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Author of 7 Stories |
N/a : Un grand merci à tous ceux et celles qui ont reviewé cette histoire ! Mes réponses aux reviews précédentes sont comme d’habitude dans MyForum, lien sur la page de mon profil. Encore toutes mes excuses pour ce léger contre-temps dans le postage; ceux et celles qui ont jeté un coup d'oeil sur mon profil en connaissent les raisons. Voilà le dernier chapitre ! Bonne lecture !
Je me réveillais au petit matin, confortablement enfouie dans un oreiller avec à proximité une bouillotte vivante pour réchauffer mes pieds toujours froids à ces heures matinales.
- Hummm, fit la voix de l’homme allongé près de moi tout en gardant les yeux fermés.
Il glissa un bras sur mon ventre pour venir me coller contre lui. Je me laissais faire, un sourire béat sur les lèvres. Merlin, j’étais bêtement, idiotement, désespérément heureuse. Et fait étrange pour un cerveau dérangé comme le mien, je ne pensais plus à mes petits tracas quotidiens. Et mes ASPIC me paraissaient être le cadet de mes soucis… Un seul truc cependant me titillait. Savoir comment s’était finie cette histoire d’espionnage. Il importait peu de savoir désormais si Lulaby&co étaient convaincues de notre manège. Non, je voulais simplement savoir ce que les Succubes avaient fait des images du début de notre scène qui s’était finie, soi dit en passant, en apothéose… Je rougis instantanément à ce souvenir et me tortillait de plaisir sous le poids du bras musclé qui m’enserrait la taille. Je tournais aussitôt les yeux vers Harry et je constatais avec effarement qu’il me regardait.
- Salut.
- ‘jour, murmurai-je d’une voix rauque.
Un petit pincement au cœur me saisit soudain. Et si tout cela n’était qu’une affreuse erreur ? Et si Harry regrettait la nuit passée ? Et s’il n’avait jamais éprouvé pour moi quoique ce soit si ce n’est une vague attirance et encore suite à mon aide forcée ? Et si…
- Stop, tu me donnes le tournis, me dit-il en paraissant grandement amusé.
Je le dévisageais profondément troublée.
- Hey, c’est mal poli de lire dans les pensées des gens !
- D’abord je n’ai rien lu du tout. Ensuite, c’est comme si tu parlais à voix haute et enfin, si je n’avais pas en ce moment même une haleine de fennec je te roulerais un patin pour taire tes interrogation, compris ?
Je haussais les sourcils très haut et ne pus m’empêcher de rire.
- Une haleine de fennec ?
- Hum-hum.
- Mais d’où te vient cette expression ? continuais-je hilare en caressant rêveusement son torse.
- C’est Bill qui nous l’a apprise à Ron et moi. Il paraît que les fennecs en Egypte se repèrent à trois kilomètres pour leur odeur hum-méphitique.
- Charmant, murmurai-je en approchant mes lèvres de son cou.
- Hermione, me reprocha Harry mollement. Qu’est-ce que je viens de te dire?
- J’ai déjà oublié, ricanai-je tout contre sa peau.
- Á tes risques et périls, susurra-t-il à mon oreille.
Dans un grognement de bête (faussement) enragée, il me fit basculer sous lui et commença à picorer ma peau de petits suçons. Je gémis instantanément. Merlin, j’adorais ça…
Je compris rapidement qu’Harry n’était pas le genre d’homme à titiller dès le matin. Ce type avait un don, c’était clair et net. Sinon comment aurait-il réussi à réveiller mes sens ensommeillés pour atteindre le 7ième ciel aussi facilement ?
Quelques instants plus tard, je me retrouvais à nouveau avec un sourire stupide et heureux sur le visage. Je sus que j’aurais du mal à m’en défaire pour le reste de la journée. Je partis prendre ma douche en chantonnant. Harry allongé sur un coude me regarda m’éloigner avec l’expression d’un prédateur laissant échapper sa proie pour mieux la croquer plus tard…
Plongée sous le jet d’eau et revenant peu à peu sur terre, je songeais avec plus en plus de colère que lui et moi venions de nous faire avoir en beauté par toute la clique de bras cassés qui se disait nos amis. Je finis ma toilette rapidement et pénétrais dans ma chambre en trombe.
- Harry, il faut qu’on…Harry ?
Mais Harry n’était plus là. Je sentis mon cœur manquer un battement quand j’aperçus un bout de parchemin sur mon secrétaire.
J’en ai pour 10 min, attends-moi là, surtout ne sors pas de ta chambre. Je t’aime Harry
Je décidai donc de trépigner d’impatience pendant dix bonnes minutes en faisant les cents pas dans ma chambre. J’en profitais pour la ranger et je vérifiais discrètement si les sorts de protections de ma chambre que les Succubes avaient enlevés étaient revenus. Apparemment, ils semblaient de nouveau là… Hum… Que s’était-il donc passé la nuit dernière exactement ? Ma réponse arriva avec un plateau repas porté par Harry en personne. J’écarquillais les yeux devant la montagne de nourritures qu’il avait rapportée. Devant mon air ahuri, il eut un regard d’excuse.
- Désolé, c’est Dobby qui m’a servi…
- Hum... Ch’est très bien comme cha, réussis-je à articuler après m’être jetée sur un petit pain chaud.
- Alors ? Les nouvelles ? demandai-je après avoir calmer ma faim.
Harry me dévisagea avec circonspection puis eut un sourire en coin.
- Je suis retourné à mon dortoir chercher mes affaires et heureusement, j’avais ma cape d’invisibilité sur moi. Tous les gars étaient là, y compris Ginny. Ils pavoisaient comme des paons sur la réussite de leur plan. Et j’ai même cru comprendre qu’ils s’en étaient donnés à cœur joie pour donner une bonne raclée aux Succubes. Apparemment, ils ont gardé les lunettes passe-murailles en souvenir…
- Quoi ? m’exclamai-je. Tu veux dire que non contents de s’être payés de notre tête, ils ont gardé ce … ce truc ?!!
Harry leva une main en signe d’apaisement :
- Seule Ginny a la main mise dessus et crois-moi c’est pas du gâteau. Les gars essayent par tous les moyens de lui faire avouer où elle cache l’objet.
- Humpfff ! fis-je énervée.
- Bref, je ne me suis pas attardé vu qu’ils partaient tous prendre leur petit déjeuner. J’ai pris ma douche dans la salle des bains des préfets et j’ai filé aux cuisines pour ramener ça.
Je restais les bras croisés réfléchissant avec ardeur. Je zieutais en direction d’Harry qui me renvoya mon regard malicieux.
- Tu penses à la même chose que moi ? fis-je d’un air de conspirateur.
- Oh oui…
« Hum… ce type est merveilleux » pensai-je avant de lui exposer ma stratégie…
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Juste avant de descendre dans la Grande Salle pour déjeuner, Ron et toute la bande virent arriver main dans la main, Harry et Hermione. Ils paraissaient un peu fatigués mais ils se dirigèrent néanmoins avec détermination vers toute la petite troupe.
- Alors ? questionna aussitôt Hermione fâchée. On peut savoir où vous étiez hier soir ?
Ron émit un petit rire pendant que les autres affichaient tous un regard de connivence.
- Nous ne faisions que notre devoir, ma chère amie, finit-il par dire d’un air pompeux. Au fait à quand les faire-parts de mariage ?
Seamus et Dean ricanèrent ouvertement. Mais Harry fit un pas en avant :
- Arrêtez vos idioties ! gronda-t-il. Par votre faute, Hermione a été obligée de subir une scène particulièrement gênante hier soir. Et je ne parle même pas de moi !! Bordel, les mecs, on n’est pas des acteurs ! C’est pour ça qu’on a demandé à Gin et Neville de prendre la relève que cette scène là !! Alors où vous étiez, vous deux ? Finit Harry en se tournant vers le couple de la bande.
- Mais… mais on pensait-, fit Neville qui commençait à rougir.
- Que quoi ? grogna Hermione. Qu’on tomberait amoureux et qu’on se lancerait dans une scène de bisous à en perdre le souffle ?!! Bon sang mais atterrissez ! Harry est mon meilleur ami, comment voulez-vous que nous puissions envisager sept ans de notre amitié partir en une aventure aussi aléatoire et futile ?
Harry jeta un bref coup d’œil interrogateur sur Hermione et reprit son air renfrogné pendant que les autres se dévisageaient, penauds et confus. Seule Ginny les scrutait sans rien dire.
- Faites comme vous voulez, moi j’ai faim, je ne vous attends pas.
Elle partit sans demander son reste avec deux de ses amies.
- Alors ? reprit Hermione en croisant les bras. Que s’est-il passé hier soir ?
Ron, relayé par Dean ou Seamus, expliqua comment ils avaient surpris les Succubes à espionner le mur de la chambre de la préfète puis comment ils avaient ouvert le feu sur les trois Serpentard prenant comme trophée de guerre leurs lunettes passe-murailles.
- Où sont les lunettes maintenant ? demanda aussitôt Hermione l’air furieux.
- C’est Ginny qui les a, répliqua Ron en fuyant le regard de la préfète.
- Ecoutez-moi bien, bande de nouilles, susurra-t-elle d’une voix étrangement basse. Je vous vois encore comploter contre nous, imaginer encore des châteaux en Espagne et j’en passe, je serais d’une humeur non seulement massacrante pour le restant de l’année mais je vous ferais également vivre un véritable enfer jusqu’à ce que vous quittiez cette école. Me suis-je bien faite comprendre ?
Les quatre garçons, tous sans exception, agrandirent les yeux d’effrois. Neville recula même d’un pas pendant que Dean et Seamus déglutirent avec difficulté. Ron ne bougea pas, seul son visage trahissait une extrême pâleur. La touche finale qui acheva le tableau fut donnée par Harry.
- Je n’aurais pas dis mieux, lança-t-il d’une voix polaire.
Il posa une main sur l’épaule d’Hermione et leur lança à tous, un par un, un regard qui en disait long sur sa détermination.
- Bon, soupira Hermione reprenant son masque légèrement agacé habituel. Comment allons-nous faire pour rattraper le fiasco ?
- Mais, rétorqua Ron, les Succubes vous laisseront en paix maintenant. Surtout après la raclée qu’on leur a mise hier soir.
- Et Fairy Lulaby, tu en fais quoi ? demanda Hermione d’un ton sec.
- Euh. …ah oui, c’est vrai, elle était pas là hier soir…répondit tout penaud le rouquin.
Hermione se frappa la main contre le front et tourna les talons en marmonnant un « J’vais manger avant que ces idiots me coupent complètement l’appétit »
Harry la regarda s’éloigner avec un étrange regard puis il posa ses yeux vert sur ses amis.
- Allez venez, les mecs, soupira-t-il gardant néanmoins pour lui un léger sourire en coin.
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Hermione passa le repas murée dans un silence inconfortable pour ses voisins. L’ambiance était des plus moroses et seul Harry parvenait à arracher quelques commentaires à ses camarades de dortoirs. Ron semblait vraiment mal à l’aise et son regard passait d’Hermione à la table des Serdaigle où siégeaient Lulaby et sa cour.
- Harry, pourquoi t’irais pas voir Fairy une bonne fois pour toute ? marmonna-t-il dans son assiette.
Harry posa lentement la cruche de jus de citrouille et lui lança un regard perçant.
- Tu crois que je n’ai jamais essayé, elle et toutes les autres, de les raisonner ?
Ron se renfrogna.
- Plus des paroles, ce sont des actes qu’il faut à toutes ces pestes, renchérit Seamus en mâchonnant sa cuisse de poulet.
- Hum… les actes, il y avait possibilité encore hier de leur en montrer, répliqua Harry légèrement amusé.
Il trouvait un certain plaisir à voir ses amis tous déconfis de s’être ainsi fourvoyés dans des plans d’entremetteurs à la petite semaine. Certes, sans eux, Hermione et lui en seraient peut-être réduits à se regarder encore dans le blanc des yeux sans s’avouer leurs sentiments mais ils avaient été manipulés et rien que pour ça, ils trouvaient amusant de les faire un peu poiroter dans l’ignorance.
En zieutant du côté d’Hermione, il notait qu’elle ne paraissait pas insensible à leur désarroi. La lueur espiègle qu’il croisa dans son regard suffit à le renforcer dans sa conviction de faire encore marcher un peu les copains… Il savait que dès qu’ils seraient au courant, ceux-ci le harcèleraient pour avoir des détails plus croustillants sur sa vie intime… Or Harry, qui venait de se dépêtrer d’encombrantes admiratrices, aspirait à goûter à un peu de tranquillité avec Hermione.
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Mais leurs plans furent grandement contrecarrés quand Ginny vint les rejoindre quelques heures plus tard dans le parc sous les chauds rayons d’un soleil printanier. Seamus et Dean s’amusaient à apprivoiser un Botruc pendant que Ron révisait avec Neville sa botanique adossés contre un arbre. Non loin de ses amis, Harry feuilletait un magazine sur le Quidditch allongé avec une Hermione qui somnolait la tête reposée sur son ventre. Elle tapotait machinalement son coussin humain quand elle prenait une position différente et Harry en profitait pour tripoter spontanément une mèche brune. Les autres garçons leur jetaient de temps à autre un regard étonné et reprenaient leurs activités non sans penser que le monde tournait à l’envers depuis qu’Hermione délaissait ses livres pour dormir sur la bedaine du SurvivantBis.
- Ça y est, Lulaby vous laissera tranquille, annonça d’une voix claironnante la rouquine en s’affalant dans l’herbe à côté de Neville.
Harry pour le coup, leva le nez de son magazine.
- Et comment t’as fait ? questionna Ron en essayant de ne pas faire attention au fait que sa sœur picorait tendrement de baisers le cou de son camarade.
- Je lui ai donné les lunettes passe-murailles.
- Tu as fait quoi ? s’écria Harry faisant sursauter Hermione qui regarda Ginny d’un air endormi.
- Pas besoin de répéter, rétorqua la rouquine, t’as parfaitement entendu.
- Gin’, fit Neville doucement, pourquoi tu as fait ça ? Tu savais qu’Harry et Hermione seraient embarrassés.
La jeune Weasley lui renvoya un regard confiant.
- J’ai pris soin de dissimuler les moments de la scène qui pourraient la faire douter de la bonne foi d’Hermione et d’Harry. En gros, je n’ai pas fait grand chose…
Elle ponctua sa phrase par un clin d’œil à l’adresse du pseudo-couple. Harry pensa aussitôt que Ginny avait découvert le pot aux roses.
- Tu aurais pu nous montrer les lunettes avant, rétorqua Hermione fâchée.
- Pas besoin, répliqua Ginny, vous êtes… de parfaits comédiens.
Elle se leva en époussetant sa jupe et prit la main de Neville pour le mettre sur ses pieds.
- En tout cas, vous avez manqué son expression quand elle regardait dans la lunette. C’était à mourir de rire, ricana-t-elle. Toujours est-il qu’ajouter à cela la menace d’un maléfice Chauve-furie particulièrement tenace et une colère sourde qui montait crescendo pour un SurvivantBis excédé par ses fans, le tour était joué !
Hermione referma machinalement la mâchoire inférieure d’Harry qui menaçait de se décrocher pendant que Ginny et Neville s’éloignaient main dans la main pour faire le tour du lac.
- Affaire réglée donc ! s’exclama Ron d’un air tout content.
Harry et Hermione se jetèrent un coup d’œil désemparé.
- Vous n’aurez plus à jouer la comédie d’ici quelques jours, dit Seamus dans un sourire confiant.
- Je crains que nous soyons obligés de jouer la comédie jusqu’à la fin de l’année, rétorqua Hermione dans un soupir de lassitude. Sinon toutes ces filles reviendraient à la charge comme un troupeau de yaks en chaleurs.
- Des yaks en chaleurs, répéta Seamus les yeux rêveurs, très imagé Hermione bravo.
La Gryffondor haussa les épaules puis se mit debout.
- Harry, veux-tu venir réviser avec moi ? demanda-t-elle de façon neutre.
Le jeune homme acquiesça aussitôt en se levant prestement.
- Á plus tard, les mecs, fit-il.
- Hey, vous allez où ? s’exclama Ron, troublé de les voir aller réviser sans lui.
- Dans ma chambre, rétorqua Hermione d’un ton glacial.
Les autres garçons à l’exception d’Harry écarquillèrent les yeux.
- Et pourquoi réviser là-bas ? demanda soudain Seamus l’air soupçonneux.
- Parce que nous ne serons pas importunés par des gens de votre espèce ! rétorqua Hermione méchamment.
Pendant que sa petite amie partait d’un pas décidé vers l’intérieur du château, Harry glissa brièvement à ses camarades :
- Vivement que tout ça se termine, j’en ai ras-le-bol de réviser !…
- J’imagine que c’est ton prix à payer pour être tranquille avec les filles, compatit rapidement Dean.
- Si vous saviez à quoi j’ai passé mon temps la nuit dernière, une fois la bougie de détection éteinte, soupira Harry en passant une main de lassitude sur son front.
Seamus qui était toujours un peu méfiant le regarda soudain avec plus de mansuétude.
- Non, elle a osé ? souffla Ron en se tenant la main devant la bouche.
Harry prit un air de victime en affichant une moue tragique.
- Toute la nuit…pour rattraper notre « retard » selon elle.
- Oh mon vieux, ça me fait mal pour toi, gémit Dean en posant une main sur l’épaule d’Harry en geste de soutien. Le bon côté c’est que grâce à elle, tu auras de supers notes.
- Harry !! cria au loin Hermione. Tu ramènes tes fesses oui ou non ?!
- Tu n’es pas obligé de dire oui, murmura aussitôt Seamus. On te soutiendra pour que tu restes avec nous ce soir !
- Ça va aller les mecs, fit Harry le regard douloureux et l’air courageux, je dois assumer…
Il s’éloigna dignement et offrit en parfait gentleman son bras à sa petite amie.
- La vache, qu’est-ce qu’il doit en baver ! fit Dean en les regardant s’éloigner. Je plains le type qui sortira vraiment un jour avec Hermione.
- Hum… Hermione est une amie merveilleuse, reprit Ron, mais elle serait loin de satisfaire un gars aussi bonne pâte qu’Harry.
- C’est sûr, renchérit Seamus, et dire qu’on les croyait faits pour être ensemble.
- Là, faut avouer qu’on s’est complètement trompé, répondit Ron l’air dépité.
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- Je peux savoir ce qui te fait rire depuis qu’on a quitté le parc ? questionna Hermione intriguée devant le ricanement ininterrompu d’Harry jusqu’à sa chambre.
Il secoua la tête incapable de répondre. Une fois arrivées à destination, Harry consentit à répondre devant l’air perplexe d’Hermione :
- Je crois simplement que je prends goût à la comédie !
Il lui expliqua ce qu’il avait raconté aux garçons avant de la rejoindre. Hermione fit une drôle de moue et lui tapa brusquement le ventre du dos de la main :
- Hey ! Tu vas me faire passer pour un vrai dragon maintenant !
Harry, le regard espiègle, répondit :
- Ah oui ? Mais que devraient penser les autres à nous voir nous éclipser ainsi par ce bel après-midi de juin ?
- Mais… balbutia Hermione, c’était simplement pour être tranquilles tous les d… Grrrohhharry-arrête-de-me-faire-marcher ! Je passe pour une vrai casse-pieds et toi tu me culpabilises !
Elle avait les poings sur les hanches et semblait mécontente. Elle n’eut pas le temps de continuer sa diatribe qu’Harry l’enserrait dans ses bras et plaquait ses lèvres dans un geste presque de faim.
- J’adore quand tu es remontée comme ça, glissa-t-il près de sa bouche quelques instants plus tard. Ça fait galoper mon imagination…
Hermione rougit aussitôt et reprit avec ferveur les lèvres de son compagnon.
- Harry, il faut que tu saches…
- Humm ? fit-il en embrassant chaque parcelle de sa peau non recouverte pas des vêtements.
- J’ai besoin que tu m’aimes.
Elle insista sur le mot besoin en plantant son regard dans celui d’Harry.
- Je comblerais ce besoin, Mione, dit-il en posant un léger baiser sur ses lèvres.
- Tout le temps, continua Hermione sérieusement.
- Le temps de ma vie te suffira ? répondit-il en jouant tendrement avec la chevelure de sa copine.
- Á chaque instant, répéta-t-elle, et n’importe où.
- N’importe où ? fit Harry une lueur inquiétante se réveillant dans son regard.
Elle acquiesça fascinée par le visage du jeune homme.
- Tu as conscience que tu accentue ton image de femme exigeante, là ? poursuivit Harry d’un ton légèrement moqueur.
Hermione acquiesça de nouveau en venant se lover un peu plus dans ses bras.
- Un vrai dragon, en somme, murmura-t-elle tout près de sa bouche.
Elle se mit à lécher ses lèvres consciencieusement et Harry ferma les yeux sentant une faim particulière le saisir dans son bas-ventre.
- J’ai envie de te faire l’amour ici et maintenant, Mione.
- Non-non, nous devons réviser, rétorqua-t-elle en s’écartant brusquement.
Harry resta scotché sur place la bouche ouverte et encore brillante des baisers d’Hermione.
- Tu…quoi ? s’exclama-t-il.
Le rire d’Hermione le laissa un instant pantois. Il était tombé dedans et à pieds joints de surcroît...
- Quelle manipulatrice, tu fais ! grogna-t-il en la prenant par le bras pour l’emmener sur le lit.
- Dans le genre, tu n’es pas mal non plus, répliqua-t-elle en se laissant déshabiller puis prenant la relève sur Harry une fois qu’il eut finie.
Ils s’allongèrent sur le lit, les yeux brillants d’excitation tout en prodiguant baisers et caresses ici et là.
- Je l’admets, murmura Harry, j’ai bien dupé mes camarades.
- Hum, je ne parlais pas de ça, susurra-t-elle. Mais d’hier soir…
- Ah oui ? fit Harry en basculant au dessus d’Hermione.
Il avait pris ses mains qu’il gardait plaqué au-dessus de sa tête d’une seule poigne. Son autre main parcourait sa poitrine mise en valeur par la position de ses bras. Hermione se mit à gémir et à respirer de manière plus saccadée. Harry que ces manifestations de plaisir excitait au plus haut point continua à la caresser avec avidité.
- Oui, bredouilla Hermione, tu es un…hum… grand manipulateur puisque tu savais que… la-ah bougie était éteinte et tu…tu ne m’en as informée (déglutition difficile) que bien plus tard…
- Hum… oui, c’est possible fit Harry qui laissait errer sa bouche un peu n’importe où...
- Harry! gémit à nouveau Hermione, quelques instants plus tard.
Le jeune homme, très attentif au désir de sa copine comprit parfaitement ce que l’appel de son nom signifiait. Il revint poser ses lèvres doucement sur celles d’Hermione et ils partirent ensemble dans un monde de sensations brûlantes…
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Quelques heures plus tard, ils décidèrent enfin de se lever pour aller dîner (1) Hermione s’assit sur le rebord du lit en s’étirant voluptueusement. Elle n’avait jamais été une grande sportive mais côtoyer Harry lui permettait de remuer un peu (beaucoup) plus son corps… Une main glissa dans son dos pour venir englober un de ses seins.
- Harry, grogna-t-elle plus pour la forme. Tu n’es donc jamais fatigué ?
- Nan.
- Humpff. Je vais devoir te calmer à ma manière alors !
- C’est à dire ? fit une voix curieuse derrière elle.
- Tu vas être obligé d’assouvir un de mes fantasmes.
- Qui est ? demanda la voix d’Harry de plus en plus intéressée tout en caressant voluptueusement le corps de la jeune femme.
- Tu te souviens quand je t’ai dit à chaque instant et n’importe où ?
- Oh-oh, fit Harry qui sentit la difficulté venir à trois kilomètres.
Hermione fit la moue puis elle éclata de rire. Elle se tourna vers Harry un sourire malicieux sur les lèvres.
- Oh non, fit Harry en secouant la tête négativement, n’y pense même pas.
Il avait beaucoup de mal à retenir son rire.
- Siii !! s’écria Hermione en se jetant sur lui de façon très hermionesque.
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Ils sortirent de la chambre bras dessus, bras dessous et arrivèrent devant la Grande Salle en se jetant des coups d’œil complice.
Leur bande d’amis était déjà attablée.
- On leur dit ou on attend ? demanda Hermione.
- On attend, laissons-les mariner encore. Pendant ce temps-là, tu es toute à moi.
Il ponctua sa phrase par un baiser posé sur la tempe de la jeune femme. Celle-ci regardait avec avidité dans la direction des professeurs. Harry soupira brièvement en suivant son regard.
- Obsédée, chuchota-t-il en ricanant.
- Hum… Tu as promis Harry. Ce soir !
Le Gryffondor secoua la tête d’un air désespéré en s’asseyant à côté de Ron.
- Je suis foutu, grogna-t-il.
- Pourquoi ? demanda innocemment Ron.
- Tu préfères ne pas le savoir, rétorqua Harry.
- Révisions ? demanda Dean avec compassion pendant que Seamus fronçait les sourcils vers Hermione.
Harry secoua la tête un peu gênée.
- Oubliez-ça, commença-t-il.
Mais Hermione l’interrompit :
- Je veux qu’on s’envoie en l’air sur la table des profs cette nuit.
Sa phrase eut l’effet escompté et Hermione put passer un repas calme et silencieux tout en jetant des regards amusés sur sa chère et tendre moitié. Harry oscilla tout le reste du dîner entre le rire et la désapprobation. Mais les têtes de ses potes ce soir-là valurent toutes les vérités du monde…
Fin
(1) : Les premiers temps d’une passion amoureuse se consacrent au batifolage, au sommeil et pour finir… à se sustenter donc vous inquiétez pas si vous avez l’impression que nos deux héros ne font que l’une des trois activités pré-citées… mdr