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Anime/Manga » Yu-Gi-Oh » Vacances sous les Tropiques
Llily.B
Author of 14 Stories
Rated: M - French - Romance/Humor - Marik I. & R. Bakura - Reviews: 34 - Updated: 06-21-11 - Published: 02-14-06 - id:2800576
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Auteur : Toujours la même, c'est-à-dire moi XD

Disclamer : Si quelqu'un parmi vous connaît Takahashi, merci de lui demander de me céder tous ses bishôs !

Genre : Yaoï, Romance, Humour… Léger UA et pitet un chouïa de OOC sur la fin

Pairing : Alors tous les couples possibles et inimaginable Yami Yûgi (aka Atem)/Seto - Jôno-Uchi/Makuba - Yûgi/Rebecca - Honda/Anzu - Valon/Maï - Otogi/Shizuka… Et le couple phare à caser Marik/Bakura… Mais comment je vais m'en sortir oO ?

Avertissement : Cette fic fait allusion à une relation homosexuelle donc homophobes allez voir ailleurs si j'y suis !

Rating : Je vais mettre M pour relations sexuelles sous-entendues ou non…

Résumé : Ils sont douze… Douze à avoir percé le secret de leur cœur et à être prêts à tout pour leur ouvrir les yeux… Tout… Mêmes les coups les plus bas…

Note&Co :
1)
Excuse : Voici venir ce deuxième chapitre et je suis sincèrement désolée pour ce retard... Vous n'imaginez pas à quel point il m'a pris la tête... D'autant plus que toutes mes betas étaient derrière moi à me dire « n'oublie pas que c'est un Marik/Bakura... » Incomprise que je suis... De ce fait... Il y a eut une énorme modification du scénario qui n'était pas du tout prévu au départ... Ce qui pourrait provoquer quelques petites incohérences... (La perfectionniste que je suis, cherche toujours la petite bête ! En plus je ne suis pas pleinement satisfaite de ce chapitre !)

Je m'excuse aussi pour les fautes d'orthographes que vous pourriez trouver... Je ne travaille plus avec Word mais un logiciel en anglais (Open Office) et mes betas ne sont pas infaillibles !

2) Explication fic : Suite donc à quelques interrogations et harcelement collectifs (regard noir à ses betas) je tiens à préciser quelques petites choses au niveau de ce chapitre.

- Si vous avez parfois l'impression qu'il vous manque quelques choses, ou que vous avez un train de retard : C'EST NORMAL... Je mets les infos au compte goutte qui seront bien entendu expliquer plus tard dans la fic. Donc patience !

- Cette fic est dévisé en deux parties je dirais... Les POV de Marik et Bakura et les POV des Autres... Le Chapitre précédent étant un POV Marik/Bakura... Celui là est donc un POV des Autres.

Merci à tous ceux qui m'ont laissé une review et m'ont encouragé ! Cela m'a fait extrêmement plaisir ! Normalement j'ai répondu à tout le monde, pour les réclamations c'est en fin de page XD Et un énorme câlinou à mon Kiwi qui se donne tant de mal pour corriger mes chapitres ! Dans mes bras Ruines !

Et un énorme câlinou bis à ma Nami-chan sans qui ce chapitre n'aurait jamais vu le jour ! ¤CÂLIIIIIIIIIIIIINNNSS¤

Sur ce, Je vous souhaite une Bonne Lecture !


Vacances Sous les Tropiques


Chapitre II :
Ou quand tout part en vrille

Leur mission venait à peine de commencer et déjà, ils allaient perdre l'un des leurs. En effet, dans la salle de vidéosurveillance, cela faisait un petit quart d'heure que Jôno-Uchi se fracassait le crâne contre le tableau de bord.

- Non mais c'est pas vrai… Mais quel con ! Quel con !

- Allons calme-toi Jôno... intervint Maï

- Que je me calme ? QUE JE ME CALME ? MAIS CE CRÉTIN VIENT DE FAIRE UNE BOURDE MONUMENTALE ET TU VOUDRAIS QUE JE ME CALME ? NON MAIS TU PLAISANTES ?

Les deux duellistes, ainsi que le jeune Kaiba qui n'avait pas jugé bon d'intervenir, faisaient parti du groupe de personne ayant fait croire qu'ils partaient se coucher, alors qu'il en était tout autre. La porte du centre de contrôle s'ouvrit doucement et Atem passa la tête dans l'embrasure. Il jeta un bref coup d'œil à l'intérieur et remarqua rapidement que quelque chose n'allait pas.

Bras croisés, Maï snobait avec humeur Jôno-Uchi, qui avait reprit sa position - à savoir, assis en tailleur en face de la projection – et qui faisait de même. Makuba cessa un instant ses activités sur la table des commandes pour le regarder et répondit à ses interrogations par un haussement d'épaules. Le maître des jeux pénétra dans la pièce, préférant obtenir lui-même ses réponses.

- Je peux savoir ce qui se passe ici ?

- Ce qui se passe ? Ce qui se passe ? s'étrangla à moitié Jôno-Uchi, atterré par une telle question. Il se passe que Marik est un abruti fini voilà, ce qu'il se passe !

- Je te demande pardon ?

Jôno-Uchi prit son visage entre ses mains, et respira de grandes bouffées d'air pour essayer de se calmer. L'ancien pharaon haussa un sourcil, surpris par son comportement étrange.

- Qu'est-ce qui lui arrive ?

- Marik a eut une furieuse envie d'embrasser Bakura et lui en a fait part, déblatéra Makuba comme s'il faisait un rapport à son supérieur.

Atem ferma les yeux et gémit de frustration, se mordant la lèvre inférieure pour s'empêcher de crier sa rage puis alla imiter Jôno-Uchi, en voulant se fracasser le crâne, mais contre la porte, cette fois-ci. En effet, la peur de Bakura concernant les contacts physiques était un fait connu de tout le monde au sein de leur petit groupe… Tout le monde, sauf Marik.

Au lieu de rencontrer le montant de bois de cette dernière, Atem se cogna contre quelque chose de presque tout aussi dur, mais beaucoup plus doux et chaud. La première chose qu'il vit en ouvrant les yeux fut une étoffe bleu-nuit, orné d'un bouton. Il en déduit très intelligemment qu'il s'agissait d'une chemise (1) . Suivant le chemin que formaient ces petits boutons, il rencontra le regard impassible de Seto Kaiba.

- Je peux savoir ce que tu comptais faire ?

Le prétendu maître des jeux gémit une nouvelle fois, et s'agrippant à sa chemise, enfouit son visage dans les plis du tissu. Ce fut Maï qui, plus rapide, répondit à la question posée.

- Il était sur le point d'aller se suicider avant que tu ne découvres quel imbécile il était !

- Est-il si irrécupérable ?

- Hum… Juges-en par toi-même ? dit-elle en lui montrant l'écran improvisé du doigt.

Seto plissa des yeux. L'image que renvoyait la caméra ne représentait qu'une chambre vide de toute âme, aux tentures d'un lit tirées, et malgré la présence d'infrarouge, il ne voyait rien. Il en fit rapidement la remarque à son petit frère.

- Je sais Seto… Ils sont partis se coucher… Laisse-moi le temps de brancher la connexion avec la seconde. Ça y est… Ça devrait être bon maintenant.

Makuba releva la tête des moniteurs au moment où la projection sur le mur se brouillait pour laisser place à une scène tout à fait différente de la première. A droite de l'écran, on pouvait voir Marik, ne portant en tout et pour tout qu'un boxer, assoupi à même les couvertures. Il tournait résolument le dos à Bakura, qui aurait pu faire de même, s'il avait cessé de s'agiter. A l'évidence, il avait du mal à s'endormir.

- Allons donc, quel est le problème ? s'enquit-il

Un brouhaha de mots étouffés lui parvint alors. Jetant un œil critique à son amant qui refusait de croiser son regard, il lui demanda :

- Est-ce que tu pourrais articuler ?

- Non.

Seto roula des yeux et jaugea du regard toutes les personnes présentes en quête d'une réponse.

- A sa place, moi aussi je me cacherais, se moqua Makuba

- Oh, toi ça va ! le rappela à l'ordre Atem qui s'était décidé à sortir de sa cachette pour le foudroyer du regard.

- Va-t-on enfin me dire ce qui se passe ici ? s'impatienta le brun.

- Hum, rien d'exceptionnelle mon chou, répondit Maï en se regardant les ongles, Marik vient de nous démontrer par A+B qu'il était sacrément culotté… C'est pas parce qu'on est un mec qu'il faut oublier les règles de bonnes conduite !

- Tu veux pas qu'on boive le thé en levant le petit doigt non plus ?

Maï laissa sa langue aller claquer contre son palais, agacée par son comportement enfantin.

- On ne vous demande pas d'être de parfait petit Milord… Mais il est vrai qu'un peu de délicatesse de temps en temps ne vous ferez pas de mal, au lieu de vous conduire comme de véritables hommes des cavernes ! Vous êtes civilisés que diable ! Agissez comme tel, nom d'un chien !

Makuba pouffa doucement en imaginant Jôno-Uchi vêtu d'une peau de bête, la massue comme arme fétiche. Un souvenir se superposa à son image mentale, et son fou rire s'accentua lorsqu'il se rendit compte qu'il l'avait déjà vu dans cet accoutrement.(2)

Les lèvres de Jôno-Uchi s'incurvèrent en un petit sourire qui n'annonçait rien de bon. Tel un chasseur traquant sa proie, il s'approcha de Maï à pas feutrés et passant un bras autour de son cou, enfonça doucement son index dans ses côtes pour la taquiner.

- Si tu te mets dans des états pareils, c'est que Môssieu Valon ne te satisfait pas pleinement, lui glissa t-il malicieusement.

- Jôno-Uchi comment oses-tu ! s'écria t-elle en s'écartant brusquement de lui, outrée. Je ne te permets pas d'insinuer des choses pareilles !

- Ne t'inquiètes pas, je me permets tout seul, continua-t-il, le sourire de l'idiot de village ayant parfaitement réussi son coup collé au visage.

La voix de Maï partit dans les aigus - comme elle seule savait si bien le faire - tandis qu'à quelque mètres à peine, deux hommes semblaient insensible au phénomène tant ils étaient absorbés dans leur discussion.

Enfin du moins, Seto avait l'air d'y croire puisque Atem jouait très bien à celui qui écoute mais qui n'en a rien à faire... N'était pas maître des jeu qui voulait !

- Tu crois que je peux aller le noyer dans la piscine et faire croire à un accident ? Philosopha Seto en regardant étrangement Jôno-Uchi qui tirait la langue à Maï

- Tu as toutes tes chances, je crois, pouffa doucement Atem.

- On l'enchaînera, et ensuite on jettera la clé dans l'eau…, continua le brun

- Et après on fera croire qu'il a essayé d'imiter Houdini, mais qu'il a échoué dans sa tentative…

- Hum… Je trouve cette idée plus qu'alléchante.

- En plus tu ferais d'une pierre, deux coups, ajouta malicieusement le maître des jeux.

- Ne me tente pas trop.

- Décidément, Jôno-Uchi, tu ne comprends rien ! s'écria soudainement Maï, obligeant les deux amoureux à mettre fin à leur conspiration.

Pour toute réponse le jeune homme, dans un élan de maturité lui tira, une nouvelle fois, la langue ce qui fit pousser à la duelliste un petit soupir agacé. Les mains toujours autour de la taille de son amant, Seto entreprit de revenir au problème initial.

- Le problème avec les Égyptiens, c'est qu'il manque de tact, mais qu'il faut toujours les prendre avec finesse… annonça t-il avec son flegme habituel.

Atem piqua soudainement un phare tandis que les autres ouvraient de grands yeux étonnés. Devant l'expression ahurie qu'ils affichaient suite à sa déclaration, le PDG de la Kaiba. Corp. leva les yeux au ciel en soupirant discrètement, puis ajouta :

- N'y voyez là aucun sous-entendu…

- Ah, je me disais aussi, déclara Jôno-Uchi dans un sursaut d'intelligence.

- Peut-être devrait-on en toucher deux mots à Marik, proposa Maï

- Oui, je pense que c'est une bonne idée, acquiesça Atem, je lui en parlerais dès que l'occasion se présentera.

Un petit raclement de gorge, reporta leur attention sur le maître des lieux qui affichait une expression agacée.

- N'avait vous donc rien écouté de ce que j'ai dit ? déclara t-il froidement.

- Pardon Kaiba, tu disais quelque chose ? demanda Jôno-Uchi, un sourire angélique aux lèvres.

Seto se passa une main fatiguée sur le visage et relâchant Atem, entreprit de quitter la pièce avant de dire quelque chose qu'il regretterait par la suite. Du moins, c'est ce qu'il aurait fait si Maï n'avait pas jeté un rapide coup d'œil sur l'écran, le coupant dans son élan.

- Hum, dîtes les gars, on a comme un petit problème, dit-elle en montrant du doigt le diaporama.

Mettant ainsi fin à une dispute qui promettait de grands éclats de voix, tous se tournèrent d'un même mouvement vers l'écran improvisé où Bakura s'apprêtait à sortir du lit.

- Mais qu'est-ce qu'il fiche ? s'étonna l'éternel perdant de Magic and Wizards (3)

Le jeune homme aux cheveux neige farfouilla quelques instants dans la commode, puis ayant trouvé ce qu'il cherchait, alla s'enfermer dans la salle de bain. Il en ressortit plusieurs minutes plus tard, vêtu d'un short de bain.

- Bain de minuit ? s'interrogea Maï à voix haute.

Jôno-Uchi esquissa un sourire énigmatique et glissa malicieusement :

- Il me semble que Bakura est près pour recevoir sa première leçon…

Atem plissa les yeux cherchant où son meilleur ami voulait en venir, mais fut interrompu dans ses pensées lorsqu'un bras possessif enlaça sa taille fine pour le coller contre un corps indéniablement masculin. Seto posa son menton dans le creux de son épaule, ses lèvres s'incurvant légèrement.

- Pour une fois, je suis d'accord avec toi… Bonkotsu, énonça t-il d'une voix beaucoup trop doucereuse pour qu'elle ne cache pas quelque chose.

L'ancien pharaon était trop pris dans ses réflexions pour penser une seule seconde à rappeler à l'ordre son amant. Il ne vit donc pas la jeune demoiselle faire de long allé-venu dans la pièce, se tapant distraitement le coin de la joue, visiblement à la recherche de quelque chose.

- Mauvaise idée… Très mauvaise idée… Geignit brusquement Makuba, attirant ainsi l'attention sur lui.

Maï se tourna vers l'adolescent qui secouait désespérément la tête tandis que son aîné esquissait un sourire concupiscent. La jeune femme blonde regarda successivement l'un puis l'autre en quête d'une réponse, avant de se précipiter sur le jeune Kaiba et de plaquer une main sur chacune de ses oreilles.

- Pas devant les enfants voyons ! rouspéta t-elle.

Atem écarquilla subitement les yeux, puis se détacha légèrement de l'étreinte de son aimé, tourna un visage horrifié.

- Non, Seto, ne me dis pas que…

Mais il n'eut pas le temps d'ajouter quoique ce soit d'autre que, se libérant de son étreinte Makuba pestait contre la jeune duelliste.

- Où est-ce que tu vois un enfant ici ? grommela t-il. Je vais avoir 16 ans je te le rappelle !

- 16 ans et toutes tes dents, le taquina t-elle (4)

- Bon sang Maï, je te savais un humour à deux balles, mais à ce point c'est carrément lamentable !

Devant la grandiloquence de Jôno-Uchi, Atem oublia momentanément le sort que lui réservait Seto pour rire discrètement. Son amant en profita pour lui baiser la joue, savourant le rare moment où il était enfin à lui.

- En ce qui concerne l'humour à deux balles, je te rassure tout de suite Jôno Uchi, tu restes un maître indétrônable dans cet art. Siffla Kaiba.

Atem soupira, clôturant pour un moment la discussion qui, soyons honnêtes, virait au gag.

Il n'avait vraiment pas envie de donner une telle image de lui-même devant Bakura. Selon lui, ça ne ferait qu'accroître sa gêne permanente. Sans compter que s'il acceptait, Seto en profiterait vicieusement.

D'ailleurs ce dernier se rapprocha de lui, un air gourmand sur le visage, les lèvres étirées en un rictus moqueur. En serrant sensuellement son amour contre lui, il échafaudait toutes sortes de plans afin de profiter un maximum d'une situation qui pourrait ne jamais se reproduire… Le goût de l'interdit… Quelle fabuleuse sensation…

Atem de son côté, était peu rassuré des décisions prises par Seto. Devant Bakura… Yark ! Impossible de se donner en spectacle, même si ça pouvait déclencher quelque chose chez leur ami… (5)

Maï passait un bras autour de leurs épaules, s'incrustant entre eux, interrompant leurs pensées.

- Ca va être à vous de jouer les lapins !

- Non Maï, je refuse ! C'est indécent ! s'écria Atem, avant de revenir à son amant pour le menacer. Quant à toi je te préviens que si tu sors une connotation douteuse je t'étripe !

- Allons, tu me connais, je n'oserais pas…

- Tu le penses si fort Seto.

- Prends pas la mouche 'Tem, on coupera les caméras pour ne pas assister à votre petit ballet aquatique. On gardera juste un œil, sur le petit Baku'.

L'ancien pharaon se passa une main sur le visage, essayant vaguement de se cacher derrière. C'était la pire idée tordue qu'il n'ait jamais entendu.

- Allons fait pas cette tête… C'était ton idée après tout… Il est donc normal que tu payes de ta personne.

- C'est bon Maï… Pas la peine de me faire un dessin.

- Alors ? Tu acceptes ?

Atem émit un sifflement agacé. C'est qu'il commençait à en avoir sérieusement marre de tout ce cirque. Mais une légère caresse ainsi qu'une voix sensuelle murmurée au creux de son oreille eut raison de lui.

- J'ai toujours rêvé de te prendre dans la piscine.

Malgré lui, il ne put retenir la myriade de petit frisson qui le traversa à ce moment et dû se mordre violemment la lèvre inférieure, étouffant le gémissement qui menaçait de franchir la barrière de sa bouche. Pourquoi diable Seto devait-il être si excitant quand il prenait cette voix là, le savoir et en jouer ? Il avait pourtant l'habitude de ces petites allusions, d'autant plus que ça n'était certainement pas la première fois qu'il inaugurait la piscine de cette manière, mais il espérait bien que cela soit la dernière !

Tournant rapidement un visage rougissant vers son amant, il eut juste le temps de le foudroyer du regard avant qu'il ne quitte la pièce, un petit sourire victorieux aux lèvres. Excédé par son comportement, il sortit à son tour du Centre de Contrôle, non sans avoir lancé un dernier regard noir à la responsable de la situation.

Dans le couloir, il rattrapa Seto par le poignet, juste avant que ce dernier ne pénètre dans leur chambre.

- Ne me dis pas que tu as l'intention de faire… ça ?

- Faire quoi, Amour ? demanda en toute innocence le brun.

Se libérant de l'emprise de son amant, il s'accouda contre la rambarde dans une pose qu'il voulait aguichante. Atem siffla une nouvelle fois. Il allait parler lorsque la grande porte derrière eux s'ouvrit sur une Maï tout sourire, ne portant plus que son soutien gorge et son mini-short en jeans. Les deux tourtereaux la regardèrent passer, se demandant vaguement ce qu'elle avait fait de son haut et de ses chaussures, alors qu'elle tapotait une montre imaginaire, leur signalant par la même que l'heure tournait.

La voyant disparaître dans les escaliers, le Maître des jeux reprit, comme si de rien n'était.

- Ne joue pas à ce petit jeu là avec moi… grinça t-il

- Mais je ne joue pas.

- Je refuse de faire ça !

Seto le considéra un instant, le dardant de ses prunelles de glaces. Puis il passa une main lasse dans ses cheveux et soupira.

- D'accord.

- D'accord ? S'étrangla à moitié le blond, surpris de ne pas avoir à débattre plus longtemps.

- On trouvera un autre moyen pour faire comprendre à Bakura que….

- Arrête de le considérer comme un idiot. Il est loin d'être aussi pur, niais - au choix - que tu ne sembles le croire.

- Oh je t'en prie ! Il a délibérément allumé Marik sans s'en rendre compte !(6) Tu m'aurais fais ça, je t'aurais violé sur place.

- Hum… C'est bon à savoir, répliqua le blond avec un petit sourire mutin, qui eut pour effet de calmer les ardeurs de Seto.

- Tu es désespérant, souffla ce dernier en se dirigeant vers la porte menant à leur appartement.

Atem regarda la porte de leur chambre se fermer dans un petit claquement sec et soupira. Seto le mettait vraiment dans des états pas possibles. Il allait finir par devenir fou à ce rythme. Passant une main nerveuse dans ses mèches indisciplinées, piètre tentative afin de retrouver son calme, il ressentit soudainement le besoin indicible de fumer une cigarette. Bon sang que faisait Yûgi dans ces moments-là ?(7) Il dormait probablement.

Il tuerait pour une cigarette.

Il jeta un regard en coin à l'escalier du deuxième étage et souffla de nouveau, avant de suivre Seto dans la chambre. Ce dernier portait un peignoir bleu foncé en soie et sortait de la salle de bain, il semblait y avoir pris une douche rapide. N'y accordant aucune attention, Atem lui tourna résolument le dos comme s'il était seul dans la pièce. Ouvrant en grands les portes de l'armoire, il se hissa sur la pointe des pieds pour essayer d'atteindre les draps. Ses doigts frôlaient doucement le tissu quand une main entra dans son champ de vision pour enlever l'objet récalcitrant et le lui tendre. Le maître des jeux, lança un regard noir à son possesseur avant de lui arracher le drap des mains et de se diriger vers sa partie du lit pour y prendre son oreiller, dans le but clairement évident de suivre à la lettre le plan initial. Il dormirait sur le canapé ce soir, point barre. Son kit de nuit rassemblé, il alla s'enfermer dans la salle de bain.

Seto le regarda refermer rageusement la porte, un petit sourire satisfait aux lèvres... Finalement, ça allait être plus simple que prévu.

Lorsque quelques minutes plus tard, Atem ressortit de la salle d'eau, ce fut pour trouver une chambre vide. Les effets relaxants de la douche disparurent aussitôt et il hésita à aller réveiller Yûgi pour avoir sa putain de cigarette. Pourquoi Seto n'était pas de la pièce, bordel ? Passant une main nerveuse dans ses mèches mouillées, il s'incita au calme. Toute cette comédie n'annonçait rien de bon et il fallait qu'il ait les idées claires s'il ne voulait pas tomber dans le piège de son cher et tendre. Il me faut une cigarette !

Il irait s'acheter un paquet demain matin. Yûgi lui ferait probablement une crise, Seto également, mais pour le moment il s'en foutait, mais royale. Il était énervé par tous les problèmes environnants et il n'aspirait plus qu'à une seule chose : passer une bonne nuit de sommeil. Et que les autres aillent au diable avec leurs idées tordues qui ne tenaient même pas la route !

Prenant entre ses bras le drap et l'oreiller oubliés, il quitta ses appartements pour rejoindre le salon. Il déposait ses affaires sur le canapé quand un bruit d'eau attira son attention. Machinalement il porta son regard vers la baie vitrée, mais il ne distingua que des ondulations sur la surface de la piscine. Il haussa les épaules en pensant qu'il devait s'agir de Bakura qui faisait quelques longueurs. Dépliant le drap, il entreprit de faire sommairement son lit, puis se dirigea vers la cuisine qui se trouvait à quelques pas.

- Seto ? appela t-il en entrant dans la pièce.

Ne voyant aucune ombre se découper dans l'obscurité du lieu, il revint sur ses pas et d'un geste sec ouvrit la porte-fenêtre et sortit sur la terrasse dans l'espoir de voir Bakura et de bavarder un peu avec lui. Il fit quelques pas et s'accroupit sur le rebord de la piscine cherchant des yeux son ami. Quelle ne fut pas sa surprise et sa colère quand une tête brune émergea de l'eau pour lui offrir un sourire charmeur.

- Non mais est-ce que je peux savoir à quoi tu joues ? s'emporta Atem.

- Je t'attendais.

- Et bien tu vas m'attendre encore longtemps c'est moi qui te le dit.

Le jeune homme se releva vivement et s'apprêtait à quitter les l'endroit quand il vit sur l'un des transats, le peignoir oublié de Seto. Il manigançait ça depuis le début.

- Je me disais bien que ce n'était pas dans tes habitudes d'abandonner aussi facilement. Mais pour une fois j'avais vraiment espéré que tu n'en ferais pas qu'à ta tête ! soupira le meilleur duelliste.

Il avait l'air si déçu que l'espace d'un instant Seto hésita à mener jusqu'au bout son action. Mais sa frustration était telle qu'il en oublia Bakura pour ne se concentrer que sur son amant. Prenant appui sur ses avants-bras, il sortit de la piscine et alla enlacer son amant qui lui tournait résolument le dos. Atem frissonna en sentant le corps humide de Seto se coller au sien. C'était à la fois quelque chose d'excitant et curieusement rafraîchissant.

- Pardonne-moi.

- Tu dis toujours ça mais tu te rends vraiment compte de rien.

- Tu me manques.

- Tu parles.

- Arrête ça !

- Arrête ça quoi ? s'écria Atem en se libérant de son étreinte pour lui faire face. De cracher sur tes sentiments comme tu craches sur les miens ?

Les yeux de Seto se durcirent, et avant que le maître des jeux n'ait eut le temps de réagir, il le soulevait pour le jeter à l'eau. Remontant à la surface Atem cracha l'eau qu'il avait malencontreusement avalé, toussant au possible. Il jeta un regard furieux au responsable de sa baignade forcée qui l'avait aussitôt rejoint.

- Je te hais ! lui cracha t-il, les yeux brillants de rage.

Seto lui offrit un sourire insolent, et s'approchant davantage de lui, lui répondit.

- Tu sais… commença t-i, qu'à chaque fois que tu fais cette tête-là, j'ai une furieuse envie de t'embrasser ?

Atem eut à peine le temps d'écarquiller les yeux que Seto lui ravissait la bouche avec fougue.

À Suivre…


Notes... Ou comment souler le lecteur MDR

(1) Ou comment faire passer Atem pour un con... Désolée, j'ai pas pu m'en empêcher.

(2) Référence direct à l'anime. Après le Royaume des Duellistes, juste avant le Battle City si ma mémoire est bonne... Au passage, ces épisodes font parties de mes préférés XD

(3) Vous avez compris... Il s'agit évidement de JU XD

(4) Ou quand l'auteur pète un plomb et se lâche XD

(5) Un grand MERCI à Nami-Himura qui a su écrire ce passage qui me bloquait complètement et y transmettre fidèlement ma pensée ! Encore Merci ma belle ! ¤smack¤

(6) Je précise au cas où, il ne s'agit que de l'avis personnel de Seto et en aucun des pensées de Bakura

(5) NdB : il se met à la pétanque MDR


Voilà pour ce deuxième chapitre ! J'espère de tout coeur qu'il vous aura plu ! Je m'excuse encore pour ce retard... Je ne sais pas quand viendra le prochain chapitre parce que je n'ai vraiment pas le temps en ce moment (cette année ?) De plus mes pensées ne sont plus vraiment tournées vers la fanfiction mais vers des fictions tout court ! Cela dit je n'abandonne pas cette fic et si ça peut vous rassurer un plan est fait pour les trois prochains chapitres à venir, si ce n'est plus.

Quoiqu'il en soit n'hésitez pas à continuer à m'encourager et si vous voulez en savoir plus, consultez mon blog -

Gros bisous à tous !

Lily.B

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