|
Author of 19 Stories |
Camus prit le courrier qui se trouvait dans la boite aux lettres, mit le petit paquet entre ses dents et récupéra les courses qu'il venait de poser à terre. Il monta les escaliers sans se presser. Il y avait bien un ascenseur mais celui ci était constamment en panne, de plus ils n'habitaient qu'au quatrième étage. Arrivé devant la porte d'entrée, il appuya sur la sonnette avec le coude. Un adolescent blond ouvrit la porte, en voyant Camus chargé comme un bœuf, un sourire illumina son visage. « Tu veux peut être un peu d'aide ? » demanda t il en prenant le paquet que Camus tenait entre les dents.
« C'est pas de refus, tu aurais put prendre le courrier » Le ton était calme, et il n'y avait aucuns reproches, c'était une simple constatation.
« Désolé, j'y pense jamais, par contre j'ai sorti les poubelles et j'ai fait la vaisselle. » répondit l'adolescent d'un ton fier.
Camus eut un léger sourire « Ton prof de maths t'a encore donné un devoir maison ? »
Hyoga soupira « Pfffff, je comprends rien à ses équations tordues, cela fait une heure que je suis dessus. Tu pourras m'aider ? » Avec un air légèrement suppliant.
« On range d'abord les courses » Hyoga acquiesça et le suivi jusqu'au coin cuisine. L'appartement était petit mais bien aménagé. Une salle principale avec un coin cuisine servait de salle à manger, de salon et de bureau ainsi que deux chambres reliées par une salle d'eau.
sSsSsSsSsSs
Leurs deux mères avaient été amies dans le passé, Camus ignorait comment n'ayant jamais entendu dire que sa mère était allée en Russie, ni que la mère de Hyoga est fait un voyage en France. Lorsque Sylvie, la mère de Camus était tombée gravement malade la mère de Hyoga, Natassia avait promit de prendre soin de Camus. Malheureusement Sylvie était morte avant d'avoir put confier son fils à son amie. Natassia avait passé plusieurs années à se battre avec l'administration pour récupérer le petit Français. Elle lui envoyait régulièrement des colis avec des petites douceurs de là bas et des photos de paysages et d'elle. Natassia avait d'ailleurs annoncé au petit Français la venue imminente d'un petit 'frère' en lui envoyant une photo de l'échographie en promettant qu'elle continuerait à se battre et que bientôt ils vivraient tous ensembles. Camus n'avait jamais douté de la sincérité de l'amie de sa mère, l'arrivée du petit Hyoga n'ayant pas espacé l'arrivée des colis bien au contraire contenant de petits dessins enfantins.
Et puis brusquement il n'avait plus eut aucune nouvelles, Camus avait eut le sentiment d'être abandonné encore plus que lorsque sa mère était morte, il s'était refermé sur lui-même restant devant la porte de l'orphelinat attendant un signe de Natassia.
Le gardien de nuit de l'orphelinat l'ayant pris en pitié s'était renseigné, la jeune femme était morte dans un accident. Le gardien avait pris son courage à deux mains et avait annoncé la nouvelle à Camus. Il fut étonné, il s'attendait à ce que l'enfant pleure, mais celui ci avait seulement demandé « Où est Hyoga ? » Le gardien avait put récupérer l'adresse dans lequel le petit Russe avait été placé et l'avait confié à Camus.
Camus avait fait une promesse à Natassia et à Sylvie, il prendrait soin de Hyoga. Une fois par semaine il écrivait en Russie, renouvelant à chaque fois sa promesse qu'un jour ils vivraient heureux ensembles. Camus parlait et écrivait de façon respectable le Russe ayant apprit dans les livres ce que leurs mères n'avaient pas eut le temps de lui apprendre, Hyoga tentait maladroitement de répondre en Français de toute évidence Natassia lui avait apprit à parler mais non à l'écrire.
A l'âge de 16 ans, Camus avait obtenu son émancipation (nda : je prends personne pour un idiot mais pour ceux qui ne connaissent pas 'tout le monde n'est pas sensé avoir fait du droit' cela permet d'obtenir pratiquement tous les droits de la majorité). Les jugent avaient accepté sa demande surtout grâce à l'air sérieux de l'adolescent et de ses excellents résultats scolaires. Il avait quitté l'orphelinat et avait commencé à se battre pour récupérer Hyoga. Il lui avait fallu deux ans, ses démarches avaient tout de même étés facilitées par le testament de Natassia qui disait vouloir confier son fils au jeune Français dès sa majorité et à des lettres que le petit Russe gardait précieusement où elle confiait que les deux enfants étaient comme des frères et qu'ils n'avaient plus aucuns parents vivant.
Bien sur cela n'avait pas été de tout repos, Camus avait du trouver un travail, un appartement présentable etc. Mais les assistances sociales avaient été étonnées de la volonté du Français et Camus avait rencontré un jeune avocat prometteur qui l'avait aidé pour tout ce qui était juridique.
Cela faisait deux ans qu'ils habitaient ensembles maintenant. Ce qu'avait redouté le plus Camus, c'est à dire la cohabitation, c'était plutôt bien passé. Bien que timide au début, une dizaine d'années en orphelinat pour tous les deux les ayant rendus plutôt solitaire. Chacun avait fini par apprécier la présence rassurante de l'autre. Ils avaient à peu prêt les mêmes goûts, sauf en matière musicale. Hyoga avait assez vite repris goût à la vie, blaguant et riant, profitant de la vie, bien que ce fut plus dur pour Camus il avait fini par être 'contaminé', la gentillesse de Hyoga l'aidant.
sSsSsSsSsSs
« Allez debout fainéant, si tu sors pas tout de suite du lit je te verse un verre d'eau froide sur la tête. » Camus eut pour toute réponse un grognement. Quelques secondes après une tête ébouriffée passa la porte, Hyoga s'assit à sa table et commença à boire son chocolat chaud. Camus était ennuyé « Ecoute Hyoga, ce n'est pas que je n'ai pas confiance en toi mais …. » Hyoga leva la tête. Ils avaient décidé d'un commun accord d'être franc, de tout se dire. Le Français continua « Est ce que tu as fait une bêtise au collège ? »
Le Russe secoua la tête « non, non je t'assure Camus »
Camus lui fit un sourire rassurant « J'ai reçu une convocation de ton proviseur, cela doit être une simple visite de routine. Je voulais juste pouvoir préparer ma défense au cas où. »
Au début qu'ils s'étaient installés ensemble une assistante sociale passait toutes les semaines, une personne appelait régulièrement le collège de Hyoga et le travail de Camus pour vérifier leurs présences et ils recevaient régulièrement des convocations pour des motifs divers, les trimbalant dans tout Paris.
« Ils ne nous laisseront jamais tranquilles ? » murmura Hyoga.
« Mais si. Ils finiront bien par se lasser de nous surveiller. Surtout s'ils n'ont rien à nous reprocher. »
sSsSsSsSsSs
Camus restait en retrait à la sortie du bâtiment dans lequel Hyoga allait à l'école. Il s'agissait d'un établissement un peu spécial, les classes allaient du CP jusqu'au bac et on n'y trouvait pratiquement que des étrangers, le programme était le même que dans toute l'Académie plus quelques heures de soutien de français en plus. Camus l'avait choisi en espérant que Hyoga si sentirait moins 'différent', et apparemment le Russe s'y plaisait.
Il sortait de son entretien avec le proviseur, et ce que celui ci lui avait confié l'inquiétait. De la drogue avait circulé dans l'école, le proviseur et les professeurs avaient réussi à régler le problème à l'intérieur de l'établissement mais ils avaient peur que les dealers tentent d'aborder les enfants pendant le trajet de retour à la maison. Le proviseur avait voulu prévenir Camus personnellement par respect pour lui, ayant été touché par son combat pour récupérer Hyoga. Camus avait confiance en Hyoga, mais le Russe était mentalement fragile, il n'aurait peut être pas la force de se défendre. Les cours étaient bientôt finis, les parents commençaient à affluer. Camus inconsciemment se mit à chercher des personnes qui pourraient paraître suspecte à une sortie d'école. Son regard fut attiré par un homme paraissant légèrement plus âgés que lui, il était costaud et n'avait pas l'air commode.
L'homme en l'apercevant avait marché d'un pas décidé vers lui. « Dis donc toi, cela t'amuse de faire les sorties d'école ? T'approche pas des mômes sinon tu auras affaire à moi. » Camus était abasourdi et avant qu'il trouve quelque chose à répondre, l'homme l'attrapa par la veste. « Je serais là à chaque sortie maintenant et si je te vois dans les parages tu passeras un sale quart d'heure. » ajouta t il.
Une main agrippa gentiment le bras qui tenait la veste « Masque ! Calme-toi. » dit une voix douce. Camus aperçut alors une jeune femme, elle avait les cheveux violet clair, et paraissait frêle. Le dénommé Masque lâcha camus. « Excuse le, cette histoire met tout le monde à cran. Mon nom est Mü » dit elle en souriant. Camus lui rendit son sourire et se présenta. Masque ne se sentant pas concerné par la conversation était retourné près de l'entrée. « Tu es venu chercher ton petit frère. » demanda Mü tout de même légèrement inquiète.
Camus acquiesça. Au même moment les portes s'ouvrirent déversant une grande quantité d'enfants et d'adolescents. Masque attrapa au vol un enfant qui courait et dont les yeux pétillaient de malices, le mit sur ses épaules et se décida à les rejoindre. L'enfant un grand sourire au lèvres racontait sa journée d'école avec entrain. Le Français suivait la scène avec fascination l'enfant avait l'air tellement heureux. Mü s'en rendit compte et lança un sourire complice à Masque, qui ne remarqua même pas tellement il était concentré sur le babillage de l'enfant.
Hyoga apparut discutant avec deux autres personnes en apercevant Camus, il leur donna rendez vous pour demain, les salua et alla rejoindre son tuteur. « Bonjour » lança t il poliment en arrivant à hauteur du petit groupe.
Après de brèves présentations, Mü expliqua à Camus qu'ils venaient juste d'arriver en France, que c'était presque un rêve d'enfant d'y venir et que tous les trois s'y plaisaient beaucoup. Le Français écoutait avec attention répondant poliment aux questions que lui posait la jeune femme. Puis celle ci invita Camus et Hyoga à venir dîner un soir, il était sur le point de refuser, mais le jeune Russe le devançant avait accepté l'invitation avec joie. Masque renouvela sa promesse de venir régulièrement surveiller la sortie, Camus le remercia sincèrement, cette idée le rassurait. Enfin ils décidèrent d'un jour et d'une heure pour le rendez vous, et partirent chacun de leur côté.
sSsSsSsSsSs
Il était assis à une table attendant patiemment qu'on vienne lui apporter le repas qu'il avait commandé. Il avait découvert ce petit restaurant il y avait un peu plus d'un mois, et depuis ce jour il venait y déjeuner tous les midis de la semaine. La nourriture y était bonne et les prix raisonnables, mais ce n'était pas ce qui le poussait à venir ici.
Il y venait pour apercevoir 'l'ange bleu'.
Lorsqu'il était venu la première fois, il en était au dessert lorsqu'il l'avait vu entrer dans le restaurant. Le jeune homme avait une allure noble et féline, d'une beauté irréaliste accentué par le coté triste qui se dégageait de lui. Il l'avait observé commander, puis manger, essayant de graver chaque geste de 'l'ange', il l'appelait par ce petit surnom car pour lui il avait tout d'une apparition divine. Lorsqu'il avait fini son repas et était sorti il l'avait suivi jusqu'à ce qu'il disparaisse dans un immeuble.
Et depuis ce jour il revenait dans ce restaurant chaque jour, 'lui' ne venait que deux à trois fois par semaine, mais de façon aléatoire, et il ne voulait manquer aucune seconde passé auprès de l'ange.
Il ne trouvait pas de bon moyen pour l'aborder, et il ne voulait pas lui causer d'ennuis, il s'était donc résigné à le contempler de loin savourant chaque gestes.
Il eut l'impression que son cœur s'était arrêté, ça y est il était là devant lui. 'L'ange' parcouru du regard la pièce cherchant certainement une place en retrait un peu au calme comme à son habitude, mais à son grand étonnement le jeune homme aux cheveux bleus prit une table bien en vu. Un serveur s'approcha, il ne pouvait pas entendre mais comprit en voyant le serveur partir sans rien noté sur son carnet. 'L'ange' attendait quelqu'un, cela l'étonna il l'avait toujours imaginé solitaire celui ci déjeunant toujours seul. Son cœur se mis à battre plus fort il avait hâte de voir à quoi ressemblait un de ses amis ou une de ses connaissances.
Au bout de quelques minutes une jeune femme entra, 'il' se leva pour l'accueillir lui serra la main et l'invita à s'asseoir.
L'ange avait une femme dans sa vie, il eut l'impression que son sang bouillait dans ses veines que lui arrivait il ? Pour le moment ils n'avaient l'air que d'amis mais la femme était belle et si les affinités devenaient plus fortes quelques choses se passerait entre eux assez rapidement.
Ils les observa, ses yeux lançant des éclairs plus il voyait son ange discuter, sourire. Il souriait c'était la première fois qu'il pouvait le voir sourire, cela rendait son visage plus jeune renforçant le côté angélique.
Après avoir mangé, le couple se leva et s'en alla continuant un peu à discuter dehors.
Il fallait qu'il fasse quelque chose, il ne laisserait pas cette femme lui piquer son ange, quitte à éloigner cette femme de lui de façon peu orthodoxe.
sSsSsSsSsSs
Au bout de quelques instants il se décida à suivre le jeune homme, il fallait qu'il en apprenne le plus possible sur lui, ensuite il aviserait pour la jeune femme.
'L'ange' comme à son habitude marcha lentement jusqu'à un bâtiment et y entra et pour la première fois il se décida à le suivre après avoir attendus quelques minutes.
Il se retrouva dans un grand Hall sur le côté gauche se tenait une réception, assis là un gardien lisait un magazine.
« Excusez moi de vous déranger, je viens d'apercevoir un jeune homme aux cheveux marines entrer ici, pourriez vous m'indiquez quelle direction il a prise s'il vous plait. »
Le réceptionniste le dévisagea, sur le moment il cru qu'il allait lui faire le coup de l'amnésie passagère, qui se soignerait facilement avec un petit billet. Mais l'homme se replongea dans son magazine et dit « Il travaille à la maison d'édition, 11ème étage. ». Il le remercia et prit l'ascenseur.
En sortant de l'ascenseur il se retrouva directement dans les bureaux personne ne surveillait les allées et venues qui se passait à cet étage, d'ailleurs l'heure de la pause déjeunée n'étant pas finie le local était pratiquement vide. Il aperçut dans le coin détente, deux femmes discutant tout en mangeant leurs sandwichs.
« Je peux vous aider ? » Il se retourna vivement 'l'ange' était devant lui, il portait des lunettes et avait plusieurs dossiers dans les bras.
« Est ce que vous chercher quelqu'un ? » ajouta le jeune homme.
'oui, et je t'ai trouvé' ne put il s'empêcher de penser. La voix était douce et calme, il le regardait avec un air patient. Il fallait qu'il se ressaisisse il devait dire quelque chose. Il passa la main dans ses cheveux lui fit son sourire le plus séducteur puis prit un air un peu gêné.
« Je crois que je me suis complètement trompé d'immeuble. » puis il ajouta comme pour se justifier « Je ne suis pas encore bien adapté à cette ville. »
'L'ange' posa ses dossiers sur le bureau le plus proche « Quel bâtiment ou entreprise vous chercher ? » lui demanda t il sur un ton serviable.
« Vous savez où je peux trouver l'ambassade ? » cela allait sûrement lui paraître bizarre mais bon il n'avait pas d'autres idées, en le suivant il avait aperçut une ambassade le problème c'est qu'il ignorait de quel pays elle dépendait.
'L'ange' eut un léger sourire « Vous ne vous êtes pas trompé de beaucoup c'est juste trois immeubles plus haut, sur le même trottoir, en sortant vous prenez à droite et vous remontez la rue sur 100 mètres. »
Il le remercia et prit la direction de l'ascenseur, 'il' l'avait suivi du regard il sentait son regard se poser sur sa peau, son corps bouillait et il essayait de réprimé des frissons qui montait tout le long de son corps. Lorsque la porte de l'ascenseur s'ouvra, il s'y engouffra et s'écroula par terre lorsque la porte se referma, son corps tremblait sans qu'il puisse s'en empêcher, il n'avait jamais ressenti ça. Il devait faire quelque chose ce jeune homme devenait trop important à ses yeux alors qu'il ne connaissait même pas son prénom. Arrivé au rez-de-chaussée il sortit en courant, le réceptionniste ne leva même pas la tête de son bouquin.
Dehors il continua à courir sur plusieurs rues jusqu'à ce qu'il ne puisse plus respirer et il s'écroula assis sur le trottoir. Il se mit la tête entre les mains, comment allait il faire maintenant, il ne pourrait plus l'approcher sans que cela paraisse suspect.
sSsSsSsSsSs
« Hyoga ! »
L'appelé se retourna, il se trouvait devant un jeune garçon d'un an son cadet, de grands yeux verts qui semblaient toujours suppliants.
« Bonjour Shun, tu déjeunes avec Shiryu et moi à midi ? »
Le jeune garçons aux cheveux et yeux verts lui lança un regard reconnaissant et acquiesça . Ils atteignirent leurs salle de classe en discutant des difficultés qu'ils avaient rencontrés pour leurs devoirs. Ils s'assirent à la même table et continuèrent à discuter de tout et de rien avec le dénommé Shiryu, jusqu'à ce que les cours commencent.
Shun était plus jeune mais en raison de ses excellents résultats scolaires il s'était retrouvé dans la classe au dessus, sa gentillesse lui avait permit de se lier d'amitié avec le jeune Russe et l'adolescent Chinois. Ils étaient tous les trois également amis avec un Japonais fougueux, dénommé Seiya, qui était dans une des classes inférieures, mais celui ci était depuis peu tombé sous le charme d'une fille de sa classe, petite fille trop gâtée et riche se servant de Seiya comme d'un gentil toutou. Ils avaient bien essayés tous les trois ensembles puis chacun leurs tours de le raisonner sans aucuns succès. Ils avaient donc quelques peu laissé leur ami pour le moment espérant qu'il se rendrait compte rapidement que la jeune fille se moquait de lui.
Hyoga appréciait particulièrement le petit Shun qui était toujours doux et calme, et ce petit air fragile lui donnait l'envie irrésistible de le prendre dans ses bras et de le protéger.
Depuis quelque temps celui ci était encore plus craintif que d'habitude, en fait depuis que ses parents avaient envoyé le grand frère de Shun, Ikki, en pension dans un collège en banlieue. Malgré la grande différence de caractère entre les deux frères, ils s'aimaient énormément et étaient très complices, et Shun désespérait de ne pouvoir voir son grand frère que le week-end. Shiryu et Hyoga faisaient de leurs mieux pour lui changer les idées.
La journée c'était bien passée, ils avaient même eut un fou rire lorsque Seiya avait failli tomber au réfectoire parce qu'il jonglait avec deux plateaux le sien et celui de Saori, Shiryu avait réussi in extrémiste à le retenir et ensuite l'avait aidé à rejoindre la table où était installée la donzelle.
Mais la fin des cours approchant, Hyoga se rendit compte que Shun devenait de plus en plus nerveux, il n'écoutait plus le professeur et semblait craindre la sonnerie, le regard toujours fixé sur sa montre.
Ils se trouvaient maintenant devant le collège, chaque soir ils avaient prit l'habitude de discuter 10 minutes, puis chacun rentrait chez soi.
Ce soir là Shun demanda timidement « Cela vous dirait de venir prendre le quatre heure à la maison, et ensuite on pourrait faire nos devoirs ensemble, non ? »
« Je suis désolé, je dois aller chercher mon grand père. Salut. » répondit Shiryu. Le jeune Chinois vivait seul avec son grand père qui passait toutes ses journées aux Bains-Douches.
Shun lança un regard suppliant à Hyoga « J'ai promis à Camus de rentrer tôt. » dit il avec hésitation.
Shun prit un air résigné « Ce n'est pas grave on le fera une autre fois. Au revoir. »
'Il a peur de rentrer chez lui' pensa Hyoga 'Pourquoi ?'. C'est vrai il avait promis de ne pas traîner en rentrant à la maison mais Camus ne serait pas à l'appartement avant une heure ou deux.
Hyoga regarda la rue dans laquelle avait disparu à un tournant Shiryu, puis regarda dans la direction qu'avait prit Shun, celui ci marchait lentement la tête baissé. Sans savoir pourquoi Hyoga le suivit discrètement de loin.
sSsSsSsSsSs
Camus tournait en rond dans le petit appartement, cela faisait des heures que Hyoga devrait être rentré. Où pouvait il bien être ? Il n'osait pas partir à sa recherche, si le jeune Russe rentrait entre temps ou téléphonait. Appeler les flics il en été hors de question cela poserait plus de problèmes que cela n'en résoudrait. Il s'était résigné à appeler Mü et Masque qui étaient devenus assez rapidement des amis proches. Masque malgré son air peu commode était quelqu'un d'assez agréable quand on savait le prendre du bon côté. Il avait annoncé avoir vu Hyoga comme tous les jours devant le collège mais qu'il était encore entrain de discuter avec ses amis lorsqu'il était parti après avoir récupéré Kiki. D'ailleurs l'italien venait tout juste de repartir, il avait fait le voyage que faisait quotidiennement l'adolescent du collège à leurs maison. Masque après avoir discuté avec Camus quelques minutes des endroits qu'aimait fréquenter Hyoga, était reparti à sa recherche. L'italien n'avait pas put s'empêcher de dire en grognant « Lorsque nous le retrouvons, il méritera une belle correction. »
Il se passa encore une bonne heure, Mü avait appelé, Masque ne l'avait pas trouvé. Camus avait eut beaucoup de mal à la convaincre de rester chez eux, il se débrouillerait tout seul. Il devait retrouver Hyoga. Il allait partir à sa recherche lorsqu'il entendit du bruit dans le couloir, il ouvrit la porte précipitamment, il aperçut la chevelure blonde. Et avant même de calculer son propre geste, une gifle s'abattit sur la joue de l'adolescent.
« Où étais tu ? On t'a cherché pendant des heures. »
Camus ne pouvait pas voir son visage, la lumière de la cage d'escalier étant éteinte. L'esprit de Camus se mit en alerte 'quelque chose ne vas pas'. Hyoga comme épuisé tomba à genoux et se mit à sangloter. Il essayait de se justifier mais les mots qui sortaient de sa gorge n'avait aucuns sens et étaient pratiquement avalé par les sanglots.
Camus resta figé quelques instants qui lui parut des heures. Que devait il faire ? Il n'avait jamais vu Hyoga dans cet état. Finalement il se mit à genoux près de lui, le prit dans ses bras et commença à le bercer. Il se décida avec hésitation à lui caresser les cheveux. Après de longue minutes les sanglots de l'adolescent diminuèrent et Camus desserra son étreinte. Il voulu regarder Hyoga dans les yeux. C'est là qu'il aperçut l'état de son visage. Hyoga avait le visage gonflé et pas à cause des sanglots, quelqu'un l'avait battu, une grande coupure sur le front, et des bleus énormes de chaque côté du visage. Camus descendit son regard sur le cou qui était également bleuit, l'état des mains et des bras de l'adolescent étaient encore pire. Des bleus partout et plusieurs doigts n'avaient plus d'ongles et saignaient.
« Mon Dieu, mais qui t'a fait ça ? » lança Camus horrifié.
Hyoga se jeta à son cou et se remit à pleurer, puis sans doute d'épuisement il s'évanoui dans ses bras. Camus le porta jusqu'au canapé de l'appartement, alla dans la salle de bain et fit couler un bain chaud. Il appela Mü pour qu'ils ne s'inquiètent pas davantage, Masque grogna quelque chose mais il ne chercha même pas à comprendre, il les remercia de l'avoir aidé et raccrocha, sans parler de l'état de Hyoga.
Puis il se décida à le déshabiller, l'état de l'adolescent était encore pire qu'il ne se l'était imaginé. Tout le corps était couvert de bleus. Quelqu'un avait dut le rouer de coup de poings et de pieds, ils avaient sûrement étés plusieurs. Une colère gronda dans Camus s'était la première fois qu'il ressentait une envie de meurtre envers quelqu'un, envers cette personne qui avait osé faire du mal à la seule personne à laquelle il tenait.
Il le prit dans ses bras une fois qu'il fut entièrement déshabillé, et l'emmena dans la salle de bain. Il le plongea lentement dans le bain chaud, Hyoga frissonna et sembla se réveillé mais il resta à demi inconscient. Camus lava soigneusement chaque plaie, puis le sorti et l'essuya délicatement. Il avait trouvé une pommade, qu'il espérait calmerait la douleur, et l'avait passé sur pratiquement tout le corps de Hyoga. Une fois fait il le mit dans son lit et le veilla toute la nuit.
sSsSsSsSsSs
Il avait mal partout, il ouvrit lentement les yeux mais ne bougea pas. Camus était sur une chaise juste à côté de son lit, il avait un papier dans les mains qu'il lisait lentement et de temps en temps il raturait et écrivait des annotations, ses traits étaient tirés.
« Camus ? » fit il suppliant.
Le français lâcha son papier et son crayon et se pencha sur lui. « Comment te sens tu ? Tu as peut être faim ? » demanda t il inquiet.
« Camus ! J'aurai ….. »
« Chut, calme toi, tu m'expliqueras plus tard. Il faut que tu te reposes. »
Camus sorti de sa chambre en silence. Des larmes se mirent à couler le long des joues de Hyoga, il se rappelait d'hier soir. Camus l'avait giflé, bercé, puis l'avait soigné. Il avait comprit que la gifle avait été un simple réflexe de peur, alors Camus tenait à lui. Il avait toujours crut que le français s'était occupé de lui par obligation, le jeune homme étant très pudique avec ses sentiments mais ce qui s'était passé hier soir prouvait le contraire. Hyoga même à moitié conscient avait lu la peur, la tendresse puis l'inquiétude dans les yeux de Camus.
Le Français entra portant un plateau plein, il le déposa sur la chaise. « Tu as mal ? Je ferais mieux de t'emmener à l'hôpital. » en voyant les pleurs sur son visage.
Hyoga attrapa sa main « Non » souffla t il « Je ne veux pas, je veux rester avec toi, ici. » Ils savaient tout les deux se que cela impliquerait si les services sociaux apprenaient qu'il avait été roué de coups.
On sonna à la porte. Camus sorti de la chambre, Hyoga entendit des voix mais ne réussit pas à les reconnaître. La porte de sa chambre s'ouvrit violemment, le sourire de Kiki s'effaça en voyant l'état du jeune Russe et ses yeux s'emplirent de larmes.
« Tu me prends pour une idiote, hier soir quand tu as appelé, j'ai bien senti que quelque chose n'allait pas. En plus il n'était pas à l'école ce matin. » entendit Hyoga en reconnaissant la voix de Mü. « Hyoga ! » murmura t elle en voyant l'état de l'adolescent. Un regard chargé de reproche se tourna vers Camus « Tu avais l'intention de nous le cacher ? » Le Français baissa la tête d'une façon coupable et bredouilla quelque chose que personne ne comprit.
De voir cette expression sur le visage de son tuteur, fit sourire Hyoga. Depuis qu'ils avaient rencontrés Mü, bien que celle ci avait le même âge que Camus, elle se comportait un peu comme une grande sœur pour eux, s'occupant de petits trucs auxquels deux hommes ne pensaient pas. Au début Camus avait essayé de l'en empêcher mais elle était têtue et il avait vite abandonné, même Masque ne la contredisait pas lorsqu'elle avait décidé quelque chose. Leur couple était vraiment atypique, Hyoga s'était toujours demandé comment quelqu'un comme l'italien pouvait accepter de se faire commander par une femme.
En voyant le plateau Mü le prit « Ce n'est pas avec ça qu'il va reprendre des forces, de toute façon j'ai amené à mangé, ce n'est pas sain que vous vous nourrissiez que de sandwichs. » Camus avait beaucoup de qualités mais était incapable de faire cuire un œuf même Hyoga se débrouillait mieux que lui aux fourneaux.
Hyoga fit un petit sourire à Kiki qui n'osait pas bouger et tendit les bras. L'enfant vient délicatement se blottir dans ses bras. L'adolescent prit un livre et commença à lire à voix haute.
sSsSsSsSsSs
« Qu'est ce que tu comptes faire ? » demanda l'italien.
« Je ne sais pas, il refuse de me dire qui c'était. Il doit avoir peur des représailles. »
« Hum, tu devrais apprendre a cet ado qui c'est qui commande. »
« Cela te va bien de me dire ça. Tu cèdes tout à Kiki. »
Masque prit un air contrarié « Ce n'est pas de moi qu'on parle que je sache. On ne pourra rien faire tant qu'on ne sera pas. Mais je te conseil de régler ça toi même, je t'aiderai. »
« Bonjour, Messieurs. Voici les menus. Prendrez vous un apéritif ? »
« Pas pour moi, merci. »
« Une bière. »
« Avez vous une préférence ? »
L'italien fronça les sourcils. « Une préférence ? »
« Blonde, brune, rousse ? »
L'italien écarquilla les yeux et grogna « Je vous demande une bière, pas une femme. »
« Mais, euh. »
Camus posa amicalement sa main sur l'avant bras de l'italien et lui fit un petit sourire espiègle. « Apportez lui une Adel Scott. »
« Bien, je vous apporte ceci de suite. »
« On aurait mieux fait d'aller manger dans une pizzeria. »
« Tu aurais passer tout le repas à grogner que les pizzas sont meilleures chez toi. Et puis quelle idée de prendre une bière en apéritif. »
« Bah j'aime bien. » L'italien leva les yeux aux ciel. « Mais c'est vrai en France cela ne ce fait pas, c'est pas assez 'classe'. » Camus sourit.
« Voici votre apéritif, Monsieur. »
L'italien se leva fit une grande révérence jusqu'à terre. « Merci bien, c'est très aimable à vous. » et se rassit. Le serveur le regarda comme s'il s'agissait d'un fou. Masque avait le sourire de celui qui est content de sa dernière bêtise. Camus ne se retint plus et rit.
Camus mit sa main sur l'épaule de son ami un immense sourire illuminant son visage. « Merci Masque, tu avais raison j'avais besoin de me changer les idées. »
« A ton service. »
Mais rapidement le visage de Camus redevint sérieux. « Tu vas vraiment m'aider ? »
« Je n'ai qu'une parole, et puis cela aurait put être Kiki. »
« Bon alors je connais peut être un moyen pour les retrouver. »
« Lequel ? »
« Je ne préfère rien dire pour le moment je ne suis pas sûr que cela marchera. »
sSsSsSsSsSs
Un homme était à son bureau, plongé dans un énorme livre de droit. Le téléphone sonna. L'homme appuya sur l'interphone au bout de 4 fois.
« Oui ? » demanda t il d'un air impatient pour bien faire comprendre qu'on le dérangeait.
« Excusez moi de vous déranger monsieur, mais un certain Monsieur Aqua aimerait s'entretenir avec vous. »
Le visage de l'homme qui avait gardé un air concentré se décontracta et un sourire apparut. « Faites le entrer. »
« Bien monsieur. » L'homme referma son livre après avoir retenu le numéro de la page, se passa la main dans les cheveux et attendit, essayant de prendre un air décontracté.
On frappa à la porte. « Entrez. » Et lorsque le personnage fut entrer dans la pièce, il se leva. « Camus, cela faisait longtemps. Je suis content de te voir. » Il fit les quelques pas qui les séparèrent, et serra la main du Français.
« Cela fait 4 mois environ. Non ? Mais je n'ose plus venir tu es tellement occupé. » Un léger sourire sur les lèvres.
« Grâce à toi. Notre persévérance pour récupérer Hyoga a fait parler dans mon métier. On me soumet tous les problèmes d'adoption. Mais j'aurai toujours du temps à vous consacrer. » Il présenta un siège et demanda « Comment vas tu ? Et Hyoga ? »
Le Français s'assit et regarda l'homme s'asseoir de l'autre côté du bureau. « Nous allons bien tous les deux. Hyoga se plait vraiment dans cette école et il a quelques amis. »
« Et toi ? »
« Et bien tu vas être étonné, mais oui, on a fait la connaissance d'un couple vraiment très sympathique. »
« Vraiment ? » demanda t il d'un air amusé.
« Tu prétends que je suis un ours ? »
L'homme rit doucement « Disons que les relations émotionnelles ne sont pas ton fort. »
Camus se leva fit le tour du bureau et s'assit dessus, il retira sa chaussure droite et du pied poussa le siège dans lequel était assis l'homme pour l'éloigner légèrement du bureau.
« Tu as raison mais je fais des efforts. » Il posa son pied sur l'entrejambe et commença à la masser doucement.
« Camus non. » protesta l'homme mais ne fit rien pour l'arrêter.
« Tu as quelqu'un ? »
« Non. » dans un souffle.
Camus continua encore quelques temps puis il se mit à genoux devant l'homme et ouvrit le pantalon. Une magnifique érection se présenta. Pendant tous ce temps les deux amants ne s'étaient pas quittés des yeux. Le Français donna quelques coups de langue arrachant de petits gémissement.
L'homme se cambra. « Camus je t'en prie. » suppliant du regard.
Le Français eut un léger sourire et englouti le sexe. Il commença à faire de long va et vient augmentant la cadence au fur et à mesure. Ses yeux toujours dans ceux de l'homme.
« Tu fais ça tellement bien. » ne put s'empêcher de dire l'homme rejetant la tête en arrière. Il leva une main fébrile et la passa dans les cheveux du Français.
Sentant son amant au bord de l'extase Camus se retira et continua à la main. L'homme ne mit que quelques secondes pour se libérer. Le Français se releva prit un mouchoir et s'essuya la main délicatement.
L'homme attendit de pouvoir reprendre un rythme de respiration normal. « On pourrait se mettre ensemble. »
« Non Saga. Je t'ai déjà dit que je ne partageais pas tes sentiments. »
« Alors pourquoi à chaque fois… »
« J'aime bien te faire plaisir. » le coupa Camus.
« C'est ce nous pourrions faire, juste prendre du plaisir. Je te promets que si tu rencontres quelqu'un je ne m'accrocherais pas. Je te laisserais partir. »
« Tu vaux mieux que ça. »
Le Grec soupira « Je me suis fait une raison mais ne m'en veut pas d'essayer à chaque fois que tu reviens. »
« Non ne t'inquiète pas. Nous sommes amis. Comment va ton frère ? »
« Kanon ? » demanda Saga surpris. « Bien, je crois. Je le vois encore moins souvent que toi. Et nos rencontres sont beaucoup moins agréables. »
« Tu devrais faire un effort. C'est ta seule famille.» lui reprocha le Français.
« Je sais mais le voir gâcher son talent me met hors de moi. »
« S'il est heureux c'est le principal. »
« Je lui ai même proposé que l'on s'associe, il m'a répondu qu'il refusait de devenir un gratte papier. »
« C'est une bonne idée mais je suis sûr que tu n'as pas été des plus tendre pour lui annoncer. Tu crois qu'il accepterait de me rendre un service ? Je le paierai bien sur. »
« Un service ? »
« Je voudrais retrouver quelqu'un. Et qui mieux que le plus grand détective privé de Paris pourrait le faire. » fit il avec un petit sourire moqueur
Saga était exaspéré « Et si en plus tu le motives dans cette voie. Il vit dans un taudis et n'a jamais un sou. »
« Je suis sûr qu'il s'en sortira il est aussi intelligent que toi. »
Saga ouvrit un tiroir fouilla quelques instants et sorti un bout de carton. « Tiens, c'est sa carte. Mais je préférerai que tu essaies de le raisonner. »
« Je verrai ce que je peux faire. »
sSsSsSsSsSs
« Je ne savais pas que tu fréquentais ce genre d'endroit. »
« Moi non plus figure toi, et je n'ai qu'une envie c'est partir d'ici. »
« Bah il faut bien qu'on voit ton ami. Par contre pas un mot à Mu. Elle pourrait s'imaginer des trucs. »
« Pas de problèmes, moi non plus je n'ai pas envie que cela se sache. »
« Caaaaaaamuuuuus ! »
« Bon bah si on voulait passer inaperçu s'est foutu. » grogna l'italien. Ils se dirigèrent rapidement vers Kanon qui faisait de grands gestes.
« Tu n'aurais pas put nous donner rendez vous dans un autre endroit ? » lança méchamment Camus.
« Pourquoi ? On est très bien ici. » répondit le Grec se trémoussant sur une musique entraînante.
« C'est un bar gay. » expliqua Masque comme si le Grec ne s'en était pas rendu compte.
« Bah oui, et alors ? Tu es homophobe ? »
« Non, mais je me sens mieux quand ils ne sont pas dans le même pièce que moi. »
Kanon rit à gorge déployée et alla chercher 3 bières pendant que Camus et Masque s'asseyaient.
« Bon réglons ça rapidement. Tu m'as dit au téléphone que tu les avais retrouvés. Cela fait à peine une semaine tu as été rapide. »
« Hé hé c'était assez facile par contre il faut que je vous mette en garde. C'est pas n'importe qui. » Kanon sorti une enveloppe de son manteau et étala des photos sur la table. « En fait les types qui ont attaqués Hyoga sont des hommes de main, eux ne sont pas dangereux. » Continua t il en montrant plusieurs photos. « Si votre but c'est de leur faire payer à eux, en la jouant finement on peut les tabasser en ce faisant passer pour une bande rivale. Par contre si vous voulez démanteler la filière il va falloir s'adresser aux flics. »
« On a pas vraiment envie de s'adresser à eux. » expliqua Camus.
« Ouep ce ne serait pas très intelligent. Ils en ont plusieurs dans leur poches. On ne pourrait donner notre confiance à aucuns. »
« Dis donc t'arrête pas de dire 'on', Camus t'a payé pour un travail, il est fini, maintenant tu n'es plus concerné. »
« Comme tu dis il m'a payé et j'ai l'intention d'aller jusqu'au bout. »
« On dirait que cela t'amuse. »
« Un peu je l'avoue, j'aime bien jouer les héros. Bon quel est votre plan ? »
« Camus ? » insista Masque voyant que le Français n'écoutait pas.
Camus plongé dans ses pensées observait une des photos. « Je n'ai pas encore d'idée. Kanon qui c'est ? » montrant un personnage spécifique au Grec.
« Lui il est dangereux c'est le bras droit du Boss, on raconte qu'il tue juste pour le plaisir. »
« Super. » ironisa Masque.
« Bon écoutez, je crois qu'il s'agit d'un trop gros poisson pour nous. On va juste faire payer les hommes qui ont touché à Hyoga. »
« Mais ! »
« Non Masque c'est beaucoup trop dangereux, Mu ne me le pardonnera jamais s'il t'arrive un malheur, tu ne peux pas les laisser elle et Kiki. Et moi je ne peux pas me permettre de risquer qu'ils remettent Hyoga dans un orphelinat. »
« C'est toi le patron. » fit d'un air nonchalant Kanon.
« Si on arrive déjà à les faire changer de quartier, on aura gagné une bataille. »
sSsSsSsSsSs
On était un samedi après-midi, il faisait frais mais un beau soleil était présent, ce qui avait pour conséquence que le petit parc était assez fréquenté. Sur un banc deux adolescents discutaient.
« Je m'en veux tellement de ce qui t'es arrivé Hyoga. C'est de ma faute. »
« Mais non, tu n'y es pour rien. J'ai senti qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas. Tu ne savais même pas que je te suivais. »
Shun leva des yeux rempli de larmes. « C'est de ma faute. C'est à cause de moi que Ikki à été envoyé en pension. »
« Ikki ? »
« Oui, il a été envoyé en pension parce qu'il avait déclenché une bagarre. »
« C'était les mêmes types ? » Shun se remit à pleurer et fit 'oui' de la tête. « Et c'est pour ça qu'il a fugué ? » demanda le jeune Russe.
« Oui, et s'il recommence. Ils le mettront en maison de correction. »
« Bon déjà tu vas prévenir Ikki qu'il faut qu'il se tienne tranquille. Tu lui dis que le problème est résolu temporairement. » Shun lança un regard interrogateur. « Camus a eut une idée, un parent par classe à tour de rôle raccompagnera les enfants par quartier. Son idée a été bien accueilli, même les profs vont s'y mettre. » dit Hyoga fier de l'idée de son tuteur. « Cela tiendra sûrement que jusqu'à la fin de l'année. Mais c'est déjà ça. » Shun se remit à pleurer. « Mais arrête de pleurer c'est fini. Maintenant tout va bien se passer. »
« J'ai même pas eut le courage de venir te voir chez toi pendant que tu te rétablissais. »
Hyoga lui fit un grand sourire. « Ce n'est pas grave, j'avais comprit, ne t'inquiète pas et puis Shiryu m'a donné tes lettres et tes gâteaux. On c'est régalé avec Camus. » rit l'adolescent.
Shun lui envoya un regard reconnaissant et se jeta dans ses bras. « Merci, merci d'être mon ami. »
sSsSsSsSsSs
Il continuait à venir tout les jours dans ce restaurant, déprimant un peu plus à chaque fois. Pendant presque 15 jours 'l'ange' n'était pas venu il avait imaginé les pires choses comme les plus incongrues. Mais il avait fini par se convaincre que la seule et unique raison était qu'il avait remarqué son manège.
Et puis un beau jour il était réapparu mais à son grand désespoir il n'était pas seul. Cette fois ci il était accompagné d'un homme. Ce dernier était grand et musclé, des cheveux courts bleus en bataille. A son allure on devinait tout de suite que c'était un dominateur, l'homme avait d'ailleurs dirigé 'l'ange' en posant sa main dans le bas de son dos, choisissant une table sans prendre en compte les goûts de son compagnon. Ce geste anodin avait fait bouillir le sang dans ses veines. Comment cet homme se permettait il de le toucher, de lui imposer sa volonté ? Comme à son habitude il avait observé chacun des gestes de 'l'ange', celui ci avait sourit une grande partie du repas et avait même rit lorsque l'homme c'était levé pour faire une sorte de pirouette. Plusieurs fois l'ange avait posé sa main sur l'homme cela paraissait être des gestes d'amitiés mais rien n'était moins sûr. Peut être étaient ils amants. Il s'était maudit intérieurement. Pourquoi n'avait il rien fait ? S'il avait trouvé le bon moyen d'aborder 'l'ange' cela aurait était lui qui l'aurait fait rire, ces gestes doux et ces sourires timides auraient étés pour lui. Il s'était décidé à faire quelque chose. Il n'avait pas encore trouvé le moyen de l'aborder, ni ce qu'il allait lui dire. Il fallait qu'il le fasse avant que ce ne soit trop tard en espérant que ce ne l'était pas déjà.
Des cheveux marines entrèrent dans son champ de vision, comme à chaque fois son cœur s'emballa. Il garda une certaine appréhension, il n'était peut être pas seul. Mais alors qu'il jetait un coup d'œil derrière 'l'ange' pour vérifier s'il était accompagné. Il sentit un regard posé sur lui, leurs yeux se croisèrent. Les battements de son cœur redoublèrent il n'entendait plus rien à part les martèlements de son organe dans sa poitrine. 'L'ange' hocha légèrement la tête en signe de salut et lui fit un léger sourire lui faisant comprendre qu'il l'avait reconnu. Il avait toujours crut qu'il n'aurait jamais le courage d'aller lui parler, mais sans qu'il réalise il se leva et se dirigea vers lui. Son cerveau engourdi, c'était son corps et ses instincts qui avaient prit le contrôle.
sSsSsSsSsSs
Camus était allongé lascivement dans son bain. De la musique douce mais mise assez forte sortait du poste à CD qui se trouvait dans la chambre de Hyoga. Camus avait laissé la porte ouverte. Le jeune Russe était parti à un anniversaire, Camus l'avait accompagné et avait discuté quelques instants avec la grande sœur de Seiya, puis une fois sûr qu'il n'y aurait pas de dérapage était reparti, Hyoga dormait là bas pour la nuit. De toute façon il connaissait déjà tout ses amis et aucuns n'étaient des garnements. Il poussa un profond soupir, il aimait énormément Hyoga et serait prêt à tout pour lui, mais il était heureux de ce petit moment de répit, vivre avec un jeune en pleine crise d'adolescence n'était pas de tout repos. Il ferma les yeux et plongea un peu plus profondément dans l'eau ne laissant qu'une petite partie de son visage émergé afin de pouvoir respirer. De cette façon il n'entendait que les battements de son cœur.
« Milo ! » murmura t il. C'était le prénom que lui avait donné l'homme du restaurant. Est ce que c'était son véritable prénom ? Ce n'était pas important de toute façon. Il l'avait remarqué depuis assez longtemps et avait lu le désir dans ses yeux mais l'homme paraissait sur de lui, fier. Il avait donc patiemment attendu que celui ci fasse le premier pas. Il s'était amusé à le voir le suivre jusqu'à son travail, et de voir la jalousie l'envahir lorsqu'il était venu avec Mu puis Masque. Il avait eut envie de passer aux choses sérieuses plus rapidement. Il avait donc fait un geste vers lui à son grand soulagement Milo avait profité de l'occasion et l'avait abordé.
Il avait l'habitude qu'on le désire, il attirait autant les femmes que les hommes, d'ailleurs à l'orphelinat c'est ce qui lui avait sauvé la vie. Avec son allure androgyne et sa tête de premier de la classe, il était devenu la tête de turc des autres. Il s'était retrouvé plusieurs fois à l'infirmerie dans un état proche de celui de Hyoga il y avait quelques semaines. Il avait comprit rapidement que la petite infirmière était attiré par lui, il avait utilisé cela pour qu'elle le mette de corvée d'assistant. Le boulot était paisible et lui laissait beaucoup de temps libre, mais il était toujours en danger la nuit. Il avait entendu parlé que certains servaient de 'fille'. Il avait donc jeté son dévolu sur le plus puissant mais il avait mal jugé le personnage, c'était une grosse brute d'une violence incroyable mais malgré tout il était intelligent et avait vite comprit son manège. Il avait eut peur plusieurs jours se sentant prit au piège, il était tellement tendu et concentré à se sortir de là qu'il ne s'était même pas rendu compte que plus personne ne tentait de l'approcher. Un soir le jeune homme l'avait coincé dans les vestiaires.
« Plus personne a le droit de te toucher ou de te parler sans mon autorisation. C'est ce que tu voulais, non ? » Camus avait eut tellement peur qu'il en avait oublié toute fierté il s'était mis à pleurer et l'avait supplié. Le jeune homme avait appuyé sur ses épaules pour l'obliger à se mettre à genoux et avait ouvert son pantalon. Camus avait immédiatement comprit et s'était exécuté. Sa première fellation, il avait toujours des larmes qui coulaient sur son visage et cette chose dur et longue dans sa bouche le faisait hoqueter. « Regarde moi. » avait ordonné la brute. Camus avait relevé des yeux suppliants. « Tu es encore plus beau avec ton air apeuré. » Au bout de quelques minutes il s'était libéré dans sa bouche, Camus ayant peur qu'il s'énerve avait tout avalé. La brute était tombé à genoux ses jambes ne le tenant plus, il avait ouvert la chemise de Camus et l'avait mordu jusqu'au sang à la base du cou et avait léché la plaie patiemment. « Maintenant tu es à moi. » Le jeune homme avait tenu parole plus personne ne l'avait embêté, il se glissait toutes les nuits dans le lit de Camus pour s'en assurer. Paradoxalement ces quelques années auprès de la brute avaient été les plus agréables de sa période 'orphelinat'. Le jeune homme n'était jamais violent avec lui sauf cette habitude bizarre de le mordre pour marquer qu'il était sa possession. Plusieurs fois la brute avait tenté de le pénétrer mais au dernier moment se ravisait. Camus avait tellement peur qu'un jour de frustration il aille jusqu'au bout, qu'il faisait tout pour le satisfaire avec sa bouche et ses mains.
Il avait été violent le dernier jour qu'ils s'étaient vus, Camus lisait comme à son habitude à la bibliothèque il était rentré furax et l'avait frappé, Camus était tombé à la renverse. La brute sans lui laisser le temps de reprendre ses esprits c'était mis à califourchon sur lui et essayait de l'étrangler. « Tu croyais pouvoir m'échapper ? Tu pensais vraiment que je ne serais pas au courant ? Tu m'appartiens. Je préfère te tuer que te savoir avec un autre. » Il avait serré de plus en plus fort Camus s'était évanoui. Il s'était réveillé quelques heures plus tard dans un lit de l'infirmerie on lui avait expliqué que le jeune homme était devenu complètement fou il avait fallu 5 surveillants pour le maîtriser et qu'il arrêtait pas d'hurler que Camus lui appartenait.
Camus sorti de son bain et mit son peignoir. Il était attiré par le dénommé Milo mais contrairement à la brute et à Saga, il se doutait qu'il ne se contenterait pas de caresses. L'idée de se faire pénétrer le terrorisait toujours autant. Il fallait qu'il ne laisse rien paraître de ses sentiments. Il fallait que Milo pense qu'il ne le voyait que comme un ami du moins pour le moment. Et puis il fallait qu'il règle ce problème concernant Hyoga avant de pouvoir se consacrer à cette histoire.
sSsSsSsSsSs
(à suivre)