Help
Home Just In Communities Forums Beta Readers Dictionary Search
: B s . A A A    : full 3/4 1/2   : E E   : Light Dark Books » Harry Potter » La jeunesse du Thanatos

katoru87
Author of 17 Stories

Rated: T - French - Sci-Fi/Angst - Draco M. - Reviews: 10 - Published: 06-23-06 - Complete - id:3003391

Auteur: Katoru87

Rating: M

Couple: allusion à un Tom / Draco

Résumé: La Terre n'est plus, mais la magie, les sorciers et les moldus existent toujours et se côtoient dans un univers de plus en plus vaste où Draco dirige le Thanatos, un vaisseau de contrebandiers.

Disclaimers: Si les personnages ne sont pas à moi mais à Vous-Savez-Qui, l'univers dans lequel ils évoluent n'appartient qu'à moi et je pense le développer dans une autre histoire. Merci donc de ne pas vous servir sans mon autorisation.

La jeunesse du Thanatos

Draco descendit du spacio-train et remit en place une mèche blonde qui s'était échappée de sa petite queue de cheval. Son père avait raison, il faudrait vraiment qu'il se coupe les cheveux. Les elfes de maison robotiques déchargèrent les valises des élèves pendant que ceux-ci montaient dans les voiturettes téléguidées qui les amèneraient à l'école.

Le jeune homme grimpa dans une voiture vide et attendit que ses rares amis le rejoignent en contemplant le paysage par la vitre, les contes et légendes de son enfance lui revenant en mémoire. Comme à toutes les rentrées. On racontait qu'à l'époque où Poudlard était encore sur Terre, avant l'abandon général de la planète, les élèves arrivaient devant le château dans des calèches tirées par des Sombrals – les mythiques « chevaux » invisible à ceux qui n'ont pas vu la mort.

Tu as fait un bon voyage Draco? Demanda une voix moqueuse alors qu'un jeune homme s'installait sur la banquette en face du blond, tirant celui-ci de ses pensées.

Sans doute moins bon que toi, mon cher Tom. Il embrasse bien au moins?

Ne me dis pas que tu es jaloux?

Sauf si tu m'annonces qu'on va cesser de coucher ensemble parce-que tu as décidé de devenir chaste et fidèle – c'est marrant comme ça sonne faux te concernant – la réponse est non.

Alors tu n'as aucune raison d'être jaloux, ce petit gars est trop Poufsouffle pour moi.

Toi et ton Serpentard-complex!

Nous sommes les meilleurs, je suis parfaitement objectif.

Autant que tu es chaste et fidèle.

Touché.

Les deux garçons continuèrent de plaisanter jusqu'à ce que la voiture démarre. D'habitude, ils étaient rejoint par Bill Weasley, l'un des seuls Gryffondors qu'ils pouvaient supporter et avec qui ils traînaient presque tout le temps et par Pansy Parkinson, une cinquième année très intelligente et à la répartie cinglante. Le premier était sûrement resté avec ses petits frères, la seconde avait sans doute choisi de rester parler chiffons avec quelques filles de son année.

Tom et Draco étaient seuls dans leur voiturette et cela ne les gênait pas outre mesure. Ils avaient un bon quart d'heure de trajet devant eux et bien l'intention d'en profiter. Tom s'installa à côté de son camarade et l'entraîna dans un baiser langoureux qui les laissa tous les deux essouflés. Ils ne s'aimaient pas, certes. Mais ils aimaient leur corps respectifs et le fait de savoir qu'ils pouvaient se faire totalement confiance. C'était réconfortant pour l'un comme pour l'autre.

Ils se sérrèrent l'un contre l'autre et regardèrent l'école apparaître peu à peu.

Poudlard II était une réplique exacte du château d'origine. La même Forêt Interdite où vivaient les descendants des mêmes créatures, les mêmes salles aux mêmes endroits. Les meubles, les tableaux, les armures et les bibelots étaient les originaux – des pièces de musée à la disposition des élèves. Les fondateurs de cette nouvelle académie de magie n'étaient pas les mêmes que pour l'ancienne mais les différentes maisons où logeaient les élèves conservaient les noms de ces grands sorciers qui faisaient désormais partis des légendes, sorcières comme moldues. Et cette copie conforme avait été recréé dans un cadre rendu artificiellement identique au premier.

La fédération, toute nouvelle organisation à l'époque, avait financé une partie du projet, ainsi que quelques grandes familles sorcières ayant conservé l'anonymat.

Évidemment, certaines choses n'étaient plus les mêmes. Par exemple, les élèves ne vivaient plus tous sur une seule planète mais ils se regroupaient à la gare stellaire de King's Cross Bis pour prendre le spacio-train devant les mener sur Cultura – la planète où avait été construite Poudlard II ainsi que toutes les universités et certaines grandes écoles du monde de la magie. C'était également sur cette planète solitaire – la seule de sa galaxie – qu'on avait bâti la plus grande bibliothèque de l'Univers Connu.

Draco soupira et s'enfonça plus profondément dans les bras de son ami. Il profitait de ces moments de calme où il n'avait pas besoin de se surveiller, pas besoin de réfléchir car il savait qu'une fois ses études terminées, la tranquilité le fuirait à jamais. Il était un Malfoy, l'héritier unique de la plus grosse fortune de la galaxie, des meilleurs laboratoires en recherches médicales et militaires, et à cause de tout cela, il n'avait pas droit à la moindre faiblesse, ni à la moindre erreur.

Il lui suffisait de regarder son père pour voir tout le poids des responsabilités qu'il aurait à porter. Lucius Malfoy ne se laissait aller que lorsqu'il était en privé, entouré de sa famille et de ses amis intimes. Les apparences étaient tout ce qui comptait en public, le masque froid et cynique de celui qui commande. Et pourtant, cet homme orgueilleux et blasé n'existait plus du tout une fois passées les grilles de son manoir et cela n'était qu'un des multiples exemples de la comédie que devrait jouer le jeune homme dans le futur.

Draco soupira une nouvelle fois.

Dehors, la neige fraîchement tombée brillait sous les pâles rayons d'un soleil hivernal. Qui aurait pu croire, en voyant les arbres nus attendant le printemps, le ciel gris percé de bleu, que Cultura était un désert de sable rouge avant que la magie n'en fasse un sanctuaire verdoyant, respectant un cycle de saisons?

Au fait Draco, j'ai entendu dire que ton père avait un nouveau projet de vaisseau? Murmura Tom.

Le prototype a été testé le mois dernier. D'aprés ce que je sais, le premier-né de cette nouvelle série sera bientôt terminé. Mon père attend de savoir s'il pourrait intérésser la fédération avant de lancer une production à la chaîne.

Ton père est un génie, pas étonnant que tu sois si doué en cours. Ça doit être de famille.

Je ne te le fais pas dire. Remarque, tu te défends pas mal non plus.

La voiture s'arrêta brusquement et la portière s'ouvrit, dévoilant les lourdes portes de bois de l'école Poudlard II.

Les vacances étaient définitivement terminée.

o0O0o

Deux jours s'étaient déjà écoulés depuis la rentrée et le blond avait vite retrouvé la routine des études. L'enseignement à Poudlard s'était modernisé et si les charmes, métamorphoses et potions tenaient toujours une grande place dans le cursus scolaire des élèves, il y avait une matière qui s'était vu transformée de manière radicale: les leçons de vol.

Les balais n'étaient plus utilisés que pour le Quidditch ou comme instrument de loisir sportifs. Ils avaient acquis une telle puissance, une telle rapidité, que leur maniement était très difficile pour les non-professionnels. Les débutants souhaitant apprendre à voler faisaient leurs débuts sur des simulateurs dont la puissance réglable permettait un apprentissage en douceur. Poudlard disposait de ce type de machines pour les élèves désirant intégrer les équipes de Quidditch de l'école.

Maintenant, les leçons de vol de première année avaient été remplacé par des cours de pilotage, s'étalant sur toute la scolarité, pour apprendre aux élèves à utiliser les différentes commandes d'un vaisseau spacial, à connaître les évènements naturels pouvant se produire dans l'espace et interférer avec les instruments ou les décisions à prendre en cas de problème. L'ambition de l'école était de faire de ses élèves des membres d'équipage polyvalents même si à partir de la sixième année, l'obtention des différentes BUSES spécifiques à cette matière permettait l'accés à une spécialisation.

Draco, lui, avait choisi une spécialisation dans les fonctions de commandement mais, chez lui, il continuait à s'entraîner aux différents postes avec l'aide de son père. Il voulait être capable de remplacer n'importe qui avec la même efficacité.

Le jeune homme mâchouillait son stylo en écoutant les explications du professeurs Bibine sur les précautions à prendre si on se trouvait dans la zone d'un trou-noir connu. Il connaissait déjà cette leçon que son père lui avait donné l'été dernier mais il suivait presque religieusement les paroles de la jeune femme debout sur l'estrade. Il avait perdu sa mère à cause d'un trou-noir, le vaisseau de cette dernière ayant été aspiré corps et biens, et il voulait être certain de ne jamais risquer la vie de personne quand il serait aux commandes de son propre appareil. Bientôt, il aurait dix-sept ans, et serait en droit de passer son permis de transplannage – toujours efficace pour se déplacer sur une planète – et son permis de pilotage. Il avait hâte d'avoir le modèle que son père lui avait promis mais il connaissait très bien les risques qu'il y avait à piloter dans l'espace et il tenait à la vie.

Il avait deux heures de pilotage d'affilées ce jour-là, la première étant consacrée au cours théorique. La seconde devait laisser la place à la pratique sur simulateurs mais le professeur Bibine les avait prévenu qu'une surprise les attendait, aussi, quand la première heure de cours toucha à sa fin, les élèves commencèrent à se tortiller d'impatience sur leur chaise.

Bien, je ne vais pas vous faire attendre plus longtemps. Commença Bibine. Il était à votre place il y a quelques années et était un élève exceptionnel, il est aujourd'hui un jeune aspirant Mangemort de vingt-cinq ans, je vous présente le lieutenant Severus Snape, venu vous parlez des différentes carrières qu'offre l'armée de l'Univers Connu.

La porte à côté de l'estrade s'ouvrit.

L'homme qui entra cloua sur place tous les élèves, Draco le premier. Les Snape étaient des amis de sa famille depuis des lustres mais cela faisait bien cinq ans qu'il n'avait plus vu Severus et l'homme n'avait plus rien à voir avec l'adolescent chétif et pâlichon qu'il avait été à une époque. Il avait grandi et ses beaux muscles tendaient sensuellement le tissus noir de son uniforme, mettant en valeur un corps des plus agréable et athlétique. Le corps sculpté d'un militaire entraîné. Ses longs cheveux noirs étaient attachés en un catogan lâche qui laissait s'échapper quelques mèches, lesquelles encadraient un visage sévère mais parfaitement dessiné. Seul le nez n'était pas parfait car un peu trop long, mais cela rajoutait encore au charme de l'homme.

Les filles piaillèrent sur leur chaise, gloussant presque. Mais les yeux noirs du militaire restèrent froids, voire glacés. Severus avait toujours été doué pour cacher ce qu'il ressentait. Il était maître du moindre muscle de son visage et aucun ne bougeait s'il ne le voulait pas. Il s'avança jusqu'à prendre la place de celle qui, à une époque, avait été dans la même classe que lui et se présenta une nouvelle fois, sa voix grave et chaude se répercutant sur les murs en pierre de la salle de classe. Un doigts se leva timidement et une jeune fille prit la parole, en rougissant.

Vous allez sans doute me trouver stupide mais quelle est la différence entre l'armée de l'Univers Connu et les Mangemorts?

Ce n'est pas stupide miss, pour preuve, beaucoup de gens confondent les deux. L'armée de l'Univers Connu dépend de l'Organisation Intergalactique de l'Univers Connu – organisation politique où siègent nos dirigeants – alors que les Mangemorts dépendent principalement de la fédération Impero. Il s'agit en fait d'une section spéciale composée uniquement de troupes d'élites et qui défend les intérêts économiques de la fédération dans l'univers. Par exemple, en arrêtant les contrebandiers ou en forçant des blocus. Les Mangemorts interviennent également pour régler les conflits les plus délicats ou pour aider l'armée régulière si une opération tourne mal.

Comment pouvez-vous être lieutenant tout en étant aspirant Mangemort? Demanda un jeune homme au premier rang.

Lieutenant est mon grade dans l'armée de l'Univers Connu. À partir du grade de sergent, on peut faire une demande pour intégrer les Mangemorts, si elle est acceptée, on devient aspirant Mangemort. Ensuite, il faut suivre un entraînement intensif d'un an qui sert d'éliminatoire. Moi par exemple, à la fin de mon année, si je suis définitivement accepté, je perdrai mon grade de lieutenant et je redeviendrai simple deuxième classe. Il me faudra remonter tous les échelons mais avec une solde bien supérieure dés le départ et le prestige qu'apporte la Marque des Ténèbres. Si je ne suis pas admis, le visage de Snape se contracta imperceptiblement, je resterai dans l'armée de l'Univers Connu et je conserverai mon grade.

Les élèves avaient frémis en entendant parler de la Marque des Ténèbres. Ce prestigieux tatouage que portaient tous les Mangemorts à leur bras gauche représentait une tête de mort crachant un serpent et cet insigne se retrouvait sur les vaisseaux guerriers de la fédération. Cette marque faisait rêver des milliers de petits garçons de part l'univers, car elle était synonyme de courage, d'héroïsme et de force. D'aventure aussi. Dans les bandes dessinées moldues, les héros étaient toujours des Mangemorts. Grands, beaux et fiers.

Seuls les meilleurs avaient accés à ce titre très convoité. Quand il était petit garçon, Draco se souvenait avoir jalousé un de ses camarades de classe dont le père était un soldat de la fédération. Ce titre était un honneur. Puis, le petit Draco avait compris que son nom de famille avait autant de valeur que ce tatouage et sa jalousie s'était évaporée, remplacée par la fierté qu'il avait d'être le fils de son père. D'ailleurs, en parlant de son père, il avait hâte de voir la nouvelle merveille que ce dernier avait préparé, travaillant nuit et jours pendant des semaines pour concevoir les plans d'un vaisseau indestructible.

Il continua de suivre les explications du jeune officier qui avait un jour été son modèle tout en laissant son esprit dériver, en particulier sur Tom.

Et sur les prochaines vacances, encore bien lointaines.

Suivait-il vraiment ce que racontait Snape en fait?

o0O0o

Enfonçant une dernière fois en lui la chair dressée et gonflée de son amant, Draco jouit convulsivement, tremblant d'extase et couvert d'une sueur délicieusement érotique. Il avait de la chance d'avoir été nommé préfet-en-chef au début de l'année, ainsi, Tom et lui pouvaient passer leurs nuits ensemble sans risquer de réveiller tout leur dortoir (un sort d'insonorisation s'oublie vite dans le feu de l'action!) ou sans avoir à risquer les foudres de ceux qui auraient pu les surprendre s'ils avaient dû recommencer leur manège dans les salles de classes désertes. Il aimait les moments de complicité totale qu'ils partageaient aprés la baise – pas l'amour, il n'y en avait pas entre eux. Leur amitié n'était jamais plus forte que dans ces moments-là.

Ils s'allongèrent l'un à côté de l'autre. Tom alluma sa cigarette en la frottant à celle de Draco. Aspirer de la nicotine était également un rituel pour eux.

Alors Tom, il se concrétise ton projet?

J'ai trouvé la planète, elle est inhabitée et se situe dans la galaxie Pleasure.

Pleasure? Cette planète devait être prédestinée.

Je pense aussi. Tout est dans ma tête, des bâtiments à la déco, en passant par les « uniformes ». Je pourrais mettre au monde des créatures faites pour assouvir les fantasmes, des filles-papillons ou des garçons-dragons. Il me manque une partie du financement mais j'ai déposé un dossier auprés de la fédération. Si mon projet est retenu, plus rien ne m'empêchera d'aller juqu'au bout. Tout mon héritage y passera mais je suis sûr que ça marchera.

J'espère pour toi. Faut dire qu'une planète entière de putes et de gigolos s'ébattant à poil par tous les temps, c'est osé comme idée.

C'est justement parce-que c'est « osé » que ça marchera. Le sexe a toujours fait vendre et là, je proposerai de quoi satisfaire tout le monde et toutes les bourses alors il n'y a pas de raison que ça capote. En plus, si j'ai le soutient de la fédération, je n'aurais pas de problème à organiser le ravitaillement de la planète.

T'es conscient que tu vas passer pour un pervers? T'as seulement seize ans et tu a déjà posé les premières pierres d'un empire du sexe. Tu veux quand même construire un gigantesque bordel à ciel ouvert.

Mais je sais et c'est pour ça que cette planète s'appellera, la planète des bordels.

Pourquoi au pluriel?

Je vais diviser la croûte solide de cette planète en cinq continents...

Comment tu vas faire ça?

En lançant un sortilège de morcellement depuis l'espace. Lancé par un puissant canon de vaisseau spacial, le sort sera assez amplifié pour s'attaquer à toute la planète.

Je vois. Ça peut marcher en effet.

Ça marchera. Bref, une fois ceci fait, chaque continent sera réservé à une « classe social » disons. Les plus riches auront ce qu'il y a de mieux sur le continent doré – où se trouvera également mon bureau – les autres choisiront leur continent en fonction du prix qu'ils pourront mettre dans le service. Cinq bordels en un seul.

Tu as pensé à tout. Ça fout un peu la trouille quand même.

Je sais mais je n'ai pas le choix. Si je veux réussir, il faut que tout soit prévu et préparé.

Et tu sauras quand si la fédération accepte de soutenir ton projet?

Dans quelques semaines.

Dis-moi, y'aura des loup-garous sur ta planète?

Tu sais bien que cette maladie n'existe plus. Il faudrait que je recrée artificiellement le virus.

Ça ne devrait pas te poser de problème ça, tu sais déjà faire des mélanges de gènes parfaitement stables.

Tom avait demandé une dérogation pour laisser tomber les cours de pilotage à la rentrée de sa sixième année. Il souhaitait se consacrer entièrement à sa spécialisation et, au vu de ses notes, personne n'avait songé à lui refuser ça. Le jeune homme s'était spécialisé dans les potions et charmes de la manipulation génétique et de la recréation d'êtres vivants, un domaine très pointu et complexe pour lequel il semblait avoir un don. Il passait des heures entières dans le laboratoire de l'école à mettre ses cours en pratique, à faire ses propres expériences au point d'être en avance de deux ans sur le programme normal. Dernièrement, il avait mis au monde sa première créature: un chaton noir, génétiquement modifié pour garder sa taille de bébé, avec d'immenses yeux verts et de petites ailes de colibri dans le dos. La petite bête volait déjà parfaitement et avait fait craquer toutes les filles de l'école. Tom était un génie, ce qui expliquait sa confiance pour son projet.

Et puis, sous couvert d'offrir des êtres réalisant tous les fantasmes à ses futurs clients, il pourrait enfin travailler sur des gènes humains. Passer à une étape encore supérieure.

Le problème n'est pas là Draco. Je ne pourrais injecter le virus à une personne non-consentante et comme je ne trouverai personne pour accepter de se faire infecter, il faudrait que je crée des êtres exprès pour ça, ce qui risque de m'attirer des ennuis de la part de l'Organisation Intergalactique de l'Univers Connu. Ils pourraient craindre, avec raison, que le virus ne m'échappe et que la maladie ne recommence à se répandre.

Mais il y a un vaccin contre cette saleté.

Il faut deux ans pour le préparer, c'est une potion très complexe et en deux ans, imagine le nombre de personnes qui pourraient être touchées, voire tuées.

Il n'y a pas de vaccin en réserve?

Pourquoi on aurait gardé des vaccins, la maladie n'existe plus depuis cent cinquante ans.

C'est vrai. Mais tu peux bidouiller quelque chose pour que le virus ne soit pas du tout contagieux même par morsure non?

C'est vrai que je peux essayer. C'est même une brillante idée. Sourit Tom. Il avait toujours rêver de voir un loup-garou en vrai plutôt que sur les photos des livres d'histoire-naturelle. Et puis, c'était un défi et il ne reculait jamais devant un défi.

Tom se perdit quelques minutes dans ses pensées, cherchant les moyens de réussir à recréer un lycanthrope. Draco recracha une bouffée de fumée et sourit: son ami ne changerait jamais. Il ramena les couvertures sur eux pour calmer les tremblements qui commençaient à les secouer. Il faisait très froid sur Cultura la nuit, quelque soit la saison.

Au fait, j'ai reçu un message de mon père. Il vous invite toi, Pansy et Bill à venir à la maison pour les prochaines vacances, afin de vous montrer sa dernière création.

C'est gentil mais je ne pourrais pas venir. J'ai promis à ma grand-mère de venir chez elle. Comme elle est ma seule famille et qu'elle n'en a plus pour longtemps...

T'excuse pas, je comprends. On passera vous voir sur tu veux.

Ça serait sympa.

o0O0o

Les semaines avaient filé si vite que Draco avait du mal à croire qu'il puisse déjà être à nouveau en vacance. Entre ses journées passées en classe et ses nuits dans les bras de son meilleur ami, les jours lui étaient passés sous le nez. Il regrettait seulement que personne n'ait pu profiter de l'invitation de son père. Il aurait aimé que ses meilleurs amis soient là pour le baptême du nouveau bébé de la compagnie Malfoy.

Il était rentré chez lui la veille et avait retrouvé avec plaisir sa maison et son immense chambre. Ainsi que celui qui lui avait le plus manqué, son père.

Alors Draco, tu es prêt à voir le petit dernier? Lui demanda Lucius, une bouteille de champagne dans la main et un immense sourire sur le visage en entrant dans sa chambre.

Maintenant?

On dirait.

Draco jeta son livre et suivit le superbe blond qui lui servait de géniteur. Ses parents l'avaient eu très tôt, pour se débarasser de la corvée « reproductrice » d'un mariage arrangé, ce qui expliquait que Lucius était plus jeune que la plupart des parents des amis de son fils. À trente-quatre ans, il était régulièrement élu « l'homme le plus sexy de l'Univers Connu » par Sorcière Hebdo et Gay Mage Mag' et, secrètement, son fils avait bien l'intention de lui ravir cette position en peu de temps.

Alors qu'ils marchaient dans les superbes couloirs de leur résidence, ils croisèrent un robot elfe de maison que Draco n'avait jamais vu. C'était un modèle plus petit que celui utilisé classiquement et la peinture de son corps semblait le rendre très passe-partout. Le jeune homme avait l'impression désagréable que le petit corps mécanique avait été conçu pour passer inaperçu – mais pas comme un efle de maison l'était habituellement.

Papa, il vient d'où ce truc?

L'elfe? C'est un cadeau de ta tante Bellatrix.

Et tu l'as accepté? Elle dont tu te méfies comme de la peste?

Je n'avais pas de raison de refuser. C'est un nouveau modèle, censé être plus performant que le modèle standard mais pour l'instant, je n'ai pas vu de différence si ce n'est que sa voix est plus fluide, elle fait moins mécanique.

Draco se retourna et observa le robot. Celui-ci semblait n'être pas au point. Il marchait en rasant les murs, s'arrêtait, se remettait en marche, allait au milieu du couloir, sans logique. Le blond haussa les épaules et se dit qu'il s'agissait sans doute d'un prototype que la fédération voulait tester avant de lancer la production à grande échelle. Mais pourquoi chez son père?

Le père et le fils sortirent dans le jardin et aprés quelques minutes, ils arrivèrent devant un immense hangard à l'arrière de la maison. D'un simple coup de baguette, la lourde porte s'ouvrit, dévoilant le métal sombre, presque noir, d'un vaisseau aux courbes lisses, stylisées, épurées. Il s'agissait d'un appareil de combat pouvant contenir au bas mot cent cinquante membres d'équipages.

Les canons sont rétractables, cela permet une meilleure pénétration dans l'atmosphère lors d'un atterissage. Il y a cent-vingt pièces d'artilleries en tout, dont trente sont des lasers moldus. La peinture est enchantée pour capter le moindre rayon de lumière et le convertir en chaleur. Les boucliers sont alimentés par des cristaux d'Azur, j'ai repris cette idée aux moldus.

Toujours fidèle à tes idées de mélange à ce que je vois?

Toujours. C'est bien le mélange de nos deux technologies qui a permis à nos ancêtres de fuir la Terre il y a mille ans. On prend le meilleur des deux et on jette le reste.

Et comment vas-tu l'appeler ton bijou?

Eros, comme l'ancien dieu de l'amour.

En hommage à qui?

Ça ne te regarde pas sale môme! S'indigna Lucius en ébouriffant les cheveux parfaitement plaqués de son rejeton. Son mariage ne l'avait pas rendu heureux, sa femme non plus d'ailleurs, sauf pour une chose: Draco. Ce bébé aux yeux trop bleus avait été le ciment de la vaste comédie que ses parents l'avait obligé à jouer et à partir de sa naissance – il n'avait que dix-sept ans, sa femme vingt-deux – lui et Narcissa était devenu amis. De vrais amis mais jamais ils n'avaient été plus.

Draco rit et tenta d'échapper à son père quand le temps s'accéléra, entraînant son monde dans sa course. Une tâche rouge était apparu sur le torse de l'ainé des Malfoy et commençait à s'étendre. Lucius avait les yeux écarquillés, révulsés comme un cri de douleur muet.

C'est au ralenti que le jeune Malfoy vit son père s'effondrer, laissant apparaître derrière lui l'elfe robot offert par la tante Bellatrix. Celui-ci avait les yeux rouges, signe qu'un laser s'y trouvait. Laser qui venait de toucher son père en plein torax.

Le cerveau de Draco analysa presque machinalement la scène qu'il avait sous les yeux.

Bellatrix Lestranges avait enfin réussit à abattre le meilleur rempart qui la séparait de la fortune des Malfoy et Draco savait qu'il était le prochain sur sa liste, car son père disparut et lui mort, cette garce serait automatiquement désignée comme unique héritière. Le blond se jeta sur son père pour tenter de le ranimer, des larmes coulant sur ses joues.

Il ne voulait pas le perdre, pas maintenant, pas tout de suite. Qu'est-ce qu'il allait devenir sans son père? Il n'était pas prêt à lui succéder et à attendre que sa tante se décide à lui régler son compte. D'ailleurs, comment son père, si méfiant, avait pu se laisser avoir de la sorte?

Comment?

Blaize Zabini, le nouveau mécano sortit de l'appareil où il effectuait les derniers réglages. Il avait tout vu. Il voulut se jeter sur l'assassin mécanique mais celui-ci se mit à trembler et s'enflamma, emportant les preuves de son crime avec lui. Voyant qu'on ne pouvait rien sauver, il préféra s'intérésser à son patron qui agonisait sur le sol du hangar, la tête sur les genoux de son fils. Ce dernier semblait anéanti. Il appelait son père comme un enfant paniqué, perdu dans une tempête.

Blaize s'approcha doucement et posa son index sur le cou de son employeur, trouvant un poul faible, mais présent.

Il est vivant Draco. Il lui faut des soins urgents mais il est vivant.

À cet instant, des sirènes de voitures de police retentirent dans le silence de la propriété et la voix rauque d'un officier se fit entendre, magiquement amplifiée.

Draco Malfoy, Blaize Zabini, sortez les mains en l'air. Vous êtes en état d'arrestation pour le meurtre de Lucius Malfoy.

Draco et Blaize se regardèrent, leurs deux regards posant les mêmes questions: comment la police pouvait-elle déjà savoir que Lucius était mort assassiné? Et comment savait-elle qu'ils étaient tous les deux dans le hangar avec leur victime supposée?

Bien sûr, il ne fallut que quelques secondes à Draco pour comprendre que le piège de Bellatrix s'était également refermé sur lui. S'il était reconnu coupable – et il ne doutait pas que sa tante s'était arrangée pour qu'il le soit – il serait condamné à passer le reste de sa vie à la prison stellaire d'Azkaban – un satellite carcéral au fin fond de l'Univers Connu – et perdrait ses droits sur son héritage.

Le jeune homme repensa à l'elfe et à sa manière de se déplacer et il comprit que le robot était programmé pour éviter les caméras de surveillance. Par conséquent, sans image de la créature et sans reste, il lui serait impossible de prouver son innocence. Mais tant qu'il serait libre et en vie, les sortilèges posés sur le coffre de sa famille empêcheraient quiconque de l'ouvrir, donc l'or des Malfoy serait à l'abri de la convoitise des Lestranges.

Il lui fallait fuir, mais il ne savait pas comment et surtout, il ne voulait pas abandonner son père alors que celui-ci n'était pas mort. Mais comment le sauver alors qu'il ne pouvait pas contacter de médecin et qu'une fois encore, il était certain que Bella avait tout prévu? Il savait que c'était elle qui avait appelé la police pour l'empêcher de partir et qu'elle avait sûrement des preuves en béton contre lui (probablement des images truquées envoyées par son robot).

Qu'est-ce qu'on va faire Draco?

Le jeune homme se tourna vers le vaisseau derrière lui. Il était beau cet appareil, même si son nom ne lui convenait plus. Draco ramassa la bouteille de champagne que son père avait amené et qui avait miraculeusement survécu à la chute. Il la brandit dans les airs et la jeta contre la carlingue neuve, la regardant exploser en un millier d'étincelles.

Je te baptise Thanatos. Tu seras l'instrument de ma vengeance, l'arme qui terrassera mes ennemis.

Blaize se leva, portant dans ses bras le corps agonisant du beau Lucius. Il avait deviné ce que voulait faire Draco et il était prêt à le suivre car de toute façon, il était déjà un hors-la-loi.

Blaize, tu es avec moi?

Oui, Capitaine.

Draco lui sourit tristement et s'engouffra dans le Thanatos à la recherche de l'infirmerie, talonné par son premier membre d'équipage. Celle-ci se trouvait au fond du vaisseau et était déjà totalement équipé. Elle contenait en particulier un caisson de repos magique, exactement ce qu'il leur fallait. Ce caisson ne soignerait pas Lucius mais le maintiendrait en sommeil le temps nécéssaire à trouver un médecin assez compétent pour le sauver. Un peu comme si le temps avait cessé de s'écouler à l'intérieur de la boîte – celle-ci étant magique, elle ne nécéssitait pas d'alimentation électrique ce qui rassurait Draco. En cas de panne, il n'y aurait aucun danger.

Ils installèrent l'homme dans son « cercueil » comme on le faisait pour les princesses de contes de fées, espérant pouvoir un jour rencontrer le « prince » qui pourrait le réveiller.

Blaize, tu sais piloter?

Je suis navigateur quand je ne suis pas jusqu'aux coudes dans le cambouis.

Parfait. Je prends les commandes du vaisseau.

Ils trouvèrent assez vite le poste de pilotage et Draco paniqua un peu en se rendant compte qu'il allait être maître à bord alors qu'il n'avait même pas son permis et ne connaissait pas ce modèle de vaisseau. Et puis, il avait plus souvent travaillé sur simulateur qu'avec un véritable engin et là, c'était la réalité, pas d'erreur possible. Mais il fut vite rassuré car son père utilisait des consoles standards dans ses créations afin de faciliter la prise en main.

Il alluma les moteurs, sentant avec bonheur le vaisseau trembler. Le Thanatos décolla du sol et passa les portes toujours ouvertes du hangar, surprenant les policiers qui braillaient toujours à l'extérieur. Il prit de la vitesse et leva du nez pour monter dans le ciel, trouver l'espace infini où son pilote ne risquerait plus rien pour un très court moment.

Draco savait qu'en bas les policiers étaient magiquement expulsés du domaine de sa famille et que toutes les grilles, portes et fenêtres permettant d'entrer dans le jardin et la maison s'étaient scéllés pour ne laisser entrer personne – comme à chaque fois qu'il n'y avait plus de Malfoy sur la propriété. Les elfes de maison continueraient de faire leur travail jusqu'au retour de leurs maîtres, personne ne pourrait venir les déranger et surtout pas Bellatrix qui devrait ronger son frein en attendant de pouvoir étaler sa personne sur les canapés en cuir noir du salon du premier étage.

Blaize était étonné de la facilité avec laquelle le blond prenait le Thanatos en main, comme s'il avait fait ça toute sa vie.

Il ignorait ce que lui réservait l'avenir. Jusque là, il se l'était imaginé plutôt calme mais il s'était trouvé au mauvais endroit, au mauvais moment et il avait le sentiment que Draco et la fédération allaient se liguer pour rendre sa vie beaucoup plus intéréssante.

o0O0o

Ils eurent un peu de mal à tout faire à deux mais ils parvinrent à se poser, plusieurs heures plus tard, sur une lune quelconque de la galaxie de la Licorne. Ils commencèrent par aller mettre le caisson où reposait Lucius en sûreté dans une chambre vide que Draco ferma à l'aide d'un puissant sort. Seul lui pouvait désormais s'approcher de son père.

Un miroir magique de communication sortit du plafond et diffusa un message de la fédération dans le poste de pilotage: Draco et Blaize étaient désormais des assassins en fuite, mais le blond étant désigné comme le « chef de l'opération », c'était lui qui intéréssait le plus les autorités.

Tu m'étonnes! Grogna Draco.

Mais le jeune homme n'avait pas l'intention de se laisser faire. Il ne pourrait prouver son innocence tant que son père ne serait pas en état de témoigner mais il pouvait empêcher la ruine de sa famille. Il contacta la Nouvelle Banque Gringotts – les gobelins étant liés par le secret professionnel, ils ne pourraient jamais parler à personne des demandes du jeune homme – et donna des ordres stricts au directeur: celui-ci devait empêcher quiconque de s'approcher de son coffre. De plus, il prit des dispositions afin que les entreprises de sa famille continuent de tourner, désignant les gobelins comme responsables légaux de celles-ci. Dix pour cent des recettes annuelles de la famille appartenaient désormais à la banque des sorciers et pour Draco, c'était peu cher payé. Il était désormais certain que la fédération ne pourrait jamais lui voler ses biens, les gobelins préférant mourir plutôt que de trahir un de leur client, surtout un qui leur confiait de si intéréssantes et juteuses responsabilités.

Un code secret permettait désormais au blond de puiser dans sa fortune sans qu'il ait besoin de se déplacer jusqu'à la banque et il fit rajouter une close dans le contrat de sa famille pour rendre impossible toute surveillance de son coffre.

Il ne lui restait plus qu'à rester hors de portée de la fédération le temps que son père se fasse soigner.

Et il ne pouvait s'empêcher de se demander ce que ses amis pouvaient bien penser de lui? Ils savaient tous qu'il adorait son père mais avec le bourrage de crâne de la fédération, il y avait de fortes chances qu'ils le croient coupables.

De toute manière, il avait d'autres choses à penser pour le moment, comme trouver des membres d'équipages parce-qu'un vaisseau de la taille du Thanatos n'était pas éternellement gérable pour deux personnes, aussi qualifiées soit-elles.

Et puis, il fallait mettre en place un système de ravitaillement en cristaux d'Azur et en nourriture, ainsi qu'en eau. Bref, il fallait mettre en place toute la logistique et Draco se sentait un peu dépassé.

Heureusement que son mécano était là, sinon il serait devenu dingue.

o0O0o

Le temps passa, les mois s'écoulèrent et l'équipage de Draco s'enrichit au fur et à mesure de jeunes gens paumés, de repris de justice, d'orphelins ne sachant pas où aller ou de personnes convaincus de l'innocence du blond.

La première à le rejoindre avait été Pansy Parkinson, une semaine à peine aprés sa fuite. Elle avait amené son sens de l'organisation et ses capacités en navigation. Draco était désormais accusé, en plus du reste, d'enlèvement mais il s'en foutait.

Puis il y avait eu Ron Weasley, le jeune frère de Bill – à peine quatorze ans – qui s'était enfui de chez lui car il ne supportait plus d'être toujours dans l'ombre de ses grands frères. Bien sûr, le blond avait prévenu la famille de ce dernier mais l'adolescent avait refusé de rentrer chez ses parents et ces derniers n'avaient eu d'autres choix que de confier leur précieux fils à « l'ennemi public numéro un ». Avec l'aide de la famille Weasley et de ses nombreuses branches dispersées dans l'Univers Connu, le Thanatos pouvait toujours trouver des endroits où se cacher quand la situation devenait trop dangeureuse.

Ensuite, il y avait eu Hermione Granger, jeune fille moldue dotée d'un QI de génie qui avait perdu ses parents dans un accident. Ne pouvant plus payer ses frais de domicile et de scolarité, elle s'était retrouvé à la rue. Draco l'avait rencontré alors qu'elle faisait la manche au pied d'un grand magasin. Il l'avait recueilli, profitant de son intelligence et de sa sagesse précoce.

Et Théodore Nott, petit voleur et pick-pocket qui voyageait de planète en planète, apprenant les langues et les coutumes avec une facilité déconcertante. Draco l'avait bombardé officier des communications dés qu'il avait intégré son équipage et peu à peu, le garçon s'était tourné vers la navigation.

De planète en combat, la famille du Thanatos s'était agrandie mais mis à part Blaize et Draco, personne ne savait qu'un homme dormait dans un caisson magique, soigneusement enfermé dans une chambre.

Draco resta en contact avec Tom, dont la fédération avait accepté le projet. Se trouvant prisonnier entre son amitié pour le blond et ses obligations envers ceux qui financaient une partie de son projet, le jeune homme lui avait promis de toujours l'accueillir s'il en avait besoin à condition qu'on ne lui demande pas de se mettre Impero à dos. Il ne pouvait pas se le permettre. La distance désserait peu à peu les liens de leur amitié mais ils n'en faisaient pas grand cas, trop occupés qu'ils étaient, chacun de son côté.

La planète des bordels vit le jour deux ans aprés la fuite de Draco et son succés fut immédiat. Les prostitués, ramassés aux quatres coins de l'Univers Connu ou sortis des laboratoires de Tom, attiraient une clientèle nombreuse et disparate. Tom transforma son nom en Voldemort, ça faisait plus « classe » selon lui.

Et pendant tout ce temps, Draco n'avait jamais abandonné ses recherches d'un médecin mais il n'en trouva aucun capable de soigner un cas comme celui de son père.

Mais il finirait par trouver, foi de Malfoy.

Et si au passage il pouvait se trouver un amant...

FIN

La suite dans « Incubus ».

La suite « d'Incubus » viendra plus tard, le temps pour moi de trouver un bon scénario.



Return to Top