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: B s . A A A    : full 3/4 1/2   : E E   : Light Dark Books » Harry Potter » Les heures

Ivrian
Author of 41 Stories

Rated: M - French - Angst/Drama - Severus S. & Sirius B. - Reviews: 63 - Published: 11-11-06 - Complete - id:3239772

Note de l'auteuze et avertissement : Voila un OS qui a été écrit il y a plus d'un an, mais jamais posté. J'ai hésité longuement, à cause de la violence du sujet. C'est le genre de chose que j'écris lorsque j'ai besoin de me défouler, lorsque ça va mal, et qui me laisse complètement vidée après. Donc, un gros avertissement. Ce One Shot est très DARK, ANGST et ne convient absolument pas aux amateurs de fics fluffy. AMES SENSIBLES S'ABSTENIR !!! Il sera suivi d'un autre OS intitulé "L'heure du Loup", mais chut, je n'en dis pas plus.

Rating : Hard M, voire MA, pour VIOL et SADISME. (Ne venez pas dire que vous n’avez pas été prévenus !)

Résumé : La vengeance est un plat qui se mange froid. Surtout si elle est attendue de longue date... Entrez dans le mental pas si sain que ça du maitre des potions de Poudlard...

°0°0°

L’heure du serpent

Je l’ai toujours pensé, mais aujourd’hui, j’en ai la confirmation. Les gryffondors sont stupides.

Je peux même rajouter que les chiens sont vraiment les créatures les plus connes de la création.

Se montrer à un rendez-vous fixé par un inconnu sans prendre la peine de prévenir quiconque, d’assurer ses arrières, et ce, alors que tous les aurors du monde magique sont à tes trousses… Tsss, tsss, tsss ! Comme je le disais, tu es vraiment un crétin. Mais ça, tout le monde le savait depuis longtemps.

Ça va, Black ? Pas trop gêné dans tes mouvements ?

Oh, suis-je méchant… C’est vrai que tu es sous l’influence d’un stupéfix amélioré. Une potion de mon crû. Tu ne peux pas bouger. Par contre, Black, tu peux ressentir. Et crois-moi, je ne vais pas me priver pour te faire ressentir, dans les minutes qui viennent.

Tu vas trouver le temps long, sale clébard… Oh, je vois que tu es en train de rouler des yeux. Ça y est ? Tu réalises ? Hé oui, Black, tu es à ma merci.

Et crois-moi, ça va durer un bon moment… après tout, toi et moi, nous avons vraiment un énorme contentieux.

Tu te souviens de la fois ou tes petits copains et toi vous m’avez laissé en sous-vêtements dans le hall ? Oh, non, c’est vrai, j’oubliais, vous avez trouvé tordant de m’enlever mes sous-vêtements !

Est-ce que tu peux imaginer, Black, la putain d’humiliation que j’ai éprouvé ? Non, bien sur que non… Toi et tes fabuleux compères n’avez jamais vu plus loin que le bout de votre nez… et la franche rigolade que vous retiriez de vos avanies quotidiennes.

Tu sais, Black, Dumbledore n’a commis qu’une seule erreur dans tout ça. Il a cru que, parce que nous étions désormais dans le même camp, je pourrais pardonner.

Je pourrais oublier.

Il a délibérément occulté le fait que je suis un serpent.

Et que les serpents, même s’ils font peau neuve, sont des créatures rancunières.

Non, je n’ai pas oublié.

Non, je n’ai rien pardonné.

Et cette nuit, Black, cette nuit, tu vas sentir le poids de ma haine, et le goût de ma rage. Cette nuit, tu vas pleinement goûter ce qu’est la vengeance à la mode Slytherin.

C’est l’heure, mon très cher ennemi, l’heure du Serpent.

Ou bien, comme le disent ces sangs de bourbe que tu apprécies tant, c’est l’heure de payer la facture.

Elle est longue, tu sais, la liste de tes crimes, Black, elle est très longue… Mais tu vois, je veux bien faire preuve de magnanimité. Je veux bien en effacer la plus grande partie. Tout ce que tu vas payer aujourd’hui, c’est de m’avoir offert en pâture aux loups.

Et pas seulement au loup-garou…

Comment ? Ai-je bien vu tes yeux se lever au ciel à la mention du terme « magnanimité » ? Et pourtant, oui, je connais la signification de ce terme.

J’ai fait preuve de grande générosité envers Feu James Potter. Le fait de me sauver la vie a effacé son ardoise… et a grandement augmenté la tienne, Black.

Potter et moi, nous sommes quittes. Et puis, au fond, il n’a jamais fait que te suivre dans tes petits délires sadiques. Ne crois pas que je ne sache pas qui était le vrai leader, dans votre merveilleuse petite bande !

Lupin, cette pathétique créature, m’a fait beaucoup moins de mal que vous deux réunis. Si je me souviens bien, d’ailleurs, il essayait souvent de vous raisonner et de m’éviter vos plaisanteries sordides. C’est pour ça que je me suis contenté de le faire renvoyer de son poste de professeur, et de révéler au monde magique qu’il n’est qu’un monstre sanguinaire.

Si j’ai pu faire ça à Lupin, qui, au fond, ne m’avait pas causé grand tort, tu imagines ce que je suis capable de te faire, Black ?

Non, n’essaye pas de bouger, je t’ai déjà dit que tu en étais incapable. Quand vas-tu le réaliser, stupide chien ?!

Tu n’as pas encore compris que tu es totalement en mon pouvoir ? Que rien ni personne ne viendra te sauver ? Accepte-le, et ta destruction en sera beaucoup moins douloureuse.

Crois-moi, lorsque j’en aurai fini avec toi, Voldemort lui-même te semblera aussi adorable qu’un ours en peluche !

Tu as envie de rire, Black ? Ne le nie pas, je le lis dans tes yeux. Mais je vais te faire passer cette petite envie, crois-moi…

Où en étais-je ? Ah, oui, Pettigrow… le dernier membre de votre admirable petite bande.

Je ne t’ai pas dit que c’est moi qui l’ai introduit aux joies du pouvoir suprême ? Que c’est moi qui l’ai séduit, tenté, attiré du côté du mal ? Ce magnifique gâchis, c’est mon œuvre.

Hé oui, Black, c’est moi qui ai présenté ce cher Peter à Lord Voldemort.

J’ai semé les graines de la trahison, et le Maître n’a eu qu’à les récolter. Et les Potter sont morts. James, et Lily

Ne me regarde pas ainsi, Black. Tu ferais bien de te persuader tout de suite que tu as une part de responsabilité dans leur fin atroce. Une grande part… Car si toi et tes amis vous n’aviez pas fait de mes années à Poudlard un enfer quotidien, rien de tout ça ne serait arrivé !

Jamais je ne me serai tourné vers Voldemort s’il n’avait pas su jouer de mon insécurité, de ma terreur et de mon besoin d’être reconnu et aim…

Mais je m’égare.

Ne prends donc pas cet air stupéfait.

Oui, je viens de te cracher à la figure, comme j’en rêvais depuis si longtemps… C’est ma salive qui dégouline le long de ta joue.

Et bientôt, c’est mon sperme qui coulera de tes cuisses, mêlé à ton sang. Parce que je vais te prendre à sec, Black. Pas de lubrifiant pour les chiennes stupides ! Ne dit-on pas que le meilleur, c’est l’attente ? J’en salive d’avance.

Un viol pour un viol.

Celui de ton corps contre celui de mon esprit.

Donnant pour donnant.

Oh… un spasme musculaire ? Tiens, on dirait que tu as changé de couleur… Le blanc ne te va pas au teint, très cher ennemi. Trop cadavérique, sans doute…

Tu as enfin compris que tout ça n’avait rien d’une plaisanterie ? C’est bien…

L’heure du serpent, Black. Elle est enfin venue.

Ça fait des mois que je me prépare pour notre petit tête à tête en amoureux. Ce que j’ai pu rire de te voir enfermé rue Grimmault, jour après jour, à tourner en rond comme un lion en cage ! L’expression est appropriée, n’est-ce pas ?

Mais je vois que tu essayes de regarder autour de toi. Tes yeux sont très expressifs, tu sais ça ? On devine tout ce que tu penses en les observant. Bien sur, le fait que je sois un excellent legilimens aide aussi un peu…

Je te rassure, c’est inutile. Tu ne reconnaîtras jamais cet endroit.

C’est sombre, n’est-ce pas ? Même après tout ce temps, j’ai encore des frissons lorsque je viens dans cette salle.

Car c’est ici que j’ai été intronisé Mangemort.

Je devrais plutôt dire que c’est ici que le maître et ses sbires m’ont violé à tour de rôle. Oui, Black, c’est ça, l’intronisation chez les Mangemorts… Un gamin de dix-huit ans, qui se fait violer et torturer par ses futurs pairs. S’il survit, il devient l’un des leurs. S’il meurt, il fait partie des pertes acceptables.

J’ai survécu.

Ils m’ont donné la marque.

Bienvenue dans mon monde, Black.

Parce que toi aussi, tu vas bientôt savoir ce que c’est que d’être impuissant, ce que c’est que d’être déchiré en deux de douleur, d’avoir envie de hurler de terreur sans pouvoir le faire. Je vais te marquer. Je vais te briser, aussi bien moralement que physiquement. Mais tu as de la chance dans ton malheur… ton cul ne recevra qu’une seule et unique queue : la mienne.

Moi, j’ai perdu le compte…

Zut, voila que je me laisse aller à devenir sentimental… Mais nous ne sommes pas là pour ça, hein, sale chien ? Nous n’avons jamais été là pour ça, toi et moi…

Allez, assez reculé pour mieux sauter… Excuse-moi ce jeu de mots douteux.

Deux minutes, le temps que je me déshabille.

Black, je savais que tu étais un chien, mais j’ignorais que tu étais aussi un porc. Tu viens de te pisser dessus ! Bon sang, ça pue l’urine ! Si j’osais, je dirais « le chien mouillé »…

C’est mon érection qui te fiche autant la trouille ? J’ai beau te haïr, tu m’as toujours fait cet effet-là, tu sais… Je n’ai jamais eu besoin de beaucoup de stimulation pour jouir quand j’imaginais ce que je te ferais lorsque je t’aurais enfin à ma merci !

Oui, Black, je bande quand je t’imagine pleurer et supplier pour que ça s’arrête. Et je souille mes draps quand je t’imagine en sang, mon sperme coulant de ton cul ou de ta bouche, victime impuissante et désespérée.

Et cela, depuis l’âge de quinze ans… Tu vois que ça ne date pas d’hier, hein ?

Tu sais, le pire, c’est qu’au départ, c’était toujours doux et tendre, quand je fantasmais sur toi. Tu as été la vedette de mon premier rêve mouillé. Et même quand tu me faisais toutes ces blagues sadiques, quand tu m’humiliais en permanence, mes rêves, mes rêves, eux, me montraient un tout autre Sirius Black.

Tendre et amoureux.

Mais ça, c’était avant. Avant que je ne manque me faire bouffer par Lupin.

Merlin, je n’avais pas réalisé à quel point tu me haïssais !

Mais dis-toi que ta haine ne sera jamais rien comparée à la mienne.

Et maintenant, tu vas pleinement la ressentir. Et tu vas la vomir, Black, par tous les pores de ta peau.

Allez, écarte les cuisses. Oh, c’est vrai, tu ne peux pas… Je vais le faire pour toi.

Prêt, Black ? Me voila !

Oh, bon sang ! Ce que tu peux être étroit ! Allez, encore, encore plus loin… Je veux que tu me sentes jusque dans ta gorge, vermine !

Je n’aurais jamais cru, avant de le vivre par moi-même, que le sang faisait un aussi bon lubrifiant, tu sais, Black ?

J’adore ça, j’adore ça, putain !

Je pourrais jouir là, maintenant, rien que de voir la souffrance peinte en lettres de feu sur ton visage.

Tu sens ça ? C’est moi, en train de t’empaler, de te déchirer en deux. Tu as mal, Black ? Par Merlin, j’espère vraiment que tu souffres à en crever !!!

J’espère que je vais te réduire à néant. Quand j’en aurais fini, je ne veux voir qu’un pantin désarticulé, brisé, sanguinolent. Je ne veux voir qu’une carcasse sans âme.

C’est ça, la vérité, Black. C’est ça, le monde réel. Pas la gentille bulle qu’est la maison de la rue Grimmault, mais ça. Ma bite dans ton cul, et toi, en train de hurler silencieusement de douleur, priant, suppliant pour un moment de répit.

Mais je n’ai plus de pitié en moi depuis bien longtemps, charogne !

Tu m’excuses, hein, si je deviens vulgaire. Mais je me dis que je peux me le permettre. Après tout, je suis en train de te monter, et puis, je n’ai pas beaucoup l’occasion de donner libre cours à ma vulgarité naturelle, entouré de gosses comme je le suis !

Qui plus est, c’est l’occasion de montrer à mon cher père à quel point il avait raison, à mon sujet.

« Un imbécile sans aucune envergure, ni aucune classe »… Il me l’a assez répété !

Hummm… Ce que c’est bon, par Merlin !

Je ne regrette qu’une seule chose, c’est de ne pas pouvoir t’entendre crier. Mais tu ne m’aurais jamais fait ce plaisir, n’est-ce pas ?

Ton maudit courage gryffondorien t’en aurait empêché !

Comme je te l’ai déjà dit, bienvenue dans mon monde, Black. Ce sera le tien, désormais.

Putain, je vais… j’y suis presque… je vais jouir… Oooooooooooh… OUI !

Tu permets que je reprenne mon souffle une minute ? Tu es un sacré coup, Black. Si étroit et si chaud…

Attends, je me retire. Tu sens ce liquide qui coule de toi ? C’est mon foutre, mêlé à ton sang. Le rouge et le blanc. La passion et la virginité. La mort et la vie.

Je me demande si tu étais vierge avec les hommes… Bof, après tout, quelle importance ?

De toute manière, dans quelques minutes, tu auras tout oublié.

Je vois à ton regard que tu me comprends, Black. Tu saisis toute la subtilité de la chose, n’est-ce pas ?

Pas d’Azkaban pour moi, ni d’ordre du phénix pour te venger. Parce que tu n’es qu’un fugitif recherché, mais aussi parce qu’il existe ce merveilleux sort qui va te faire tout oublier.

Ton esprit ne se souviendra jamais.

Mais ton corps, Black, c’est une toute autre histoire.

J’ai marqué ta chair au fer rouge. J’y ai apposé ma marque, laissé mon empreinte. Même si ton esprit oublie, ton corps, lui, se souviendra toujours de moi. Tes os, ta peau, ta sueur, chaque particule de ton être se remémorera.

Je te tiens par les couilles, sinon par l’esprit.

Tu es à moi, Sirius Black.

Oubliette !

FIN

°0°0°

Je n'ai pas fait béta-lire cet OS, et je ne l'ai pas non plus retravaillé, pour des raisons qui, je pense, vous sembleront évidentes... Je ne sais même pas pourquoi j'éprouve le besoin de le poster. Peut-être parce qu'il exprime ce qu'il y a de plus noir et de plus douloureux au fond de l'être humain ? Enfin, si vraiment cet OS choque la majorité d'entre vous, faites-le moi savoir et je le supprimerai du site. Je préfère qu'on me le demande gentiment plutôt que d'aller me dénoncer aux administrateurs !


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