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Il était dans une grande plaine, allongé lascivement écoutant le bruit du vent jouant avec l’herbe. Il se sentait en paix. Plus rien n’avait d’importance tous ses soucis chassés par les couleurs du soleil naissant dans le ciel. L’endroit était tout sauf silencieux, on entendait les oiseaux, le bruit d’une cascade au loin, mais tout ceci était très reposant. Lentement il se releva sur un de ses coudes le sourire aux lèvres, un bruit était venu déranger la nature, un bruit agréable, un rire d’enfant. Il se mit finalement à genoux puis se leva entièrement et scruta l’horizon. Plusieurs rires enfantins arriva jusqu’à lui de nouveau mais il ne distinguait toujours rien. L’herbe était haute peut-être qu’ils étaient trop petits pour qu’on puisse les distinguer. Il se mit à marcher lentement se guidant au bruit des enfants, qui donnaient l’impression de jouer. Il tourna la tête, il avait entendu un petit reniflement sur sa droite à quelques mètres de lui. Il s’arrêta et se dirigea vers ce nouveau bruit. Un enfant pleurait doucement essayant sûrement de retenir ces larmes.
« Ne pleure pas. On va retrouver tes amis. » dit doucement l’homme.
« Jamais on les retrouvera. » fit l’enfant boudeur.
« Mais si. Viens, on va y arriver. » L’homme entendit un bruit de déplacement mais il ne pouvait toujours pas distinguer l’enfant. « N’ai pas peur. Viens. »
« Non. On ne peut pas les retrouver. »
« Pourquoi ? Pourquoi crois-tu que nous ne les retrouverons pas ? » demanda t il patiemment.
« On ne peut pas retrouver ce que l’on ne cherche pas. » A ce moment les rires et bruits d’enfants se turent même les oiseaux semblaient être partis un silence pesant s’abattit sur la plaine et tout devint triste.
« Et bien alors on va les chercher. Allez viens ! Un orage se prépare, il faut se mettre à l’abri. »
« Non. Tu ne peux pas chercher ce que tu ignores avoir perdu. » Il entendit des bruits de pas. L’enfant s’éloignait en courant.
« Attends, ne te sauve pas. » L’homme couru derrière l’enfant mais celui ci avait disparut. Il continua à courir, il finirait bien par arriver à sa hauteur. Mais non, l’enfant avait complètement disparu. Il se figea d’un coup, un cri, un cri de peur était arrivé jusqu’à ses oreilles. Il se remit à courir de plus bel mais il ne voyait plus rien, n’entendait plus rien. Il continua à courir espérant qu’il arriverait à temps pour sauver l’enfant.
« Shun ! Shun ! Arrête. » Quelqu’un le secouait. « Shun arrête, c’est un cauchemar. Calme-toi. C’est juste un cauchemar. » Quelqu’un le prit dans ses bras et se mit à le bercer. « C’est fini. »
« Hyoga ? Pourquoi je fais toujours ce même rêve depuis 6 ans ? »
« Je ne sais pas mon amour. Je ne sais pas. Mais il va peut-être falloir que tu reprennes les pilules du docteur. »
Shun se dégage des bras de son amant. « Non, Hyoga je ne veux plus les prendre. »
« Mais, les rêves reviennent de plus en plus souvent. »
« C’est pour ça que je ne veux plus les prendre. Ils doivent avoir une signification et je veux savoir. »
Hyoga soupira résigné. « Fais comme tu veux. »
« Ikki ! » Shun joyeux sauta dans les bras de son frère.
« Salut pti frère. Alors comment vont les amours ? »
« Les amours vont bien, merci de te renseigner. » répondit avec un petit sourire Hyoga qui était resté en arrière.
« Cool. » fit Ikki en serrant la main de son ami. « Alors quoi de neuf au sanctuaire ? »
« Pas grand chose le train-train quotidien. Tu restes longtemps ? » demanda Shun suppliant.
« Quelques semaines. Je dois me réapprovisionner en vivre et en médicaments en quantités suffisantes. »
« Quel est ta prochaine destination ? » demanda curieux le Cygne.
« L’Inde, la pauvreté est alarmante là-bas. Bon, je dois aller voir le pope. On se retrouve pour le dîner ? »
« A tout à l’heure. »
Shun et Hyoga regardèrent le Phénix s’éloigner. Une fois qu’il fut à distance raisonnable Hyoga ne put s’empêcher de lancer « Pourquoi tu ne lui as rien dit à propos de tes cauchemars ? »
« Ce n’est pas important. »
« Oui c’est ça et c’est moi qui devrais lui annoncer par téléphone lorsque tu seras retombé en dépression nerveuse. »
« Je lui dirais ce soir si tu veux. » répondit Shun ne voulant pas se disputer avec lui.
« Ce serait raisonnable. »
Cela faisait maintenant 3 mois qu’Ikki était reparti du sanctuaire. Les premières fois Shun déprimait surtout avec ce stupide rêve qui revenait sans cesse. Mais maintenant il s’était habitué, il aimait la vie qu’il menait au sanctuaire avec Hyoga. Il attendait toujours avec impatience le retour du Phénix, mais il avait comprit qu’Ikki avait trouvé une voie qui lui plaisait. D’ailleurs de temps en temps Hyoga et Shun allaient le rejoindre pour le soutenir. C’est ce qu’ils comptaient faire dans quelques jours.
Shun était dans la chambre et préparait les deux valises. Hyoga et lui s’étaient installés dans le temple du verseau peu de temps après leur retour d’Hadès. Au début en tant qu’amis et finalement en tant qu’amants. Hyoga n’avait pas revêtu l’armure d’or du verseau et ne la revêtirait jamais mais il fallait des personnes pour protéger la montée et tous les deux s’y plaisaient. Concentré sur son occupation, Shun sursauta de surprise en voyant Kiki arrivé en furie dans la chambre. « Dépêche toi il y a ton frère au téléphone. Il veut te parler. »
Shun abandonna ce qu’il faisait et couru vers le temple du grand pope. Il existait plusieurs lignes de téléphone mais elles se trouvaient toutes dans le 13ème temple. Arrivé dans le temple, il se dirigea vers le bureau du grand pope toujours en courant. « Il ne sait pas combien de temps il va pouvoir tenir la ligne. » lui dit ce dernier en lui tendant le combiné.
« Ikki ? »
« Shun ? Je crois avoir trouvé……. Ne venez pas me rejoindre…….. rentre le plus tôt possible. »
« Ikki ? Je ne comprend pas ce que tu dis. »
« Je rentre…….. expliquerais à la maison. Tutu tu »
Shun s’effondra sur le siège en face du pope et raccrocha. « Je n’ai pas comprit ce qu’il m’a dit. Il a eut le temps de vous parler plus ? »
« J’ai juste compris qu’il avait une grande nouvelle à nous annoncer et qu’il rentrait. Ah! Oui et il parlait de tes rêves. Tu as recommencé à en avoir ? »
« Oui et je suis sûr qu’ils ont une signification. »
« Ils t’ont rendu fragile la dernière fois. Crois-tu qu’il soit prudent de les laisser t’envahir à nouveau ? »
Shun soupira. « Je ne sais pas mais c’est peut être important. »
« Si tu as besoin de parler, tu sais que tu peux venir me voir. »
« Oui merci beaucoup Sion. Je vais y aller. A tout à l’heure. » Sion lui fit un sourire, le suivi des yeux sortir de son bureau et se remit à son travail.
Shun était debout attendant l’avion qui allait se poser d’une minute à l’autre sur la piste du sanctuaire. Ikki avait réussi à appeler la veille de l’aéroport mais avait refusé d’en dire plus. « C’est une surprise. » était la dernière chose qu’il avait dit avant de raccrocher.
La nouvelle avait l’air bonne vu l’enthousiasme de son frère, mais cela laissait Shun perplexe. Ikki n’était pas du genre à faire des plaisanteries et des cachotteries.
Shun vit l’avion à l’horizon il attendit légèrement impatient regardant l’avion approcher puis atterrir. Ikki sorti de l’avion un sourire illuminant son visage bien qu’il paraisse fatigué, Shun accouru dans sa direction. Il allait sauter dans les bras de son frère comme à son habitude mais celui ci tenait un gros tas de vêtements délicatement dans ses bras.
« Bonjour Shun. Est-ce que tout le monde est dans la salle du grand pope ? »
« Euh! Oui comme tu l’as demandé. Qu’est que c’est ? »
« Ma surprise, soit un peu patient. » Shun commença à questionner son frère surtout sur ses rêves mais celui ci refusa de parler. Ils montèrent donc les marches en silence.
Ils arrivèrent au Palais, tout le monde y était mais l’immense salle paraissait tout de même bien vide. Etaient présent en fait les survivants de la dernière guerre sainte. C’est à dire eux 5 les chevaliers divins, les 6 chevaliers de bronze (Jabu, Ban, Geki, Ichi, Nachi et June), les 2 chevaliers d’argents (Marine et Shina) et Kiki.
Ikki passa devant tout le monde en saluant mais ne dit pas un mot. Il alla jusqu’au siège du grand pope ou se tenait assis Sion.
« Bonjour Ikki, tu sembles fatigué, mais les nouvelles ont l’air bonnes. »
« Elles le sont. J’ai résolu deux mystères. J’ai compris la signification des rêves de Shun et j’ai compris pourquoi Athéna n’a pas ressuscité les chevaliers d’or à part vous-même et Dohko. » Ikki ouvrit délicatement le tas de vêtements qu’il tenait dans ses bras et le tendit au grand pope. A l’intérieur se trouvait un enfant endormi, il paraissait avoir environ deux ans.
« Mais c’est … » ne put dire plus Sion.
« Oui, grand pope c’est lui il n’y a pas de doute. »
Sion prit l’enfant dans ses bras, des larmes se mirent à couler sur son visage. Tout le monde se rapprocha pour voir l’enfant et un murmure qui se transforma en un brouhaha général se fit entendre.
Sion se ressaisit et prit la parole, tout le monde se tut. « Mes amis, Athéna n’a pas ressuscité les chevaliers d’or. Elle a dut juger cela trop indigne pour le sacrifice qu’ils ont fait. Elle leur a offert une nouvelle vie. »
Tout le monde se mit à applaudir et la plupart à pleurer. L’enfant qui dormait fut réveillé en sursaut et se mit à pleurer. Ikki reprit l’enfant dans ses bras et le berça. « Ne pleure pas petit Shaka. Tu es à la maison maintenant. » Tout le monde se mit à entourer Ikki et l’enfant.
« Cela explique bien des choses tu as raison Ikki. Entre autre pourquoi nous n’avons trouvé aucuns prétendants aux armures d’or. » dit Shiryu.
« Shaka c’est vraiment son prénom ? » demanda Seiya.
« Oui, ses parents l’ont appelé comme ça dès sa naissance, sûrement sans savoir pourquoi. » répondit Ikki.
« Et où sont-ils ? » demanda Hyoga.
« Ils sont morts, il y a quelques mois. » Le brouhaha reprit de plus bel. « Ecoutez. » fit Ikki voulant obtenir le silence. « Ecoutez, tous les saints sont orphelins et ce sera toujours ainsi. Je ne crois pas avoir trouvé Shaka par hasard et les rêves de mon frère le prouvent. Nous devons chercher les autres saints d’or. »
« Ikki à raison. » fit Sion reprenant son rôle de meneur. « Qui accepterait de s’occuper de cette tâche ? » Toutes les mains se levèrent. « Je n’en doutais pas moins de vous mes amis. Je vais donc répartir le travail. Shina, Marine, Seiya je vous propose de chercher nos 5 petits grecs Aioros et Aiolia, les jumeaux Saga et Kanon ainsi que notre petit scorpion Milo. » Sion fit un grand sourire et jeta un regard complice à Kiki « Kiki tu chercheras ton ancien maître Mu. » L’adolescent sauta partout et se jeta dans les bras du grand pope. Une fois calmé Sion reprit « Shun tu t’occuperas d’Aphrodite et Hyoga de Camus. Shiryu tu retrouveras Shura et Deathmask. Et June se sera Aldébaran. Bien sûr tous les autres vous pouvez aider vos amis. Moi je vais prévenir Dohko de cette découverte. »
« Tu crois vraiment qu’Athéna à redonner la vie à Deathmask. » demanda Jabu à Seiya.
« Jabu ! » tonna Sion mécontent. « Sache qu’il s’est racheté de ses fautes et il mérite peut être même plus que quiconque d’avoir la chance d’une nouvelle vie. Tu ne connais pas son histoire, tu n’as pas le droit de le juger. » Jabu bredouilla une excuse. « Je vais chercher les dossiers les concernant, ils pourront vous aider à les retrouver. »
Après être revenu de son bureau et avoir distribué les dossiers tout le monde se dispersa sauf Ikki, Shun et Hyoga. « Tu vas t’occuper de Shaka ? » demanda Hyoga au Phénix.
« Oui, je vais rester ici maintenant. » dit-il en regardant son frère. « Shun ? Pourquoi as-tu l’air soucieux ? Les rêves vont s’arrêter maintenant. »
« Je repense à la dernière partie de mon rêve, une menace semblait planer sur l’enfant. Sion, vous croyez que certains pourraient être en danger ? »
Sion réfléchi quelques instants. « Ils ne seront pas en sécurité tant qu’ils ne seront pas au sanctuaire en tout cas. Vous ressentez le cosmos de Shaka ? Ce n’est pas celui d’un enfant de deux ans, c’est pratiquement celui d’un chevalier d’or. Si une personne mal attentionnée s’en rend compte. »
« Donc nous devons les retrouver rapidement. » conclu Hyoga.
« Allez, dépêche-toi. »
« Bah! Une seconde il ne va pas s’envoler de toute façon. » grogna Hyoga qui faisait rapidement ses lacets.
Shun rit à la remarque mais continua à le presser. « Même Sion est déjà en bas à l’attendre. » Hyoga se redressa, Shun lui prit le bras et ils se mirent à courir dévalant les marches. « Ils ne sont pas encore arrivés ? » demanda Shun essoufflé en arrivant dans l’arène ou tout le monde attendait avec impatience.
Au moment ou il prononça ses paroles, Kiki apparut, il tenait par la main Mu. Une acclamation de joie retentit dans l’arène. Comme Shaka l’enfant paraissait avoir à peu prêt deux ans. En voyant tout ce monde le petit garçon resserra la main de l’adolescent. Kiki était fier il était le premier à avoir retrouvé un des saints d’or. Il s’avança vers Sion. « Maître, j’ai réussi. »
Le pope ne pouvant plus se contenir serra l’enfant contre son cœur et des larmes coulèrent sur ses joues. « Tu nous as tellement manqué Mu. » L’enfant se laissa étreindre mais eut une petite tête interrogative, ne comprenant pas pourquoi le Monsieur inconnu connaissait son prénom. Sion s’en rendit compte et sourit. « C’est Kiki qui m’a dit comment tu t’appelles. »
« Oooooh. » répondit l’enfant avec une petite tête qui fit rire tout le monde. Encore une fois beaucoup de monde avait larme à l’œil de voir ses émouvantes retrouvailles, Shina d’ailleurs se félicitait d’avoir un masque pour que personne ne la voie pleurer.
« Je vais te faire visiter ta nouvelle maison. » Pendant que Sion emmenait Mu faire le tour du sanctuaire Kiki se joignit aux chevaliers divins qui discutaient avec entrain accompagnés de Marine et Shina.
« J’ai réussi, j’ai été le premier à ramener un des saints d’or. » fit-il fier.
« Personne n’avait douté de toi Kiki. » répondit Shun.
« De toute façon les béliers sont toujours les premiers. » fit Seiya un petit sourire espiègle. « Surtout pour faire des bêtises. »
« Hé! » Kiki et Seiya se mirent à se chamailler comme deux collégiens.
« Bon c’est bien joli, mais il faut se remettre au travail nous en avons encore 10 à retrouver. » commença Shina.
« Voyons ! Certains veulent sûrement profiter de Mu aujourd’hui. » fit Marine.
« C’est ça, fait moi croire que tu n’as pas hâte de retrouver ton petit Aiolia, toi. »
« Mais euh ! » Seiya et Ikki ne purent s’empêcher de rire les autres se contentèrent de sourire. Shina attrapa la main de Marine et elles partirent bras dessus bras dessous vers le 13ème temple pour continuer leur recherche. Seiya alla les rejoindre au bout de quelques minutes.
« Comment va Shaka ? » demanda Shun.
« Il c’est encore endormi sur le canapé, je n’ai pas voulu le réveiller. C’est une véritable petite marmotte. »
Hyoga sourit. « Il a berné tout le monde pendant des années faisant croire qu’il méditait. »
« Mauvaise langue. » répondit Shiryu qui avait tout de même un grand sourire sur le visage.
Cela faisait maintenant un mois qu’ils étaient à la recherche des chevaliers d’or. Depuis June avait retrouvé Aldébaran, un enfant de deux ans qui paraissait en avoir six tellement sa taille était impressionnante. Seiya avait également retrouvé Aioros et Aiolia, heureusement les deux frères avaient étés placés dans le même établissement. Aioros avait 6 ans et son petit frère le même âge que le bélier et le taureau. Le sanctuaire commençait à ressembler à une nursery, tout le monde était joyeux et s’occupait des enfants présents tout en recherchant les autres.
Hyoga était au téléphone, Shun entra dans la pièce et attendit qu’il est fini sa communication. « Vous êtes sûr ? Bien merci de votre aide. Au revoir. » fit le Cygne en français. Il raccrocha d’un geste découragé.
Shun se mit derrière Hyoga assis et se mit à lui masser les épaules. « Je suis désolé de ne pas pouvoir t’aider, je ne parle pas un mot de français. »
« Ah bon parce que tu parles suédois peut être ? » ironisa le Russe.
« Non plus, mais avec de la patience j’arrive à me faire comprendre en anglais. Ne t’inquiète pas, tu vas réussir à le retrouver. »
« J’ai élargi les recherches, mais j’ai une impression bizarre comme si je m’éloignais au lieu de m’approcher du but. »
« C’est parce que tu es impatient de le revoir. Allez viens j’ai quelque chose pour te changer les idées. »
« Lequel ? »
« On va accompagner Shina, elle pense avoir retrouver le scorpion. »
« Milo ? » Shun lui fit un grand sourire. Ils descendirent les marches et allèrent vers le parking du sanctuaire.
« Ah! Vous voilà, je croyais que tu avais changé d’avis Shun. »
« Non mais je devais convaincre Hyoga. »
Le visé se défendit. « Et si tu m’avais prévenu un peu avant. »
« Pas de scène de ménage s’il vous plait. » Ils leurs fallut plus de deux heures de voiture pour arriver à l’établissement dans lequel se trouvait peut être Milo. Pendant tout le trajet la discussion resta centré sur les chevaliers d’or.
Ils arrivèrent devant un bâtiment gris et austère. Shina appuya sur la sonnette. Une femme d’un âge indéfinissable et l’air froid ouvrit. « Oui ? »
« Bonjour Madame, je suis la personne qui vous a appelé ce matin à propos d’un enfant nommé Milo. » fit Shina.
« Vous êtes en retard. » fut le seul salut qu’ils eurent. La femme les laissa entrer. « Veuillez patienter ici je reviens. » Les 3 saints restèrent bouche bée, l’établissement était encore pire vu de l’intérieur. Ils purent voir plusieurs enfants repliés sur eux même dans la cour souffrant du froid. Ils avaient l’air d’être livrés à eux même, ils étaient sales et devaient souffrir de mal nutrition.
Shina en voyant ce spectacle parla d’une voix tremblante « Oh Athéna je veux retrouver Milo rapidement mais j’espère qu’il n’est pas ici. »
« Pourquoi Milo ? » fit Hyoga. Shina sursauta, elle n’avait pas du se rendre compte qu’elle avait parlée à voix haute.
« Je …. » fit-elle hésitante. « Ne le répétez à personne. » Les deux saints divins acquiescèrent. « Milo et moi sommes devenus proche après la bataille du sanctuaire, il avait le don de me remonter le moral alors que lui aussi souffrait. Il m’a guéri de Seiya. »
« Vous avez été … » commença Shun.
Shina le coupa rapidement. « Non, non c’était amical. Il ne c’est jamais rien passé. »
Ils attendirent quelques minutes en silence, se désolant du spectacle qui s’offrait à eux. Ils furent surpris, ils croyaient que la femme reviendrait avec l’enfant mais elle était seule un énorme trousseau de clef à la main. « Venez. » Ils la suivirent en silence. « Etes vous sur de vouloir adopter cet enfant ? »
« S’il s’agit de celui que je cherche, oui. »
« Ne vous fiez pas à son air angélique, c’est un véritable démon.. »
« Un petit scorpion. » lança Hyoga.
La femme s’arrêta et lança un regard dédaigneux au Cygne. « On ne peut rien en tirer, il n’écoute rien. »
« S’il est aussi insupportable vous devriez être content que l’on vous en débarrasse. » ironisa Hyoga qui n’aimait vraiment pas la femme.
« Je n’ai pas envie que vous le rameniez au bout de deux semaines. »
« Ne compte pas la dessus vieille folle. » murmura Hyoga.
« Pardon ? » La femme avait le visage en feu la colère la rendant encore plus détestable.
« Ne faites pas attention à lui. » fit Shina pour calmer les humeurs. Et elle lança par télépathie ‘Tais-toi !’
Ils arrivèrent devant une porte la femme l’ouvrit. Un enfant été allongé par terre recroquevillé en position fœtal dans le noir.
« Est-ce que je peux aller le voir seule ? » demanda Shina. La femme ne répondit pas mais laissa Shina entrer. Elle alluma la lumière qui ébloui l’enfant. Il se cacha les yeux avec son bras. La porte se referma derrière Shina, elle poussa un soupir. Elle avait demandé à Hyoga de se calmer mais elle ne tiendrait pas longtemps devant cette femme antipathique. Elle avait, elle aussi failli exploser.
« Milo ? » appela t elle doucement. L’enfant remua mais ne sembla pas réaliser. Shina s’approcha et prit l’enfant frêle dans ses bras. ‘Oh non ! Athéna il est tout froid.’ pensa le chevalier. Sans réfléchir, elle augmenta son cosmos offrant un peu de sa chaleur à l’enfant. Au bout de quelques minutes des couleurs apparurent sur les joues de Milo et celui ci remua un peu plus vigoureusement. Il cligna des yeux plusieurs fois mais la lumière semblait le gêner. Finalement il garda les yeux fermés mais tendit le bras vers le visage de Shina. Il posa son index sur le haut de son front à la base du masque et descendit doucement jusqu’au menton. Un léger sourire apparut sur le visage de l’enfant.
« Zolie dame a dit. »
« La dame ? »
Milo haussa les épaules. « Zolie dame plein de lumière dire ‘attendre’. Attendre longtemps. »
Shina resserra un peu plus son étreinte sur l’enfant. « Oh! Excuse-moi Milo si j’avais su j’aurais fait plus vite. » Shina se releva toujours l’enfant dans les bras et sorti de la pièce.
« Que faites-vous ? »
« J’emmène Milo avec moi. »
« Vous n’avez pas le droit il vous faudra plusieurs semaines peut être même des mois pour avoir les autorisations. »
« Le droit je le prends. » hurla presque Shina. « Je ne laisserais pas Milo ici une seconde de plus. »
Shun et Hyoga étaient abasourdi, ils ne s’attendaient pas à cette réaction de sa part.
« Voyons Shina réfléchi un peu, on ne peut pas l’emmener comme ça. »
« N’essaie pas de m’en empêcher Hyoga. » Le cygne réfléchi à toute vitesse si cela avait été Camus il aurait réagi pareil et peut être même plus violemment.
« Vous avez qu’à dire qu’il s’est enfui. » proposa Hyoga.
« Il en est hors de question. Vous êtes fous. »
Hyoga senti la colère monter en lui, il attrapa la femme par le cou et la plaqua au mur. « Vous allez dire qu’il s’est enfui. C’est compris ? Il est une source de problème pour vous on vous en débarrasse. Je suis sûr que vous avez un pourcentage acceptable de perte. » Hyoga attrapa le bras de Shun et parti rapidement vers la sortie suivis de Shina tenant Milo dans ses bras. La femme ne bougea pas.
« Et les autres enfants ? On ne peut pas les laisser ici. » murmura Shun.
Hyoga continua à tirer Shun faisant comme s’il n’avait pas entendu la remarque. Ils arrivèrent à la voiture, Hyoga prit le volant et Shina s’assit à l’arrière. Une fois la voiture démarrée et avoir fait quelques mètres. « On demandera à Sion d’appeler son contact aux services sociaux pour qu’ils les sortent de là. »
« On va se faire taper sur les doigts. » fit sans aucuns remords Shun se retournant pour voir Shina caresser la joue de l’enfant qui c’était endormi.
Ils se garèrent sur le parking, Kiki les attendait. « Sion est furieux, qu’est ce qui vous a prit de le kidnapper. » Il ne pouvait pas voir l’état de Milo que Shina avait enroulé dans sa veste. « Il vous attend dans son bureau. Tous les trois. » Personne ne répondit à l’adolescent et ils montèrent en silence les marches. Kiki les suivi de loin et en les voyant pénétrer dans le 13ème temple il redescendit vers celui du bélier pour s’occuper de Mu.
En rentrant, ils virent Sion tournant en rond. En les apercevant, il avança rapidement vers eux, il n’avait pas vraiment l’air fâché plutôt inquiet. « Mais qu’est ce qui vous as pris ? Je comprends que vous soyez pressé de le ramener mais deux semaines au grand maximum ne vous aurez pas tué. »
« Mais lui si. » fit Hyoga en découvrant l’enfant.
« Par Athéna. » fut la seule réponse de Sion. L’enfant était sale ce qui renforçait la pâleur de sa peau. La couleur de ses cheveux étaie marrons de boue et étaient tellement emmêlés qu’il faudrait peut être lui couper à ras. De plus il était très maigre. Milo respirait difficilement ce qui était la seule preuve qu’il était vivant. Sion pris Milo dans ses bras et augmenta son cosmos lentement la respiration de l’enfant reprit un rythme normal. « Il va falloir le veiller plusieurs nuit, il est malade. »
« Je le ferais. » se proposa Shina.
Pendant presque une semaine le sanctuaire avait vécu au rythme du scorpion, tout le monde se relayai. Bien que Shina refusait de le laisser trop longtemps à quelqu’un d’autre. Ikki se rendait dans sa maison afin de prendre des nouvelles. Il entendit un cri, il se mit à courir. C’était la voix de Shina, c’était un cri de surprise. Alors qu’il allait tirer la porte, celle ci s’ouvrit d’un coup il fit un mouvement pour l’éviter et failli perdre l’équilibre. Il n’eut même pas le temps de se rendre compte que quelque chose lui passa entre les jambes. Il se retourna et aperçut Milo pratiquement nu disparaître derrière un rocher. Ikki entra dans la pièce qui servait de salon, tout paraissait normal. « Shina ! » appela t il. Pas de réponse. « Shina ? » demanda t il plus fort.
‘Ikki ? Viens m’aider s’il te plait.’ demanda télépathiquement l’appelée.
Ikki fronça des sourcils depuis quand le chevalier d’ophiucus demandait de l’aide et pourquoi lui parlait-elle par télépathie ? « Tu es où ? »
‘Dans la salle de bain.’
Le phénix se dirigea vers la porte de la salle d’eau et la poussa prudemment. A l’intérieur de la pièce en plein milieu se trouvait Shina à genoux une paire de ciseaux dans les mains. « Qu’est ce qui se passe ? »
‘Je suis paralysée, je crois que Milo a utilisé ‘la restriction du scorpion’ sur moi. ’
« Quoi ? » fit le phénix plus qu’étonné. « Mais pourquoi ? »
‘Il a eut peur des ciseaux. Essaie de me libérer. Je n’y arrive pas. ’
Ikki se concentra et augmenta son cosmos qu’il projeta vers Shina afin de tenter de la libérer au bout de quelques minutes il abandonna. « Je n’y arrive pas. »
‘Mais ce n 'est pas possible, tu es un chevalier divin. Tu as déjà battu des saints d’or et tu n’arrives pas à annuler l’attaque d’un gamin de deux ans.’ fit le saint d’argent qui commençait à s’impatienter.
Ikki eut envie de rire mais se retint. « Calme-toi. Je ne connais pas cette attaque et d’après ce que je sais, il n’y a que deux personnes qui ont réussi à la contrer c’est Hyoga et Camus. »
‘Alors va chercher Hyoga.’
« Je ferais mieux de retrouver Milo, lui te libérera sans difficulté. »
‘Si tu ne le trouves pas ne le cherche pas trop longtemps, l’ancien Milo connaissait le sanctuaire dans ces moindres recoins.’
« D’accord, je me dépêche. » Ikki sorti de la maison et prit la direction du rocher, il n’eut pas à chercher longtemps. Milo était caché derrière, il s’était recroquevillé sur lui-même et tremblait de froid. Ikki enleva son pull et le passa au scorpion celui ci ne bougea pas et se laissa manipuler comme un pantin. Puis Ikki le prit dans ses bras et se redirigea vers la maison.
Les doigts de l’enfant s’agrippèrent à son tee-shirt, le phénix baissa son regard sur l’enfant celui ci avait les yeux suppliants. « Pas contente ? » demanda l’enfant craintivement.
« Un peu, mais si on la libère rapidement elle ne t’en voudra pas. Pourquoi l’as tu paralysé ? »
L’enfant lança un regard interrogatif à Ikki. « Veux pas qu’on coupe. » Ils arrivèrent dans la salle de bain. « Bouge pas ? » demanda Milo.
Ikki fronça des sourcils. « C’est bizarre il n’a pas put lancer cette attaque sans s’en rendre compte. »
‘C’était un simple réflexe de défense.’ répondit Shina.
« Tout de même il faut une certaine concentration surtout pour un enfant de son âge. Bon Milo on va libérer Shina D’accord ? »
Des larmes se mirent à couler sur les joues de l’enfant. « Sais pas. »
« Ce n’est pas grave, tu vas faire comme tout à l’heure tu vas te concentrer. » Ikki augmenta son cosmos et appela celui de l’enfant. Milo répondit immédiatement à l’appelle et délivra Shina en quelques secondes sans faire d’efforts, et sûrement en ne comprenant pas ce qu’il faisait.
Shina heureuse d’être délivrée mais vexée de s’être fait avoir aussi facilement gronda Milo d’une voix autoritaire. L’enfant baissa la tête, de nouveau des larmes roulèrent sur le visage de l’enfant. « Pardon. Serai gentil. Pas ramené, si voouus plait »
Ikki vit le corps de Shina frissonner de la tête au pied, cette idée devait l’horrifier. Elle se remit à genoux prit le menton de Milo dans sa main et le força à lever la tête. Lentement elle retira son masque de son autre main. Ikki par réflexe détourna son regard, il avait déjà vu son visage mais ne voulait pas l’offenser. Sion sous la pression de Seiya avait allégé les règles concernant les femmes chevaliers, elles devaient porter leur masque pendant l’entraînement et les combats mais étaient libre de l’enlever le reste du temps. Si toutes les apprenties avaient sauté de joies et retiraient leurs masques dès que possible, les 3 chevaliers féminins avaient eut plus de mal au début. Maintenant c’était plus facile June s’y était habitué et enlevait son masque assez facilement, Marine le retirait en comité restreint mais le remettait rapidement dès qu’il y avait plus de 4 personnes. Pour Shina c’était différent, Seiya heureux d’avoir put abroger cette loi qu’il considérait absurde avait demandé à la jeune femme de retirer son masque devant eux les chevaliers divins. Shina comprenant que Seiya avait fait tout ça pour elle n’avait pas refusé, mais lorsqu’elle l’avait fait, ils avaient vu une telle détresse dans ses yeux que Shun s’était précipité et lui avait remis son masque. Depuis elle ne le retirait que rarement. En réalité elle ne le retirait qu’en présence de Shun et Hyoga car ils étaient devenus amis et prenaient quasi quotidiennement leurs repas ensembles, et petit à petit elle s’était habitué à le retirer en présence du Phénix lorsque celui ci séjournait au sanctuaire. Mais Ikki toujours respectueux attendait qu’elle lui autorise pour la regarder.
Shina força le scorpion à la regarder dans les yeux. « Jamais je ne te renverrais là bas je te le promets, jamais. » Milo se jeta dans ses bras et la serra. Shina répondit maladroitement à l’accolade. Ikki sourit, ils n’étaient pas vraiment fait pour ça, lui-même avait des difficultés avec Shaka celui ci demandait constamment des câlins. Comment offrir à des enfants de leur âge l’attention et l’amour dont ils avaient besoins alors qu’eux même n’avaient connu que l’orphelinat ? Il n’y avait que Shun qui s’en sortait bien, lui qui adorait montrer son amour était au paradis avec tout ses enfants en manque d’affection.
« Bon, on va voir ce qu’on peut faire avec cette tignasse. » fit le phœnix en soulevant Milo par les aisselles et le posant sur le lavabo.
« Pourquoi tu veux pas qu’on te coupe les cheveux, les cheveux longs c’est pour les filles. » tenta Shina.
« Aime pas court. » répondit le petit Grec.
« Tu n’aimes pas les cheveux courts ? »
Le petit scorpion regarda bizarre les deux adultes fit non de la tête mais rajouta. « Petit garçon aime pas court. »
« Quel petit garçon ? » demanda Ikki en fronçant les sourcils.
Milo haussa les épaules et se mit à balancer les jambes, les yeux dans le vague. Les deux saints se lancèrent un regard consterné mais ne firent plus aucune remarque. Ikki prit le peigne et patiemment se mit à démêlé mèche par mèche les cheveux de Milo lorsque le nœud était impossible à démêler Shina coupait. Au bout de plusieurs heures ils réussirent à donner à Milo une coiffure a peu près présentable.
« Vous êtes plutôt doué. » complimenta Shun en caressant les cheveux du scorpion qui mangeait avec gourmandise une crêpe à la confiture que venait de lui donner Andromède.
« Merci ce fut pas de tout repos. » répondit Ikki.
Shun déposa un bisou sur la joue de l’enfant. « Pauvre pti bout de chou. Tu as dut avoir mal. »
« On sait pas, il n’a pas une seule fois crié pendant qu’on lui démêlait. » répliqua Shina.
« Tu es courageux. Hein Milo ? » fit Hyoga. Milo regarda perplexe le Cygne.
« Mais il hurlait à la mort à chaque fois qu’on coupait un petit bout de cheveux. » continua le Phœnix. Shaka qui mangeait de façon très soigné sa crêpe jetait des regards inquiets vers le Scorpion qui tout en mangeant glissait inexorablement de sa chaise sur laquelle on l’avait mis. Il était rehaussé avec deux énormes encyclopédies piquées dans la bibliothèque du Pope afin qu’il puisse être à la hauteur de la table. En voyant les coups d’œils de l’ancien Bouddha, Ikki comprit rapidement ce qui l’inquiétait. Il réajusta la position du scorpion qui ne lâcha même pas sa crêpe. « Tu veux bien répéter ce que tu nous as dit dans la salle de bain ? » Milo hocha la tête positivement mais ne répondit pas étant donné qu’il avait la bouche pleine.
« Mais il va s’étouffer. » fit inquiet Andromède. Shun se précipita vers Milo et enfonça ses doigts dans la bouche afin de tirer l’énorme bout qu’il avait englouti. Le scorpion ne comprenant pas son intention resserra ses mâchoires. « Milo, lâche-moi. » hurla le saint divin. Surpris par le ton utilisé le petit Grec s’exécuta, mais il était réellement entrain de s’étouffer, il se mit à tousser violemment. Shun vif replongea ses doigts et ressorti un énorme bout de crêpe.
Shina prit l’enfant dans ses bras qui toussait tellement que des larmes coulaient sur ses joues. Hyoga et Ikki poussèrent en même temps un énorme soupir de soulagement. Le Russe comprenant la raison de la réaction de Milo fut le premier à parler. « Ne refait jamais ça, s’il te plait. Personne ne te piquera ce que tu manges. Si tu as faim, tu demandes et on te donnera quelque chose. » Hyoga avait utilisé involontairement un ton plutôt dur mais ils avaient eut tellement peur. Le cygne s’approcha de Shun qui était devant l’évier et passait sa main sous l’eau, beaucoup de sang s’échappait de la morsure.
« Il était presque abandonné à lui-même, c’est normal qu’il ait des réactions bizarres. » l’excusa Shina.
« Oui, mais ce n’est pas une raison. » Hyoga prit Milo dans ses bras, le petit Grec croyant sûrement qu’il allait être puni se mit à trembler. « On ne mord pas les gens comme ça. Regarde ce que tu as fait à Shun. » en montrant la blessure d’Andromède.
« Ce n’est pas grave, je n’ai rien. Je suis sûr qu’il ne le fera plus. » insista Shun. Le saint divin sorti un mouchoir en tissu de sa poche et enroula ses deux doigts puis il prit une autre crêpe étala de la confiture dessus et la coupa en tout petits morceaux. Shaka qui avait été horrifié par la scène avait abandonné sa crêpe et s’était blotti dans les bras d’Ikki. Shun patiemment donna petit bout par petit bout la crêpe à un Milo assis tremblant sur les genoux du Cygne. « Alors qu’est ce que tu devais nous raconter ? » continua Andromède voulant faire oublier ce mauvais moment et surtout que Milo arrête de trembler. Le scorpion tournait la tête pour voir ce qu’avait l’intention de faire Hyoga, mais celui ci n’avait pas du tout envie de le punir. Hyoga d’ailleurs commençait déjà à culpabiliser d’avoir fait peur à Milo, maintenant il allait le craindre et le cygne n’avait jamais voulu ça.
« Il voit deux autres saints d’or dans ses rêves. » répondit pour lui Shina.
Ikki voyant Hyoga sursauter en entendant les mots de Shina se dépêcha de continuer. « Au début on a crut qu’il parlait de Camus, mais en fait pas du tout. »
« D’ailleurs je ne comprends pas, il n’a jamais eut d’affinité avec ces deux là. » fit Shina. Le saint d’argent voyant le regard interrogatif de Hyoga et Shun caressa gentiment la joue de Milo qui continuait d’observer le Cygne et poursuivi. « ‘Monsieur' discute avec Aphrodite et Deathmask. »
« Evasio. » Tout le monde se tourna vers la voix, sur le pas de la porte se trouvait Shiryu. Voyant les regards ébahis de ses compagnons le dragon sourit et s’approcha du groupe. « Son véritable prénom c’est Evasio. »
Le visage de Shun s’illumina en voyant que Shiryu tenait Shura endormi dans ses bras. « Tu l’as trouvé. » fit soulager Andromède. Cela faisait plus d’un mois que Shiryu était parti en Espagne pour retrouver le capricorne. Il appelait de temps en temps mais avait refusé de rentrer bredouille.
Le dragon s’assit sur une chaise et acquiesça de la tête. « Je crois que maintenant Shunreï va venir s’installer définitivement au sanctuaire. » Le dragon et la jeune femme s’étaient mariés dès qu’ils avaient atteint leurs majorités, mais Shunreï se sentant très proche de Dohko passait son temps entre la Chine et la Grèce.
« Tu parles ! Elle va craquer. » fit en riant Ikki. « Cajoler les bout de chou c’est le passe temps favori des femmes. »
« Hé! » firent en cœur Shina et Shun d’un air mécontent, mais pas pour les mêmes raisons.
Hyoga engourdi par le sommeil tendit un bras dans le lit afin de pouvoir trouver la chaleur de son amant. Il se réveilla totalement en agrippant un oreiller froid. Shun avait quitté le lit et de toute évidence cela faisait un bout de temps. Hyoga fronça des sourcils il n’aimait pas ça, quand Shun faisait des insomnies ce n’était jamais bon signe. Il se leva lentement et sorti de la chambre. Dans le couloir il s’aperçut que la lumière du bureau de Camus était allumé, il y entra. Hyoga écarquilla les yeux car il faisait plutôt sombre, Shun n’avait allumé que la petite lampe qui se trouvait sur le bureau. La pièce était assez grande, à côté de la porte se trouvait le bureau, la totalité des murs étaient composés d’étagères remplies de livres et tout au fond se trouvait un canapé. Une même pièce identique bien que plus petite existait à l’isba. Isaak et lui y avaient passés des heures entières, Camus leur avait transmis sa passion de la lecture. Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer la plupart des livres étaient des romans de toutes sortes, d’aventures, policiers, des sciences-fictions, des histoires de pirates, etc. Au début de leur apprentissage Camus leur lisait tout les soirs un bout d’histoire au coin du feu, rapidement ils avaient eut envie de faire leur propre lecture mais il y avait un problème la plupart des livres étaient en français. Isaak et Hyoga avaient supplié leur maître de leur apprendre sa langue natale, ils avaient été des élèves assidus. En quelques mois seulement ils avaient put commencer à lire seuls, se calant dans le canapé avec Camus à son bureau, demandant de temps en temps les mots trop compliqués. Hyoga sourit en repensant à ses années, il y avait été tellement heureux. Il espérait pouvoir retrouver Camus rapidement et lui offrir une enfance tout aussi calme et sécurisante.
Hyoga s’approcha du canapé et s’assit dessus, il observa en silence Shun qui berçait lentement Milo dans ses bras. Shina était partie pour 4 jours avec Seiya sur une piste pour retrouver les jumeaux. Shun s’était empressé de proposer de garder le petit Grec.
« Tu sais qu’il dormirait beaucoup mieux dans son lit. » ne put s’empêcher de dire Hyoga.
« Il a fait un cauchemar. »
« C’est lui ou c’est toi qui a fait un cauchemar ? »
Une larme coula sur la joue d’Andromède. « Hyoga je ne veux pas t’inquiéter et j’espère de tout mon cœur que je me trompe mais . . . » Shun caressa doucement la joue de l’enfant endormi et poussa un profond soupir. « Je crois que certains sont en danger. »
« Alors on les retrouvera avant qu’il soit trop tard. Ne t’inquiète pas, Athéna les protégera. » fit rassurant le Russe.
Shun lui jeta un regard reconnaissant. Le jeune homme aux cheveux verts de sa main libre tendit un livre ouvert à Hyoga en souriant. « J’ai cherché ce que pouvait avoir en commun Deathmask, Milo et Aphrodite. Ce qui pourrait expliquer qu’ils seraient en connexion télépathique. Et rien à part qu’ils ont été tous les trois des assassins de Saga. J’ai même fait les archives Milo n’a effectué que la mission de l’île d’Andromède avec Aphrodite et il a effectué deux missions avec Deathmask lorsqu’il était encore adolescent. Le cancer lui avait servi un peu de chaperon mais ils n’ont jamais sympathisés. Deathmask dit dans ses rapports que Milo est beaucoup trop sensible pour être un bon tueur, il se bat bien mais il se contente de provoquer une grande peur chez ses adversaires. »
Hyoga jeta un coup d’œil sur le livre que lui avait tendu son ami. Sur la page ouverte se trouvait un cercle avec tout les signes zodiacaux et leur étoiles protectrices correspondantes. Il prenait très au sérieux les intuitions de Shun, avec sa sensibilité à fleur de peau il arrivait à ressentir des choses tellement imperceptibles. « Ce n’était même pas des voisins de temples. » fit le Russe pour inciter son ami à continuer.
Un sourire plus naturel que tout à l’heure apparut sur le visage de Shun. « Non, mais c’est tout aussi idiot. On aurait du y penser tout de suite. »
Hyoga regarda avec un peu plus d’attention la page, Shun voulait sûrement qu’il trouve tout seul la réponse, en faire une sorte de jeu. Au bout de quelques instants il secoua la tête. « Je suis désolé, je ne vois pas. »
« Qu’ont en commun un cancer, un scorpion et un poisson ? » Le jeune homme laissa un blanc. « Ce sont les trois signes d’eau. »
« Quoi ? » fit le Russe abasourdi. « Tu veux dire que . . . »
Le sourire de Shun s’agrandit et il resserra son étreinte sur Milo. « Si Shina et Seiya reviennent avec les gémeaux, ils seront sûrement en contact avec Camus. Ce sont tous les trois des signes d’air. Ton petit Français est sûrement trop jeune pour pouvoir nous indiquer où il est, mais au moins on sera qu’il va bien. »
Shun posa sur le tapis Milo qui leva la tête en même temps que le saint divin se redressait. « Bon je crois qu’on va devoir aller faire quelques emplettes. On ira cet après-midi avec Hyoga. »
Shun et Milo s’observèrent quelque temps. Andromède était un peu embêté, il ne savait pas à quoi aimait jouer le petit Grec. Shaka lui aimait observer, il passait des heures à regarder les gens évoluer et à dessiner ce qu’il voyait. Mais Milo étant sûrement un enfant plus turbulent allait vite s’ennuyer. Shun avait piqué quelques jouets que Marine avait acheté pour Aiolia et Aioros, mais Milo n’avait pas l’air de s’y intéresser. Shun se détourna et commença à ranger la pièce, peut être que le petit Grec était impressionné ou n’osait pas voyant que Shun l’observait.
Au bout de plusieurs longues minutes Shun voyant que Milo continuait de le regarder se rapprocha de l’enfant et s’accroupi. « Tu ne veux pas jouer ? Qu’est ce que tu veux faire ? » Pour toute réponse l’enfant tendit les bras vers lui.
Hyoga entra dans la pièce qui leur servait de cuisine. Il était un peu en retard Shun allait sûrement lui faire une mini scène de ménage en disant qu’il fallait pas se plaindre si c’était trop cuit. Mais en apercevant la scène il resta figé. Shun le regarda avec un immense sourire, Hyoga ne l’avait jamais vu aussi heureux.
« Désolé le repas n'est pas encore tout à fait prêt. » fit Andromède en riant. Milo se trouvait assis sur la table entre ses jambes se trouvait un énorme plat dans lequel l’enfant malaxait une sorte de pâte. Shun s’essuya les mains et s’approcha de Hyoga. Il passa ses bras autour de son cou et l’embrassa langoureusement. « Cette femme de l’orphelinat c’était une véritable mégère, Milo est un ange. »
« Ah oui ? Et c’est pour ça qu’il a mit notre cuisine sans dessus dessous ? » demanda le Russe suspicieux mais ravi de voir Shun heureux..
Shun fit une petite moue boudeuse. « C’est vrai que tu es mauvaise langue. Milo n’y est pour rien. J’ai dut vider tout les placards. L’évier c’est bouché et cela a fuit partout. Il m’a même aidé. »
Hyoga serra Shun contre lui. « Excuse-moi, je ne voulais pas être méchant. »
Andromède se tourna légèrement pour voir ce que faisait le petit Grec, celui-ci regardait d’un air bizarre ses mains. Puis finalement, il prit sa décision et se mit à les lécher. Shun abandonna son amant et se dirigea vers l’enfant.
« Non, non, non. » fit doucement le saint divin en essuyant les mains de Milo avec un gant humide. « Ce n’est pas cuit. Tu vas avoir mal au ventre. » Puis Shun s’adressa au Russe. « Il faut qu’on aille faire quelques courses regarde comment j’ai dut l’habiller. »
Hyoga qui jusqu’à présent n’avait pas fait attention ne put s’empêcher de rire en voyant l’accoutrement de Milo. Il ne savait pas où Shun été allé chercher ces habits, il croyait que cela faisait longtemps qu’il avait jeté tout ça. Milo portait un des vieux tee-shirts sans manche que Hyoga portait quand il était adolescent et un vieux short qui avait appartenu à Shun. Bien sur c’était 10 fois trop grand pour le petit Grec alors Shun avait raccourci une de ses paires de bretelles, que Hyoga n’avait pas revu depuis 6 ans. Le tout baillait dangereusement de tout les cotés et risquait de laisser l’enfant nu à tout moment.
Hyoga prit l’enfant dans ses bras. « Allez, je vous invite au restaurant. On rangera tout ça en rentrant. » Ils allèrent déjeuner en centre ville. Ils furent abordé au moins une dizaine de fois par des femmes qui craquèrent sur le charme enfantin de Milo. En sortant Hyoga ne se retint plus. « Tu vas dire encore que je suis mauvaise langue mais tu as vu ça. Il a pas trois ans et il pourrait déjà, se construire un Harem. »
Shun pouffa. « Il a toujours eut beaucoup de succès auprès des femmes. Il faudra en parler à Ikki il sera content d’apprendre une nouvelle technique de drague. »
Hyoga prit un air faussement horrifié. « Pauvre Shaka s’il l’amène dans ses lieux de drague habituels. » Les deux hommes partir dans un fou rire. Milo dans les bras de Shun les regardaient à tour de rôle en souriant. « Bon on commence par quoi ? » demanda le Russe.
« Par ce magasin. » fit Andromède en désignant un magasin de linge de maison.
Ils entrèrent et attendirent avec patience qu’un vendeur viennent les conseillers. Le petit Grec était passé des bras de Shun à ceux de Hyoga pendant que le jeune homme aux cheveux verts regardait avec intérêts des rideaux. « Bonjour Messieurs. Puis-je vous être utile ? »
« Oui, nous souhaiterions commander douze parures de lit et douze parures de sortis de bains complètes pour enfants. »
« Très bien. Veuillez me suivre. » Le vendeur les conduisit à une table ou se trouvait un gros catalogue. « Je vous laisse choisir les motifs. »
Shun posa Milo sur la table. « C’est lui qui va choisir. » L’homme jeta un regard légèrement perplexe à Hyoga mais ne fit aucuns commentaires lorsqu’il vit que les deux hommes étaient sérieux. « Nous voudrions des motifs qui correspondent aux signes zodiacaux, vous voyez ? »
« Bien sur, cela se fait beaucoup. » Le vendeur feuilleta quelques secondes dans le catalogue puis tendit une page ouverte vers Shun. « Cela commence ici. »
Shun tourna légèrement le livre pour que Milo puisse choisir à l’aise, puis il se leva et reparti voir les rideaux. Hyoga resta car il était curieux de voir les choix de l’enfant. Le vendeur était assez estomaqué par l’attitude de ses deux clients.
« Cet enfant est vraiment adorable. C’est le vôtre ou celui de votre ami ? »
« Merci, nous l’avons adopté. » fit le Russe peu soucieux de donner des détails. « Je crois qu’il a trouvé un motif qui lui plait. » continua t il. Milo avait posé son doigt sur un motif mauve ou plusieurs petit agneaux s’amusaient à jouer à saute mouton, il attendait patiemment que le vendeur comprenne.
« Vous voulez choisir d’autres motifs ou les douze parures seront pareilles ? »
Shun rit et se rapprocha. « Non, en fait, il va choisir douze motifs différents. C’est pour ces petits cousins. »
« Oh ! Excusez-moi j’avais mal comprit. »
« Ce n’est pas grave. C’est joli ce que tu as choisi pour Mu. » L’enfant attrapa la main de Shun et le tira vers lui. « Tu veux que je choisisse avec toi ? » L’enfant hocha énergiquement de la tête.
« C’est bizarre, je l’aurais imaginé plus bavard. » fit le Russe en s’asseyant à côté de Shun.
« Cela dépend des moments. » expliqua Andromède.
Shun et Milo choisirent tranquillement chacun des motifs, lorsqu’ils arrivèrent aux Gémeaux Milo décida du motif et Shun choisi deux couleurs différentes, ils passèrent les motifs de la balance sans les regarder. Hyoga était étonné, on aurait dit qu’une certaine complicité c’était nouée entre les deux. Milo recherchait l’attention et l’approbation de Shun à chaque fois. Il leur fallut plus de temps pour choisir les motifs du verseau. Finalement Milo posa son doigt sur un motif bleu clair sur lequel des anges volant déversaient le contenu d’Amphores qu’ils portaient sur une épaule afin d’arroser d’autres anges qui se baignaient dans un lac.
« Tu vois Camus comme un ange ? » demanda Hyoga. Milo se rapprocha de lui mit sa main dans la poche intérieure de la veste du Russe et sorti son portefeuille. A l’intérieur se trouvait une photo sur laquelle ils étaient tout les quatre, Camus, Isaak, Milo et Hyoga. « Comment tu savais qu’elle était là ? »
« Il a dut la voir quand tu as payé le restaurant. »
La photo avait été prise en Sibérie du moins c’est ce qu’on en déduisait en regardant le paysage. Isaak et Hyoga étaient encore très jeunes cela devait être peu de temps après l’arrivée de Hyoga pour son apprentissage. Tout le monde affichait un grand sourire même Camus, ce qui était assez déstabilisant quand on connaissait le personnage. Le Français avait passé un bras autour des épaules de Milo et avait une attitude légèrement nonchalante ce qui était encore plus étonnant. Hyoga était entouré d’Isaak et de Camus chacun le tenait par la main.
« J’ai trouvé cette photo dans ton temple après l’Hadès. Mais je ne me rappelle pas que tu sois venu nous voir là-bas. En fait, je me rappelle pas t’avoir vu avant la bataille du sanctuaire. » murmura doucement le Russe à l’intention de Milo.
Le petit Grec serra la photo contre son cœur puis il remit le portefeuille dans la veste et se serra contre le Russe. « Lui il s’en souvient, on dirait. » fit Shun.
Hyoga mit les paquets dans le coffre de la voiture. Il dut tasser un peu, le coffre étant plein à ras bord. « Pppppffffff, heureusement que nous sommes des héritiers de Mitsumasa KIDO cela coûte une fortune tout ces trucs. » Hyoga jeta un coup d’œil à Shun qui donnait à boire à Milo sur le siège arrière de la voiture. Hyoga sourit, Milo l’aperçut et lui rendit son sourire. Shun s’était amouraché du petit Grec a une vitesse étonnante. Il faudrait qu’il en parle à Shina il ne voulait pas que Shun retombe dans une dépression en se rendant compte qu’il ne pourrait pas le garder. Bien sur ce n’était pas comme s’ils ne le voyaient plus dès le retour de Shina, mais Shun était fragile. Le Russe eut un petit pincement au cœur lui aussi aurait aimé le garder, chacun des sourire de l’enfant lui réchauffait le cœur. Il avait l’impression qu’il avait un peu retrouver Camus dans Milo. « Tu es un véritable bourreau des cœurs toi. » Milo lui lança un regard espiègle.
« Regarde le, il est trop mignon on a envie de le croquer. » Shun joignit le geste à la parole. Il embrassa le petit Grec sur tout le visage, celui ci se mit à rire.
« On a fini ? On rentre à la maison ? »
« Non, j’aimerais faire encore deux magasins. »
Hyoga mit Milo sur ses épaules. « C’est parti. »
Ils entrèrent dans un Teddy Toy’s. Hyoga prit un caddie et installa le petit scorpion sur le siège. Lorsqu’ils arrivèrent à la hauteur de Shun celui ci avait déjà deux grands nounours dans les mains.
« Tu crois que Shaka préférera celui là ou celui là ? »
Hyoga ne répondit pas, il ignorait totalement les goûts du saint de la vierge en matière de nounours. Shun reposa les deux nounours et en prit un troisième, il le tendit à Milo. « Celui là il est pour toi. »
« Tu crois pas qu’il est un peu trop gros ? » L’ours en peluche était plus grand que le petit Milo qui tentait d’entourer la taille de la peluche avec ses petits bras.
Shun haussa les épaules et continua à choisir d’autres peluches. Après en avoir mit plusieurs Shun sorti Milo du caddie. « Tu en choisi un petit pour toi et un petit pour Camus. »
Au bout de quelques instant l’enfant prit un nounours. « Petit ? » demanda Milo.
« C’est un petit, tu peux le prendre s’il te plait. » répondit Shun.
« Chat pour Camous. Aime chats, Camous ? » fit l’enfant.
« C’est un tigre. » rectifia Hyoga.
« Chat. » fit l’enfant sûr de lui une petite lueur de défi dans les yeux.
« Les tigres se sont des gros chats. » tenta d’expliquer Shun à l’enfant.
Milo regarda le nounours une larme coula sur sa joue. « Pas petit. Peux pas prendre ? »
« Oh excuse-moi Milo, je t’ai mal expliqué. Dans la réalité les tigres se sont des gros chats mais là ils l’ont fait en petit pour que tu puisses le prendre. »
Le petit scorpion regarda les deux adultes d’une façon bizarre. Il n’avait pas dut tout comprendre mais l’important c’est qu’il pouvait prendre la peluche. « Vi. » répondit-il au bout de quelques secondes. Il donna le tigre à Shun et parti en trottinant chercher une autre peluche.
« On a frôlé la mini catastrophe. » fit ironiquement le Russe.
« On oublie parfois que ce n’est qu’un enfant de 2 ans. »
« On voit bien que c’est un ancien ou un futur saint d’or comme tu préfères. Tu as vu comment il m’a regardé quand je l’ai repris ? »
« Hé mais il est passé où ? »
Hyoga se retourna. « Je l’ai quitté des yeux 10 secondes. » fit-il ahuri. Ils prirent tout les deux la direction du bout de l’allée et partirent chacun d’un côté. 2 rangées plus loin Hyoga aperçut la petite tête aux cheveux bleus. « Milo où tu vas comme ça ? » Le petit scorpion fit face au Russe. Il tenait serré contre lui une peluche ressemblant à une marmotte.
« Bébé. » répondit simplement Milo.
Au moment où le petit scorpion prononça ses paroles Hyoga se rendit compte de 2 choses. Milo était très proche d’un autre enfant de son âge et il avait considérablement augmenté son cosmos. « Mais qu’est ce que tu fais ? »
Il n’eut pas le temps de faire les quelques pas qui le séparait des deux enfants qu’un énorme carton tomba sur eux. La sorte de champs magnétique qu’avait crée Milo en augmentant son cosmos eut pour conséquence que le carton se brisa à quelques centimètres au-dessus d’eux et déversa son contenu tout autour. L’énorme bruit que cela provoqua fit sursauter les deux enfants et le bébé que venait de protéger Milo se mit à hurler. Une femme d’un certain âge arriva et arracha la marmotte des bras de Milo. « Petit chenapan, si je te reprends à voler le doudou de mon fils je te mettrais une fessée. »
Hyoga prit Milo dans ses bras. « Attendez Madame, je crois que mon fils n’a voulu qu’aider le vôtre. » Shun arriva à ce moment là.
La femme leur jeta un regard dédaigneux. « Vous voulez rire. Et maintenant vous allez me dire que c’est mon fils qui a mit tout ce bazar. » dit-elle en désignant les jouets éparpillés.
Un jeune homme portant un badge du magasin arriva précipitamment. « Il n’y a pas de blessé ? Je n’avais pas vu que le carton était sur le point de tomber. » avoua t il.
« Non, ils n’ont rien. » Hyoga reparti rapidement vers le rayon des peluches n’ayant pas envie que la conversation s’envenime avec la femme. Il l’entendait engueuler le vendeur le menacer de le faire virer et d’intenter un procès au magasin.
« Qu’est ce qui c’est passé ? » demanda Shun en le suivant.
« Si tu veux bien, on en parlera à la maison. Bon Milo tu choisis ta peluche et on s’en va de ce magasin. » Hyoga garda Milo dans ses bras ne voulant pas le perdre une deuxième fois, ou que le petit Grec ait l’idée d’aller de nouveau vers l’autre enfant.
« Quoi ? » demanda Milo en désignant une peluche jaune et noire.
« Un marsupilami. » répondit Andromède.
Milo regarda Hyoga et reposa sa question. « Quoi? »
Le cygne ne put s’empêcher de rire. « Je crois qu’il n’aime pas tes explications. Il s’agit d’un animal imaginaire, c’est un animal de bande dessiné, mais tout le monde l’appelle le marsupilami ou marsu. » Milo tendit un peu plus le bras et attrapa l’animal par la queue. La queue qui avait été enroulé autour de la peluche se déroula et Milo se retrouva avec le bout de la queue dans les mains et la peluche pendouillant. Milo se mit à rire. « Il te plait ? Allez, on s’en va avant que cette bonne femme se rappelle à notre bon souvenir. » fit Hyoga pressé.
« Milo, viens ici. »
« Non. »
Hyoga se mit à genoux et tendit le bras vers le petit scorpion qui s’était caché sous une étagère entre une multitude de cartons. Milo s’enfonça encore un peu plus se mettant hors d’atteinte du cygne. « Allez viens. »
« Non. Pas belles. »
« D’accord tu en choisiras d’autres si tu veux. Reviens maintenant. » Milo réfléchi quelques instants se demandant sûrement si le Russe disait la vérité. Hyoga voyant son hésitation. « Promis. »
Mais avant que Milo ait prit sa décision de sortir Hyoga se redressa en fronçant les sourcils. Il regarda dans la direction où il avait laissé Shun seul quelques instants plus tôt. Andromède était entrain de discuter avec trois femmes et vu l’expression du visage de son amant et l’éclat de voix qu’il venait d’entendre, ce n’était pas une discussion de courtoisie. Il attrapa Milo qui était sorti à quatre pattes de sa cachette et prit la direction du groupe.
« Quelque chose ne va pas Bébé ? » Il avait utilisé un ton doux et avait fait exprès de prendre ce petit surnom. Il aimait provoquer ces vieilles femmes acariâtres qui étaient incapables de voir plus loin que le bout de leurs nez.
« Une simple divergence d’opinion mon amour. » répondit Shun un léger sourire sur les lèvres heureux que son amant le sorte de là. « Figure-toi que ces dames étaient entrain de me donner des conseils pour élever Milo. Nous le gâtons trop. »
« Rien qu’à voir la scène qu’il vous fait pour une paire de chaussure. On voit que cet enfant est mal élevé. » fit une des femmes sur un air hautain.
« Pourquoi ? Parce qu’il n’aime pas les chaussures que nous lui avons choisi ? Il a le droit d’avoir ses propres goûts. » répondit Hyoga.
« A leur âge ils n’ont pas de goûts ou d’opinion. » fit la deuxième femme sur un air dégoutté.
« Mon fils si. S’il vous dit qu’elles ne lui plaisent pas c’est que c’est la vérité. Un enfant ne ment jamais. » continua le cygne. Il leva les yeux au ciel montrant son ennuie. « Bien sur, il n’a pas les mots pour nous l’expliquer, c’est pour cette raison qu’il réagit de cette façon. »
« On devrait interdire à des personnes comme vous d’adopter des enfants. » fit la troisième.
« Des gens comme nous ? Vous voulez dire des homosexuels ? » fit Shun provocant. « Pourquoi deux femmes auraient le droit d’avoir des enfants et pas deux hommes ? »
« Parce que c’est dans l’ordre naturel des choses. Dieu à offert à la femme le don de donner la vie. »
« Je croyais qu’il avait également dit que le rôle d’une femme est de rester au foyer pour s’occuper de ses enfants et de son mari. Pourtant vous vous battez depuis des siècles pour que ça change non ? » fit le Russe tout aussi provoquant. Les trois femmes eurent un air dégoûté et les abandonna sans un mot.
« Regarde le, il est trop mignon. »
Hyoga jeta un coup d’œil dans le rétroviseur. Milo assis sur son siège bébé dodelinait dangereusement de la tête tentant de lutter contre le sommeil. Il agrippait avec force la queue du marsupilami qu’ils venaient de lui offrir. « Il est épuisé, cela a été une journée éprouvante. »
Shun se détacha et passa à l’arrière du véhicule après avoir fait un peu de place entre les paquets. Il détacha Milo et le prit dans ses bras. Doucement il se mit à le bercer. « Tu pensais vraiment ce que tu as dit dans le magasin ? » demanda Andromède.
« A propos des femmes ? »
« Hum. »
« Tu sais Dieu ou la nature comme tu préfères à toujours bien fait les choses, mais l’Homme comme à son habitude a tout dénaturé. » Il jeta de nouveau un coup d’œil dans le rétroviseur Shun avait un léger sourire. « Comme ont dit ces femmes. Il leur a fait un don en leur permettant de donner la vie. Il les a fait douce et fragile pour qu’elles puissent offrir tout l’amour qu’elles possèdent à leurs enfants. Il a fait l’homme fort pour qu’il puisse les protéger mais celui ci avide de pouvoir c’est servi de cette puissance pour dominer sa femme et ses enfants alors que son rôle était d’être à leur service. »
« C’est pour ça que tu as quitté Irina (nda : La copine de Miho à l’orphelinat dans le film ‘La légende de la pomme d’or’.) ? Tu avais peur de ne pas pouvoir la protéger ? » Hyoga ne répondit pas tout de suite, il arrêta la voiture sur le bas coté et se retourna. Il observa un instant en silence Milo et Shun.
« Non. Je l’ai quitté parce que je me suis rendu compte que c’était toi la personne la plus importante pour moi. Chaque instant passé avec elle était des moments loin de toi. Je n’ai pas comprit tout de suite ce que c’était. Et quand je m’en suis rendu compte tu étais en pleine dépression à cause de tes cauchemars, j’ai attendu que tu ailles mieux parce que je ne voulais pas que tu penses que c’était de la pitié que j’éprouvai. » Hyoga fit de nouveau face à la route et redémarra. « J’aimerai que tu arrêtes de te torturer au moins pour ça. Tu n’as pas à douter des sentiments que j’ai pour toi. »
Shun resta silencieux plusieurs minutes il regardait la route et Milo endormi à tour de rôle. Puis finalement il murmura. « Je t’aime. » Hyoga ne l’entendit sûrement pas vu le bruit du véhicule et de la radio. Andromède se pencha un peu vers le siège conducteur. « Alors on va construire une famille, une vraie famille avec Camus et Milo. » Hyoga échangea avec Shun un regard et un sourire complice à travers le rétroviseur. Intérieurement le Russe était inquiet, il fallait qu‘il parle rapidement à Shina dès son retour.
( à suivre.)