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Melissandre
Author of 3 Stories

Rated: M - French - Romance/Suspense - Harry P. & Draco M. - Reviews: 72 - Updated: 04-11-06 - Published: 03-19-06 - Complete - id:2852914

Disclamer : Tout le monde le sait, je n’ai pas écrit Harry Potter, c’est J. K. Rowling. Et je ne me fais pas d’argent avec mes fanfics. Premièrement, qui voudrait de ces torchons ? Et deuxièmement, ce serait trop beau : passer ses journée à imaginer mes deux préférés se mettre ensemble de toutes les façons possible à longueur de journée et être payée pour le faire, ce ne serait pas permis.

Avertissement : Cette histoire contient du YAOI. Vous savez toutes ce qu’est le yaoi et vous adorez ça alors c’est parti ! (Que quoi ? Lecture forcée ?) Si vous vous êtes égarée dans les chemins sinueux de ce site et que vous êtes ici par erreur, suivez la flèche verte indiquant « précédent » pour retrouver votre chemin.

Note importante : Cette histoire est un UA, les sorciers existent mais ne sont pas dans cette fic. Hermione est légèrement OCC sinon je pense que c’est tout...

Rating/Slash : Il y a un lemon ! Oui oui oui ! Et c’est du HPDM !


Bonne lecture !

MORDS MOI ! (héhé...)

Samedi 31 octobre, petit village d’Angleterre.

Ce soir, c’est Halloween. Cette fête très répandue est chaque année attendue avec impatience par tous les jeunes enfants en quête de friandises ou farces. Cette année, un groupe d’adolescents a décidé d’y participer. Leur cible est une vieille villa abandonnée aux allures de château austère, située à quelques rues de là. Cette nuit, l’air est plutôt doux alors les enfants sortent par dizaines. Il est à peine vingt et une heure que les rues sont déjà envahies par des petits fantômes blancs, des zombies verdâtres et des sorcières au grand chapeau. Les cris de joie résonnent dans l’air de la nuit noire, la forêt toute proche leur rend écho. A part ces rires, il n’y a aucun bruit pour troubler cette soirée. Le village est plutôt isolé, dans la campagne, la plus proche grande route se trouve à quelques kilomètres. Ce soir donc, quatre jeunes adolescents de seize ans vont eux aussi fêter Halloween. Ils se sont réunis chez l’un d’entre eux pour peaufiner leurs déguisements et leur maquillage. Dans le salon où traînent morceaux de tissus, bombes colorantes vides et petits bouts de papiers, ils semblent essayer de convaincre l’un d’entre eux de porter un costume.

- Allez quoi, soit pas si rabat-joie, supplia un grand garçon roux.

- Il va t’aller comme un gant, renchérit un autre, plus petit.

Mais le troisième ne semblait pas vouloir se laisser persuader. Il boudait, les bras croisé, la mine renfrognée. La quatrième personne présente argumenta à son tour.

- Ça va être trop drôle, Harry ! Dis oui !

Le dit Harry se retourna, l’air contrarié. Avec son visage enfantin, le tableau était assez attendrissant. Cela fit pouffer la jeune fille, qui du se cacher la bouche avec ses main pour éviter de vexer son ami. Harry était plutôt petit et fin pour son âge, il avait des cheveux noirs qui lui retombaient devant les yeux. Ses verts si expressifs, qui lui donnaient un air de petit enfant émerveillé. Il était d’un naturel joyeux et son air candide faisait de lui la mascotte de sa classe. Les filles le trouvaient adorable et même les garçons le taquinaient et prenaient soin de lui. Lui ne comprenait pas d’où venait tout cet engouement pour sa personne. Ses notes étaient moyennes, il n’était pas particulièrement bon en sport... De plus, à son grand damne, il ne pouvait s’empêcher de rougir aux espiègleries de ses camarades, ce qui provoquait à tous les coups l’hilarité de ces derniers. Harry ne leur en tenait pas trop rigueur car il était heureux d’avoir des amis si attentifs avec lui. Mais cette fois, ils allaient un peu trop loin.

- Mais enfin, vous vous rendez compte de ce que vous me demandez, là ? C’est un costume de... de fille !

- Mais tu seras adorable là-dedans, plaida Hermione.

- J’aurais l’air ridicule, oui, rectifia Harry.

- Mais non, tout te va à toi. Je parie que tu seras le mieux habillé du village. En plus, c’est toi qui l’a acheté ce costume, fit remarquer le grand roux qui répondait au nom de Ron.

- Mais il était pour Mione !

- Allons ne fait pas tant d’histoires, enfile-le, ordonna Hermione en le poussant gentiment dans la salle de bain.

Une fois la porte refermée, Hermione s’appuya dessus et soupira bruyamment.

- Pfiou, j’ai bien cru qu’on n’y arriverait jamais. Enfilons nos costumes aussi, sinon il ne restera plus rien à récolter.

Les deux garçons acquiescèrent et se mirent à la dure tâche de s’apprêter. Ron endossa un pull à rayures rouges et noires, un vieux pantalon brun, un chapeau miteux et fixa au bout de chacun de ses doigts des longs ongles de métal. Il comptait ainsi être la réplique du fameux Freddy, personnage issu d’un film d’épouvante. Hermione, qui devait se déguiser en mort-vivant, étala une couche de poudre grisâtre sur son visage et revêtit des vêtements en lambeaux. Elle ébouriffa ses cheveux noirs et y nicha quelques araignées en plastique. Seamus, lui, endossa une grande cape noire, blanchit son visage avec du fond de teint et enduisit les coins de sa bouche avec du faux sang. Il accrocha aussi dans ses cheveux un catogan postiche de la même couleur.

- N’oublie pas tes dents, dit Hermione en lui lançant un petit dentier aux canines acérées.

- Où en est Harry ? demanda Ron en recommençant à se faire des cernes pour la troisième fois.

Hermione alla toquer à la porte mais personne ne répondit.

- Harry, on va y aller.

Une voix étouffée par la porte en bois lui surgit alors.

- Pas question !

- Tant pis, j’ouvre ! lança joyeusement la jeune fille.

Mais avant même qu’elle n’ait atteint la poignée, la porte s’ouvrit d’elle-même et laissa apparaître un Harry plutôt ennuyé. Hermione, Ron et Seamus ne purent retenir une expression admirative. Harry avait fait bien fait de choisir ce costume. Hermione le félicita à sa manière, c'est-à-dire en lui sautant au cou. Seamus le complimenta et Harry se sentit s’empourprer.

- Mais tu l’as mal mise, fit remarquer Hermione. Je vais arranger ça.

Elle tirailla un peu sur le bas de la robe noire froissée pour masquer les jupons de dentelles qui dépassaient trop. Elle rajusta son collier de dentelle noire également et son grand chapeau, noir toujours. Ses petits gants n’eurent néanmoins pas besoin de retouche.

- Je... je n’ai pas l’air trop bête habillé en fille ? hésita le jeune garçon.

Ses amis lui assurèrent que non et il parut enfin convaincu. Par contre, il refusa net que Ron le maquille. En échange, il accepta de se laisser prendre en photo.

Vers vingt et une heure trente, après que Harry soit enfin parvenu à enfiler ses bottillons noirs, ils se décidèrent à partir. Il faisait toujours aussi bon et la tournée des maisons du quartier fut très agréable. Ils croisèrent un groupe de leur classe sur le chemin qui menait au vieux manoir. L’un d’entre eux, Blaise, s’approcha pour les saluer. Lorsqu’il arriva à hauteur de Harry, il se pencha vers lui, l’air d’un grand séducteur, et demanda :

- Qui est cette jolie demoiselle aux cheveux courts ?

Harry cru qu’il allait mourir de honte. Il rougit jusqu’aux oreilles et baissa la tête pour masquer son visage avec le bord de son chapeau.

- Oh, ne sois pas si timide ! rit Blaise.

- Euh, Blaise ? appela Seamus en tapotant l’épaule de son ami. C’est Harry, là...

Tous purent voir le visage de l’italien se décomposer et passer du tombeur sûr de lui à une réplique parfaite d’un cachet d’aspirine. Hermione éclata de rire et prit son ami par le bras.

- Viens Harry, on va laisser notre Don Juan se rendre compte de son erreur à son aise.

Loin de s’offusquer, Harry adressa un petit signe amusé à un Blaise toujours aussi médusé. Elle déclara alors qu’il était temps de mettre leur plan a exécution. Ce plan en question consistait à s’introduire dans une vieille propriété à l’abandon depuis plusieurs années déjà. L’idée était bien sûr de Hermione, qui avait immédiatement obtenu l’approbation de Seamus et Ron. Pour lui faire plaisir, Harry avait alors aussi accepté. Après quelques minutes de marche hors du village, ils arrivèrent enfin devant la bâtisse. Elle formait une haute silhouette inquiétante sur le noir du ciel, avec les grands sapins pointus de la forêt derrière. Plusieurs fenêtres semblaient condamnées et la cheminée commençait déjà à s’écrouler. Cachée derrière un épais bosquet d’arbres nus, d’herbes hautes et de bosquets épineux, la maison était vraiment sinistre. Un petit vent agitait parfois les branches sèches des arbres du grand jardin et leurs craquements étaient assez inquiétants. L’étrange silence qui enveloppait l’endroit faisait froid dans le dos.

- Et si on rentrait plutôt ? proposa Seamus, un peu refroidi.

- Pas question de faire demi-tour. Avec une ambiance pareille, ça va être encore plus flippant ! dit Hermione en s’approchant en sautillant de la grande grille qui barrait l’entrée au manoir.

- Justement... se plaigna Seamus.

- Mione, reviens ! Ce n’est pas une bonne idée ! cria Harry, pas très rassuré non plus.

Trop tard, la jeune fille poussait déjà la barrière de fer forgé. Un grand grincement retenti, qui fit fuir un oiseau dans un arbre proche. Hermione s’enfonça dans la végétation abondante et on ne vit bientôt plus qu’un gros point noir, qui était en fait sa tête. Elle leur fit signe de venir.

- Cette fille est folle, grogna Ron en pénétrant à son tour dans l’espèce de marais qui entourait la maison. Seamus et Harry le suivirent mais leur avancée ne fut pas aisée. Le terrain était visiblement à l’abandon depuis des décennies et un brouillard épais recouvrait le sol. A part lui, tout était sombre et étrangement immobile. Harry cru voir des tombes un peu plus loin mais il se dit que c’était sûrement le fruit de son imagination.

- Mione, reviens maintenant ! chuchota Ron.

Il ne savait pourquoi il n’avait pas parlé plus fort mais les lieux ne lui disaient vraiment rien qui vaille. Il devait avouer qu’il n’était pas tout à fait à l’aise. Et à voir l’air de ses deux amis, c’était pareil pour eux. Soudain, une vois retentit dans le calme, les faisant tous sursauter.

- Par ici ! Il y a une entrée derrière !

Ils accoururent, soulagés de retrouver leur amie. Hermione semblait être la seule à s’amuser comme une petite folle dans cet endroit glauque. Elle pointa du doigt une trappe menant certainement à la cave en sautillant sur place.

- J’ai trouvé une entrée ! scandait-elle.

Ron s’empressa de la faire taire en lui couvrant la bouche de sa main. Elle se dégagea et le regarda de travers.

- Mais enfin, qu’est-ce qui te prend ?

- Mione, s’il te plait, on s’en va maintenant, murmura le jeune garçon.

Hermione pouffa.

- Ne me dis pas que vous avez peur ! Allez venez, on va entrer, comme prévu !

Elle tira sur une des poignées de la trappe en bois et, après un rapide coup d’œil à l’intérieur, disparu dans les ténèbres. Ron jura et fila à sa suite pour la rattraper. Harry et Seamus ne purent que le suivre, n’ayant pas très envie de rester dans ce jardin brumeux, froid et macabre. Une fois tous descendus, Hermione alluma sa torche. L’endroit n’était guère plus rassurant que l’extérieur. Un fouillis incomparable d’objets plus insolites les uns que les autres remplissait la pièce poussiéreuse. Les grandes étagères miteuse regorgeaient de bocaux, de caisses remplies d’on ne sait quoi, de vieilles poupées disloquées, de masques effrayants... Harry frissonna, pas très tranquille. Hermione, toujours aussi motivée, leur indiqua une volée d’escaliers en pierres qui menait au rez-de-chaussée. Elle n’attendit même pas qu’ils approuvent sa décision et grimpa rapidement les marches. Quelques secondes passèrent sans que l’un d’entre eux en prononce une parole.

- Oh non ! cria-t-elle d’en haut, l’air déçue.

- Qu’est-ce qui se passe ? demanda Ron un peu brusquement, la voix légèrement plus aigue qu’à l’ordinaire.

- La porte est fermée !

Seamus soupira de soulagement.

- Rentrons alors, dit Harry en faisant demi-tour.

Il fut interrompu par des bruits étranges. On aurait dit que quelqu’un chipotait dans une boîte à outils.

- Qu’est-ce que tu fous, Mione ? s’impatienta Seamus.

Un déclic suivit d’un cri de joie leur indiquèrent que la jeune fille était parvenue à déverrouiller la porte.

- Elle n’est vraiment pas croyable, se lamenta le grand garçon roux.

-Venez, c’est super grand ici ! cria Hermione.

- Allons-y, dit Seamus, l’air pas très convaincu.

Ils montèrent l’escalier pour débouler dans un grand hall sombre et gris, entièrement recouvert de poussière. Hermione était perchée sur un meuble et balançaient joyeusement ses jambes dans le vide. Derrière elle, un grand tableau défraîchi était suspendu. Il représentait un homme à l’air sévère et un peu fou. Apparemment, l’endroit avait été habité par des gens fortunés. Hermione s’extasia devant l’énorme lustre terni qui pendait au milieu de la pièce. Il faisait aussi silencieux que dehors ici. L’épaisse moquette usée et couverte de poussière étouffait les bruits de leurs pas. Les grandes fenêtres obstruées laissaient passer quelques rayons de lune qui éclairaient faiblement les vieux murs en pierres. Tout à coup, un craquement retentit et tous se tournèrent vers l’origine du bruit. Harry cru s’évanouir d’apaisement quand il vit que c’était juste Seamus qui s’était approché du tableau, faisant ainsi gémir le plancher. Il fit alors le tour de la pièce du regard et remarqua un grand escalier de bois à l’opposé. Il s’approcha et jeta un coup d’œil. Malheureusement, il faisait trop sombre pour voir quoi que ce soit. Il réajusta son chapeau et appela Hermione pour qu’elle l’éclaire avec sa torche. Toute excitée, celle-ci accouru en souriant de toutes ses dents. Mais avec l’ambiance et son déguisement, c’était plutôt effrayant. En haut de l’escalier se trouvait une double porte de bois. La fillette semblait bien décidée à explorer entièrement les lieux et les garçons n’avaient pas le cœur à l’abandonner. Hermione avait toujours adoré les choses flippantes. Ils allèrent donc jusqu’à la porte mais Ron s’arrêta d’un coup.

- Il manque Seamus, lâcha-t-il d’un voix blanche.

Harry se retourna et observa le hall plongé dans l’obscurité.

- Seamus ? Tu viens ? appela-t-il.

Ils se turent un instant mais aucune réponse ne leur parvint. Toujours ce silence angoissant.

- Bon, cette fois on s’en va, dit Ron.

- Attends, le supplia Hermione en s’accrochant à lui. Il est sûrement déjà de l’autre côté.

Ron avait toujours eu un faible pour Hermione, aussi il céda en soupirant. Hermione paru ravie et se hissa sur la pointe des pieds pour lui déposer un bisou sur la joue. Harry rit discrètement, imaginant plus que voyant la gêne de son ami. Ron lui tira la joue en guise de vengeance et poussa la lourde porte. La seconde pièce était encore plus sombre que la première. Dans celle-ci, d’interminables rayons de livres parcouraient les murs et deux ou trois canapés anciens remplissaient l’espace. L’absence de tapis leur dévoila un parquet qui tombait en miettes et qui grinçait sous chacun de leur pas. Au fond de la salle, trois portes s’offraient à eux. Mais toujours pas de trace de Seamus.

- Je suppose qu’il n’est pas loin, je vais crier un peu plus fort, dit Ron. Seamus ? Seamus !

- Je me demande où il a pu aller, dit Harry. Il n’y avait qu’une porte pourtant. Cet endroit est vraiment bizarre.

- Et tellement excitant ! rajouta Hermione, enthousiaste, occupée à lire les couvertures des livres en soufflant la poussière qui s’était déposée dessus. Ron, passe-moi la lampe, j’y vois rien.

Harry s’approcha aussi discrètement que possible près des trois portes. Aucune inscription n’était visible. Si Seamus était passé par ici, il avait du entrer dans l’une d’elle au hasard. En tout cas, aucune d’elles ne lui disait grand-chose.

- C’est dingue les titres de ces livres ! Ecoutez ça : « La torture au XVème siècle », « L’inquisition », « Les procès des Sorcières », ... Le type qui vivait ici avait un sacré goût pour la lecture !

Ron laissa Hermione à ses découvertes et rejoint Harry près des trois portes.

- Tu crois qu’il est passé par ici ?

- Je ne pense pas, il n’y a pas de traces dans la poussière, lui répondit le jeune garçon en robe en pointant du doigt le sol près des entrées.

- Je suppose que si on veut le retrouver, il va falloir fouiller cette fichue baraque. Ça ne m’enchante pas vraiment mais bon...

- Moi non plus. Bon, tu viens Hermione ? On va chercher Seamus.

À nouveau, seul le silence leur répondit.

- Hermione, dépêche, on a pas que ça a faire, gronda Ron dont la voix commençait néanmoins à trembler.

Toujours aucune réponse.

- Oh non, c’est pas vrai, murmura Harry en courant vers les étagères de bouquins.

Rien, plus aucune trace de Hermione, ni de la lampe de poche. Cette fois, ils commencèrent vraiment à paniquer. Ils crièrent encore après leur amie mais c’était peine perdue.

- On s’en va, ordonna Ron en tirant Harry derrière lui. Ils voulurent passer la double porte en sens inverse mais celle-ci était à présent bloquée.

- Et merde, dit le plus petit des deux garçons en poussant de toutes ses maigres forces sur l’épaisse paroi de bois.

- Laisse tomber, on va prendre une des trois portes du fond, lui dit Ron.

Il s’arrêtèrent devant les passages et décidèrent d’un commun accord qu’ils prendraient celle du milieu. Ils voulurent passer mais cette porte était fermée à clef. Ils se rabattirent alors sur celle de droite. Elle céda dans un craquement sinistre et un large couloir de pierre entièrement sombre apparu. Ils s’y engouffrèrent et la porte se referma sur eux, les laissant dans le noir complet.

- Ron... ? hésita Harry.

- T’inquiète, je suis toujours là. On va avancer, lui répondit la voix de son ami à quelques centimètres de lui. Ils avaient à peine parcouru cinq ou six mètres qu’ils se heurtèrent à nouveau à une porte. Harry passa prudemment la tête et aperçu avec difficulté une espèce de grande table. Il fit signe à Ron que c’était bon et ils entrèrent dans la nouvelle pièce, plus petite que les précédentes. L’endroit était vraiment confiné, les lourdes et sombres tapisseries aux murs renforçaient cette impression. Harry ressenti comme un vent glacé traverser sa fine robe de dentelles. Elle devenait vraiment encombrante d’ailleurs. Un frisson du côté de Ron lui indiqua qu’il n’était pas le seul à l’avoir ressentit.

- Comme il fait trop noir, je propose de tâter les murs jusqu’à ce qu’on trouve une porte, okay ?

Harry approuva et se mit en quête d’une sortie à l’aveuglette. Toucher ces murs sans savoir ce qu’il allait y trouver lui faisait une peur bleue mais si il voulait sortir de là et retrouver Seamus et Hermione, il fallait bien le faire. Après être passé sur une statue et quelques tapisseries murales en décomposition, il sentit enfin la texture du bois sur ses doigts.

- Ron, s’écria-t-il tout heureux, j’ai trouvé !

Pour la troisième fois ce soir, aucune réponse ne fut donnée. Se rendant compte de sa situation, Harry ouvrit brusquement ses yeux et se mit à trembler violemment. Il appela encore quelques fois le grand roux, même si il savait que c’était inutile. Il était seul. Complètement seul dans le noir le plus complet, perdu dans une maison en ruines. Il sentit son cœur s’affoler et tout son corps se tendit sous l’effet du stress. Il tendit l’oreille, attentif au moindre bruit. Il perçu vaguement un froissement de tissu et de nouveau un courant d’air froid qui lui traversa les membres déjà transis. Il se retourna d’un coup, sûr qu’il y avait quelque chose derrière lui. En effet, à une mètre de lui à peine se tenait un visage blafard au sourire dément et aux yeux exorbités. Harry hurla à s’en arracher les poumons et, dans un réflexe de survie, ouvrit la porte qu’il venait de repérer pour s’enfuir dans un nouveau couloir. Il n’arrivait plus à réfléchir, son cœur battait si vite qu’il en avait la nausée et du mal à respirer. Il ouvrit une autre porte à la volée, ne sachant même plus très bien ce qu’il faisait, et déboula dans une autre pièce. Il s’arrêta un instant pour reprendre son souffle. Mais quand il sentit l’air froid le rattraper, la panique le submergea à nouveau. Il resta droit comme un piquet au centre de la pièce, n’osant même plus bouger. Il s’attendait à se faire étriper, à se faire tuer sauvagement, comme dans les films d’horreur que regardait Hermione. Mais non, il ne se passa rien ce tout cela. Harry senti juste quelque chose de grand venir se placer dans son dos et deux bras passer par-dessus ses épaules pour venir le serrer contre lui. Surpris, il tourna la tête mais ne pu apercevoir le visage de la personne.

- Euh... V-vous... qui êtes... vous ? bafouilla Harry.

Au lieu de lui répondre, l’inconnu resserra son étreinte autours du jeune garçon et sa cape vint l’envelopper. Il le souleva doucement et l’emmena vers un coin de la pièce. Harry ne savait pas si c’était une bonne chose mais en tous cas, tout valait mieux que l’horrible visage qu’il avait vu tantôt. La personne encapuchonnée posa sa main contre le mur et celui-ci pivota. Ils pénétrèrent alors dans une petite pièce basse et faiblement éclairée par deux torches enflammées. Les tapisseries présentes ici étaient en parfait état et la moquette également. Au centre de la pièce trônait un grand lit à baldaquin couleur lie-de-vin. L’homme le posa sur le lit et retira sa capuche. Maintenant qu’il faisait plus ou moins clair, Harry pouvait l’observer à loisir. C’était un homme assez jeune, extrêmement beau avec des cheveux blonds et légers. Ses fins yeux gris étaient envoûtants et sa peau lisse et pâle, sans aucune imperfection, donnait envie de le caresser. Sa file bouche pâle s’étirait en un sourire charmeur. Harry rosit un peu en sentant le regard perçant de cet homme sur lui. Pour cacher son trouble, il reposa sa question.

- Qui êtes-vous ?

L’homme élargit son sourire et prit place à côté du jeune garçon sur le lit.

- Je me présente, dit-il d’une voix grave mais mélodieuse, je m’appelle Draco Malfoy, je suis le propriétaire de cette maison.

- Vous vivez ici ? s’étonna Harry. Mais c’est à l’abandon !

Le dénommé Draco sourit de plus belle et enchaîna avec une autre question :

- Et puis-je savoir ce que tu fais ici ?

- Ah euh... Je m’appelle Harry et je... hum... j’étais avec des amis et... Vous ne les auriez pas vu par hasard ? bredouilla-t-il.

L’homme secoua la tête négativement.

- Dis moi, Harry c’est un nom de garçon, non ?

- Oui mais mes amis on voulu me déguiser, se justifia-t-il en retirant prestement son chapeau.

L’autre rit doucement et passa ses bras derrière le cou de Harry, qui rougit de plus belle. Draco lui enleva son collier ras du cou de dentelle et le posa à côté d’eux. Il prit alors le jeune garçon par la taille et l’approcha de lui.

- Dis-moi Harry, sais-tu ce que je suis ?

- Euh... eh bien, un homme non ? proposa-t-il, ne sachant plus ou se mettre face à l’audace de Draco.

L’autre sourit encore, en dévoilant ses dents cette fois. L’expression de Harry se changea en un visage horrifié. Les canines de son hôte étaient longues comme celles d’un...

- Vampire, souffla-t-il.

- Exactement, dit joyeusement l’homme aux cheveux blonds. Tu permets que je te morde ?

- Non ! cria Harry en voulant se dégager.

Mais la poigne de l’homme était trop résistante. Il se rapprocha encore de Harry et lui chuchota près de l’oreille, en prenant bien soin de la lui frôler :

- Si tu ne bouges pas, tu ne sentiras absolument rien.

Harry frissonna malgré lui et se figea, paralysé par la peur. Avant de plonger dans son cou, le vampire murmura un « tu as l’air si appétissant » pas très réconfortant. Il ferma les yeux et se crispa, prêt pour la douleur. Mais au lieu de cela, il sentit une langue lui lécher le cou. Harry ouvrit les yeux de stupéfaction. Le vampire apposa ensuite ses canines, préparé à boire le sang de sa victime. Le souffle de Harry s’accéléra et les dents pointues percèrent finalement la peau délicate de son cou. Il ne ressenti aucune douleur et lorsque le vampire suça sa première gorgée de sang, une chaleur inouïe déferla dans tout son corps. A la deuxième, il sentit ses muscles de tendre et sa gorge se serrer. A la troisième, il s’agrippa malgré lui à l’homme, enivré par toutes les sensations qu’il ressentait. Sa tête lui tournait, il avait chaud comme jamais, il tremblait plus encore que face à la créature de tantôt et des ondes agréables se répandaient dans tout son corps. Il ne lui fallu pas longtemps pour gémir au rythme des lampées de son agresseur. S’accrochant désespérément à lui comme si c’était sa bouée de sauvetage dans cet océan d’émotions nouvelles. Jamais il n’avait ressenti quelque chose d’aussi fort. Mais cela s’atténua petit à petit, jusqu’à ce que le vampire lèche à nouveau le cou de Harry pour lui cicatriser. Ce repas l’avait vidé de toutes forces, aussi le vampire l’allongea sur le lit. Il le regardait les yeux brillants, encore pantelant. En cet instant, le vampire paru encore plus beau à Harry et il avait beau se sermonner, il n’avait qu’une envie, que celui-ci se jette à nouveau sur lui.

- Tu vois, dit Draco en se penchant sur lui, ce n’était pas la mer à boire...

Harry, les joues rouges d’émotion et la respiration saccadée, tenta une réponse qui ne fut qu’un gémissement. Prenant cela pour une invitation, l’homme posa ses lèvres sur celles de Harry. Celui-ci paru un instant choqué mais il se détendit immédiatement quand il sentit les douces lèvres du vampire embrasser les siennes dans une caresse des plus agréables. Oubliant tout, il passa ses bras autours de la nuque de l’homme pour l’empêcher de partir. De toute façon, il n’en avait apparemment pas envie car il se hissa à quatre pattes au-dessus du garçon pour mieux l’enlacer. Harry sentit ses sens s’affoler à nouveau et mit plus d’ardeur encore dans son baiser. Jamais encore il n’avait eu d’expérience amoureuse mais peu lui importait, ce vampire lui faisait voir des merveilles rien qu’en l’embrassant. Il resserra son étreinte et Harry gémit en se cambrant sur le lit. Draco en profita pour glisser sa langue dans la bouche de son partenaire pour aller caresser la sienne. Il s’arrêta un instant pour laisser le jeune garçon reprendre son souffle, apparemment il n’en pouvait plus. Il en profita pour s’assurer qu’il était conscient de ce qu’il faisait.

- Tu n’as pas peur ? demanda-t-il moqueusement.

- Je... je ne sais pas mais, s’il vous plait, ne vous arrêtez pas, souffla Harry.

Devant l’air mi-affolé, mi-excité de l’adolescent, Draco ne pu se retenir plus longtemps. Il était vraiment trop sexy avec ses cheveux en bataille, sa bouche entrouverte, ses yeux mi-clos, ses joues rougies et sa robe défaite. Robe qu’il entrepris d’ailleurs de retirer, pour ne plus laisser à Harry que son boxer. Il eu un regard appréciateur pour le corps bronzé et fin qu’il avait sous les yeux, entièrement à sa merci. Il se dévêtit également, Harry trop sonné pour le faire. A présent presque nus, il colla son torse à celui du garçon, qui gémit sourdement. Il lui caressa doucement les flans pour commencer puis dévia vers son ventre, le laissant pantelant. Il enfuit à nouveau son visage dans le coup de Harry mais pas pour le mordre, pour l’embrasser cette fois. Il parcouru toute sa gorge de baiser fiévreux et descendit doucement vers ses clavicules pour finalement arriver à son torse. Là, il suçota voluptueusement les tétons du garçon qui s’accrochait désespérément aux draps, poussant des petits geignements. Il continua sa course jusqu’à son nombril, où il rentra sa langue pour la ressortir et la rentrer à nouveau ensuite, comme pour mimer l’acte sexuel. Harry se cambra encore et supplia presque Draco de faire quelque chose pour la bosse qu’on pouvait apercevoir malgré son boxer. Le vampire posa sa main dessus avec un sourire diabolique. Harry lâcha un petit cri, qui convint l’autre d’aller plus loin. Il envoya promener son dernier vêtement et, après quelques caresses sur le sexe du garçon, il se décida à le prendre en bouche. Harry failli s’étrangler tant c’était bon. Il gémit plus fort encore et commença à remuer inconsciemment des hanches. Estimant qu’il était prêt, Draco lécha ses doigts et en fit pénétrer un entre les fesses de son amant. Face à une telle intrusion, Harry se releva un peu, cherchant une réponse. Le vampire le rassura avec un sourire et il se laissa retomber sur le lit. Un deuxième doigt alla rejoindre le premier et le jeune garçon émit un petit bruit entre l’étonnement et le plaisir. L’homme entama quelques mouvements et replaça enfin ses doigts par son sexe. Il s’enfonça doucement dans le corps de Harry, qui avait du mal à reprendre son souffle tant les sensations qui l’assaillaient étaient imposantes.

- Tu as mal ? demanda Draco en se penchant pour embrasser son partenaire.

- Non... c’est... c’est trop bon, gémit Harry.

Emoustillé par une pareille réaction, le vampire donna un premier coup de rein qui leur fit voir des étoiles à tous les deux. Le rythme s’accéléra rapidement et Harry se demanda un instant s’il y n’allait pas mourir de plaisir. Entre deux cris, il murmurait des bribes de phrases incompréhensibles où de temps en temps un « encore », « c’est bon » ou « plus vite, plus fort » ressortait. Draco ne pu pas tenir plus longtemps tant Harry était bandant. Il le sentit arriver à l’orgasme alors il accéléra la cadence. Harry sentit une chaleur incroyable se répandre dans tous ses membres en partant de son ventre. Il ferma les yeux sous le choc et se laissa envahir par la jouissance. Il gémit longuement, en même temps que le vampire, qui se déversa en lui. Le garçon ne mit pas longtemps à faire pareil entre leurs deux corps chauds et couverts de sueur. Complètement épuisé, Harry s’évanouit...

Il se réveilla le lendemain, sur son matelas, chez Hermione. Il faisait déjà jour et les autres dormaient encore. Seamus, Ron et Hermione allaient bien, Harry fut soulagé. Hier, ils avaient disparus. Hier... Il se remémora son entrevue avec un certain vampire très séduisant et sentit la chaleur lui monter aux joues. En même temps, il se sentait un peu triste à l’idée de ne plus le revoir. Pour chasser ses mauvaises pensées, il décida de se lever pour réveiller les autres et voir de quoi ils se rappelaient. Mais quand il fut debout, un petit bout de papier tomba de sa poche de pyjamas. Dessus, on pouvait lire : « Si te faire mordre ne t’a pas déplu, tu peux me retrouver au même endroit quand tu veux. » Harry sourit et remit précieusement le petit mot dans sa poche avant d’aller éveiller ses amis...


FIN.
(Relit ce qu’elle vient d’écrire) Oh my God ! J’ai fait un lemon ! Comment j’ai osé faire ça moi ? En tout cas, c’est mon premier, ça se fête ! Sortez le champomy ! Hum...

Je ne sais pas si vous avez eu peur mais moi quand j'ai écrit ça, j'étais dans le noir, toute seule, avec de la musique flippante pour me mettre dans le bain... je vous jure bien que j'ai trouillé ! Enfin, j’espère que vous avez apprécié ce petit One-Shot et je vous fais de gros bisous en attendant de retrouver une connexion internet... parce qu’ici, je suis chez une amie en fait. Voilà pourquoi la suite de « Une longue succession d’incidents » n’arrive pas... Bouhou !

Une ‘tite review pour me dire si à l’avenir je dois arrêter d’écrire des lemons ? Ou même arrêter d'écrire tout court ? N'hésitez pas à le dire, j'accepte absolument toutes les remarques : )


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