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Anime/Manga » Gundam Seed »
L'enfant du destin
Author: Hydra Gundam-Chibimu PM
Pourquoi aton fait croire à sa mère, Maryu Ramius, qu'il était décédé ? Que lui veut donc Raw Le Creuset ?
Rated: Fiction K+ - French - Adventure - Murrue R. & Rau L. C. - Reviews: 9 - Updated: 10-20-09 - Published: 11-09-06
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Note : finalement je ne suivrai pas les événements de Destiny, trop difficile à gérer au milieu de ma narration, mais vous retrouverez de temps en temps quelques clins d'œil légers quand même, il y a de bonnes idées à utiliser…

Désolée pour le rythme de publication, quand on a du boulot ce n'est pas évident d'écrire, ça devrait être plus régulier maintenant vu qu'on arrive à des morceaux de chapitres qui existent déjà. Bonne lecture !

Chapitre 8 : Progressions

30 septembre CE 75, plant 12

Lacus, allongée sur le canapé, tentait sans grand succès de se mettre assise. Fort obligeamment, l'infirmière l'aida et lui cala un coussin derrière le dos. La pauvre chanteuse était à présent aussi large que haute et souhaitait chaque matin qu'enfin ses jumeaux daignent se décider à venir au monde, elle n'en pouvait vraiment plus. Tout était prêt pour les accueillir, leur chambre, peinte par leur père, leurs vêtements différenciés.

Ledit futur père revenait justement de la Terre, un énorme dossier sous le bras, et entra dans la salle à manger. Il vint l'embrasser et demanda :

« Comment tu te sens ? »

Lacus fit une petite grimace comique :

« Enorme, comme tous les jours, et j'aimerais bien qu'ils se décident à sortir, je suis épuisée… »

Elle avait été très suivie pendant sa grossesse, un examen génétique poussé avait été fait des jumeaux au vu des manipulations subies par leurs parents, mais, par miracle, rien n'avait été décelé. Cependant, au vu des risques induits par la grossesse gémellaire, une infirmière avait veillé sur Lacus en permanence, surtout sur demande de Kira qui s'était inquiété énormément et ne souhaitait pas qu'elle fût seule lorsqu'il se rendait sur Orb pour travailler avec Asran à Morgenroete. Lacus trouvait extrêmement touchant qu'il s'implique à ce point, insistant pour l'accompagner à ses rendez-vous médicaux et aux cours de préparation à la naissance. Il avait lu nombre de livres traitant du sujet et Asran se moquait gentiment de lui, même si cela le ravissait de voir son meilleur ami si heureux.

Il s'assit près d'elle, passa précautionneusement la main sur le ventre rond, parlant doucement aux jumeaux et Lacus posa sa propre main sur la sienne, profitant de ce moment de paix. Elle sourit alors que l'un des jumeaux frémissait dans son paisible cocon de chair. Kira la regarda :

« Tu crois que c'est Matthew ou Alya qui bouge ainsi ? », questionna-t-il.

Même les prénoms des deux enfants avaient été choisis, et les deux parents n'attendaient plus que de voir l'apparence des deux bébés, mais ce qui leur importait c'était qu'ils soient en bonne santé.

Lacus dit encore :

« Au fait, j'ai eu ta maman au téléphone ce matin, elle a confirmé sa venue la semaine prochaine… »

La mère de Kira, qui appréciait Lacus depuis longtemps, s'était montrée absolument ravie de cette naissance mais n'avait pas cherché à s'imposer, c'était Lacus qui l'avait gentiment invitée à venir, estimant qu'il fallait qu'ils connaissent leur grand-mère et que la famille était importante. Kira sourit.

« Très bien, j'irai la chercher au spatioport… »

Annexe New Morgenroete, 1er octobre CE 75

Comme c'était le cas depuis plusieurs mois, Maryu Ramius venait passer trois jours ici pour travailler sur la refonte de l'Archangel. A chaque fois cela lui causait une grande tristesse, mais elle prenait sur elle, consciente de l'importance que revêtait ce projet. Derrière elle, une voix grava la tira de ses pensées :

« Voilà pour vous, c'est un mélange spécial… »

Waldfeld lui tendait une tasse de café avec un sourire engageant. Elle tenta de lui rendre son sourire, n'y parvint pas et trempa ses lèvres dans le liquide chaud réconfortant.

Le tigre du désert la regardait avec de la commisération dans son unique œil noisette, bien qu'il s'en empêchât énergiquement. Maryu était courageuse, travailleuse, professionnelle, elle n'avait pas changé depuis qu'il l'avait connue autrefois, au plus fort de la bataille, mais quelque chose s'était définitivement cassé en elle.

Elle avala encore une gorgée du breuvage et, sortant de ses pensées, tourna la tête vers Waldfeld :

« Décidément, vous êtes un magicien en matière de café, celui-ci est encore meilleur que le précédent… »

Le soldat sourit modestement:

« Il suffit d'un peu de chance, voilà tout, mais c'est vrai que je suis loin d'avoir percé tous les mystères du goût parfait… »

La chaleur du café ramena un peu de couleur au teint pâle de Maryu, qui reprit le plan qu'elle tenait auparavant.

« Les changements que vous avez suggérés sont très ingénieux, ainsi il pourra rester plus longtemps en plongée… »

Un léger sourire fendit le visage hâlé de Waldfeld.

« J'essaie en tout cas qu'il reste pour le principal tel qu'il a été, qu'il ne perde pas son âme, parce que je sais ce qu'il représente à vos yeux… »

Le regard noisette de Maryu se fixa sur lui et elle comprit brusquement. Pourtant, elle lui dit :

« C'est en effet sur ce vaisseau que j'ai vécu mes heures les plus belles malgré la situation, mais vous ne devez pas tenir compte de moi pour faire ses modifications, tout ceci est du passé et il est temps que je cesse de m'y accrocher… »

Il l'attrapa par le poignet pour qu'elle le regarde :

« Non, même si le passé est douloureux il a fait de vous ce que vous êtes actuellement, donc il est impensable à mes yeux de changer totalement l'Archangel… »

Elle libéra son poignet d'un geste un peu trop brusque à son goût et lui répondit :

« Je fus peut-être le capitaine de ce vaisseau, mais maintenant il est destiné à autre chose et c'est notre rôle que d'en faire quelque chose de performant… »

Walfeld comprit qu'elle avait vu clair en lui mais il ne se démonta pas pour autant.

« Il n'y a pas que vous, il y a aussi tous ceux pour qui ce vaisseau a encore de l'importance… »

Et il rectifia un tracé sur le plan avec un sourire encourageant qui rendit tout son courage à Maryu :

« Oui, vous avez raison… », déclara-t-elle en lui rendant son sourire.

Capitale d'Orb, nuit du 11 au 12 octobre CE 75

Un léger bruit éveilla Cagali et elle leva la tête de son oreiller. L'autre côté du lit n'était pas défait et, lorsqu'elle jeta un regard à son réveil, elle vit qu'il était presque trois heures du matin. Où pouvait bien être Asran ? Cela ne faisait que deux heures qu'elle s'était elle-même couchée mais ce n'était pas dans ses habitudes de rentrer si tard, surtout sans prévenir. Elle s'assit, s'aperçut que le bruit qui l'avait réveillée provenait du cabinet de toilette attenant à sa chambre et soupira de soulagement. Quelques minutes plus tard, Asran en sortait, en caleçon et les cheveux humides, et se dirigeait vers le lit en baillant discrètement. Il s'aperçut rapidement qu'elle ne dormait plus.

« Excuse-moi si je t'ai réveillée », fit-il en se glissant dans le lit, « je ne voulais pas rentrer si tard mais une urgence m'a retenu à l'atelier, il y a eu un accident là-bas, rien de grave, je te rassure, tu auras le rapport demain… »

Elle se coula près de lui, à demi endormie.

« Tu aurais pu appeler, quand même… »

Il lui ouvrit les bras pour qu'elle s'installât contre lui.

« Je dois bien avouer que je n'y ai pas pensé, il y a eu beaucoup à faire sur place… », dit-il, contrit.

Elle le sentait se décontracter à son contact, et sa peau fraîche se réchauffer. Il resserra son étreinte et elle resta là, à goûter ce contact intime. Ils avaient tous deux été très occupés ces temps derniers et avaient eu peu de temps pour leur vie de couple, aussi ils appréciaient d'autant plus ce genre de moments, même s'ils avaient lieu au cœur de la nuit.

Asran sentit alors les mains de Cagali se déplacer sur son corps alors qu'elle se serrait davantage contre lui, et il vit ses yeux briller dans la semi obscurité. Elle avait clairement une idée derrière la tête malgré la fatigue et l'heure tardive. Il la laissa éveiller les parties les plus sensibles de son corps, puis se retourna vivement. Un sourire espiègle étira ses lèvres et il murmura :

« A mon tour… »

Il laissa courir ses mains et ses lèvres sur le corps de sa compagne qu'il connaissait par cœur et sourit lorsqu'elle laissa échapper un soupir de bien-être. Bientôt, la chemise de nuit légère qu'elle portait ne fut plus qu'un souvenir et, avec un frisson, il laissa ses lèvres agacer les pointes dressées de sa poitrine, la faisant se tendre sous lui. Il glissa ses mains le long du ventre plat et continua ses caresses à l'endroit le plus intime de son amante, qui gémit et l'attira vers elle pour qu'il intensifiât ses mouvements. Il expira pour garder son contrôle et continua avant de descendre le long de ses jambes et de glisser sur elle. Il l'embrassa longuement et prolongea volontairement la sensation délicieuse de peau à peau alors que le regard de Cagali s'assombrissait sous l'effet du désir grandissant. La douleur exquise dans son bas ventre se faisait de plus en plus pressante et elle se cambra contre lui. Cela amenuisa encore sa résistance et il se fondit enfin en elle. La fièvre le prenant, il commença à bouger, puis de plus en plus vite jusqu'à ce qu'elle atteigne l'acmé de son plaisir et que lui-même se laisse aller au sien.

Ils restèrent un moment ainsi puis Asran, reprenant ses esprits, s'écarta sur le côté alors qu'elle venait se blottir contre lui, ensommeillée. Il déposa un baiser sur sa tempe et murmura :

« Dors, maintenant, mon cœur… »

Le temps qu'il dise cela, elle avait déjà sombré dans le sommeil et lui-même ne tarda pas à en faire autant. Le jour était en train de se lever quand la console de communication de la chambre sonna. Asran s'éveilla rapidement, enfila un caleçon et un t-shirt et alla répondre. Le visage fatigué mais rayonnant de Kira apparut.

« Désolé de vous réveiller, mais je voulais que vous soyez les premiers au courant : Matthew et Alya sont nés voici une heure… »

Derrière Asran, Cagali, qui avait enfilé sa chemise de nuit, venait d'arriver et avait posé sa tête sur son épaule, encore à demi endormie, mais cette nouvelle la réveilla tout à fait.

« Oh, c'est superbe ! Comment vont-ils ? Et Lacus ? », questionna-t-elle.

Kira sourit à sa sœur.

« Ils vont très bien mais on les garde en couveuse quelques heures parce qu'ils faisaient moins de trois kilos chacun. Lacus dort maintenant car ça a été long et difficile mais elle s'en remettra très bien… »

Asran sourit :

« Je vous félicite tous les deux pour cette naissance, bienvenue parmi nous à Matthew et Alya… »

Kira rendit son sourire à son meilleur ami :

« Merci. Je vous enverrai des photos dès que je serai autorisé à en prendre dans la pouponnière, que vous voyiez à quoi ressemble votre filleul… »

En effet, Asran et Cagali avaient choisi d'être le parrain et la marraine du petit Matthew tandis que Miriallia et Andrew Waldfeld seraient ceux de la petite Alya.

Kira acheva :

« Je vais vous laisser finir votre nuit, je rappellerai dès que je pourrai… »

Et il disparut. Asran regarda Cagali et lui dit :

« Allons essayer de nous rendormir après cette superbe nouvelle… »

Ses yeux verts brillaient de joie, il était vraiment heureux pour son meilleur ami. Assis dans le lit, il sentit le regard de Cagali sur lui :

« Qu'est-ce qu'il y a ? », lui demanda-t-elle.

Il glissa ses jambes sous la couverture et dit, regardant devant lui :

« Je n'ai jamais vraiment osé t'en parler mais ça me trotte en tête depuis quelques temps déjà, j'aimerais bien être père moi aussi, même si je ne suis pas sûr d'en être un bon vu qu'on reproduit inconsciemment ce qu'on a vécu. Cependant, je suis sûr d'une chose, c'est que c'est avec toi que j'aimerais avoir cet enfant, toi la femme que j'aime et que j'ai choisie, même si c'est irréaliste au vu de nos emplois du temps respectifs et… »

Elle le força à se taire en posant sa main sur sa bouche :

« Arrête tout de suite ! Qui t'a fourré en tête que tu ne pourrais pas être un bon père ? Les erreurs de ton père ne sont pas les tiennes, mets-toi bien ça dans la tête ! Si nous décidons de faire un enfant, il sera le nôtre, pas celui de notre passé… »

Elle prit sa main et lui dit avec un sourire :

« Pas à pas, nous progresserons ensemble… »

Colonie L4-A120, 31 octobre CE 75

Un téléphone sonna dans une chambre plongée dans l'obscurité. Une main se tendit depuis le lit et prit le combiné. Une voix masculine ensommeillée dit :

« Mmmh, ici Elsman, qu'est-ce qu'il y a ? Oui, je comprends, j'arrive… »

Près de lui, une forme bougea et il se tourna vers elle :

« Je dois aller à mon travail, il y a eu un départ d'incendie cette nuit et ils ont besoin de tout le monde… »

Et il commença à enfiler un pantalon sur son caleçon avant d'enlever son t-shirt de nuit.

Miriallia s'assit près de lui, se frotta les yeux et lui dit :

« Je vais vite te faire un café, tu en auras bien besoin… »

Elle sauta légèrement du lit, attrapa un peignoir et se dirigea vers la cuisine où elle mit de l'eau à chauffer pendant qu'il s'habillait. Quand il y arriva enfin, habillé d'un simple jean et d'un t-shirt, elle mettait l'eau chaude sur le café lyophilisé.

« Je sais que tu n'aimes pas trop ça, mais c'est mieux que rien et c'est plus rapide… », dit-elle d'un air contrit.

Il prit la tasse, l'avala en plusieurs gorgées et focalisa son regard violet sur sa compagne en attrapant sa veste d'un geste machinal.

« Ne m'attends pas, vaque à tes occupations comme c'était prévu, je ne sais absolument pas à quelle heure je vais rentrer… »

Elle lui sourit :

« Je sais, je sais, comme d'habitude… »

Il eut un air désolé :

« Tu viens me voir et les imprévus s'accumulent, c'est vraiment pas de chance… »

Elle le poussa légèrement :

« On verra ça ce soir, vas y, maintenant… »

Il l'embrassa rapidement et sortit de l'appartement, laissant Miriallia un peu mélancolique. Elle était là pour une exposition de photos qu'elle faisait sur la colonie sur une semaine pendant ses congés mais il avait été très pris par son travail, ce qui faisait qu'elle ne l'avait presque pas vu. Leur relation était difficile, émaillée de disputes en tous genres, mais elle perdurait tout de même à leur grand étonnement, probablement grâce à la distance géographique. Quelquefois, surtout quand elle était énervée, elle se demandait ce qu'elle pouvait bien lui trouver mais il suffisait qu'il la regarde simplement avec son sourire désinvolte, son regard violet calme et elle ne se posait plus aucune question. Ne disait-on pas que le cœur a ses raisons que la raison n'a pas ? Cet aphorisme semblait tout juste fait pour elle, il n'y avait aucune logique dans le fait qu'elle soit tombée amoureuse de lui, surtout après ce qui s'était passé, mais c'était le cas. Bien sûr, il y avait toujours cette culpabilité latente entre eux, ils en étaient bien conscients mais essayaient d'aller au-delà comme ils le pouvaient…

Elle alla se recoucher et finit par se rendormir le sourire aux lèvres, environnée par l'odeur virile laissée par Dearka…

Colonie 'New Luna', 3 décembre CE 75

C'était un grand jour pour Alexander : au vu de ses excellents résultats en simulateur, le petit Naturel modifié avait été autorisé à s'installer dans le cockpit du Glory pour une prise de contact et une première simulation in situ. Vêtu de sa première combinaison de pilotage bleu ciel, d'une teinte plus claire que celle de ses yeux, l'enfant n'eut même pas peur lorsqu'il lui fallut utiliser le filin ascenseur pour se hisser à près de quinze mètres du sol et qu'il s'installa dans le cockpit spécialement conçu pour lui. Le siège ergonomique en était disposé sur un rail, donc adaptable à souhait à la croissance prévue du jeune pilote, déjà bien plus grand que son âge réel. Il se sangla par réflexe, comme dans le simulateur, poussa le bouton d'activation et le tableau de bord s'éclaira, dévoilant les lettres « GAT X406 Glory » sur fond bleu, puis apparut l'écran de visée. Le MS était doté du système Multi Lock On, qui lui permettait de viser plusieurs cibles, indexé aux pupilles du pilote, et le regard bleu de l'enfant l'aligna d'un geste. Ses yeux allaient et venaient à une vitesse terrifiante sur l'écran, sur les boutons et il prit en main la manette des gaz ainsi que celle des tirs. L'écran tripartite devant lui s'alluma, donnant une vue sur l'atelier…

Il entra dans l'OS et vérifia les caractéristiques de l'appareil : dix huit mètres zéro huit, soixante dix sept tonnes, avant de passer au reste des systèmes. Le MS comprenait un Phase Shift très perfectionné, un Neutron Jammer Canceller qui évitait de manquer d'énergie, était constitué d'un tout nouvel alliage extrêmement résistant qui supportait même théoriquement une rentrée dans l'atmosphère et qu'on avait peint en blanc et en bleu foncé. Niveau armement, il comportait deux beam sabers de type Lacerta, un beam boomerang sur l'épaule droite, deux Vulcan Igelstern de 75 mm sur la tête, un beam rifle de type Lupus destiné à être tenu dans sa main, un beam shield dans l'autre main. Un pack arrière du type de celui porté par le Freedom avait été prévu pour se déplacer dans l'atmosphère et, en déployant ses cinq ailes, constituait une autre arme avec ses deux canons plasma de type Baraener. On avait également conçu des packs du style de ceux portés par feu le Strike, en fonction des types de combat, mais ils n'étaient pas encore terminés. On lui préparait aussi un lifter qui le porterait lors de combats en haute atmosphère.

Alexander n'était pas encore capable de maîtriser lui-même son OS, ni de le réécrire, mais c'était le prochain objectif à atteindre pour qu'il commençât à piloter effectivement.

Une voix résonna :

« On peut mettre en place la simulation, tu es prêt ? »

Sur l'écran apparut le visage masqué de Le Creuset, et la petite main gantée d'Alexander parcourut les commandes avec un frisson d'excitation. A le voir, on lui aurait facilement donné cinq ans, mais il n'en avait que trois et demi. La stimulation permanente de son cerveau depuis sa toute petite enfance et le reséquencement de son ADN avaient donné des résultats remarquables, augmentant de façon plus que significative sa sécrétion d'hormone de croissance et la mise en place des chemins neuronaux dans son cerveau. Il parlait plus que bien, écrivait passablement à présent et commençait à posséder une connaissance technique impressionnante sur son MS. Sa ressemblance avec son père était de plus en plus nette, augmentée par ses cheveux châtains ondulés coupés courts, même si on pouvait reconnaître quelques mimiques de Maryu lorsqu'il travaillait ou se concentrait. Pourtant, peu de choses éclairaient ce regard bleu foncé à part la présence de son MS ou de Le Creuset, pour lequel le petit garçon avait une affection sans limites.

Le regard du petit garçon se braqua sur le visage de Le Creuset, il posa les mains sur les commandes de tir et dit :

« C'est bon, je suis prêt… »

L'ancien pilote du Cgue eut un sourire satisfait et fit un signe aux ingénieurs regroupés au pied de l'énorme machine :

« Allez- y ! »

A SUIVRE

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