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LA SEULE CHOSE DONT J’AI BESOIN POUR NOËL …
- OS Ginny/Harry
- L’action se déroule après le tome 6
(Attention : cet OS est classé dans la catégorie mélodramatico-romantique … Vous êtes prévenus ! )
« On dit que rien n’est plus proche du rire que les larmes. Après tout, ce sont deux choses liées, on peut pleurer de rire ou rire nerveusement quand on est au bord des larmes. C’est sûrement prouvé scienfitinitiquement où je ne sais quoi.
Et devine quoi ? Je ris en écrivant cette lettre, cette lettre que je n’enverrai jamais et que je déchirerais sûrement en millier de morceaux pour qu’il y ait au moins quelque chose d’autre que mon cœur quoi soit dans cet état. J’écrie donc, le sourire aux lèvres alors que mon cœur est déchiqueté et que les rares résidus qui ont survécu disparaissent et se réduisent de plus en plus chaque jour. Je n’aurais bientôt plus de cœur du tout, tu sais ?
C’est fou comme je deviens romantique quand j’ai mal. Tellement mal que je me mets à rire en toutes circonstances pour ne pas me mettre à chialer comme un gosse de trois ans,
Oui, je me marre, je rigole et les autres ne comprennent pas. Ce sourire amer et faux que j’arbore en permanence, ces fous rires nerveux qui me surprennent à chaque moment de la journée les dupent tous. Même Hermione, la si brillante Hermione, elle qui m’a toujours tellement comprise et consolée, oui, même elle croit que je vais bien et que tout est comme avant.
Ils ne comprennent pas.
Je n’en ai rien à foutre de leur Noël, de leur fête si joyeuse. Cette année, elle ne compte pas pour moi, mais ça ils ne le voient pas. Même si Pré-au-Lard est toujours aussi magnifique sous la neige, même si les sapins d’Hagrid sont aussi beaux que d’habitude, même si les lumières qui brillent partout dans le château sont plus belles que jamais, même si être devant un feu de cheminée le soir alors que la neige tombe dehors est toujours une sensation merveilleuse, malgré tout ça et bien que rien n’est changé depuis toutes ces années, fêter Noël à Poudlard ne me réjouit pas cette fois. Je ne veux pas de leurs décorations clinquantes, de leurs cadeaux si merveilleux, de leurs batailles de boules-de-neige et de leur château transformé en palais merveilleux. Leur joie de vivre comme si le monde extérieur n’existait plus durant cette courte période me dégoûte, tout en devient désagréable. Je me fiche de tout ça.
Parce que tu vois, moi cette année, je ne veux qu’une chose à Noël, je ne demande qu’une chose et c’est le seul cadeau qu’on ne peut pas m’offrir.
Et ce cadeau c’est toi. Oui toi, l’espèce de grand brun stupide dont je suis amoureuse, tellement amoureuse ! Même si tu m’as quitté avant de tout plaquer et de t’enfuir cette nuit du 31 juillet, me laissant seule, abandonnant du même coup tes meilleurs amis et moi, même si tu ne donnes plus de nouvelles de toi depuis ce jour-là, depuis cinq mois, et que ça me rend folle, car tu es peut-être mort et que je ne le sais pas, malgré tout ça je suis encore totalement, follement amoureuse de toi, Harry Potter. Et je veux juste te revoir au moins une fois, t’avoir pour moi, te serrer dans mes bras, tout contre moi. Encore une fois.
Et ce sourire stupide qui trompe tout le monde, j’aimerais le voir disparaître pour pouvoir rire simplement, en te donnant la main et en jouant dans la neige.
Tu vois comme ton absence me fait devenir débile et fleur bleue ? Je me retrouve à penser des choses monstrueusement romantiques à cause de toi.
Mais je n’arrive pas à trouver ça juste, parce que moi aussi j’aimerais avoir le droit d’être avec mon petit ami au moment de Noël, ne penser qu’aux cadeaux et aux devoirs.
J’aimerais ne pas être en train d’écrire une lettre que je n’enverrai même pas à quelqu’un qui est peut-être mort parce qu’il est parti accomplir sa destinée. Sa putain de destinée.
J’aimerais qu’on n’entende pas de nouvelles annonces de mort chaque jour, que la guerre ne se prépare pas et que Dumbledore ne soit pas mort. Je voudrais tant de choses impossibles que je me trouve ridicule.
Aucuns de mes vœux ne se réalisera, tout restera comme ça jusqu ‘a ce que tu accomplisses ce à quoi tu es contraint, à savoir tuer le plus grand mage noir de tous les temps, en toute simplicité…
Je vis dans un monde de plus en plus noir, mes idéaux sont détruits un à un chaque jour et mon cœur est en cendres.
Mais je me marre.
Voilà Harry, j’arrive à la fin de cette lettre et si je te l’envoyais, je voudrais que tu n’en retiennes qu’une chose: Tout ce que je veux pour Noël, c’est toi. On ne me rendra pas heureuse cette année, je n’aurais pas ce que je désire le plus. Et peut-être qu’après tout on ne me rendra plus jamais heureuse.
Oh oui, je suis amère, fleur bleue, trop romantique et surtout triste. J’ai changé en cinq mois, je m’en rends compte maintenant. Plus je dévoile mes pensées dans ce bazar d’écriture que j’ose appeler lettre et qui finira en cendres, plus je m’aperçois que si tu revenais, tu ne me reconnaîtrais peut-être même pas. Mais peut-être que je ne te reconnaîtrais plus non plus. »
Ginny Weasley plia le parchemin entre ses doigts puis, après quelques minutes d’immobilité, elle le jeta dans la cheminée de la salle commune et sortit, sans remarquer les larmes qui coulaient sur ses joues.
The end ;)
Voilà, mon OS mélodramatique s’achève, et je n’ai qu’une chose à ajouter : cliquez sur le bouton « go » en bas à gauche ... et abracadabra !