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tayplayrock
Author of 26 Stories

Rated: T - French - Romance/Humor - Remus L. & Sirius B. - Reviews: 21 - Updated: 05-20-06 - Published: 05-13-06 - Complete - id:2937491

Auteur: Tayplayrock
Genre: Romance ; Attention : Slash RL/SB ; PoV de Remus
Rating: M
Nombre de chapitre prévus: 2
Disclamers : Tout appartient à JKR

Lovers for a while

James passe la porte du dortoir pour aller à son entraînement de Quidditch en lançant un "A plus tard!" précipité. Peter le suit pour aller admirer ses exploits et profiter du début de l'été. Je vais enfin pouvoir en profiter pour réviser tranquillement...

- "Enfin seuls!" S'exclame une voix enjouée.
Je relève la tête de mon livre de runes et lance un regard méfiant à un Sirius de très -trop- bonne humeur planté au pied de mon lit avec un sourire prédateur.

Je scrute son sourire en pensant "mauvais signe, révision largement compromise" pour enfin lui demander, puisque c'est visiblement ce qu'il attend "quoi?"

- "Comment ça quoi? C'est le jour de ton anniversaire, on est seul, c'est le week end et toi tu lis un livre de runes particulièrement ennuyants... t'as rien de mieux à faire en tête?"

- "Non." Dis-je en laissant tout de même naître un léger sourire narquois sur mes lèvres.

- "Tu n'as aucune imagination mon pauvre p'ti Loup, moi j'ai une idée..."

- "Doux Jésus..."

- "Ne sois pas si méfiant, moony, je peux aussi avoir des idées intéressantes!" Marmonne t'il un peu vexé par mon regard septique à l'annonce de cette révélation.

- "Je dois réviser, Siri, je n'ai pas ta capacité à avoir des bonnes notes sans rien faire..."

- "Bien sur que si! Mais tu n'as jamais tenter d'aller à un examen sans avoir réviser, alors tu ne peux pas savoir que tu aurai eu la même note sans rien faire..."

Je lève les yeux au ciel, signe de mon exaspération face à son argumentation enfantine.

- "Bien, quelle est cette faaabuleuse idée?" Il ouvre la bouche pour formuler sa phrase mais je le coupe avant "Et si jamais je refuse tu n'insistera pas, hein?" Sachant très bien que de toute façon il ne lâcherai pas l'affaire si facilement.

- "Non, voyons, tu me connais, je te laisserai tranquille dans la minute qui suit" me dit il avec une moue qui signifie l'ironie du propos.

- "Alors je ne veux pas savoir..."

- "Enfin Moony! Tu sais même pas ce que c'est!"

- "Non mais je sais que ton idée ne me plaira pas."

- "T'aimes le chocolat?"

- "Pardon?" Dis je surpris par le radical changement de sujet.

- "T'aimes le chocolat?"

- "Tu sais très bien que j'adore le chocolat, Pad, pourquoi tu change de sujet comme ça?"

- "Au contraire, c'est tout à fait dans le sujet!"

- "Oh, Merlin, tu ne vas pas recommencer cette histoire d'élevage de chocogrenouilles? Parce qu'il est hors de question que j'essaye de faire un truc aussi ridicule!"

Sirius pouffe doucement à l'évocation de ce mémorable épisode de Delirium Siriusien...

- "Non, tu n'y es pas du tout... Mais après tout tu ne veux pas savoir..."

Cet imbécile a réussis à aiguiser ma curiosité que j'essaye tant bien que mal de cacher derrière mon bouquin... Je fais semblant de lire pendant que son regard scrutateur et amusé me fixe intensément.

- "Tu essayes de décrypter des runes cachées?"

- "Hein?"

- "Tu lis ton livre à l'envers." Son sourire est plus qu'amusé lorsqu'il me voit retourner le livre en marmonnant contre moi même. "Tu ne veux vraiment pas savoir alors?"

- "NON!"

- "Menteur! Tu en meurs d'envie. Tu n'as juste pas envie d'avouer que je suis capable de t'arracher de tes livres aussi facilement!"

Il est un peu trop perspicace à mon goût...

- "J'aimerai bien y retourner, dans mes livres justement." Marmonnai je en mentant allégrement. Je suis fort en runes, aucune raison de bosser autant, je ferai mieux d'apprendre les potions mais je n'en ai pas réellement envie...

- "C'est sûr que tu avais l'air concentré sur ta lecture... Tu m'expliqueras comment tu fais pour lire à l'envers? Ça peut toujours être utile!"

Je rougis comme un imbécile devant son sourire moqueur...

- "Bon je te donne des indices... chocolat..."

- "Tu l'as déjà dis," lui rappelai je en tournant les pages sans les voir.

- "Prés au lard, soleil, petite cuillère, seuls, sensuel."

Eurf... Sensuel? Sirius a la mauvaise habitude d'essayer de me mettre mal à l'aise avec ce genre de propos légèrement déplacé entre deux hommes... En ce moment même, c'est difficilement possible d'être plus perturbé que moi... je ne m'y ferai jamais... Je garde tout de même contenance:

- "Et?"

Oh, il n'a pas l'air de penser la même chose... Je suis content de voir que ma faculté à ne pas laisser transparaître mon malaise marche bien. Il me regarde, d'un air indécis parfaitement bien imité.

- "Et? Comment ça "Et?" C'est pas assez clair?"

Il me fait un sourire carnassier et grimpe sur mon lit à quatre pattes, en une démarche féline et très... perturbante... sexy serait le mot juste. Il en aurait fait tomber les trois quarts des filles de Poudlard! Heureusement pour moi, je ne suis pas une fille... "Tu veux que je sois plus clair?" Avance t'il en m'arrachant mon livre des mains.

- "Siri, laisse moi bosser..." dis je d'un air désespéré.

- "Tu préfères tes bouquins de runes à une promenade avec moi?" Fait il les yeux écarquillés

- "Une promenade?" M'étouffais je de rire "Ahah désolé, mais il me semble que ce que tu as derrière la tête ne ressemble pas du tout à une promenade..."

Il sourit rapidement en me voyant rentrer dans son jeu et avance encore vers moi en me regardant dans les yeux... basse tentative de me perturber...

- "Alllleeeeeeeeeez Moonyyyyy, fais pas l'enfant! Ou plutôt Si! Jette moi tout ces vieux pavés poussiéreux et viens faire joujou avec tonton Sirius!"

L'idée de faire joujou avec tonton Sirius est certes alléchante et j'aurai accepté sur le champs si son attitude ne m'amusait pas autant...
- "Non très cher, j'ai autre chose à faire que d'aller gambader dans les champs avec un grand chien fou allié..."
- "Mais... mais... il me fit sa plus belle expression de chien battu... je vais pas y aller seul quand même... c'est beaucoup plus marrant à deux ces choses là..." continue t'il en haussant les sourcils de manière suggestive.

Je me retient d'exploser de rire et garde mon air à la fois sérieux et coquin... mélange bizarre me dirait vous mais on a tout les trois une faculté à laisser transparaître divers sentiment très

Différents les un des autres au même moment. Ca vient sûrement des nombreux moments ou on s'est fait réprimander... une expression de parfaite innocence dirigée vers les professeurs et une expression d'hilarité contenue que seuls perçoivent les trois autres maraudeurs. On se connaît assez bien pour savoir d'un regard si l'expression de l'autre est un réel sérieux ou une feinte, on perçoit tout de suite la gène derrière la, à première vu, nonchalance, ou bien la colère derrière le calme de surface... bref, on se connaît par cœur... ou presque, on se surprend encore parfois, mais comme on dit, on ne se connaît jamais vraiment sois même alors les autres...

- "Tu ne sera pas seul Pad."

Il me regarde étrangement. Il ne voit pas ou je veux en venir mais il sait très bien qu'il y a une plaisanterie dessous. Je me sens tout à coup d'humour à rentrer complètement dans son jeu...

- "Bien sur que si, si tu ne viens pas, il n'y aura personne d'autre... tu veux que je t'apprenne à compter, on peut trouver un moyen original?" Il soulève un sourcil.

- "Non merci bien, je sais compter. Je n'ai jamais dit qu'il y aurai quelqu'un d'autre..." Il sourit, il n'a toujours pas comprit ou je veux en venir mais il sent bien que je vais sortir une grosse ânerie." Il y aura toi et ta main droite. C'est suffisant pour s'amuser!"

Il sursaute et je m'enfuis de mon lit en un éclair, il me court après dans le dortoir en me criant "Moooonnnnyyyyy! Tu deviens pire que moi!". On entame une bataille de polochon endiablé et on finit une demi heure plus tard, écroulés sur nos lits respectifs, à bout de souffle.

- "J'ai gagné, t'es enfin sortis de ton bouquin!"

- "On est pas allé à près au lard sous le soleil, il n'y a rien de sensuel et pas de chocolat... Hors tous ces mots faisait partis de tes indices... En quoi a tu gagné?" Dis je en me relevant pour lui lancer un regard de vainqueur très fier de lui.

- "Maintenant que tu es bien loin de ton bouquin de runes, on peut aller se balader!" Dit il dans un grand sourire.

- "Non, je peux y retourner maintenant dans mon livre." Je me tourne pour le prendre mais il n'est plus sur mon lit. Je regarde par terre, il a dû tomber dans la bataille. Je ne le vois pas. Je me retourne lentement vers Sirius. Il tient mon livre entre ses mains et le fait tourner doucement, un sourire horriblement suffisant coller sur le visage. "C'est pas grave, je peux bosser autre chose... les potions par exemple, j'ai du retard." J'ai un ton détaché mais au fond, je hurle pour qu'il m'empêche de faire mon rat de bibliothèque.

- "Nooooooooon, Moony, t'es de mauvaise foie là!" Je sens qu'il craque et venant de lui c'est plutôt surprenant... ça m'amuse plus qu'un peu... Je continue? Je ne continue pas? J'aimerai bien savoir jusqu'où va aller son imagination pour me faire décoller du dortoir.

Je continue!

- "Moi? De mauvaise foie? Non, Black, je suis juste assez sérieux pour penser aux études. Ce qui n'est pas ton cas. Allez laisse moi travailler maintenant." Je me tourne pour attraper mon sac quand je sens un grand poids me tomber dessus. Je suis étalé sur le ventre, les bras collés au lit par les mains de Sirius qui est assis sur mon dos.

- "Hors de question, tant que tu n'acceptera pas, je ne bougerai pas de là" dit il d'une voix amusé.

J'ai bien plus de force que lui, si je voulais partir il me suffirait de me soulever pour le faire tomber en arrière... "Et tu compte me faire sortir du dortoir en t'asseyant sur moi?"

- "Non je veux que tu acceptes d'aller à prés au lard.

- "Non."

Je le sens s'impatienter au dessus de ma tête.

- "Alllllllleeeeeeeeeeeeeeez! S'te plait Moony." Il se penche en avant pour que je puisse voir sa moue triste et implorante.

- "Tu n'as rien de plus original pour me convaincre que ton éternelle moue de chien battu?

Il avale de travers et me regarde, toujours penché en avant, avec de grands yeux tout ronds.

- "Bien... tu veux de l'originalité?" Dit il en reprenant contenance. "Je peux t'ensorceler pour que tu marche directement vers prés au lard... ça te fera une démarche étrange mais c'est assez radical... Ou alors je peux t'attacher comme un saucisson, te mettre sous la cape de James et te trimballer avec un sortilège de lévitation jusqu'à prés au lard. Qu'est ce que tu en dis?

- "Hum... tu passe au solution radicale je vois... t'as vraiment pas d'intermédiaire... c'est soit le chien battu soit par la force! "

Il fait une mine dépitée qui me fait sourire.

- "Tu veux que je tente une méthode plus douce?"

- "Si ça peux m'éviter d'être transporter comme un paquet de viande..."

Il se relève, j'en profite pour me mettre dans le bon sens, c'est-à-dire assis sur les fesses sans me demander pourquoi il m'a libéré.

Terrible erreur, avant que je relève la tête pour voir ce qu'il fait, il m'a déjà ré emprisonné, cette fois si, je suis sur le dos, et lui sur mon ventre... Je me suis fais avoir comme un débutant...

- "Bien comme ça, tu peux voir ma tête de chien battu sans que j'ai besoin de me tordre le cou." Il attrape mes mains et les coince sous ses genoux pour avoir les siennes libres. "Alors une méthode douce? Je peux essayer de te convaincre par les mots, certes mais tu es quand même dur à faire changer d'avis..."

Je suis flatter qu'il me considère comme quelqu'un de têtu... quoi que venant de quelqu'un qui s'apparente à la mule à ce niveau là, ce n'est peut être pas très flatteur...

- "Tu ne veux toujours pas savoir pourquoi je veux t'emmener à Près au lard?"

Je fais signe que non avec un sourire qui l'exaspère.

- "Y'aura du chocolat", me dit il comme si ce simple fait aller me faire changer d'avis.

- "Oui, tu me la déjà dis, mais je ne sais toujours pas pourquoi il y avait le mot "sensuel" dans tes indices..." Dis je avec un regard qui se veut amusé, alors qu'en fait je commence à me dire que dans cette position, parler de chocolat n'est pas un problème, parler de sensualité est déplacé. Il a l'air de penser la même chose puisque son air sûr de lui s'échappe une seconde pour être automatiquement transformé en sourire séducteur. C'est bien loin de me plaire... Un Sirius assis sur moi avec un tel sourire et des yeux pétillants... c'en est presque effrayant.

Pendant que je commence à me dire que je me pose beaucoup de question sur la décence et la sensualité avec un homme et que ce n'est pas normal, Sirius pose ses coudes sur mes épaules. Il est donc très très près de mon visage et je suis d'un coup très très mal à l'aise. Il me sourit, toujours avec cet air séducteur et provocateur qui lui va si bien.

-"Tu vas bien finir par vouloir savoir ce que je mijote non?"

J'ai d'un coup du mal à avaler ma salive et sa respiration trop proche de mon visage me procure des sensations dans l'estomac que j'aurai préféré ne pas y voir.

- "Je ne suis pas sur... Tu veux bien, heu... te relever?" Il soulève un sourcil interrogateur. Je vois passer dans ses yeux un semblant d'interrogation, puis de la compréhension qui se transforme en étonnement puis une lueur sadique, tout ça en l'espace d'un quart de seconde. Pas étonnant qu'il soit lunatique avec tant d'émotion qui le traverse en si peu de temps!

- "Non."

- "S'il te plait, je sens ton haleine d'un peu trop près..."

Il me lance un regard noir en se relevant, et j'explose de rire devant sa mine déconfite.

- "Tu n'es pas en position de faire ce genre de remarque Lupin", dit il avec un sourire diabolique. Il m'observe pendant que je me rend compte qu'en effet je suis plutôt en mauvaise posture... mes mains ne sont pas libre puisque écrasées sous ses genoux et il bloque mes jambes avec tout son poids. Il explose de rire devant ma tête implorante. "Alors? Tu viens avec moi à prés au lard?"

- "Tu ne m'a rien dis qui aurai pu me convaincre..."

- "Ah? Excuse moi, je pensais que tu me connaissais assez..." il laisse sa phrase en suspens et j'ai soudain très peur pour mon propre sort. Il me fait son plus beau sourire sadique et se met à me chatouiller.

Au bout de quelques minutes, je suis à moitié en train de m'étouffer, je gigote dans tout les sens et essaye tant que je peux de me délivrer.

Il s'arrête et me laisse reprendre mon souffle, ce que je fais très rapidement. Il est toujours assis sur moi et je me sens rapidement mal à l'aise sous son regard scrutateur.

C'est dingue ça, pourquoi je me sens mal? Y'a rien de spécial pourtant! Pendant mon introspection, il me regarde toujours un sourire aux lèvres que j'ai dû mal à définir. Il n'existe pas dans la palette des sourires Siriusien que je connais celui là.

- "Alors mon Moony, tu viens avec moi?

Je garde mon calme exemplaire et réponds:

- "Tu crois m'avoir par des chatouilles? Ce genre de torture ne m'affecte pas autant que tu le crois p'ti toutou."

Il se remet dans la position que j'adooooooore, à savoir les coudes sur mes épaules et sa tête trop près de mes yeux. Il y a toujours cette lueur amusé et sadique dans ses yeux trop bleus. J'espère que je couve pas quelque chose... j'ai une sensation bizarre au fond de l'estomac, ça devient récurrent dites donc!

- "Je peux faire pire, p'ti loup et tu le sais. Vraiment prêt à prendre le risque?"

- "Bon d'accord, on va à près au lard, mais si jamais c'est encore une de tes idées idiotes, je te promet que tu me le paiera."

Il parait surpris par mon brusque changement d'opinion et me regarde bizarrement. Il s'attendait à ce que je prenne le risque, je viens de la surprendre mais je n'ai rien trouvé d'autre pour qu'il se lève de là. Ce que d'ailleurs il ne fait pas. Certes il s'est relevé, je n'ai donc déjà plus sa tête à trois millimètres de la mienne, c'est déjà ça, mais j'aurai préféré qu'il est une réaction parfaitement Siriusienne, à savoir sauter hors du dortoir sans se poser de question.

- "T'es bizarre d'un coup, Vieux, t'es sur que ça va?" Ca question n'est pas naturelle, comme quand on pose une question rhétorique et un peu ironique.

- "Heu, ben oui pourquoi?" Ma réponse ne lui plait pas...

"Aller lève toi, on y va, c'est ce que tu voulais non?"

- "Ben oui, mais..." Il me regarde, Celle là non plus, je la connais pas... il a fait un stock de nouvelles expressions cette nuit ou quoi? "Ok on y va."

A mon grand soulagement, il se lève enfin et prend la carte et la cape de James. Il écrit un mot qu'il pose sur l'oreiller de James pour qu'il sache où on va, en revenant de l'entraînement, il prend son sac et on sort.

On marche dans les couloirs en silence. Sirius affiche un sourire réjoui qui me rend malade... Oh, ne soyez pas étonné, si c'était le jour de votre anniversaire et que vous connaissiez Sirius et ses idées, vous seriez aussi inquiet que moi. On arrive devant le passage secret qui nous mènera à Prés au lard sans le moindre problème et on esquive au passage un Rusard de très mauvaise humeur, une miss Teigne un peu trop collante et on essaye d'avoir de grands sourires innocents en croisant McGonagall.

Arrivé à Prés au lard, je me tourne vers Sirius pour savoir où on va, il me fait signe de le suivre. On se dirige vers un coin totalement paumé, du moins à ma connaissance. Je redoute ce que Sirius a prévu. En plus il a dû comploter ça tout seul, sinon il aurait attendu James et Peter. C'est encore pire, si au moins il y avait eu quelqu'un pour le contenir un peu... Et puis c'est quoi cette histoire de chocolat? Et puis pourquoi il a prit son sac de cours?

-"Voilà, on y est presque" lance Sirius qui marche quelques pas devant moi.

C'est vraiment perdu...

Il s'arrête et je m'approche de lui rapidement, on est à l'orée d'une clairière ombragé, c'est sympa comme endroit mais je ne vois vraiment pas pourquoi on est venu jusqu'ici et je le lui demande.

- "J'ai trouvé l'endroit sympa, ça change un peu de ce qu'on connaît non?" Je hoche la tête en guise d'affirmation, j'aurai dû m'en douter, Sirius adore le changement.

Il ouvre son sac et sort beaucoup de choses... beaucoup trop de choses pour un sac de cours... Une grand boite rectangulaire, une couverture, des bonbons, de la nourriture, une autre boite carré, la carte, la cape de James, des petites cuillères, un petit miroir, des lunettes de soleil, des pétards, quelques livres de cours, ses parchemins de potions, les parchemins qui décomposent en détails notre dernier plan diabolique et accessoirement compliqué, un appareil photo, un pull, sa cape, des bombabouses, des biereaubeurres, des plumes, la Gazette du sorcier ...

Il se tourne vers moi et lève les sourcils. Oh je suis toujours debout avec un air hébété sur le visage.

- "Qu'est ce qu'on fait là, Siri?"

- "Ben... comme c'est ton annif, je voulais faire un truc particulier... je pensais qu'un mini pique nique, ce serait cool mais tu... enfin si ça te plait pas on peut faire autre chose."

Je l'ai rarement vu ne pas être sûr de lui, ça m'étonne qu'il doute de son plan...

- "Non non, c'est pas ça! C'est juste que je ne m'y attendais pas" dis je en souriant. Pourquoi James et Peter ne sont pas là? Je me demande pourquoi il voulait qu'on soit seul.

Des images peu catholiques me viennent à l'esprit sans prévenir. Complètement choqué et outré par mes propres pensées, je m'assois sur la couverture que Sirius viens d'étaler au soleil, mal à l'aise et un peu perturbé, me maudissant moi-même de devenir totalement pervers.

Regardant aux alentours, j'essaye d'oublier Sirius, malheureusement cela relèverait de l'exploit, il s'agite à côté de moi et j'ai déjà un mal fou à éviter de le bloquer du regard. J'y parviens tout de même, jusqu'au moment ou je sens une odeur particulièrement agréable me chatouiller les narines. Je tourne la tête vers...

Un gâteau au chocolat! Un gâteau au chocolat?

- "Mais? Qu'est ce que?"

Il me sourit visiblement content de l'effet produit par le gâteau...

- " J'ai demandé aux elfes si ils pouvait nous faire un gâteau, évidement ils ont accepté sur le champs et j'ai même eu dû mal à les convaincre de ne pas en faire quatre!"

Je lui souris, j'ai totalement oublié mes idées farfelues et l'absence étrange des deux derniers maraudeurs, on commence à manger le gâteau en parlant de tout et de rien, surtout de rien en fait.

- "Tiens, un hibou!"

Je lève les yeux pour voir atterrir un hibou grand duc près de nous, avec un paquet et une lettre. Je reconnais tout de suite le hibou de mes parents. C'est étrange d'habitude, soit ils oublient mon anniversaire, soit ils font comme si il n'y avait rien de spécial... Enfin je dis "ils", c'est ma mère et mon père n'ose pas vraiment la contredire... il n'est pas un sorcier très doué et je crois que ma mère lui fait un peu peur quand elle est en colère... et si il se souvenait de mon anniversaire, elle serait très en colère. En principe il me le souhaite quand même, très discrètement et il est plus sympa ce jour là.

Je n'ose pas me lever pour aller voir et Sirius, toujours aussi patient, me pousse dans le dos pour que j'y aille.

Plein d'appréhension, je me dirige vers le hibou qui me tend tout de suite la patte. J'ouvre la lettre sans retourner m'asseoir, je préfère lire avant que Sirius puisse voir, au cas ou...

C'est l'écriture de mon père, elle est un peu précipitée et je comprends qu'il a dû la glisser sur le paquet sans que ma mère ne le voit.

Il me souhaite un bon anniversaire et me promet qu'on fera quelque chose ensemble quand je reviendrai pour les vacances. Il me dit aussi, et là mon taux d'appréhension explose littéralement, qu'il ne faut surtout pas que je fasse attention à ce qu'il y a dans le paquet et que je devrais même ne pas l'ouvrir.

C'est oublier ma curiosité naturelle, je me tourne vers Sirius et je le vois qui s'impatiente. Je lui souris. Il lève les sourcils... ouai, je dois avoir un sourire un peu crispé. J'ouvre doucement la boite, je comprend tout de suite ce qu'elle contient et je manque de la laisser tomber et de pousser un cris étranglé. Je la regarde fixement en sentant les larmes bloqués quelques part dans ma gorge. Toute les idées noires que je - et accessoirement Sirius, James et Peter- cherche à chasser de mon esprit depuis que je suis à Poudlard, me reviennent d'un seul coup et j'ai mal, bien plus que je pouvais l'imaginer.

Sirius s'est levé et je sens qu'il hésite à venir vers moi. Quand je l'entends faire un pas, je ferme la boite.

- "Heu... ça va Moony?"

- "Oui" mais le ton n'y est pas du tout, c'est un oui qui veut dire non et quand il me prend la boite des mains, je réalise que je ne veux pas qu'il voit ce qu'elle contient.

- "Non, ne l'ouvre pas."

Il lève la tête vers moi, me fait un sourire qui explique très clairement qu'il n'a pas l'intension de m'écouter et ouvre la boite.

Il ouvre de grands yeux remplis d'horreur et de dégoût.

- "C'est? une... une muselière..."

Je le sens s'énerver, il foudroie la boite du regard. Quand il lève les yeux vers moi, je sens son regard et c'est plus fort que moi, les larmes qui étaient coincés dans ma gorge remonte jusqu'à mes yeux et je retourne m'asseoir directement sur la couverture. Je passe mes bras autour de mes genoux et pose mon front dessus. Je déteste avoir l'air faible mais là je peux pas faire autrement... cette fois c'est trop dur.

Il s'assoit tout près de moi et passe sa main sur mes épaules. Il a l'air de chercher ses mots, il n'est pas très doué pour réconforter les gens, il n'aime pas avoir l'air sentimental mais je vois qu'il essaye quand même et si je n'étais pas si anéantis, ça m'aurai fait plaisir.

- "Moony... tu sais bien que ça rime à rien ça... t'es pas un monstre, tu le sais hein?"

Silence

- "Lup?"

Silence

- "Ecoute Remus, t'es quelqu'un de bien! Et ce n'est pas parce que ta mère l'a oublié que ce n'est pas le cas! T'as pas le droit de croire que t'es un monstre bordel! Tu l'es oui, une fois par mois! Combien de gens peuvent se venter d'être hors d'eux une seule fois par mois? Regarde les serpentard... la moitié sont des vrais monstruosité, et ce tout le temps!"

Silence.

- "Tu ne me crois pas? Tu ne me fais pas confiance? Tu crois que je resterai là à essayé de te faire sortir ces aberrations de la tête si tu étais vraiment un monstre?"

Silence

- "Oh et puis merde..." Il se lève.

Silence.

J'ai peur qu'il s'en aille, je sais que je devrais répondre mais je n'y arrive pas, je suis coincé entre les souvenirs des horreurs que m'a dit ma mère et les phrases réconfortantes de Sirius. Pourvu qu'il reste là.

Je le sens plus que je ne le vois se mettre à genou devant moi et s'approcher pour me parler tout bas, près de l'oreille.

- " 'Mus, t'es quelqu'un de super, t'es tout le temps calme, tu es gentil avec tout le monde, t'es toujours prêt à aider les gens, tu ne t'énerve jamais, tu essaye toujours de ne pas blesser les gens, tu essaye toujours de nous faire comprendre le plus calmement possible quand on dépasse les bornes, tu es plein de patience avec Peter alors qu'il faut lui réexpliquer chaque cours une quinzaine de fois. Tu... tu fait toujours attention aux choses qui te sont précieuses, tu fais tout pour leur donner de la valeur. Merde, mais comment tu peux imaginer que t'es autre chose que génial?"

Je relève un peu la tête, posant mon menton sur mes genoux toujours entourés par mes bras, les yeux pleins de larmes et je croise ses yeux, ils contiennent une lueur que je n'y ai jamais vu et en même temps, il a l'air bouleversé de me voir si mal et catastrophé de ne pas savoir me consoler. Je lui souris et je sens distinctement son soulagement.

Il me sourit et passe ses bras autour de mes épaules pour me prendre dans ses bras. J'ai ma tête dans son cou et je sens son parfum enivrant, je ferme doucement les yeux et laisse ses cheveux caresser ma joue. Il pose son front sur mon épaule et ce contact me donne des frissons jusqu'en bas du dos. Revoilà mes idées farfelus de tout à l'heure... c'est dingue ça... je dois être en pleine crise hormonale... au moins j'ai oublié ma mère!

- "Merci." Ma voix n'est qu'un murmure et je le sens sourire dans mon épaule.

Il relève la tête et me regarde dans les yeux. Il est tout près de moi et je sens une vague de chaleur me parcourir de part en part. Je ne réfléchis plus au pourquoi du comment, je fixe juste ses yeux sans penser.

Je le vois se rapprocher un peu, on est déjà tout près l'un de l'autre et il ne reste qu'un très mince espace entre nos lèvres. Je sens mon estomac se contracter et je m'avance un peu.

- "Sirius?"

On sursaute tout les deux et on s'éloigne rapidement l'un de l'autre. J'ai cru reconnaître la voix de James... Je vois Sirius regarder rapidement autour de nous, il n'y a personne.

Ouf...

Oh Merlin... mais qu'est ce qu'on était en train de s'apprêter à faire? J'allais l'embrasser là non? Il allait m'embrasser aussi?

Oula, c'est plus une histoire d'hormones là...

- "Sirius? Qu'est ce que tu fous? Réponds!"

On sursaute à nouveau et un éclair de compréhension passe sur le visage de Sirius, je suis son regard et tombe sur le petit miroir.

Ah oui, c'était donc bien James.

Sirius attrape le miroir, l'ouvre et prononce : "James Potter".

- "Oui Jamesie!"

- "Ben dis donc, t'en a mis du temps, tu m'avais dis que tu garder le miroir près de toi pourtant!"

- "Heu, ouai désolé."

- "Ca va pas vieux? T'as l'air tout bizarre?"

- "Hein? Heu ben si, si ça va"

Ce n'est pas avec ça que James va le croire... Je l'ai connu plus éloquent.

- "Mouais... L'entraînement c'est fini plus tôt. Je suis pas aussi crevé que je l'aurai cru alors on peut faire quelque chose ce soir."

- "Tu as une idée?"

- "Bah, pas vraiment... on peut aller à Près au lard, ou faire une razzia dans les cuisines, ou rendre Rusard fou..."

- "Comme dab quoi!"

- "Vous revenez quand?"

Sirius a l'air un peu embarrassé et me jette un coup d'œil en coin.

- "Je sais pas trop, je te préviens dès que je sais, ça te vas?"

James ne répond pas tout de suite, il doit se demander ce qui se passe.

- "Ok, a plus tard"

- "Bye"

Il ferme le miroir et se tourne lentement vers moi, je n'ai pas bougé de là où je me suis reculé quand James a appelé Sirius. Sûrement pour éviter la question qui me parait pourtant horriblement inévitable, il me tend le paquet rectangulaire qu'il a sortit de son sac en arrivant.

Je l'attrape sans oser le regarder. J'hésite à l'ouvrir, je sens mon estomac complètement contracté. Finalement, j'ouvre doucement la boite et regarde à l'intérieur. J'attrape lentement l'épais tissus qui est à l'intérieur et le sort de la boite.

Une cape. Je souris. La mienne est un peu vielle, ça fait longtemps que je voulais la changer mais je n'ai jamais osé demander à mes parents. Mon père m'achète chaque année de nouvelles robes neuves et tout le matériel nécessaires mais il oubli toujours la cape.

Je lève les yeux vers Sirius qui me regarde déjà.

- "Merci". Il me sourit.

Je suis gêné et pour retarder le moment ou on devra discuter, je regarde la cape sous toutes ses coutures. Je tombe sur son revers, il y a une broderie de la forme des coussinets des pattes de chien, juste au niveau du cœur. Je l'observe un moment, je sens le regard de Sirius sur moi, je souris et lève les yeux pour croiser son regard. Il me rend mon sourire.

Je ne peux pas m'empêcher de nous trouver ridicule à ne pas oser parler et à se sourire bêtement. Mais je suis pas vraiment sûr qu'il soit gêné -il n'a pas évité mon regard et ne paraît pas particulièrement perturbé- j'ai plutôt l'impression qu'il respecte le fait que moi je le sois.

Je me demande ce qui a pu nous prendre... en même temps j'en avais envie non? Sinon je ne me serai pas approché. Et puis c'est pas comme si j'avais pas des idées un peu obsessionnelles et, heu, perverses à propos de lui. Roooo je comprends plus rien...

Je jette un coup d'œil vers lui, il s'est assis sur la couverture et regarde de l'autre côté de la clairière.
Il est drôlement mignon comme ça... Et voilà, vous voyez, je recommence! Je sais plus où j'en suis. Il me plait, c'est un fait... que je viens de découvrir... même si je suis persuadé qu'inconsciemment je suis au courant depuis longtemps, mais je me suis jamais demandé si j'étais autre chose qu'hétéro alors évidement ça fait bizarre de ce rendre compte de cette manière qu'on ne l'est qu'à moitié.

Et lui il en pense quoi de tout ça? Je peux pas lui plaire c'est pas possible, il doit être en train de se demander ce qui lui a pris. Mais après tout, il s'est bien approché lui non? Donc c'est que quelque part-

- "Moony?"

Je tourne la tête vers lui. "Tu voulais vraiment m'embrasser?"



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