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Mici pour les reviews Ca me fait vraiment chaud au coeur de voir que je n’écris pas pour rien encore
Voila la suite avec un peu beaucoup de retard!! Bonne lecture!!
Ps: le chap 15 est en court, mais je ne sais pas qd il sera terminé, étant donner mon autre fic et le projet que je commence enfin a mettre sur pc.
Chapitre 14
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J’ouvre un œil avec difficulté. Tout est flou autour de moi et la faible lumière m’éblouie comme un grand soleil d’été. J’ai atrocement mal… Je referme les yeux. L’inconscience me reprend.
De nouveau la lumière m’agresse avec trop d’enthousiasme lorsque je rouvris(rouvre) les yeux. Je ne sais pas où je suis, je ne distingue rien. Mon corps me fait encore souffrir… trop peu-être pour supporter les vagues de douleur qui m’envahissent et m’assomment à grands coups de pelle…
Sans en prendre conscience, je repars dans les limbes du sommeil.
Encore un réveil… tiens cette fois je ne suis pas aveuglée. Merlin bénisse celui qui a soufflé les bougies. Cependant, l’absence de luminosité ne m’aide pas à savoir où je me trouve.
Je soupire...
Je n’aurais pas du.
Ma gorge me brûle horriblement. Un gémissement sourd s’échappe, et la douleur se propage de nouveau à travers tous mes muscles… Vais-je enfin réussir à rester éveillée ?
Pas cette fois... pas
Je tremble de tout mon être. J’ai rêvé. Rêvé de ce qu’il m’a fait, mais surtout de ce qu’il a fait subir à Severus…
Severus…
Mes yeux s’ouvrent en grand à la pensée de ne même pas savoir comment il va ou même le lieu où il se trouve. Mais la lumière est de nouveau présente et je dois les refermer avec (en) hâte pour ne pas devenir aveugle.
Merlin…
- Severus…
Ma voix n’est pas remise et je grince des dents en entendant le propre son que j’émets. Tant pis, je dois savoir.
Une main fraîche se pose sur mon front pendant que quelqu’un murmure au-dessus de moi. La voix appartient sûrement à la main et au corps auquel elle est attachée. Je deviens stupide… c’est d’une logique… les mains ne parlent pas…
On me touche. Quelqu’un me touche. Je sens des mains se promener sur mon corps et je ne supporte pas se contact. D’instinct ma magie ce réveil et « repousse » cet intrus qui se permet de m’approcher sans mon consentement. Je l’entends vaguement reculer sous l’impact, ainsi que sa respiration se couper le temps d’enregistrer cette information.
Trop de dépense… le noir m’envahit… encore…
Je me réveille. Mais cette fois, je suis consciente. Du moins plus que les autres fois. Combien de fois déjà ? Je ne sais même pas. J’ai peut-être rêvé de m’éveiller qui sait…
Je cherche d’abord si une personne est présente dans la pièce en écoutant, épiant le moindre son, le moindre froissement de tissu ou soupir.
Et là j’entends.
Une respiration lourde, laborieuse. Son souffle. Le sien.
J’ouvre les yeux doucement cette fois, l’éblouissement est quelque chose dont j’aime me passer, surtout au réveil. Au fur et à mesure, je m’accommode autant que possible, jusqu’à ce que cet excès soudain de clarté ne me fasse plus que légèrement plisser les paupières. Et là je me permets de regarder.
C’est un plafond que je ne connais pas. En tout cas, ce n’est pas celui de l’infirmerie de Poudlard. Je le connais assez pour m’en souvenir. Mais peu m’importe. Je dois voir où il se trouve et surtout dans quel état. Avec douceur je tourne la tête redoutant une quelconque douleur. Je bloque un peu mais force tout de même le mouvement.
Et je le vois. Allongé dans un lit tout près du mien, mais pas encore assez près. Lui ne semble pas réveillé et porte encore d’immenses bandages sur les bras et le torse d’après ce que je peux entrevoir. Mais il est vivant. Et avec moi.
Je souris et plonge délibérément dans le sommeil, rassurée que rien ne lui soit arrivé et que quelqu’un veille sur lui autant que sur moi.
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Des bruits incessants me sortirent encore de mon état comateux. Des voix, des personnes qui s’affairaient à je ne sais quelle activité. Doucement mes sens s’aiguisèrent pour percevoir le maximum de chuchotis pour tenter de comprendre ce qui se passait autour de moi, autour de nous.
Ils étaient plusieurs, et aux différents sons de voix, je pus même affirmer qu’il y avait une femme et deux hommes. La première semblait inquiète alors que les deux autres essayaient apparemment de retenir quelqu’un.
Attends un moment… ils ne sont que trois… et il n’y a que moi et…
- Severus …
Mon appel finit par une quinte de toux et l’approche inévitable de la jeune femme. Avec des gestes lents, elle s’occupa de moi en me donnant une horrible mixture à avaler.
Chose positive, nous ne sommes pas chez des moldus ignorants.
J’ouvris les yeux dès que tout le récipient fut vidé et tournai ma tête vers mon compagnon. Sous le choque, ils s’écarquillèrent.
Severus se débattait pour échapper aux mains qui le maintenaient en place, ses bandages se détachaient pour laisser entre voir les plaies qui lui parcourraient le corps, et des gémissements sortaient sans retenue de sa gorge.
S’il se voyait comme ça, il ne se reconnaîtrait plus lui-même.
Il délirait.
- Severus… calme-toi…
- Severus ?
A oui je ne suis pas seule.
Je rabattis mon regard vers celui de la femme à mes cotés. Elle n’était pas d’une grande taille, les cheveux châtains et les yeux bleus. Une femme quelconque.
Tiens, elle me parle en plus… je n’arrive pas à l’écouter…
- Connaissez-vous cet homme ? Mademoiselle ? Il faut que vous répondiez…
- C’est… Severus…
Et la jeune femme continua à lui poser des questions toutes plus déplacées les unes que les autres. Après tout, la vie privée d’un individu devrait y rester !!
Surtout quand elle me concerne également !
Mais c’était à prévoir…
Je tournai de nouveau ma tête dans la direction du professeur pour m’apercevoir le pourquoi de ces questions… Ses bras étaient nues et exposaient l’atroce laideur de la marque des ténèbres qui ornait sa chair. S’il n’y avait que ça… En effet, de lourd fer venaient également emprisonner ses poignets blancs et abîmés.
- Détachez le, dis-je à voix basse.
- Nous ne pouvons pas mademoiselle, il porte la marque du démon, c’est un de ses serviteurs !!
- Stupidité !! Pensez vous vraiment qu’il se serait laisser prendre s’il était des leurs ?
- Vu l’état dans lequel il se trouvait quand nous vous avons ramassés tous les deux, je doute fort qu’il ait pu penser à se protéger d’un tel cas…
Je commence à trembler. Sa sentence avait donc été si forte que ça ? Le …maître… avait donc été si brutal ? Severus n’était pourtant pas homme à se laisser détruire par un sort, bien qu’il soit aussi douloureux que le doloris.
Il avait donc bel et bien était torturé plus que de raison.
En dépit des paroles de la jeune brune, je tentai de me lever en grimaçant sous les tiraillements de mes plaies.
- Non il faut que vous restiez allongée, vos blessures sont vraiment importantes !!
- Dans ce cas dites-moi pour quelle raison vous ne nous avez pas envoyés directement à Sainte Mangouste ?
- …
- … Aucune réponse c’est étrange…
- C’est à dire que…
Je la voyais se tordre les mains dans tous les sens pendant que les deux hommes qui l’accompagnés semblaient se tendre d’anxiété.
- Vous comptez peut-être le livrez vous-même aux Aurors pour en tirez le gain qu’ils proposent par tête…
- Pourquoi ceci vous inquièterez ?
- Tout simplement parce que sans lui, je ne serais pas ici et encore moins vivante…
Je saisis leur expression d’étonnement sur leurs visages, cherchant les raisons qui pourraient me pousser à dire de tels mensonges. Un mangemort sauver une jeune fille…
Le temps qu’ils comprennent, je m’étais levée non sans peine pour m’avancer près de lui. La fièvre le tourmentait encore, à un point tel que la sueur qui le recouvrait le trempait tout entier, noyant par la même les draps qui le couvraient en partie.
Les bandeaux étaient usagés et bons à changer depuis plusieurs heures déjà, tandis que les chaînes qui le maintenaient lui coupaient les chairs autour des poignets.
Plus j’approchais, plus il se débattait. Avait-il donc si peur que quelqu’un lui fasse du mal ? Le pas peu sur, je pris place sur son lit en évitant soigneusement de le blesser encore et posai ma main sur son front brûlant.
- Severus…calme-toi…
Il lui fallut plus de dix minutes pour cela. Dix minutes pendant lesquelles les personnes qui nous avaient recueillis ne firent pas un seul geste.
Dix minutes de répit.
Ce fut tellement peu…
Dès qu’il fut calmé, des liens magiques m’étreignirent les bras et les jambes dans une position forte peu confortable, me faisant tomber lourdement sur le corps de mon amant. La peur me pris sévèrement à la gorge… comment faire pour les empêcher de le livrer aux Aurors ?
De nous livrer aux Aurors…
- Vous êtes également une des leurs !! Vot- Votre marque n’est pas sur votre bras… vous… vous êtes marqués sur…
- Je ne lui appartiens pas !!! Je ne suis marquée que partiellement !! Vous m’entendez, je ne lui appartiens pas et je ne lui appartiendrais jamais !!!
La colère qui m’emporta fut telle que ma magie se libéra. Comment osaient-ils ? Les liens cédèrent comme de simples fétus de pailles tout comme ceux de Severus. Ma baguette m’atterrit dans la main, droite, fière, et irrémédiablement tendue vers les sorciers qui nous menaçaient d’enfermement.
- Ecoutez-moi bien. Nous n’avons aucunement l’intention de faire du mal. Cependant, si vous nous cherchez un quelconque soucis, je me verrai dans l’obligation de vous faire taire. Notre survie en dépendant malheureusement.
Les trois personnes nous regardèrent apeurées. Il faudrait d’ailleurs être fou pour ne pas trembler devant deux mangemort même si l’un des deux n’était pas en mesure de faire le moindre mal.
Un sort de ligotage sorti de ma baguette les attachant séparément dans un coin de la pièce. Ne m’occupant pas plus d’eux, un sort de silence les laissa sans parole ni cris, m’offrant le silence dont Severus et moi-même avions besoin. Sa fièvre ne tomberait que si le calme régnait et si ces pansements étaient changés le plus rapidement possible. Ce fut donc avec une grande douceur que je pris soin de lui tout en lui murmurant quelques paroles réconfortantes au creux de l’oreille.
Le travail qui avait été effectué sur lui n’était pas de mauvaise qualité. La plus part des plaies étaient refermées et il n’y en avait qu’une qui c’était légèrement infecté. Des bandages propres furent installés, les draps changés ainsi que son pyjamas. Il s’endormit profondément juste après.
Maintenant il s’agissait de vérifier mon propre état…
Mon dos tirait de façon extrêmement gênante, tout comme ma cuisse et ma joue. Pour le visage, aucune question, je savais très bien d’où ça venait. Pour la cuisse… HA oui !! Un sort particulièrement vicieux et… cuisant dirons-nous. Quant au dos, c’est tout simplement la suite de se sort cuisant. A ce moment précis, je compris que je n’avais jamais autant béni Merlin de connaître autant de sort de guérison.
Il me fallut deux longues et interminables heures pour finir de me soigner. Les différents endroits où ma peau avait disparue en était maintenant recouverts, et mise à part la sensibilité accrue ainsi que le rouge vif, j’avais un dos tout neuf. Ma cuisse et bien… je garderai une légère ligne blanche, tout comme ma joue. Quoi que pour celle-ci, ce ne sera que temporaire.
Severus dormait encore… la fièvre ne baissait pas et cela m’inquiétait. Mais qu’y faire ? C’était le prix à payer pour continuer notre rôle. Prenant ce qu’il me restait de force, je changeai ses bandages et le fis se lever. Il s’éveilla un peu, juste assez pour me suivre et gémire de douleur.
- Allez Severus… on ne peut pas rester ici. Je vais t’emmener en sécurité.
- Hmmm…
Je peux dire ce que je veux, il ne comprend même pas…
Le tenant fermement par la taille, je le fis marcher à côté de moi en direction de la sortie. De plusieurs coups de baguette, je fis disparaître les traces de notre passage dans cette maison ainsi que de la mémoire de nos guérisseurs. Le ménage fait, nous partîmes sans nous retourner dans un endroit où je pourrai m’occuper de lui sans crainte.
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Trois jours. Nous avons été absents trois jours complets. Et tout le monde s’était apparemment posé des questions. D’ailleurs on nous les posait encore maintenant.
- Mais où étiez-vous pendant tout ce temps ?? demanda Albus
- En lieu sur, répondis-je. Ce n’est pourtant pas compliqué à comprendre au bout de cinq demandes…
- J’ai compris ceci miss Granger, mais ce que je voudrai savoir est où est ce lieu sur ? S’il vous arrivez quelque chose de plus grave nous pourrions vous trouver au moins.
- Je suis désolée, mais je ne peux pas Albus. Je ne vous demande pas vos secrets, laissez-moi les miens.
- Je ne peux pas me permettre de laisser un lieu sans surveillance !! Si les autres le savaient ils pourraient…
- Personne ne connaît cet endroit !!
La colère montait encore…
Je m’inclinerais toujours devant cette facilité qu’a ce vieux timbré à de me faire sortir de mes gonds !
- En êtes vous sûre ??
- N’insiste pas vieux fou !!
- Miss Granger !! Eructa le professeur MacGonagall. Un peu de respect je vous prie !! Vous me décevez beaucoup jeune fille !!
- Si vous le dites professeur…
- Je …
- Cela étant, repris-je en lui coupant délibérément la parole, le principal est que nous soyons revenus n’est ce pas Albus ?
Son regard ne pétillait plus. Ses lèvres étaient serrées et ses mains tremblaient de colère contenue.
- Vous avez raison Hermione.
- Miss Granger pour vous Albus.
- Bien sur… Vous pouvez disposer. Prévenez Severus que je souhaite lui parler… Hermione.
Mon regard se fit de glace. Raide comme la justice, je me levai de son bureau en tentant de me calmer.
Comment ose-t-il ??
- Je le préviendrai Albus… mais soyez rassuré « monsieur », il ne pourra malheureusement pas vous informer plus que ce que je viens de faire.
Sur ce, je partis en fermant la porte sur mes talons.
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Severus était assis dans un fauteuil face à la cheminée. Le mien pour une fois. Conclusion logique ? Un souci le rongeait.
Doucement je m’approchai de lui et glissai mes mains de son cou à son torse en passant sous sa chemise. Un rapide baiser dans le cou. Un frisson incontrôlable… Ce n’était peut-être pas un souci tout compte fait.
Sans parler, il m’attrapa les mains et me fit basculer en avant pour m’embrasser avidement. Cela en était effrayant tellement il paraissait dépendant de ce contact à ce moment précis. Mais pourquoi chercher ? Après tout, j’en avais autant besoin que lui.
Les langues se battaient, les mains entrèrent dans le jeu, puis nos corps devinrent autonomes. Ce fut avec douceur qu’il m’allongea sur le tapis chaud. Ses mains sur mes hanches, dans mon dos, sur mes seins. Ma bouche au creux de son cou, les lèvres sur sa peau humide et mes dents sur sa bouche sensible…
Et puis cette unique chaleur qui nous parcourut lorsqu’il entra au plus profond de moi.
Ce soir là il me fit sienne à nouveau, unissant nos chaires à la lueur d’un feu brûlant.
Nous nous réveillâmes au petit matin, courbaturés mais heureux et repus. Blottie entre ses bras, je me mis à réfléchir à plusieurs choses, plusieurs événements. Lui. Moi. Se maudit parchemin signé de sa main. Le traître que je devais amener à Voldemort.
Et Albus.
Severus courait un danger de plus en plus grand en continuant de se présenter aux réunions, et moi je devais désormais faire plus attention à mon comportement face au Dark Lord. Pour l’histoire du traître… une certaine rancœur m’avait fait trouver la proie idéale. Il ne manquait donc plus qu’à mettre en place un scénario plausible et basé sur des preuves tangibles… bien qu’aussi fausses que le mensonge que je mettais en préparation.
Pour Albus… ce vieux dégénéré me paraissait de plus en plus étrange. Comment osait-il vouloir réaliser une mission aussi suicidaire qu’une attaque flash sur le domaine même de Voldemort ? Ce comportement me laissait plus que perplexe… quelque chose d’anormal se produisait mais quoi ?
Mes pensées furent interrompues par une chouette frappant sur une des rares fenêtres des cachots. Un chouette de l’école…
Pourquoi ai-je déjà une idée de l’expéditeur ?
Je me levai doucement pour ne pas réveiller mon compagnon, chose tout à fait absurde car à l’allure de son visage, je remarquai qu’il m’avait observé pendant un moment… et je ne l’avais même par remarqué…
Je deviens vieille… je perds mes réflexes… vilaine fille !!
- Tu es réveillé depuis longtemps ? Lui demandai-je tout en m’étirant paresseusement.
- Assez pour savoir que ce à quoi tu penses ne fait pas dans la jovialité.
- Ha ? Et tu penses peut-être pouvoir m’aider à ne plus avoir de chose comme ça dans la tête ?
- Je dois admettre que quelques idées me traversent l’esprit ici et là…
Etrangement, ses mains glissèrent sur mon corps toujours dénudé, me procurant de doux frissons sous ses doigts experts. Tout de suite, ses idées pour me faire oublier mes pensée noires prirent leur place sans aucune difficulté.
- Alors… efficace ?
- C’est facile ça, répondis-je juste avant de gémir légèrement.
- Tu trouve ça si facile ? Alors montre-moi…
Montre-moi ? Très bien…
Les bras croisé sous sa nuque, Severus me regardait avec tendresse, envie et défi. Il ne me croyait pas capable ? Soit…
Je m’y mis toute la matinée, cherchant les point sensibles connus, découvrant certains que je ne connaissais et ne soupçonnais pas, et cela sans déplaire à mon partenaire. Sa condition physique allait à merveille, et malgré les petites faiblesses qui le prenaient de temps à autres, je m’étonnais encore de la résistance qu’il pouvait avoir ainsi que de sa capacité à me faire trembler de désir alors que seul lui recevait les caresses. Cet homme était un cadeau du ciel, aussi bien physiquement qu’intellectuellement, et ce cadeau divin, j’étais et je resterai la seule à en profiter, à outrance.
En fin de matinée je ne restai pas en reste cependant. Après lui avoir donnaé le plaisir que je voulais, il se releva brutalement, me saisit les poignets pour se mettre sur moi en total dominance. Quand d’un coup de rein fluide il me pénétra, je crus mourir de plaisir tellement son regard et ses gestes étaient intenses. J’étais sienne et je lui appartenais. Il était mien et s’offrait à moi, à mes moindres demandes.
Il ne lui fallut que quelque mouvements lents et doux accompagnés de son souffle chaud et gémissant pour me faire atteindre le nirvana, rejointe peu après par l’homme aux milles tendresses qui me couvrait le corps de sa peau chaude et salée.
Alors qu’il allait se retirer de moi, je le retins en l’enlaçant à la taille.
- Reste… s’il te plaît.
Il ne demanda pas pourquoi, il n’en avait pas besoin. Il se calla donc confortablement sur moi, cherchant la position idéale. La tête au creux de mon cou, je le sentis inspirait profondément mon odeur et expirait lentement, calmant sa respiration à mesure de la mienne. Une de ses main me caressait le bras alors que l’autre avait entrelacée ses doigts aux miens. Quant à celle que me restait, je glissait au rythmes des frissons post orgasmiques sur la peau fine de son flan.
- Je t’aime Severus…je t’aime tant.
Pas besoin de réponse. Pourquoi en donner alors que nous savons pertinemment que les sentiments n’ont pas toujours besoin de mots ? Il m’aimait, il me l’avait dit et il me l’avait montré de multiples façons. Par ses caresses, son besoin de moi, de me tenir dans ses bras, par ses yeux au noir abyssal me dévorant ou me couvant affectueusement… Par tant de chose qu’il ne m’était pas nécessaire de l’obliger à le dire de vive voix… Après tout Severus n’était pas comme ça… et je ne le forcerai pour rien au monde à changer pour moi.
Mon monde dans ses bras était parfait, je ne manquais de rien, il prenait soin de moi… le mal de l’extérieur n’entrait pas ici.
Toc, toc…
A oui… la chouette…
- La chouette !!!
- Elle a attendu toute la matinée, elle peut bien attendre quelques minutes supplémentaires…
- Moi ça ne me poserait pas de soucis, mais je pense qu’elle vient pour toi de la part de ce cher et tendre Albus.
Silence.
- D’Albus ?? Mais pourquoi tu ne m’as rien dit avant ?
- Tu ne me l’as pas demandé, et je ne pouvais pas résister au délicieux programme de ce matin.
- Et je devine que tu sais la raison de son courrier ?
- Il veut te voir… depuis hier en fait. Je devais te le dire lors de mon retour mais… une bouche irrésistible m’a fait oublier ce léger détail…
Doucement il se retira de moi et sorti du lit pour ouvrir à la pauvre bête qui faisait le pied de grue depuis des heures. Faisant fis de sa (merveilleuse) nudité, il décrocha l’enveloppe de la patte de l’animal et commença sa lecture.
La lettre finie au feu.
Alors qu’il me regardait de ses yeux redevenus indéchiffrables, les mots qu’il prononça se gravèrent dans ma mémoire.
- L’attaque a été fixée. Nous devons être prêts pour dans cinq semaines.
- Cinq semaines… C’était donc la raison de l’avancement des vacances pour les élèves.
- Oui.
- Tu mourras si tu vas là bas. Les protections de son domaine sont trop importantes, même pour des gens aguerris.
- Je sais…
- C’est pour ça que je ferai partie de l’initiative…
Je n’étais pas la meilleure, ni même la plus forte et la plus intelligente. Mais même un premier année aurait pu entendre son cœur cesser de battre le temps d’un battement.