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: B s . A A A    : full 3/4 1/2   : E E   : Light Dark Books » Harry Potter » Harry Potter et l'enfant de l'amour

lilywen
Author of 10 Stories

Rated: M - French - General/Romance - Harry P. & Draco M. - Reviews: 393 - Updated: 02-02-07 - Published: 09-20-06 - Complete - id:3162123

Bonjour à tous,

Voici ma première fan fiction Harry Potter. S’il vous plaît, soyez indulgent…

Comme le veut la tradition :

Disclaimer : le monde magique d’Harry Potter n’est pas le mien mais celui de la très talentueuse J.K.R. (non ce n’est pas moi, mon banquier peut vous l’assurer à mon grand désarroi)

AVERTISSEMENT : Cette fic est UN SLASH… HOMOPHOBES, JE VOUS PLAINS MAIS JE VOUS PRIE DE PASSER VOTRE CHEMIN…

Amoureux des lemons HP/DM, patience Harry sera long à convaincre… (pas avant le chapitre 15… mais il y a aura des prémices très bientôt)

Je préfère vous avertir certains personnages ne survivront pas à cette aventure (sniff)

Cette fiction alterne des POV Harry (très largement) et quelques POV Drago

J’ai déjà achevé ma fiction, elle fait 42 chapitres pour l’instant. Mais, je ne peux pas vous dire si ce sera une happy end ou un drame…

J’ai écrit une première histoire très sombre… Mais ma petite sœur qui est aussi mon soutien et correcteur a hurlé au scandale… (c’était trop triste)… je suis donc en train d’écrire une fin alternative (beaucoup plus heureuse) Je ne sais pas encore laquelle je publierais… Cela dépendra de vos réactions, je présume.

ATTENTION : SI VOUS N’AVEZ PAS ENCORE LU LE TOME 6, NE ME LISEZ PAS (cette histoire débute à la fin du sixième tome et respecte l’intrigue que J.K.R. a annoncé pour son tome 7.)

Pour terminer cette petite introduction, je tiens à adresser un ENORME MERCI à mon bébé (ma petite sœur)

voilà voilà...

Harry Potter et l’enfant de l’amour

Chapitre 1 : Mione, réveille-toi (POV HARRY)

J’étais assis sur ce vieux fauteuil bordeaux usé et râpé, qui devait sans doute dater du siècle passé. La pièce si sombre et si poussiéreuse que détestait tant mon cher Sirius était devenue silencieuse. Il devait être près de minuit. Je n’entendais que les faibles crépitements du feu dans l’âtre sur le point de mourir et la légère respiration de la belle endormie.

Mione était lovée dans le fauteuil dépareillé en face de moi. Les cheveux châtains en bataille retombaient sur son doux visage. Elle dormait paisiblement et toutes les questions qui me bouleversaient d’habitude, semblaient s’évanouir au rythme de sa respiration. Elle portait une robe de sorcier noire qui laissait apparaître un vieux jean moldu délavé. Elle était si sereine. Tous nos problèmes semblaient si loin lorsque j’observais cette petite puce endormie. 6 ans, 6 ans que je connaissais Mione, 6 ans que cette insupportable demoiselle qui savait toujours tout sur tout avait débarqué dans ma triste vie, 6 ans que des aventures communes nous avaient réunis, à commencer par un troll des cavernes en fuite dans les couloirs de Poudlard. Il s’en était passé du temps et les derniers événements n’avaient fait que me rapprocher davantage de ma petite sœur de cœur, toujours aussi profondément endormie. J’espère simplement que là où tes rêves t’amènent, tout y est plus doux et plus calme.

Arrête Potter, il faut que tu arrêtes de te lamenter sur ta petite existence. Et pourtant, Merlin sait que ces derniers temps avaient été terribles. Je souris ironiquement à cette pensée. Ces derniers temps, mon pauvre Harry, tu délires, dois-je te rappeler que tu as perdu tes parents à l’âge de un an, que tu as été élevé par des moldus ignobles et que ton parrain, Si’, est mort avant même que tu puisses le connaître réellement… Pathétique, tragique. Oui, ça, c’était le résumé de ma vie, de toute ma vie, pas des dernières semaines, c’était vraiment toute ma vie. Enfin, il fallait bien reconnaître que depuis un mois, quelqu’un semblait s’acharner sur moi et les événements s’étaient enchaînés à toute vitesse. Quelqu’un ! Vraiment Harry, tu délires… Comme si tu ne savais pas qui… qui pouvait s’acharner à détruire tout ce qui pouvait être synonyme de bonheur à tes yeux ! Tom… Cet enfoiré de Voldemort bien sûr… Mais, il n’était pas seul, il avait des renforts et pas les moindres. Cette salope de Bellatrix arrivait en pôle position. C’est elle qui avait tué Si’ au ministère de la magie, celle-là je ne sais pas quel traitement pourrait lui être infligé pour qu’il soit à la mesure de tout ce qu’elle avait pu commettre dans sa misérable existence. La mort de Si’, la douleur de Neville, les yeux transparents et sans vie d’Alice Londubat… Je ne l’avais vu qu’une seule fois en présence de Neville à Sainte Mangouste et cette vision m’avait littéralement glacé. Cette pauvre jeune dame si belle et si perdue tendait désespéramment à mon voisin de chambrée de Poudlard des petits papiers de bonbon vide. Absolument désespérant ! et cette Bellatrix… même pas assez humaine pour tuer Alice et son époux, non, elle a préféré les laisser vivre ainsi, comme des légumes, sans aucune chance d’une vie normale. Même le baiser des détraqueurs ne suffirait pas pour elle. Et puis, il y a Pettigrow, cette larve, ce rat qui a vendu ses amis, mes parents, faisant de moi un orphelin à un an.

Dernièrement, un nouveau nom avait rempli ma liste des personnes à abattre pour espérer « vivre ». Rogue. Severus Rogue. Mon ancien professeur des Potions à Poudlard. Je ne l’avais jamais apprécié. Il me paraissait sournois, fourbe et le mois de juin m’avait tristement donné raison. Pourtant, je l’avais dit au professeur Dumbledore. Combien de fois ? Sans doute trop. Mais jamais il ne m’a écouté, il ne voulait pas en démordre. Jamais il n’a voulu admettre que Rogue n’était pas avec le Phénix. Oh non ! et pourtant il avait choisi son camp et depuis bien plus longtemps que je ne pouvais m’en douter. C’était lui qui avait lancé Voldemort à mes trousses en révélant la prédiction de la vieille folle de Trelawney… Et puis cette terrible nuit de juin où j’avais vu Dumbledore s’écrouler à mes pieds, sans que je ne puisse intervenir. Il avait été touché par le plus terrible des sorts : un avada lancé par Rogue, lui-même. Celui en qui le directeur avait placé toute sa confiance. Ne jamais faire confiance, Potter, ça au moins, tu le savais et tu n’étais pas prêt de l’oublier.

Une larme coula doucement sur ma joue. MERDE. Ressaisis-toi enfin ! Mione bouge légèrement dans son fauteuil, elle frissonne sans aucun doute à cause de la fraîcheur qui gagne le sordide salon du QG de l’ordre du Phénix. Je me lève le plus doucement possible et pose délicatement une couverture sur les épaules de ma petite Mione. Elle s’enfonce un peu plus dans le fauteuil et sa respiration reprend à un rythme plus calme. Je me dirige lentement vers le bar, un whisky-pur-feu. En ce moment, il n’y a bien que ça pour me détendre. Et puis, le mois de Juillet… ce mois de Juillet… MERDE. Arrête Harry. Ce qui est arrivé, est arrivé. Voilà ! Tu ne peux rien y faire alors cesse de penser à cette journée qui aurait dû être si parfaite pour tous ceux que tu aimes. Le mariage de Fleur et Bill… Ils étaient tous là : la famille de Fleur avec la belle Gabrielle que j’avais sauvé lors du tournoi des trois sorciers. Les Weasley au complet : Molly et Arthur, Bill, le marié anxieux et légèrement esquinté par les derniers combats contre les mangemorts et Greyback. Et puis, le reste des Weasley : mon frère Ron, aux anges, Fred et Georges toujours aussi… toujours enfin eux, quoi et puis Charlie et Gin’… Une autre larme descend lentement le long de ma joue. Réagis Bordel ! Je me gifle mentalement tout en me dirigeant vers le fauteuil bordeaux. Le whisky-pur-feu, enfin le troisième si je suis honnête, commence à faire son effet. Tant mieux… Il était temps. Minuit sonne et toutes les horloges de ce vieux manoir du square Grimmaurd résonnent en même temps. Sinistre… Vraiment sinistre… J’en regretterais presque Privet Drive où j’ai passé la première semaine de Juillet. Sirius, franchement, ça fait deux semaines que je tourne en rond ici et je me demande encore comment tu as pu tenir ici un an enfermé avec pour seule compagnie ton adorable mère et Kreattur ! J’en ai froid dans le dos. Kreattur est loin et ta mère me suffit amplement. Je suis brusquement sorti de mes pensées par un bruit sourd. Quelque chose, quelqu’un est tombé. Ça vient d’en bas, du hall. MERDE. Et il n’y a que Mione et moi. Tous les membres de l’ordre sont de sortie, comme par hasard. Rem est avec Mc Go. Pour les autres, je ne sais pas trop.

Je me retrouve instinctivement debout, ma baguette serrée dans ma main droite. Je soupire à l’idée de devoir réveiller la princesse endormie mais là, je n’ai pas vraiment le choix.

« Mione, Mione, réveille-toi, je t’en prie.»

Elle s’étire légèrement, puis sursaute visiblement surprise de me trouver devant elle, debout, avec ma baguette à la main. Elle s’apprête à parler mais je pose un index sur ses lèvres immédiatement et chuchote :

« Il y a quelqu’un… dans le hall, je sens une aura, mais elle est faible, très faible… »

Elle me regarde, fronce un sourcil et précise :

« - Quelqu’un de l’ordre ?

- Non, Mione, non, j’en suis sûr. Prends ta baguette. Suis-moi. »

La petite fille endormie laisse place à une jeune sorcière décidée qui s’empare de sa baguette posée à côté de Pattenrond, lové à ses pieds. Je me dirige rapidement vers la porte du salon et l’ouvre le plus discrètement possible, ce qui n’est pas chose facile puisque tout, dans cette maison, n’est que grincement. Je descends lentement l’escalier, suivi par le regard des ancêtres de Kreattur, cloués au mur par la charmante mère de mon parrain. Mione est juste derrière moi. Elle est nerveuse, je sens que sa respiration est de plus en plus saccadée. Je m’arrête à quelques marches du hall et me concentre pour sentir les auras magiques… Il n’y en a qu’une mais… C’est étrange, très étrange.

Je regarde Mione et lui chuchote « à trois ». Je lève doucement ma main et mes doigts font un décompte qui semble faire monter davantage la tension d’Hermione, si c’est possible.

1… 2… 3…

« STUPEFIX »

(si vous aimez, n’hésitez pas… siouplait.. une petite review)


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