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Author of 13 Stories |
Paradis Lointain
Disclaimer : Est-il utile de rappeler que l'univers ainsi que les personnages d'Harry Potter ne m'appartient absolument pas. Tout est la propriété exclusive de son auteur : J.
Pairing : Severus Snape / Hermione Granger
N/A : Comme il est de coutume je tenais à remercier ma chère bêta Lectrice Calimera pour son aide et son soutient.J'en profite également pour remercier ma seconde et toute nouvelle Bêta Lectrice j'ai nommée : Dame Zazaone ! Ceci est ma première fic Granger / Snape et j'y tiens beaucoup. J'espère qu'elle plaira, surtout n'hésitez pas à me le dire. Il y a déjà 7 chapitres qui sont écrit. Ils n'attendent plus que relectures et corrections. Au total il y aura une dizaine de chapitres . Ah, oui, cette fic fut publiée une première fois en 2004 sous le titre de "L'Amour Ne Sauve Pas Tout" transformé en 2006 par : Paradis Lointain. Bonne lecture !
Paradis Lointain
I
Retour Vers le Futur
Un léger vent d'automne soufflait sur les plus hautes tourelles du château de Poudlard. La cour semblait déserte. À première vue, l'endroit aurait pu paraître hanté par de lugubres fantômes. Bien sûr, il n'en était rien.
Deux silhouettes, l'une grande, mince et féminine, l'autre beaucoup plus petite et menue, se tenaient par la main, contrastant avec l'énorme bâtiment qui surplombait l'allée centrale.
La jeune femme leva la main pour se protéger des rayons du soleil cognant assez fort en cette fin de saison flamboyante.
Quatre ans ! Déjà quatre ans qu'elle n'y était pas revenue. Un brin de nostalgie mêlé de tristesse lui étreignit le cœur lorsqu'elle pensa à ses anciens camarades de classe... car aussi improbable qu'il paraisse aux yeux de simples moldus, ce grand édifice abritait le plus éminent des collèges de sorcellerie de tout le Royaume-Uni : Le collège de Poudlard. Et elle y avait été élève, fut un temps. Temps lointain, incertain.
Un mince sourire vint éclairer son visage grave. Ses yeux de couleur marron, reflétaient une très grande intelligence ainsi qu'une vive curiosité. Plus d'un en était amusé étant donné qu'elle n'était plus une gamine. Elle venait de fêter en septembre dernier, son vingt et unième anniversaire.
« Maman, demanda la petite fille d'une voix fluette, tout en tirant sur la main de sa mère. C'est ici qu'on va habiter, dis ? »
L'enfant la regardait de ses grands yeux noirs, l'air interrogateur. Elle ne reçut tout d'abord en réponse qu'un immense sourire de la part de sa mère. Intriguée la petite mit son pouce dans sa bouche, tout en tenant dans le creux de son bras sa peluche au pelage usé : un petit lapin tout blanc qui semblait avoir déjà beaucoup vécu.
« Oui, ma chérie, répondit enfin sa mère. C'est ici que toi et moi allons vivre désormais. ».
'Oui c'est ici', songea la jeune femme dont le regard se voila imperceptiblement d'une lueur d'espoir mais aussi de peur.
Elle se rappela douloureusement sa visite au centre médical, une semaine auparavant. Cette dernière journée chez les moldus avait bouleversé sa vie : ce qui s'était passé ce jour-là avait déterminé sa venue en ces lieux, qu'elle avait pourtant juré de fuir à jamais.
ooO0Ooo
Une semaine auparavant…
La jeune femme se tenait, les bras croisés, dans la salle d'attente d'un des plus grands cabinets de médecine anglaise. Une dame à l'air revêche lui fit signe d'entrer: le médecin allait enfin pouvoir la recevoir. Elle s'approcha doucement de la porte qui la séparait du praticien, des frissons lui parcourant l'échine. Elle avait peur. Peur de ce que l'homme allait lui dire.
Une fois à l'intérieur, elle prit place dans le fauteuil placé en face de l'imposant bureau. Le docteur la fixait, un sourire indulgent aux coins des lèvres. Il tenait un dossier entre les mains. Sur le dos, était inscrit son nom de famille. Elle déglutit, appréhendant les résultats.
Voilà plus de trois ans qu'elle avait quitté le collège de Poudlard, et un an qu'elle avait reçu son diplôme de Médicomage. Malheureusement, elle savait qu'elle ne l'utiliserait jamais.
Elle se morigéna mentalement. L'heure n'était plus ni aux regrets, ni aux remords.
« Bien, Mademoiselle, je viens de recevoir les résultats, et malheureusement ils ne sont pas très concluants. », commença l'homme sans détour.
Il enleva sa petite paire de lunettes rondes, et en essuya les verres avec un mouchoir blanc qu'il venait de sortir de la poche de sa veste à rayures vertes. Il semblait réfléchir, se demandant comment annoncer la nouvelle sans faire trop de mal.
« Allez-y, docteur Johnson, avança la jeune femme, dites-moi tout ! », avança t-elle, déterminée.
« Et bien, la petite Katie est atteinte d'une maladie rare, et ma... »
« Mais vous pourrez la guérir, » coupa t-elle, pleine d'espoir. Il fallait qu'il le fasse. Sinon, elle ne s'en remettrait jamais. Elle serra convulsivement ses poings contre son sac à main. Sa fille, c'était son tout, sa vie.
« J'aimerais, ma chère enfant... soupira-t-il, j'aimerais vraiment... »
Elle n'aimait pas ce ton radouci. Elle connaissait bien le docteur Emilton Johnson : il la soignait depuis sa plus tendre enfance. De plus, c'était lui qui avait mis au monde sa petite Katherine. Son coeur se déchira à l'évocation de la toute petite fille, qui quelque part n'était encore qu'un petit bébé.
« C'est à dire, docteur... » Elle n'eut pas la force de finir sa phrase. Des larmes coulèrent sur ses joues devenues blêmes. Un gros sanglot lui obstrua la gorge.
« Je suis désolé », fut tout ce qu'Emilton Johnson avait pu lui dire ce jour-là. Je suis désolé.
Deux jours plus tard, elle prenait sa décision définitive, et elle envoya un courrier par hiboux express au directeur de Poudlard pour lui expliquer sa position précaire. Elle n'avait pas le choix. Il serait sans doute le seul à pouvoir l'aider dans ce malheur. De plus, Kathie pourrait connaître ses origines et... son père.
ooO0Ooo
Sortant de ce douloureux souvenir, elle reporta son attention sur sa fille, qui avait toujours le pouce dans sa bouche, et qui regardait toujours au loin sans arrière pensée, sauf celle de suivre sa mère. Sa vie commençait à peine... elle se promit que jamais elle ne pleurerait devant elle. Il fallait que la petite puisse continuer à vivre normalement... jusqu'à ce que la maladie l'emporte.
'Quel optimisme', ironisa t-elle, c'était à pleurer !
Se baissant au niveau de l'enfant, elle replaça une mèche de cheveux noirs derrière son oreille.
"On y va, mon poussin ?" lui demanda-t-elle tout doucement, comme le font toutes les mamans.
Un grand sourire éclaira le visage diaphane de l'enfant. Elle hocha la tête en signe d'acquiescement.
"Alors, allons-y."
La mère et la fille s'en allèrent main dans la main vers leur nouvelle destinée.
ooO0Ooo
Quelques minutes plus tard, elles arrivèrent dans le grand hall du collège. Une vieille dame à l'air sévère fit son apparition à l'entrée. Elle était vêtue d'une longue robe noire aux reflets verts. Son chapeau pointu était sobre et sans fioriture.
« Bonjour, miss Granger, ravie de vous revoir parmi nous. » lui lança Minerva McGonagall en guise de bienvenue.
« Oh, le beau chapeau ! », babilla la petite Katherine, impressionnée par l'allure imposante de la directrice des gryffondors, sans être intimidée pour autant.
Mis à part sa maman, elle n'avait jamais vu de véritable sorcière, et encore moins habillée aussi drôlement.
« Bonjour professeur McGonagall. » dit Hermione, un sourire aux lèvres, attendrie par la remarque de sa fille.
Minerva donna un signe de tête puis, se penchant vers la petite fille, elle sortit de sa poche un petit bonbon, à la surprise d'Hermione.
Depuis quand le professeur Minerva McGonagall s'amusait-elle à copier les manies du professeur Dumbledore ?
« Toi, tu dois être la petite Katherine Granger, si je ne me trompe pas ? » demanda gentiment Minerva.
« Oui, c'est moi ! » répliqua Katie, heureuse que l'on s'intéresse à elle.
« Un jour, toi aussi tu feras tes études à Poudlard » , prédit la dame au visage constellé de rides. Ce qui semblait amuser fortement l'enfant mais pas Hermione qui ne pouvait imaginer un futur si éloigné. Malheureusement.
Puis dans un élan de timidité, la petite partit se réfugier derrière elle, tout en lançant des sourires lumineux en direction de le vieille dame. Elle semblait beaucoup l'apprécier.
Se relevant, Minerva fit signe à Hermione de la suivre.
« Elle lui ressemble beaucoup », reprit le professeur, pleine de sous-entendus à l'attention de son ancienne élève.
Hermione ne pouvait dire le contraire. Elle était son portrait craché. Comment allait-il le prendre ? Il ne savait même pas qu'il était devenu père. Une angoisse supplémentaire la submergea. Serait-il en colère ? S'en moquerait-il, les ignorant toutes les deux ? Que de questions sans réponses, et son cœur qui battait affreusement la chamade. Merlin, elle allait mourir !
« Allons, miss, ce n'est plus le moment d'avoir peur de l'avenir, il me semble. Le directeur vous attend pour le repas, » dit doucement McGonagall sachant par quels émois elle passait.
« Co…Comment ? » sursauta la jeune femme. 'Déjà ? Merlin' elle n'avait pas vu l'heure passer ! Une douleur fulgurante lui transperça de nouveau le cœur, de façon plus atroce que jamais. C'est à peine si elle pouvait encore tenir sur ses jambes. Elle allait le revoir.
Merlin, elle en était à la fois impatiente et affolée. En attendant, elle suivit, avec sa fille sur les talons, son ancien professeur, jusqu'à la chambre qui lui était donnée. Une drôle de sensation lui étreignit la poitrine lorsqu'elle reconnut l'endroit. La grande salle des Gryffondors !
Minerva s'arrêta devant un tableau.
« Macaron glacé », dit-elle aux deux chérubins qui mangeaient une grappe de raisin.
« Voici vos appartements, Hermione »
Une porte intérieure s'ouvrit, et l'ancienne étudiante put admirer l'endroit qui se présentait à elle : assez simple, mais décoré avec goût.
Un grand lit à baldaquin trônait, prenant une grande partie de la chambre, mais la jeune femme n'y prêta guère attention. Dans une pièce adjacente à celle de la chambre se trouvaient un petit lit, une commode et une étagère, tous de couleur blanche. La pièce était, mise à part cela, vide, mais connaissant sa fille, elle déborderait vite de jouets en tout genre. Heureusement qu'Hagrid, le garde-chasse du collège, s'était trouvé sur son chemin. Ravi de la revoir, il lui avait proposé de lui porter ses bagages jusqu'à son nouveau logement. Il n'avait pas trop posé de questions sur Katie, et elle l'en remerciait pour cela. Bien assez tôt arriverait le temps des confidences.
Elle soupira.
« Bien, lui rappela McGonagall, qui n'avait pas bougé de sa place. Il est temps d'aller rejoindre les autres convives dans la grande salle. Et aussi d'annoncer vos nouvelles fonctions au sein du collège.
« Oui, en espérant que cela ne me porte pas malheur, » déclara Hermione.
« Et moi maman, je fais quoi ? » questionna la petite Katie, en tirant sur la robe de sa mère.
« Toi, ma puce, commença Hermione, tu vas dîner tranquillement ici. »
« Oui, continua Minerva, un elfe de maison viendra t'apporter ton repas. »
« Chic. », dit Katherine en battant des mains, ne sachant pas du tout ce qu'était un « elfe de maison »
Hermione et Minerva la regardèrent un instant, attendries toutes deux par la pureté et l'innocence de l'enfant. Puis elles sortirent de la chambre dès que le fameux elfe de maison se présenta pour lui donner son repas et lui tenir compagnie... à sa demande, amusant fortement Minerva.
Hermione eut un léger sourire en reconnaissant Dobby, l'elfe qui avait été « affranchi » par son ancien ami Harry Potter. Il lui rappela des souvenirs... Dont une certaine organisation pour sauver les elfes ! Il ne lui avait pas fallu plus d'un an pour comprendre qu'elle ne pourrait jamais changer leur condition.
On ne refait pas le monde en un jour n'est-ce pas !
Hermione expliqua tout cela à Minerva, sur le chemin qui les menait à la grande salle Sa fille n'avait jamais vu de véritables elfes de maison tout de même !
ooO0Ooo
Dans la grande salle
Severus Snape fulminait de rage. Quel que soit le nouveau professeur de défense contre les forces du mal, il ferait de sa vie un véritable enfer. Un rictus déforma son visage déjà peu gâté par la nature, lui donnant un air féroce et presque digne d'un conte d'horreur pour sorcier sanglant. Il avait de quoi enrager. Il s'était vu attribuer en début d'année un double poste : Professeur de potions et professeur de défense contre les forces du mal. Son rêve. Il avait cru que la chance lui tendait enfin sa main avare... Pff... Du vent. Un mois à peine s'était écoulé, et voila qu'on le lui retirait. Il se vengerait. La vie de cet homme ou de cette femme en serait à jamais brisée, il s'en était fait le serment. De toute façon il ne s'attendait pas à quelqu'un de très compétent, puisqu'en général, lorsqu'Albus Dumbledore, le directeur, les choisissait cela finissait toujours mal. La porte s'ouvrit, arrêtant le brouhaha des élèves.
Minerva McGonagall fit son entrée, suivie d'une jeune femme ravissante. Dumbledore avait les yeux qui pétillaient de bonheur. Severus, quant à lui, croisa les bras sur sa poitrine. S'il n'occupait pas ses mains, ces dernières seraient capables de commettre l'irréparable. Il n'avait pas encore vu qui était la personne accompagnant le professeur de métamorphose. Il s'en fichait. Il réfléchissait déjà à une solution pour la faire déguerpir de là le plus vite possible. Si elle s'avérait être stupide, ça ne serait pas trop long.
Des chaises raclèrent le sol, annonçant que les deux retardataires venaient de prendre place.
Nouveau raclement.
Dumbledore s'était levé, réclamant l'attention générale.
'Merlin', songea Snape en se passant la main sur les yeux.' Fallait-il vraiment supporter ça ?'
« Chers professeurs, chers élèves, » débuta le professeur Albus Dumbledore, plus joyeux que jamais.
Il scruta son assistance.
« Ce soir, j'ai l'honneur de vous présenter notre nouveau professeur de potions... »
Severus Snape recracha le jus de citrouille qu'il était en train de boire pour contenir sa haine grandissante. Il crut tout d'abord avoir mal entendu. Apparemment non, car tout le monde l'observait bizarrement.
Un peu plus loin, à la même table, Hermione semblait aussi choquée que son ancien professeur de potions. Pourquoi lui donnait-on un poste déjà pris... A moins que...
« Oui de potions, vous avez bien entendu », répéta Albus ne laissant plus aucun doute subsister.
« Je vous demande d'accueillir chaleureusement notre plus jeune professeur jamais accepté en ce jour : le professeur Hermione Granger. »
Des applaudissements à tout rompre éclatèrent dans l'assistance.
Hermione était à la fois heureuse et paniquée !
Elle devrait, à partir de maintenant, accepter ses responsabilités. Et surtout affronter une personne qu'elle avait voulu reléguer au fin fond de son passé. Passé rempli de secrets inavouables.
Lors de sa dernière année, Severus Snape, son professeur de Potions, et elle avaient eu une liaison amoureuse. Encore que. Amoureuse était un bien grand mot pour définir ce qu'ils avaient vécu. Disons qu'ils avaient eu l'un pour l'autre une très grande attirance. Le pire dans l'histoire était qu'elle ne regrettait rien de ce qu'elle avait vécu avec lui. Jusqu'au jour où elle s'était aperçue qu'elle était enceinte.
Affolée, elle s'était enfuie du collège, sans laisser ni de nouvelle ni de trace. Elle ne voulait pas que Severus Snape ait des problèmes par sa faute. De plus elle lui avait juré prendre des précautions pour éviter ce genre de mésaventure. Pas suffisamment, apparemment.
Lorsque sa famille avait appris la nouvelle, ils l'avaient reniée, tout bonnement. Une Granger ne tombe pas enceinte d'un inconnu, et surtout pas à 17 ans ! Quelle honte pour sa famille aux mœurs si rangées.
Ecœurée par toute cette condamnation, elle était partie. Abandonnant tout : ses amis, sa famille, et ses études. Enfin presque, car Hermione était une battante. Elle avait lu dans le magazine « sorcière hebdo » que les diplômes pouvaient être passés par correspondance. C'est donc ainsi qu'elle les avait obtenus avec brio... pour rien.
L'année suivante, la guerre contre Voldemort avait fait rage, comptant de nombreuses victimes, dont son grand ami : Harry Potter. Ce dernier avait tout de même vaincu le mage noir, mais à quel prix ! Maintenant une statue était érigée à son nom en plein milieu du Chemin de Traverse, honorée très fréquemment par les pigeons en mal d'amour.
Jugeant le monde sorcier trop dangereux, elle avait préféré s'installer chez les moldus.
Jusqu'à ce jour...
Son avenir ne s'annonçait guère réjouissant. Mais pour Katie, elle ferait n'importe quoi.
ooO0Ooo
Severus semblait paralysé par la nouvelle. Granger était revenue. Pourquoi ? Alors qu'elle avait subitement disparu quatre ans auparavant, sans laisser de nouvelles à qui que ce soit, même pas à Potter et Weasley, ses deux meilleurs amis. Et là, elle revenait comme si de rien n'était. Et en tant que professeur ? Merveilleux ! Oui, mais...
Elle l'avait quitté.
Or on ne quittait pas Severus Snape sans donner une bonne raison valable. Une colère longtemps refoulée remonta dans tout son être.
Elle l'avait trahi, elle s'était moquée de lui, et elle le lui paierait très cher.
A suivre
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