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Le Lion Ne Restera Pas Dans Sa Cage Ce Soir
Disclaimer : Est-il utile de rappeler que l'univers ainsi que les personnages d' Harry Potter ne m'appartient absolument pas. Tout est la propriété exclusive de son auteur : J..
Pairing: Harry Potter/ Severus Snape - Slash
N/A : Mille mercis à ma merveilleuse Bêta Lectrice Calimera qui sans elle, ce texte serait illisible et truffé de fautes.
I
Potter se déchaîne, mais n’a pas de bol
"Je retire 150 points de moins pour Gryffondor à cause de votre insolence, Potter", cracha dédaigneusement le professeur de potions, Severus Snape, au brun à lunettes qui avait du mal à contenir sa fureur et... son amusement. Oui, vous avez bien compris, son amusement.
Le jeune Harry Potter ne comprenait pas pourquoi Snape le haïssait autant. Non, franchement, c’était au-delà de ses compétences. En fait si, il devait le savoir, mais tout de même… Pourquoi tant de haine ? Parce qu’il était le fils de son père ? Mais était-ce une raison ? Severus Snape était un adulte et non pas un gamin, alors pourquoi le jeune homme avait-il l’impression qu’il agissait de même ? Sans doute Snape n'avait-il pu occulter ses déboires de jeunesse, pensa-il. Devrait-il lui proposer l'aide d'un bon psychomage ? Assurément non. À moins de vouloir se retrouver en retenue pour le restant de sa vie... Hum, cela ne lui déplaisait pas tant que cela en fait. En retenue seul à seul avec le beau, le torride, l’excitant professeur Snape... Snape ? Oui Snape lui- même. Un sourire goguenard s'afficha sur son visage, provocant ainsi les foudres de l'étrange objet de ses fantasmes qui ne semblait pas comprendre ce qui se passait dans la tête du « survivor ». Oui Harry était un incompris, un jeune qui vivait dans un monde qu'il ne comprenait pas et qui ne le comprenait pas ! C'était injuste. Le monde était injuste. Snape était aussi injuste.
Ne pouvant rien faire contre l’autorité scolastique, Harry serra les poings, et dut avec beaucoup de difficulté baisser la tête pour ne pas rire pour de bon. Auparavant, lorsqu’il vivait chez les Dursley, il n’avait jamais eu de mal à faire et à dire ce que ses tortionnaires de parents indésirables attendaient de lui... Mais là, il avait dix-sept ans et sa propre volonté. De plus, il était plus sûr de lui qu’il ne l’avait jamais été, et il n’avait rien à perdre, car il avait déjà tout perdu. Alors, à quoi cela servait-il de toujours devoir être sympa, gentil, et faire semblant d’être profondément attardé envers ceux que l’on ne pouvait pas voir en peinture. Merlin, il avait pensé ça ? Oui. Snape, il ne pouvait le voir ou ne l'imaginer que… nu ou à la rigueur... nu. Oui nu ! Mais pas dans cette tenue mal appropriée de professeur sans foi ni loi, et néanmoins à tendance sadique.
Mais franchement, s'il devait jouer les potty pour de bon, c'est qu'il n'avait pas vraiment le choix. Sinon dans quelles circonstances lui foutrait-on la paix? Il en avait marre de devoir se justifier sans arrêt pour x ou y. Alors bordel, qu'on le laisse tranquille et si pour cela il devait passer pour un dégénéré gryffondor congénital (Snape je vous aime), et bien il le ferait, merde ! Enfin c'est ce qu'il avait cru, mais apparemment, la débilité profonde n'était plus à la mode, alors il allait se la jouer rebelle ! Oui. Jeune et rebelle ! Et d'ailleurs, il avait déjà commencé son tout nouveau show. Auprès de sa famille qu'il aimait tant (beurk). Putain, quel plaisir il avait eu de pouvoir envoyer valser son oncle, sa tante, et son idiot de cousin sur les roses. Au sens figuré comme au sens propre, d’ailleurs. Bordel quel pied il avait eu ! Jouissance suprême !
En attendant, se rappela-t-il, il se trouvait dans les cachots, face à son professeur, qui paraissait au bord de la crise d’apoplexie. Mais bon il l’avait bien cherché aussi.
Croisant les bras, il attendit la suite de la sentence. Car il avait franchement hâte que son châtiment se précise. Allez-y Snapez –moi, songea Harry avec un délice proche du non sens absolu. Il attendit... attendit, mais la sanction ne vint pas. Surpris et perplexe, il fronça les sourcils. Qu'arrivait-il à son professeur adoré ?
Il semblait pourtant à Harry qu'il avait été très loin, cette fois-ci, dans son répondant avec Snape ! Alors pourquoi l’homme ne réagissait-il pas en lui en faisant voir de toutes les couleurs ? Après tout, il avait été vraiment odieux avec lui ! Il l’avait quand même traité de sale petit bâtard plein de graisse ! Ce n’était pas rien. Il avait été même au-delà en le traitant de puceau impuissant (oh pourvu que cela ne soit pas vrai Merlin. Merlin ! )
Alors ? Où était sa punition ? Où se trouvait son châtiment Snapien ?
Il y avait pourtant cru lorsque le maître des potions avait fait brusquement volte face et s’était approché à grands pas de lui, la mine plus dangereuse que jamais. Oh, comme ça l’avait excité de voir cet homme tellement honni, la figure contractée par la rage ! Se contractait-elle autant dans le plaisir ? Une drôle de sensation lui étreignit le corps.
Oui, lui, Harry Potter avait adoré cet instant de pur délice, ce sentiment de peur intense que lui faisait ressentir cet homme. Il s’était passé la langue sur les lèvres et l’avait regardé droit dans les yeux, le défiant d’aller plus loin. Malheureusement, l’homme aux cheveux gras ne lui avait enlevé que cent cinquante malheureux points uniquement, et pas plus. Pas un sarcasme, pas une retenue ! Ouiiiiiiiiiiiin !
C’était impensable ! Ce malotru était un usurpateur ! Son enseignant avait été remplacé pendant la nuit par un misérable imposteur ramolli ! Ou était passé le véritable professeur Snape ?
L’homme en question avait disparu, laissant le pauvre Harry seul avec son désespoir ! Oui, il était désespéré, que diable !
« Shit ! » Pensa-t-il avant de donner un coup de pied rageur dans la porte en pierre.
"Ah, houille " Hurla-t-il. Ça faisait mal, non d’un chien ! Ah, pourquoi ! C’était la pire des punitions qu’il avait pu lui faire !
Ne pas lui en donner une ! Re-shit ! Quelle misère !
Après s’être calmé, il relativisa.
Tant pis, finit-il par se dire en haussant les épaules de contrition. Il se rattraperait plus tard. Après tout, il avait encore quelques mois à passer ici. Que Snape soit sur ses gardes, car le lion s'était enfin réveillé, et le lion était près à rugir de plaisir dans les bras de son professeur chéri. ( Grrrrr…)
ooOOoo
Au détour d’un couloir, le professeur Snape avait observé son élève partir en direction de la grande salle. Enfin, supposait-il qu’il s’y rendait. Ses yeux se plissèrent pour ne plus être qu'une simple fente noire, et il se passa les doigts sur le menton, signe qu’il s’était plongé dans d’intenses réflexions typiquement Snapiennes.
Potter était devenu de plus en plus insolent ces derniers temps, et bien plus sûr de lui. Personne ne semblait pouvoir contenir la rage de vivre du jeune homme. La rage de jouir aussi. Il semblait collectionner les aventures .Ce dernier était tout simplement déchaîné. Ce qui était typiquement... serpentard, et non gryffondor. Etrange, étrange ! Qu'arrivait-il, à cet idiot de Potty ?
Severus, curieux de nature, décida d’enquêter sur ce changement de comportement assez brutal. Si Potter faisait un usage illicite de certaines drogues au sein du collège, il pourrait se faire un plaisir fou de le virer. Oh, quelle bénédiction cela serait ! Virer l'impudent petit lionceau. Il en trépignait d’avance. C'était son rêve. Pas le but de sa vie non plus, mais il serait vraiment heureux de ne plus voir ce sale gosse dans les murs de l'école, et néanmoins dans ses pieds.
En attendant, il devait régler certaines choses. Ah, quel bonheur... Quel plaisir ! Hum...
ooOOoo
Les journées suivantes défilèrent dans le calme et l'ennui quotidiens que représentaient les études. Malgré cela, chaque élève attendait avec impatience le prochain cours de potions pour savoir ce que le « Saint » Potter allait encore manigancer. Car l’adolescent, curieusement, ne sévissait que pendant ce cours, à la grande joie de ses camarades qui n’avaient plus besoin de payer pour aller voir un spectacle. C’était gratuit, et en direct live dans les cachots du maître incontesté du sadisme... oups des potions.
Le « Saint » Potter, justement, réfléchissait à un moyen de pouvoir faire sortir le professeur Snape de ses gonds. Il se trouvait au quatrième étage du château, là où personne ne pourrait le trouver. Il avait toujours eu besoin de calme et de solitude lorsqu’il voulait penser tout à son aise. Il n’aimait pas être dérangé, et encore moins en ces instants de réflexion.
Bizarrement, il ne se comportait ainsi qu’avec Snape et un certain serpentard, avec qui l’histoire avait fini plutôt horizontalement. C’était lors de sa sixième année ; à ce moment-là, il avait fait une découverte qui avait bouleversé sa vie de gentil petit gryffondor en culotte courte.
Il se sentait le mec le plus heureux de la terre, parce qu’il était gay ! Ce fut une révélation, un choc cataclysmique qui s’amplifia au fil du temps sans trouver d’apaisement. Il était une bête de sexe, et il ne rêvait que d'assouvir ses pulsions perverses. Pourtant, il ne pouvait et ne voulait coucher qu'avec une personne qu'il aurait aimée, c'est pour ça qu’en un an, il n’avait eu qu’un seul amant.
Oui, seulement un amant, un unique amant, rien qu’un tout petit amant de rien du tout : son pire ennemi, sa Némésis, son réservoir à jouissance : Malfoy, Draco de son prénom. Un sourire narquois s’afficha sur ses lèvres au souvenir de son ancien amour. L’élève avait depuis longtemps surpassé le maître se souvint-t-il ironiquement. Oui, Draco avait été son premier, et pour le moment, son unique. Il lui avait appris tout son savoir de bête de sexe, et cela avait été vraiment intéressant, très réjouissant même. Jouissif.
Depuis ce jour où ils avaient rompu, Draco ne se sentant plus la force et n’arrivant plus, il fallait bien le dire, à contenter Harry, le jeune homme était enfin sorti de sa cage pour partir à la chasse. Ce fut donc un peu à contrecœur que le jeune blondinet avait alors laissé filer son meilleur coup.
Le jeune lion assoiffé de sexe qu’était devenu Harry Potter aurait pu se contenter de petits repas frugaux. S’en satisfaire tout du moins, de temps en temps, mais ses goûts, grâce à l’éducation faite par Malfoy, étaient devenus assez raffinés.
Il n’aimait pas les fast food, cela l’écœurait.
Alors il cherchait, ne lésinant pas sur les moyens, et puis un jour, il avait enfin trouvé LE repas ! Celui qui le contenterait, certainement, jusqu’à la fin de ses jours. Mais voilà, il y avait un léger petit problème... en fait plusieurs, quand il y réfléchissait bien, et pas des moindres.
D’abord son gibier était beaucoup plus âgé que lui, ensuite il s’agissait d’un de ses professeurs, et enfin, l’homme le haïssait plus que tout.
Heureusement, Harry aimait le jeu, tourner autour de sa proie, la sentir, l’observer, la guetter au détour des couloirs, reniflant son odeur de mâle si caractéristique, et enfin, le provoquer ! C’était la partie du jeu qu’il préférait par-dessus tout. Le sentir prêt à riposter à ses attaques était aussi bon que la meilleure des fellations. Oh, oui ! En y repensant, il sentit son sexe se gonfler de désir, et son pantalon devenir trop juste pour ce qu’il y avait à l’intérieur. Il passa la main dessus, savourant la caresse à travers le tissu.
Vérifiant qu’il se trouvait bien seul dans ce couloir et que personne n’irait l’embêter, il dégrafa le vêtement, et extirpa sa verge raidie par le désir stimulé par son hypophyse. Une veine bleutée battait au niveau de son prépuce. Il passa un doigt, humidifié sur son gland rougi par le sang. Un gémissement rauque lui échappa, et, n’en pouvant plus, il entama d’une main de lents mouvements de va et vient.
Il s’imagina que c’était son professeur adoré qui le masturbait..De son autre main, il passa un doigt dans la fente de ses fesses charnues, titillant son anneau de chair qu’il pénétra entièrement. La douleur lui procura un sentiment d’excitation extrême, et il amplifia ses mouvements tout en ondulant du bassin. Que c'était bon, et c'était Severus qui le lui faisait. Oh oui mon Severus, Sev... Oooooh.
Bientôt, il sentit que l’orgasme n’allait pas tarder, et, sans aucune gêne, il se répandit dans sa main, laissant quelques gouttes blanchâtres couler sur le sol de pierre. De légers gémissements vinrent ponctuer son délicieux orgasme.
Hum, ce petit intermède avait été très efficace, et il se sentit légèrement mieux. Il se rhabilla rapidement, tout en se félicitant de n’avoir pas été découvert. Il reprit sa petite promenade tout en sifflotant joyeusement, les mains dans les poches, attendant avec une extrême impatience le prochain cours de potions qui aurait lieu après son entraînement. Severus... prépare-toi !
ooOOoo
Il allait de soi que notre jeune lionceau plein de vigueur se trompait lourdement. Un homme qui se trouvait caché derrière une colonne de l’escalier principal n’avait rien raté du surprenant spectacle que le gryffondor lui avait offert à l’insu de son plein gré.
Oui, Potter avait énormément changé, et ce changement-là n’était pas pour lui déplaire ! Bien au contraire.
Le petit insolent prétentieux tellement guindé c’était apparemment transformé en véritable dieu du sexe. S’il s’annonçait être gay, cela pourrait être intéressant pour sa petite affaire. Enfin, il verrait bien.
Car Snape, puisqu’il s’agissait de Snape, était aussi homosexuel, et amateur de beaux petits culs à l’occasion. Celui de Potter promettait d’être très appétissant, et cela aurait été avec plaisir qu’il en aurait fait son affaire... Oh oui alors, et pas qu'un peu !
Un éclair de pure convoitise s’afficha sur son visage au teint cireux.
Mais pour le moment, il décida de retourner dans ses quartiers, car le petit jeu de cet imbécile ne l’avait pas laissé de marbre non plus ! Il fallait que lui aussi se soulage avant d’exploser. Sinon, il ne répondrait plus de rien.
En cour de route, il croisa deux étudiants qui se chamaillaient.
"Hermwald, 10 points en moins pour Poufsoufle, et pour vous aussi, Miss Riddle, 5 points en moins pour Serdaigle. Cela vous apprendra à laisser traîner votre langue dans la bouche d'un de vos camarades !", susurra-t-il, avec la mine la plus sombre qui soit, alors que cet instant représentait pour lui l'état de grâce le plus absolu.
Oui, quel pied il en retirait, c'était aussi bon qu'une fellation ! De plus, c’était son seul vrai plaisir dans ce travail qui l’ennuyait plus que tout.
ooOOoo
En début d’après-midi, Harry partit à son entraînement de quidditch. Son deuxième sport préféré, après le sexe.
Il adorait la sensation de ses fesses appuyées contre le manche de son balai. Le quidditch était un sport très excitant, reconnut-il sincèrement. Dommage que peu de gens l’aient remarqué, car les parties auraient pu se révéler fort intéressantes et fort plaisantes.
Au lieu de rester concentré, l’esprit de Harry vagabondait de fessiers en fessiers, et aucun ne put rivaliser avec celui du professeur Snape, s’avoua t-il à regret. Enfin le crut-il, car il n’avait jamais vu les fesses de son professeur. Oh, mais ça ne saurait tarder ! Il trouverait le moyen infaillible. Et enfin le superbe postérieur de l'amant de ses rêves lui appartiendrait corps et âme.
C’est à cet instant qu’un autre objet, un peu moins convoité mais tout aussi glorifiant s’il l’attrapait, se pointa sous son nez, le narguant de ses deux ailes translucides. Délaissant à regret ses chaleureuses pensées, il se rua sur l’impudent.
Il allait l’avoir ! Comme toujours ! Il n’était pas le golden boy pour rien.
Pourtant, au moment où il allait attraper le vif d’or, un de ses coéquipiers le tamponna brutalement par l’arrière.
Surpris, le jeune brun fut propulsé sauvagement dans le vide sans pouvoir faire quoi que ce soit, ne serait-ce que rattraper son balai.
Assommé, il vit le sol recouvert d’herbe verte du terrain de jeu se rapprocher de plus en plus dangereusement de lui, à moins que ce ne fût l’inverse. Avant d’atteindre le sol et de sombrer dans le néant, il entendit des hurlements stridents :
"Oh Merlin, il est mort !"
Décidément, aujourd’hui il n’avait pas de bol, le golden boy !
A SUIVRE