bien.

- Tant mieux.

Intense quand il servait le vin un Sancerre Pascal Jolivet blanc – 2006, un vin pas extraordinaire mais pas mal quoi parler à son idole ça se fête et le champagne c'est trop cher -.

- Encore un peu de vin ?

- Hm-hm, vous en avez au coin des lèvres.

- Quoi, du vin ?

- Non, du saumon.

Intense alors que du pouce il chassait la sauce de sa lèvre inférieure au moment où il la léchait pour faire disparaître l'estragon.

Intense alors qu'il cherchait des yeux la serviette pour s'essuyer.

- Désolé.

- Pas grave.

- C'est votre doigt qui va schnouffer le poiscaille.

- Suffit que je le trempe ailleurs.

Il ne le draguait pas, il était juste tactile au moment où on s'y attendait le moins… non ?

Il ne fallait pas voir la drague partout, non.

On n'était pas dans un film même si ça en avait tout l'air.

- On a du camembert en fromton et en dessert une tarte au citron meringuée.

On n'était pas dans un lieu propice.

On n'était pas en boîte de nuit.

Ça faisait combien de temps qu'il n'y était pas allé ? Non, la dernière fois avait été catastrophique, cte putain de murge… et puis…

Ça faisait combien de temps qu'il n'avait pas passé du bon temps avec un mec qui n'était pas son pote ?

Ok c'était son idole, clairement pas son style de mec. Mais quand même…

- Je n'aime pas la tarte au citron.

- Dommaaaaaage.

Intense alors qu'il frôlait par inadvertance la main de l'Américain.

Qu'il lui frôlait la main pour un morceau de pain, une serviette, le sel.

- C'était une blague.

- Vous êtes un rapace monsieur Yuy. C'est à se demander pourquoi vous en êtes venus à écrire au lieu de bosser dans je sais pas moi, la finance ?

- J'aime l'informatique. J'aime écrire. Je n'ai pas aimé être le dictionnaire attitré de mes copains de classe. Alors j'ai écrit pour qu'on me foute la paix. Ça a marché.

Intense alors qu'il le faisait rire aux éclats avec des petites remarques qui faisaient mouche.

Alors qu'il plantait ses dents blanches dans la tarte sucrée et que Duo s'humectait les lèvres avec l'envie de manger son dessert, ce qu'il s'empressa de faire.

Quelque chose n'allait pas.

Cette impression de le connaître venait peut-être des livres où il ne parlait pas de lui ?

- Aie.

- Duo ?

- C'est rien, je me suis fait arracher mes dents de sagesse il y a deux semaines… j'aurais dû le faire bien avant mais j'avais esquivé et j'aurais pas dû.

- Croquez moins fort ou prenez moins gros.

Intense….

- J'essaierai. Je sais que je suis trop gourmand mais j'ai une grande bouche.

- Ce n'est pas un défaut, la gourmandise.

- Demandez à mes fesses ce qu'elles en pensent, monsieur Yuy. Vive le vélo.

Intense… de plus en plus intense…

comme le café.

Comme le chocolat noir.

Comme ses yeux quand il fait tinter le piercing sur sa langue contre ses dents par habitude.

- Heero. Le vélo fait du bien, effectivement… il y a d'autres sports bons pour les fessiers. Et les cuisses. Et le reste.

- Quoi, Heero, vous êtes aussi prof de fitness ? Ma parole vous êtes Batman ! Ecrivain le jour, informaticien la nuit et prof de fitness à ses heures perdues !

- Alors vous êtes Robin ? Hôte de caisse le jour, mécanicien le week-end… et tous les soirs vous dormez avec moi.

Cet homme était comme un moteur exceptionnel.

Il ne révélait pas sa pleine puissance au premier contact.

Et seuls des professionnels pouvaient en tirer le maximum de sa capacité.

En entrant Heero Yuy était monsieur Héro, un client à lunettes.

Puis il était devenu monsieur Heero, un type plutôt cool.

Puis il était devenu Heero Yuy, son idole.

Et là…

- Nan moi je serais plutôt Alfred, à réparer la Batmobile.

- Pourquoi les voitures, Duo ?

Là il avait ôté sa veste et posé sur le dos de la chaise fracasse-cul.

Là il avait des purs bras et des plaquettes de chocolat sous son t-shirt col V blanc.

Là il sentait son CKone qui surpassait l'odeur du poisson fort heureusement.

Là il était classe… et sexy et il avait de l'humour.

Et il était typiquement le style de Quatre.

Il devrait lui présenter, d'ailleurs.

- Parce que je n'étais pas très bon en cours et très bon en mécanique héhé.

- Pas par passion donc.

- Oh, si… trop bonne cette tarte, parce que le cambouis c'est mon truc. J'adore faire ronronner ou rugir les moteurs.

- …

- J'aime faire vibrer les choses, démonter, remonter les pièces. J'aime quand ça chauffe entre mes cuisses quand je conduis une moto mais j'ai pas assez de sous pour m'en acheter une en attendant que je la monte.

Intense…

Alors qu'il se calait mieux dans son siège, comme suspendu à ses lèvres.

- Et j'aime être la raison de cette chaleur dans le moteur, je suis fier de mon job. Vous finissez pas votre tarte ?

Intense alors qu'il gobait la dernière bouchée qui était immense.

Quelle bouche…

Juteuse…

Humide…

Tendre et ferme.

Elle devait être sucrée par le dessert.

- Mais si.

Intense alors qu'il faisait tinter son verre en plastique avec le sien, alors que ses yeux le fixaient un peu plus fort, comme s'il venait d'avoir une image mentale.

Oh, à peine quelques secondes.

Mais ce regard…

Cette intensité…

Cette manière de le regarder et sa manière à lui de sentir ce regard, son regard…

Duo secoua la tête.

Il venait de boire son verre d'une seule traite.

Pas bon, il n'avait pas bu beaucoup mais ça commençait à lui tourner la tête.

A moins que... ?

- Alors vous aimez les faire vrombir ?

- Hein ?

- Les moteurs, Duo.

Pourquoi ce mot sonnait comme vibromasseur, vrombir ?

Pourquoi la voix, le regard de ce mec le faisaient autant gamberger ?

Il lui arrivait quoi, là ?

C'était quoi ce délire de pucelle pisseuse ?

Il se transformait en Dot et Hilde ?

La nuit est si belle... et tu vas fermer ta gueule...

- Oui. J'ai ça dans le sang.

- Je vois ça.

Ok il avait faim.

Ok ça faisait un bout de temps.

Ok… il fallait retourner bosser il était déjà 14h00.

Ok il était seul dans le magasin mais le téléphone n'allait pas tarder à sonner.

D'ailleurs il sonnait.

Ça allait lui permettre de reprendre un peu contenance, de s'éloigner un peu en se tenant au comptoir.

- Allo ?

- Allo Duo ? C'est Iria !

- Bon…

A quel moment il s'était rapproché ?

A quel moment il était passé derrière lui pour poser ses mains de chaque côté de son corps.

Et surtout pourquoi.

Pourquoi il reconnaissait cette chaleur ?

- Bonjour…

Intense…

Quand il lui disait des choses à l'oreille.

- Ce n'est pas poli de quitter la table comme ça.

- Duo ça va ? Tu as l'air d'avoir encore mal aux dents. Tu n'aurais pas dû attendre aussi…

- Nan c'est bon.

- Hm, hm-hm-hm, hm-hm, hm, hm-hm-hm, hm-hm-hm-hm.

Intense quand il fredonnait des choses tout bas, qui l'obligeaient à se rapprocher, à presque se coller à son ventre… d'ailleurs il avait les mains sur le sien.

- Duo ?

- J'ai du travail, Iria…

- Tu ne me demandes même pas des nouvelles de ta nièce ?

- Hm, hm-hm-hm, hm-hm, hm, hm-hm-hm, hm-hm-hm-hm.

Intense… quand il se mettait à bouger derrière lui à chalouper doucement et son corps suivait…

Comme s'il le connaissait…

Comme s'il connaissait son rythme.

- Comment… comment va ma nièce ?

- Elle va bien et dort avec le doudou blanc que son oncle lui a offert. D'ailleurs n'oublie pas que t'es invité ce soir et puis blablablablabla Hilde, Dorothy… blablabla Hélène Ségara blablablablabla.

- Hm, hm-hm-hm, hm-hm, hm, hm-hm-hm, hm-hm-hm-hm.

Intense… quand son souffle fredonnant se baladait sur son cou…

Et que leurs corps s'épousaient au mieux contre le comptoir.

Pourquoi il se laissait faire ?

Parce qu'il avait envie….

Pourquoi il ne se dégageait pas ?

Parce qu'il avait envie…

Que faisait Hélène Ségara ?

Elle était ptet partie en boîte de nuit sa conscience ?

- Stop… on se connaît à peine…

- On s'en fout…

Et ce fut là le clic.

Le ton.

Le « on s'en fout » contre sa peau.

Le fameux « on s'en fout ».

Le puzzle qui le ramène à une soirée arrosée, embuée.

A une vodka verde, à un Fu Wei sado-maso excité et complètement taré à un concours de devine ce que je bois en me roulant une pelle.

Horreur-Malheur.

A faire un collé vraiment serré-serré avec un inconnu sur du Francky Vincent.

- Hm, hm-hm-hm, hm-hm, hm, hm-hm-hm, hm-hm-hm-hm Vas-y Francky, c'est bon, vas-y, Francky, c'est bon, bon, bon.

Un inconnu qu'il avait oublié six mois, dont il avait complètement zapé le visage qu'il avait à peine vu, mais il avait rêvé de son corps parfois, de ses mains…

Oh merde.

Merde.

Merde.

Il était dans les bras de... comment il l'avait appelé déjà ?

TGV ?

BTP ?

PTT ?

TNT.

Oh Putain, cte pure lose... ah l'alcool...

Le mec qu'il avait méchamment jeté après l'avoir allumé comme jamais.

Le mec qui s'était fait passer pour Heero Yuy… ah merde et qui était Heero Yuy.

Il ne se rappelait pas de tout, mais d'un certain nombre de choses.

- Je te rappelle, Iria.

- Mais Duo…

Il allait la laisser dans son délire hétérosexuel.

Il allait se dégager quand Heero le retint doucement, continuant à chalouper contre son corps.

- Qu'est-ce que tu fous là ?

- Tu me remets, Duo ? Ça fait enfin tilt ?

C'était ptet un voleur ?

- Qu'est-ce que tu me veux ? Y a pas d'argent ici.

- Non mais y a de l'or en barre.

Putain ce qu'il bandait dur...

Barre y avait.

Barre à tribord.

Barre-toi !

- Comment tu m'as retrouvé ?

- Je t'ai jamais cherché c'est ptet pour ça. Tu te crois inoubliable ? Non, juste un hasard. ¤ lèche l'oreille ¤

- Pourquoi tu m'as pas dit que c'était toi ?

Ouais d'abord ?

- Parce qu'au début j'ai pas cru que c'était toi, tu n'es pas le même en boîte et à l'extérieur. Pas coiffé pareil - t'as une natte -, pas habillé pareil, pas le vocabulaire pâteux de la murge. Pas d'Hélène Ségara. Pas de pote murgé.

Parce qu'il avait parlé de ça ?

AU .

- Et quand tu m'as reconnu pourquoi tu l'as pas ouverte ?

- J'ai eu envie de me foutre un peu de ta gueule, tu rigoles ou quoi ? T'es pas inoubliable mais j'ai la rancune tenace.

Intense… quand il lui parlait tout bas, bougeant de plus en plus fort, les mouvements de plus en plus amples…

Et Duo se mordit la lèvre.

Il avait jeté Heero Yuy, le prenant pour un mec de boîte... enfin c'était un mec de boîte mais c'était Heero Yuy...

Tain, cte lose ! Il avait pensé que la comparaison avec Francis Lalanne avait été le pire... ou alors nan, c'était le taré qui voulait le déguiser en soubrette.

Oh my GOD(emichet).

QUATRE ! C'était de sa faute, il alait l'éliminer !

- C'est bon, a y est tu t'es bien vengé ?

- Si tu avais vu ta gueule…

Adieu idole.

Bonjour la crampe.

- Si t'avais vu la tienne quand je t'ai jeté… t'étais vert, hein ? J'étais ptet schlasse mais je m'en rappelle.

- Et tu te rappelles d'autre chose, aussi ?

- ...

Intense… quand il ne lâchait rien même s'il se faisait rabrouer.

Intense et volontaire.

Intense comme un carré de chocolat noir dans le café.

Le genre qui réveillait.

Le genre qui empêchait de dormir.

Le genre qu'on avait sur la langue.

Nan il se rappelait pas... trop ?

Oh.

Bordel.

- Tu m'as volé ma nuit, Maxwell.

- Que dalle, tu pouvais retourner rouler des pelles à Abraracourcix light.

- Tut-tut, laisse Barton en dehors de ça, c'est entre toi...

- ...

- et moi.

Maman...

il était... hot... quand il montait en puissance...

- A m'avoir rendu dingue pour obtenir mon nom pour me donner le tien pour exciter mes rêves.

- Vive la branlette, bien fait pour ta gueule t'étais trop sûr de toi.

- Mais je veux ma nuit, Duo.

- J'étais pas dans mon état normaaaaaaal-han...

- On s'en fout.

Intense quand il l'embrassait dans le cou, TNT…

Merde, TNT… comment avait-il pu l'oublier sans l'oublier ?

Putain Hélène !

Manifeste-toi !

- Non, Duo, tu n'as pas besoin de moi… tu l'as rencontré en dehors de la boîte et tu n'es pas murgé…

- Mais mes principes ! Mes principes !

- Ils font chier tes principes, là, fais-toi du bien, t'es conscient…

- Tu dis ça parce que tu tires ton coup en douce !

- Nan je suis en tournée, j'ai pas le temps de me faire chier avec toi.

- Mais…

- En deux mots : démerdes-toi… toi… toi… toi…

- Pétasse !

- Ouais… mais nan, ça va toujours pas être possible, vieux.

- Ah non, pas cette fois, je me laisserai pas lourder.

Intense… quand il le retournait pour abaisser doucement la fermeture éclair jusqu'à son ventre, suçotant le lobe de son oreille gauche.

- Tu comprends pas quand on te dit non ?

- Non. Je veux sentir ton piercing sur mon corps.

Intense… quand il lui écartait doucement les cuisses de la jambe.

- Je veux que tes cheveux coulent entre mes doigts, comme ton corps.

Intense… quand ses mains touchaient sa peau nue et légèrement moite. Ça faisait trop longtemps.

- Je veux ton odeur.

Intense… quand ses dents caressaient sa pomme d'Adam, lui arrachant un râle…

- Je veux mon sexe en toi, tout de suite.

Intense… quand il lui laissait un suçon, sa marque sur sa peau comme son nom sur ses lèvres.

- Je veux ce que tu m'as promis cette nuit-là, avant de partir en live, mais avant tout…

Intense, intense, intense…

- Je te veux nu… et je veux que tu te rappelles, Duo. Et crois-moi, tu vas t'en rappeler.

Intense, intense, intense, intense.

Allumez la mèche, TNT allait exploser.

La bouche de Duo venait d'être envahie par une langue gourmande, titillant son piercing-boule.

Les sens de Duo venaient d'être court-circuités.

La raison de Duo eut le réflexe d'activer la commande automatique pour verrouiller le magasin avant que le store ne s'abaisse.

Le magasin allait rester fermé même si son corps serait ouvert et bien ouvert, offert.

Il pensait avoir mangé une tarte.

Il était le dessert.

- Fruit de la passion… j'aime… quand tu touches… .


Bureau de Tarkan « Quatre » Winner, 15 heures.

Pendant ce temps, dans le bureau de Tarkan Winner, installé sur la table de travail recouverte d'un voile hygiénique.

- Quelles sont vos préférences...

- Mes préférences ?

- Pour la musique d'ambiance ? New Age ? Indienne ? Orientale ?

- Pas de musique, je commençais à avoir la barre au crâne.

- OK. Et pour les huiles essentielles ? J'ai du jasmin, de la lavande, du vétiver ou de l'ylang-ylang…

- Ylang-ylang.

- Pour réduire les palpitations et baisser votre tension artérielle ?

- Non. Pour aller avec mon gel douche parce que trop d'odeurs différentes, ça pue.

Un éclat de rire discret alors qu'il commençait à enduire son corps d'huile odorante, à masser sa peau.

Ses mains étaient fortes, contournaient son tatouage en en traçant le tour…

Ses mains pétrissaient ses cuisses et ses fesses fermes avec professionnalisme et c'était ce même professionnalisme qui rendait le toucher sensuel…

Il ne le draguait pas et ça ne le rendait que plus….

- Vous avez une préférence pour le massage ? Californien ? Thaïlandais ?

- Hm ?

Il avait demandé quoi ?

Ah oui… il allait falloir qu'il suive sinon ça allait être tendu.

Ah non, il ne voulait pas qu'on lui fracasse plus le dos.

- Non, allez-y, je vous confie mon corps. Faîtes-en bon usage. Mais pas trop violent, le kiné ne veut pas.

- Sport intense ?

Tendancieux ou professionnel ?

Personnel ou confidentiel ?

Confidence pour confidence…

- Squash.

- Ok. Faîtes-moi confiance.

Oh bon sang.

Il venait de s'asseoir sur ses fesses.

Il se mordit la lèvre.

Genre ou pas il était trop hm…

- Ooooooooh… hmm…

- Je connais un massage idéal pour ce que vous avez.

- Et c'est ?

- Un massage bambou. Vous connaissez ?

Quatre eut un petit sursaut.

Un massage au bambou ?

Il avait lu un article dernièrement… ça devait être ça…

- Oui ça me dit quelque chose…

- Attendez, vous n'allez pas tarder à les sentir, vous verrez ils sont agréables. Et fermes.

- Hm…

Cette voix chaude…

Quand il massait il avait un très léger accent hispanique ?

C'était chaud comme un chocolat et aussi frais qu'une margarita.

Un chaud-froid sur son corps enduit.

Il se sentait monter, il était trop bon.

Il voulait mordre un citron et lécher le sel.

- Par des mouvements amples et généreux de la surface du corps

- Hm….

- le gros bambou glisse ¤ le fait glisser le long de sa colonne vertébrale ¤ , roule ¤ sur les reins ¤, étire et exerce pressions ¤ appuie sur les omoplates ¤ et frictions ¤ pétri la chair doucement puis de plus en plus fort ¤ pour libérer les énergies circulantes.

- Hmm…

- Vous sentez votre énergie circuler ?

- Je sens le gros… bambou…

Quatre, impudique – il ne l'avait jamais été, pudique - frottait doucement son entrejambe contre le tissu.

Les mains du masseur et son gros bambou allaient et venaient sur le corps de Quatre, pétrissant sa chair nue

La panthère sur son corps était prête à s'en échapper, rien que pour ronronner avec lui, onduler contre le corps sur lui, avoir le souffle court.

Déjà ressenti ?

- Et vous allez en sentir un autre, ça c'est le bambou moyen. Il effectue glissés et frictions, palpés roulés et mouvements de drainage esthétique.

- Vous trouvez que je suis gras c'est ça ?

- Non mais ça retend. Et ça détend.

- Hm…

Il allait devenir dingue…

Ces mains, ces bambous allaient le rendre dingue…

Cette voix allait le rendre dingue…

Cette voix… Ce déjà-vu alors que son monde n'était que sensations.

Ce déjà-ressenti alors qu'il ne l'avait jamais vu.

Il était bouillant de fièvre, ce mec l'avait chauffé avec ses yeux verts et ses mains de branleurs professionnel.

Il était en train de lui mettre le feu quelque chose de bien.

Détendu ?

Ah ouais ?

- Le bambou moyen…

- Il est moyen ce bambou-là ?

Il se sentait une âme de biscuit croquant au chocolat.

Il le sentait très fort au creux de ses reins, pourtant…

Il avait envie de son bambou…

D'un bambou bien dur.

- Oui il y a plus gros. Le bambou moyen pénètre plus profondément dans les tissus pour dénouer les tensions localisées et stimule le corps. Vous le sentez mon bambou ?

- Je suis tout stimulé, moi…

Oh bordel...

D'où venait cette impression de déjà-vu ?

De déjà dit ?

Et les mains qui s'activaient encore…

Et cette voix près de son oreille et son… plus gros bambou coincé dans son pantalon… qui se frottait contre ses fesses, entre ses fesses nues.

Ses doigts agrippèrent le tissu sous un masseur imperturbable.

Un sourire.

Là c'était sûr.

- Vous me draguez…

- Je vous masse.

- Ce n'est pas un massage, ça.

- C'est un massage bambou.

- …

Frotte, frotte, frotte contre la table, le sexe de plus en plus gorgé, l'ombre d'un cri dans la gorge mais salle non insonorisée.

Silence, silence.

Le masseur faisait du cheval sur un sacré canasson qui bandait comme un cheval.

Masseur qui lui expliquait par le menu exactement ce qu'il était en train de lui faire.

- Après la pénétration du grand bambou, viennent les deux petits bambous en même temps. Vous êtes prêt à être pénétré ?

- Je vais jouir…

- Vous les sentez, là, saisir délicatement votre peau, comme ça… ¤ prend la peau des reins entre les bambous et applique une pression ¤

- Hm…

- Ils opérent par…

- pétrissages….

Ecarquillement des yeux.

Déjà-vu.

Déjà ressenti.

Déjà vécu.

Sueurs froides.

Images assourdies.

Noires.

Lumineuses.

Spots.

Arrêt sur image.

Raidissement.

Dégagement.

Corps maintenu fermement.

Gémissement. Trop fort ? Trop bon.

- Doucement. N'oublie pas le squash.

- Qui êtes vous ?

Un mec de boîte, sûrement.

Mais qui ?

Lequel ?

Il en connaissait tellement ?

Un psychopathe ?

- Qui moi ? Un masseur, voyons…

- Un masseur…

Il n'avait pas le temps de se tendre qu'il le détendait… en se frottant contre lui, en malaxant sa peau, ses épaules, ses hanches, son grand dorsal, ses fesses, surtout ses fesses…

Il les massait avec les siennes, avec son...

Caramba…

- Qui…

- Devine.

Hm… il... bordel c'était bon, il avait connu beaucoup de mythos… ah, parmi il y en avait bien un qui avait vaguement parlé de massage bambou mais c'était flou et loin…

S'il s'en rappelait vaguement Il devait avoir un corps à se pâmer, des mains miams et une bouche amiamiam.

Il avait bu à mort mais n'avait pas une haleine de chacal.

Il lui avait sauté dessus…

Il l'avait dévoré et Quatre se souvenait vaguement regarder quelqu'un danser….

La silhouette… c'était lui…

Mais il s'appelait comment ?

- Tobias ?

- Non….

Sensuel…

- To… Thomas ?

- Presque… Corazón.

Les bambous allaient et venaient sur son corps et Cat se sentait des envies de hurler.

Ses fesses nues frémissaient, son corps luisait d'huile, son front était moite de sueur.

C'était trop.

Trop.

- Trowa ?

Alors ce type vaguement Argentin avec ce prénom débile ne mythonnait pas ?

C'était El gringo ?

Oy c'était pas un mytho.

Et il passait pour un narvalo.

C'était vraiment un blaireau.

¤ Sur un rythme d'une vielle pub pour un café, le prems qui trouve a un cookie de chez Laura Todd de ma part :p ¤

- Non, Corazón.

Il avait parlé tout haut.

- Et t'es venu te venger parce que je t'ai lourdé en boîte ?

- Je suis venu pour délivrer une prestation pour ton entreprise. On n'est pas dans un film. Je n'avais aucune idée que c'était toi. Je ne pouvais pas le savoir.

C'était vrai… et hm…

- Pourquoi me venger ? Après tout tu ne m'as rien fait.

- Hm…

- Tu m'as juste bien chauffé et il ne s'est rien passé ?

- J'ai cru que tu m'avais menti… j'étais murgé…

- Oui…

Un baiser dans le cou, un suçon.

Des mouvements de va-et-vient des bambous.

Du moyen.

Et du plus gros.

C'était bon, très bon.

Trop bon…. Il allait…

- Tu ne m'as strictement rien fait…

- Hm…

- Alors je ne te ferais strictement rien.

- Hm… hm ?

Silence.

Froid, corps levé.

Bougies éteintes.

Stores rouverts.

Le vent dans ses cheveux soyeux.

Cte pure lose.

- La séance est terminée.

- Quoi ?

- J'espère que la séance vous aura plu et que vous ferez à nouveau appel à nos services.

- Pardon ?

Vert.

Vert.

Vert.

Il s'était levé complètement nu.

- Ergonomic était venu vous délivrer un massage, dont acte. Nous ne pouvons nous compromettre avec notre clientèle.

- Tu te fous de ma gueule… reviens finir ce que tu as commencé.

- Non, c'est contraire à l'étique.

- Tu sortiras pas d'ici, Trowa.

- Oh mais si je vais sortir, Cat'.

Il avait fini de ranger ses affaires, mais il avait laissé la table.

Quatre était devant la porte, un sourire pour simple vêtement.

- Il faudra me passer sur le corps. Et je vais en apprécier chaque minute.

- Attends, voir. Je vais te chikidim, chikidim.

- Hmm…

- Je vais te…

L'Argentin s'approchait un sourire félin aux lèvres.

Il plaqua le corps de Quatre un peu plus contre la porte et lui administra un baiser savoureux, cherchant sa langue, ondulant contre son corps, sentant son sexe se gorger contre lui.

Il lui coupa le souffle… avant de déverrouiller la porte, de soulever Quatre et de le poser un peu plus loin.

Ces bras…

- Et je vais te faire une crampe.

- …

- Si tu veux me revoir, rendez-vous samedi où tu sais.

- ….

- Où je veux… quand je veux. Je ne me pas laisserais balader deux fois.

- Et si je viens pas ?

- Tu viendras, tu es trop... curieux ? Et tu sais ce qu'on dit. Curiosity kill the Cat.

Ce regard...

il était insensible au vert, il préférait le bleu.

Non il n'avait pas une mini batte de base-ball entre les jambes.

Une mini mini.

Roh, ça va, les mecs avaient le droit d'abuser, nan ?

- ...

- A samedi Corazón. Et nous… finirons ? Ce que nous avons commencé 6 mois auparavant. Je te laisse la table, fais-en bon usage.

Un dernier baiser que Quatre voulut esquiver mais ça c'était l'esprit, son corps le voulait ce baiser alors il l'avait aspirer.

Un dernier sourire et il était parti, sifflotant un air qui ressemblait à s'y méprendre à Papi Chulo.

Venga mi…

Le CONNARD !

Il était parti en lui laissant la GAULE ?

Il était parti… en lui laissant un envie dingue de le revoir…

Il avait du caractère. Il était sexe. Il avait un charme dingue… il avait un gros bambou.

Et il allait se faire avoir.

Sourire.

Rirait bien qui rirait le dernier.

La chasse était ouverte.


Plus tard dans la journée.

- Duo ?

- Hm ?

- T'as l'air d'avoir baisé, c'est normal ?

- Ouais, je comprends rien à ce qui m'est passé dessus mais faut qu'on parle, y a du neuf.

- Et tes principes ?

- On s'en fout, je suis trop mort pour en avoir. On sort pas ce soir tu m'embrouilleras pas.

- Ouais on sort pas, faut que je carbure pour sortir ce week-end.

- Ah tu sors ?

- Ouais. Tu devineras jamais qui j'ai revu.

- Tu devineras pas non plus.

- …

- …

- On sort samedi alors ?

- Et comment ! Ah merde je bosse.

- On s'en FOUT !

Et ce sera une nuit qu'ils n'oublieront jamais… contrairement à une autre…

Mais ça, c'est une autre histoire.

Get ready…

Tonight.

Gonna make this a night to remember...

Mini OWARI


Un jeune homme tout de noir vêtu, extrêmement classe et sérieux, se présenta à la boutique pour récupérer une commande.

Tout du moins il essaya.

Il avait rendez-vous à 14h15.

Il ne put que voir le rideau métallique s'abaisser devant lui, impuissant.

Une énième crampe.

Un brun aux yeux bleus très grand et très musclé, t-shirt noir avec le logo d'une boîte de nuit connue, pantalon noir et baskets noires posa la main sur son épaule en murmurant.

- Tu récupéreras tes bougies plus tard.

- Mais qu'allons-nous faire en attendant que ça ouvre… j'ai fait mes transferts pour la journée, je dois plus retourner à la banque…

- Je me déguiserai en minet rien que pour toi, Wu Fei et tu pourras me fouetter gentiment.

- Hm ¤ sourire énigmatique ¤ Dis miaou, chéri.

- Raaww.

Dorothy et Hilde resteront à jamais des inconditionnelles de Hélène Ségara.

Duo et Quatre seront éternellement condamnés à souffrir aux fêtes familiales.

Il leur restait la murge :p,enfin les boîtes !

OWARI pour de vrai !


Héhé ! Vous n'y croyiez plus ? Je m'en fous :p

J'espère que ça vous aura plu, surtout à une certaine personne pour qui cette histoire était à la base ¤ gros câlins ¤

Na !

Mithy ¤ finisseuse de fic ¤

PS : j'abuse, ça fait un bail qu'elle est fini, fallait juste que je bouge mes fesses pour corriger :p

PPS : pas de suite, c'est fini XD ! Libre à vous d'imaginer le reste dans vos caboches :p

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