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Vive les Unas
Author of 23 Stories

Rated: T - French - Humor/Romance - Carson B. & Rodney M. - Reviews: 41 - Updated: 02-14-07 - Published: 08-07-06 - id:3090725

Merci beaucoup pour vos reviews ! Frozensheep va être contente, je parle d’un acteur qu’elle adooooore dans ce chapitre, j’ai nommé Leonardo DiCaprio ! (D’ailleurs, j’ai tenu ma promesse, je publie aujourd’hui… je veux ma suite kitchissime !)

No kidding, cette fic est surtout centrée sur le couple Rodney/Carson. Oups, couple ? J’ai dit couple, moi ?

O°David Hewlett est un génie°O

-Elizabeth ?

La diplomate quitta une fois de plus son rapport des yeux et adressa un regard exténué au petit sétidien occupé à rêvasser assis par terre près de son bureau.

-Oui Ronon, qu’est ce qu’il y a encore ?

-Quand est ce que je vais revoir ma maman ?

Attendrie, Weir lui tapota le dessus du crâne (recouvert de cheveux coupés courts…sacré changement !) et lui colla un baisé sur le front, chose qu’elle ne se serait jamais risquée à faire avec un Ronon frôlant les deux mètres. C’est alors qu’elle sentit quelque chose s’enrouler autours de sa cheville. Légèrement inquiète, elle baissa les yeux et lorsque ceux cis rencontrèrent le looong spaghetti verdâtre et résolument gluant qui collait à sa peau, la diplomate poussa un hurlement.

Le spaghetti se mit à bouger tout seul en s’infiltrant de plus en plus loin dans le pantalon d’Elizabeth, qui secoua frénétiquement la jambe pour se débarrasser de l’inopportune créature.

-Arrêtez ! C’est Plurp, vous allez le tuer !

Voyant que ses recommandations ne faisaient pas leur chemin dans le cerveau de Weir, Ronon s’approcha doucement de la jambe en mouvement et saisis délicatement le bout de la queue de l’animal.

-Eh ! Ca m’a piqué !

-Ben oui, fallait pas l’agresser…

La bestiole se lova au creux de l’épaule de l’enfant en crachotant en direction d’Elizabeth. C’était une espèce de petit rat jaune et vert recouvert d’écailles, avec quatre pattes à 2 doigts pourvus de griffes, d’une queue immense, de petits yeux rouges et d’une mâchoire pourvue d’impressionnantes mandibules. Elizabeth trouva la créature monstrueuse et releva le bas de son pantalon pour considérer l’étendue des dégâts. Une longue estafilade défigurait son mollet, mais rien de bien grave.

Ronon murmurait des paroles rassurantes à son rat, lui caressant gentiment le dos.

-Comment tu as réussis à le cacher jusqu’ici, tu peux m’expliquer ?!?

-Il s’est sauvé quand j’ai traversé la porte, il a du avoir peur… Vous auriez du me dire qu’il se cachait dans votre bureau !

-Parce que tu crois que j’aurais hurlé comme ça si je l’avais su ?!?

-Qu’est ce que j’en sais, vous faites peut être ça souvent, c’est peut être votre façon de dire bonjour, je vous connais à peine !

Et sous le regard hébété de la dirigeante de l’expédition, Dex sortit de la pièce, sa bestiole dans les bras, la dorlotant comme s’il s’était agi d’un bébé.

O°David Hewlett est un génie°O

A peine Meredith eut-il franchi le seuil de la porte de la petite chambre qu’une petite boule d’énergie en forme de garçonnet lui sauta dans les bras. McKay lui caressa tendrement les cheveux en lui disant bonjour, tout en sachant pertinemment que le gosse ne comprenait rien.

-C’est votre bras droit. Vous êtes le chef scientifique, et lui il répare vos conneries, enfin, la plupart du temps…

La voix de Sheppard était taquine, mais loin de l’énerver, l’information fit sourire le jeune canadien.

-Tu as entendu ça Radek ? C’est moi qui fais des bêtises et c’est toi qui sauves tout le monde, tu te rends compte ?

-Et techniquement, il est plus âgé que vous. Je lui donnerais 42 ou 43 ans…

-Tu as entendu ? Tu es encore plus vieux et sage que moi !

Le militaire soupira et posa la main sur l’épaule de McKay.

-Meredith, tu fais exprès de ne pas me parler en face ou tu adores VRAIMENT les enfants ?

-Pourquoi, pas vous ? En plus Radek est adorable…

Bonjour, nous vous souhaitons la bienvenue dans la quatrième dimension, veuillez attacher vos ceintures…

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-Je peux vous dire une chose les jeunes, ce soir vous n’allez pas vous ennuyer !

Le franc sourire de Sheppard s’évanouit devant les mines peu convaincues des deux adolescents qui lui servaient d’interlocuteurs. Beckett, les yeux auréolés de fard à paupière noir, était assis en tailleur sur son lit et en train de s’étaler de la crème sur les mains tandis que Rodney, allongé, regardait les yeux ronds l’ordinateur portable que le militaire avait amené avec lui.

-Ce soir je vous laisse le portable et le DVD de Titanic. Bon, niveau action j’aurais préféré Fight Club mais il ne fait pas encore partie de notre dévédéthéque alors…

-C’est quoi un DVD ?

McKay venait de l’interrompre, une curiosité non feinte éclairant son visage. C’était vrai, en 1985, pas de DVD, pas d’ordinateur portable, pensa Sheppard.

Après avoir expliqué brièvement au scientifique en herbe le fonctionnement et l’utilité de toutes ces nouvelles technologies, il plaça l’ordinateur sur une chaise entre les deux lits, démarra le film et sortit de la pièce. Aussitôt, Rodney s’empara de la jaquette du DVD et lu le résumé.

-Ca raconte quoi ?

-C’est un film de bonne femme. « La merveilleuse histoire de la rencontre et du coup de foudre de Rose et Jack, deux jeunes gens que tout sépare embarqués sur le Titanic ».

-Je supporte très mal les scènes d’amour hétérosexuelles, je te préviens tout de suite…

Le canadien éclata de rire, se demandant intérieurement si ça le dérangerais lui de voir des scènes d’amour homosexuelles. En y réfléchissant, il n’en savait rien.

Il abandonna ses pensés liées à son identité sexuelle quand une vielle dame apparut à l’écran.

Contre toute attente, le film fut très beau, palpitant et émouvant à la fois. Il eut un pincement au cœur quand il vit le corps sans vie du beau blond cabotin s’enfoncer dans l’océan, et la rouquine qui malgré son cœur brisé parvint à réussir sa vie et à devenir encore plus vielle que son arrière grand-mère.

A l’apparition du générique de fin, il éteignit l’ordinateur de la façon montrée par Sheppard et alluma la petite lampe de chevet posée entre les deux lits.

Quelle ne fut pas sa surprise quand il constata que le maquillage noir de Beck avait coulé et que l’écossais sanglotait abondamment, ne remarquant pas les traînées noires qui coulaient de ses yeux jusque sur le bas de ses joues.

-Euh…je sais bien que c’est un beau film, mais c’était peut être pas la peine de te mettre dans des états pareils…

Le principal intéressé renifla bruyamment.

-Je suis très sensible, je tiens ça de ma mère. Et puis c’est tellement injuste qu’il soit mort…

-Oh, oui, c’est sur, teeeeeeeellement injuuuuuuste…

Beck fronça les sourcils, n’appréciant pas tellement que son colocataire se moque de lui. Le film était très triste, et il était sur que McKay lui aussi y était allé de sa petite larme. Et puis il n’y avait aucune honte à pleurer…

Le canadien pouffa et Carson se leva en direction de la salle de bain, histoire de constater l’étendue des dégâts de son maquillage qui avait coulé.

De son coté, Rodney décida d’y aller un peu moins rudement.

- Bon, d’accord, ce n’était pas très rigolo comme film. Et puis la musique foutait le bourdon. Mais si tu te mets à pleurer pour un film, je me demande ce que ça doit donner pour un enterrement !

- Oh mon dieu, quelle catastrophe !

- Ouais, c’est ce que je me disais.

- Je parlais de mon maquillage...

Meredith s’extirpa de son lit et vint se placer à l’embrasure de la porte de la salle de bain, quand il vit que l’écossais était torse nu. Rougissant vivement, il se retourna face à la chambre, ce qui fit rire le futur médecin, occupé à nettoyer le noir qui avait coulé.

- Quoi, mes biceps t’excitent McKay ?

- Ne dit pas n’importe quoi…

McKay prit son courage à deux mains et se tourna vers l’énergumène se démaquillant là, essayant tant bien que mal de laisser à son visage une couleur normale. Il fallait dire qu’un jeune apprenti footballeur à moitié nu dans un rayon de deux mètre n’était pas le meilleur moyen pour simuler une douche froide…

-J’ai une idée, tu veux pas essayer ?

Meredith leva un sourcil dans une parfaite imitation d’un certain Jaffa libre dont il ne connaissait pas l’existence, en signe d’étonnement.

-Essayer quoi ?

-De te maquiller. Ca t’irait bien, le maquillage noir va bien aux yeux bleus, comme toi et moi. Et puis je pourrais te coiffer aussi, tes cheveux sont tellement ondulés qu’on dirais un mouton sortit d’une école d’ingénieur…

Tandis que Carson s’astiquait délicatement le visage à l’aide d’un coton à démaquiller, le canadien se choqua lui même en considérant sérieusement la proposition. Se transformer le temps d’une soirée en l’un des chanteurs de Kiss, pourquoi pas ?

C’est alors que son œil capta l’image de Beck dans le miroir, le visage libéré de tout cosmétique. Il le trouvait encore plus mignon comme ça…

Rodney se renfrogna. Il fallait qu’il arrête de considérer tel ou tel garçon comme mignon, ça devenait une manie. Il aimait bien les filles, il ne pouvait pas être pédé ! Et puis le Rodney McKay de 38 ans, celui décrit dans les fiches du personnel, il n’était pas marié, et personne ne lui avait fait comprendre qu’il aimait les hommes, ou quoi que ce soit d’ailleurs.

-Alors, tu veux ou pas ? Tiens, assied toi sur le rebord de la baignoire, tu va voir.

Et sans vraiment lui laisser le choix, Beckett le prit par les épaules, l’installa à l’endroit indiqué, saisis son menton pour le faire lever la tête d’une main et s’empara de son crayon khôl d’une autre. Il entreprit de redessiner le contour de ses yeux, de farder de noir ses paupières et tout ce qui approchait de ses yeux, lui mit un peu de mascara avant de plonger sa main dans un pot de gel afin d’ébouriffer les cheveux de l’étudiant modèle. McKay se laissa faire, n’aimant pas trop se faire manipuler ainsi mais profitant du spectacle du visage de l’écossais à quelques centimètres du sien. Ce type avait les yeux d’un bleu…

Et juste au dessus, un rayon de lumière fit briller l’anneau argenté que Beck exhibait à l’arcade sourcilière.

-Ca t’a fait mal quand tu l’as fait ?

-De quoi ?

-Ton piercing. Ca doit faire super mal…

-Oh, non, la pose ça va encore. Le pire ça a été la réaction de mes frères…

Le futur astrophysicien sourit malgré lui.

-Tu as des frères et sœurs ?

-Ouais, trois frères et deux sœurs. La blague que les gens font en général, c’est de dire que ma mère a eu trois filles et trois garçons, ils me comptent comme une fille. Ils sont vraiment cons quand ils s’y mettent…

-Et ta famille en elle même, elle a accepté le fait que…que tu sois euh…

Le canadien adressa une grimace entendue à son interlocuteur, qui lui sourit un peu tristement tout en arrangeant ses cheveux blonds.

-Avant, je jouais tout le temps au foot avec mes frères. Enfin, au soccer quoi, pas à cette idiotie de foot américain qui ressemble à du rugby ! Je suis le plus jeune, ils me protégeaient. Et puis un jour, lors d’un repas de famille, je leur ai dit que j’aimais les garçons. Ma mère l’avait un peu remarqué, elle et mes sœurs n’ont pas fait de difficultés. Mon frère aîné non plus, mais mes deux autres frères…

Beck soupira en haussant les épaules et Rodney émit un sourire compatissant.

-L’année dernière, ils étaient encore dans le même lycée que moi. Une fois dans les vestiaires, après un match de foot, un type m’a traité de pédale, puis il a dit que je devrais pas partager les mêmes douches que les autres joueurs parce que je n’étais qu’une fillette, alors je lui ai fichu mon poing dans la gueule, et ça a viré assez mal. Ce connard m’a cassé le poignet, moi j’ai du lui réduire le service trois pièces en bouillie, mais bon, à la fin j’étais en sang, et mes frères n’ont rien fait d’autre que d’appeler ma mère, en lui disant que je m’étais encore fait remarqué. Quand j’ai mis ce piercing, l’anneau que j’ai à l’oreille et que j’ai commencé à me maquiller et à me coiffer comme ça, Eric à arrêté de me parler, et Donald lui est parti s’installer ailleurs avec sa fiancée et me fait la gueule à chaque fois que je le vois. Mais bon, ma mère est assez cool, mon frère aîné me défend comme il peut, et mes sœurs…ben, elles sont jumelles, et puis elles devaient avoir neuf ans quand je suis né, je suis un peu leur bébé…

-Elles ont 26 ans et vivent encore chez toi ?

- Elles habitent toutes les deux en face de notre maison, elles ont eu du mal à se séparer de maman !

L’écossais ayant finit, McKay se leva et admira le résultat de son relooking dans le miroir. Ouais, le voilà devenu un authentique membre du groupe Kiss… Ses cheveux ébouriffés lui allaient quand même mieux que sa vielle coiffure de euh…mouton.

-T’es craquant comme ça McKay…

L’intéressé rougit jusqu’aux oreille et esquissa un sourire pour dissimuler sa gêne.

-Et ton père, il dit quoi ?

-Mon père est mort quand j’avais cinq ans. Il devait peser dans les 130 kilos, il a fait une crise cardiaque…je me souvient quasiment pas de lui.

Carson ferma la lumière de la salle de bain et s’étala sur son lit, le nez dans l’oreiller. Rodney vint s’asseoir à coté de lui, oscillant entre gêne et culot.

-Et toi McKay, pourquoi tes parents t’ont appelés Meredith ?

Le canadien rougit de plus belle, détestant ardemment son prénom.

-Ils ont trouvés que pour un garçon c’était original et très beau. Mais c’est assez lourd à porter, surtout à l’école primaire. Ils ont appelés ma sœur Jeannie du coup, les réflexions des gens par rapport au prénom de leur fils adoré les avaient traumatisés.

-Ils sont bien, tes parents ?

-Mon père est prof de maths à l’université. Lui, ma sœur et moi on a étés diagnostiqués comme des génies. Mon père est gentil mais assez stricte en ce qui concerne les études. Ma mère est une pauvre conne…

Carson se retourna sur le dos et éclata de rire. Sa main ébouriffa les cheveux hérissés de son colocataire.

-Le maquillage t’a dévergondé ma parole !

-Mais je te promets, elle est tout le temps en train de critiquer ce que je fais, ce que je choisis, ce que je pense…j’ai beaucoup de mal à la supporter. Ma sœur par contre, j’en suis complètement gaga. Elle a sept ans, c’est un vrai petit ange !

-Et ta copine ?

Rodney se renfrogna.

-Et ton copain ?

-J’ai demandé en premier.

-Elle m’a largué pour un type de son age plus intéressé par ses seins que par son intellect. Une pauvre conne elle aussi…bon, une pauvre conne avec 132 de QI, mais quand même.

-J’ai eu trois petits copains. Le premier était un obsédé sexuel, le deuxième m’a quitté pour une fille, le troisième avait une peur bleue de la réaction de ses parents et le quatrième était un demeuré congénital…

Le futur scientifique eut un petit rire. Pas de doute, son camarade était haut en couleurs, et pas qu’au sens propre !

-Je suppose que c’est l’obsédé sexuel qui t’a dévergondé à ce point…

-Dévergondé ! C’est quoi ce mot ? Tu trouve que j’ai l’air dévergondé, toi ?

McKay détourna le regard, un peu gêné.

-Ben, je sais pas, tu fais un peu euh… provocateur, enfin, tu te ballade à moitié à poil, tu fais des réflexions bizarres…tu vois quoi…

Carson eut un large sourire, s’approcha et posa sa main sur celle de son colocataire, qui frémit.

-Mais ça c’est parce que je te drague McKay.

L’intéressé écarquilla les yeux et se leva brusquement, mettant un peu de distance entre l’écossais et lui. Il se sentait vraiment mal à l’aise, et décida de s’asseoir sur son propre lit, les avants bras posés sur les cuisses.

-Quoi, t’avais pas remarqué ?

-Euh…si, enfin, je…

-T’es pas attiré par les garçons ?

Rodney se mordit la lèvre inférieure et sentit le rouge envahir ses oreilles.

- Je ne sais pas.

- Comment ça tu sais pas ?

- Ecoute je…c’est compliqué.

La gêne du canadien fit sourire Beck.

-C’est une question simple pourtant, tu réponds par oui ou par non.

-J’aime bien les filles.

-L’un n’empêche pas l’autre…

Meredith gémit et un lourd silence interrogatif s’installa. L’écossais décida de briser ce silence au bout de quelques minutes, se disant qu’il fallait tenter le tout pour le tout.

- Ecoute Meredith…je te trouve très mignon, très attirant. Et puis t’as beaucoup de charme. Bon, peut être que je vais découvrir qu’à l’intérieur tu es la pire des ordures, mais ça n’empêche que, pour l’instant, je suis intéressé par toi. Je crois que j’ai un faible pour les intellos si tu vois ce que je veux dire…

-T’es pas mal non plus…

-Ah ! Donc tu es attiré par moi ?

Conscient de sa gaffe, Rodney enfouis sa tête dans ses mains, voulant s’enfoncer six pieds sous terre à cet instant. La situation était surréaliste, il était en train d’écouter un mec lui faire des avances et tout ce qui trouvé à redire, c’était un « t’es pas mal non plus »… Mais il lui fallait un peu de nerfs !! Qu’il accepte franchement ou rejette en bloc, mais qu’il arrête de sortir des banalités !

-Viens t’asseoir à coté de moi, juste une minute…

Sans vraiment savoir pourquoi, le futur scientifique alla s’asseoir sur le lit de Beck, tout près de lui, coincé entre l’oreiller et la table de chevet. L’autre lui sourit une fois de plus et appuya sa tête contre le mur.

-Bon, je connais un excellent moyen, rapide et sans conséquence, de déterminer si tu es attiré par les hommes.

-Lequel ?

Carson regarda son interlocuteur dans les yeux, passablement excité.

-T’as déjà embrassé un garçon McKay ?

L’autre rougit jusqu’à la racine des cheveux et secoua vivement la tête en signe de négation.

-Bon, ferme les yeux et laisses-toi faire…

-Mais je…

-Tu veux savoir oui ou non ?

Rodney était piégé, embourbé dans la situation jusqu’au menton, et il ne se souvenait pas d’avoir été autant mal à l’aise.

-Juste un baisé, comme ça. Ca ne va pas plus loin, et tu le fais vite.

-Bon, d’accord, alors tu fermes les yeux et tu arrêtes de stresser…

La mort dans l’âme, McKay ferma les yeux et attendit. La légère pression de deux lèvres sur les siennes se fit sentir, puis plus rien. Au bout d’un moment, le canadien ouvrit les yeux pour jeter un regard interrogateur à Beck.

-C’est tout ? J’ai quasiment rien sentit.

-Hey, c’est toi qui l’as voulu comme ça !

Beckett soupira, exaspéré. Tout ce bordel pour un simple baisé, il fallait le faire !

-On va recommencer en allant un peu plus loin, okay ?

-Tu ne mets pas la langue…

-Promis.

Meredith expira et ferma à nouveau les yeux. Beck s’approcha de lui et l’embrassa doucement, et pendant quelques dizaines de secondes le petit génie pu sentir son cœur s’emballer, ses sens s’imbiber de l’odeur masculine de l’écossais et de la texture de ses lèvres.

Carson se recula et sourit à son colocataire, qui rouvrit les yeux.

-Alors ?

-Alors… tu sens bon.

Le sourire du futur médecin s’élargit et il approcha son visage de celui de l’autre adolescent. Rodney hésita un instant, puis ses lèvres se posèrent le coin de la bouche du jeune punk, qui l’embrassa plus profondément que les fois précédentes, attrapant le visage de son compagnon pour l’amener encore plus prés. Sa langue caressa l’interstice que formaient les lèvres de McKay, qui toucha rapidement l’appendice buccal de Beck de sa langue. Rodney sentit son bas ventre se retourner et son rythme cardiaque s’accélérer, tant il se sentait plein de son compagnon. Plein de son goût, de son odeur, de sa chaleur, de sa douceur…

Le baisé s’humidifia quand Beck se mit en tête de caresser de sa langue et de ses lèvres le contour de la bouche du canadien, qui, mécontent, focalisa rapidement le baisé dans sa partie intime, fermée. Carson se recula de quelques centimètres, le forçant à aller le chercher, à faire un pas en avant, à prouver qu’il n’était pas en train de subir mais de participer au baisé. L’écossais serra son torse contre le sien et le pris dans ses bras, tout en commençant à embrasser le bas de sa mâchoire et son cou.

Rodney gémit avant de se rendre compte de la dangerosité relative de la situation. Il était en train de crever de plaisir et de contentement dans les bras d’un garçon, qui ne cherchait sûrement qu’à l’amener dans son lit. Réflexion faite, il était déjà dans son lit, ce qui accentuait la luminosité de l’ampoule « attention danger » qui venait de s’allumer dans un coin de son cerveau.

-Hum, Beck, je crois que ça suffit pour aujourd’hui là…

Constatant que l’écossais ne semblait pas l’entendre, McKay se dégagea doucement et se leva en direction de la salle de bain, au plus grand désarroi de son colocataire.

-Je vais me démaquiller. Merci de m’avoir euh…montrer ça.

Plus rouge qu’une tomate trop mure, le canadien s’enferma à clef dans la salle d’eau, laissant Beck en plan.

Voilà, ça volait pas très haut mais cette fic, c’est ma cour de récré Reviews ? Sivouplaaaaaait !!



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