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Louisiane
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Résumé : La Nouvelle-Orléans, 1831. Draco Malfoy, riche héritier d’un immense empire colonial, revient en Louisiane à la fin de ses études pour faire ses débuts dans la bonne société de la capitale Louisianaise. Mais il va vite découvrir que sous le faste et le luxe du Quartier Français, se cachent bien des secrets inavouables.
Rating : M (ou R pour les puristes), voire MA (ou NC-17), pour violence, sexe, allusions à la magie noire, immoralité générale.
Pairing : HPDM principalement (mais vous commencez à me connaître, je ne connais pas la simplicité)
Genre : UA, romance, drame. Ah oui, et ça se termine mal, autant vous prévenir tout de suite.
Disclaimer : Harry et les autres ne m’appartiennent pas (mais ça on s’en serait douté). Les personnages de Marie Laveau et de LaLaurie ne m’appartiennent pas non plus, puisque ce sont des personnes ayant réellement existé. Ces personnages seront peu mentionnés, mais ils appartiennent à l’histoire de la Louisiane, et ils sont importants pour la compréhension de l’histoire. Les événements historiques décrits ont réellement eu lieu. Seule la rédaction et le scénario m’appartiennent.
Avertissement :Ceci est un slash, à savoir une histoire mettant en scène une relation sentimentale et sexuelle entre deux personnages du même sexe, en l’occurrence ici, deux hommes. De plus le rating implique que cette relation est décrite de manière explicite, et que l’histoire peut comporter des éléments choquants. Si cela vous gêne, vous rebute ou simplement ne vous intéresse pas, merci de quitter cette page.
Note préliminaire (IMPORTANT, A LIRE IMPERATIVEMENT !) :Bonjour à tous. Je n’ai pas pu m’en empêcher, j’ai eu une nouvelle idée tordue et il a fallu que je l’écrive. Ceux qui lisent « Cher journal » sauront bientôt que j’ai une obsession pour la Nouvelle-Orléans, et ne seront donc sans doute pas étonnés de voir que j’ai voulu écrire sur cette ville. De plus, la comparaison entre les Sang Pur, les Sang Mêlé et les Sang de Bourbe de Harry Potter, transposée dans le monde des plantations et de l’esclavage me paraissait intéressante.
Afin de prévenir tout malentendu et toute réaction éventuelle sur cette fiction, je tiens à préciser que les termes employés dans cette histoire ne reflètent absolument pas ma pensée. Oui, je ferai mention de « nègres », de « mulâtres », dans des termes péjoratifs et parfois injurieux. Mais il faut comprendre que ces termes sont la simple expression du vocabulaire de l’époque, et n’y voir aucune incitation au racisme. Au contraire, l’histoire que je veux écrire est celle d’un amour contrarié par le sang et les conventions sociales, et un manifeste pour l’égalité. Si elle se termine mal, c’est simplement parce qu’à l’époque, un tel amour ne pouvait avoir une fin heureuse. Sur ce, bonne lecture, j’espère que cela vous plaira…
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Chapitre 01 : Prologue
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D’aussi loin que remontent mes souvenirs, je ne me suis – presque – jamais senti chez moi, dans aucun des lieux où j’ai vécu.
Pourtant ma vie fut longue et les endroits que j’ai visités, nombreux, mais jamais, en-dehors d’une unique et notable exception, je n’ai connu cette confortable impression d’être à ma place, là où je devais être. Ce sentiment perpétuel de déracinement commença à l’instant où je fus en mesure de réfléchir par-moi même et ne me quitta presque plus jusqu’à ce jour.
Mais pour tenter d’expliquer cette étrange disposition dont je fus victime toute ma vie, il me faut raconter mon histoire depuis le commencement, ainsi que cette fameuse exception, qui représente la période la plus importante de ma vie – à mes yeux tout du moins. Car cette époque, dont je chéris encore aujourd’hui le souvenir, alors que mes yeux sont las et que mes vieux os réclament le repos, fut déterminante pour le reste de mon existence, en tout ce qu’elle compta de malheurs comme de joies.
Cette période de ma vie est intimement liée à l’histoire de l’état où je suis né, la Louisiane, et à la ville qui en est le symbole et qui en fut la capitale, la Nouvelle-Orléans. Jamais autre endroit ne fut plus chez moi que celui-ci, et bien que ma vie devînt bien plus facile quand je la quittai, jamais je ne fus plus heureux que lorsque j’y vécus. J’ai encore aujourd’hui l’intime conviction d’y avoir trouvé ma place, et je reste persuadé qu’une partie de mon âme resta en arrière le jour où je pris le bateau qui m’emporta loin d’elle, vers la vieille Europe que je ne connaissais pas.
Ce départ fut ma plus grande douleur, ma plus grande déchirure. En fuyant cette ville qui ne m’avait apporté que la déchéance, l’on aurait pu croire que je me libérais de mes chaînes. La vérité, c’est que je suis toujours resté prisonnier de ces liens que je m’étais moi-même forgés, et que même la distance, les océans et les années toujours plus nombreuses n’ont su briser. L’on aurait pu croire que cela m’eût permis de refaire ma vie. Mais toute la fortune du monde, toutes les femmes, les amants, les maîtresses que j’ai pu avoir après mon départ, ne furent que des ersatz destinés à sauver les apparences. Ils étaient des leurres, et plus encore aux yeux du monde qu’aux miens, car moi, je ne me suis jamais fait d’illusions.
Ce n’était qu’une enveloppe vide qui quitta le port de la Nouvelle-Orléans ce jour-là : mes yeux étaient secs et mon cœur était vide, car mon âme était restée là-bas. Elle est toujours quelque part, dans l’une des chambres de ce manoir déserté de toute vie après mon départ.
Et maintenant, tandis que mon vieux corps s’affaiblit lentement et que le jour approche où je ne pourrai plus quitter mon lit, dans cet hôtel parisien où je finirai sans doute mes jours, il me prend encore l’envie d’y retourner. Parfois, je regarde par la fenêtre qui donne sur le parc recouvert de neige et je songe aux cyprès chauves de la plantation de mon père. Je songe aux magnolias qui embaumaient mon manoir à la Nouvelle-Orléans et dont le parfum reste à jamais gravé dans ma mémoire.
Parfois je rêve aux iris sauvages, aux eaux brunes et boueuses du Mississipi rejoignant lentement la mer, et aux sombres marécages de ma chère Louisiane, et le désir me prend d’y retourner une dernière fois avant la fin. Alors que mes yeux presque aveugles à présent se ferment de plus en plus, je rêve à la Nouvelle-Orléans, au corps de Harry que j’ai laissé derrière moi, et je me plais à imaginer qu’un jour, j’y reviendrai pour mourir.
Alors seulement, j’aurai le sentiment d’être chez moi, dans cet endroit que mon cœur n’a jamais quitté.
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Voilà, j’espère que ce prologue vous aura suffisamment intrigué pour vous donner envie d’en savoir plus. Comme je ne suis pas chienne, je vous mets le premier chapitre en ligne tout de suite (parce que oui, un prologue, par définition, c’est court).
Pour être tenus au courant de l’évolution de cette fic, je vous invite à aller faire un tour sur mon blog : www. 20six. fr/ Myschka. Comme mes updates risquent de ne pas être très régulières (à l’instar de « L’Empire d’émeraude »), cela vous permettra de savoir où j’en suis dans toutes mes fics. Vous pourrez également y trouver des infos, des bonus, et tout un tas d’autres trucs…
En attendant, n’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé, le petit bouton en bas à gauche est là pour ça ! Je vous aime.