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Author of 8 Stories |
Titre : Bienvenue chez moi, Potter.
Auteur : SamaraXX
Rating : M
Couple : HP/TR
Warnings : Univers Alternatif, slash, lemons. Pour les besoins de la fiction, Tom a le même âge qu'Harry et l'action se passe de nos jours.
Spoilers : C'est un AU, mais ayant lu les sept tomes quelques détails, comme des personnages, lieux ou évènements, pourraient y êtres insérés.
Genre : Romance, Humour, Drame.
Disclaimer : Les personnages appartiennent à J.K Rowling mais l'histoire et le contexte sont à moi.
Note : Bonsoir à tous ! Voici le 32ème chapitre de ma fiction. Il n'est pas parfait et je me suis laissée emporter par l'écriture une fois de plus. J'espère qu'il vous plaira tout de même. L'ambiance change totalement, je trouve.
Je n'ai pas encore fait les Réponses aux Reviews mais je compte le faire ! Je le ferai dans la journée ou plus tard, je commencerai cette nuit mais je n'aurai peut-être pas fini. Les Reviews Anonymes (les personnes qui ne se sont pas enregistrées ou qui n'ont pas de compte sur ce site) seront disponibles sur mon LJ : samaraxx . livejournal . com. Comme d'habitude :).
Je vous souhaite à tous une très bonne lecture.
"Oh… Tu as remarqué qu'on est le 24 décembre ?" demanda Harry d'un air idiot en regardant la date inscrite au-dessus de l'horloge de la gare.
Tom haussa les épaules et continua de lire le journal qu'il avait acheté au marchand de journaux de la gare de Torquay.
"Dire que ta grand-mère va fêter Noël seul" se désola Harry en s'adossant plus confortablement contre le banc de fer.
"Oui mais je ne me vois pas retourner à Little Hangleton pour elle, surtout qu'à l'heure qu'il est, la vieille cabane doit être en proie aux flammes" répondit Tom sans lever les yeux de son intéressante lecture.
"Non, c'est sûr" soupira Harry en battant le rythme enjoué qui passait à l'intérieur de la gare avec sa jambe, "Ça me foutrait le cafard de fêter Noël dans son Manoir, il y fait trop sombre, il y a trop de tentures et la décoration restée identique à celle du début du siècle rend l'ambiance un peu glauque je trouve…"
"Eh ben dis donc, tu dois avoir un sacré cafard quand tu es à l'orphelinat…"
"Non, l'effet gothique, j'aime assez" avoua Harry, en haussant les épaules.
"Mmh…" marmonna Tom, pas tellement intéressé par les propos de son correspondant.
Il fallait dire que ça faisait une demi-heure qu'Harry racontait tout ce qui lui passait par la tête. Il s'ennuyait fortement depuis qu'ils s'étaient assis sur ce banc en attendant le train pour Londres de 13h21. Ils avaient pu avoir un train direct pour Londres mais ils arriveraient à la gare de Paddington qui était à vingt minutes de l'orphelinat de Stockwell en voiture. Harry était assez angoissé à l’idée de rentrer et n’avait trouvé d’échappatoire que dans la parole.
De toute façon, ni Harry ni Tom ne souhaitaient se rapprocher de l'orphelinat. Ils ignoraient ce qu'ils feraient en arrivant à Londres mais, au moins, c'était une ville que Tom connaissait parfaitement bien.
"Qu'est-ce que tu lis depuis tout à l'heure ?" demanda Harry en se penchant vers le journal d'un air curieux.
Tom soupira. Il lança un regard agacé vers Harry puis lui montra le long article qu'il était en train de lire.
"Oh… Des histoires politiques…" grimaça Harry en laissant ses yeux défiler sur le journal, "Oh, ne me dis pas qu'il y a encore des scandales chez ces putains de conservateurs…"
Tom était impassible mais il cacha le journal de la vue d'Harry, retournant lire son article sans les commentaires exaspérants de son petit-ami.
"Ça t'intéresse ?" s'étonna Harry.
"Tout m'intéresse mais la politique en particulier, c'est vrai. Cela dit, il ne faut pas croire tout ce que ce que ce journal raconte, il est résolument de gauche. Bien évidemment, ça ne les pousse pas à être objectifs vis-à-vis des conservateurs" expliqua Tom d'une voix mesurée.
"Oui, enfin il ne faut pas un esprit critique très développé pour se rendre que ces mecs sont arriérés…" se moqua Harry d'un ton méprisant.
"Ce n'est pas parce que tu ne partages pas leurs idées qu'ils sont nécessairement arriérés" dit Tom calmement.
Harry lui lança un regard étrange, à mi-chemin entre l'incertitude et la contrariété.
"Ne me dis pas que tu apprécies les idées racistes, homophobes et stupidement chauvines de ces mecs !" rétorqua-t-il avec véhémence.
"Je n'appartiens à aucun parti politique" répondit Tom, "Mais si je devais m'attacher à des idées et mettre un nom dessus, je suppose qu'on dirait de moi que je suis un conservateur d'extrême-droite en effet…"
"Oh mon dieu…" cracha Harry avec un semblant de dégoût.
"Quoi ?" fit Tom en tournant soudainement la tête vers lui.
"Rien…" soupira l'adolescent de façon un peu méprisante.
"Je ne critique par tes sensibilités politiques, moi, même si tu ne sembles même pas savoir ce que signifie vraiment la politique" déclara Tom froidement.
"Euh… Je t'en prie, je suis un minimum éduqué" répliqua Harry en se renfrognant.
"Oui, eh bien, je n'ai qu'une chose à dire, chacun ses idées mais au moins, je sais de quoi je parle et j'irai jusqu'au bout pour mes idées…"
"Comment ça ? Tu comptes faire de la politique ?" l'interrogea brusquement Harry en levant haut ses sourcils.
"Pourquoi pas, j'y réfléchis…" admit Tom en évitant le regard moqueur de son correspondant.
"Tu veux faire partie de ces horribles hypocrites ? Tu penses sincèrement que tu pourras devenir l'un d'eux ?"
"Eh bien, oui ! Je ne vois pas ce qu'il y a d'étonnant à cela" dit Tom, semblant maintenant un peu gêné de parler de cela.
Harry éclata d'un rire un peu sardonique.
"Tu te vois Premier Ministre ou quoi ?"
Des petites rougeurs apparurent sur les joues de Tom ce qui surprit son correspondant. Tom ne rougissait quasiment jamais. Il devait, de ce fait, avoir touché juste.
"Ton ambition n'a pas de limites" reprit alors Harry, un peu abasourdi par cette nouvelle.
Tom garda le silence sans prêter attention aux regards ahuris de son petit-ami.
"Je comprends pourquoi tu ne tiens pas à dévoiler ton homosexualité maintenant…"
Tom soupira fortement et jeta un regard profondément agacé vers Harry. Il finit de lire son article et le plia soigneusement sur ses genoux.
"Tu sais, je compte aussi rentrer à Cambridge l'année prochaine si mes résultats à mes examens se font suffisamment bons. Ils s'intéressant davantage aux capacités qu'au portefeuille du paternel, ce qui m'arrange beaucoup dans mon cas. Mon ambition n'a pas que des désavantages, si tu veux mon avis…" déclara subitement Tom sans croiser le regard d'Harry.
En effet, Cambridge était la ville la plus proche de Newport. S'il pensait à revenir dans la région d'Harry, cela voulait sûrement dire qu'il y avait un avenir à leur relation. Harry esquissa un léger sourire et déposa un baiser sur la joue de Tom.
"Ce serait merveilleux si tu pouvais aller à Cambridge" chuchota Harry avant de chercher à l'embrasser.
"Non… Harry…" le repoussa Tom en fronçant légèrement les sourcils.
Harry, impatient et irrité, attira le menton de Tom vers lui et déposa un baiser sur ses lèvres. Il sentit l'orphelin se tendre à ses côtés, peu enthousiaste de s'afficher ainsi devant tout le monde. Harry voulut approfondir le baiser malgré la gêne de Tom. Il savait que si l'orphelin n'avait pas envie de l'embrasser, il l'aurait repoussé sans ménagement. Harry posa une main sur la cuisse de son correspondant sous le journal et la remonta légèrement, caressant de ce fait le muscle ferme de Tom par-dessus son pantalon. Tom reflua un grognement. Les souvenirs de cette nuit revinrent le hanter, il se rappelait avec précision l'effet que cela faisait de prendre Harry et l'envie de baiser jaillit soudain en lui. Il se recula, conscient qu'Harry essayait de lui donner envie en remontant ainsi sa main vers son sexe.
"Où est-ce que je vais pouvoir te baiser à Londres ?" demanda Tom à voix basse, le regard lourd. Sa question était surtout rhétorique, il semblait se la poser à lui-même.
Harry fronça les sourcils, un peu interloqué par la brusque question de son correspondant.
"Tu devrais plutôt demander où je vais pouvoir te baiser à Londres" répliqua Harry avant de fondre de nouveau vers les lèvres de son correspondant.
"Ça risque d'être compromis à l'orphelinat, d'autant plus que je subodore qu'on n'aura pas l'occasion d'être souvent ensemble une fois là-bas. Tout le monde va nous tomber dessus pour nous sermonner, sois-en sûr."
"J'en doute pas…" répondit Harry, sa main toujours positionnée sur la cuisse de son correspondant.
Ce fut Tom qui reprit les lèvres d'Harry, il passa même un bras derrière son corps, souhaitant probablement qu'Harry se rapproche de lui.
"Ah ? Le regard des autres ne t'indispose plus, Monsieur le Ministre ?" lança Harry d'un air moqueur, entre deux baisers.
"Tant qu'on est à Torquay, autant en profiter. Je crois bien que j'aurais pas l'occasion de t'embrasser comme ça avant un moment" expliqua Tom avec un léger sourire.
Les deux adolescents s'embrassèrent de nouveau, cette fois de façon outrageuse, ce qui indisposa nombre de passants qui les regardaient d'un air choqué et dégoûté. Ni Tom ni Harry ne pouvaient le voir, trop occupés à s'embrasser à en perdre haleine. La main d'Harry était à présent posée contre le sexe de son correspondant mais ne bougeait plus. Il sentait celui-ci être légèrement dur et cela l'excita comme jamais. Il retira sa main, ce qui sembla soulager son correspondant qui craignait de bander comme un âne au milieu d'une gare. Harry l'embrassa de nouveau et lui chuchota à l'oreille :
"Tout le monde nous regarde… Et si on trouvait un coin plus tranquille ?"
Tous deux se regardèrent pendant un moment, grimacèrent puis haussèrent les épaules. D'un commun accord – quoique silencieux – ils avaient décidé que les toilettes restaient la meilleure option. Ils prirent leurs affaires et se hâtèrent d'atteindre les toilettes de la gare qui étaient miraculeusement propres. Ils s'enfermèrent dans une des cabines (ce qui n'était pas aussi simple que ce que l'on pourrait croire à cause de leurs sacs qui envahissaient tout l'espace). Le confinement ne les dérangea pas. Surtout Tom lorsqu'Harry s'agenouilla pour le sucer. Il se fit la réflexion que le sexe était décidément une chose merveilleuse, qu'il ne pourrait jamais s'en lasser surtout maintenant qu'il avait compris que c'était tellement mieux avec un homme. Il soupira fortement contre la mince paroi des toilettes en se sentant aussi puceau qu'à sa première expérience. Sa redécouverte du sexe depuis qu'il connaissait Harry se faisait particulièrement exquise. Lorsque Harry revint à sa hauteur, il put constater avec amusement que celui-ci arborait une érection des plus raisonnables. D'humeur généreuse, il vint chercher son sexe sans chercher à le faire languir, se repaissant de l'expression totalement affolante d'Harry lorsqu'il jouissait.
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Finalement, lorsqu'ils sortirent des toilettes, il était déjà plus que temps de se diriger vers leur quai. L'endroit était d'ores et déjà bondé. De ce fait, ils allaient devoir batailler pour entrer en premier et trouver une bonne place. Lorsque les portes s'ouvrirent, un amas de personnes passa devant eux. Harry ne compta pas le nombre de valises qui passèrent sur ses pieds, écrasant par là même ses pauvres orteils déjà endoloris par le froid. Tom n'apprécia pas le traitement aussi bien que son correspondant et repoussa sans douceur les malotrus qui osaient s'en prendre à ses pieds. Il méprisait plus que tout ces idiots qui s'entassaient vers la minuscule porte, allant jusqu'à forcer l'entrée, se compactant comme des patates pourries dans l'espoir de pénétrer le train en premier.
Tom attrapa son sac et se précipita vers une des portes avant du train où la queue de personnes était déjà moins impressionnante. Ils purent entrer sans dommage, sans froisser un seul vêtement et allèrent s'installer tranquillement. A peine installés, Harry se hâta de sortir son téléphone portable et son chargeur. Par bonheur, le train était équipé d'une prise sur laquelle Harry comptait recharger son téléphone.
"Dis donc, on peut dire que ton téléphone t'a manqué" remarqua Tom d'un ton sarcastique en notant l'empressement de son petit-ami.
Harry soupira mais ne répondit pas. Tom n'était pas un amoureux des téléphones portables et ne comprenait pas que son petit-ami puisse en être aussi dépendant. Cependant, l'orphelin se doutait qu'avoir de vrais amis rendait l'utilisation d'un téléphone bien plus intéressante. Or, ce ne fut pas une pensée qui le calma pour autant. Etrangement, l'idée qu'Harry ait des amis qui puissent autant lui manquer l'embêtait quelque peu. Harry laissa son portable charger un moment avant de l'allumer.
Tom le vit froncer des sourcils au moment où il vérifiait ses messages.
"Un problème ?" demanda Tom, se fustigeant aussitôt de montrer de l'intérêt à ce que pouvaient raconter ses amis.
"J'ai dû recevoir une vingtaine de messages, sans mentir, sans parler des messages vocaux" expliqua Harry, le visage pâlissant, se teintant d'une expression contrariée.
"Il ne faut pas s'étonner pour si peu… On est officiellement en train de fuguer. Ils ont dû baliser comme c'est pas permis là-bas" répliqua Tom d'un air sombre en pensant à Mrs. Cole et à la crise de nerfs qu'elle avait dû piquer. Cette histoire ruinait certainement toutes ses chances que le Professeur Dumbledore accepte de renouveler l'expérience l'année prochaine.
"Ils ont appelé mes parents…" murmura Harry en soupirant, "Hermione m'a supplié au moins cent fois de rentrer dès que j'aurais ces messages."
"Tes parents, de foutus hypocrites…" marmonna Tom, tournant son regard vers le paysage qui défilait derrière la fenêtre du train.
"Ils ont fait le déplacement jusqu'à Londres" reprit Harry d'un air surpris.
"Evidemment, t'es leur fils je te rappelle !" s'exclama Tom d'un ton un peu méprisant.
Harry lui lança un regard sceptique mais ne répondit pas pour autant. Il comprenait que le sujet de ses parents puisse embêter son petit-ami. Harry imaginait que Tom aurait aimé qu'ils soient tous les deux orphelins à présent mais de toute évidence le fait que Lily et James ne soient pas morts serait toujours une différence entre eux. Cependant, une certaine aigreur prit possession de lui lorsqu'il remarqua que Tom n'était pas du tout enthousiaste à l'idée que les parents d'Harry aient pu se soucier de son bien-être. Tom aurait sûrement préféré qu'ils continuent de lui en vouloir pour une raison qu'Harry comprenait mais qui lui faisait penser que Tom était tout de même égoïste.
"Oh… J'ai aussi reçu des messages de Draco qui me demandent quelles folies on peut être en train de faire tous les deux" ajouta Harry, souhaitant dissiper le malaise qui avait implicitement pris forme entre eux.
"Ah…" répondit Tom, le regard toujours tourné vers la fenêtre.
"Il est à Londres en ce moment, dans l'appartement de son père, seul avec sa petite-amie" continua Harry en parcourant en même temps les messages reçus.
"Sympa le papa !"
"Ouais… Enfin du coup, il me propose de passer si notre désir était juste de fuir l'orphelinat."
Tom s'intéressa alors vraiment à ce que racontait Harry et se tourna vers lui. Un léger espoir semblait briller dans ses yeux mais il disparut très vite.
"Tu as envie d'y aller ? Ton ami doit te manquer, je suppose" dit-il, adoptant une attitude dégagée et décontractée.
"Bien-sûr mais surtout… Ça pourrait retarder notre retour à l'orphelinat, on pourrait fêter Noël tous les deux – enfin tous les quatre. C'est toujours mieux que les rues de Londres, non ?"
"Certainement" acquiesça Tom, "Tu as son adresse ?"
"Oui… Pourquoi ?"
"Note-la et ferme ton portable. Autant ne laisser aucune chance à la police de nous retrouver jusqu'à ce que tu ais décidé de rentrer" chuchota Tom, son visage devenant impavide et impénétrable.
"Très bien" fit Harry tout en se saisissant d'un bout de papier et d'un stylo.
Il y eut un long silence durant lequel ni l'un ni l'autre ne parlèrent.
"Je serais content pour toi si tout s'arrange avec tes parents" souffla Tom soudainement alors que le train engageait sa dernière ligne droite jusque Londres.
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Le froid était terriblement mordant sur Praed Street lorsque Tom et Harry sortirent de la gare de Paddington. Ils se dirigèrent rapidement vers la station de métro de la Circle Line, désireux de retrouver au plus vite la chaleur des souterrains londoniens. Harry ne cessait de tripoter son téléphone portable éteint dans sa poche. Il n'avait pas eu le temps d'écouter les messages vocaux que Sirius et ses parents lui avaient laissé – ils étaient de toute évidence beaucoup moins à l'aise avec les messages écrits que ses amis. Il ne savait pas vraiment s'il avait envie de les écouter ou pas. Ses parents l'avaient déçus et blessés d'une façon que personne ne l'avait fait jusque là. Il ignorait s'il éprouvait vraiment l'envie de les pardonner aussi facilement. Pourtant, une envie enfantine en lui était pleine d'espoir, espérant que ses parents étaient revenus avec l'intention de réparer le lien qui avait été sectionné entre eux.
Cependant, il n'aurait pas été du tout contre le fait d'écouter les messages de Sirius si tant est que ceux-ci ne soient pas remplis d'inquiétude. Il imaginait fort bien son parrain se culpabiliser à l'idée d'être un mauvais "protecteur" envers lui. Harry accéléra le pas lorsqu'il vit que Tom avait déjà atteint les escaliers menant dans les entrailles de Londres. Son correspondant connaissait le chemin sans jamais avoir été chez Draco Malfoy. Il était facilement perceptible dans la démarche assurée du brun qu'il avait plus que l'habitude d'arpenter les rues de Londres.
"Dépêche-toi Harry, le métro arrive dans quelques secondes" l'informa Tom alors qu'il arrivait sur le quai du tube londonien.
Il ne leur fallut que peu de minutes pour arriver au quartier où se trouvait l'appartement de Lucius Malfoy. Il était en plein centre de Londres, un endroit chic, calme et à deux pas des endroits les plus intéressants de la capitale anglaise. Il n'y avait que des maisons blanches de craie qui avaient un petit côté Mary Poppins aux yeux d'Harry. Tom était déjà allé dans ce genre de quartier et n'était pas vraiment impressionné contrairement à Harry qui connaissait le coût de ces maisons hautement prisées.
"Tu es déjà venu ici ?"
"Ouais… Une ou deux fois…" marmonna Tom, le regard fuyant.
"A quelle occasion ?" s'étonna Harry, il n'était pas sans savoir que Stockwell se trouvait à plus d'une heure de métro d'ici.
"Je t'ai déjà dit que je connaissais tout de Londres" répondit Tom d'un air ennuyé.
"Oui bien-sûr mais je pensais que tu faisais plutôt référence aux quartiers lugubres sans vouloir t'offenser" expliqua Harry en pestant intérieurement contre le froid qui s'immisçait dans son manteau.
"Oh tu sais, les choses les plus intéressantes, malsaines et lugubres se passent bien plus souvent dans ce genre d'appartements" lança Tom en désignant du menton l'immeuble de Lucius Malefoy vers lequel ils avançaient.
"Ah…" fit Harry, un peu dépité, il avait peur de savoir à quoi faisait référence Tom.
"Oui, enfin bon… C'est comme ça…" répondit Tom en haussant les épaules.
"Tu as déjà participé à des… orgies ?" demanda Harry en grimaçant.
Tom éclata de rire en voyant l'expression horrifiée de son correspondant.
"Non !" répliqua-t-il, la pupille brillante, "Depuis mes premières expériences avec les filles, je me suis toujours dit que le sexe ce n'était pas vraiment pour moi alors venir participer à des orgies… Mais tu y es presque, ce sont ce genre d'ambiance : sexe, drogues, alcools."
"Je vois… Tu as déjà dû prendre tout un tas de drogues, alors."
"Ça n'a aucune importance" répliqua Tom, se dirigeant vers la porte de l'immeuble.
"Si, quand même…"
"Je n'en prends plus si c'est ce que tu veux savoir. Pas autant, pas comme ça et surtout pas avec eux" le rassura-t-il, attendant qu'Harry appuie sur la sonnette qui indiquait le nom de 'Malfoy'.
"Oh… Mais tu en prends toujours ?" s'inquiéta Harry, totalement refroidi – comme s'il ne l'était déjà pas assez – par cette discussion.
"Est-ce que tu m'as vu sniffer de la coke récemment ?" fit Tom en levant un sourcil sarcastique. Sa patience semblait avoir atteint ses limites.
"Non" répondit Harry avant d'appuyer sur le bouton de la sonnette.
"Bien."
Bientôt, la voix de Draco s'éleva dans l'interphone. Il y avait de la surprise, de la joie mais aussi un peu de stress dans sa voix, ce qui ne passa pas inaperçu aux oreilles d'Harry. La porte se débloqua pour laisser passer Harry et Tom. L'appartement se trouvait au deuxième étage. Paresseux, ils préférèrent utiliser l'ascenseur plutôt que les escaliers. La machine de ferrailles semblait vieux, il se situait au milieu du tourbillon que formait l'escalier et était entouré de grilles noires qui ne se fermaient pas automatiquement. Pas de doute, l'effet rendu était on ne peut plus classieux et chic.
La porte était déjà ouverte et laisser passer le corps fin de Draco Malfoy, appuyé contre le chambranle de l'ouverture. Il semblait sortir de la douche, ses cheveux blonds étaient mouillés et goûtaient légèrement. Harry remarqua qu'il était pieds nus sur le plancher de l'entrée de son appartement. Tout sur lui inspirait la décontraction et le bien-être d'être chez soi, au chaud. Harry et Tom, transis de froid, furent particulièrement sensibles à l'idée d'arriver dans un endroit bien chauffé, ce qui contrastait énormément avec le Manoir Riddle.
"Salut" lança Draco, un léger sourire narquois aux lèvres.
"Salut" fit Harry en lui rendant son sourire quoique le sien fût assez soupçonneux.
Tom salua également le blond bien que très froidement et entra à la suite de son correspondant à l'intérieur du luxueux appartement. A l'intérieur de celui-ci, la lumière de la fin de journée éclairait les murs blancs, décorés avec goût et les sols tantôt recouverts de plancher tantôt de moquette.
"Bienvenue chez moi" déclara Draco, le sourire aux lèvres.
"Merde, ton appartement est vraiment très beau, Draco…" fit Harry, soufflé par la superficie de l'endroit et l'évidente richesse de la décoration.
"Oh, tu trouves ? Tu es pourtant habitué au Manoir Malfoy, ça devrait plus tellement t'impressionner…" dit-il en les amenant vers son salon – une pièce grande mais chaleureuse, recouvert d'un tapis blanc sur lequel s'étalaient trois canapés de cuir blanc également.
"Oui c'est sûr mais ce n'est pas du tout le même style" dit Harry en examinant la pièce avec félicité.
Il sentait déjà ses membres se réchauffer et rien ne pouvait le faire plus plaisir. Il se débarrassa de son manteau et de son écharpe à l'instar de Tom. Ce dernier examinait l'endroit d'un œil expert – ce qui fit sourire Harry étant donné qu'à ce qu'il savait de Tom, celui-ci ne connaissait pas grand-chose à la décoration et à l'architecture. Draco prit leurs manteaux et alla les posa dans une autre pièce.
"On ne te dérange pas ?" demanda aussitôt Harry dès que Draco revint dans la pièce.
"Euh… Je sors juste de ma douche. J'ai reçu l'accusé de réception du message que je t'ai envoyé mais je ne t'attendais pas pour autant" avoua Draco avec un petit sourire.
Harry rougit craignant sans doute de paraître sans-gêne.
"Je suis désolé" dit-il précipitamment, "Je pensais que ça ne t'embêterait pas"
"T'en fais pas, ça ne m'embête pas et puis c'est mieux de fêter Noël à six !" s'exclama Draco avant de venir s'installer sur son canapé.
"Six ?" releva Harry, un peu surpris.
"Oui, toi, Tom, ma copine, mes parents et moi" expliqua-t-il rapidement.
"Oh… Oui bien-sûr !" répondit Harry même s'il ne s'était pas du tout attendu à cela. Passer son réveillon en compagnie de Lucius et de Narcissa Malfoy n'avait pas du tout été dans ses projets. Cependant, il aurait dû s'en douter. Draco n'aurait jamais fêté Noël loin de sa famille.
"Alors tes parents vont se pointer ici ?" demanda Tom avant de s'asseoir lui aussi sur un des fauteuils présents dans le salon.
"En fait, ça ne se passera pas ici."
Draco allait s'expliquer davantage lorsqu'un bruit se fit entendre en provenance d'une autre pièce de l'appartement. Le visage du blond se figea quelques instants puis il se leva rapidement en direction du bruit.
Harry tourna un regard surpris à son correspondant : il était assez intrigué par le comportement de son ami. Il ressentait aussi une énorme gêne à se taper ainsi l'incruste le soir de Noël. Tom, à côté de lui, ne ressentait pas le même trouble mais n'était pas non plus très à l'aise.
Draco revint quelques instants plus tard, le visage placardé d'un sourire gêné.
"Qu'est-ce qui se passe ?" lui demanda Harry, de plus en plus étonné.
"Oh… Rien. Elle a fait tomber un truc dans la salle de bain" répondit-il en souriant d'un air un peu forcé.
"D'accord" répondit Harry dont la curiosité était à présent piquée au vif. "Ta copine est donc là ?"
"Evidemment, où veux-tu qu'elle soit ?" plaisanta Draco en levant les yeux au ciel.
"Oui, c'est sûr mais…"
"Vous voulez boire ou manger quelque chose au fait ? Vous devez être morts de faim !" coupa l'aristocrate, soudain plein d'énergie.
"Non, moi ça ira…"
"Si, moi je voudrais un thé bien chaud, des gâteaux au beurre et surtout, une cigarette, c'est possible ?" déclara Tom d'un ton posé, le regard fixé sur le blond.
Ce dernier fut assez interloqué de la réponse de l'orphelin. De toute évidence, l'adolescent savait exactement ce qu'il voulait.
"Pas de soucis, venez dans la cuisine dans ce cas. Je vais préparer tout ça et puis je préfère qu'on fume dans l'autre partie de l'appart. Ici, toutes les odeurs restent emprisonnées dans les tissus."
La grimace sur le visage de Draco était éloquente. Il était assez maniaque et ne supportait pas que quelque soit ne soit pas à sa place ou que la saleté envahisse son espace personnel. C'était d'ailleurs la raison pour laquelle il se bourrait prodigieusement la gueule lors des fêtes à son Manoir. L'idée de la salissure sur le sol et les possibles accidents qui pouvaient survenir à tout instant le laissaient toujours dans un état d'extrême énervement. Boire lui permettait de faire passer les choses plus facilement. Cependant, le fait qu'il y ait zéro serviteurs pour faire le ménage à sa place à Londres l'obligeait à s'assurer lui-même que rien était dérangé. Harry devait admettre qu'il réussissait tout cela avec brio : l'appartement était parfaitement bien tenu.
La cuisine était un endroit différent du reste de l'appartement. Elle était résolument moderne. La table au milieu de la pièce était en verre et le mobilier peint d'une couleur sombre. Deux petites portes placées de part et d'autres du plan de travail de la cuisine s'ouvraient sur un petit balcon.
Draco s'affaira rapidement à faire le thé et à sortir les gâteaux. Il vit, cependant, le froncement de sourcils de l'orphelin, il lui tendit donc son paquet de cigarettes avec un sourire moqueur. Il avait compris que Tom n'attendait que ça depuis le début. Harry, lui, n'éprouvait pas le même besoin de fumer mais suivit tout de même les deux adolescents sur le balcon.
Une cigarette à la bouche, Harry et Draco se regardaient, un sourire mystérieux sur les lèvres. Ils savaient tous les deux qu'ils se cachaient mutuellement quelque chose. Que ce soit Harry ou Draco, ils avaient tous deux envie de poser des milliards de questions à l'autre. Pourtant, rien n'avait été dit depuis qu'ils étaient arrivés. Draco craqua le premier :
"Alors ? Cette fugue, c'était comment ?"
"Pas mal" avoua Harry, lançant un regard hésitant vers Tom.
Celui-ci, accoudé contre la rambarde du balcon, lui fit un imperceptible hochement de la tête qui signifiait : "non". Non, il n'avait pas le droit de lui révéler ce qui s'était passé au Manoir Riddle, la rencontre avec sa grand-mère et le reste.
"Qu'avez-vous fait ?" demanda Draco, grelottant malgré la chaleur qui provenait de la cuisine et qui fonçait vers lui par vagues successives.
"Rien de spécial" répondit Harry d'un air désinvolte, "On avait juste envie de s'enfuir de l'orphelinat".
"C'est pas un endroit génial, pourtant ?"ironisa Draco avant d'expirer une longue bouffée de fumée.
"Non, pas tellement…" marmonna Harry d'un air lugubre.
Draco lança un regard vers l'orphelin. Tom ne semblait pas du tout impliqué dans leur conversation. Il observait la vue sans dire un mot, l'air sombre et manifestement préoccupé par autre chose que la conversation des deux amis. Le froid eut rapidement raison d'eux et ils rentrèrent sans attendre dans la cuisine. Les trois adolescents s'assirent autour de la table et Tom eut tout le temps nécessaire pour déguster son thé. Harry regretta amèrement à cet instant de ne pas en avoir demandé un : ses mains ne se décidaient pas à se réchauffer et il aurait tout donné pour pouvoir encercler la tasse brûlante de ses mains.
"Bon… Draco…" commença Harry, le regard plongé dans celui de son ami, "tu vas lever le mystère sur ta petite-amie, maintenant ?"
Le blond rougit et détourna le regard.
"Elle se prépare" répondit-il, rapidement.
Harry haussa un sourcil sceptique. Il essaya de croiser le regard de son ami mais celui-ci l’évitait de façon trop ostentatoire pour qu’Harry daigne se taire.
"Bon, allez Malfoy, tu vas me dire ce qu'il y a ?" s'impatienta l'adolescent d'un air ennuyé.
Le blond soupira bruyamment, replaça méthodiquement une mèche derrière son oreille et lança un regard embarrassé vers Harry.
"Je savais qu'un jour je serais obligé de lever le voile mais le plus tard me semblait le mieux, pour tout t'avouer" commença maladroitement Draco, mal-à-l'aise.
"Mmh, mmh" répondit simplement Harry, tapotant du doigt sur la table, "Pourquoi est-ce que je sens que ce que tu vas me dire ne va pas me plaire ?"
"Ca ne va pas te plaire… Vraiment pas…"
"Bon… Tu accouches ?"
Draco gigota sur sa chaise, les yeux levés vers le plafond, une moue agacée sur le visage.
"Je dois t'extirper les informations maintenant ?" demanda Harry, exaspéré.
"Tu n'as pas déjà deviné ?"
Une chape de plomb sembla s'enfoncer à l'intérieur des entrailles du brun tandis qu'il examinait le jeune homme assis à la même table que lui. Il avait évité de réfléchir depuis qu'il était arrivé à l'appartement de peur de deviner l'identité de la personne dans la salle de bain mais à présent il ne pouvait plus feindre de ne pas entrevoir la trahison du blond.
"Ne me dis pas…" commença Harry, le regard troublé par une sensation désagréable qui le cisaillait au niveau de son estomac.
Le blond mordilla sa lèvre inférieure tandis que Tom ricanait, le nez toujours plongé au-dessus de sa tasse.
"Tu sais, Malfoy, je savais qu'au fond tu n'étais pas le genre digne de confiance, cette mascarade d'amitié que tu formes avec Harry n'est de toute évidence que supercherie, non ?"
"Quoi ?" tempêta Draco, soudain furieux, dardant Tom d'un regard noir.
"Je ne fais que dire la vérité… Tu fais partie des trompeurs et des roublards, les faux-semblants sont ta plus grande arme. Il suffit de voir ta gueule de faux-cul pour s'en rendre compte" débita Tom, un sourire narquois aux lèvres. L'orphelin semblait prendre son pied. Il observait les deux amis avec une joie non innocente qui irradiait littéralement de son visage pâle.
"Harry, fais taire ton correspondant !" s'exclama Draco.
"Non…" murmura Harry d'un air sombre.
Draco sembla se décomposer tandis que le brun se levait de sa chaise. Il lança un dernier regard hésitant vers son ami avant de sortir de la pièce. Le blond savait parfaitement où s'enfuyait Harry. Il allait probablement vérifier par lui-même ce qu'il devinait déjà. Il n'osait même pas aller à l'encontre de son ami, de peur de devoir affronter leurs retrouvailles.
Draco se tourna vers l'orphelin qui finissait de boire son thé. Il était très calme mais il paraissait évident que la révélation à laquelle il venait d'assister le ravissait au plus haut point. Pour la première fois, Draco n'approuva pas le lien qui unissait Harry et son correspondant. Il craignait que le jeune homme ne soit en fait aussi dangereux que pouvaient le croire les autres. Il culpabilisa soudainement d'avoir ainsi poussé Harry à s'ouvrir à cet homme sombre qui avait complètement hypnotisé son ami. Et s'il avait fait une bêtise ? Il ne pouvait voir que félicité sur son visage alors qu'il aurait peut-être dû compatir pour Harry. Cependant, Draco avait remarqué depuis qu'il était venu à Newport que l'orphelin semblait aimer les règlements de compte. Cela l'amusait toujours grandement même lorsque cela impliquait de près Harry.
"Ca t'amuse peut-être, Riddle ?" cracha-t-il avec hargne.
"Je ne vais pas me plaindre, il fait chaud chez toi et ton thé était délicieux. Par bonheur, je suis également diverti. J'avais peur de passer une soirée de merde mais ça commence merveilleusement bien" souffla-t-il sans l'ombre d'un sourire, ses yeux brillant de malveillance.
"Tu n'as pas changé, tu es toujours aussi tordu" nota Draco avant de lâcher un grand soupir.
"Toi non plus Malfoy… Toujours cette même dégaine de tapette" rétorqua Tom aussitôt.
Le blond lui lança un regard torve. Il avait une réplique sur le bord des lèvres mais le retint à temps. Il était inutile de faire remarquer à l'orphelin qu'en l'occurrence la tapette c'était lui.
"Finalement, Harry n'a pas une si bonne influence sur toi" reprit-il doucement. Il essayait de tendre l'oreille pour discerner quelques bruits provenant de la salle de bain mais il n'entendait rien.
De plus, quelque chose le maintenait fermement collé à sa chaise. C'était comme s'il ne serait jamais plus capable de bouger. Pourtant, il allait bien falloir. L'heure avançait rapidement et il devait se préparer pour le réveillon de Noël.
"J'ai vu juste en toi Malfoy. Je savais pertinemment que tu n'étais pas aussi 'angélique' que ce que tu veux faire croire" murmura-t-il sombrement.
"Je ne cherche pas à être angélique, Dieu merci" répondit vivement le blond.
"Tous ces rôles de meilleur ami, délégué de classe, organisateur de fête de l'année, parfait petit-ami de l'intello de service, ça faisait pas partie du genre que tu cherches à te donner ?" demanda Tom d'un air faussement étonné, un sourire mauvais s'étirant sur ses lèvres.
"Va te faire foutre" répondit Draco, de plus en plus énervé par la présence de cet abruti dans sa cuisine.
Que faisait-il là d'ailleurs ? Était-ce courant de se faire insulter chez soi ? Qu'est-ce qui le retenait de le foutre à la porte exactement ? La réponse vint à lui serrée dans un étau glacé. C'était évident que la culpabilité qu'il ressentait vis-à-vis d'Harry l'empêchait de faire un geste. D'autant plus que pour virer l'orphelin de chez lui, il devrait nécessairement passer devant la salle de bain et il n'en était pas question pour l'instant.
"Rends-toi à l'évidence, tu es démasqué et tu te sens tout con comme si tu avais pissé dans ton slip à l'idée que tout le monde puisse s'en rendre compte sans parler du choix de ta… copine, si je peux l'appeler comme ça…"
"Ecoute Riddle, tu commences à me gonfler, sérieusement. Je ne suis pas du genre à ne pas assumer mes choix, j'assume de sortir avec elle, quoi que tu puisses en penser, c'est clair ?"
"Oh ben assume, je t'en prie… Le ridicule ne tue pas, après tout" répondit Tom, un grand sourire aux lèvres.
La mâchoire de Draco se contracta dangereusement.
"Ne parle pas d'elle comme ça…" murmura-t-il, le souffle court.
"J'estime ne pas lui devoir de respect. J'ai une image d'elle gravée dans ma mémoire, tu veux savoir laquelle ?"
"Pas vraiment non" siffla le blond, les poings serrés.
"Je vais te le dire quand même. Je la vois à poil, jambes écartées dans un vestiaire crade de votre lycée bouseux, espérant se faire encore et encore troncher par mon petit-ami."
Draco lui décocha un énorme coup de poing qui fit tomber Tom à la renverse. Il n'avait pas vu le coup à venir mais maintenant qu'il était pathétiquement allongé sur le sol carrelé de la cuisine du blond, il comprit que le jeune aristocrate s'était enfin décidé à se défendre convenablement. Il lança au blond un regard glacial et se releva immédiatement. Ses fesses avaient bien morflé dans sa chute et cela le fit grimacer.
"Je vois que tu es prêt à défendre son honneur tel un preux chevalier, on dirait qu'elle t'a pris un peu plus que ta fierté dans sa redoutable entreprise" déclara Tom tout en essuyant sommairement ses habits.
"Pas la peine de vérifier l'état de tes vêtements, tu ressembleras toujours autant à un clodo" éructa Draco, l'air mauvais. Il n'avait pas pu s'empêcher de lancer cette phrase assassine d'une puérilité déconcertante. Il voulait simplement se venger des paroles tout aussi abominables de l'orphelin.
"Un jour, je te ferais ravaler ces paroles, Malfoy" promit Tom d'un air revêche. Un sourire froid commençait à faire frémir les commissures de ses lèvres. Cela fit frissonner le blond. Il ne savait pas bien quel genre de personne il avait en face de lui mais toute précédente sympathique qu'il avait pu ressentir pour cet énergumène s'était envolée en quelques minutes. Cet être était haïssable.
Maintenant que Draco avait pu se décoller de sa chaise, il songea à jeter un œil à ce qui se passait dans la salle de bain. Harry était parti depuis bien trop longtemps et il n'en était pas vraiment rassuré. Il se demandait de quoi sa copine et lui pouvaient bien discuter. Il allait sortir de la pièce lorsqu'une poigne de fer s'abattit sur son bras, le retenant dans la cuisine. Il se retourna avec mauvaise humeur vers l'orphelin, les sourcils froncés.
"Qu'est-ce que tu me veux encore Riddle ?"
"Ne gâche pas le Noël d'Harry. S'il y a encore moyen de sauver cette fête merdique malgré le fait que tu te tapes une putain, je voudrais que tu mettes de côté ta rancœur à mon égard le temps de cette soirée, Malfoy."
"Quoi ?" s'étouffa Draco, les yeux remplis d'une rage brûlante, "t'es pas un peu gonflé de me dicter ma conduite pour ma fête de Noël alors que c'est toi qui as ouvert les hostilités ?"
"Je ne t'ai jamais apprécié, tu n'es à mes yeux qu'une espèce de princesse blonde couarde et dépourvue du moindre intérêt. Si j'ai pu te donner l'impression de t'apprécier ce n'était que pour faire plaisir à Harry – j'avoue avoir essayé de comprendre ce qu'il te trouvait – mais ne te méprends pas : je te méprise purement et simplement, surtout maintenant que je sais de quelle stupidité tu peux faire preuve. Seulement, j'estime que cela devrait rester entre nous. Je n'ai également aucun intérêt à rester ici à part pour faire plaisir à Harry, encore une fois, est-ce trop te demander de faire semblant, Malfoy ? Tu as l'air pourtant d'être un maître dans l'art de l'hypocrisie, ce ne devrait pas être trop dur pour toi, n'est-ce pas ?"
Draco garda le silence alors qu'il observait le visage menaçant de l'adolescent face à lui. Il était troublé par les propos que lui servait l'orphelin. Aucune émotion ne traversait la barrière impassible de son visage exceptés le mépris et l'arrogance.
"Pourquoi tiens-tu autant à faire plaisir à Harry ?" demanda soudainement le blond d'un air suspicieux – ce qui cachait une grande curiosité en réalité.
Cette question sembla décontenancer l'orphelin qui se contenta d'offrir un sourire froid à l'intention du blond face à lui avant de le pousser à sortir de la cuisine. Pour sûr, les deux jeunes hommes n'étaient désormais plus du tout en bon terme et Draco se demanda s'il avait la moindre envie de supporter ce salopard le soir de Noël.
TO BE CONTINUED...
Je viens de finir ce chapitre, il risque fort d'y avoir encore de nombreuses fautes. Je m'en excuse d'avance.
Y aurait-il quelqu'un pour me laisse une petite review ? :) Honnêtement, j'espère que vous laisserez une review, elles me font vraiment plaisir.
J'espère mettre un nouveau chapitre rapidement même si je vais me concentrer sur l'écriture d'un OS qui sera disponible en septembre - je l'espère en tout cas.
Je vous remercie tout particulièrement d'avoir pris le temps de répondre à la question sur les UA. En grande majorité, vous les aimez et vous ne trouvez pas que c'est forcément une fiction originale déguisée en fanfiction. Merci beaucoup d'avoir répondu. Je m'interroge toujours là-dessus car il est vrai que "Bienvenue chez moi" est un énorme Univers Alternatif. Je veux dire, ça n'a rien à voir avec Harry Potter, quasiment *a mis des années à s'en rendre compte* :p. En tout cas, je suis ravie que cette fic vous plaise tout de même :).
D'ailleurs, en ce qui concerne une vraie Nouvelle originale qu'il ne faut surtout pas manquer, je vous conseille une Nouvelle sublime de deedeehasbeen appelée "La Saison des Limaces". Le lien est disponible sur mon profil. Je ne fais que rarement de la pub pour quelqu'un mais depuis que j'ai découvert cet auteur, je le conseille à tout le monde car ce qu'il écrit me touche en plein coeur et je pense que vous devriez suivre de près ce qu'il écrit. Il prépare de belles surprises ! :).
N'hésitez pas à faire un tour sur mon LiveJournal lorsque mes updates ont tendance à s'espacer, j'essaie de donner des nouvelles régulièrement.
Merci de me lire.
SamaraXX.